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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 7 juillet 2025 44 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Dissolution : Macron va-t-il recommencer ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Cette semaine parlementaire va-t-elle confirmer la faiblesse de l'exécutif ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Le gouvernement François Bayrou peut-il tomber sur ces textes ?

  • 7:00RelanceRéponse partielle

    Cette réforme du scrutin PLM est-elle un tripatouillage électoral ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    La loi énergie va-t-elle être adoptée malgré les oppositions ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Paris est-elle gagnable par Rachida Dati avec cette réforme ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Une nouvelle dissolution est-elle une politique-fiction ?

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] [Musique] Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans Sciens Public, débat chronique, reportage et expertise de nos invités. C'est ce que l'on vous propose tous les jours à 18h et 22h sur Public Sénat et voici le sommaire de ce 7 juillet.

Énergie, agriculture, audiovisuel public, Mayotte, mode de scrutin, Paris-Liy et Marseille. Autant de réforme discuté cette semaine au Parlement. Polémique en perspective.

Le bloc central n'est plus un bloc depuis longtemps. Les LR votent souvent avec le Rassemblement national à l'Assemblée. Au Sénat, il porte deux textes très critiqués par les défenseurs du climat.

Ces lois seront-elles votées ? Quel bilan de cette année parlementaire ? Un an jour pour jour après les législatives ?

Le président de la République pourrait-il céder à la tentation d'une nouvelle dissolution ? On répond à toutes ces questions dans une minute. Et puis dans la seconde partie de notre émission, c'est un retour en arrière que l'on va analyser, celui du télétravail 5 ans après la crise Covid.

Vous l'avez compris, nous devons impérativement limiter les déplacements, les réunions, les contacts. Cela s'applique dans les entreprises et les administrations qui doivent dès lundi et pour les prochaines semaines engager une action massive d'organisation du télétravail pour permettre au plus grand nombre de rester à domicile. En 2020, la France déploie le télétravail dans l'urgence.

Mais aujourd'hui, plusieurs grandes entreprises comme Free Ubisoft ou la société générale veulent faire revenir leurs salariés au bureau recul social ou rééquilibrage indispensable. On en débat dans 3 qu4 d'heure. Mais d'abord, cette information qui secoue le monde politique, elle nous est parvenue il y a moins d'une heure en cette fin d'après-midi.

Le député LR Olivier Marlex a mis fin à ses jours. C'est Naima Moutu, la vice-présidente de l'Assemblée nationale qui l'a annoncé tout à l'heure. Notre collègue Olivier Marlex nous a quitté.

C'est une onde choc. La présidente lui rendra hommage dans les formes les plus sonines demain à 15h. Dans l'attente et en sa mémoire, je vous propose de respecter une minute de silence et on va consacrer la la première partie de notre débat politique à la disparition de Olivier Marley.

Je vous présente tout de suite mes invités, nos invités Valérie Locable. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes éditorialiste politique au site le journal.info.

Info Benjamin Morel bonsoir. Constitutionnaliste, vous publiez le nouveau régime ou l'impossible parlementarisme aux éditions passé composé. Lou Frel, bonsoir, bienvenue à vous.

Vous êtes reporteur politique en charge du suivi des droites à Paris match et Michel d'Armand, éditoraliste politique. Bonsoir Michael, bienvenue à à vous. Olivier Marlex, député LR d'UR et Loir, ancien président du groupe LR à l'Assemblée.

Il a donc mis fin à séjours. Valérie Lec, il avait 54 ans. Déjà, c'est comme toujours quand on parle de suicide, il y a il y a il y a ce choc, cette onde choc pour le monde politique.

Oui, c'est un choc terrible. C'est totalement inattendu. C'est la mort d'un homme dans des circonstances qui sont abcé dramatiques.

Et tout d'un coup, cette interrogation, que s'est-il passé ? Olivier Marlex est un homme polétique qui avait une excellente réputation, qui avait dirigé le groupe les républicains à l'Assemblée nationale. Il avait la réputation d'être particulièrement éthique, très àcheval sur le respect des règles.

Il avait été il avait obtenu le prix de l'anticorruption par anticorps de la charte de l'éthique. était quelqu'un qui avait défendu vraiment des positions politiques qui avait souffert pendant la réforme des retraites. On sait parce que il présidait le groupe les républicains à l'Assemblée nationale et il avait dû avoir ce vote de 19 députés LR qui avaient voté contre cette réforme que le groupe que le groupe défendait.

Donc ça avait été compliqué pour lui. Il était extrêmement proche de Michel Barnier. Il avait soutenu sa candidature à la primaire de 2022 quand il s'était présenté pour à la primaire de 2022 et il avait uvré à ses côtés quand Michel Barnier a été nommé à Matignon.

Donc euh c'est une grande perte pour le monde politique. C'est quelqu'un que tout le monde appréciait, qui était consensuel et euh on ne peut que regretter bien sûr euh cette disparition consensuelle mais qui était aussi un adversaire politique tena. D'ailleurs, ces adversaires politiques sont nombreux à l'avoir signalé en cette fin d'après-midi.

On va évidemment éginer un certain nombre de réactions et d'abord celle du président de la République, Emmanuel Macron qui dit "La disparition de Olivier Marlex plonge notre parlement en deuil, homme politique d'expérience. Il défendait ses idées avec conviction. Je respectais aussi nos différents puisqu'il se plaçait à la lumière de notre amour du pays.

J'adresse mes condoléances à sa famille, à son père Alain et à tous ses compagnon d'engagement parce que Benjamin Morel, il faut rappeler que il était tombé tout petit en quelque sorte dans dans la politique parce que son père était lui-même député, député européen, secrétaire d'État époque Nicolas Sarkozi. Sa maman Eveline était aussi mère d'un d'un village du Cantal. Bref, c'était sa vie la politique.

Oui, c'était sa vie la politique hein. Il l'a évidemment eu au berceau et c'était à la fois sa vie et en même temps quelque chose qu'il avait chevillé au corps avec des convictions qui étaient des convictions réelles. C'est une vraie famille de gaulistes historiques. et lui s'ancrée réellement pas seulement dans une vision je dirais très molle, très vague de ce que pourrait être la droite, vraiment avec des convictions gaulistes extrêmement campé avec parfois Emmanuel Macron l'évoque en filigrane des oppositions très très fortes hein sous les dernières législatures avec ce qu'avait pu faire les Macronistes.

