Municipales, les grandes manœuvres / Trump a-t-il sous-estimé l’Iran ? | 28 minutes | ARTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 60 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:09OuverteRéponse directe
Quelle est la grande surprise de ce premier tour des municipales ?
- 2:52OuverteRéponse directe
Quel est le succès ou la surprise en demi-teinte pour le RN ?
- 3:34OuverteRéponse directe
Jordan Bardella a réclamé l'Union des droites. Qu'en pensez-vous ?
- 4:15OuverteRéponse directe
La France insoumise propose un front antifasciste. Le PS suivra-t-il ?
- 5:00OuverteRéponse directe
L'abstention record est-elle une fatigue démocratique ?
- 5:44OuverteRéponse directe
Pourquoi la participation a-t-elle augmenté dans les grandes métropoles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:34Fait
« Jordan Bardella a réclamé l'Union des droites qui se ressemble. »
- 14:36Fait
« Les frappes israélo-américaines ont réduit les capacités militaires iraniennes. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonsoir, soyez les bienvenue dans 28 minutes. Merci de votre fidélité chères téléspectatrices et artésien et bonsoir mes camarades. Bonsoir. L'actualité internationale au soir du 16e jour de l'offensive des États-Unis contre l'Iran, c'est la résistance du régime des Molas qui continue de frapper les intérêts américains dans la région avec des milliers de drones et qui bloquent toujours le détroit d'Ormouse. L'Iran jusqu'au bout dans sa guerrique دفاع ازه و آمادگی داره که جنگ رو تا هر کجا که هست ادامه بده و به هر کجا که هست بکشه les premier chef Donald Trump ontils
sous les capacités de résistance de la République islamique d'Iran avec quelle conséquence pour les civils iraniens opposés à la théocratie. On en débattra avant de vous retrouver à la fin de l'émission. Marie Bonisso et Xavier Modui. Bonsoir à tous les deux. Bonsoir Ellisabeth. Le philosophe allemand Jorgen Abermas est décédé. Il avait 96 ans. Je vous dis allemand mais c'est une pensée qui dépasse les frontières. On va revenir au moment où il s'est fait connaître au début des années 1950. Et vous Marie ? Le chasseur d'épave le plus célèbre des États-Unis vient de sortir de prison. il y a passé des années parce qu'il refusait de donner l'emplacement d'un trésor sacré personnage que je vous présente tout à l'heure Tommy Thompson. Très bien. À tout à l'heure. Et pour commencer, les
élections municipales. Elles concernent 34875 communes françaises de la plus grande Paris 1300000 électeurs à la plus petite Roche Fourchat dans la drô de habitants à l'année. Pour analyser les tendances révélées par le premier tour hier et le rapport des Français à leurs édiles, nous recevons le politologue Martial Fouo qui a récemment publié une étude sur les violences précisément subies par les élus. On le retrouve tout de suite.
Martial Fouco castette démocratique avenir des communes françaises aux éditions de l'Aube. Cet essai remarquable vient de paraître. Je vous présente Alan Dia et Benjamin Sport. Martial Fou, avant qu'on évoque, d'abord qu'on découvre un point réalisé par Gael Legra sur ce premier tour et qu'on en parle avec vous. La plus grande surprise selon vous de ce premier tour des municipales hier, c'est quoi ? C'est l'effondrement du bloc central de de la Macronie. Il y a les grandes et les petites surprises. La grande surprise, c'est le succès historique de la France insoumise et peut-être les plus petites surprises, l'effacement où l'échec annoncé est confirmé du bloc central et peut-être
succès ou une surprise en demi-te pour le rassemblement national. Très bien. Et ben on va donc déplier toutes ces surprises après le point par Gael Legra. Martial Fouco, vous êtes chercheur et professeur à sciences pour Paris. Votre dernier livre consacré aux communes française est présenté comme un plaidoyer en faveur de la démocratie communale et de son renouveau. Pour tirer les enseignements du premier tour des élections municipales, vous avez le profil idéal. Louis Alot à Perpignan, Steve Briwais à Enin Baumont ou encore Nelson Chaudon à Beauer réélu au premier tour d'excellents scores à Toulon, Hagd, Carcasson, Menton, Douet. Le Rassemblement national augmente son implantation au niveau local et en
accordant 35,02 % à Franc Alisio proche des 36,7 du sortant Benemois Paillant, les Marseillais seront peut-être à jamais les premiers à élire un maire Eren dans une ville de plus de 800000 habitants dimanche prochain. Hier à 20h06 pétand, Jordan Bardella a réclamé l'Union des droites qui se ressemble. Le Rassemblement national tend la main aux listes de droits de sincères, aux listes indépendances et à tous ceux qui refusent à la fois le désordre de l'extrême gauche et la dilution dans le macronisme. Autre fait marquant, la poussée de la France insoumise. Élection de Bali Bagayoko à Saint-Denis, première place à Roubé Limoge, position dominante à gauche à Toulouse, position d'arbitre à Nant ou à Lille. Nous tendons la main aux autres listes engagées dans ce
scrutin pour permettre partout où la droite et l'extrême droite menacent la constitution d'un front antifasciste. Réponse du Parti socialiste. Et ben peut-être que oui, peut-être bien que non, car il n'y aura pas d'accord national entre le Parti socialiste et la France insoumise. Ce qui signifie que les candidats feront bien ce qu'ils veulent dans leur ville comme à Toulouse où l'insouis François Picmal et le socialiste François Briançon ont déjà trouvé un accord. Sinon ALR. La seule consigne ce soir que je donne, c'est aucune voix pour LFI. Comme à Renaissance, nous ferons ce qu'il faut pour empêcher les extrêmes de gagner. On s'est contenté des déclarations minimum. Les candidats ont jusqu'à mardi 18h pour négocier, se maintenir, fusionner ou se désister. Seul un
département d'irréductible gaulois résiste à la fièvre du second tour, la Mayenne, où tous les maires ont été élus dès hier soir. Il y a quelque chose aussi peut-être qui vous a frappé, Martiel Fouco, c'est l'abstention. Record. Oui, record. Bon, on est sur une baisse tendantielle depuis 1983 élection après élection, on voit cette participation c'est s frité. Ça veut dire quoi ? Il y a une fatigue démocratique ou alors les municipales, c'est un enjeu que qui peine à être sérieux et crucial. Alors, il y a un phénomène nouveau pour ce scrutin de 2026 parce qu'on a modifié le mode de scrutin pour les petites communes de moins de 1000 habitants et si vous voulez, il y avait 68 % des communes où il n'y avait qu'une seule liste. Je mets
