Que nous prépare Barnier ? React au discours de politique générale
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:22InvitéChiffre
« Les près de 200 milliards d'aides aux entreprises sans conditions »
- 4:26InvitéChiffre
« Les quelques 73 milliards de cadeaux aux plus riches »
- 4:34InvitéChiffre
« On est passé en 2007 de 270 milliards de patrimoine pour ces 500 plus grosses fortunes, à aujourd'hui plus de 1 200 milliards »
- 5:00InvitéChiffre
« c'est près de 100 milliards d'euros qui ont été versés en 2023 en dividendes et en rachat d'actions aux actionnaires »
- 8:31PrésentateurFait
« La biodiversité qui a disparu des intitulés des ministères »
- 10:10InvitéChiffre
« le ministère de la Transition écologique gagnerait 2,1 milliards de crédits par rapport à 2024 »
- 10:19InvitéChiffre
« 2,2 milliards avaient été retirés à ce budget »
- 11:51InvitéFait
« Il est impératif de préserver l'équilibre durable de nos systèmes de retraite par répartition »
- 12:05InvitéFait
« l'enterrement de la réforme hâtale de l'assurance chômage qui contractait encore le nombre de mois pendant lequel on était indemnisé »
- 18:55InvitéFait
« Nous poursuivrons la réflexion sur les éténuations de l'excuse de minorité »
- 20:28InvitéFait
« Le gouvernement ne s'interdira pas de conditionner davantage l'octroi de visa à l'obtention de laisser passer consulaire »
- 22:32InvitéFait
« le renouvellement de l'appel à cesser le feu »
- 22:50InvitéChiffre
« les États-Unis délivrer une nouvelle aide de plus de 8 milliards d'euros à l'armée israélienne »
- 23:13InvitéFait
« la solution à deux États »
Temps de parole
- Invité51 %
- Invité 225 %
- Invité 320 %
- ?4 %
≈ 16,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On a entendu bravo Macron dans le public, c'est ce que je disais tout à l'heure. En réalité, ils ont vidé les caisses de l'État et ils s'offusent qu'aujourd'hui de ne pas trouver de recettes à la hauteur de ce qui est nécessaire. Ces choix, nous les ferons avec les collectivités locales, pas contre elles ni sans elles. Ça, ils l
'ont
tous dit à chaque fois et à chaque fois, les dotations pour les collectivités locales ont baissé. Là, comme ça, vous t'appelez sur combien de durées de vie pour ce gouvernement ? Ce serait surprenant que ça dure plus d'un an, on va dire. Le RN étant celui qui peut tout arrêter, je ne
vois
pas pourquoi le RN déciderait au moment où une dissolution est à nouveau possible, de le laisser continuer ou alors il considère qu'il a tout obtenu et qu
'il
peut encore obtenir plein de trucs. Ça pourrait dire que Barney a vraiment scellé sur plein de choses. Si le RN ne le débranche pas au bout d'un an, c'est que vraiment, il aura tout laissé passer. J'ai conscience de la gravité et de
l
'importance de ce moment pour notre action commune au service du pays et pour les Français qui nous regardent. J'ai en mémoire l'ordre de mission que le général de Gaulle, de sa propre main, a adressé en mai 1942. Le général écrivait « Je vous demande de faire beaucoup avec peu et en partant de presque rien.
» Des
décennies plus tard.
Donc
là, il a fait une référence à de Gaulle, mais de Gaulle pendant la résistance. Et c'est le même des membres insoumis, je crois. On le rétorque que ce n
'est
pas tout à fait compatible avec le fait de s'accorder avec Marine Le Pen pour...
De
lui dire pardon. Voilà, et de s'excuser auprès d'elle. Les policiers,
les
gendarmes,
les
pompiers,
les
militaires qui assurent nos sécurités
dans
des conditions... C'est des cartes électorales brondies par les insoumis. Un symbole vraisemblablement du Front républicain et de la victoire de la gauche qui n'a pas été respectée. Et de manifestants qui avaient brondi et voire déchiré parfois leurs cartes électorales lors des cortèges après la nomination de Barnier. Je pars avec le gouvernement d'un vote populaire
qui
vous a élu, mesdames et messieurs les députés... Alors, ça,
c
'est clairement... Pour la gauche, c'est clairement une provocation, c'est-à-dire dire... Je pars avec un gouvernement qui a été populaire, qui est élu, alors que son gouvernement est... Enfin, encore une fois, ils n'ont pas gagné les législatifs, ça ne vous aura pas échappé. Sa formation a fait moins de 6%.
