Loi d'urgence agricole, incendies, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-Runacher
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Pourquoi vous êtes-vous abstenue sur la loi d'urgence agricole malgré 77 articles utiles ?
- 2:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi un passage en force sur les néonicotinoïdes ?
- 4:00FerméeRéponse directe
Est-ce un déni de démocratie ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Les agriculteurs attendaient une loi, pas les pesticides. Pourquoi cette mesure ?
- 8:00FerméeRéponse directe
La gauche parle de 'loi poison'. Êtes-vous d'accord ?
- 10:00FerméeRéponse directe
L'ANSES aura 2 mois pour statuer. Est-ce suffisant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Agnès Pannier-RunacherFait
« Je me suis abstenue parce que vous avez 77 articles sur 78 qui sont utiles pour les agriculteurs. »
- 6:00Agnès Pannier-RunacherFait
« Les néonicotinoïdes ne figuraient pas à l'origine dans la loi. »
- 12:00Agnès Pannier-RunacherChiffre
« On a multiplié par 4 le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre. »
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Bonjour Agnè Pagier Runaché. Bonjour. Merci d'être avec nous.
La nuit était courte. J'imagine le projet de loi d'urgence agricole adopté tard hier soir à l'Assemblée à l'issue d'une séance pour le moins houleuse autour notamment. On va en parler de la réintroduction de de deux pesticides.
Vous qui faites partie du camp présidentiel, vous qui avez été ministre de la transition écologique, vous vous êtes abstenu. Pourquoi ? J'ai été aussi euh ministre en charge de de l'agriculture, hein, ministre délégué au côté de de Marc Finot.
Je me suis abstenue parce que vous avez 77 articles sur 78 qui sont utiles pour les agriculteurs et qu'aujourd'hui ces agriculteurs sont confrontés à une crise majeure, une crise qui est d'ailleurs très essentiellement liée au dérèglement climatique. Si vous regardez les difficultés de ces derniers mois, ce sont des gels tardifs, ce sont des inondations, ce sont des sécheresses, ce sont des canicules, ce sont des maladies qui sont beaucoup plus fortes que celles qu'on connaissait avant. Je pense à à la dermatose nodulaire contagieuse ou à tous ces ravageurs qui n'étaient pas aussi présents avant d'enculture.
Ni pour ni contre, pourquoi vous êtes vous absten alors ? Mais je me suis abstenue parce qu'il y a eu un passage en force du gouvernement sur la réintroduction des néonicotinoïdes. Alors pour être précise sur la capacité à donner des dérogations sur ces molécules et c'est un problème de méthode.
C'est un problème de méthode parce que moi j'étais en circonscription ce weekend. Tous les gens vous en parlent. J'ai une circonscription qui est très largement rurale.
Les gens ont peur. Ce type de sujet doit faire l'objet d'un débat. Ça ne peut pas se résoudre dans un conclave de 14 parlementaires qui écrivent sur un coin de table un bout de euh législation et en refusant le débat à l'Assemblée nationale.
Donc hier, vous faisiez partie des nombreux députés qui demandaient qu'on examine un amendement en dernière minute. Le gouvernement a dit non aux députés. Non, vous ne délibérerez pas sur ce point.
Est-ce que c'est un déniis de démocratie ? Oui, je pense qu'on peut utiliser ce terme. C'est un passage en force, c'est un déni.
Ce sujet est un sujet qui est émotionnel, qui pose problème au français. Le débat démocratique, il permet il permet de résoudre ce type de moment difficile. Il faut qu'on ait le dialogue, il faut qu'on pose les termes justement pour que les gens n'aient pas peur.
Là, on cultive la peur, on cultive la fracture sur le territoire français. les agriculteurs, ils attendaient une loi mais je rappelle que les néonicotinoïdes ne figuraient pas à l'origine dans la loi. Je rappelle que le premier ministre avait doctement écrit dans une lettre adressée aux parlementaires que ça ne figurerait pas, que c'était un débat qui devait être séparé.