au défi un électeur pensant que son bulletin de vote va être décisif d'être mobilisé face à une offre, se résumant à une seule liste. Donc nécessairement, je crois qu'il faudra être très attentif sur le nombre de bulletins blancs et le nombre de bulletins nuls. on devrait voir une progression historique de ces bulletins. Et puis la deuxième raison, ça c'est un phénomène nouveau pour pour le scrutin d'hier, la participation augmenté dans les très grandes métropoles. Ça veut dire que les jeunes les jeunes l'offre électorale, on parlait de la la présence de la France insoumise qui a son je dirais sa capacité à mobiliser un électorat qui habituellement boude les scrutins locaux ou nationaux. Et donc dans ces grandes
métropoles où il y a un enjeu très politisé, il y a vraiment des conflits idéologiques sur une vision de la ville, et bien ça peut permettre à une remobilisation des électeurs. Alors vous parlez d'un succès pour LFI mais pas pour le RN à la même hauteur que LFI. Il y a pas une radicalisation à la même hauteur de nos territoires. Le le RN quand on regarde le finalement le les succès du premier tour, ce sont les villes déjà conquises qui ont été de nouveau renouvelé. É baumontus quelques gains on je trouve que la ville de Can surmer plus de 30000 habitants c'est un c'est un nouveau gain mais la concentration des succès ou des possibilités pour le de se maintenir au second tour c'est essentiellement le sud-est de la France donc ce pouretour
méditerranéen et peut-être de la déception pour le RN dans le reste du territoire en particulier dans le nord où on pensait que le RN c'estàd ce RN social se présente c'estàd sur des questions d'inégalité de déclassement social pourrait prospérer. Finalement, ils sont que dans très très peu de communes en situation d'envisager la victoire. Et sa pregnance donc dans le sud bassin méditerranéen, ça dit quoi ? Ben, c'est dit que le le électeurs qui euh aujourd'hui euh ont voté pour le RN euh ont voté aussi parce que euh la droite de gouvernement est en recul et le RN profite à plein de ce euh de ce changement et puis c'est un RN que l'on qualifie de plus identitaire sur des
questions beaucoup plus culturelles dans le sud de la France et là manifestement ils ont trouvé un électorat très fidèle. Alors, on va évoquer avec vous Martiel Fou et Gana des maires qui ont fait le choix de gérer leur commune à deux. Oui. Au Touche en Loire Atlantique, commune de 2500 habitants. Stanis Las Baumet qui est un agriculteur et ancien premier adjoint ainsi que Frédéric Bouot informaticien fait campagne à deux avec la volonté assumée de se partager le mandat en cas de victoire. Et c'est donc chose faite. Les touchois auront deux mères, ce qui veut dire deux fois plus de présence pour les administrés et puis un partage des tâches et des responsabilité assez salvateur pour les élus. Même cas de figure à Saint-Alouestre dans le Morbillant qui a
choisi là aussi deux mères pour le prix d'une Marie-Hélène Gano et Martine Audi toutes deux retraités et grand-mère. C'est important, vous allez voir pourquoi. Ce qui a motivé leur choix justement de se présenter en duo, c'était l'envie de s'engager pour leur commune tout en gardant du temps pour pouvoir s'occuper de leurs petits enfants. Alors, est-ce que Martiel Fouco est-ce que vous pensez que c'est une bonne gouvernance ? Voilà, cette façon de gérer les communes à deux parce que ça permet non seulement de soulager les maires et puis d'autre part peut-être d'inciter davantage de citoyens à s'engager. Alors, peut-être avant de vous répondre sur le plan démocratique, sur le plan légal, il y a un seul ou une seule mère. D'accord ? C'est qui est responsable
pendant le début ou la durée de la mandature. Et pourquoi je pose je pense que ça soulève une question démocratique intéressante. Ça veut dire que pour ces communes certainement qu'à mi mandat on dira voilà pendant 3 ans, j'ai été en première ligne, maintenant je passe la main. Passer la main, ça veut dire qu'on ne fait pas appel de nouveau aux électeurs pour exprimer un choix. Donc voyez, c'est je pense que ça part d'une très bonne intention en disant la fonction est chronophage, elle oblige à être toujours présent donc on va on va être deux et elle est difficile. Et elle est difficile absolument. Mais légalement, voyez, s'il y a une situation euh un accident dans une école ou sur la voirie, euh je suis pas certain que la
responsabilité soit partagée par les deux personnes. Donc ça soulève des questions qu'il va falloir peut-être traiter pour envisager qu'à l'avenir ces situations puissent se démultiplier. Il y a quelque chose d'assez nouveau dans cet entre deux tours, Martial Fouco, c'est qu'elle appelle à deux remparts politiques antiN par la gauche et anti LFI par la droite les Républicains. Est-ce qu'un regain de participation peut importer et changer la donne face justement à ces deux remparts ? C'est c'est probable que dans les communes, dans les villes où il y aura finalement l'envie pour certaines listes de faire cordon sanitaire, il y ait une remobilisation. Toutefois, on l'avait vu lors des législatifs de 2024 au 2è tour où ça permet d'une remobilisation. Là, il y a il y a un
enjeu qui est très peut-être difficile encore à décrypter avant le dépôt officiel des candidatures du second tour. Je je dirait c'est un petit peu le alors d'ailleurs je sais pas si c'est le mariage de la carpe et du lapin ou le supplice de la carpe et du lapin parce que d'une certaine manière, on voit bien que et les déclarations que vous avez montré il y a quelques instants est intéressantes pour Olivier Fortaliste. très difficile d'asseoir une autorité en indiquant ce que chacun ou chacune des candidats candidates devra faire dans sa ville. Et pour LR, la situation est la même. C'est-à-dire, je pense que c'est moins la question de l'Union des droites qui va se poser dimanche prochain que l' je dirais la la possibilité pour LFI,
même en étant très souvent en 2e 3e position de marquer le territoire avant l'élection présidentielle. Et pourtant, je je répète souvent à l'envie que l'élection municipale nous dit rarement beaucoup de choses d'une élection nationale. Cette fois-ci, c'est pas tant le rapport de force politique, c'est la démonstration que LFI se retrouve dans une situation d'ê non pas la locomotive comme en 2024 au nom de cette alliance du Nouveau Front populaire, mais en étant derrière la locomotive du PS aura un rôle décisif de faiseur de roi dans beaucoup de beaucoup de villes et on voit déjà, vous avez cité le cas de Toulouse que l'alliance c'est rapidement faite parce que il y a un enjeu à la