Et
il y a quelqu'un qui, sur le tchat, il dit « La France d'un date, écoute Michel », c'est une référence à son discours lors de la passation de pouvoir, puisque... Grand moment de méfri de classe. Exactement, grand moment de méfri de classe, où il avait effectivement utilisé cette expression en disant qu'il y avait parfois de bonnes idées qui en venaient. Et en fait, là, quand il parle du mérite de ses enfants des quartiers populaires qui arrivent à s'en sortir, c'est un peu la même logique.
C'est-à-dire que c'est une façon, dans ce monde-là, de renvoyer la responsabilité de leur échec à ceux qui galèrent tout simplement au quotidien, en évitant surtout de parler des inégalités et de lutter contre. Nous partons d'une France qui, ces dernières années, je le dis comme je le pense, objectivement, a progressé sous l'impulsion du chef de l'État et de ses différents gouvernements. C
'est un peu une tradition de
commencer par encenser le bilan précédent. C'est exactement ce qu'avait fait Gabriel Attal pendant de longues minutes lors de la précédente déclaration de politique générale. Les progrès, là, dont il parle, il cite notamment les Outre-mer. Les Martiniquais, on a rejoint Naïm tout à l'heure, se mobilisent depuis des jours et des jours parce qu'ils n'arrivent tout simplement plus à faire des recourses dans les supermarchés au vu des prix qui s'y pratiquent. C'est quand même un peu...
Là,
ça prouve bien que c
'est
pas un gouvernement... Alors, ils l
'ont
dit eux-mêmes, mais c'est pas un gouvernement de cohabitation, c
'est
juste que le premier ministre de rupture encense le bilan précédent. On le disait que c
'est
un gouvernement de colocation.
Oui,
c'est ça. Et là, sur la tête de la France et des Français, dès aujourd'hui, et faute d'action, faute de courage maintenant, je suis sûr d'une chose, c'est que cette épée de Damoclès pèsera beaucoup plus gravement demain sur nos enfants et nos petits-enfants. La véritable épée de Damoclès, c'est notre dette financière colossale. Donc, il parle de double dette à la base.
Il
parle de dette financière et écologique. Vous noterez que la première dont il parle est la plus importante à ses yeux. C'est la dette financière. Sachant que c'est aussi incompatible... S'adapter à la transition écologique, ça va aussi faire des investissements. Donc, c'est un peu incompatible avec la contraction de dépenses publiques. Et effectivement, il reprend ce qu'on avait prédit quelque part sur la question de la dette et du déficit. On a entendu bravo Macron dans le public.
C
'est ce que je disais tout à l'heure. En réalité, ils ont vidé les caisses de l'État et ils s'offusent qu'aujourd'hui, de ne pas trouver de recettes à la hauteur de ce qui est nécessaire. Les près de 200 milliards d'aides aux entreprises sans conditions, on le disait tout à l'heure. Les quelques 73 milliards de cadeaux aux plus riches. Et puis, il faut se rappeler, quand on agite le spectre de la dette, il y a quand même des chiffres à retenir. D'abord, celui des 500 plus grosses fortunes. On est passé en 2007 de 270 milliards de patrimoine pour ces 500 plus grosses fortunes, à aujourd'hui plus de 1 200 milliards. Donc, de l'argent, il y en a quand même quelque part.
C'est la même chose sur les grosses entreprises. Je recherche précisément le chiffre,
ce
que je ne voudrais pas dire de bêtises. Mais sur les bénéfices du CAC 40, c'est près de 100 milliards d'euros qui ont été versés en 2023 en dividendes et en rachat d'actions aux actionnaires. Donc, au-delà des bénéfices des boîtes qui permettent l'investissement, etc., on voit bien qu'il y a une captation de l'argent au profit d'une poignée de personnes aujourd'hui. Vous voyez pourquoi faire de la hausse des impôts une ligne rouge, c'est un problème.
