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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 29 octobre 2026 47 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeNumériqueSolidarités & famille

CENSURE DES RÉSEAUX SOCIAUX : LA MACRONIE PRÉPARE LE PIRE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:09OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que tu peux nous en dire sur la conférence de presse de Maud Brégon ?

  • 5:50RelanceÉludée

    Pourquoi la police a réprimé la manifestation du 20 octobre malgré le respect des règles ?

  • 7:55RelanceÉludée

    Pourquoi un traitement différencié entre manifestants et militants d'extrême droite ?

  • 18:21OuverteRéponse directe

    Vous dénoncez le fait que la police joue peut-être encore la montre. Qu'en savez-vous ?

  • 31:12OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'Emmanuel Macron dit de la position de l'État sur les réseaux sociaux ?

  • 33:13OuverteRéponse directe

    Techniquement, c'est possible de bloquer les réseaux sociaux. Qu'est-ce qui les retient ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 31:12Fait
    « Les réseaux sociaux abîment nos démocraties parce qu'ils polarisent. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:07

Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur Faut qu'on en parle, votre nouveau rendez-vous d'actualité. Ici, des sujets dont on parle peu ou mal dans les autres médias. Ici, pas d'actionnaire, pas de milliardaires. On parle de ce qu'on veut, avec qui on veut. Et pour cela, on a besoin de vous. Alors, rendez-vous sur capsurdik.fr. 10000 donateurs mensuels et on pourra continuer à se développer. Alors merci d'avance.

0:46

Un nouveau numéro de faux qu'on en parle aujourd'hui sans ma collègue Amira qui n'est pas là mais qui revient bientôt. Vous allez devoir vous contenter de ma personne pendant quelques numéros. Et aujourd'hui, on va revenir sur le terrible accident ferroviaire en Espagne. 68 morts à l'heure où l'on parle. Le bilan est provisoire. On irite. On ira ensuite du côté de la REDAC avec ma collègue Lisa Lab qui nous racontera sa rencontre avec Maud Brégon, la porte-parole du gouvernement. Et dans cette édition, l'avocat Yuri Krasouiam sera notre invité. C'est l'avocat de la famille de Christophe M, 59 ans, décédé en marge de la manifestation du 17 octobre à Paris. Un décès qu'on essaie d'invisibiliser. On en parle tout à l'heure et on termine ce numéro de Faut

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qu'on en parle avec une grande question dans l'actualité du moment et si demain l'État coupait les réseaux sociaux en pleine mobilisation. C'était le projet du gouvernement avant les manifestations du 24 octobre maintien de l'ordre ou menace sur nos libertés. On en parle avec Bastien Lequere, juriste à la quadrature du net. Tout de suite les dito où on va également parler de nos libertés.

1:53

La nuit dernière, le Sénat adopté la loi casseur payeur. Loi casseur payeur dit comme ça, ça fait presque slogan marketing, ça sonne bien, c'est accrocheur et ça semble logique. Tu casses, tu payes. Mais en politique, les choses ne sont jamais aussi simples. Et surtout, il faut regarder ce qu'il y a derrière les slogans parce que cette loi ne fait pas que poser la question de l'indemnisation des victimes. Elle introduit aussi une responsabilité financière solidaire qui pourrait conduire des personnes à payer pour des dégâts qu'elles n'ont pas elles-mêmes commis. Imagine, tu te retrouves dans une manifestation, il y a de la case, des dégradations, mauvais endroit au mauvais moment et tu peux être condamné à une amende pouvant aller jusqu'à 10000 €. Et puis il y a cette possibilité de

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possibilité de toucher aux prestations sociales pour récupérer l'argent du. Mais on parle de quoi là en réalité ? de famille qui compte chaque euro à la fin du mois de parents qui doivent déjà choisir entre plusieurs dépenses essentielles. Si on leur retire une partie de leurs ressources, ce sont parfois les enfants qui en subiront les conséquences. Les gens sont déjà en galère et on décide de les mettre d'autant plus en difficulté. Elle est là la vraie violence. Il y a une autre chose qu'on ne peut pas écarter. Cette loi aura un effet sur le droit de manifester parce qu'on le sait dans les mouvements sociaux, il y a des milliers de personnes qui descendent dans la rue pour défendre leurs droits, leur salaires, leurs conditions de vie. Des gens qui veulent simplement être

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entendus. Demain, si ces personnes craignent de devoir payer des sommes considérables pour des dégâts qu'elles n'ont pas commis, est-ce qu'elles oseront encore manifester aussi librement ? Au final, le risque avec cette loi, c'est que les libertés publiques reculent et que les idées autoritaires progressent. Et n'oublions pas que le RN de le RN pardon défend depuis longtemps le principe du casseur payeur. Il en a fait une promesse politique et aujourd'hui cette idée se retrouve au cœur d'un texte soutenu par la Macronie puis durci par la droite sénatoriale avec le soutien de l'extrême droite. Ça fait un moment que les digues ont sauté que les mots ou les pensées de l'extrême droite sont présentés sont présentes pardon chez ceux qui nous gouvernent. Mais c'est toujours aussi

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insupportable de les voir être mises en œuvre ou en passe de l'être. On demande aux citoyens de rester calme face aux injustices qu'ils peuvent vivre. Mais le gouvernement donne l'impression de réagir sur le coût de l'émotion. un fait divers, une loi. Les dégradations du 17 octobre ont marqué les esprits. On peut effectivement déplorer la casse, les pillages. On peut vouloir que les victimes soient indemnisées, mais on doit aussi s'opposer à une loi liberticide et antidémocratique.

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Tout de suite, je vous emmène du côté de la rédaction du média et j'accueille sur le plateau ma collègue Lisa Lape qui était aujourd'hui à la sortie du conseil des ministres. Elle a posé quelques questions à la porte-parole du gouvernement Maude Bréon. Lisa, je t'invite à me rejoindre sur ce plateau. Bonjour. Bonjour. Salut Lisa. Ça va ? Ça va et toi ? Ça va merci. Ben tous les mercred journé ouais grosse journée. Ouais. Tous les mercredismanuel Macron fait son conseil des ministres avec les membres du gouvernement puis la porte-parole du gouvernement réalise un compte-rendu au journalistes à l'Élysée et répond aux questions des journalistes justement. Et aujourd'hui, tu étais donc à cette session avec la ministre. Qu'est-ce que tu peux nous en dire ? Apparemment, elle