fois de conquête pour les gauches. pour cette élection municipale. On verra ce qu'il en est dimanche prochain. Mais une dernière question à propos du rapport presque affectif des Français à leursil. C'est peut-être le rapport le plus confiant qu'il soit aujourd'hui ou par ailleurs, il y a une défiance vis-à-vis des institutions, l'État jacobin et cetera et en même temps, vous faites remarquer que il y a de plus en plus d'agression physique et verbale. Comment vous expliquez ce paradoxe ? On aime le maire mais on aime aussi taper dessus. Enfin, en tout cas, verbalement, on on aime le ber mais c'est pas unanime, hein. On va toujours trouver des citoyens qui euh sont très défiants vis-à-vis euh de leurs représentants municipaux. Oui, il y a une forme d'affection des Français vis-à-vis des
équipes municipales. Pour cette élection, je rappelle un chiffre très important, il y a presque 1 million de Français qui se sont portés candidats euh dans ces 35000 communes. Donc, un français sur 50 est prêt à engager du temps pour la vie de sa commune. Mais je trouve qu'il y a des signes peut-être annonciateurs d'une démocratie municipale qui n'est pas toujours en si bonne santé. Euh on a beaucoup parlé de crise de vocation. Je crois qu'il y a pas de crise de vocation euh dans dans le pays sur l'engagement municipal. En revanche, il y a une vraie crise de l'exercice de la fonction et qui devrait peut-être euh nous conduire à réfléchir, voyez, à la taille des conseils municipaux. Euh je crois que dans beaucoup de communes, c'est très
compliqué de constituer des listes et comme je le disais, autant de communes avec une seule liste, ça pose un problème démocratique. Le pluralisme n'est pas au rendez-vous. Hm hm. Le cassette démocratique, plein de questions, plein de réponses, c'est remarquable. Merci Martial Fou et c'est publié aux éditions de l'aube. Merci d'être venu décrypter après le premier tour, c'est municipal. On va passer à notre débat sur le rapport de force entre les États-Unis et l'Iran au 16e jour de la guerre entamée avec l'assassinat de la Yatolla Hameney le 28 février dernier. Le régime iranien tient toujours. Sa capacité de nuisance dans le détroit d'Ormous entre autres fait flamber les prix du pétrole mondiaux et la milice des Bassiji se venge sur les civils iraniens que Donald Trump
appelait à résister. Les États-Unis ont-ils sous-estimé l'Iran débat après la mise au point de Sandrine Lecalvez ?
Donald Trump misait sur un succès rapide en lançant le 28 février l'opération fureur épique. A-t-il crié victoire trop vite ?
Les frappes israélo-américaines ont réduit les capacités militaires iraniennes. Les infrastructures pétrolières sont endommagées. Le guide suprême a été tué. Mais le régime des Mola ne s'effondre pas pour autant. Ali Hamedai a été remplacé par son fils. Dans la rue, ce sont les partisans du régime qui paradent. Les opposants, tétanisés par la répression, ne se sont pas soulevés comme Donald Trump l'avait imaginé. Même sous les bombes, les gardiens de la révolution tiennent le pays. Nous sommes ici et jusqu'à notre dernier souffle, nous nous battons pour notre pays et notre nation. Nous avons traversé la guerre Iran Irak de 1980 à 888. Puis la guerre imposée par les États-Unis et Israël, nous
serons victorieux. L'Iran est toujours victorieux. Donald Trump s'attendait-il à la rposte iranienne ? L'armée de Teran a ciblé Israël, mais aussi des bases américaines et des voisins du golf. Le D3 Dormous, zone stratégique pour le passage des hydrocarbures, est bloqué jusqu'à Nouvelande, faisant flamber le prix du pétrole. Et ça ça agace Donald Trump qui réclame désormais l'aide des pays de l'OTAN pour sécuriser le D3 d'Ormous sous peine de représail.
Alors Donald Trump est-il pris à son propre piège en Iran ? Les États-Unis s'étaient-ils suffisamment préparés à ce conflit ? Comment expliquer la résistance du régime iranien ? Nos trois invités pour ce débat. Robert Mala, bonsoir. Vous êtes un diplomate américain, ancien conseiller Moyen-Orient du président Barack Obama et négociateur sur le nucléaire iranien pour Joe Biden. Vous enseigner aujourd'hui à Yel. Selon vous, Donald Trump s'est lancé dans une guerre qu'il espérait être de courte durée, mais il n'a pas pris soin de comprendre ni la psychologie iranienne, ni les dynamiques géostratégiques. À côté de vous, Bertrand Mbad. Bonsoir professeur éérite des relations internationales à Sciences Po Paris. Vous avez publié euh l'essai par-delà la puissance et la guerre.
Selon vous, les États-Unis n'ont pas sous-estimé l'Iran, ils ont surestimé leur propre puissance et leur capacité à utiliser à l'utiliser en élément de changement positif pour la vie des Iraniens. Et à côté de vous, Mariam Pierrezadé, bonsoir, rédactrice en chef à France 24, ancienne correspondante à Tran et j'ajoute que votre documentaire Iran, la révolte massacrée, est visible sur la chaîne France24. Précisément selon vous, les Iraniens s'étaient préparés à ce conflit, notamment en réorganisant la répartition des pouvoirs. Vous ajoutez au fond, ça fait 47 ans qu'il se prépare à cette guerre et on démarre le débat Benjamin avec le chiffre du jour. Oui, moins 1319 civils ont été tués en Iran depuis le début de la guerre, donc depuis 15 jours d'après une ONG des
droits humains en Iran, basé aux États-Unis. Mariam-Pierrezadé, depuis le début de la guerre, donc les Iraniens sont les principales victimes de ce conflit. autant des frappes que du pouvoir dictatorial des MOLA. Exactement. Il faut imaginer qu'aujourd'hui la le quotidien d'un iranien c'est les bombes américaines et israéliennes et la répression du régime puisque les commissariats de police sont visés par des frappes. Donc toutes les forces de police, celles qui ont massacré à la Kalashnikov il y a 2 mois à peine les millions d'Iraniens qui demandaient la démocratie et un changement de régime sont donc dehors. Donc il y a des vidéos qui sortent du pays. On voit des checkpoints. Je voyais une vidéo il n'y a pas très longtemps notamment d'un checkpoint dans un dans un tunnel.