Et donc face à ce type de passage en force, on ne récoltera que de la colère alors qu'on a besoin d'apaisement, qu'on a besoin d'apporter des solution concrète aux agriculteurs et qu'on a besoin aussi de répondre aux questions des citoyens. La gauche fortement mobilisée aussi hier soir qui a exprimé ses craintes sur la retour le retour de certains pesticides. Notamment la députée LFI Aurélie trouvé.
Le pays brûle, les sécheresses ravagent les récoltes et comme seule réponse vous proposez une loi poison. Une loi qui attaque la santé de toute la population et les écosystèmes. Voilà ce que vous avez décidé.
Porteclause. Une loi poison. Est-ce que vous êtes d'accord ?
Non, je ne suis pas d'accord et c'est très exactement pour cela que je voulais que le débat se fasse et que je voulais que le débat sur les phyosanitaires se fasse dans une enclave dans un conclave différent de celui de cette loi d'urgence agricole. Parce que qu'est-ce que vont retenir les gens ? Ils vont pas retenir les articles sur l'eau.
Ils vont pas retenir les articles sur le revenu des agriculteurs, ils vont pas retenir les articles qui visent à mettre en place des circuits courts et à permettre aux agriculteurs français de mieux vivre de leur activité. Ils vont retenir le fait qu'on réintroduit les néonicotinoïdes. C'est comme ça que c'est présenté dans les médias.
C'est comme ça que les gens lorsque vous leur posez la question, c'est aussi ce qui vous a gêné vous. Et tout à fait parce que mais c'est uniquement, pardonnez-moi, un problème de méthode Agnaspier Runach où il y a un problème de santé publique aussi derrière. Le sujet des néonicotinoïde est un sujet de santé publique.
H mais la réponse à ce sujet-là, c'est pas blanc ou noir. C'est pas blanc comme nous l'explique le Rassemblement national, il y a zéro problème et c'est pas noir comme nous expliquent les les filles. Nous sommes tous des empoisonneurs.
Et ce débat-là doit se faire. Il doit se faire en présence de la science et il doit se faire en évitant de passer la patate chaude comme c'est fait par cet article parce que c'était très exactement ce qui se fait. On dit il y a une autorité sanitaire, c'est une très bonne chose.
On réintroduit enfin l'autorité sanitaire. Monsieur Duplom a perdu l'encesse qui dont la spécialité est de juger de l'opportunité ou pas elle aura mois pour le faire. Elle aura 2 mois pour le faire mais elle le fera pas en 2 mois.
On sait très bien qu'elle le fera en plus longtemps mais ça fait partie ça met beaucoup plus longtemps. Vous êtes d'accord ? Oui, ça mettra probablement 6 mois.
Bon mais à la limite hier soir pour donner mais à la limite ça mettra 6 mois, c'est pas un problème. On ne traite pas avant le mois de de septembre prochain. Mais ce qui est fondamentalement choquant c'est de refuser le débat.
C'est ça qui est choquant. Et c'est de donner le sentiment au français qu'on passe en force alors que même on réclamait un débat. Alors que même on signait 2 millions de Français ont signé une pétition sur ce sujet-là.
Et si on veut avoir un débat apaisé, si on veut poser les choses, si on veut effectivement remettre la science au cœur du jeu, il faut avoir ce débat. Il faut pouvoir dire "Non, madame trouvé, nous ne sommes pas des empoisonneurs, mais de l'autre côté oui, nous prenons des précautions et nous ne faisons pas n'importe quoi." La ministre Annie Jeunev a répondu sur ses points ce matin sur France Interre.
Elle estime tout simplement que la main est donnée aux autorités sanitaires. Ce qui a été décidé hier, c'est la science qui décide, ce n'est pas le politique qui arbitre. L'acetipride n'a pas été rétabli dans ce texte.