Il avait lancé notamment la charge sur la question de l'énergie. Donc on voit que on a une personnalité qui était une personnalité de conviction, des convictions qui pouvaient l'amener, ça a été évoqué tout à l'heure, mais à être parfois un opposant et un adversaire politique résolu, mais avec une vraie colonne vertébrale idéologique, avec de vraies convictions, en effet éthiques, quelqu'un d'assez droit dans ses bottes qui d'une certaine façon en cela faisait fondamentalement du bien la vie politique. Oui.

Et on va on va entendre et lire d'autres réactions politiques. Celle de Nicolas Sarkozy par exemple. Je vous disais tout à l'heure que le le père d'Olivier Marlex, Alain Marlex, avait été secrétaire d'état de Nicolas Sarkozi quand il était à à l'Élysée.

C'est avec une immense tristesse que j'apprends la disparition tragique d'Olivier Marlex. Olivier fut un collaborateur précieux à l'Élysée. C'est vrai qu'il a travaillé directement avec Nicolas Sarkozy à l'Élysée.

Soutien fidèle dans l'engagement ne m'a jamais fait des foules. Il était avant tout un député passionné profondément attaché à son territoire et à ses habitants. Mes pensées émus vont à sa famille et à ses proches.

La France perd aujourd'hui un serviteur exemplaire. Et puis je vous propose une autre réaction évidemment très proche, celle de Bruno Retaillot, le président du parti LR. Euh, je suis infiniment triste d'apprendre la terrible nouvelle de la mort de notre cher Olivier Marlequ.

Je pense très fort à sa famille, ses proches, ses collègues. Notre peine est immense. Loufrit, vous suivez les droites pour Paris Match depuis des années, donc vous avez forcément côtoyé Olivier Marley.

Est-ce que c'était un un politique avec qui c'était facile ou difficile de travailler ? C'est c'était quelqu'un d'entier. Donc c'est vrai que ce qui était intéressant avec Olivier Marle, c'est vous parliez énormément de fonds et que ses positions ses prises de position au parlement reflétaient ce fond.

C'est lui qui a qui avait effectivement signalé des des malfaçons dans la façon dont cet homme avait été vendu à général électrique qui avait énormément alimenté le livre de de Gérard Davet, Fabrice Lom très néant qui mettait directement en cause Emmanuel Macron et la façon dont le financement de sa campagne c'était c'était fait en 2017. C'est ce qui lui avait valu aussi cette inimité très forte avec le président de la République et ce qui lui avait ce qu'il avait aussi empêché d'être nommé au gouvernement lorsque Michel Barnier a été nommé à Matignon. Euh il en avait conçu une certaine une certaine pas une aigreur mais en tout cas une grande déception.

Euh c'est vrai qu'Olivier Marlex avait pu aussi se mettre en partie une certaine un certain nombre de députés ados lorsque durant la dernière législature. Olivier Marlex il ressemble beaucoup à un notable de province. C'est quelqu'un de grand.

C'est quelqu'un qui avait toujours une une mise parfaite, mais c'était vraiment un révolté et il avait pris la tête d'un groupe qui euh alors que lui-même était finalement un peu frondeur dans ce groupe et avait dû arrondir les angles peut-être parfois contre contre la vie de ceux qui avaient pu le le l'accompagner dans sa révolte. Et il était il avait été la manœuvre aussi pour faire tomber cette loi immigration pour cette cette motion de rejet qui avait permis justement un durcissement de la loi immigration. Il avait fait un coup à ce moment-là. personne n'y croyait forcément.

Il était aussi celui qui voulait le plus censurer le gouvernement en vue du budget 2024, ce qui avait conduit Emmanuel Macron notamment à en partie à prononcer cette dissolution plutôt que prévue. Ouais. Il est celui aussi qui avait compris que il ne pourrait pas imposer de discipline de groupe euh avec les députés qui étaient revenus euh de cette campagne législative et qui avaient été tous été élus sur leur propre nom et non pas sur l'étiquette du parti qui était à l'époque très affaibli.

Et donc il avait décrété d'emblé que la règle ce serait qu'il y aurait la liberté. Et de ce point de vue-là, il avait montré une forme de voilà avec toutes les convictions effectivement dont il a pu faire preuve, il avait montré aussi une forme d'intelligence politique pour pouvoir justement maintenir une cohésion dans un groupe qui justement se définissait par le fait que il voulait voter librement selon selon chacun leur leurs intérêts politiques propres parce que chacun était revenu de cette campagne en disant c'est sur mon nom que j'ai été élu et pas sur l'étiquette du parti. D'autres réactions, celle de Laurent Voquier, notre collègue, ami ancien président du groupe Olivier Marle s'en est allé.

C'est une peine immense pour tout notre groupe de la droite républicaine. Nous n'oublierons pas l'homme de conviction, défenseur inlassable de l'intérêt général dont la vision tirait vers le haut le débat public. Nous pensons avec tendresse et affection à sa famille, ses proches et ce qu'il aimait pour qu'il trouve la force de surmonter cette épreuve.

Je vous propose aussi la réaction de Marine Le Pen. Nous apprenons avec tristesse le décès d'Olivier Marlex, député depuis 2012, président du groupe les républicain de 2022 à 2024, élu de terrain, rigoureux, engagé au service de ses idées, non pensé vont à sa famille, ses proches, ses collègues du groupe LR à l'Assemblée. Et puis une réaction aussi euh à l'assemblée justement dans cette hémicycle, celle de Patrick Mignola, le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement.

Lui qui fut quatre fois d'affilé élu député de la deuxième circonscription de Reloire qui fut le président du groupe des républicains dans cet hémicycle où il était unanimement reconnu comme un rêteur redoutable mais toujours loyal. lui qui appartenait à la grande famille des républicains et à une grande famille de républicains. Toutes nos pensées, celles du gouvernement, vont assez proches au territoire auquel il était tant attaché et à ses collègues, à tous ses collègues.