arrestation de personnes qui nous envoient des vidéos. Moi, moi personnellement, je reçois des vidéos mais on me demande de ne pas les publier puisque ils encourent un risque très important avec des arrestations qui se multiplient. Donc, ce n'est pas surprenant puisque c'était il s'était passé exactement la même chose au moment de la guerre des 12 jours. Une répression accrue sur la population. À noter que ça fait 17 jours que la population iranienne n'a plus internet. Comment imaginer une population sous les bombes qui ne sait pas ce qui se passe ? qu'ils en sont réduits à fixer la fenêtre pour comprendre où les bondes tombent, quelle cible a été visée et ils arrivent à se parler sur le téléphone fixe. Impossible pour eux de se connecter à internet depuis 17 jours et
on voit que cette coupure internet va perdurer. Robert Mal, le régime a été touché, il a même été décapité le 28 février dernier, mais néanmoins, il tient. Et tenir, c'est la victoire parce que nous faisons victoire pour eux pour l'instant. On fait ça. Je pense que Dominique de Villepin avait appelé ça le Vietnam global. Moi, j'ai appelé ça une guerre de guerri à l'échelle mondiale, c'est-à-dire guerre de guerri où ce qu'il faut, c'est trouver les les les points faibles de son adversaire. On est plus faible soi-même mais dans cette guerre asymétrique, on trouve les moyens de toucher l'adversaire sur le plan économique, sur le plan politique, sur le plan commercial. Et finalement, il ils mènent une guerre à laquelle les États-Unis ne sont pas pour l'instant
adaptés et il est difficile préparé, absolument pas préparé. Vous l'avez dit vous-même et dans un sens, je ne sais pas si c'est que le président Trump n'a pas examiné ce scénario. Je me demande s'il a examiné un scén un scénario quel qu'il soit. Je pense qu'il s'est lancé de la dent avec l'improvisation qui lui est qui lui est propre et on en voit le prix aujourd'hui. C'est une guerre qui est déjà catastrophique et à ce stade avec c l'escalade qui qui nous attend je pense. Vous évoquez une guerre asymétrique. On va en parler avec vous trois et avec Anna. asymétrique parce que les Américains ont un armement ultra technologique, les Iraniens ont des drones qui coûtent pas cher et la symétrie repose là. Exactement, vous le disiez, on parle même d'une guerria aérienne capable de
déstabiliser les Américains. D'un côté, il y a les dizaines de milliers de drones kamikas de longue portée iranien, les Chaèd. Leur avantage, c'est qu'ils sont peu chers. On les surnomme d'ailleurs les missiles du pauvre entre 20 et 50000 dollars pièces selon la majorité des spécialistes. D'autre part, l'Iran c'est en produire rapidement de grandes quantités entre 100 voire 200000 là aussi selon par an selon les estimations. Et puis leur matériaux très légers et leur vol à basse altitude leur les rendent très difficilement détectables par les radars et ça ça permet aussi aux Iraniens de saturer littéralement le ciel du Moyen-Orient. Au total, environ 2000 drones auraient été lancés, certains causant des dégâts matériels et humains sur des bases américaines en Irak et au Kouwait.
D'autres ont ciblé des ambassades, des installations énergétiques, des ports, des hôtels. Ça a été le cas aux Émirats Arabes unis, au Qatar, à Oman et au Bahrain. Donald Trump a d'ailleurs déclaré cet après-midi que plus de 95 % des drones iraniens auraient été détruits. Quant aux États-Unis, eux utilisent plutôt des missiles classiques autour de 3 millions euros pièces en moyenne. Une centaine de missiles patriotes auraient été tirés depuis des avions de chasse ou bien des bases systèmes sol air. Et là, l'équation économique n'est plus du tout la même. À ce jour, on estime que le coût total de la guerre pour les Américains est évalué à près de 2 milliards de dollars par jour. Bertrand Bad, est-ce que cette guerre, elle va se jouer sur la capacité de des deux pays, les États-Unis et
l'Iran, à être à renouveler leur stock d'arme ? Alors, il faut partir d'une idée très simple qui va étonner et choquer, mais la faiblesse n'est plus l'envers de la puissance. Et c'est ça la nouvelle équation des relations internationales aujourd'hui. En fait, c'est pas d'aujourd'hui, c'est des guerres de décolonisation que l'on a découvert ce phénomène. Ça veut dire quoi ? veut dire que le faible dans un ce qu'on appelle maintenant les guerres asymétriques dispose de quantité de ressources contre lequel le puissant ne peut pas ou ne peut plus agir. Et de ce fait, ça empêche la puissance de faire ce pourquoi elle a été inventée,
c'est-à-dire imposer un ordre favorable au vainqueurs. Et donc ça veut dire que nous passons d'un rapport que le grand stratège Klauswiitz appelait le rapport du faible au fort à un rapport qui est celui de l'ordre au désordre. C'est-à-dire que autrefois on était puissant pour créer un ordre qui vous est favorable. Maintenant il ne reste plus qu'une chose c'est créer du désordre. Créer du désordre affaiblir celui d'en face mais en l'affaiblissant on lui donne des ressources. Et c'est très exactement ce qui est en train de se passer en ce moment. Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le faible dans sa riposte, il peut créer un désordre extrêmement coûteux pour le puissant et
un désordre qui à lui ne lui coûtera pas cher. Par Mais Robert Malé, un faible peut céder à un moment donné. Est-ce que l'Iran n'est pas aussi un régime aux abois qu'on ne le voit pas actuellement vraiment mais qui a une forme de fébrilité qui peut se manifester dans les jours à venir ? fébrilité bien sûr dans le point de vue intérieur. Effondrement, écoutez, mais même s'il s'effondre, même s'il s'effondre, il il existe encore. C'est-à-dire que il s'effondre, il ne disparaît pas. C'est une guerre civile avec des ressources de violence et de et de de chaos et d'instabilité. Donc l'issue, c'est quoi la victoire pour les États-Unis ? On ne la voit pas. C'est remplacer ce régime par un régime but de guerre. D'ailleurs, le grand problème, c'est qu'il n'y avait