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a été vixé par quelques-unes de tes questions. Oui, elle est partie en pleine séance. Elle a quitté la salle de presse, visiblement agacée par nos questions. Alors aujourd'hui, j'y étais, tu le disais, pour le média, il y avait aussi la presse mainstream et aussi des journalistes indé. Les questions ont beaucoup tournées autour de l'attentat raciste de trap et des mobilisations sociales. Pour ma part, pour le média, j'ai posé deux questions. Une notamment sur pourquoi la police a réprimé et multiplié les grenades sur la foule samedi à Paris avant la fin de l'heure officielle de la manif. Et alors que les manifestants ont respecté les règles imposées par l'État, regardez. Lisal journaliste pour le média vous qualifiez la manifestation de ce samedi 20 octobre d'une réussite. Pourtant il y

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avait quand même des centaines de milliers de personnes dans la rue qui manifestaient contre la vie chère, contre la politique de votre gouvernement. La manifestation parisienne a été faite dans vos règles. He j'y étais, j'étais témoin que ce soit le parcours, il y a pas de violence urbaine ou de casse communment appelé. Euh la manifestation, elle était autorisée jusqu'à 19h porte de Vincen, sauf qu'à partir de 17h30, les forces de l'ordre ont commencé à charger, matraquer, interpeller et surtout multiplier les tirs de grenades lacrymogènes et des encerclantes qui sont très dangereuses sur la foule. Pourquoi cette répression ? Même quand vos règles sont respectées par les manifestants ? Alors, d'abord, quand je dis euh quand le ministre de l'intérieur dit que ces manifestations étaient

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réussies, euh il ne se satisfait pas euh ni dans un sens ni dans un autre du nombre de manifestants et de français présents. ce qu'il dit c'est qu'on a réussi et c'est bien normal dans une démocratie à permettre des manifestations à leser voir se dérouler encore une fois avec un maintien de l'ordre à la hauteur qui permet en premier lieu de sécuriser, de protéger les manifestants et plus largement les biens et les personnes. Ensuite, je récuse l'accusation qui est la vôtre à l'encontre des forces de l'ordre. C'est votre liberté de la faire. C'est c'est votre c'est votre liberté de la porter. Euh je ne reprendrai aucun mot euh de de votre question euh parce que les forces de l'ordre, encore une fois, je le redis, ont fait un travail et c'est ce qui a permis à la manifestation de se passer

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correctement euh et de pouvoir se passer correctement dans beaucoup de villes de France. Euh on fait un travail absolument remarquable et au contraire d'une grande exemplarité. Donc là, Lisa Moon te dit que tu formules des accusations mais elle ne te répond pas. Bah c'est ça et c'est assez choquant en fait comme scène, voire même inquiétant en fait parce que je rapporte des faits que j'ai vu constater, filmer, documenté. Je dis je mais en fait c'est on hein. On a été des dizaines de journalistes et d'observateurs à constater et documenter des faits clairs et on me répond bah vu et sans tapable quoi. Et ça ne s'arrête pas là. Et non, on avait une deuxième question à poser euh à la ministre et en fait ça parlait de pourquoi la police a réalisé un traitement différencier. Je m'explique

7:55

en fait samedi dernier euh dans le cadre des manifestations contre la vie chère, il y a des groupes d'extrême droite et néonazis qui se sont déployés dans une dizaine de villes en France avec des attaques contre les manifestants à Rouan, à Nice, à Montpellier ou encore Nancy. On a pu voir que les policiers ont pu protéger les militants d'extrême droite et interpeller les manifestants attaqués par les militants d'extrême droite. Voilà. Scène relatée par nos soins mais aussi par nos confrères de blast du monde de libération de médiia part. Bovo a même expliqué que les militants d'ultradroite n'ont pas systématiquement été interpellés pour justifier l'attitude des forces de l'ordre. Et je cite le ministre de l'intérieur Laurent Nez. Les policiers et les gendarmes

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avaient une mission, c'était d'éviter les pillages et de mettre un terme aux exactions de la mouvance d'extrême gauche. On peut écouter. Est-ce que vous pourriez nous expliquer comment se fait-il là qu'il y ait eu un traitement différencié vis-à-vis des groupes de manifestants contre la vie chère et des groupes d'extrême droite venus attaquer ces manifestants ? Je n'ai pas de commentaires supplémentaires à faire là. Encore une fois, vous relayez des arguments euh euh voilà de l'extrême gauche qu'on entend beaucoup ces derniers jours. Pardon, je termine, je vous ai posé votre question, je me permets de faire ma réponse en entière. Euh donc je n'ai pas davantage de de commentaires à apporter. Je pense que Laurent Nun s'est largement expliqué dessus. L'objectif c'était de permettre

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aux manifestations de se tenir dans les meilleures conditions possibles. Le fait est que ça a été le cas et que ces manifestations suivies he vous l'avez dit par ailleurs, ont pu se tenir dans l'ensemble des villes-de-elles étaient déclarées avec parfois des tracés qui ont été adaptés et chacun le comprend suite à ce qui s'est passé le 17 octobre. C'est une bonne chose. Dans une grande démocratie comme la France, on doit pouvoir déclarer, encadrer des manifestations, protéger les manifestant et permettre, voilà, à la démocratie, aux revendications de s'exprimer dans la protection encore une fois des biens et des personnes. Elisa non mais justement comment comment tu fais parce que là elle nie encore des évidences, des choses qui ont été documentées, des faits qui ont été

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prouvés par des journalistes. Comment tu fais pour continuer à à plus poser les questions sans en avoir marre ? Euh bah c'est en fait faut relancer. On voit pas les extraits en entier et cetera parce que c'est un peu long mais à chaque fois je relance là pareil à cette questionlà je l'ai relancé. Je lui ai dit mais en fait ce sont des faits qui sont étayés par plusieurs médias des médias très différents les uns des autres. C'est prouvé. il y a des vidéos et à chaque fois on me dit ce n'est pas vrai. Là, juste après, la ministre m'a répondu euh il dit la vérité, il dit euh il dit sa vérité en fait. Et c'est je précise hein que comme je disais qu'il y a des images et ça commence à être inquiétant parce qu'en fait le ministre de l'intérieur persiste et signe en

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disant que la police n'a pas protégé les militants d'extrême droite malgré les faits. Et là, c'est là que la ministre me répond, il a dit la vérité. Et là, on bascule dans une dérive un peu inquiétante, même très inquiétante, parce qu'en fait, on n plus la même réalité face aux faits qui sont encore une fois étayés, prouvé, filmé. Ne pas vouloir répondre à ce point à nos questions et nier des réel problème démocratique en fait. Et là, en plus, la ministre va finir par quitter à la salle avant la fin de la séance et la fin de des questions. Tout à fait. En fait, c'est inédit. Ma Brégon a quitté la conférence de presse après la question du journaliste indépendant Jimmy Sley sur la présence de propos racistes à l'antenne de C News et leur incidence sur l'attentat raciste de Trap.