Un un dernier mot peut-être Valérie Locable effectivement sur le le la question de des relations de d'Olivier Marlex avec le camp macroniste. Enfin, c'était pas le LR le plus favorable à une à ce bloc central dont on va parler dans quelques minutes. Oui, c'est ça. il avait une extrêmement bonne image chez l'élr mais effectivement la façon dont il avait il avait connu Emmanuel Macron assez tôt, il l'avait côtoyé quand il était ministre de l'économie et je pense que effectivement ce combat qu'il a mené dans Loup Fritel à parler contre le l'achat par général électrique d'Alstom a créé entre les deux hommes un dissensus assez fort effectivement et qui a duré longtemps et qui les a séparé après simplement pour vous remettre dans l'époque, il n'était pas le seul, il a été un des fa de lance mais c'est vrai que cette vente à l'époque a été extrêmement controversé, que toute une partie des Français et des spécialistes dont je faisais partie à l'époque et qui étaient autour de moi était très opposé à cette vente.

Cette vente s'est révélée d'ailleurs être extrêmement négative pour la France puisque finalement il a fallu reprendre les choses et général électrique on n' pas fait grand-chose n'a tenu aucune de ses promesses. Donc c'est vrai que dans ce combat qui était un vrai combat pour garder les flor, l'enjeu c'était de garder les florons français, de les d'éviter de les laisser passer aux Américains et comme il a été en première ligne et qu'Emmanuel Macron a été lui en première ligne pour le vendre aux Américains, ça a créé entre les deux une fracture. Ouais.

Michael. Oui, et c'est en ce sens-là d'ailleurs que dans son opposition avec Emmanuel Macron qu'il peut y avoir aussi un bémol et des quelques divergences stratégiques avec Nicolas Sarkozy qui soutenait beaucoup mais qui est lui considérait et continue à considérer que il fallait effectivement former un bloc avec les Macronismes de manière à pouvoir les les fagociter de l'intérieur et et Olivier Marlextait pour l'opposition frontale. Un dernier mot Loufritel, c'est vrai que depuis que Laurent Vier avait pris la présidence de du groupe LR à l'Assemblée, Olivier Marlex avait un petit peu je je disparu des radars médiatiques.

On peut on peut aussi dire ça. On peut le dire. Et c'est vrai que ce qui lui avait été reproché, ce qui était enfin en fait, il avait d'une certaine façon payé cette opposition franche qu'il avait vis-à-vis d'Emmanuel Macron parce que LR justement en 2024 décide de monter dans le navire gouvernemental.

Oui, il y avait là une opportunité politique à à saisir qui profite au combien à Bruno Rotaillou. On l'a suffisamment dit sur ce plateau par que même Laurent Voquet était pas forcément le plus favorable à la situation mais nombre de cadors du parti l'était et Olivier Marlex dans cette précédente législature avait été le faire de lance des anti anticoals. Euh et donc il en avait par sa surexposition, il en avait d'une certaine façon payé le prix.

Et puis Olivier Marlex aussi sur le fond, c'était pas un libéral, c'était quelqu'un qui était plutôt un temps de la droite sociale euh qui parlait beaucoup de la sécurité sociale, qui était pas forcément très fan des des David Lissenard ou d'autres dans leur dans le discours politique. Donc c'est vrai que cette cette disons que cette ligne idéologique qui a pu plus s'imposer entre 2022 et 2024 aujourd'hui se retrouve mise au banc et d'ailleurs les députés qui ont été réélus ne sont pas forcément sur cette ligne. et s'il y en a qui le sont ou ils le taisent ou alors sont plutôt desiens paradis qui sont sortis du groupe.

Merci beau. Oui, tout dernier mot ce qui est intéressant c'est que ce qui est en train de se passer aujourd'hui lui donne à postériori un petit peu raison quand même parce que entre le enfin entre le bloc central et les LR c'est pas la fête tous les jours et comme vous le disiez en introduction Thomas, on voit plus souvent les LR du côté du Rassemblement national que du côté des Macronistes. Ça va vous faire votre transition.

Exactement. vous m'offrez la transition pour effectivement aborder cette actualité de cette donc dernière semaine avant les vacances parlementaire que nous avions choisi de traiter dans notre premier débat ce soir. Et pour lancer ce débat, je vous propose justement de d'avoir un peu le le prévisionnel de ce parcours d'obstacle avec Flora Sauvage.

Avant de quitter l'hémicycle vendredi soir, la semaine s'annonce chargée pour les parlementaires. Au menu de la session extraordinaire, députés et sénateurs ont de nombreux textes à examiner. Au programme réforme du mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille, refondation de Mayotte, loi du plomb, programmation énergétique et réforme de l'audiovisuel public.

Autant de propositions de loi à voter en un temps record. Moi, je voulais cette session extraordinaire parce que déjà, je comprenais pas qu'on puisse imaginer que les députés partent en vacances le 30 juin, là où les Français travaillent bien plus et c'est bien normal. On voulait terminer un certain nombre de textes et donc c'est le cas un peu faire le ménage avant la fin de la session.

La semaine s'ouvre à l'assemblée avec la réforme du mode de scrutin des municipales à Paris, Lyon et Marseille. La semaine se poursuivra ensuite avec l'examen de la loi du plomb déjà voté par le Sénat visant à réintroduire la cétamie pride, un pesticide interdit depuis 2018. Au Sénat, l'ambiance s'annonce électrique après l'examen de la loi grémillier sur la programmation énergétique après que Bruno Retaillot a plaidé pour la fin des subventions publiques à l'éolien et aux photovoltaïques.

Un calendrier très dense pour cette dernière semaine avant la pause estivale. C'est pas simple comme vous l'imaginez. Donc nous, on essaie ici au Sénat euh d'apporter les corrections euh qui permettent d'avancer euh de jouer le jeu des institutions et euh c'est nécessaire parce que je crois que c'est ce qu'attendent nos concitoyens.

Dernier chantier en cours à la chambre haute cette semaine, la fameuse réforme sur l'audiovisuel public. Après une motion de rejet, le texte de Rachid Adati pourrait remporter l'adhésion des sénateurs. Enfin, députés et sénateurs devront trouver un terrain d'entente aux commission mixte parire sur la refondation de Mayotte.

Mais un compromis s'annonce difficile à obtenir entre les deux chambres. Benjamin Morel, je commence avec vous. Cette cette semaine parlementaire, elle va quoi ?