jamais de justification claire à cette guerre. Il n'y a pas d'objectif clair non plus. Et c'est ça le problème pour les États-Unis, c'est qu'ils ont lancé cette guerre sans raison, sans véritable justification. Mais s'il y a pas de but de guerre, il y a pas forcément de défaite non plus. Trump pourrait dire et ben tout à fait. C'est pour ça que l'espoir aujourd'hui c'est qu'un jour Trump se réveille, qu'il se dise parmi les 1000 objectifs que j'ai pu déclarer ces derniers jours et ces derniers jours, il y en a il a un objectif que je vais identifier aujourd'hui. Je l'ai je l'ai achevé et c'est bon. Et ça ça ne m'étonnerait pas du tout qu'un jour il se disent "On a gagné, OK ?" et qu'on lui donne cette victoire parce queil faut que cette guerre se termine avant que les pertes civiles et
que les pertes économiques et tout et et le chaos ne se généralise. Mari Pierrez, l'effondrement est désirable mais semble repousser quoi de semaine en semaine, d'année en année le fondement du régime iranien. On peut pas parler au nom de 90 millions de personnes, mais en tout cas ce que je remarque de mes contacts sur place, il y a une peur commune, c'est que ce régime reste en place. Et dans tous les scénaris évoqués par Donald Trump, le régime est là puisqu'il a d'abord dit euh "J'ai pensé à quelqu'un pour diriger l'Iran mais il a été tué." Donc ça veut dire que c'était quelqu'un du régime. Ensuite, il a dit "Je veux être partie prenante du choix du guide." Euh donc ce qui est inquiétant c'est de se dire alors déjà je pense qu'ils ont deux agendas qui ne sont pas les mêmes
avec les Israéliens. Les Israéliens assument clairement un changement de régime, mais même eux commencent à dire qu'il n'y a pas d'alternative à ce régime. Et c'est là où c'est inquiétant. C'est-à-dire que euh là, c'est comme un livre ouvert et la page, elle est au milieu. Euh cette ce régime s'est préparé à cette guerre déjà donc depuis 47 ans comme je disais, mais particulièrement depuis la guerre des 12 jours du mois de de juin. Les semaines précédentes ces frappes, tout le monde savait qu'il y allait avoir une guerre. Elle a été avancée cette guerre parce que il y a eu le Mossade qui a eu cette information selon laquelle Alien allait se réunir avec tous les classiques du régime à un endroit précis. Donc cette frappe a été ordonnée le samedi 28 février euh au matin. Mais les semaines
avant, Ali Largani qui aujourd'hui dirige l'Iran avec les gardiens de la révolution s'est déplacé à plusieurs reprises à Moscou pour y rencontrer Vladimir Poutine. Ils ont mis en place tout un système de successeurs euh et ont demandé au au grands commandants des gardiens en révolution de désigner eux-mêmes trois successeurs. D'ailleurs, Ali Hamenei n'avait pas mis son fils sur la liste des successeurs Maba Kamenei. Donc là aujourd'hui, vous savez la République islamique c'est pas juste comme on entend des fois le régime des Molas. C'est une pièce avec deux facettes. La face A c'est les religieux, la face B c'est les gardiens de l'évolution. C'est donc un régime qui est théocratique et militaire et aujourd'hui les militaires ont pris le pouvoir euh sur la République islamique.
H Bertramb dit mais on dit que la la guerre a été mal préparée par les Américains. Vraiment vous pensez qu'il n'y a pas eu d'anticipation de ce qui se passe aujourd'hui et est-ce qu'ils sont pas obligés d'aller jusqu'au bout justement parce que maintenant le pouvoir s'il reste en place sera encore plus répressif ? Euh ce qui me paraît relevé effectivement de la question de la préparation, c'est la préparation mentale et intellectuelle qui tourne autour de l'idée fétiche dont on a beaucoup entendu parler ces derniers jours, un peu moins maintenant, qui est l'idée de décapitation. C'est-à-dire l'idée que en quelque sorte euh le point d'aboutissement de l'action militaire, c'est décapiter le régime. À partir du moment où vous le décapitez, il n'existe plus. Bon euh un régime c'est pas comme
un corps humain. C'est effectivement quand vous coupez la tête à quelqu'un, on peut considérer que cette personne est morte. euh un régime et et euh Myiam Pieradel l'a très bien dit il y a un instant, c'est-à-dire un régime c'est quelque chose d'extraordinairement complexe dans lequel il n'y a pas seulement des acteurs et ces acteurs sont eux-mêmes extrêmement nombreux et derrière les acteurs, il y a tout un système qui s'étissait en 47 ans, faut quand même pas l'oublier, et qui sétissait autour d'intérêt partagés de systèmes tentaculaires reliant les uns aux autres et cetera mais surtout derrière tout cela, il y a quelque Quelque chose qui est extrêmement à mon avis décisif dans cette affaire, c'est que lorsque vous
supprimez un individu, vous ne faites pas ce que l'on disait autrefois comme étant la clé de la victoire, c'est-à-dire terrasser l'ennemi. Euh la victoire en terme classique, en stratégie classique, c'est terrasser l'ennemi. Terrasser l'ennemi, ça veut dire utiliser les moyens militaires pour annuler les moyens militaires de l'autre. un les moyens militaires euh du système iranien ne sont pas anéantis et deux et deux les moyens militaires ne sont que minoritaires dans les ressources de pouvoir et vous avez à côté de ça quantité d'autres ressources économiques, culturell, idéologiques, tout ce que vous voulez qui font que je pense que les gens qui sont au pouvoir à Washington n'ont pas fait d'études de relation internationale. Alors, c'est
pas ce que dit et vous allez l'écouter et vous allez l'entendre et bien sûr on imagine ce qu'il peut dire. la réponse de Pit Ex l'ancien journaliste Fox News et secrétaire d'État à la défense. Il estime bien sûr que la menace iranienne a été anticipée. On l'écoute. reports that the Trump administration underestimated the Iran war's impact on the straight of hormic forn