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En revanche, je dois dire une chose, vous êtes tous là en tant que journaliste, vous êtes tous là parce que vous avez une carte de presse. Moi, entendre des journalistes et des groupes de presse attaquer dans cette salle d'autres groupes de presse, je crois je crois que ça n'a pas sa place. Si vous avez un problème Si vous avez un problème avec ces news, c'est votre droit mais ce n'est pas ce n'est pas non ce n'est pas auprès de moi. Ce n'est pas auprès de moi. Ensuite vous en prendre vous en prendre nommément vous en prendre nommément à des journalistes comme vous l'avez fait avec madame Mabrou. Il s'agit pas de défendre ou ne pas défendre madame mais vous en prendre nommément à des journalistes. Je vous le dis part d'une part à moi

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excusez-moi, je voudrais juste terminer. D'une part je crois que ça n'a pas sa place en démocratie. Je pense que c'est dangereux. Je pense que c'est dangereux. Euh et ensuite ça n'a pas sa place dans ce contrer-endu de conseil des ministres. Donc j'aimerais j'aimerais et là j'en appelle aussi à la responsabilité de l'association de la presse présidentielle que je trouve bien silencieuse. Bien silencieux là. Donc on entend la ministre qui essaie de répondre à une question de Jamile Chanley qui était ici au médias il y a encore quelques temps. Euh elle vole au secours de C News Lisa là. Ben oui, la porte-parole du gouvernement a même interpellé l'association de la presse présidentielle qui n'a pas eu le temps de répondre hein parce que Maud Bron est parti précipitamment. Mais

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après, un membre de la FP m'a précisé qu'à partir du moment de l'APP, pardon, je lis mal, euh un membre de LAAP, donc l'association de la presse présidentielle m'a précisé qu'à partir du moment où un journaliste professionnel était là, il était totalement libre d'aborder les thèmes et de poser les questions qu'il veut et que l'association ne fera pas la police envers ses pères. Puis j'aimerais rappeler quelque chose, ça fait plusieurs années que nous, journalistes indépendants ou de médias indépendants ou dans le viseur de l'extrême droite sommes constamment pris à partie, menacé, agressé sur le terrain où nos photos et noms sont affichées sur les réseaux sociaux et ou sur leur antenne. Entre autres, fake news sur nous et agrémenté toujours de propos sexistes et

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ou racistes. J'en ai fait les frais la semaine dernière après la manifestation du 17 octobre par le média d'extrême droite frontière relayé sur l'antenne de CS. Mais je ne suis pas du tout la seule. Ils sont allés devant les locaux du journal Le Monde pour harceler les journalistes et les membres du journal à propos de leur infos rectifié sur le RN en se plaçant comme leur grand défenseur. Et il y en a tellement d'autres. Je pense aussi aux camarades de street press hein qu'on soutient notamment et ça vient même nous chercher sur le terrain. Tout sourire au milieu des manifestation. Cette journaliste du média l'organe de presse de la France insoumise semble dans son élément mais vous ricanz avec les manifestants faux journalistes versus vrais journalistes. Vous ricanz avec les manifesteurs

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d'Ultra. C'est ça votre sens du journalisme. Bon, évidemment, la politique ici, c'est on ne répond pas à l'extrême droite, mais où est l'indignation et la compassion de la profession dans ces cas-là et des politiques ? C'est la question que je pose. L'hostilité du pouvoir aujourd'hui face à nos questions légitimes et la négation totale de faits documentés et relatés par nos soins indique un signal très inquiétant à quelques mois d'une élection présidentielle historique quand la France est menacée par le fascisme et que ces outils et idées se propagent déjà. Et je le redis sans trembler, nous sommes journalistes, nous posons des questions qui dérangent, nous faisons voir une réalité qui déplaît et on va continuer. Ben très bien, merci beaucoup Lisa. Mais est-ce que on te permettra encore

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d'aller poser des questions à Maudrégon ? On risque pas de te fermer la porte. Non non, on va lutter le média. C'est le média des luttes. Très bien. Ben merci beaucoup Lisa. Merci. On passe maintenant aux autres infos du jour.

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Hier, le Sénat a rejeté le projet de loi pour l'autonomie de la Corse, une douche froide pour les autonomistes menés par Gill Siméoni et le parti insulaire Fémois Corsica. La Chambre basse dit ainsi non un texte déjà largement affaibli par l'Assemblée nationale au printemps dernier. Texte qui avait été pourtant voté à l'unanimité en 2023 par l'Assemblée de Corse. Les autonomistes ont d'ailleurs annoncé hier avoir quitté le processus de Bovau. Le processus de Bova qui voulait être un une réponse suite aux mouvements sociaux qui avaient enflammé l'île après l'assassinat d'Ivent Colona à la prison d'Arl. 4 ans de mobilisation, de discussion et de compromis pour rien. Quelle va être la marche à suivre pour les autonomistes ?

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Est-ce qu'un nouveau mouvement social d'ampleur est à présager sur l'île ? Dans tous les cas, c'est une affaire à suivre. Un terrible accident ferroviaire. Ce mercredi matin en Espagne, au moins 68 personnes ont été tuées, 108 blessés dans une collision entre deux trains à grande vitesse à 150 km au sud de Madrid, près de la ville de Toled. Un bilan encore provisoire qui pourrait s'alourdir. Au total, plus de 500 passagers se trouvaient à bord des deux trains. D'importants moyens de secours étaient déployés sur place. Les circonstances exactes de la collision restent à déterminer. Selon les premières informations du quotidien espagnol El Païs, une défaillance du système de signalisation suivie d'une possible erreur humaine pourrait être à

16:31

l'origine de l'accident. Le Premier ministre Pedro Sanchez a décrété 3 jours de deuil national. Ce drame survient moins d'un an après une autre collision ferroviaire à Adamous en Andalie qui avait fait 45 morts en janvier dernier.