Il appartiendra à l'agence de sécurité sanitaire pour l'alimentation et pour l'environnement de décider d'une dérogation pour un temps limité, pour une seule filière, pour un parcellaire agricole très mesuré. Ça ne vous convain pas cet argumentaire ? On donne la main aux autorités sanitaires.
Mais ce qui me convient pas, c'est qu'on a pas discuté de la méthode. Vous avez évoqué à l'instant les deux mois pour laisser à l'anoncer. Évidemment, c'est ça n'existe pas.
L'anisse a besoin de plusieurs mois, probablement 6, peut-être un peu plus, j'en sais rien. Je la place et d'ailleurs c'est un amendement qui a été proposé par le gouvernement. On aurait pu aussi imaginer que ce soit pas l'eness qui se prononce sur ce qui n'est pas son métier, c'est-à-dire existe-t-il des impasses agricoles euh pour telle ou telle culture notamment les on parle surtout des noisettes hein pour l'accétamite ?
Voilà. Alors les noisettes, on sait qu'il y a une impasse agricole là, ça c'est largement documenté mais on parle aussi de la betterave, de la pomme, de la cerise. Donc ces sujets là c'est plutôt linra qui les traite.
On n pas par les processes, on n pas par les méthodes, on a confisqué le débat politique et ça c'est inacceptable et ça va laisser des traces. C'est-à-dire que les Françaises et les Français auront ce sentiment que lorsqu'ils se disent inquiets sur un sujet, on ne les écoute pas. C'est une députée Renaissance qui nous dit ça, qui fait partie du groupe de Gabriel Atal, qui fait partie de ce qu'on a longtemps appelé la majorité qui est en tout cas encore au pouvoir aujourd'hui.
Écoutez, moi j'ai pas le sentiment d'avoir été entendu par le gouvernement hier. J'ai pris la parole en demandant juste un débat un débat sur un amendement qui a été posé par effectivement vous avez raison de le rappeler cosigné par les trois éléments qui constituent le groupe central au-delà des oppositions qui assez largement avait également déposé des amendements. Donc on s'est passé le débat le premier ministre ne vous a pas répondu du tout.
Il était aux abonnés absents hier. Ah totalement aux abonnés absents. Mais vous savez c'est un indice d'impuissance totale du gouvernement.
Ça témoigne d'une mise sous tutelle de la majorité sénatoriale et l'air actuelle. C'est ça en fait qui qui est en jeu. Est-ce que ça témoigne aussi du poids de la FNSEA, du syndicat agricole ?
Mais je pour avoir beaucoup discuté avec les agriculteurs ces derniers jours, ils voulaient un projet de loi, ils avaient raison, ils ont des difficultés, il faut y répondre. Ils étaient partants pour avoir les 77 articles sur les 78. Et oui, ils voulaient que le débat se fasse sur la cetamipride, mais je pense que ce qu'ils attendent eux, c'est que ça se passe de la manière la plus sereine possible.
Parce que le jour où quelqu'un traitera, ben on n' pas envie qu'il y ait des gens qui aillent manifester sur son champ. C'est ça aussi. Quand on fracture le pays, qui s'aime le désordre va récolter la colère.
Sébastien le cornu fracture le pays. Là, on sème le désordre et on récoltera la colère. Agnè panier runaché, un ministre, ça démissionne ou ça ferme sa gueule.
C'était une expression de Jean-Pierre Chevenement en tout cas lui a attribué cette expression. Est-ce que Monique Barbu, l'actuel ministre de la transition écologique qui était contre cette mesure sur les pesticides, est-ce qu'elle doit démissionner ? Écoutez, c'est à elle de se de choisir en conscience si elle démissionne ou pas.