C
'est-à-dire qu'on ne peut pas se plaindre de l'augmentation de la dette et refuser tout mécanisme d'augmentation des recettes, c'est-à-dire de prélèvements. Il ne
s
'agit pas d'imposer les plus pauvres, évidemment,
mais
d'aller chercher de l'argent là où il est, comme l'a dit Julia. Est-ce que la droite a réussi à faire de l'impôt un tabou ou quelque chose de foncièrement négatif ? C
'est
le mot « charge » souvent qui est utilisé. En fait, l'impôt, quand ça sert à financer des écoles et des routes et des hôpitaux, tout le
monde
est content. Donc, il
y a
une falsification de ce que c'est que l'impôt. Ces choix, nous les ferons avec les collectivités locales, pas contre elles ni sans elles. Ça, ils l'ont tous dit à chaque fois. Et à chaque fois, les dotations pour les collectivités locales ont baissé. Et quand on parle des dotations aux collectivités locales,
c
'est les services publics de proximité ?
C
'est les collectivités locales qui s'occupent des cantines dans les écoles, par exemple, ou les collèges pour ce qui est des départements ? Le troisième remède est d'ordre fiscal. Nos impôts sont parmi les plus élevés du monde. Ce qui est fou,
c
'est qu'elle vient de le dire. Depuis 7 ans, les impôts ont baissé. Et en fait, on nous redit, ce qu'on nous disait déjà il y
a
7 ans, c'est qu'on a les impôts les plus élevés. Soit ils n'ont pas baissé les impôts, on a été floutés. Soit c'est un mensonge.
En
fait, c'est un mensonge. Premièrement,
ce
n
'est
pas vrai. Il y
a
des pays qui sont plus imposés que nous. Le Danemark, la Suède. Et vous savez quoi ? Ces pays-là, ils sont aussi dans les pays les plus heureux. Alors, je ne dirais pas qu'il
y a
un lien direct entre imposition et bonheur. Mais en fait, pourquoi ? Parce qu'ils ont aussi des services publics. Au Danemark, vous avez des crèches, par exemple.
Vous
avez eux qui ont fait un exemple ?
Je
les
ai
regardés. Oui, regardez, c'est super. Ils ont 52 semaines de congés paternités. Ça, c'est finançable grâce à l'impôt. Et
puis,
on fait comme si c'était une charge absolue pour les entreprises. En réalité, les entreprises, par exemple, pour ce qui est des cotisations, de l'impôt sur les sociétés, etc., elles bénéficient aussi des services publics. On est dans un écosystème en France qui donne de l'efficacité aux entreprises par la présence aussi de services publics efficaces, de salariés qui ont accès à la santé et qui, donc, ne sont pas obligés de s'absenter pendant très longtemps pour Malasie, etc., etc. On n'a pas très bien entendu, parce qu'on était en train de se déplacer, mais j'ai l'impression que là, on parle de la fraude sociale avec le contrôle renforcé des cartes vitales, etc.
Il y a une étude qui est sortie pas plus tard que la semaine dernière d'un institut public qui montre que sur les 13 milliards de fraudes sociales recensées, fraude dite sociale, 56% sont du fait des entreprises qui ne payent pas leurs cotisations en embauchant des gens en dehors de tout cadre légaux. Je souhaite donc que dans les ministères et chez les opérateurs publics soient engagés à un effort de productivité contractualisé en responsabilisant chacun des directeurs d'administration centrale. Sauf erreur, ça veut dire travailler
plus pour les fonctionnaires.
Parce que j'ai en mémoire, mesdames et messieurs les députés, la recommandation d'un homme d'État que je respectais et que j'admirais, Pierre Madès France, qui recommandait de ne jamais sacrifier l'avenir au présent.
C
'est pour ça qu'on va démonter les services publics. Nous pouvons et nous devons faire plus pour lutter contre le changement climatique et prévenir tous les risques de plus en plus nombreux et violents qu'il porte en lui. Préserver la biodiversité, encourager l'économie circulaire.