Confirmer la faiblesse de de l'exécutif. Déjà, on peut commencer par là. Oui, elle confirmera probablement deux choses.

D'abord, la faiblesse de l'exécutif qui aujourd'hui, c'est une banalité de le dire, n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale et donc n'a pas non plus les moyens qui d'habitude peuvent permettre à un exécutif de s'en sortir. Il faut voir que le droit parlementaire a quand même été pensé pour un exécutif qui a la capacité d'imposer sa loi au sein de l'Assemblée nationale. Là, c'est pas le cas.

D'où par exemple bah les motions de rejet préalable voté sur la loi du plomb et cetera, c'est en fait le symptôme d'une faiblesse hein. Les motions de rejet préalable voté par la majorité pour éviter l'obstruction, c'est un truc qui a été inventé au Sénat. Pourquoi ?

Bah parce que l'exécutif n'y avait pas la majorité et parce que l'exécutif et bien n'avait pas non plus les capacités pour contraindre la création de cette majorité. Donc là, on a un exécutif très très faible, mais une majorité qui n'est pas moins. Et c'est ça qui vraiment marque les choses.

Le pouvoir sous la 5e République, il dépend d'un truc, le fait de disposer d'une majorité. Quand c'est le président, bah on a une forme de présidentialisme absolu et quand c'est le gouvernement, quand c'est le premise contre le président, on appelle ça une cohabitation. Là, la singularité, c'est que de majorité, il n'y a point.

Et donc dans ce cadre-là, on voit qu'il y a une imprévisibilité totale de gestion de ces propositions de loi et que de l'autre côté, bah comme en plus cette majorité très relative et très divisée et bien on se retrouve dans une situation où vous avez en son sein et bien une forme de déperdition. Ce qui est marquant dans les tests que vous avez montré, c'est que non seulement la majorité n'était pas en nombre, mais qu'en plus souvent les vents les ban étaient vides et que ces bs extrêmement vides et bien faisait que il y a une forme de renonciation de la part des députés de la majorité à tenter, ne serait-ce qu'un peu d'imposer aujourd'hui leur point de vue partant du principe que c'est peut-être en CMP que ça se règlera ou ici au Sénat et plus sur les bancs de l'Assemblée en CMP en commission mixe paritaire. Tout ça a démarré évidemment il y a un peu plus d'un an. la dissolution.

Il se trouve que cette semaine, Emmanuel Macron retrouve aussi le pouvoir de la dissolution. On y viendra un petit peu plus tard, mais est-ce que sur ces textes Valérie Locab, il y a une hypothèse ou une probabilité que le gouvernement François Baou tombe ou pas ? Alors la bonne nouvelle c'est que à la fin de cette semaine, le 11 juillet, il n'aura s'il n'a pas eu une motion de tensure d'ici là, il ne pourra plus il a survécu à cette semaine ou il ne pourra plus en avoir euh avant la rentrée.

Donc il ne se posera plus euh tous les jours cette question et c'est bien la raison pour laquelle il attend euh la semaine prochaine, le 15 juillet, pour annoncer les prémisses de son projet de budget pour ne pas risquer justement euh de devoir sauter. Je ne pense pas que le gouvernement puisse sauter sur aucun des sujets dont on parle, mais en revanche, ce qui me frappe, et ça a été dit dans votre sujet, c'est qu'autant de de textes aussi importants soit passés doivent passer aussi rapidement à la va vite. Non, mais vous rendez compte, on est quand même en train de parler de de du scrutin pour les élections municipales à Paris, Lyon et Marseille sur lequel on n' pas besoin de dire qu'il n'y a pas du tout de consensus, que absolument personne n'est d'accord. et que ça passe à la il y a la commission mix paritaire n'a pas réussi à se mettre d'accord et ils vont quand même essayer de le faire passer à la loi sur l'audiovisuel public c'est un petit peu pareil vous entendez la gauche dire mais alors on comprend pas on a voté une motion de rejet pour rejeter le texte et en fait ils se rendent compte qu'ils sont fait blouser que ça n'a fait que l'accélérer.

Est-ce que vous vous rendez compte où on en est dans dans ce pays ? la loi du plomb effectivement le le très attendu par une partie importante des agriculteurs pas tous mais ce qui est vrai c'est que le moratoire sur les énergies renouvelables a été retiré et que ça tant mieux parce que c'était quand même un peu fort de café mais il y a quand même cette introduction de pesticides dangereux qui pose problème. Donc c'est vrai qu'on a on a plus discuté de ce texte-là. euh la loi euh l'énergie Mayotte enfin il y en a encore des thèmes importants c'est quand même le cœur du sujet de censure du rassemblement national puisqueils ont dit on veut en discuter mais ils veulent peut-être pas en discuter en 2 minutes 30 ils veulent peut-être prendre le temps d'en discuter al peut-être qu'on en rediscutera un autre moment et Mayotte alors Mayotte c'est quand même un peu le pompon de l'histoire parce que ça fait quand même 1 an que Emmanuel Macron a ouvert le sujet de Mayotte que on promet au Mauret une solution pérenne et durable pour l'île.

Pour Oui, pour l'île, excusez-moi, pour le pour l'archipel pour l'archipel. Et et écoutez, moi j'ai pas l'impression qu'on y soit hein. J'ai l'impression que c'est encore euh extrêmement effectivement c'était bien de faire la liste parce que et que les gens sont extrêmement tous ces sujets ont passé en une semaine ou effectivement avec alors moi je vais en reprendre deux, je vais reprendre Mayotte parce qu'effectivement ça fait un an ou même le les agriculteurs.

Les agriculteurs c'est pareil, ça fait quasiment un an que il y a eu des manifestations et cetera. Lou Fritel, le l'un des enjeux de la semaine, c'est de contrer l'accusation d'immobilisme aussi qui est qui est portée notamment par Anna Édouard Philippe contre François Bayrou. Tout à fait.

Et d'ailleurs accusation qui est un peu injustifiée parce que si vous regardez depuis que François Bairou est là, il essaie de faire passer des textes, il fait passer des textes souvent d'initiatives parlementaires, mais en tout cas malgré l'absence de majorité, quel que soit le bord, ça passe pour l'instant. Néanmoins, c'est vrai que justement finalement d'avoir autant de textes aussi compliqués, euh François Bairou euh est protégé par une chose, c'est l'incompréhension des Français. C'est-à-dire que si vous voulez faire passer demain une motion de censure, il faut que les gens soient d'accord.

