🎤 L'ITW de Sens #1 I Yaël Braun-Pivet
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« Je m'appelle Yaël Braun-Pivet, j'ai 55 ans, je fais de la politique depuis que j'ai 47 ans, je suis députée des Yvelines en région parisienne et présidente de l'Assemblée nationale depuis 2022. »
- 1:40Invité politiqueFait
« Ben, en fait, en les écoutant, en les consultant, en dialoguant avec eux, alors faisant une place, tout simplement. »
- 3:12Invité politiqueFait
« Fernation, mais j'ai vu que vous ouvriez avec Renan. Et en fait, je pense que cette idée de Fernation en se disant finalement, on a fait de grandes choses ensemble, mais on a envie d'en faire d'autres. »
- 4:33Invité politiqueFait
« Mais il faut déjà donner envie de voter. Vous savez, on parle quand on fait, on parle de vote, on parle de vote obligatoire et cetera, mais ça, c'est des modalités pratiques. »
- 5:18Invité politiqueFait
« On entend beaucoup des promesses, toujours des promesses. On nous parle de projets, vous nous dites toujours "On va faire si, on va faire ça" et puis en fait, vous ne le faites pas. »
Temps de parole
- Yaël Braun-Pivet100 %
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Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je m'appelle Yaël Braun-Pivet, j'ai 55 ans, je fais de la politique depuis que j'ai 47 ans, je suis députée des Yvelines en région parisienne et présidente de l'Assemblée nationale depuis 2022. En fait, il faut euh se dire que on a sa place en politique et qu'on a même besoin des femmes en politique. On a besoin des jeunes, on a besoin des femmes, on a besoin de diversité, on a besoin de chacun. Et donc, il faut enlever cette autocensure qui est que de dire "Je suis pas capable, j'y arriverai pas, c'est pas ma place, c'est pas fait pour moi" et cetera. Si, c'est fait pour chacun.
Après, il faut oser, il faut aller frapper à une porte, sans se mettre dans une liste, ne pas hésiter à pousser un peu les murs parce que en fait, bien souvent, on va pas venir vous chercher. Et donc, il faut pas attendre qu'on vienne vous chercher. Écoutez la petite voix qui vient vous dire "Ah mais si on vient pas me chercher, c'est parce que je suis nulle ou que je suis pas capable." Non, on vient pas vous chercher parce que on vient pas vous chercher en politique. On vient chercher personne en politique. Et donc, il faut y aller, il faut oser, il faut avoir de l'audace et se dire que on est légitime.
Une fois qu'on a confiance en soi, et ben, tout est possible et on va y arriver, on va être capable de gérer le mandat, on va apprendre et euh ça va se faire très naturellement et on se rend compte finalement, et ben, qu'on est tout aussi capable que n'importe qui. Et vous voyez, moi qui ai commencé la politique à 47 ans, j'en ai 55 aujourd'hui, je suis présidente de l'Assemblée nationale, j'avais jamais fait de politique avant, et bien, j'ai réussi à le faire, alors pourquoi pas ? Ben, en fait, en les écoutant, en les consultant, en dialoguant avec eux, alors faisant une place, tout simplement.
Et je crois que justement, on a beaucoup d'initiatives d'élus locaux avec des conseils municipaux des jeunes, il y a des conseils départementaux des jeunes, des conseils régionaux des jeunes, il y a des associations de jeunesse qui sont représentées au CESE.
Toutes ces façons de s'engager politiquement, je crois, sont importantes et permettent de dire aux jeunes "On va vous écouter." Après, il faut vraiment vous écouter, c'est-à-dire que quand vous faites des propositions, quand vous avez des idées, quand vous avez des revendications, on doit pas les écarter d'un revers de la main en se disant "Oh là là, de toute façon, ils sont jeunes, donc c'est des rêveurs, c'est des idées réalistes, et cetera." Ça, c'est une grave erreur.
Vous faites partie de la société, vous êtes son avenir et surtout, il y a beaucoup d'actions politiques que nous menons qui sont faites pour vous ou alors que vous allez être obligé d'endosser parce que ce sont des choix qui vont vous engager vous quand vous allez avoir vos vies professionnelles, et cetera. Donc, on peut pas faire comme si la jeunesse n'existait pas, c'est une grave erreur.
Moi, je suis maman, j'ai cinq enfants et donc, je vois bien, finalement, que toute mon action politique, intimement, dans mon cœur, elle est tournée vers mes mes enfants, vers les enfants de la France parce que c'est pour eux qu'on agit principalement, parce qu'on pense à l'avenir d'un pays quand on fait de la politique. Fernation, mais j'ai vu que vous ouvriez avec Renan. Et en fait, je pense que cette idée de Fernation en se disant finalement, on a fait de grandes choses ensemble, mais on a envie d'en faire d'autres.
Je crois que ça, c'est assez fondateur, se dire que il faut avoir évidemment le regard tourné vers le passé parce que Fernation, c'est avoir une histoire commune, avoir une langue commune, avoir vécu des épreuves en commun, euh s'être relevé de ces épreuves, c'est avoir des valeurs communes et ces valeurs, elles viennent de quelque part, elles n'arrivent pas aujourd'hui, elles ne tombent pas du ciel. Quand on parle de la On a parlé tout à l'heure de la liberté d'expression, la liberté d'expression, c'est un acquis euh de siècle de combat. Et donc, il faut avoir ce regard tourné vers ce que l'on a fait ensemble.
Mais ça ne suffit pas d'avoir le regard tourné vers le passé, il faut se tourner vers l'avenir et se dire "Mais qu'est-ce qu'on a envie de faire ensemble demain et ?" Et c'est ça faire nation, faire ensemble, agir ensemble face à un monde qui turbule, qui est rempli de dangers, qui est inquiétant, il y a des défis multiples à relever et faire nation, c'est relever ces défis ensemble, pas les uns contre les autres, ensemble. Mais il faut déjà donner envie de voter. Vous savez, on parle quand on fait, on parle de vote, on parle de vote obligatoire et cetera, mais ça, c'est des modalités pratiques.
Le vrai déterminant du vote, c'est la conviction, c'est se dire que on croit dans un programme, dans un projet, dans une personne et que on a envie que cette personne puisse être élue pour mettre en en en action un projet dans lequel on croit. Donc, c'est tout ça l'enjeu d'une élection présidentielle, c'est présenter un projet, présenter une vision et faire adhérer les gens à ce projet, à cette vision. Maintenant, le défi qui est le nôtre, peut-être cette année encore plus qu'avant, c'est un défi de crédibilité parce que on entend beaucoup des promesses, toujours des promesses.
On nous parle de projets, vous nous dites toujours "On va faire si, on va faire ça" et puis en fait, vous ne le faites pas. Et donc, il faut avoir cette crédibilité vis-à-vis des citoyens, retrouver la confiance des citoyens, retrouver la crédibilité pour que quand on leur dit quelque chose, ils nous croient. Parce que moi, je je je suis très soucieuse de cette perte de confiance que l'on a année après entre les citoyens et les politiques et je crois que on a vraiment une crise des solutions.
Les Français malheureusement ils ne nous croient plus et donc notre enjeu c'est non seulement d'avoir une incarnation, non seulement d'avoir une vision avec un programme mais aussi avoir cette crédibilité, cette sincérité qui feront que les Français auront envie de nous faire confiance à nouveau.
Yaël Braun-Pivet