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interviewAurore Bergé· 5 décembre 2022 29 min

Aurore Bergé invitée de Dimanche en politique sur France 3

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour bienvenue dans dimanche en politique depuis cet été les débats sont enflammés à l'Assemblée nationale les Français regardent des fois ça un peu de loin mais c'est bien leur quotidien qui est en jeu les impôts le financement de la santé du chômage des choix de société aussi comme par exemple récemment l'inscription de l'avortement dans la Constitution en attendant le gros morceau à venir ça va être la nouvelle réforme des retraites une de plus on va en parler notamment avec notre invité aujourd'hui Aurore berger bonjour vous êtes président des députés Renaissance autrement dit il est députés macronistes à l'Assemblée nationale Assemblée nationale vous n'étiez pas vendredi soir on va regarder les mystiques vendredi soir vide vide du côté de renaissance notamment personne à part un ou deux évidemment bon quand même c'était la dernière motion censure sur le projet de loi de sécurité sociale pourquoi cette absence généralisée c'est une stratégie vous savez quand même que sur une motion de censure votre uniquement ceux qui veulent censurer le gouvernement donc ça vous aura pas échappé que la majorité présidentielle n'a pas tout à fait envie de censurer le gouvernement et plutôt là en soutien vous auriez pu avoir au cœur de défendre vos choix oui mais en vérité vous avez un seul orateur qui s'exprime pour l'intégralité du groupe en l'occurrence c'était une horreur et après moi je pense que nos députés ils étaient plus utiles une fois que nos débats se sont terminés sur les textes que nous avons présenté nos propositions de loi en étant dans leur territoire en étant dans leur circonscription parce que soit on veut des députés qui sont exclusivement à l'assemblés même quand ils n'ont pas besoin d'y être puisqu'il n'y a pas de vote ou alors ils ont besoin aussi d'être visibles tout simplement des Français vous avez dit pas de vote pour le budget sur la sécurité sociale pas de mode finale alors des facto comme la motion censure n'est pas adoptée ça veut dire que le budget lui a été adopté par le 49-3 ça devient une habitude de 49-3 parce qu'on en a vu c'est le septième est-ce que ça veut dire qu'il faut s'habituer pour les quatre ans à venir que tout ce qui est budgétaire passera par le 49-3 il faut poser la question aux opposition je vous posez une habitude c'est surtout l'émotion de censure je ne sais pas oui mais vous voyez il y a une différence c'est à dire que le 49-3 on l'utilise pourquoi on l'utilise parce qu'on constate qu'à un moment il y a un défaut de majorité que nous n'avons pas une majorité pour permettre de voter un budget or c'est évidemment essentiel vous l'avez dit en introduction comment on fait fonctionner un pays si tout simplement nous n'avons pas de budget pour protéger les Français sur la question de l'hôpital public sur la question de nos médecins sur la question de la protection sociale vous reconnaissez est-ce qu'il y a besoin pour autant à chaque fois de déposer une nouvelle émotion de censure qui en vérité ne dit pas tellement de choses nouvelles ou différents de la précédente on verra peut-être à la dixième je suis pas sûr que ça aide honnêtement au débat public trois pour le moins vous voyez bien qu'à un moment c'est un jeu à un moment des oppositions que de vouloir systématiser le fait d'avoir une motion de censure sans ajouter au débat encore une fois des phénoms de déposer moins d'émotions de censure donc de ne pas faire leur travail bah est-ce que c'est leur travail en vérité c'est mais peut-être que c'est aussi d'être constructif peut-être que c'est aussi d'accepter un certain nombre de textes il considèrent qu'ils sont nécessaires pour le pays moi je ne sais pas faire fonctionner un pays sans budget je ne sais pas faire fonctionner un pays sans financer encore une fois votre modèle social sont financer nos fonctionnaires c'est ça c'est ce à quoi sert encore une fois le budget de la sécurités de ne pas utiliser ce à quoi ils ont droit c'est à dire la motion libre de le faire moi je constate juste que honnêtement motion de censure après motion de censure je pense qu'il