C'est certainement pas à moi de le dire. En revanche, moi ce que je veux dire c'est que ce type de passage en force est inquiétant parce que ça donne le sentiment que tout ce que nous avons construit en matière d'écologie, que tout le travail qu'on a fait pour baisser les émissions de gaz à effet de serre comme jamais parce qu'on perd de vue que on a multiplié par 4 le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre. ce qu'on a fait sur la qualité de l'air, ce qu'on a fait sur la rénovation thermique, on et vous qui avez été ministre, vous vous vous êtes retiré du gouvernement quand vous avez estimé par du gouvernement effectivement, c'est donc là là aujourd'hui dans ces conditions, vous vous claqueriez la porte, j'imagine.
Je suis pas dans les chaussures de de Monique Barbu. J'ai effectivement pris mes responsabilités à un moment pour des raisons d'ailleurs qui n'étaient pas seulement liées euh à l'écologie, qui était lié aussi au fait qu'on avait annoncé une rupture. En fait euh quand on s'engage à faire quelque chose, il faut aller jusqu'au bout.
Lorsque euh Sébastien Lecnus s'engage et une rupture sur la composition du gouvernement, il faut qu'il aille jusqu'au bout. Lorsqu'il s'engage sur le fait qu'on n'examinera pas les néonicotinoïes dans un texte de loi sur l'urgence agricole, il faut qu'il aille jusqu'au bout sinon il se dédie. Agnès Pag Renacher, ce texte, il était censé répondre à la colère des agriculteurs.
On voit mal comment ça répond à l'essentielle question du revenu agricole et encore moins aux conséquences de la canicule et de la sécheresse qu'on qu'on traverse. Alors, si il y a des réponses, mais qui sont des réponses euh qui soit s'installeront euh dans le dans le long terme, c'est celles qui sont portées notamment par euh toute la la volonté de mettre en place des filières qui soient plus solides, qui intègrent euh le les circuits courts, qui intègrent euh les euh [raclement de gorge] les cantines scolaires, qui intègrent tout l'achat public pour pouvoir avoir apporter du revenu aux agriculeurs mais ça se fera pas d'ici la semaine prochaine. Puis surtout ce qu'on est en droit d'attendre aujourd'hui du ministère de l'agriculture, c'est une vision.
Et une vision qui dit quelle est l'agriculture de demain ? Qu'est-ce qu'on plante en Occitanie ? Est-ce que compte tenu du dérèglement climatique, on saura encore faire de la vigne dans 20 ans ?
Moi, j'ai des débuts de réponse sur ça lorsque j'écoute les experts. Qu'est-ce que les agriculteurs doivent planter si effectivement il est plus possible de planter de la vigne ? Qu'est-ce qui est fondamentalement nécessaire à notre souveraineté alimentaire ? comment on protège le revenu des agriculteurs et sur ces sujets-là, il faut que cette vision se déploie.
Moi, je ne la vois pas venir de la part d'Annie Jeunev, je vois des réponses de court terme. Alors, bien sûr, il faut des réponses de court terme, mais c'est pas suffisant. Aujourd'hui, les premières victimes du dérèglement climatique, ce sont les agriculteurs.
Vous avez encore beaucoup de pain sur la planche, vous députés aujourd'hui. Plusieurs textes vous sont encore soumis, notamment le projet de loi de protection de l'enfance. On en parle après le fil puisqu'il est 8h46.
Marie Marty Rcian. Le D3 d'Armous toujours sous le feu des affrontements entre les États-Unis et l'Iran, les gardiens iraniens de la révolution affirment avoir stoppé deux pétroliers qui circulaient dans les eaux du D3. Teran ajoute avoir bombardé des cibles militaires américaines [musique] au Kouit et à Barin et ce après de nouvelles frappes américaines cette nuit sur le territoire iranien.
Le feu qui se poursuit en Haute Corse a parcouru plus de 500 hectares. Il est désormais circonscrit mais les conditions [musique] météo avec un vent fort sur place sont particulièrement défavorable. Dans le Var, l'incendie qui a parcouru 200 hectares depuis dimanche [musique] est officiellement fixé mais la vigilance reste de mise prévient la préfecture.