Il faut qu'il y ait une envie de motion de censure. Pour l'instant, c'est très partagé, c'est 5050, peut-être 56 % contre 44. Euh or, si demain euh vous avez le Rassemblement national par exemple qui décide de euh de censurer le gouvernement pour provoquer une dissolution parce que c'est c'est ce dont ils ont envie, euh il faudra que ce soit compris de son électorat et d'une bonne partie des Français.

La dernière fois, c'était entre 62 et 67 % des Français qui étaient pour la motion de censure. Il y avait eu le débat budgétaire et il y avait eu une une inflation de de taxes et de une incompréhension des textes et tout ça avait créé une vraie inquiétude. Donc ça avait permis à certains groupes de pouvoir justifier cette motion de censure.

Demain, vous vous le faites sur ces textesl Français comprendront pas. Donc c'est vrai que pour l'instant, je pense que c'est ce qui c'est ce qui permet à François Baou de durer d'une certa juillet et le budget, ça lui permet aussi d'avoir 2 mois pour négocier avec les oppositions parce qu'effectivement le vrai enjeu ce sera sur ce texte-là. Ce texte les Français le comprennent bien s'il tombe là-dessus ce sera justifiable.

Tout le monde, je pense commence à comprendre que c'est un budget d'austérité qui se qui se prépare. On va se concentrer sur ce qui va se décider cette semaine ici au Sénat avec Steve Jourdin qui nous rejoint tout de suite sur ce plateau. Bonsoir Steve, bienvenue à à vous puisque tout ou presque se passe au Sénat.

Ah c'est la the place to be he cette semaine clairement le Sénat. Le gouvernement va avoir un œil très attentif sur ce qui se passe dans l'hémicycle dans l'ordre chronologique Thomas. Ce mardi les sénateurs examinent la proposition loi dite grémier.

C'est un texte qui porte sur l'avenir énergétique de la France. C'est intéressant hein car la semaine dernière Bruno Rotaillot, vous vous en souvenez peut-être a cosiné une tribune dans le Figaro. Dans ce texte, le ministre de l'intérieur et ancien chef du groupe LR au Sénat appelle appelé à stopper le financement des énergies renouvelables.

La réforme grémier prévoit elle une relance du nucléaire. Les sénateurs auront aussi à se prononcer sur la répartition des énergies renouvelables d'ici à 2035. Dans le texte examiné, il n'est pas prévu de moratoire sur les énergies renouvelables comme le souhaitait pourtant une partie des élus LR et RN.

Après l'examen au Sénat, le texte repartira à l'Assemblée nationale avec toujours une menace, celle d'une censure du RN qui fait de la question de l'énergie, bien de ses chevaux de bataille. Alors, il y a un autre sujet chaud à venir au Sénat, c'est l'audiovisuel public. Et il y a une personne qui au gouvernement qui guettete tout cela avec impatience, c'est Rachida Dati, la ministre de la culture qui suivra avec beaucoup d'intérêt l'examen de la réforme qui repasse au Sénat ce jeudi dans le dernier épisode.

Thomas, la réforme de l'audiovisuel public a été rejetée la semaine dernière par les députés avant même son examen. Cela fait suite à l'adoption surprise d'une motion de rejet déposée par les écologistes. Pour rappel, le texte prévoit de créer une holding réunissant à Radio France, France Télé et LINA.

Après beaucoup beaucoup d'insistance du côté de Rachid Adati qui a fait sonner les téléphones des sénateurs la semaine dernière, la proposition de loi a été rapidement inscrite à l'ordre du jour ici au Sénal. Fait son retour en seconde lecture donc ce jeudi à la chambre haute. Objectif une adoption rapide et un retour à l'Assemblée nationale dès la rentrée de septembre.

Et puis on en parlait, il y a aussi les municipales. La réforme du scrutin des villes de Paris, Lyon et Marseille. C'est une proposition de loi portée par le député macroniste Sylvain Mayard.

Elle vise à rendre plus directe les élections municipales dans les trois plus grandes villes de France et cela dès le scrutin de mars 2026. Le Sénat ne veut pas en entendre parler, ce qui avait donné lieu à une commission mixte paritaire non conclusive la semaine dernière. En conséquence et bien les députés votent à nouveau sur la réforme ce lundi.

Puis le texte reviendra au Sénat en milieu de semaine. Il devrait sans grande surprise être rejeté mais commentaire en off d'un élu de la majorité sénatoriale c'est une affaire pliée Thomas sous-entendu et bien les députés auront le dernier mot et la réforme sera adoptée parce qu'elle va repartir à l'assemblée. Il y a de fortes chances qu'elle soit adoptée.

Effectivement merci beaucoup Steve Jourdin. Tiens sur cette réforme, cette loi dit PLM Paris Lon Marseille Benjamin Morel vous dites quoi ? Tripatouillage électoral à quoi ? 8 9 mois de du scrutin ou alors simplification salutaire ?

Bon déjà c'est pas nouveau qu'on modifie d'un mode de scrutin moins d'un an avant une élection hein. C'est-à-dire qu'on dit souvent il y a un impératif constitutionnel non c'est juste dans la loi. Est-ce que la loi dit une autre loi peut y déroger ?

En la matière il y a aucun principe fondamental reconnu par les lois de la République constituellement posé qui interdirait de le faire. Est-ce que c'est du tripatouillage électoral ? La réponse est oui.

Notamment pour plaire à Rachi Adati très très clairement. D'ailleurs, il est pas certain qu'il ne finisse à l'avantage mais en tout cas c'est une volonté de sa part. De l'autre côté, on a un mode de scrutin PLM qui objectivement est incompréhensible, pas clair.

Je suis sûr que vous posez la question à à nos concitoyens, il y a pas grand monde même même chez les électeurs des villes en question qui savent vous expliquer pourquoi c'est pourquoi c'est comme ça quoi. Mais paradoxalement qui est plus pluraliste que ce qui est proposé parce que lors d'une élection municipale classique, vous avez votre élection du conseil municipal et ensuite vous avez une prime majoritaire de 50 %. Alors là, ce serait que 25 %, mais vous voyez que vous avez une majorité aux ordres du maire et que il y a une concentration du pouvoir dans les mains du maire qui est extrêmement importante.