y a une lassitude de l'opinion publique je pense d'ailleurs vous en parler beaucoup moins et qu'en vérité on voit quoi à chaque fois 4 moins en moins de députés pour la voter qu'il n'arrive pas à faire le plein des députés d'opposition et qu'encore une fois aucune d'entre elles n'a réussi à aboutir jamais le gouvernement n'a été censuré il y a eu le débat aussi ces derniers jours sur la réintégration ou non des personnels soignants mais aussi des pompiers des infirmiers non vaccinés alors c'est pas clos parce qu'il y a eu un texte de la France insoumise et le rassemblement national va faire le sien au mois de janvier allez vous vous y opposer de façon l'exercice systématique comme vous l'avez fait pour les filles on a posé un principe qui à mon avis un principe sain en démocratie c'est de dire que sur des sujets comme celui-ci d'abord on doit écouter la communauté des soignants et rappelait en fait 19% des soignants ont été vaccinés on parle d'une infime minoritaire d'ailleurs ce ne sont pas des soignants sont souvent des personnes administratifs un certain nombre d'entre eux d'ailleurs n'exerce plus ne souhaite plus exercer une partie ailleurs cette semaine par exemple mais on a demandé aux Français un effort qui était encore une fois de participer à faire nations de participer à intégrer un collectif en acceptant de se faire vacciner aujourd'hui les soignants qui eux depuis le début du covid on œuvrait justement pour faire en sorte que l'on tienne ensemble dise quoi disent qu'ils ne veulent pas à la réintégration des nombres vaccinés à être sur cette ligne là oui mais est-ce que c'est pour autant une mauvaise ligne moi je dis souvent parce que vous comparez souvent avec les autres pays européens là en l'occurrence nous sommes le seul pays européen à ne pas réintégrer les soignants non vaccinés la réintégration des personnels non vaccinés ne résoudraient en aucun cas les difficultés que l'on peut avoir dans les territoires sur la question du nombre de soignants absolument un argument des autres pays européens et je crois que la France doit être exemplaire sur la question de la vaccination et d'ailleurs aujourd'hui je pense encore encore une fois vous le voyez bien on a une difficulté dans notre pays parce que les Français soient suffisamment vaccinés peut-être mais si on lâche sur les principes qui sont essentiels si on se dit que ce débat doit devenir un débat politique et non plus un débat scientifique un débat médical c'est d'abord ça moi il y a une haute autorité de santé dans notre pays j'en respecte l'indépendance et j'en respecte les décisions si demain elle nous dit nous sommes prêts à réintégrer parce que la situation a évolué alors nous devrons l'écouter mais je ne crois pas qu'il faille en faire un débat qui est un pur débat politique on voyait bien cette alliance de l'extrême gauche et de l'extrême droite avec des théories complotistes qu'on a entendu à l'Assemblée avec des antivacs qu'on a entendu à la seconde question le premier foyer épidémique c'était l'Assemblée nationale souhaitez-vous vous en tant que présidente du groupe Renaissance que le masque revienne sur les bancs de l'Assemblée nationale déjà moi je lance un appel très clair à la vaccination mais c'est important aujourd'hui il faut le dire parce qu'on ne parle pas justement évidemment de la vaccination la première fois c'est d'abord ça après moi je crois que l'assombie nationale elle est pas hors sol elle est pas à l'extérieur du monde des Français et donc tout simplement il faut appliquer les mêmes règles si demain on dit aux Français qu'il faut absolument remettre le masque dans les transports en commun dans les salles de spectacle etc alors il faudra remettre le masque évidemment dans l'hémicycle alors la première ministre ça dit par précaution faut le remettre dans les transports donc faut le remettre par précaution à l'Assemblée où il y a un risque de foyer de contamination important et qu'on considère que l'Assemblée en est un alors évidemment la sonde doit être exemplaire par précaution est-ce qu'il faut que la santé le remettre le masque mais encore une fois si on a des données scientifiques si on a des données scientifiques nous disent il faut le faire alors moi je serai la première évidemment à le remettre le gouvernement