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En Israël, même joueur joue encore. Netaniaahu est fragilisé sans être écarté du jeu politique. Voilà ce qu'on peut dire après les résultats des législatives. Les résultats sont encore partiels, mais une chose est claire, personne ne peut créer victoire pour le moment. Le camp de Benjamin Netaniaahou arrive en tête, mais il est loin d'avoir les sièges nécessaires pour former un gouvernement. La coalition du Premier ministre est crédité de 53 sièges sur les 120 que compte l'ACNÉ 7. Le bloc de l'opposition en obtiendrait 48 et les partis arabes 19. À noté, le licou de Benjamin Netaniau accuse les formations à majorité arabes d'avoir volé les élections. La commission électorale va examiner ses accusations. Ces élections,

17:34

les premières depuis les attaques du 7 octobre 2023 étaient censées permettre aux Israéliens de trancher sur la direction du pays. Pour l'instant, elle ouvre surtout une période de négociation qui pourrait durer plusieurs semaines. Et voilà pour notre tour de l'actualité. On va passer tout de suite à notre premier entretien avec Yuri Krassouia, l'avocat de la famille de Christophe M. Mort en marge de la manifestation du 17 octobre. Il dénonce le manque de transparence dans l'enquête et à l'heure actuelle, on ne sait pas grand-chose sur les circonstances exactes de son décès. Les sources officielles parlent d'un arrêt cardiorespiratoire. Yuri Crasouia, pardon, assure qu'il n'y avait aucun problème de santé. C'est parti pour l'entretien.

18:21

Maître Crassouia, bonjour et merci d'être avec nous. Oui, bonjour. Merci de m'inviter. Euh vous dénoncez le fait que la police joue peut-être encore la montre. Est-ce que vous en savez un peu plus aujourd'hui sur les circonstances du décès de de Christophe ? En fait, les informations qu'on a sur le décès de Christophe déjà, c'est nous seuls qui les avons obtenus. On a été informé de rien du tout de la part du parquet qui a fait cette enquête donc sur les recherches de la cause de la mort. On a dû faire un appel à témoins et donc j'ai eu plusieurs personnes qui m'ont appelé, qui m'ont contacté qui donc des témoins oculaires qui m'ont indiqué voilà que Christophe était bien arrivé sur la place de la République le 17 octobre à 14h et qu'il avait été l'objet d'une exposition massive à du

19:03

gaz lacrymogène. On le sait maintenant que ce jour-là, il y a eu vraiment beaucoup de gaz qui a été employé. Euh Media Part a d'ailleurs fait une enquête qui démontre que ce sont des policiers qui en premier lieu ont lancé des gaz lacrymogènes sur la foule et que potentiellement Christophe était dans cette foule-là de gens visaient indistinctement. Euh après cela, les informations qu'on a c'est que Christophe a a dit qu'il était qu'il allait pas bien, qu'il allait mal et son état s'est aggravé tout au long de la journée jusqu'à ce qu'il se retrouve donc sur ses marches du métro Jacques Bonergent et qu'il perde connaissance et puis il a été retrouvé mort plus tard. et vous confirmez qu'il n'avait pas de problème de santé particulier avant. Euh en fait ce qu'on dit nous c'est qu'il

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avait pas de problème cardiaque connu. Après comme une personne de 59 ans qui avait été en plus intermittent du spectacle toute sa vie, donc qui avait porté des caisses pour monter des scèes, il avait des problèmes de dos, il avait ses problèmes personnels, sa trajectoire de vie personnelle, mais en tout cas au niveau cardiaque, il avait aucun problème connu. Euh et d'ailleurs voilà, on s'étonne de de des résultats de l'autopsie qui nous dit un terrain de cardiopathie. C'est à peu près d'ailleurs le analyses qui a été faites au moment où Adama Traoré avait été retrouvé mort. Donc on dit un terrain cardiaque mais sans expliquer exactement quelle est quelle est la maladie en cause. En l'état, nous on avait pas d'information sur sur des problèmes cardiaques. Euh voilà. Moi ce que je

20:25

veux dire c'est que c'est une autopsie qu'on réclamait depuis que j'ai été désigné donc mardi soir et on avait aucune information sur cette autopsie. On nous disait même pas quel jour elle été elle allait être faite exactement. Et infé non pas par un courrier du parquet, non pas par un appel du procureur, mais par un journaliste qui m'appelle et qui me dit "J'ai reçu les résultats, les voici." Et ces résultats, en tant que tel, il n'exclu pas que c'est du gaz lacrimogène qui a causé la mort de Christophe. Oui. Donc un lien peut être fait entre le gaz lacrymogène et son et son décès. Je rappelle hein que le gaz lacrymogène est un produit chimique he qui est pas anodin pour le corps. Beaucoup d'études ont démontré qu'it provoquer des odèmes pulmonaires, des lésions aussi à la cordelée, des

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asphyxies. Et est-ce que là dans le résultat que vous avez pu avoir, le lien est fait ou non ? Non, je dirais pas que le lien est fait. Je dirais qu'onxclut pas que c'est du gaz lacrirymogène qui qui a causé la mort. Euh les résultats euh je les ai pas hein, j'ai juste les conclusions. Donc c'est simplement une défaillance cardiorespiratoire aigue. Mais qu'est-ce que c'est une défaillance cardiorespiratoire aigu ? Voilà, il faudra le préciser. Il faudra faire des analyses complémentaires. L'information qui est très importante euh et qui est supplémentaire, c'est qu'ils ont décidé d'ouvrir une information judiciaire, donc de désigner un juge d'instruction pour déterminer les causes de la mort. Ce cela ce que ça veut dire c'est que ils ne savent pas encore exactement les

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causes de la mort et qu'ils ont besoin d'une enquête indépendante. Pour nous déjà un soulagement, on va pouvoir nous se constituer par civil. on va enfin pouvoir être parti et s'adresser directement à une personne qui va nous répondre parce qu'en l'état nous n'avions aucune réponse. Euh et on va pouvoir faire des demandes de notre côté, des demandes d'actes d'obtenir justement des vérifications sur les urines par exemple on pourrait voir des traces de sianure et c'est quelque chose qu'il y a dans le gaz lacrymogène et donc il pourrait déterminer si du gaz lacrymogène a causé la mort. Euh est-ce que justement vous avez lancé un appel à témoin, vous le disiez tout à l'heure, est-ce que vous avez eu beaucoup d'éléments des des vidéos, quelques chose qui vous permettent pour

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l'instant s'en est où ? Pour l'instant, j'ai que des témoins oculaires qui ont croisé Christophe au cours de cette journée très confuse. Euh j'ai pas de vidéo, par exemple et euh lorsque j'avais eu un policier en charge de l'enquête au téléphone, il m'avait indiqué que toutes les vidéos sur le métro Jacques Bonergent avaient été brûlées par les émetiers euh et que donc il n'en avait aucune, ce qui m'étonne un peu. Donc dans le cadre de l'information judiciaire, déjà on va faire des demandes sur ces vidéos si ce n'est pas fait à la diligence du magistrat. Euh et puis aussi ce qu'il faudra déterminer, c'est euh comment Christophe euh a fait l'objet de gaz lacrymogène, c'est-à-dire voir sa trajectoire sur la place de la République. Euh moi, ce que je sais de