L'avantage, entre guillemets de PLM très imparfaite, c'est que malgré tout, vous avez plus de pluralisme dans votre conseil municipal parce que ça se joue par arrondissement. Donc, il est pas sûr que ce soit un si grand progrès démocratique cette réforme là. Néanmoins, ça rend les choses plus lisibles.

Ce qui est très intéressant quand même d'un point de vue politique, c'est que là, on donne le dernier mot à l'Assemblée nationale. Donner le dernier mot à l'Assemblée nationale pour faire plaisir à Rachidati alors que le gouvernement va avoir besoin de la majorité sanatoriale pour son budget. He souvenez-vous la dernière fois le budget, il a été fait ici.

C'est quand même un gros risque politique. Espérons qu'à Matignon, il a été calculé. À Matignon et à l'Élysée peut-être aussi.

Valérie Locable, est-ce que est-ce que Paris est gagnable par Rachid Adati puisqueeffectivement elle est un peu au centre du jeu même sans cette réforme d'après vous ? Bah écoutez, c'est tout l'enjeu mais je suis d'accord avec Benjamin, c'est pas sûr que cette réforme change considément les choses. Ce qui va changer là c'est que les Parisiens au lieu d'être dans un vote indirect ou de voter pour leur arrondissement et pour leur maire d'arrondissement et que ce soit le maire d'arrondissement qui vote pour le maire, ils vont voter en direct.

On passe du scrutin des États-Unis au scrutin en France habituellement. Donc ça ça a du sens. Euh ce qui n'a pas beaucoup de sens, c'est effectivement euh tout ce qui vient d'être expliqué, c'est que c'est pour faire plaisir à Rachi Adati, c'est que c'est fait à la Hussard.

Et vous savez très bien que le groupe, les Républicains n'est pas d'accord entre l'Assemblée nationale et le Séda. C'est quand même ça a dû arriver dans le passé mais c'est quand même assez original. C'est-à-dire que en fait Laurent Voquier avait dilé le soutien de Rachid Adati pour la candidature à tête de LR contre son soutien sur la loi PLM.

Et on sait très bien que Gérard Larch n'est pas content d'une disposition qui est extrêmement mal ficelée dans cette loi et il a tout à fait raison, c'est que les maires d'arrondissement ne seront pas automatiquement conseillers de Paris, ce qui est une une erreur en fait. Enfin, je sais pas pourquoi ça a été conçu comme ça, mais c'est ça et et donc les conseillers de Paris sont quoi ? Sont des grands électeurs de quoi ? sénatorial.

Donc en fait ça risque par boomerang d'avoir un effet sur le nombre de sénateurs. Il y en a cinq à Paris actuellement et il pourrait éventuellement y en avoir moins si ces fameux maires d'arrondissement ne n'étaient plus des grands électeurs à la suite de cette loi périum. Donc vous retrouvez dans quelque chose de tellement complexe et de tellement mal fagoté que finalement le même parti politique n'a pas le même avis à l'Assemblée nationale et au Sénat.

H bon, je l'ai je vous l'ai dit tout à l'heure, cette semaine, elle est aussi marquée par le le retour pour Emmanuel Macron d'un pouvoir qu'il n'avait plus depuis un an, le pouvoir de la dissolution. Ce qui est sûr, c'est que la perspective n'enchante pas la présidente de l'Assemblée nationale elle bon pivet. Cette assemblée nationale, elle est la dernière expression politique et démocratique des Français.

Elle date d'il y a 1 an. Je suis pas bien convaincu que les Français diraient autre chose dans les urnes que ce qu'ils ont dit il y a un an. Et donc euh jeter l'Assemblée nationale parce qu'elle ne nous plaît pas.

Bien, je trouve que euh démocratiquement moi ça me pose un vrai problème et puis euh à nouveau, je pense que ça ne servirait à rien cette Assemblée nationale, il faut la faire fonctionner et puis euh il ne faut pas résumer l'action d'un gouvernement à l'Assemblée nationale. Euh on est en 5e République, le gouvernement détient beaucoup de pouvoirs, beaucoup de modalités d'action. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale que le gouvernement est empêché.

Et pourtant Michael, on a vraiment ce sentiment de fêter l'an 1 de l'année du chaos. On a assisté aux effets d'un dérèglement politique à l'Assemblée. Et oui, avec des manifestations de phénomènes dus justement à ce dérèglement de climat politique, des propositions de loi initiatives de députés qui sont venus remplacer les projets de loi du gouvernement et qui ce sont d'ailleurs les 10 projets de loi évaporés hein pour faute de majorité pour laisser passer les textes.

Donc résultat, les PPL comme on dit hein, émanant donc des députés et non du gouvernement et bien ont souvent répondu à des agendas personnels et ont souvent été mal ficelé parce qu'elles ne sont pas d'abord soumises au Conseil d'État pour pouvoir donc bien les écrire bien bien les réguler. En reven en revanche, elles ont elles sont souvent au fond le résultat d'un tas de conseils, c'est-à-dire les les sondages, les ambitions, les arrières-pensées au risque d'ailleurs et au péril de leur pour leurs auteurs. La PPL Atal qui voulait donc réformer réformer la justice pour les mineurs a été largement donc censuré par le Conseil constitutionnel en juin 2025.

Autre phénomène de ce dérèglement politique, on a vu aussi en juin comment des les élus Renaissance ont décidé de s'opposer au projet de loi de simplification qui émanait justement de leur de la majorité de leur camp. mais ils s'y suis opposés euh en en boe solennel parce qu'il jugit le texte beaucoup trop dénaturé et n'acceptait pas la suppression des zones à faible émission. Et puis on va faire un peu la liste des différents partis politiques représentés.

Elle a aussi le climat de ces guerres amélioré. Ah oui ! Alors, on a vu les insoumis continuer à s'enfermer dans le bruit et la fureur.

On a vu une droite au socle étroit prendre les reenes du gouvernement prouvant que effectivement et bien avec Emmancron, les perdants sont les gagnants. On a vu une majorité présidentielle devenir une ex-majorité s'agréger avec LR le modem et horizon dans un dit dans un pacte de socle commun devenu rapidement le tacle commun. Et au milieu de tout ça, on a vu un parti socialiste qui a pu s'allier avec leur assemblée nationale pour faire tomber le gouvernement barnier et se mettre d'accord pour laisser vivre un temps le gouvernement baou.