maintient sa réforme des retraites d'ici l'été sauf si les oppositions la font des rayées on va aussi parler de logement et d'électricité 65 ans ça fait tard on commence à fatiguer j'ai des douleurs dans les épaules il faut décharger les palettes moi je trouve que c'est une cata je suis commerçante je suis debout toute la journée 65 ans c'est impossible nous avons rappelé que la réforme sera présentée et examinée par le Parlement au cours de l'hiver 2023 avec une entrée en application avant la fin de l'été 2023 on n'a pas de réponse aujourd'hui sur la pénibilité on n'a pas de réponse sur l'emploi des seniors on nous dit très clairement écoutez vous allez dire ce que vous voulez mais de toute manière je vais faire ce que je veux on va commencer par couper une partie des clients c'est à dire que là on voit qu'il y a une ligne électrique qui est coupée avec l'ensemble des clients de ceux qui sont coupés donc le client qui est coupé de 8 heures à 10h ne sera pas coupé de 10h à midi c'est poubelles directement tout toute la vitrine de ville ce serait dangereux de pas avoir de feutres rigolo qui fonctionne sans électricité c'est compliqué surtout pour le télétravail en fait pas de panique il y a un travail qui est fait ce qui est légitime par le gouvernement pour préparer un cas extrême qui est en effet la nécessité de couper l'électricité pendant quelques heures dans la journée si on venait à en manquer il faut protéger les propriétaires et c'est vrai qu'on a vu un certain nombre de cas insupportables de Squad dans lequel des gens rentraient de vacances et pouvaient plus retourner chez eux qui arrive là c'est révoltant vous avez pierre il va se retourner dans sa tombe là aujourd'hui la rue ou la prison voilà vous entendez ces associations Aurore berger qui sont très critiques sur la loi dites anti squat il y a pas que ça qui va permettre à des propriétaires de mettre dehors j'ai dit des locataires qui ne paient pas leur loyer mais le ministre de la justice lui-même dit il va falloir préciser certains points quand même et mieux distinguer les squatteurs de ceux qui ne paient pas leur loyer parce qu'ils ont de réelles difficultés est-ce que ça veut dire que cette loi est encore amendable oui de fait parce qu'encore une fois elle a été adoptée à l'Assemblée nationale c'était notre proposition de loi Guillaume casberian et elle va ensuite aller au Sénat donc évidemment qu'il y a un travail parlementaire qui doit continuer mais on met fin à des situations qui sont absolument intolérables on a entendu vous avez souvent interviewé les petits propriétaires qui disent moi ça fait un an deux ans trois ans je ne perçois plus de loyer j'ai des frais d'avocat j'ai des frais d'huissiers donc on a cette situation absurde ou des propriétaires n'ont plus le droit d'entrer dans leur logement et risquaient avant cette loi s'il mettait dehors Équateur plus que le squatteur lui-même peut comprendre la différence entre squatteur et quelqu'un qui a une difficulté la loi évidemment elle distingue les deux situations de loyer n'est pas celui qui est rentré illégalement dans un logement squatteur il est rentré illégalement dans le logement mais la situation qui reste intolérable c'est celui qui non pas une difficulté très conjoncturelle qui pendant un mois deux mois trois mois n'arrive plus à payer et il faut localiser précisément dans la voie c'est ça qu'il faut préciser en effet pour pas qu'il y ait d'ambiguïté sur nos intentions notre intention c'est pas évidemment d'aller stigmatiser celui qui a une difficulté conjoncturelle par contre celui qui se maintient dans un logement pendant un an pendant deux ans pendant trois ans je dis aussi au préfet qui parfois ne mettent pas en application la loi oui souvent on a des situations des personnes sont absolument désemparées viennent nous voir nous parlementaires en disant aidez-nous et justement il faut absolument rétablir je crois l'autorité de l'État padouisme il y aura des mais on ira au bout de ce texte parce que c'est un texte important et je crois qu'il répond à une situation très concrète de beaucoup de Français il y a une autre un autre texte qui vous tient à cœur c'est celui des retraites alors deux pistes sont à l'étude c'est pas tranchées encore soit 65 ans directement soit 