La loi d'urgence agricole adoptée dans le chaos hier à l'Assemblée nationale est un projet de loi plein de mesures attendues et concrètes pour les agriculteurs. Réaction de la ministre de l'agriculture Annie Genevar alors que ce texte fait face à de nombreuses critiques notamment en raison de la réintroduction possible de certains pesticides. [musique] Et puis après un jour de repos hier, les coureurs du Tour de France vont s'élancer sur un contrôle à montre en individuel.
Aujourd'hui entre Éviant Lesbain et Tonon lesbain peut-être une carte à jouer pour notre français Paul Sex 4e au général classement largement dominé par Tade Pogchard. France info le 830 France info Audre tison Marie Bernardo et nous sommes toujours avec Agnès Panier Runaché député Renaissance ancienne ministre de la transition écologique. Les insondis se multiplient en France est-ce que nous avons assez de moyens pour lutter contre ce phénomène ?
On a renforcé très fortement les moyens et moi je veux lutter contre cette fake news qui a parlé beaucoup de Canadair on n pas parlé des 36 hélicoptères qui ont été commandés pour tenir en appui des incendies. On n' pas parlé si ça renouvelle assez fondamentalement la flotte. On n' pas parlé de la multiplication par 4 du nombre de dash qui sont effectivement des des avions qui larguent de très gros très grosses quantité d'eau également.
On n' pas parlé du travail qu'on fait sur la 400 M puisque nous nous avons beaucoup de de ces gros porteurs pour justement les mettre en ligne aussi sur la lutte contre les incendies he pas encore en action à l'heure où on se parlait mais on travaille c'est-à-dire que la réalité c'est qu'on a remis 800 millions d'euros dans la sécurité civile dans la lutte contre parlons des Canadaires parce qu'en effet le sujet a été très relayé ces derniers jours des Canada ça fait partie des fake news de monsieur Mélenchon Actuellement, le président de la République lors de sa réélection promet de renouveler intégralement la flotte et on est loin du compte. Agnè panier Runaché euh mais vous savez Gabri Gabriel Atal voulait en commander quatre. Finalement il n'en a commandé que deux.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Tout simplement la ligne de production des Canadaires n'est pas en situation de livrer l'ensemble des commandes qui lui sont faites au plan mondial. Et nous ne sommes pas aujourd'hui maître de cette ligne de production puisque alors que nous sommes un des plus grands producteurs en aéronautique, c'est un élément qui nous manque dans nos nos différents les différents avions qu'on fabrique en France.
Donc nous sommes dépendants des cadences d'une ligne de production qui se situe hors Europe. Et ben ce que je vous dis, c'est-à-dire s'appuyer sur des moyens complémentaires, les hélicoptères, les dashes, mettre au point effectivement le soutien via les A400M pour pouvoir venir en appui des incendies et travailler au niveau européen pour être capable nous-même de produire cet avion. C'est grâce à l'Europe he d'ailleurs qu'on va avoir les deux premiers.
C'est organisé. C'est pas grâce à l'Europe. L'Europe c'est la France.
La France c'est l'Europe. C'est là où il faut arrêter d'opposer la France et l'Europe. C'est complètement assumé d'avoir passé ces deux commande de ces deux Canadaires vi l'Europe ou Agier Renach qui été ministre.
Encore une fois vous avez vraiment le sentiment honnêtement d'avoir œuvré assez œuvré ce gouvernement Emmanuel Macron. au au dérèglement, à la lutte contre le dérèglement climatique et à son adaptation, à l'atténuation, à son à son adaptation. Honnêtement, et ben écoutez moi je vais vous dire jusqu'en 2024, nous avons accéléré d'une manière inédite la lutte contre le dérèglement climatique.
