Nathalie Arthaud à la fête de Lutte Ouvrière de Maisons Alfort (13 février 2016)
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« Hollande a fait rentrer dans le gouvernement les trois écolos qui trépignent devant sa porte depuis déjà des mois. »
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« Hollande a poussé la destruction des droits des travailleurs au-delà de ce qu'avait fait la droite depuis près de 4 ans. »
- 2:56Invité politiqueFait
« La question qui se pose à nous, c'est à quand la mobilisation des salariés, des ouvriers, des employés, des cheminaux, des personnels hospitaliers, des enseignants ? »
- 4:55Invité politiqueFait
« Sur le plan économique et social, il n'y a plus de différence entre le Parti socialiste et la droite depuis déjà fort longtemps. »
- 5:39Invité politiqueFait
« Les attentats de l'année 2015, l'émotion et la peur du terrorisme ont fourni à Hollande et à Vals l'occasion d'un virage sécuritaire brutal. »
- 7:06Invité politiqueFait
« Le Parti socialiste qui constitue le pivot de la droite depuis près de 40 ans est en train de mourir de sa belle mort. »
- 8:22Invité politiqueFait
« Vu la droitisation du PS, il suffira de brandir quelques principes d'égalité, de tolérance ou de parler de l'intérêt général pour se coller une étiquette de gauche. »
- 10:34Invité politiqueFait
« Faut-il rappeler l'échec cruel de la politique vraiment à gauche de Cypras en Grèce ? »
- 14:04Invité politiqueFait
« Les électeurs du Front National ne sont pas devenus subitement racistes et encore moins fascistes. Nous en connaissons tous et nous savons que la plupart l'ont fait d'abord et avant tout pour rejeter la politique du PS. »
- 22:42Invité politiqueFait
« Contre la guerre et les bombardements sur la Syrie et l'Irak, il faut affirmer que le terrorisme est le fruit pourri de l'impérialisme. »
- 23:27Invité politiqueFait
« Il faut affirmer pour tous les exploités la liberté de circulation et d'installation. Les migrants qui ont réussi à traverser la Méditerranée sont des survivants. »
Temps de parole
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Travailleuses, travailleurs, chers amis, chers camarades, je vous souhaite à tous la bienvenue. Et avant de passer à table, je voudrais dire donc quelques mots de la situation politique et un petit mot sur le remaniment. Le journal Le Parisien a résumé l'essentiel en titrant Hollande monsieur bricolage. C'est en effet du bricolage politicien. Hollande a fait rentrer dans le gouvernement les trois écolos qui trépignent devant sa porte depuis déjà des mois. Et puis il a aussi fait un peu de recyclage en rappelant H son ancien premier ministre aux affaires étrangères. Alors tout cela, ça n'a aucune espèce d'intérêt pour les classes populaires.
D'ailleurs, Hollande l'a rappelé, il continuera sa politique patronale parce que n déplaise à Jupé, Fillon, SarkoZi qui passe leur temps à dire que Hollande n'a pas de cap, qu'il n'a pas de colonne vertébrale et bien en matière d'attaque anti-ouvrière, Hollande les a tous dépassé d'une tête. Compétitivité, cadeau, patronat, casse du code du travail. Travail du dimanche. Hollande a poussé la destruction des droits des travailleurs au-delà de ce qu'avait fait la droite depuis près de 4 ans. Sa politique est une longue suite de reniement et de trahison. Hollande a fait campagne en désignant la finance comme son ennemi.
Il finit flanqué d'un ministre de l'économie ancien de la banque Rothchield qui ne jure que par la réussite individuelle. Il avait promis de plafonner les salaires exorbitants des PDG. Il plafonne les indemnités prudomales de la lutte contre le chômage. Il est passé en voulant diminuer les indemnités pour les chômeurs, les allocations chômage à la lutte contre les chômeurs. Hollande avait aussi fait le tour des salariés menacés par la fermeture de leur usine. Il était allé faire des promesses auprès de ceux d'Arclor Mital, de PSA, de Gouilleur. Il les avait tous assurés de leur soutien. Aujourd'hui, les trois usines ont fermé et la plupart des ouvriers pointent à Pôle Emploi et pire.