64 ans et la logements de la durée de cotisation là je vous pose la question non pas de commenter ce que vous le gouvernement mais vous en tant président de groupe quel est scénario que vous préférez 65 ans ou 64 ans avec des trimestres en plus c'est ma génération je pense qu'on a entendu parler à chaque quinquennat d'une réforme des retraites moi ce que je veux c'est qu'on est plus besoin à chaque quinquennat d'entendre parler du nouvel documentaire donc je pense qu'il faut tenir sur le fait d'aller jusqu'à 65 ans parce que je pense que c'est la solution qui permet de confins on est une réforme qui soit lisible qui soit simple qui soit juste et encore une fois surtout parce qu'on n'est pas besoin en permanence d'y revenir mais ça ne fonctionne que si on a des droits nouveaux ça ne fonctionne que si c'est plus de justice sociale c'est-à-dire la question des carrières longues la question de la pénibilité la question des femmes dont on sait qu'elles ont encore une fois des carrières qui sont souvent entrecoupées la question aussi encore une fois du minimum de retraite pour ceux qui ont travaillé tout au long de leur vie qui doivent avoir plus évidemment qu'ils n'ont aujourd'hui 65 ans oui pour en finir j'allais dire presque définitivement avec un peu cette tarlaisienne sur la réforme des retraites mais dans la justice sociale vous avez besoin d'une majorité pour cette réforme des retraites elle est pas acquise pour l'instant quand vous dites 65 ans on voit à qui ça peut faire plaisir entre guillemets ce sont les républicains c'est vers eux que vous allez pour faire plaisir je suis là pour qu'on ait une réforme qui fonctionne à droite donc vous aurez les mots de la droite vous savez que si j'avais répondu 64 ans je suis pas sûr que j'aurais pour autant les voix de la gauche donc à un moment faut quand même être un peu lucide il y a ceux surtout qui nous disent ne faites rien mais ne faites rien ça veut dire quoi ça veut dire baisser les pensions de retraite et moi je le dis aujourd'hui à ceux qui sont retraités si vous voulez que vos pensions de retraite soient maintenues ça veut dire qu'on est nécessité agir et à faire en sorte que cette réforme aboutisse est-ce que vous pensez vraiment que sur cette loi vous pourrez vous passer du 49-3 et on va tout faire pour est-ce que c'est la mission qui est la mienne notamment je crois au travail par le mental j'en sais vraiment vous allez pouvoir passer 149-3 avec eux-mêmes c'est-à-dire celles et ceux celles et ceux qui à gauche disent il faut remettre des critères de pénibilité qui disent il faut prendre en compte les carrières longues il faut augmenter le minimum de retraite alors ils savent pertinemment et nous le disons coulisses que ça ne peut pas se faire si on augmente pas évidemment l'âge légal si on ne repousse pas l'âge légal ou les durées à gauche très bien mais on voit bien que ça suffit pas puisqu'il y a besoin justement d'une nouvelle réforme si la réforme précédente avait suffi je serais pas sur votre plateau en disant qu'il y a besoin d'une nouvelle réforme et vous m'interrogeriez pas là dessus alors je vais vous interroger sur autre chose il est présent de la commission des lois lui il a dit il a presque dit tout os que pense beaucoup tout bas je ne vois pas comment le gouvernement pourra passer son 49-3 il est lucide il est président de commission il voit bien encore une fois la manière avec laquelle les oppositions se comportent mais moi je me dis mais moi je veux pas partir du principe dès maintenant qu'on se sera nécessaire d'abord il faut que tu travailles pas d'autres solutions encore une fois au député d'être cohérent avec eux-mêmes à la gauche qui ne veut pas qu'on fasse en accord avec la droite de nous aider à avancer sur les enjeux encore une fois de justice sociale et à la droite qui considère que cette réforme est absolument prioritaire d'assumer de la voter avec nous puisque c'est une réforme qu'il souhaitait mettre en oeuvre homogènes c'est pas des gros homogènes aujourd'hui les 60 députés LR ça fait pas un collectif donc il réfléchissent aussi individuellement et heureusement d'ailleurs qu'un député peut réfléchir individuellement c'est pas du débauchage ma question elle est pas demain d'avoir des députés à l'air ou PS qui rejoignent