alors Robert Mal sens s'ils avaient pensé c'est encore pire c'est s envisagé que ça ce serait le résultat de la guerre c'est encore plus des responsables qui les engagé Donc on doit vraiment faire confiance avec tout le respect que je dois donner à la fonction de secrétaire de à la guerre, on peut pas faire confiance à ce que déput qui avez même bien connu la Maison Blanche, il y a plus de conseillers qui ont l'oreille de Trump aujourd'hui. Il décide tout seul. Ben écoutez, quand on est empereur, on veut que ces conseillers disent ce que il veut entendre. Moi je j'ai déjà servi des présidents. C'est c'est j'avoue c'est difficile de contredire un président surtout que lorsque le président semble convaincu de quelque chose. Mais lorsque vous avez un président qui est prêt à
vous virer à la moindre contradiction il n'a que des gens autour de lui qui lui disent ce qu'il veut entendre. Je suis sûr que certains ont dû murmurer. Attention peut-être le droit d' attention peut-être le blocage du détroit d'Ormous. Et puis et puis Trump a dû dire "Mais on est on est plus puissant que on va pouvoir les en dissuader." Et à ce moment-là les militaires ont dû dire "Oui, monsieur le président." N'oubliez pas qu'il a remplacé l'étatmajor militaire également pour mettre à la place de ceux qui étaient là avant des gens qui sont plus ou moins loyaux à sa personne. Ouais. Mariam Pieradé, pardon, mais on sait que l'opinion américaine est farouchement hostile à cette intervention. Et en Iran, puisque vous avez des contacts, quel est qu'est-ce qu'on vous entendez ça dire ? Il faut
qu'on continue que les Américains aillent jusqu'au bout du coup ou pas ? Parce qu'ils ont peur des répercussions qu'il peut y avoir si les Américains se retirent aussitôt. C'est impossible de parler pour 90 millions de personnes. Il y a plein de sentiments contrastés, plein de sentiments même contradictoires. Moi ce que je remarque, je vois trois catégories de gens. Il y a ceux qui veulent que cette guerre, elle aille jusqu'au bout parce qu'ils veulent que le régime tombe et pour eux la seule solution c'est une intervention américaine qu'ils ont demandé au mois de janvier quand ils les ont manifesté. D'ailleurs, Donald Trump leur a dit ressortez, sortez, reprenez vos institutions, l'aide arrive. et finalement il s'est assé à la table des négociations avec le régime à trois à
trois reprises. Il y a ceux qui veulent la fin de ce régime et qui ont peur de cette guerre, qui sont dans un état de de stress et de choc post-traumatique de de de choc traumatique très important et d'autres qui sont anti-guerre. Donc c'est c'est compliqué, vous savez. Il y a plein de divisions à l'intérieur, il y a plein de sentiments contradictoires. Euh, ils sortent d'un des épisodes les plus violents qu'ils aient jamais vécu au mois de janvier lorsqu'ils sont ils sont allés manifester en Iran enfin. Moi à chaque fois que je parle avec quelqu'un que je parlais avec quelqu'un, on me disait "On connaît tous quelqu'un qui a été tué pendant les manifestations de 30000 morts au moins." Je veux dire la la République islamique avait déclaré a déclaré la guerre contre
sa population. quand on tire à la Kalashnikov face à des une jeunesse qui ne demande qu'une chose, le changement de régime et la démocratie euh et qu'on et qui sortent d'un blackout internet et qui se rendent compte de l'ampleur de la répression. Donc il y a eu cette répression extrêmement importante. Il y a eu d'abord eu ces manifestations avec un vrai espoir que ce régime tombe parce qu'il y avait des millions d'Iraniens dans la rue. La répression féroce est maintenant la guerre. Donc ils sont dans un état. Je pense que c'est les Iraniens, c'est une population qui est maudite honnêtement et et je pense qu' elle est elle est trop facilement oubliée. Personne ne parle les Iraniens et de ce qu'ils veulent vraiment. L'état de l'opinion américaine à propos
de cette offensive je pense que c'est la guerre la moins populaire dans l'histoire contemporaine, c'està-dire au début d'une guerre, souvent il y a cet élan nationaliste patriotique. Là pour le coup ça n'existe pas. La base Maga, même pardon même la base maga mais la base maga elle est assez divisée. Je je suppose la majorité d'avec Trump parce qu'elle le sera toujours mais il y a des voix très indépendantes Torer Carlson d'autres qui disent mais vous nous avez promis pendant toute votre campagne que vous étiez contre ce genre de guerre ces guerres interminables, ces guerres stupides au Moyen-Orient. À quoi ça sert ? Et voilà un président l'isolationisme est devenu une succession d'intervention à l'extérieur ce qui est tout de même donc je pense que la droite se divise la gauche enfin
les démocrates sont contre. Il aura du mal, je pense, à raller l'opinion publique et c'est une des raisons pour lesquelles il se réveillera peut-être un matin en se disant j'ai les les élections de mi mandat qui approchent en novembre, les p les prix du pétrole qui qui montent, mon opinion qui n'est pas avec moi, attention. Oui, on m'a dit oui, je pense que la grande erreur qui a été faite et probablement à la Maison Blanche, c'est d'avoir privilégié l'approche stratégique. Or, le stratège est mort aujourd'hui. Pourquoi ? Parce qu'on voit très bien dans cette crise que les fameux stratèges sont pris en étu entre deux phénomènes absolument incontrôlable. L'aspect systémique, c'est-à-dire tout ce qui se fait crée du désordre un peu partout dans la région
et dans le monde entier. Et à partir du moment où c'est le monde entier qui est en désordre, bah le stratège, il ne peut que regarder et constater. Et puis l'autre part de l'to, c'est la société iranienne. Une société, ce n'est pas une armée. Ça ne se commande pas, ça ne se dirige pas, ça ne s'exprime pas de manière audible. C'est un mouvement spontané qui se produit ou ne se produit pas, avec lequel on compte et on s'aperçoit qu'on a eu tort de compter avec ou avec lequel on ne compte pas et on s'aperçoit qu'on a eu tort de ne pas compter avec. Donc dans cette logique, le stratège est ça veut dire que ça inclut Marine Pier un soulèvement. C'est la très très bonne question effectivement, c'est que là, je pense