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source sûr, par exemple, de ces témoins oculaires, c'est qu'il n'avait aucune protection. Il y avait pas de masque, il avait pas de lunettes et donc s'il a été exposé de manière massive, il avait aucun moyen de s'en protéger. Oui, parce que il est arrivé vers quelle heure sur la place ? Vous avez à peu près son 14h. Oui, effectivement, c'était là où j'y étais à ce moment-là. Et oui effectivement c'était le moment où les énormément de gaz lacrymogène on été on décrit vraiment un nuage de gaz sur la place opaque et c'est aussi quelque chose qui est très typique du maintien de l'ordre français. On est aussi un producteur de gaz lacrymogène et donc on est un des pays qui utilise le plus de gaz et il y a peut-être une question qui doit être posée sur cet usage du gaz sur des

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foules indistinctement sans savoir quels sont les états des uns et des autres avec ces composantes là qui sont en fait assez dangereuses, j'ai l'impression. Euh, on parle peu d'ailleurs de ce décès du 17 octobre. Il a comme une omerta ou une volonté d'invisibiliser euh cette mort. Vous êtes aujourd'hui, j'imagine, sur ce plateau aussi pour pour en parler. Comment vous expliquez que finalement euh on en parle assez peu, je trouve de de du décès de Christophe ? J'ai j'ai eu le même constat que vous. Euh je pense que ça a débuté avec ce communiqué du parquet qui parle d'un probable malaise, ce qui est une formule que je trouve assez choquante parce que il faut savoir en fait si c'est un malaise ou si ce n'est pas un malaise. Et donc euh je pense que les médias ont

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avalé ça directement et ont considéré peut-être même qu'il ne particip pas participait pas à la manifestation. Ce qu'il faut dire, c'est que Christophe, c'était quelqu'un qui manifestait, c'était quelqu'un d'engagé, qui a voulu défendre les droits des jeunes. C'est ce que me disent ses proches en se rendant le 17 octobre 2026 sur la place de la République. Et nous, on combat en fait ce silence. Moi, je trouve que c'est une violence de plus. On a j'assiste des gens qui ont perdu un proche. La conjointe de Christophe c'était son amoureux de 30 ans et elle a appris la nouvelle en appelant le téléphone de Christophe et un pompier a décroché au bout d'un moment et lui a annoncé mais elle a jamais été contactée par un procureur pour lui dire simplement la marche à suivre l'enquête qui a été

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faite. Elle a elle a pas été contactée par une personnalité politique, une personnalité publique. On a vu dans les médias que ils se sont rendus au chevé des commerçants qui avaient vu leur vitrine cassée. Là, on parle d'une vie humaine et on n pas eu un mouvement des autorités judiciaires, des autorités politiques. C'est honteux, c'est scandaleux. Et justement la famille aujourd'hui, elle attend quoi de de la justice ? La vérité. On n'est pas dans la dénonciation aveugle. Nous juste on ne comprend pas pourquoi Christophe qui allait bien en tout cas selon ses proches quand il s'est rendu à cette manifestation, ils disent voilà, il est parti sur ses deux jambes et puis il est pas revenu, il est décédé. Donc on veut juste comprendre. On a évidemment des

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suspicions qui sont aussi le résultat de ce silence. Si on nous avait donné un résultat d'autopsie qui écartait euh le gaz lacrymogène, on en aurait pris acte. Aujourd'hui, on doit être acteur de la procédure plus que jamais. D'ailleurs, j'ai dû déposer plainte lundi pour violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Et j'ai été forcé de le faire parce que je n'avais pas les résultats de l'autopsie et qu'il nous disait vous allez pouvoir l'enterrer sans savoir pourquoi il est mort et que nous on a besoin de savoir pour le deuil. On a besoin de comprendre ce qu'il s'est exactement passé. Euh et c'est une plainte aussi parce que j'ai j'ai cru lire une plainte contre l'IGPN aussi. Il y a eu une plainte qui c'est une plainte avec constitution de

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partie civile. Donc je sais pas si ça sera l'IGPN nécessairement qui fera l'enquête mais c'est une plainte qui est criminelle et donc qui nous permet nous d'être partie civile. Et du coup là on va avoir deux procédures qui seront parallèles. Celle pour notre plainte et celle qui a été ouverte par le parquet. Et peut-être qu'à un moment si c'est déterminé que c'est le gaz lacrymogène qui a causé la mort, elles se joindront et du coup on devra trouver le policier qui a fait l'usage de ce gaz et qui a causé la mort de Christophe. Et est-ce qu' il y a des des précédents justement de dans ce que vous avez pu recérir comme comme information de ce type de personnes qui décèdent ou qui ont de graves problèmes après une manifestation mais lié peut-être au gaz lacrymogène.

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Oui, j'ai été approché par des professeurs de biologie notamment euh Alexander Samuel qui m'a contacté et qui m'a donné aussi beaucoup d'informations. Moi, je suis pas un spécialiste du gaz lacrymogène. On sait que il y a un rapport en Geéorgie qui est sorti très récemment qui démontre que ça peut propoquer des problèmes cardiaques. On sait qu'il y a par exemple des militaires américains qui lors d'un exercice avait fait deux arrêts cardiaques qui étaient décédés suite à l'exposition massive à du gaz lacrymogène. Donc peut-être que c'est une question qui doit se poser. C'est vrai. Et voilà, nous on va faire un vrai travail, on va se former. Moi, je vais faire appel à ces spécialistes qui me contactent et je vais faire des demandes très spécifiques sur les analyses du

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corps de Christophe pour pouvoir déterminer voilà le taux de gaz lacrymogène auquel il a été exposé par exemple et comprendre si c'est vraiment un lien de causalité entre les deux. Et est-ce que d'après votre expérience le délai là que enfin où la famille n'a pas eu d'information où vous-même là vous avez du mal encore à voir certaines informations concrètes, c'est ça s'explique ? C'est un délai normal ou vraiment là il y a quelque chose qu'on effectivement qu'on peut-être qu'on essaie de cacher ? Euh je je dirais pas caché, mais je pense qu'on a joué la montre euh objectivement. Euh regarder euh l'affaire Quentin de Ran, on a une autopsie qui est faite 2 jours après, on a les conclusions, on sait qu'il a qu'il a succombat à des blessures suite à à cet affrontement. Donc c'est certain que