mon groupe mais de faire en sorte qu'on arrive à s'entendre sur des textes faire en sorte qu'on arrive à s'entendre sur ce qu'on considérait député par député qu'il puisse voter évidemment avec une totale liberté de vote et on leur a mis conscience je crois qu'ils veulent le faire et je crois qu'ils le feront sur cette réforme le groupe Renaissance donc on l'a dit n'a qu'une majorité relative à la sensation nationale et encore avec la pluie du modèle et d'horizon une situation loin d'être confortable même si ça l'avantage d'obliger de retirer les rangs ce jour-là un premier pas est franche si pour voir le droit à l'avortement inscrit dans la Constitution Aurore berger joue un les voix de son groupe à une proposition des insoumis au nom de toutes les femmes au nom de toutes nos mères qui se sont battus au nom de toutes nos filles oui je suis ici pour cela pour voter ce texte mais c'est au nom de la majorité présidentielle qu'elle mène la bataille parlementaire et dans son bureau de présidente du groupe Renaissance elle ose tout même décrocher le portrait officiel d'Emmanuel Macron j'ai décroché le président pour mieux l'installer en dire ça comme ça la France qui ose correspond à ce qu'on essaye de faire et à ce que lui incarne la majorité absolue version 2017 est loin il faut désormais batailler pour trouver des compromis repousser les textes de l'opposition j'ai jamais vu de Playmobil dans notre groupe face à des oppositions bruyantes souvent vindicatif parfois même violente on sait pourquoi on est là et pour qu'on tient de position apprennent aussi sur le fait que nous nous avons des lignes rouges et elles ne seront pas franchies absente le temps d'une maternité en politique comme ailleurs le premier chantier de retrouver sa place très sécurisant pour le groupe et pour moi parce que c'est un rock c'est une combattante je lui fais pas reproche dans certains points de vue ça amène à ce que j'ai dû respecter pour elle mais attention qu'elle n'abîme pas la vie parlementaire je sais qu'elle a beaucoup varié Aurore berger dans ses convictions politiques depuis longtemps je souhaite de ne pas encore varier parce que finir par avoir fait à peu près tous les groupes politiques de cet assemblée Elisabeth borne aux côtés d'Aurore berger pour s'assurer du soutien sans faille des députés de la majorité plus que jamais elles vont avoir à travailler ensemble pour faire voter les nouvelles réformes on est des partenaires on doit mieux travailler main dans la main en fait ça marche pas sinon c'est-à-dire on peut pas avoir une majorité qui fait des fois de son gouvernement et on peut pas avoir un gouvernement qui travaille pas dans le dialogue avec sa majorité alors justement il y a un problème parce que les députés y compris dans votre majorité disent ça va trop vite toutes les réformes qui se succèdent on n'a pas le temps de travailler on a même pas le temps de respirer même pas le temps vous le disiez tout à l'heure d'aller dans les circonscriptions est-ce que puisque vous dialoguez avec Elisabeth borne doit-elle ralentir le rythme alors on l'a fait et c'est un peu toute l'ambiguïté aussi parfois que le français exprime vis-à-vis de leur parlementaire qu'est-ce qu'ils attendent de nous est-ce qu'ils attendent qu'on siègent à l'Assemblée est-ce qu'ils attendent justement qu'on a un rythme de réforme extrêmement soutenu mais dans le même temps ils attendent qu'on soit aussi proche d'eux qu'on entend de leur préoccupation et donc on se voit sur le terrain là où nous étions est-ce qu'il faut pas ralentir le rythme c'est un débat que je pense toutes les majorités on a ralenti le rythme mais avec des polémiques quand on fait pas de session extraordinaire en septembre c'est à dire que justement on dit c'est un temps qui doit nous permettre d'être dans nos territoires d'être en circonscription en fait vous travaillez pas vous bossez pas vous n'êtes pas à l'Assemblée donc il y a aussi cette ambiguïté encore une fois qu'il faut lever un député il doit pas être hors sol à partir du moment où on a fait le choix d'être élu sur des circonscriptions on est élu de la Nation mais on vient d'un territoire et on porte aussi ce territoire et donc il faut récupérer son ça veut dire et on le dit très clairement aussi au membres du gouvernement