La
biodiversité qui a disparu des intitulés des ministères. C
'est
même pire que ça parce que le ministère de la biodiversité qui s'appelle le secrétariat d'État à la mer et à la biodiversité est devenu le secrétariat d'État à la mer et à la pêche. C'est pas le même rapport aux ressources. Résolument le développement du nucléaire et notamment
des
nouveaux réacteurs, mais aussi en poursuivant le développement des énergies renouvelables en mesurant mieux,
dans
certains cas, je pense aux éoliennes, tous leurs impacts. En fait, il coche un peu la checklist d'Emmanuel Macron sur le nucléaire, c
'est
un engagement d'Emmanuel Macron, sur la biomasse, l'avion vert aussi. C'est un peu la continuité de ce qui a été fait jusqu'à présent. On n
'a
pas parlé du casting du ministère avec Agnès Fannier-Runacher qui est issu d'une famille qui a fait fortune grâce à l'industrie pétrolière. Son père était un des hauts responsables de la compagnie Perenco. Et d'ailleurs, elle-même aurait des intérêts via ses enfants en commun avec Perenco puisqu'il y a des investissements dans les mêmes fonds à l'étranger. Et
son binôme, Olga
Givernet, qui est à l'énergie, qui est Macroniste aussi. Et elle, elle a fait carrière à Genève dans les jets privés.
Donc,
on a quand même deux femmes politiques sur la qualité énergétique, le pétrole et l'aviation privée de luxe. Il était dit il n
'y
a pas longtemps que le ministère de la Transition écologique gagnerait 2,1 milliards de crédits par rapport à 2024. Mais ce qu'il faut savoir, c'est qu'en fait, au cours de l'année 2024, 2,2 milliards avaient été retirés à ce budget. Donc, bon, finalement, on peut faire de l'escroo.
Les
Français ne nous pardonneraient pas l'immobilisme. Ils nous demandent des réponses urgentes à quelques grandes questions. L'accès rapide aux soins de qualité. Comment vivre de son travail et de sa retraite dignement ? Comment améliorer les services publics ? Là,
clairement, il
y a enfumage, parce qu'on a raison de dire que les Français attendent des réponses sur les questions de la santé et sur les questions de services publics. Sauf que si on essaie de contracter tous les budgets et de ne pas réfléchir à l'augmentation d'impôts, si on dit qu
'il
n'y
a
pas d'argent magique, enfin, voilà,
il
faut vraiment... Ça nécessite des investissements, tout ça. Donc, là, il y
a
contradiction dans les termes. Je souhaite qu'il y ait moins de textes et qu'il y ait plus de temps pour en débattre. De toute façon, Michel Barnier n'aura pas le temps de faire passer... Non,
mais
c'est vrai. Une vingtaine de lois, ça va être très compliqué. Enfin,
c
'est pas du tout la même configuration que la frénésie de textes qui étaient passés précédemment. Avec un Parlement complètement foulé au pied par l'exécutive, on se rappelle du nombre de 49-3, l'ensemble des procédures constitutionnelles sorties du chapeau pour éviter tout débat sur les textes qui les arrangeaient pas. Là, comme ça, vous tablez sur combien de durée de vie pour ce gouvernement ? Ce serait surprenant que ça dure plus d'un an, on va dire. Le RN étant celui qui peut tout arrêter, je vois pas pourquoi le RN déciderait, au moment où une dissolution est à nouveau possible, de le laisser continuer, ou alors il considère qu'il a tout obtenu et qu
'il
peut encore obtenir plein de trucs. Ça pourrait dire que Barnier a vraiment cédé sur plein de choses. Si le RN ne le débranche pas au bout d'un an, c'est que vraiment, il aura tout laissé passer.