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on avait pas envie, en tout cas moi c'est ce que je pense personnellement, euh c'est ma responsabilité, on avait pas envie que la veille euh du 24 octobre, donc le 2e jour de mobilisation euh euh sur ces samedis euh là euh et bien on est une autopsie qui annonce une mauvaise nouvelle. On voulait peut-être pas prendre ce risque-là. Voilà, c'est ce que je pense. En tout cas, merci beaucoup maître Grouia d'avoir été avec nous aujourd'hui. Euh d'avoir été avec nous dans faut qu'on en parle he faut qu'on en parle l'un des nouveaux programmes de cette saison 10, une saison qui a besoin de vous pourvivre. Alors continuez à nous soutenir, ça se passe sur notre site lemediatv.fr et sur Longet Capure 10K. On leur pisse dessus, [ __ ] Il y a quelques jours, le média révélait

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ses propos de Raphaël Gluxman. Ça a été repris par des dizaines de médias, mais pas comme on l'imaginait. C'est révélé par le média qui est un média très proche de Lfi, le média, un média en ligne proche de la France insoumise, le média militant, le média, médiia mélanchonniste. Tous les médias ont une ligne éditoriale, tous choisissent leurs sujets, leurs invités, ce qu'ils montrent. Les bavures, c'est pas des violences policières. Toute l'extrême gauche, ils sont affreux et surtout ceux qui ne montrent pas.

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Nous nous faisons le choix d'aller sur le terrain. Attends, ça courty de suivre les luttes sociales, d'enquêter sur celles et ceux qui ont du pouvoir et de donner la parole à celles et ceux qu'on entend trop peu. Et oui, nous l'assumons. Tout comme nous assumons nos valeurs. C'est ce qui fait notre identité et cela n'empêche pas de faire du journalisme, d'enquêter, de vérifier, de contextualiser notre différence. Nous n'avons pas l'argent des grands médias. pas de milliardaires ou actionnaires derrière nous pour décider à notre place de ce que nous pouvons ou pas publier. Nous avons choisi de dépendre de vous et à l'approche de 2027, nous voulons aller encore plus loin de nouveaux programmes. Pourquoi dans son entourage quelqu'un lui dit pas "Tarrêtes tes conneries maintenant ?"

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De nouvelles enquêtes, de nouveaux reportages. Aujourd'hui, vous êtes déjà 5800 à faire vivre le média chaque mois. Pour notre saison 10, nous visons les 10000 soutiens. 10000 personnes plutôt qu'un milliardaire. À partir de 3 € par mois, rejoignez Capsurdica. De retour sur le plateau de Faux qu'on en parle. Le gouvernement veut-il pouvoir couper les réseaux sociaux en cas de trouble à l'ordre public ? Avant les manifestations du 24 octobre, Matignon a demandé aux opérateurs télécomparer à bloquer temporairement TikTok, Instagram et Snapchat. La mesure n'a finalement pas été déclenchée. Le ministre de l'intérieur Laurent Nunz assure qu'il ne s'agit pas d'interdire les réseaux sociaux, mais de supprimer des contenus appelants à la violence ou à l'insurrection. Mais jusqu'où l'État

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peut-il aller au nom du maintien de l'ordre sans porter atteinte à la liberté d'expression, au droit de manifester et à la liberté de s'informer ? On en parle tout de suite avec Bastien Lequ, juriste à la quadrature du net. C'est parti pour l'entretien.

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Bastien, bonjour, bonsoir même et merci d'être avec nous. Et avant de rentrer dans le vif du sujet, je propose juste qu'on écoute Emmanuel Macron ce qu'il a dit récemment sur les réseaux sociaux. Est-ce que les réseaux sociaux jouent un rôle dans cette affaire ? À coup sûr, à coup sûr. Mais les réseaux sociaux abîment nos démocraties parce qu'ils polarisent, parce qu'ils créent une espèce de sidération devant les scènes de violence, parce qu'ils sont pour certains des instruments de mobilisation du pire. Donc on a entendu Emmanuel Macron, c'est un extrait qui te parle. Qu'est-ce qu'il dit finalement de la position ? Enfin, elle est clair mais qu'est-ce que ça dit finalement de la position de l'État ? Bah, on l'a nous à la quadrature d'unette, on l'a écrit la semaine

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dernière, c'est ce qui se passe là en ce moment, c'est une sorte de synthèse de 10 ans de macronisme, de réflexion autoritaire. C'est euh l'ordre à tout prix en mettant totalement de côté euh les questions sociales, les revendications, le mouvement lycéen. Et là, cette volonté de bloquer les réseaux sociaux et cette analyse qui est faite par Emmanuel Macron, elle traduit cette euh politique réactionnaire de la part du gouvernement et de la part d'Emmanuel Macron qui est là depuis le début. Cette idée de bloquer les réseaux sociaux, elle est pas nouvelle. Elle a notamment émergé en 2023 au moment de la mort de Nailë Merzou où l'Élysée disait il faut bloquer les réseaux sociaux et notamment Snapchat. Ensuite, son service presse a reculé en disant ça ne serait que

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certaines fonctionnalités. Il y a eu l'épisode de la Kanaki Nouvelle-Calédonie où on a eu le blocage de TikTok qui était une plateforme massivement utilisée par la jeunesse et qui a été ciblée pour cela. Donc là, ce que ce que nous raconte Emmanuel Macron, c'est la suite de cette histoire que il ne comprend pas la jeunesse, il ne comprend pas les revendications sociales et pour lui sa seule réponse c'est de matraquer ces réponses autoritaires qui sont complètement déconnectées de la réalité sociale. Oui, parce que techniquement c'est possible, ils peuvent le faire. les tapés les différents réseaux sociaux et est-ce qu'est-ce qui les retient finalement parce qu'ils l'ont fait en Kaki, tu l'as dit mais qu'est-ce qu'il les tu penses les a retenu de le faire

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maintenant c'est la la technique mais ça ils peuvent le faire mais les craintes des conséquences politiques de cet acte là c'est principalement alors enfin on ne peut faire que des hypothèses à ce stadeel mais à mon sens c'est principalement en raison du coût politique parce que quand on coupe toute une plateforme dans une colonie loin de tout dans un autre plus horaire, ça n'intéresse absolument personne. Euh quand on s'attaque à des réseaux sociaux en métropole, là il y a un coût politique qui est peut-être différent. Également en Kan Nouvelle-Calédonie, on avait une réalité technique qui était différente. Il y a un seul opérateur public qui fait la liaison entre l'Achipel et euh le reste et le

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continent australien. C'était très facile pour l'état de dire vous bloquez euh cette plateforme. En métropole, c'est plus compliqué parce que on a une multitude d'opérateur mais techniquement ça reste possible. C'est ce que le Premier ministre a préparé. C'est principalement donc le coût politique parce que ça se verrait tout de suite, ça ne répondrait pas à l'urgence, ça rajouterait peut-être de l'huile sur le feu. Le gouvernement n'est pas non plus ignorant de ces de ces de ces éléments-l. Donc c'est ce qui peut principalement expliquer pourquoi aujourd'hui ça n'a pas été fait. On verra le weekend prochain, on verra le 31 octobre, on verra le 5 le 5 novembre. Mais en tout cas pour l'instant c'est à notre sens une question de coup politique qui serait trop important.