au ministre il faut des textes qui sont aussi plus courts avoir des textes qui font 100 150 200 articles c'est fini c'est plus possible c'est plus possible dans cette configuration et en vérité vous savez quoi c'est pas ça parce qu'on en vient à voter des lois sans avoir évalué la précédente sans avoir même pris les décrets de la presse on parle des retraites à venir c'est pas tout de suite on sort du budget de la Sécurité sociale arrive à partir de demain la loi sur les énergies renouvelables qui est sensible là aussi on parle d'éol on parle de solaire de géothermie pensez-vous que cette loi pourra passer facilement facilement la réponse est non elle est passée de manière très large au Sénat je sais que ce sera plus difficile à l'Assemblée nationale parce que je crois qu'on a des oppositions qui à l'Assemblée nationale sont dans la volonté d'obstruction et d'opposition systématique mais ce qui en vient à avoir des votes qui sont complètement contraires à ce qu'ils défend une loi ou la majorité peut-être mise en minorité très clairement nous allons avoir 10 jours de débat en commission ça c'est très bien passé ça peut être mais moi je mets cette alerte je mets cette alerte et je dis au député écologiste je dis aux député les républicains regarder ce qui a été possible au Sénat si vos propres partenaires au Sénat l'ont voté l'ont voté très largement l'amant si nous nous reprenons les apports du Sénat que nous allons plus loin puisque nous en commission nous avons adopté beaucoup d'amendements des oppositions qu'est-ce qui vous empêcherait de vos tests si ce n'est le fait que vous considérez qu'être dans l'opposition veut dire votez un risque oui mais je l'ai dit depuis le début ouais et je pense qu'il faut l'assumer il faut dire aux Français qu'est-ce que vous voulez est-ce qu'on veut oui ou non enfin être dans la neutralité carbone en 2050 être le premier pays à sortir des énergies fossiles en 2050 ça c'est l'engagement qu'on doit prendre pour les générations qui viennent et qui nous le demandent et qui nous demande d'aller vite alors ça veut dire aussi que chacun doit prendre ses responsables et doit pas voter contre une dernière petite chose ça fait aussi partie de la vie de l'Assemblée nationale ce sont les groupes thématiques d'études il y en a un qui fait débat c'est sur le vin et la vigne parce que le rassemblement national voudrait avoir la présidence de ce groupe et du côté de renaissance certains de vos députés disent non ça doit revenir à la majorité alors pour vous que je suis interrogé sur les groupes d'études nationales c'est bien on découvre le travail parlementaire moi je suis ravi on a eu des vrais lignes rouges absolument essentiels il a été question à un moment que le rassemblement national donc l'extrême droite préside le groupe d'études sur l'antisémitisme préside le groupe des études sur le sida au regard de l'histoire de l'ADN xénophobe de ce parti c'était absolument inenvisable nous avons dit de manière très claire et très nette au nom de nos valeurs ça n'était pas possible et c'est la majorité on considère là on est sur des groupes qui sont en effet thématiques moi ce que je dis aux filières parce que on a été beaucoup alerté par les filières viticoles notamment sur ce sujet c'est déjà dit le publiquement si vraiment ça vous gêne que des députés RN préside ce groupe d'études que vous voulez pas les avoir en partenaire c'est pas la peine juste de nous appeler nous envoyer un SMS c'est peut-être bien de le dire publiquement et d'expliquer pourquoi aux Français expliquer pourquoi vous avez pas envie de travailler des députés du rassemblement national vous savez quand même que ce député s'est fait connaître pour une prise de position qui retourne en Afrique qu'il retourne en Afrique en s'adressant nos collègues moi ce que je souhaite c'est qu'encore une fois je pense que ce groupe doit pouvoir revenir non pas Renaissance mais à la majorité parce que c'est un groupe qui est très important au regard de l'identité qui est celle de notre pays si jamais ça n'était pas le cas parce que des facto le rassemblement national doit pouvoir préserver un certain nombre de ces groupes nous empêchera pas de travailler on va cueillir qu'il est à chaque averti chef de rubrique société politique à the