Ça c'est l'alternance version. Un jour la cravate, un jour la cravache. Effectivement c'est l'alternance.

Donc en sous-main, on a vu aussi, il faut le savoir, on le sait, les députés du socle communitement vers les députés pour savoir s'il pouvaient voter, si on pouvait faire un texte et faire passer une majorité. Aujourd'hui, le RN semble à nouveau tenir entre ses mains le sort du gouvernement Baou et menace de censurer le gouvernement avec une différence toute même. Vous l'avez dit, bien sûr, le président de la République retrouve son droit de dissoudre l'assemblée, de provoquer éventuellement de nouvelles élections législatives en cas de censure du gouvernement.

C'est-à-dire en clair de rajouter du chaos au chaos. Parce que pour ce qui est de la clarification politique, but déclaré officiel de la dissolution, on a bien compris que le but a largement été loin d'avoir été atteint. Oui, effectivement.

Lou fritel, c'est c'est de la politique fiction une une nouvelle dissolution. Non, c'est pas une c'est pas une politique fiction. Donc le RN effectivement a ce pouvoir mais il y a aussi le PS.

La question c'est est-ce que je parle pas de censure he je parle de dissolution par le par le président République. Si une notion de censure, qu'est-ce qui se passe ? On on met Sébastien le Cornu, mais Sébastien Lecnu, c'est c'est un macroniste pur sucre.

Donc là, en l'occurrence la raison pour censurer est encore plus forte qu'un François Baou. Et ensuite, qu'est-ce qui se passe ? bah la dissolution ou alors on peut imaginer la démission du président de la République, moi j'y crois encore moins, ou même l'utilisation de l'article 16 parce qu'on serait dans une catastrophe budgétaire et donc la conduite et les affaires de la nation serait en péril.

Les pleins, c'est l'article 16, c'est les pleins pouvoirs, je le rappelle, mais après ça c'est plus hypothétique la dissolution quand même. On imaginait pas forcément que en 2024 ça puisse advenir. On nimaginait pas du tout que ça puisse advenir juste après les européennes, même s'il y avait quand même quelques blocages qui subsistaient.

Mais bon, le rythme de croisière existait puis c'était possible de faire de temps en temps des alliances de circonstances et de trouver une majorité sur des textes. Là effectivement, c'est un dérèglement parlementaire. On utilise des articles de loi de la de façon contreintuitive.

C'est-à-dire que motion de rejet aujourd'hui permet au contraire de faire passer un texte au Sénat pour qu'il soit voté plus rapidement. C'est et d'ailleurs c'est Patrick Cohen qui le qui en parlait sur France Inter sur ce genre d'utilisation de la motion de rejet. C'est pas sûr que ce soit totalement constitutionnel.

Donc c'est vrai qu'on arrive dans un flou artistique qui fait que si on continue comme ça pendant 2 ans euh c'est avec la situation budgétaire plus la situation politique la situation internationale dans laquelle on est, il y a de grandes chances pour qu'on ait besoin d'aller euh de de oui d'une dissolution. Et avec euh aussi le le la l'une des leçons ou l'un des bilans de cette cette année, Benjamin Moral, c'est quand même ce ce lien entre les Français et leurs élus qui qui s'étire de plus en plus. Je suis pas sûr qu'une dissolution ressoude pour autant même s'il s'agirait de redonner aux électeurs le pouvoir mais ressoude ce lien votre avis ?

Non, probablement pas. Parce qu'en fait qu'est-ce qui a brisé d'une certaine façon le lien à la suite de cette dissolution ? C'est que le RN est persuadé d'avoir gagné mais qu'on lui a volé sa victoire.

La gauche est persuadée de l'avoir importé mais qu'on lui a volé également sa victoire. Elle a emporté en siège en effet. elle a pas de majorité absolue et que le centre a peut-être perdu mais qu'il est au pouvoir.

Vous faites une dissolution demain à carte électorale égale qu'est-ce qui se passe ? Il y aura plus de députés Ren parce que le RN a une bonne géographie électorale et une forte dynamique. Il est pas sûr que le report de voie de gauche sur le centre soit aussi bon que la dernière fois.

Moins de députés macronistes, un socle commun qui font. De l'autre côté, la gauche sera contrainte de s'unir. Ou alors vous avez la moitié du groupe PS les deux tiers et du groupe Écolo qui explose.

Sachant que les circos LFI, c'est des circaux nups de 2022. Pour beaucoup, ce sont des fiefs. Donc il y aura un peu moins de la FI mais pas beaucoup.

Il y aura plus de RN. Ça fait quoi ? La FI et le RN vont pas s'unir.

Donc ça va faire que encore plus ingouvernable dans une situation évidemment de crise et de tension économique. Et donc ça crée encore un peu plus de chaos à ce stade-là. Pour cette raison-là, la dissolution a priori serait une mauvaise idée, même si en effet on était en période de crise sans budget mais je fais pas partie de ceux qui il y a un an et un mois vous aurez dit il va dissoudre c'est évident pas grand monde autour de la table mod est bien d'accord ça ça nous a appris la modestie aux uns et aux autres Valérie le en fait ce qui est très intéressant c'est que on voit qu'il y a pas d'issue il y a aucune il y a aucune bonne solution en vérité parce que on vous explique que Emmanuel Macron ne peut plus supporter François Berou il l'a recadré à plusieurs reprises Ça commence à l'énerver cet immobilisme, le fait qu'il tienne pas ses ministres.

Bruno Ratayo aussi qui était le peur du gouvernement a été recadré et on sent bien que Emmanuel Macron alors que ce n'est pas sa décision à lui aimerait bien effectivement changer de premier ministre, mettre un Sébastien le Cornu avec qui il se sentirait beaucoup plus à l'aise et avec qui il s'entend beaucoup mieux. La deuxième chose c'est qu'on voit mal, sincèrement, on voit mal comment François Berou va éviter une motion de censure sur son budget. C'est ça le sujet en fait, on voit on voit mal parce que à l'heure d'aujourd'hui, ils sont tous prêts à censurer.