Certains d'entre eux, huit ouvriers de gouilleur sont menacés de se retrouver derrière les barreaux. Alors oui, il y a de quoi être écœuré et en colère. La colère, on l'a vu s'exprimer ces deux dernières semaines. C'était les chauffeurs de taxi puis les chauffeurs de VTC, bien sûr, les éleveurs et les producteurs de lait. Alors, la question qui se pose à nous, c'est à quand la mobilisation des salariés, des ouvriers, des employés, des cheminaux, des personnels hospitaliers, des enseignants à quand la mobilisation du monde du travail ? Des raisons de contester, nous en avons tous.
Blocage des salaires, augmentation du temps de travail, augmentation de la charge de travail et bien sûr ce chômage dont nous sommes tous victimes directement ou indirectement. Alors, ce ne sont pas les raisons de contester qui manquent. Ce qui manque encore, c'est la confiance. La confiance en nos forces. et dans notre capacité à réagir collectivement et bien il faut faire en sorte que les travailleurs retrouvent l'énergie et les moyens de se défendre, l'envie de se défendre.
Parce que quand à l'autre pôle de la société l'argent dégouline, lorsque les grandes banques affichent des trois, des 4 des 5 milliards de profit, quand les grands groupes se rachètent à coup de dizaines de milliards et qu'ils servent des dividendes royaux à leur à leurs grands actionnaires, et bien toutes ces attaques, ce sont des provocations. Et pourquoi tous ces sacrifices ? pour cette économie folle dont on nous dit qu'elle va craquer d'un jour à l'autre parce que la spéculation se fait à coup de milliards.
La classe qui domine aujourd'hui est aussi avide qu' responsable et tout ce qu'elle mérite c'est que la colère sociale fasse tâche d'huile et que le monde d'ouvrier entre dans la danse et avec toute la force sociale qu'il représente pour revendiquer ses droits et contester la domination du grand capital.
[Applaudissements]
Sur le plan économique et social, il n'y a plus de différence entre le Parti socialiste et la droite depuis déjà fort longtemps. Mais jusqu'à présent, les dirigeants du Parti socialiste tenaient à se distinguer sur le plan sociétal. Aujourd'hui, c'est terminé. Les attentats de l'année 2015, l'émotion et la peur du terrorisme ont fourni à Hollande et à Vals l'occasion d'un virage sécuritaire brutal. État d'urgence prolongé, d'échéance de nationalité, pouvoir de police et de l'administration renforcé.
Hollande Vals épouse et alimente la droitisation et le revirement est grossier quand on se souvient que Hollande s'est fait élire en promettant le droit de vote des étrangers aux élections locales. Alors voilà, le Parti socialiste prétend lutter contre le Front National mais il va chercher dans le le programme des Le Pen et dans celui de la droite les mesures les plus crasses. Lui aussi, il cultive la suspicion, les amalgmes qui favoriseront forcément les repli identitaires et le communautarisme. Cette droitisation, c'est de la part de Hollande Eddvals, de l'opportunisme, de l'opportunisme le plus abject qui soit. Mais c'est aussi une nécessité pour le Parti socialiste.
On l'a vu dans les différentes élections, la politique économique et sociale du gouvernement sape les bases électorales du Parti socialiste. Elle le coupe de l'électorat populaire qui entraîné bien souvent par le Parti communiste finissait toujours par voter pour le PS. Se faire élire par les classes populaires pour mener une politique contraire à leurs intérêts, cela ne peut pas durer indéfiniment. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Manuel Vals demande un recentrage du Parti socialiste depuis depuis longtemps. Et bien aujourd'hui, la situation politique lui en donne la possibilité.
L'abandon revendiqué des valeurs ouvrières qui étaient encore associées au Parti socialiste et son virage sécuritaire lui permettent de trouver l'oreille d'un nouvel électorat, de s'adresser aux couches petite bourgeoise de toucher l'électorat du centre et pourquoi pas même l'électorat de droite à qui Sarkozy donne des boutons. Tout cela pour dire que le Parti socialiste qui constitue le pivot de la droite depuis près de 40 ans est en train de mourir de sa belle mort. Hollande, Vals et Macron sont en train de l'enterrer et il n'y a pas à s'en émouvoir ou à le regretter.