cône vers session France [Musique] bonjour Cléa bonjour Francis bonjour Aurore berger alors demain s'ouvre la semaine de la laïcité à l'école la laïcité pardon c'est un sujet que vous défendez ardemment mais qui on le sait divise aussi au sein de la majorité ce n'est pas toujours très clair on parle de laïcité ouverte de laïcité radicale positive stricte parfois vous situez ou hors berger moi j'ai toujours dit que j'aimais pas les adjectifs qu'on a ajouté au mot laïcité parce que je pense que ça dénature ce principe qui est devenu en vérité en principe cardinal c'est à dire qu'au côté de la devise de notre pays s'est ajouté ce quatrième terme de laïcité qui garantit justement la capacité que nous avons à faire nation je crois qu'au contraire il faut ni qu'on le voit comme une arme parce que ça donnerait le sentiment d'être utilisé à rebours contre certains de nos concitoyens contre certaines catégories français ni ou si vouloir l'affaiblir parce évidemment encore une fois c'est en principe essentiel alors justement vous avez pourtant à voir porter des textes pour interdire par exemple les femmes portant un voile lors de d'accompagnement scolaires mais aussi le voile pour les petites filles est-ce que c'est la position de renaissance ou c'est plutôt la vôtre je crois que et heureusement d'ailleurs que sur la question du fait que des petites filles parce que c'était ça qui est visé puisse être voilé on voit bien qu'on n'a pas un libre arbitre par exemple portant le voile en accompagnant scolaire enfin elle respecte quand même le cadre juridique oui mais pour moi de situation sont tout à fait sont tout à fait différentes mais vous m'interrogez notamment sur le voilement des fillettes le voilement des petites filles sur cette question là je crois qu'évidemment et heureusement il y a une forme de concorde républicaine qui fait qu'on considère qu'un enfant de 5 ans ou 6 ans n'a pas son libre arbitre en tout cas pas suffisamment développé pour savoir ce que le fait d'être voilé ou non veut dire et faire ce choix encore une fois en toute conscience et encore une fois moi je dis si une femme ou une jeune femme souhaite porter le voile elle a toute liberté de le faire c'est ça aussi la laïcité la laïcité elle aïsité c'est pas d'obliger une femme sur quel côté finalement c'est une position sur laquelle je suis prête à évoluer parce que je comprends aussi que l'enjeu c'est de faire en sorte surtout que toutes les femmes se sentent accueillies dans la République peut faire qu'elles accompagnent leurs propres enfants et qu'elles viennent aux sorties scolaires et donc elle participe à la vie républicaine de notre pays par contre évidemment un enfant de 56 ans on n'est pas la même évoluer comme féministe et vous avez donc porté des textes en ce sens regardez peut-être qu'Emmanuel Macron aussi disait en avril lors de la campagne présidentielle à Strasbourg face à une femme portant le voile par jour avoir une jeune fille qui porte le voile à Strasbourg est-ce féministe c'est la meilleure des réponses à toutes les bêtises que j'entends est-ce que vous vous retrouvez dans les propos d'Emmanuel Macron hors-berger oui évidemment mais je crois qu'évidemment les convictions que j'ai conviction qui sont les miennes sur les questions de laïcité sont justement des convictions qui sont des convictions féministes c'est-à-dire de porter d'abord la question de la liberté des femmes de l'émancipation le choix des femmes leur libre choix par contre encore une fois il faut être lucide on sait bien aujourd'hui et nous sommes régulièrement interpellés par des femmes qui nous disent qu'elles n'ont pas le choix donc on peut être féministe et voilées je suis pas sûr non mais non mais non j'ai pas l'impression de me contredire je suis pas certaine parce que je ne vois pas en quoi le voile est un facteur d'émancipation des femmes et regarder tous les mouvements qui existent à travers le monde qui justement sont des mouvements qui visent en France en tout cas dans un cadre sauf qu'en France personne ne vous empêche d'être voilée en France heureusement il y a pas de police des mœurs en France personne et ou alors il serait heureusement tout à fait condamné et condamnable si jamais il empê une femme ou une jeune femme de pouvoir porter le voile on