Alors, j'ai lu un petit écho à droite à gauche disant que les réunions qui sont en train de se tenir avec les partis politiques se passent plutôt mieux que prévu. Ils ont l'air d'être un petit peu moins énervés que ce qu'il pensaient. Ils sont tous reçus en ce moment, il on est en train de un peu auprès d'eux, les solutions, les possibilités et cetera.

Ils sortent pas aussi en colère qu'on aurait peut-être pu imaginer. Mais ce que je veux dire, c'est que si jamais euh il y avait une motion de censure, Emmanuel Macron serait obligé de changer de premier ministre. Il serait obligé et il mettrait qui ?

Sébastien Lecournu sans doute, on sait pas pour l'instant. On n'a pas entendu d'autres noms que celui-là. Donc ça ne changera strictement rien.

Mais pour autant, il ne peut pas dissoudre. Je veux dire, si dissous, c'est le saut euh dans l'inconnu tout de suite. Enfin, c'est vraiment le parce que à 35 %, on sait même pas si le RN gagnerait et conserverait autant euh de voix qu'avant parce que entre-temps, il y a quand même eu la fondation de Marine Le Pen qui n'est pas nulle. 65 % des Français ont approuvé la condamnation de Marine Le Pen.

Est-ce que le nouveau Front populaire se reconstituerait une deuxième fois ? J'en suis certainement pas sûr du tout parce que étant donné la bagarre qu'il y a eu au Parti socialiste au congrès de Nancy, je ne pense pas que l'aile des opposants signerait une deuxième fois. Donc c'est vraiment le saut dans l'inconnu.

Alors grave quoi. Oui, effectivement avec vous avez évoqué la question du budget et de de ces discussion de ces tractations qui se déroulent à à Ber, il y a peut-être ce qui se dit en off et puis il y a les déclarations officielles, par exemple Olivier Fort qui était sur France Info ce matin. Question de de l'année blanche, bonne ou mauvaise idée ?

Voilà ce qu'il répond. C'est une mauvaise idée. C'est une mauvaise idée parce que en fait selon l'OFCE, cette mesure là, elle frappe au 2 tiers les moyens les ménages modestes et moyens.

Pourquoi ? Tout simplement parce que en réalité elle vient frapper les services publics, elle vient frapper la protection sociale parce que quand vous n'augmentez pas au rythme de l'inflation, c'est moins de moyen pour l'hôpital, c'est moins de moyens pour les écoles, c'est moins de moyens pour la police, c'est moins de moyens pour celles et ceux qui aujourd'hui contribuent à notre confort et à notre bien-être. Donc il y a bien là un sujet et donc c'est en plus l'absence de choix.

Ça veut dire que finalement on est sur pilotage automatique et on considère que le gouvernement ne sert à rien. Donc Benjamin Morel, est-ce qu'on risque de revivre ce qu'on a vécu à la fin de la de l'année 2024, c'est-à-dire une France sans budget ? Ah oui, c'est assez probable.

Vous avez aimé les lois spéciales ? Et ben, il est possible qu'on en retrouve. Il y a une autre voix d'ailleurs hein, c'est la voie des ordonnances de l'article 47. pour très très bien avoir un gouvernement qui infé au bout de 70 jours constatant qu'il n' pas de majorité possible déclenche le l'exécution de son budget par voie d'ordonnance.

C'est un avantage. La France a un budget, c'est un désavantage. C'est que le RN et Parti socialistes vont dire "Vous avez tué le Parlement, c'est une horreur et fera tomber le gouvernement." Mais on peut avoir un budget malgré tout.

Ça peut être une voie he pour partir pour François Baou Pierre Mandes France en ayant donné à la France un budget et en tombant sur ses ordonnances. Après, encore une fois, on reste dans l'inconnu. On n'avait pas vraiment utilisé les lois spéciales jusqu'à présent.

Si on en vient aux ordonnances, on les a pas non plus utilisé en matière budgétaire depuis 1958. Donc on voit qu'on explore des terrains très inconnus et qu'aujourd'hui il y a plus vraiment de tabou. H Michel en tout cas par rapport au prochain drame qui est effectivement politique qui va être la la la révélation et l'annonce de ce budget en tout cas de ce projet budgétaire.

Les dernières réunions euh euh ces derniers jours de François Berou avec les responsables de du socle commun euh laisse entrevoir beaucoup de pessimisme de la part du premier ministre qui a plus que laissé entendre que ça sera très très compliqué que vraisemblablement il va pas pouvoir rester longtemps et donc prépare et c'est une manière de préparer l'opinion effectivement d'être sur une logique mainiste, sur une logique de dire j'aurais essayé mais on on sent bien quand même en coulisse qu'il y a une forme de préparation à au prochain drame politique. Ouais. Avec un dernier mot peut-être loufel sur la la stratégie DLR qui pour l'instant le fait de rester au gouvernement très clairement ça leur profite, ça profite au chef du parti Bronotaillot.

Donc il y a pas de volonté de faire tomber ce gouvernement trop vite quoi. Et alors le faire tomber sans doute pas. En revanche demain le gouvernement tombe.

Est-ce qu'il remonte dans la vie gouvernementale ? Parce que c'est vrai que l'enjeu pour Bruno Rotaillot et pour les LR en général, c'est de ne pas hériter du bilan du macronisme alors qu'aujourd'hui ils sont au gouvernement. Et l'élection de Bruno Rotaillot à la tête de LR, Bruno Rotaillot l'a dit, d'une certaine façon, c'était valider cette stratégie gouvernementale d'être cette stratégie du parti d'être en responsabilité.

Et Bruno Rotaillot, si demain il sort du gouvernement et notamment de ce poste de ministre de l'intérieur, est-ce que ça sa popularité se maintient ? C'est pas certain non plus. Et honnêtement, j'ai pas la réponse.

C'est impossible de de quantifier, de voir si si euh si ça s'est installé durablement dans le temps. Merci beaucoup. Merci à tous d'avoir participé à ce débat.

Benjamin Moret, je rappelle le titre de votre livre, le nouveau régime ou l'impossible parlementarisme. C'est aux éditions passé composé. Valérie le cam, on vous lit sur le site le journal.info et loupou fretel dans l'hebdomadaire par match.

Je vous dis à bientôt sur public. [Musique]