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Euh Laurent Nouz ou même d'autres membres du gouvernement parlent de justement de maintien de l'ordre, d'éviter l'insurrection. Euh est-ce que finalement c'est pas une réaction disproportionnée qui empêcherait surtout les gens la possibilité de pouvoir avoir encore une liberté d'expression normal ? Est-ce que la réaction du gouvernement par rapport aux réseaux sociaux n'est pas disproportionné et surtout nous empêcherait d'être libre de nous exprimer ? Bah, elle est totalement disproportionnée et d'ailleurs les juridictions internationales principalement ont déjà sanctionné des pays qui ont voulu le faire. L'Iran le fait régulièrement. elle est condamnée unanimement par la classe politique internationale. Mais sinon, on a eu des condamnations par la Cour européenne des

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droits de l'homme de la Turquie, de la Russie qui sont aussi des États qui se sont lancés dans ce blocage d'Internet. Donc c'est c'est l'apanage des des régimes autoritaires de bloquer des plateformes quand ces plateformes ne plaisent plus au pouvoir politique en place. C'est ce qu'on essaie de dénoncer euh à la quadrature du net. Euh et surtout euh c'est une mesure qui ne répond pas à l'urgence sociale. Euh c'est une mesure qui ne va faire que accentuer la défiance envers le gouvernement. Et on assiste ici à une fin de macronisme qui est particulièrement triste pour les libertés fondamentales. Euh on a appris nos journalistes ont pris via l'entourage du président qu'en fait ils ne veulent pas couper les réseaux sociaux mais ils veulent

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empêcher certaines publications. Est-ce que c'est c'est ton tenable ou est-ce que finalement ça veut dire quasiment la même chose ? En 2025, le Conseil d'État, donc la juridiction administrative suprême en France estime que le blocage de TikTok en Kan était illégal, mais il donne un mode d'emploi au gouvernement pour des prochaines des prochains blocages. Et il dit notamment que dans le cas de trouble à l'ordre public d'une gravité particulière, il est possible de couper ses réseaux sociaux, même si une loi ne le prévoit pas, à condition que le gouvernement est au préalable demandé aux plateformes de limiter la viralité des contenus soi-disant illicites. Donc il y a cette étape préalable. Il faut demander aux plateformes pour rentrer dans les conditions du Conseil d'État de

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limiter la viralité de contenu. C'est ce qui semble se jouer en ce moment et ça peut annoncer éventuellement un préalable à une coupure. Euh donc quand on a le gouvernement qui la semaine dernière nous pont un communiqué en disant on a une tasque force maintenant au niveau des réseaux sociaux pour que on ait un un retrait plus facile de contenu. et aussi une manière de communiquer sur le fait que cette étape préalable de mieux modérer, mieux réguler les contenus, elle est en train d'être mise en œuvre. Mais ça pose aussi une autre question, c'est que en droit aujourd'hui, il n'est possible pour l'exécutif, pour la police d'exiger le retrait de certains contenus seulement les contenus terroristes, les contenus pédocriminels,

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mais des contenus des meutes d'insurrection, peu importe le terme qu'on donne, ils sont très difficiles à qualifier. Euh et euh le droit ne prévoit pas aujourd'hui euh que l'on puisse retirer ses contenus. C'est ce que voudrait corriger la loi Casseur Payer. Mais en tout cas aujourd'hui dans le droit, ça n'est pas là. Et ce que fait le gouvernement, il est en train de dire aux plateformes retirer ses contenus. Et on a vu le weekend dernier une visibilité beaucoup plus réduite sur euh les contenus relatifs aux manifestations du weekend dernier comparé à à la semaine précédente. Le gouvernement est donc en train de dire retirez ses contenus importe si la loi m'autorise à le faire ou pas. Parce que si vous ne euh si vous ne vous conformez pas à ces à mes exigences, euh je vais

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modifier la loi pour demain vous forcer. C'est ce qui s'était déjà passé en 2023. Euh Snapchat notamment avait ouvertement indiqué euh qu'ils ont collaboré avec le ministère de l'intérieur pour retirer des contenus qui n'étaient pas illégaux euh qui ne rentraient pas dans les possibilités légales euh de retrait de contenu. Euh mais ils s'étaient exécutés parce que ils avaient été convoqués par le ministère de l'intérieur et qu'une plateforme n'a pas du tout intérêt d'un point de vue commercial à se mettre à dos un état comme la France parce que sinon on a ce ce risque de blocage total qui est constamment brandi par le gouvernement. Oui. Bah oui, là c'est on arrive dans quelque chose qui pourrait être très grave. Vous le dites, Snapchat a déjà fait en 2023, mais là bientôt, ça

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veut dire que peu importe quasiment ce qu'on pourrait poster sur les réseaux sociaux, ça pourrait être susceptible d'être supprimé alors qu'il y a parfois rien de de d'illicite ou d'illégal. Peut-être juste, il y a une manifestation le 25 octobre et rien que le fait de l'indiquer pourrait voir cette publication supprimée. C'est exactement ce qui s'est passé en Kanaki en 2024. En 2024, le gouvernement peine a expliqué pourquoi il a voulu bloquer TikTok. Officiellement, il n'a jamais admis que c'était pour empêcher la jeunesse de s'organiser, mais il a invoqué des contenus soi-disant illicites. Les partis qui ont attaqué devant la justice cette décision, la quadrature du net, mais d'autres associations ont demandé mais prouvez-nous, montrez-nous ces contenusl

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fini par le faire. Et ce qu'on a pu voir, c'est des contenus avec des commentaires déplaisants pour la police mais absolument pas illégaux. C'est des contenus qui dénonçaient des milices qui s'organisaient avec la police locale euh pour euh euh faire vengeance. C'est des contenus pour s'informer en disant bah là à tel endroit, il y a un feu. Mais finalement la la les médias locaux en parlaient autant et ces contenus sur TikTok ne disaient pas c'est super, il y a un feu. Non, simplement informé d'un point de vue très descriptif. Et ça s'est transformé pour le gouvernement en des contenus manifestement illicites. Avec la loi Casseur Payer qui veut obliger les plateformes en 24 heures à retirer ce type de contenu, on va avoir un problème de qualification. Qu'est-ce