C'est une clarification politique parce que cela fait bien longtemps que le Parti socialiste ne représente plus les intérêts des travailleurs. Alors, les dirigeants du PS ont rompu amars avec leurs héritages, avec leur héritage, avec le mouvement ouvrier. Et bien, il ne faut plus que le monde du travail se sente lié de quelque façon qui soit à ce parti.
[Applaudissements]
Vu la droitisation du PS, il suffira de brandir quelques principes d'égalité, de tolérance ou de parler de l'intérêt général pour se coller une étiquette de gauche. Autant dire que les prétendants à la reconstruction de la gauche risquent d'être nombreux. Aujourd'hui, cela va déjà de Tobira. Tobira qui a peut-être été gêné par la déchéance de nationalité mais pas du tout par le fait que des ouvriers puissent se retrouver en prison. Donc cette cet arc-en-ciel, j'ai envie de dire, il va donc de Tobira jusqu'à jusqu'au Parti communiste en passant bien sûr par Mélenchon, Duflot, Amont Mandbourg et Nicolas Hullot. D'ici la présidentielle, les manœuvres et les empoignades vont se multiplier.
Cette semaine, Mélenchon a annoncé sa candidature pour la présidentielle. Non seulement il l'a fait contre la vie du Parti communiste, son principal partenaire dans le Front de gauche, mais il l'a fait sans même se donner la peine de l'avertir. Mélenchon compte peut-être sur les militants du PC pour coller ses affiches et faire sa campagne, mais s'adresser à eux, c'est le dernier de son souci. Alors tout ça alors que les uns comme les autres n'ont que le mot unité à la bouche. Alors nous et bien nous nous continuerons dans notre volonté de faire entendre le camp des travailleurs. Nous ne participerons à aucune de ces tentatives qui consiste toujours toutes toutes à ressusciter la gauche.
Et se fixer un tel objectif est aussi vague que trompeur. Faut-il rappeler que Hollande, Vals et Macron se revendique toujours de la gauche ? Faut-il rappeler que de Mitteran à Hollande, tous se sont présentés comme des candidats vraiment à gauche et qu'à chaque fois il y a eu tremper sur la marchandise ? Il faut-il rappeler l'échec cruel de la politique vraiment à gauche de Cypras en Grèce. Continuer de raisonner en terme de gauche et de droite ne rime plus à rien. Cette division ne recouvre plus qu'un jeu entre politiciens qui se concurrencent pour la mangeoire mais qui sont fondamentalement respectueux du système capitaliste et de l'ordre bourgeois.
se présenter aux élections en promettant des avancées pour les exploiter, mais sans expliquer qu'il faudra les arracher contre le grand capital, qu'il faudra s'opposer à la bourgeoisie, à la loi du profit et à tout son système, c'est se préparer à trahir les intérêts des travailleurs. Les véritables frontières politiques ne sont pas entre la droite et la gauche. Elles sont déterminées par les intérêts de classe, par les intérêts des travailleurs, des exploités d'un côté et de l'autre, par les intérêts du grand patronat, de cette poignée capitaliste qui décide seul de toute l'économie et qui traite les travailleurs comme des pions.
Si l'on veut que la politique change réellement, si on ne veut plus de cette fausse alternance gauche-droite, il faut que les travailleurs eux-mêmes interviennent et pèsent à nouveau sur la vie politique en se battant. La politique et la vie des travailleurs changeront si le rapport de force entre les travailleurs et le patronat change si les intérêts si les travailleurs pardon se lèvent à nouveau pour leurs intérêts. Et au lieu de véhiculer de nouvelles illusions dans des politiciens qui ne méritent pas la confiance des travailleurs, et bien il faut encourager ces derniers à mettre en avant leurs intérêts et leur perspective de changer la société.
de renverser le pouvoir du grand capital qui nous emmène dans le mur. Le recul actuel est matériel mais il est aussi moral et politique. On le voit au travers de l'emprise croissante du FN et du retour en force et du retour en force d'idées réactionnaires, des pratiques religieuses, des repli identitaires et pire encore par cette attirance morbide qu'exerce le terrorisme sur une fraction de la jeunesse. Cette montée des idées réactionnaires s'explique par la crise, bien sûr, par l'exacerbation de la concurrence du chacun pour soi.