qu'ils sont arrivés à un point où les Israéliens et les Américains demandent à la population de se soulever. Sauf que moi, atérant les contacts que j'ai ou dans d'autres villes en Iran, on me dit on ne peut pas sortir pour le moment parce que les forces de répression sont dehors. Donc, on attend l'ordre de sortie mais pour le moment, ce n'est pas possible. Donc on ne peut pas renverser un régime sous les bombes. Ça c'est quelque chose qui est qui est impossible dans n'importe quel pays au monde. En plus la répression en Iran, il y a il y a des raides, il y a des les il y a des personnes qui se sont fait tirer dessus parce qu'elles ont exprimé leur joie à la mort de Alaméi. Donc ils ne peuvent pas sortir. Donc quand les Israéliens et les Américains leur disent maintenant
reprenez alors ils essayent de justifier ça en disant on est en train de de de frapper les installations sécuritaires. C'est vrai, des tribunaux sont frappés, des commissariats de police là où on arrêtait les filles pour pour un foulard mal porté qui sont qui sont également frappés. Donc des endroits symboliques qui incarnent la répression en Iran pour permettre ces conditions et permettre un soulèvement. Mais le soulèvement, il était dans les rues d'Iran au mois dès le 28 décembre. Il était dans les rues d'Iran et ils ont attendu l'aide américaine comme ils disent pour beaucoup et beaucoup d'Iraniens m'ont dit en après cette séquence, on nous a on s'est senti abandonné. Robert Mala, vous avez conseillé Barack Obama et Joe Biden notamment sur le nucléaire. Il y
aurait pas fallu que Barack Obama puis Joe Biden aide les Iraniens ? Écoutez, je je l'ai écrit dans un article du monde. C'est vrai que le le peuple iranien n'a pas été vraiment au centre de de de la pensée américaine. Je le reconnais et c c'est une critique je pense tout à fait légitime. On avait des intérêts qui étaient de résoudre le problème nucléaire parce qu'on se disait que si l'Iran acquiert une bombe nucléaire, on irait vers la guerre. Maintenant on y est. Et donc c'est vrai que mais ils n'ont pas la bombe nucléaire par ailleurs. Non, ils n'ont pas la bombe nucléaire ce qui ce qui on dit qu'il pe l'avoir assez rapidement entre 6 mois et 1 an. C'est faux. Écoutez, il faudrait d'abord vous voulez dire au à quel moment ? Juste avant cette guerre-ci ? à venir là dans les
Oui, écoutez, dans dans dans le meilleur des cas pour eux, c'està-dire s'ils veulent une bombe nucléaire, ils doivent d'abord trouver le les 400 kg de de d'urgnium, ensuite reconstruire un programme nucléaire, tout faire le faire sans être aperçu par les Américains ou par les Israéliens. C'est vrai que dans un monde théorique, en 6 mois, un an, il pourrait obtenir une bombe atomique, mais c'est les conditions n'existent pas aujourd'hui. Mais je reconnais que c'est une question à laquelle, mais c'est pas seulement dans le cas iranien. On n' pas de politique réellement efficace pour aider les peuples qui subissent la dictature, les régimes autocratiques. On n' pas de solution miracle les États-Unis mais le monde entier ne l'a pas. Mais en tout cas, la guerre ne va pas
les aider. Ça, je le dis, je comprends tout à fait la frustration d'Iraniens qui se disent tout peut nous aider même la guerre. Mais malheureusement, c'est pas le cas. Et puis n'oublions pas que ni pour le premier ministre israélien, ni pour le président américain, le le le bien-être du peuple iranien figure aant des priorités. Au contraire, merci à tous les trois, le débat est terminé, mais merci infiniment d'être venu débattre ce soir dans 28 minutes. On va rester dans l'actualité vu par Xavier Maud Marie Bonisson, on évoquera la mort. Il avait 96 ans du plus grand philosophe allemand du 20e siècle, Jürgen Abermas, théoricien entre autres de l'éthique de responsabilité. Et puis une histoire totalement recombolesque. Un américain de vos compatriotes, un
chasseur de trésor, Tommy Thompson. Mais d'abord le mot vedette du jour, horloge biologique, notre horloge circadienne qui est fondamentale pour notre sommeil et il est trop court. C'est entendu. Notre horloge biologique peut se dérégler. En quoi consiste l'horloge biologique ? pour réguler votre horloge biologique. Qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit ? Merci de m'en dire un peu plus. Entendu la vie secrète des mots vedettes. Horloge biologique du grec ancien aura heure logos science et bios vie désigne chez les terriens le mécanisme régulateur de l'organisme dans le temps. Le 10 mars, l'Institut national du sommeil et de la vigilance a publié son enquête laquelle confirme que nos modes
de vie perturbent notre horloge biologique et accentue la dette de sommeil. Les Français ne pioncent pas assez. 6h50 par nuit, c'est moins que la recommandation de 7 à 9h pour les adultes et 8 à 10h pour les ados. 50 % des Français interrogés se réveillent crever. Un/4 dort même moins de 6h parit alors que 42 % estime que bien dormir est le premier pilier de santé. Devant bien manger 38 %. Les coupables sont connus et court toujours pollution, sonnerie lumineuse, chaleur, horaire de travail décalé, hyperconnexion. 58 % des Français dorment avec leur smartphone allumés. Des grains de sable qui grippent l'horlogerie suisse du corps humain. En particulier l'horloge biologique circalienne dame patronaise du cycle
jour nuit. Cette pendule du dodo dépend de la mélatonine, l'hormone du sommeil produite la nuit puis remplacée le jour par le cortisol. L'hormone du stress qui maintient éveillé. Le corps recèle d'autres horloges de précision assurant sa chronobiologie infradienne, ultradienne ou celle tant redoutée du vieillissement qui définit notamment la période de fertilité. Dès le 18e siècle, un astronome avait subonoré l'existence d'une horloge biologique en observant des plans de mimosa placés dans le noir. En 2017, une équipe américaine a démontré les mécanismes moléculaires actifs dans cette tocante génétique et obtenu le Nobel de médecine. Une acrobatie digne du circadien du soleil.
