Ils ont testé la vie à 50°C : Raphaël Glucksmann dans le Climate Sense
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Temps de parole
- ?88 %
- non_speech12 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
Au début, on rentre, on se dit "Bon, c'est chaud mais on peut résister." Ce qui m'a marqué, c'est que au bout de 30 minutes, tu as un impact déjà. Et ça ça on le sent vraiment. C'est vraiment une expérience à faire parce que là je vous parle mais en fait je suis encore un peu mou quoi. Enfin j'ai envie de m'allonger, d'être tranquille, qu'il y ait pas une caméra en face de moi. Enfin j'ai voilà. Et ça c'est le soleil de 6h du matin. 6h du mat. Ouais. OK. Continue sans trajet. On est à 8h du matin maintenant. C'est 8 du mat ça. Ouais. L'idée de se retrouver enfermé dans cette chaleur pendant des jours et des jours, c'est insupportable.
Ça soulligne à la fois la nécessité, le caractère impératif de la lutte pour limiter le réchauffement climatique et pour s'y adapter. Ça m'inquiète pour le monde du futur déjà. Et ensuite pour la démocratie. La démocratie, elle a besoin de vitalité, elle a besoin de débat, elle a besoin d'énergie, elle a besoin de de de du fait qu'on a envie de se parler, qu'on a envie de confronter nos idée. Franchement, à cette température là, vous avez plus envie de rien du tout.
D'ailleurs, je pense que à contrario, moi, il y a une phrase qui me suit partout d'un poète allemand qui s'appelle Berlin et qui dit "Là où croit le péril, croit aussi ceux qui sauvent." Donc moi, je pense que c'est en se confrontant à ce type de condition extrême que on va pouvoir se sauver. C'estàd qu'on faut qu'on prenne conscience du péril, qu'on soit habité par une forme de vertige face à ce qui est en train de devenir notre monde, face à ce que va devenir notre monde. Et c'est ça qui permettra de régénérer nos démocraties qui par ailleurs vont très mal au moment où se parle.
[Musique]