Elle trouve son héros dans notre société qui exclut, qui marginalise toujours et encore, mais elle s'explique aussi par un long recul du mouvement ouvrier lui-même, par l'affaiblissement des réseaux militants et par le recul des idéaux portés par le mouvement ouvrier. Aujourd'hui, le FN se développe sur les trahisons et sur les décombres de la gauche. Les dernières élections régionales l'ont montré. l'emprise croissante du FN dans une région comme le nord Pascalé Picardie. Une région à tradition ouvrière et socialiste s'explique par la faillite politique de la gauche parce que ce sont bien le PS et le PC qui recueillaient il y a peu les voix de cet électorat.
Aujourd'hui, ils n'en conservent qu'une petite partie. Parmi leurs ex-électeurs, certains écurés se sont réfugiés dans l'abstention et d'autres beaucoup trop ont basculé dans le vote Front National. Et cette évolution et bien elle se mesure aussi ici autour de nous dans nos villes. Les électeurs du Front National ne sont pas devenus subitement racistes et encore moins fascistes. Nous en connaissons tous et nous savons que la plupart l'ont fait d'abord et avant tout pour rejeter la politique du PS, pour se venger du Parti socialiste et aussi du Parti communiste parce qu'ils se sont sentis trahis. et abandonné.
Pendant des décennies, ces électeurs sont restés fidèles au Parti socialistes et au partis communistes. Ils en ont pourtant avaler des couleuvres sous Mér qui avaient instauré la rigueur et qui avait fini par encenser la bourse sous Josepin et ces fameuses ouvertures de capital mais qui étaient des privatisations et qui ont été orchestrés par des ministres communistes. Ce sont les militants ouvriers, syndicalistes ou associatifs qui ont été les plus désarsonnés par les renimements et les capitulation des gouvernements socialistes.
Eux qui avaient convaincu leurs camarades de travail de voter pour la gauche se sont retrouvés maines et main de fois à justifier les mesures qu'ils avaient toujours combattu jusqu'à ce qu'ils finissent eux-mêmes par se sentir trahis, par abandonner leur activité militante et pire encore par perdre confiance dans les idées qui les avaient toujours animé. Peut-être que certains ici se disent que cela n'explique pas tout et qu'il faut être sacrément déboussolé et inconscient pour voter en faveur d'un parti d'extrême droite comme le FN. Et bien oui, mais ce sont justement ces principaux parties de gauche qui ont déboussolé et brouillé les consciences de ces femmes et de ces hommes.
C'est le rôle d'un parti ouvrier, d'une direction et des militants de permettre aux exploités de comprendre la situation. C'est le devoir d'un parti ouvrier de dire en quoi ceux qui prétendent gouverner sans remettre en cause le pouvoir du capital, le pouvoir de la bourgeoisie et des plus riches se vous à servir ce système. C'est son devoir de faire découvrir aux travailleurs qui sont leurs amis, leurs faux amis et leurs vrais ennemis. Le PS a joué le rôle inverse en trompant les travailleurs des décennies durant. Mais le parti communiste n'a pas plus joué ce rôle.
Le Parti communiste s'est construit au lendemain de la Première Guerre mondiale pour relever le drapeau de la révolution piétiné par le Parti socialiste. Dans ces premières années, en regroupant les travailleurs les plus combatifs et les plus conscients enthousiasmés par la révolution russe, le PC a contribué à écrire les pages les plus glorieuses des mouvements ouvriers. Mais très vite tombé sous le la coupe stalinienne, il a fini lui aussi par s'intégrer au système de la bourgeoisie. lui aussi s'est mis à entonner que les frontières politiques passaient entre la gauche et la droite que vot à gauche aller changer la vie des travailleurs.