Tibonol en forme, Marie Bonisso et Xavier Maudu Itou. Alors, c'est l'heure de vos chroniques. Xavier, le philosophe allemand Yorganermas est mort samedi à 96 ans, un des penseurs les plus influents de sa génération. Un intellectuel de combat et vous allez nous rappeler un de ses combats centraux. Oui, c'est ça. Oui. Oui, parce que c'est un homme qui se fait remarquer très jeune, Jürgen Abermas. Il a seulement 24 ans quand précisément le 25 juillet 1953, il fait paraître un article dans le journal général de Francfort, le frankfurter alor et dans cet article Abermas s'intéresse à Heidegger. Martin Heidegeger, la grande figure de la philosophie. En fait, Abermas vient de lire l'introduction à la philosophie d'Ak de un ouvrage qui vient de paraître mais
qui en réalité est un cours de 1935 donc qui paraît en 1953 sans qui a été enlevé les passages qui évoquent la grandeur du national socialisme, c'est-à-dire le nazisme qui écrit à Bermos. Bon, alors déjà son article, il l'intitule penser avec Heidegger contre Heidegger et Abermas s'interroge, il se dit "Mais comment un grand penseur comme ça n'a rien vu de l'horreur qui est le nazisme et il s'interroge encore plus comment 8 ans après la fin de la seconde guerre mondiale et la chute du nazisme, on en arrive encore à laisser passer de tels texte parce que Abermas a connu cela. Il est né en 1929 donc il a grandi en même temps que le nazisme. Son père était membre du parti nazi, lui-même a été enrôlé dans les jeunesses hitlériennes mais comme tous les gamins
de ce moment-là. Donc il se pose des questions sur son passé et il se dit "Mais c'est étonnant que ceux qui sont autour de moi ne se posent pas des questions et notamment les penseurs." C'est pour ça qu'il bousculent toute une génération, la génération du dessus qui sont restés en poste sous le nazisme, qui après la guerre sont toujours là, mais qui n'ont pas l'air de se poser de questions. Et en cela, Abermas est un intellectuel. intellectuel, vous savez, au sens originel du mot hein, ce mot qui naî à la fin du 19e siècle en France au moment de l'affaire de Réfus pour désigner les penseurs à leurs philosophes historiens écrivains. On pense à Zola bien sûr qui décide de prendre la parole dans le débat public pour dénoncer bah les injustices, les arms du monde. Et là l'article que fait
paraître en 1953 à Bermas, il bouscule et il est remarqué remarqué notamment par un philosophe sociologue Théodore Adorno qui se dit "C'est qui ce jeune homme qui ?" Alors il va le chercher et Adorno est un personnage formidable parce que il est une des grandes figures de ce qu'on appelle l'école de Francfort. Cette école de Francfort elle fait suite à un institut de recherche fondé en 1923, interdit fermé par les nazis en 1933. C'est-à-dire que cet institut-là n'est pas compromis et c'est là il y a toute la vivacité intellectuelle. Alors, c'est pas possible en peu de temps de résumer la pensée complexe, riche, stimulante d'ailleurs d'un homme comme Abermas. Mais ce qu'on peut retenir, c'est que
cette pensée est associée à une action. Prendre la parole, agir, faire bouger. Intellectuel, je vous disais voyez face aux erms du monde quand certains filent doux, bah lui il filosof. Parfait. On est lundi, ça promet. Merci. Et je pense qu'un certain nombre de gens vont être tentés de le lire après votre explication lumineuse. Alors Marie, aux États-Unis, un célèbre chasseur de trésor englouti, a fait 11 ans de prison. Non 10 ans de prison sans jamais révéler l'emplacement des pièces d'or disparu qu'il convoitait. Il a rien lâché. Il a rien dit. Il a il a rien dit Tommy Thompson. Alors que tout le monde rêve de savoir où sont ces pièces d'or. On parle du plus gros trésor englouti de l'histoire des États-Unis. C'est celui du SS Central America qu'on surnommait The Ship of
Gold. Un bateau bourré de lingots trouvé en Californie. On est au milieu du 19e siècle, 1857, c'est la ruée verslor. Et ce gros bateau à Au il a une mission, c'est de ramener l'or de l'ouest à l'est, aux banques de la côte est américaine. Il va jamais arriver, il coule avant au large de la Caroline du Nord, faisant plus de 400 disparus et un craque boursier au passage. Cette histoire aux États-Unis, elle obsède plein de gens qui adorent l'argent dont Tommy Thompson, scientifique de l'Ohio, qui en 1988, donc plus de 130 ans plus tard, va faire construire un sous-marin ultra perfectionné qui l'appelle Nemo pour aller retrouver cette épave. Il y arrive, elle l'attend à plus de 2 km de
profondeur dans l'océan Atlantique. Tommy devient un héros national. Il est assis sur un trésor estimé à 150 millions de dollars. Alors évidemment qui dit trésor dit embrouille he Racam Le rouge il avait pas beaucoup d'amis. Alors, il y a d'abord les descendants des compagnies d'assurance de l'époque du SS Central américain qui arrive et puis qui réclame un bout du mago. Alors Tommy va gagner le procès contre eux parce qu'il va dire que non les lingots, ils ont été abandonnés au fond de l'eau au fond de l'eau à l'époque. Donc c'est à qui le retrouve à Néfaste pour Tommy qui revend ce trésor du SS Central América lingot par lingot. Il y en a qui atteignent des sommes folles aux enchères. Mais en 2005, ce sont cette fois les gens qui ont financé son expédition, copain quoi.
Ouais. Qui lui colle un procès parce que dans le deal, ils étaient censés recevoir une partie de ce trésor si on le trouvait. Ils attendent toujours. Alors là, plus compliqué, Tommy Thomson disparaît. Cavale. Lui et sa copine ont leur tête placardée dans tout le pays. On les prend en filature dans une maison qu'ils viennent d'abandonner à la hâte. On découvre qu'il a payé 8 ans de loyer en cash et en avance. On retrouve 12 téléphones portables, des liillets enterrés dans le jardin et un livre comment vivre en restant invisible. Alors, malgré ces bons conseils, Tommy finit par être arrêté 3 ans plus tard en 2015 sous un faux nom dans un hôtel en Floride. Il refuse de coopérer avec la justice. Il ne veut pas dire où sont 500 pièces d'or qui permettraient de payer
ces fameux investisseur. Donc un juge le colle en prison pour outrage. Il vient seulement d'en sortir il y a quelques jours. Vous l'avez dit, il a passé une décennie derrière les barreaux. Un autre juge en fait a fini par se rendre compte que Tommy ne dirait rien avec cette méthode de la prison. lui ait toujours expliqué qu'il avait une maladie chronique qui lui pose des problèmes de mémoire à court terme. Alors, on espère pour lui qu'il va aller mieux maintenant qu'il est libéré. Si si la mémoire lui revient par hasard, qu'il n'hésite pas à me contacter. Il a vendu son histoire à Hollywood là en sortant de prison. C'est sûr. Merci Marie. Merci à tous. On se retrouve demain à 20h05. Tchus.
Bonjour les amis.