Il
est impératif de préserver l'équilibre durable de nos systèmes de retraite par répartition. Pour autant,
certaines
limites de la loi votée le 15 avril 2023 peuvent être corrigées. Deux des exigences portées aujourd'hui dans les manifestations, l'enterrement de la réforme hâtale de l'assurance chômage qui contractait encore le nombre de mois pendant lequel on était indemnisé, le montant des indemnisations, et j'en passe. Et la réforme des retraites, on le disait tout à l'heure, qui a été très largement contestée, qui est passée au forceps, c'est le moins qu
'on
puisse dire. D'abord, il renvoie la balle aux partenaires sociaux, en mettant comme condition, pour ce qui est de la réforme de l'assurance chômage, de s'entendre
sur
la question de l'emploi des seniors. Quand on travaille plus longtemps, on a forcément plus de chances en fin de carrière d'être au chômage, sauf que le patronat sur cette question-là proposait une sorte de CDI spécial senior avec des droits au rabais, ce qu'ont refusé les syndicats, et c'est pour ça que ça a chopé sur cette question. Donc, premier truc.
Deuxième truc, sur la réforme des retraites, les syndicats demandent l'abrogation de la loi, puisque ce qui pose réellement problème, évidemment tout ce qui liste sur l'égalité homme-femme, la pénibilité, etc., ça fait partie de ce qui aggrave cette réforme, mais le cœur de la réforme, c'est les 64 ans et la prolongation de la durée du travail. Et ça, c'est le sous-texte de ce qui dit quand il faut absolument préserver l'équilibre de notre système, ça veut dire qu'on ne touchera pas aux 64 ans. En tout cas,
pas
en l'état du rapport de force actuelle, donc ce qu'on disait tout à
l
'heure sur les mobilisations à poursuivre. Ensemble, je pense que nous devons aussi lutter rapidement contre la vie chère, Alors,
lutter rapidement contre la vie
chère, mais on ne saura pas comment jusqu'à présent, alors qu'il
y
a des revendications très précises qui s'expriment, notamment en Martinique. C'est au ferreur de ma part, il n
'a
pas non plus parlé de la situation en Kanaki-Nouvelle-Calédonie, une situation, on le rappelle, où c'est Emmanuel Macron, le président du gouvernement, qui avait mis le feu aux poudres en imposant à toute force la réforme du collège électoral.
Je
veux saluer aussi toutes celles et tous ceux qui s'engagent pour l'apaisement.
En
premier lieu, nos forces de l'ordre, les fonctionnaires de l'État, mais aussi les responsables politiques
et
syndicaux, dont certains sont en prison, y compris en France. Je veux aussi vous remercier, Madame la Présidente, remercier le président du Sénat, puisque vous avez accepté tous les deux de conduire une mission de concertation et de dialogue qui se rendra en Nouvelle-Calédonie prochainement. Une
mission qui est demandée depuis des mois
par les représentants Kanak, donc c'est peut-être un pas, on verra ce que ça donne, ce que ça donne concrètement. Il y a dans les services de l'État,
de
l'intelligence, de l'expertise, qui peuvent être utilisées, mieux utilisées, sans
avoir en train de voir à
des cabinets de conseil privé. Ah ! Est-ce que j'allais dire qui
me fait tout de suite
?
Oui,
ça c'est une balle à la pratique macroniste et
de
McKinsey. Oui,
et
il me semble d'ailleurs qu
'en
plus, les sénateurs LR étaient aussi dans la commission d'enquête qui était lancée par la sénatrice communiste Elie Nassassi, et LR aussi avait participé à étrier la Macronie sur sa pratique. Il n'y aura aucune tolérance à l'égard du racisme. et de l'antisémitisme. Là,
il
peut se faire applaudir par tous les bancs. Là, tu es heureusement d'ailleurs. Bon, le RN est ton nom de Beauvais-Spoir. Ça l'égard, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
violence
faite aux femmes.
Alors ça, c'est pareil, on est dans l'ordre du discours.
Est-ce qu'il y aura les
moyens pour lutter effectivement contre les
violences faites aux femmes ? C'est une autre question. Aucune remise en cause de la loi sur le mariage pour tous.
Ça,
il est obligé de le préciser parce que dans son gouvernement, il y en a quand même toute une série qui ont voté contre la constitutionnalisation de l'IVG qui était dans l'arrêt en 2013 au moment de la loi du mariage pour tous.