Pendant des décennies, le PC a été complice de l'imposture du Parti socialiste. Le mouvement ouvrier s'était aussi toujours battu pour diffuser une conscience internationaliste parmi les travailleurs et pour dénoncer le patriotisme de la bourgeoisie qui cache toujours des visées impérialistes. C'était ce que signifiait l'international et le drapeau rouge. Et bien, non seulement le PC n'a pas combattu dans ce sens, mais il a présenté le nationalisme, le produire français et les frontières comme une façon de se protéger de la concurrence alors que les travailleurs avaient à se protéger des capitalistes eux-mêmes, de ceux qui les exploitent, à commencer par ceux qui sont ici.
Si bien qu'aujourd'hui, on est dans une situation où Marine Le Pen peut se permettre de citer George Marchet pour justifier sa politique de préférence nationale. Alors oui, tout cela a faussé les repères politiques et a contribué à la désorientation de la classe ouvrière que l'on constate tous aujourd'hui. Le problème ce n'est bien sûr pas de ressasser le passé. Il s'agit bien du présent. Il faut que les militants qui n'ont pas renoncé et qui veulent aujourd'hui reconstruire comprennent à quel moment le mouvement ouvrier a dévié. Ils doivent comprendre comment la bourgeoisie s'est servie des parties que les travailleurs s'étaient construits et les a retourné contre eux.
C'est nécessaire pour ne pas reconstruire les mêmes erreurs, pour ne pas reproduire pardon les mêmes erreurs. Le mouvement ouvrier a été affaibli parce que les partis ouvriers ont abandonné les idées de lutte de classe. Mais les travailleurs sont là et bien là et ils sont toujours indispensables au fonctionnement de la société. Ce sont eux qui font tourner la machine à profit et ils se battront à nouveau parce que la lutte de classe n'est pas une invention des révolutionnaire, c'est la vie et c'est même le moteur de l'histoire. Alors nous nous plaçons notre confiance dans les travailleurs, dans leur capacité collective à révolutionner la société par en bas.
Dans le passé, ils ont prouvé qu'ils pouvaient le faire avec la commune de Paris de 1871, mais aussi avec la Révolution russe de 1917. Ils ont fait la preuve qu'ils pouvaient transformer la société et en créer une autre radicalement différente basée sur la propriété collective. Une société sans patron, sans la domination de l'argent et du profit, une société et une économie d'abord organisé pour répondre aux besoins de toute la population.
Et bien en sachant tirer toutes les leçons de leur expérience, de leur succès et de leurs échecs, en renouant avec le meilleur du mouvement ouvrier, celui qui a leur qui lui a celui qui leur qui leur a fait gagner de grandes batailles, les travailleurs feront à nouveau progresser la société. Il faut donc reconstruire et il y a un tas de choses à faire. Avec la montée du FN d'un côté, le terrorisme de l'autre, tout concour à exacerber le racisme, la méfiance et le rejet de l'autre. Ce sont là des éléments d'un engrenage mortel.
Mais encore une fois, cette évolution réactionnaire encouragée d'ailleurs par les grands partis qui se targuent d'être républicain et la conséquence de décennies de recul du mouvement ouvrier. Il faut contribuer à à ce que ce mouvement ouvrier renaisse et à ce que la conscience de classe renaisse. Et cela passe par la renaissance d'un parti qui sur tous les événements prennent une position du point de vue des intérêts des travailleurs. D'un point de vue de classe, contre les divisions semées dans la classe ouvrière d'ici, il faut affirmer la conscience de nos intérêts communs, par-delà la diversité de nos métiers, de nos origines, de nos statuts.
On nous rabâche que notre identité dépend de notre origine, de notre nationalité ou de notre confession. Mais un aspect essentiel de notre vie et de notre identité, c'est que nous sommes des travailleurs, des ouvriers, des employés, des gardiens, des aides soignants, des caissières. Cela nous unit au-delà de notre différence. Alors, il faut serrer les rangs et rejeter ceux qui veulent dresser un mur entre nous et affirmer notre conscience d'appartenir à une seule et même communauté, celle des travailleurs et des exploités. Contre la guerre et les bombardements sur la Syrie et l'Irak, il faut affirmer que le terrorisme est le fruit pourri de l'impérialisme.