Les faits sont étus, la baisse des émissions de gaz à effet de serre est multipliée par 4 en France. Nous rattrapons le retard du gouvernement Hollande. C'est le Conseil d'État qui le dit euh dans sa décision récente et et du de 2025 en disant les éléments de baisse des émissions de gaz effet de serre permettent de tenir raisonnablement la trajectoire jusqu'à et depuis 2 ans.
Et alors ça c'est côté atténuation, côté adaptation. Je suis la ministre qui a travaillé euh dans la continuité d'ailleurs de Christophe Béchu sur un plan national d'adaptation au changement climatique qui est inédit par son ampleur, qui est reconnu au plan international. Encore faut-il le mettre en œuvre ?
Et effectivement, et c'est une des raisons pour lesquelles moi j'ai un moment décidé de quitter le le gouvernement, c'est que au fil des mois et notamment à la suite de la dissolution, et bien le le balancier, je disais tout à l'heure que le gouvernement était dans les mains de la majorité sénatoriale. La majorité l'air sénatoriale n'en a rien à faire du dérèglement climatique. Ils n'agissent pas sur les dérèglements climatiques et ça se voit dans le choix des priorités.
Donc effectivement aujourd'hui, on a l'impression de courir derrière les crises alors que avec Ellisabeth Born, avec Gabriel Atal, avec le président de la République, tout est en place pour dérouler et moi je suis profondément frustrée face à cette situation. Annesè Panagier Runaché, un mot de la loi enfance, vous allez en débattre ce soir. Il y a une mesure qui fait particulièrement débat, c'est l'instauration de la perpétuité pour les personnes condamnées pour plusieurs viols, hein, dont au moins sur un mineur.
La France insoumise refuse. Vous avez compris pourquoi ? Non, je je comprends pas.
Enfin, moi je je suis comme beaucoup d'entre nous mèr de famille, je crois qu'il y a pas plus abject que des crimes sur des enfants, parce que des enfants, ça fait confiance aux adultes. On parle pas de n'importe quelle prime, on parle euh de viol répété sur des mineurs, on parle de viol commis avec des actes de barbarie. Enfin, je la perpétuité me paraît être tout à fait justifiée dans cette échelle euh de de peine et la gauche, il voit une disposition populiste empruntée au Rassemblement national.
Mais mais c'est tellement facile de de dire ça, c'est-à-dire que parce que on fixe une ligne de ce qui est le somum de l'abject, on serait populiste. Je veux dire, on estime que j'ai entendu les arguments. Oui, mais vous ne faites pas de prévention.
Pardon, je veux dire, ça n'empêche pas. Ça n'empêche pas de travailler sur la prévention de la récidive. On n'a pas attendu et les filles pour travailler sur la prévention de la récidive.
Mais là, ce dont on parle, c'est les crimes les plus abjects qu'on auxquels on puisse être confronté. C'est le fait de répondre à une situation où monsieur Squarnek a été condamné à 20 ans de prison dont 2/3 incompressibl et voilà le chirurgien qui a fait 299 vols viol répétés dont certains sur des mineurs. en je veux dire à un moment on peut accepter que dans l'échelle des peines, des crimes sur des enfants, des actes de barbarie, encore une fois c'est de ça qu'on parle, ce soit au somum des peines que l'on prononce et ce n'est pas être populiste que de dire ça.
Et ça n'empêche pas évidemment d'avoir des dispositifs de prise en charge médicale, d'accompagnement et surtout de prévention parce que l'enjeu c'est d'éviter le passage à l'acte et en posant aussi un acte fort en disant ce qui est la ligne rouge absolue, on aide aussi à empêcher ce passage à l'acte. Texte qui vous sera soumis à vous député ce soir. Donc merci Agnè Panagier Runaché d'avoir accepté l'invitation de France info ce matin député renaissance du Pas de Calaille les 8h50.
Agnès Pannier-Runacher