D
'ailleurs, on a un gros plan sur Votailleux, il fait partie
de cela.
Et puis, ils ont même voté contre l'interdiction des thérapies de conversion. Par l'action de France Travail qui va désormais accompagner progressivement tous les allocateurs du RSA et toutes les entreprises qui ont besoin de recruter. Si tu comprends comme moi,
on
est d'accord que l'expérimentation pour l'instant de la réforme du RSA qui consistait à... Conditionner le
RSA.
À 15 heures d'activité par semaine. Au nom de la réinsertion. Ce qui n
'est
pas applicable tout le temps parce qu
'il
y
a
plein de gens qui sont au RSA et qui ne peuvent plus qu'ils ne
pas
travailler. C'est encore suggéré l'idée que les gens qui sont au chômage ou extrêmement précaires ne
sont
pas d'efforts et prévenus de se bouger pour se produire du
travail.
Le mérite qui était un de ses mots d'accroche de son discours. Il y a une cohérence, ce discours est cohérent, il est de droite. Parce qu'en réalité,
ce
que ça permet derrière, ça permet de soumettre la main d'oeuvre disponible, les gens qui sont à ça, n'importe quelle condition de travail. Et donc, il finit de tirer les conditions de travail de tout le monde vers le bas. Puisqu'à partir du moment où on oblige des gens à travailler déjà gratuitement parce que 15 heures d'activité,
ce
n
'est
pas les entreprises qui vont payer. Plus on réduit les droits des privés d'emploi, plus ils sont soumis au désir d'arrata des employeurs en termes de conditions de travail, de salaire, etc. Ils défendront ainsi nos agriculteurs à Bruxelles pour poursuivre le travail indispensable de simplification des règles. Beaucoup d'agriculteurs en colère parce que beaucoup, tout simplement, ne peuvent pas vivre de leur travail alors que la grande distribution et tout l'environnement de l'agro-business, avec leur marge, pompent sur leur travail. Ça, c'était la vraie question au cœur, en tout cas, pour un certain nombre de petits producteurs.
Le débat s'est très vite orienté sur cette question des normes sur laquelle revient Michel Barnier parce que normes administratives, normes environnementales, en gros, l'idée, c'est la logique de fonds libéral. Si on nous laisse produire dans n'importe quelles conditions, au final, le business ne s'en portera que mieux. Et d'ailleurs, la droite a embrayé sur un vieux fonds anti-écolo, l'idée de l'écologie punitive, etc., appliquée à l'agriculture. Donc, il faudra garder cette reprise de projet de loi et se méfier des reculs environnementaux que ça peut induire. La sécurité est arrivée
tard dans le
discours.
Je
pense que Retailleau était un peu en
train de
trembler sur son siège. Il a quand même pas oublié. C'est bon.
...
et l'économie souterraine qui gangrène beaucoup de territoires urbains et ruraux sera aussi une priorité du gouvernement. Par
les affichages,
les opérations place
net, par exemple, puisqu
'on parle de lutte contre le trafic de drogue, ça relevait aussi de ça. C'est-à-dire qu'on fait la démonstration à un moment T sur un territoire d'une démonstration de force policière. Alors, sur le moment, ça permet de procéder à des arrestations. Mais le problème, c'est que ça ne règle ni le quotidien, ni le démantèlement du trafic à long terme.
Nous
poursuivrons la réflexion sur les éténuations de l'excuse de minorité. Il faut stopper la montée continue de la violence des mineurs qui rend impossible la vie dans beaucoup de quartiers. Les Français demandent enfin à ce que les
peines
soient réellement exécutées. Tour de vis à nouveau sécuritaire. Avec la composition du gouvernement, évidemment, c'était attendu. On ne
va
peut-être pas revenir sur tous les points, mais excuse de minorité, c'est un terme qui a été inventé par la droite très clairement, parce que ce qui existe en France, c
'est
une justice des mineurs qui permet d'adapter, avec des juges dédiés, etc., d
'adapter
à la situation spécifique des jeunes en réponse à leurs besoins, pour éviter la récidive, justement, et permettre une réinsertion.