Le chaos qui règne dans ces régions Daesh qui exerce une des dictatures les plus féroces sont le produit des rivalités du pillage et de l'oppression des grandes puissances des Américains, de l'Arabie Saoudite, du Qatar, de la Russie, mais bien sûr de la France aussi. Avec leurs bombes et avec leurs manœuvres actuelles, ils vont créer de nouveaux monstres. Alors, abas la politique impérialiste et les interventions guerrières de la France. contre le sort inhumain qui est fait aujourd'hui aux migrants. Il faut affirmer pour tous les exploités la liberté de circulation et d'installation. Les migrants qui ont réussi à traverser la Méditerranée sont des survivants.
On ne peut pas accepter qu'ils se heurent en Europe aux murs et au barbelet et qu'ils prennent encore le risque de mourir, écraser, électrocutés ou d'épuisement en leur rassurant la liberté de circulation et d'installation. Il n'y aurait pas de camp ni à Calé ni à Dunkerque. Les réfugiés se répartiraient d'eux-mêmes à l'échelle de ce continent européen de 500 millions de personnes et ils pourraient s'appuyer sur des membres de leur famille et sur toutes les bonnes volontés qui existent. C'est la fermeture des frontières qui crée ce drame humain des migrants aujourd'hui.
Si nous acceptons de laisser mourir des femmes et des hommes, les femmes et les hommes qui frappent aujourd'hui à nos portes parce qu'ils ne peuvent plus vivre chez eux demain, on nous forcera à accepter que l'on abandonne des travailleurs bien d'ici avec la même indifférence. Et bien, il faut que les travailleurs les accueillent à bras ouverts et en face au plus vite des frères de classe et des frères de combat pour changer cette société de plus en plus inhumaine. Et pour finir, contre l'organisation capitaliste de l'économie, il faut affirmer les perspectives communistes. Nous ne sommes pas condamnés à cette dictature d'une poignée de grands actionnaires.
Ils sont à la tête d'un système aussi injuste qu'irrationnel. Il n'y a jamais eu autant de richesse et pourtant on ne nous parle que de crise, de déficit. On nous met dans le crâne qu'il faut accepter des sacrifices, accepter de vivre moins bien que nos parents et c'est sans parler de ce qui se passe dans les pays les plus pauvres. Il faut mettre fin à l'obstacle que constitue la propriété privée des moyens de production sur les usines, les banques, les transports et les grandes chaînes de distribution qui empêche toute organisation rationnelle, collective, humaine de l'économie.
La mise en commun des richesses de la société, des moyens de les produire et de les partager est le sens profond du mot communisme. Ce mot communisme a été dénaturé et transformé en son contraire, mais il est un des mots les plus riches de signification, les plus beaux. Il a surgi des rêves égalitaires de l'humanité depuis des temps immémoriaux et les combats passés du mouvement ouvrier l'ont sorti du domaine de l'utopie et l'ont transformé en projet conscient, celui de mettre en commun nos moyens de production pour maîtriser notre vie sociale. que chacun pour soi.
La lutte individuelle pour la vie pourrait enfin céder céder place à la conscience collective que l'humanité est une et indivisible et qu'elle a les moyens d'assurer une vie digne à chacun de ses membres. Encore une fois, la seule force sociale capable de transformer la société dans ce sens, ce sont les travailleurs. Même si aujourd'hui ils sont abattus, divisés et passifs, nous sommes convaincus qu'ils reprendront le combat parce qu'ils n'auront pas le choix, parce que ni le patronat ni le gouvernement ne leur feront de cadeaux. Comme l'a dit un salarié de Gouilleur, un de ceux justement condamnés à de la prison, nous sommes tous condamnés à nous battre.
Oui, tôt ou tard, les travailleurs chercheront le chemin pour un avenir meilleur. Et bien, il faut qu'il puisse trouver le chemin vers le communisme. Et bien maintenant on va reprendre le champ des travailleurs, l'international. Debout les dan debout les forces de la fin. dans son cratère c'est l'éruption de la fin du passé faisons par le raus les debout le monde va changer de base nous ne sommes rien soyons tous c'est la lutte finale. pour nous et demain. L'international sera le genre humain. C'est la lutte finale. Groupons-nous et demain. L'international sera le genin.
[Applaudissements] [Musique]
Nathalie Arthaud