comprend c'est la raison pour laquelle je pense profondément qu'il faut qu'on accepte d'être sur un chemin à laïc qui permet garantir justement sur ce point là à l'approche des fêtes de fin d'année il y a certaines communes en France qui continuent d'essayer comme Béziers par exemple d'installer des crèches dans leur mairie au motif qu'il s'agirait d'installation qui soit plutôt l'objet d'exception culturel comment est-ce que est-ce que vous êtes d'accord avec cette idée là horaire non moi j'ai toujours dit justement parce que j'estime qu'il faut être cohérent sur ce genre de sujet et que c'est compliqué de défendre la laïcité dans même temps mettre une crèche qui soit dans un lieu qui est un lieu d'abord de la République une mairie n'appartient pas à son maire une mairie c'est un lieu républicain c'est comme si vous aviez une crèche dans une entrée d'un ministère ou à l'Assemblée nationale il faut que chacun puisse dire la question oui et puis d'ailleurs le Conseil d'État elle a toujours dit de manière donc le président de la République porte un projet très ambitieux qui est le Mémorial du terrorisme qui est prévu pour 2027 dans l'immidia il a été décidé de ne pas exposer les caricatures de Mahomet qui avait été publiée par Charlie Hebdo qui avait l'objet pour ce cadre là d'un travail pédagogique spécifique et ça a été à cela était invoqué en raison de raison de sécurité est-ce que vous partagez ces précautions alors ce qui est vrai c'est qu'aujourd'hui on a une certaine vous l'avez vu collectivité locale on fait avec en effet malheureusement et c'est ça qu'il faut dénoncer systématiquement des risques pour les enjeux de sécurité je pense les menaces notamment et on se souvient de la société de Samuel Paty qui est quand même partie de ce fait générateur là c'est à dire de la liberté de conscience d'expliquer aux enfants nécessaires mais je pense qu'il faut les montrer je pense qu'il faut les montrer parce que c'est aussi notre histoire c'est malheureusement aussi en de cette raison là qu'un certain nombre de Français ont été assassinés et je pense notamment évidemment à sammalpatine merci Cléa vous parliez tout à l'heure on parlez du voile et vous parliez de police des mœurs ça nous amène à l'Iran justement parce qu'on a appris ce matin qu'en Iran l'Iran vient d'annoncer que la police des mœurs sera supprimée alors je vous rappelle que la police des mœurs c'est à l'origine de l'arrestation de Massa Amini qui a donné lieu ensuite à des mouvements de révolte en Iran de femmes qui ne veulent plus porter de voile il y a eu plus de 400 morts c'est une bonne nouvelle oui ça démontre du moins je l'espère que rien ne pourra être comme avant en Iran et que le mouvement qui s'est emparé qui s'est embrasé dans le pays est un mouvement de Total liberté d'émancipation de faire et d'hommes qui se sont joints justement à ces femmes on a adopté à l'Assemblée nationale et à l'unanimité une proposition que nous nous avons porté de résolution pour être évidemment en soutien évidemment c'est plus entendu en Iran encore que l'essentiel et d'ailleurs c'est ce que les associations nous disent c'est ce que les représentants de ces femmes et de ses hommes nous disent nous avions des femmes iraniennes qui étaient présentes dans le public dans l'hémicycle au moment de ce vote qui ont été particulièrement émus parce que la voix de la France la voie de la France elle est encore attendue elle est espérée et sur ces sujets là elle peut être absolument déterminante mais par exemple sur ce soutien au peuple iranien vous pensez que bon vous disiez il est unanime il y avait pas derrière pensé c'était c'était une unité réelle je crois qu'elle était sincère peut-être que certains sont sentis contraint de voter je ne sais pas ce qui compte c'est qu'à la fin c'est français qui sont emprisonnés en Iran président de la République on a parlé ça c'est la priorité aujourd'hui il faut les libérer nous avons 9 de nos compatriotes qui sont aujourd'hui en prisonniers dans des conditions qui sont absolument indignes et surtout qui sont emprisonnés sans aucune raison qui justifie cette emprisonnement c'est ce que le président de la République a rappelé il faut il faut qu'il puisse être visité par le consulat il faut surtout qu'il puisse être libéré merci