Parce que là, son discours
ne pense que la punition. Exactement. Exécution des peines, prison, enfin, courte peine de prison, plus de gens en prison, quoi, grosso
modo. Oui, il dit même, en
gros, là, il est contre les aménagements de peine. Enfin, il dit, en gros, si vous prenez, je ne
sais
pas, 5 ans de prison, vous les faites, quoi. Il n
'y
aura pas d'aménagement pour bonne conduite, etc., alors que ça fait partie, dans le système pénitentiaire, de la réinsertion.
C
'est-à-dire, un détenu qui est en prison, rentre dans le rang, entre guillemets, etc., cherche un emploi, une promesse d'emploi à la sortie, tout ça, ça fait partie du processus de réinsertion. Et il ne
s
'agit pas de prisonner les gens pour les punir et après, de les laisser tomber, comme ça. Enfin, c'est une machine à créer de la récidive, ça.
Le
gouvernement ne s'interdira pas de conditionner davantage l'octroi de visa à l'obtention de laisser passer consulaire, nécessaire aux reconduites à la frontière.
Et
nous allons poursuivre les discussions déjà engagées...
En gros, ce qu'il dit,
c'est sur les questions de l'expulsion des OQTF, c'est qu'en gros, si un pays n'accepte pas de réaccueillir quelqu'un qui vient d'être expulsé par OQTF, on aura un bras de fer diplomatique, on va faire des mesures de rétorsion sur les visas. Il y a déjà un bras de fer autour des visas algériens qui a déjà eu cours autour de ces bisbis diplomatiques contre l'Algérie et la France. Là, très clairement, ils dégagent. Ici, par exemple, l'Allemagne qui vient de fermer les frontières, l'Allemagne qui est aussi dans une course à l'échalote avec l'extrême droite. On a vu les résultats aux dernières élections avec une AFD très, très, très haute. Et toujours avec ce discours...
Alors évidemment, on a pour la poêle le terme de submersion migratoire, mais toujours quand même avec cet arrière-plan de... Il y a trop d'étrangers qui arrivent chez nous. En réalité, quand on... C
'est hors de contrôle. Voilà, c'est hors de contrôle.
En réalité, quand on regarde les chiffres, on est très, très loin de cette réalité-là. Et de surcroît, on retrouve un peu le discours de l'immigration choisie à la Sarkozy. Pour pouvoir bien l'intégrer, il faut qu
'on
puisse choisir ceux qu'on accepte de voir venir. Sauf que la réalité,
c
'est qu'avec les restrictions dans les services publics, etc., des aides sociales qui vont être vraisemblablement annoncées dans la période d'avenir, la situation ne pourra pas s'améliorer pour un certain nombre de migrants qui devraient avoir le droit à un accueil digne, quelle que soit la nature de la cause qui les a fait venir, que ce soit
la guerre, la misère économique,
etc. L'aggravation de la situation au Liban... Il va dire d'autres choses, mais juste sur la question de la Palestine, deux choses. D'abord, le renouvellement de l'appel à cesser le feu. On voit l'efficacité, il parlait de l'influence de la France, que ça a pu avoir à défaut de sanctions, d'interruption des aides, etc., de la même façon pour les Etats-Unis. Je dis comment Joe Biden et Emmanuel Macron appellent au cesser le feu au Liban en même temps que les Etats-Unis délivrer une nouvelle aide de plus de 8 milliards d'euros à l'armée israélienne. Dans ces conditions, évidemment, ça n'a aucune chance d'aboutir.
D
'ailleurs, le côté français, c'est l'Union européenne qui aussi fournit des lettres de l'aide à l'État à Israël aussi. Bien sûr, et puis il
y
a les accords d'association avec Israël. Et la deuxième chose pointée par Michel Barnier, la solution à deux Etats, il y a eu de multiples propositions de la gauche pour la reconnaissance de l'Etat de Palestine par la France immédiatement, ce qu'ont fait l'Espagne, l'Irlande, la Norvège il y a peu de temps et ce à quoi la France et le président de la République se sont refusés de faire. Merci
d
'avoir
regardé
cette vidéo !