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qui permet de dire un contenu est manifestement illicite quand on a un gouvernement qui n'hésite pas à dire que dénoncer la police euh dénoncer euh euh les abus de l'État, ça devient un contenu euh illicite et les plateformes en 24 heures n'auront absolument pas le temps de faire ce ce travail de qualification. surtout qu'il y a des amendes en cas de non retrait qui seront euh qui pourront être prononcées. Euh en plus, le risque c'est aussi de se faire totalement bloquer euh si elles ne se mettent pas en conformité avec ses exigences. Donc on a une situation explosive où on risque d'avoir demain, si cette loi passait, euh un pouvoir, un gouvernement qui serait en droit de dire ce contenu là ne me plaît pas. Peu importe s'il est illégal ou pas, il faut

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le retirer euh et on sortirait totalement dans de l'état de droit. euh on aurait une atteinte particulièrement disproportionnelle à la liberté d'expression et dans le contexte encore une fois de mouvement social très important, c'est encore plus dramatique. et à 6 mois de la présidentielle qui pourrait voir justement arriver un autre gouvernement, c'est sûr de toute façon, mais peut-être une autre un autre parti à la tête du pays. Ça risque de créer un précédent d'autant plus dangereux parce que demain rien n'empêchera un futur gouvernement d'étendre encore plus cette possibilité de de de de censurer ou de couper les réseaux sociaux sur des sur d'autres domaines, sur d'autres faits, sur d'autres discours. C'est c'est exactement ça. Et en 2025, quand devant le Conseil d'État se jouait

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cette affaire du blocage de TikTok en Kanaki, l'avocat de la Ligue des droits de l'homme a pris la parole à la fin de l'audience pour dire au juges fait "Faites attention, ce que vous êtes en train de créer là, c'est une procédure en dehors de tout encrement législatif, hein, parce que le Conseil d'État a dit la théorie des circonstances exceptionnelles, un truc très fumeux que beaucoup de juristes dénoncent, permettrait de de d'agir sans aucune loi qui le prévoit qui le prévoirait. Euh et donc l'avocat de la LDH disait "Attention, en faisant ça, vous êtes en train de tracer le chemin pour un futur gouvernement d'extrême droite, un futur gouvernement autoritaire. On a finalement pas attendu l'extrême droite pour avoir un gouvernement très autoritaire qui l'utilise, qui utilise

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cette nouvelle voie créée. Mais qu'est-ce qui se passera l'année prochaine si on a l'extrême droite qui arrive au pouvoir ? Si on a des alliances entre la droite et l'extrême droite pour se maintenir au pouvoir, ça n'est pas anodin. Je trouve que un une des premières personnes à avoir suggéré le blocage des réseaux sociaux, ça soit Gabriel Atal lundi dernier, enfin lundi de la semaine dernière à la radio RTL parce que Gabriel Atal est en campagne. Il est en campagne et il chasse sur les sur le terrain électoral de la droite. C'est une mesure qui parle aux personnes de droite qui veulent cet ordre qu'ils ne veulent pas comprendre pourquoi des jeunes qui parlent bizarrement qui font des battles d'orat revendique des droits. Je ne suis même pas dans la caricature. C'est c'est

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vraiment ce qu'on voit. Nous, on a écrit la semaine dernière que il y a une déconnexion entre la classe dirigeante et la réalité du mouvement social. Gabriel Athel n'était pas le le le premier en réalité. Avant lui, il y a eu le le maire LR de Salon en Provence, encore une personne de droite et ensuite on a eu toute la classe politique de droite qui s'est engouffré dans cette faille avec, tu l'as dit Laurent Nunz la semaine dernière devant le Sénat qui ouvertement disait que c'était une piste en train d'être explorée par le gouvernement. Voilà, c'est pas anodin que ça soit la droite très euh euh qui qui tient beaucoup à ses valeurs d'ordre, à ses valeurs de euh de de tout doit être dans des cases euh qui proposent ce genre de mesure. Est-ce qu'il y a quelque chose que vous

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pourrez inscrire dans la loi pour éviter cette dérive autoritaire ou au finalement il y aura toujours moyen de contourner la loi ou est-ce que quelque chose doit être inscrit dans la loi pour éviter cela ? Bah, en réalité, juridiquement, tout s'oppose à avoir ce genre de mesure. Euh, normalement, euh, une personne censée se dirait, c'est une mesure disproportionné à la liberté d'expression, c'est euh protégé euh par la déclaration des droits de l'homme et du citoyen 1789 qui est euh euh un texte à valeur constitutionnelle. Euh on pourrait se dire le droit de l'Union européenne alors qui ne s'appliquait pas en Kanaki et qui a peut-être permis au gouvernement de plus facilement faire ce blocage. Mais le droit de l'Union européenne qui s'applique en métropole

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s'oppose à ce genre de mesure. C'est le digital service Isaac. C'est un un règlement européen qui est censé réguler les plateformes, qui est défaillant de sur plein de points, mais au moins qui ne permet pas d'avoir ce genre de mesure prise par un état membre de bloquer une plateforme quand la plateforme dérange le pouvoir. Euh on a aussi simplement le les principes de proportionnalité en droit français mais qui aujourd'hui sont complètement ignorés. le Conseil d'État en 2025 quand il dit c'est illégal mais finalement voilà comment le faire la prochaine fois il il se place en une autorité défaillante en un garde foot défaillant alors que ça devrait être le le l'autorité la plus la plus efficace qui devrait innover. C'est c'est une critique qu'on fait très régulièrement

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au Conseil d'État. Ça n'est pas une institution qui est là pour protéger les libertés fondamentales mais qui protègent les intérêts de l'État. Et donc on a en France euh des institutions qui sont particulièrement défaillantes. Donc on aura beau modifier le droit euh encore faut-il le faire appliquer devant les juridictions et c'est plutôt là où ça pêche aujourd'hui. En tout cas, merci beaucoup euh Bastien Lequ d'avoir été avec nous, nous avoir un peu éclairé sur justement ce sujet-là et notamment voilà cette l'État français actuellement réagit comme certains États autoritaires et parfois quand ça arrive dans d'autres contées, on est toujours là en train de les pointer du doigt alors que finalement on est à deux doigts et c'est même déjà arrivé, tu l'as très bien

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expliqué en Canaki. Donc merci d'avoir été avec nous aujourd'hui. Vous l'aurez compris, cette émission est terminée pour ce soir. J'espère que ça vous a plu et on se retrouve donc demain. Merci pour votre fidélité, pour votre soutien. On a besoin de vous pour continuer des émissions comme celle-ci. Donc vous savez ce qu'il vous reste à faire. Il y a l'opération capsurdik.v.fr. Comme je vous disais, on se retrouve demain sur les antennes du média. Bonne soirée.