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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 16 octobre 2026 9 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleTravail & emploiÉconomie & entreprises

17 octobre : "On a du mal à évaluer le nombre de personnes qui seront présentes dans la rue"

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:10Fait
    « Les policiers et les gendarmes ont doivent pouvoir utiliser l'ensemble des armes intermédiaires à leur disposition. »
  • 4:10Fait
    « La grenade assourdissante n'est jamais utilisée en maintien de l'ordre dans une manifestation quand les choses se passent bien. »

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  • ?100 %

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Le Premier ministre aussi a redouté une évolution des manifestations vers des violences urbaines. Sur quel élément se fondent les politiques en ce moment pour dire est-ce qu'il y a des indices notamment des services de renseignement sur sur ce ? Oui oui, il y a une une note des des services de de renseignement qui ont eu beaucoup de mal hein le le leur travail a été très compliqué en amont de de de cette mobilisation précisément parce que et bien les les informations s'échangent via des messageries cryptées, via des réseaux sociaux et que c'est pas la même chose qu'il y a 8 ans au moment du du du du mouvement des des gilets jaunes donc ça n'a pas été simple. Et d'ailleurs on voit que cet après-midi les prévisions de participation sont revues à la hausse. Là les les autorités parlent

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d'une prévision de 150000 personnes qui manifesteraient en France en dehors de Paris pour Paris on était autour de de 40000 alors que les précédentes prévisions faisaient état plutôt de 110000 personnes mobilisées en dehors de l'agglomération parisienne. Donc on a du mal à à à évaluer effectivement le le nombre de personnes qu'il y aura dans la rue. Grosse incertitude notamment sur la présence des lycéens et des étudiants. C'est les vacances scolaires ce soir. Est-ce que demain ils seront au côté des des des gilets jaunes au côté de certains partis de de de gauche pour manifester contre contre la vie chère. Ça c'est une c'est une inconnue et puis bien sûr la crainte de présence dans les cortèges, dans les rassemblements d'éléments perturbateurs, les casseurs, des éléments de de de de

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de l'ultra-gauche, des des des jeunes aussi des quartiers populaires qui pourraient venir avec la volonté de de de piller certains magasins sur les parcours de de la manifestation. Donc oui les autorités redoutent une évolution vers des violences urbaines et c'est pour ça que Laurent Nunez ce matin indique qu'il autorise l'usage des qu'il ré-autorise l'usage des grenades assourdissantes. Alors on précise juste que il avait suspendu leur utilisation dans le cadre du mouvement lycéen le temps de l'enquête sur vous savez ce ce ce jeune de 15 ans qui a qui a eu la main arrachée après avoir saisi une une grenade. Il avait bien dit que c'était dans un temps donné et pour le mouvement lycéen. Ce matin, il confirme que les forces de l'ordre quand elles estimeront

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que c'est nécessaire à au maintien de l'ordre pourront les utiliser demain dans les manifestations. Alors on va on va entendre Laurent Nunez dans un instant mais Jean-Marie Godard, est-ce que cette situation de d'action sporadique parfois non déclarée, ça implique selon vous une adaptation de la doctrine du maintien de l'ordre ou est-ce qu'il faut faire comme on a fait jusqu'à maintenant avec de potentiels risques aussi dans dans dans dans la la gradation de la ? Bah il y a il y a [raclement de gorge] une il y a il y a des règles de base, c'est-à-dire que à partir du moment aussi il y a des incidents graves, il y a emploi de la force et euh et comme on le fait d'habitude, ça ça change pas tellement. Par contre, il y a une adaptation sur le terrain de

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de localement et ça ça sera à la charge des préfets euh de gérer les choses parce que évidemment les forces de l'ordre vont pas agir de la même manière si elles se retrouvent en face de gens tranquilles qui installent euh euh un un point fixe sur un rond-point ou un groupe de black blocks à Paris, c'est pas du tout du tout la même chose. Donc il va falloir s'adapter énormément. Euh si il y a une Elle est souple notre doctrine du maintien de l'ordre en la ? Oui oui. Notre doctrine du maintien de l'ordre en fait elle elle elle n'arrête pas de s'adapter sans arrêt quoi. Enfin c'est c'est c'est vraiment en permanence. On a testé des choses d'ailleurs qu'on a abandonné d'autres qu'on a mis en place. Euh c'est c'est toujours une adaptation y compris sur le terrain quand l'événement se

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déroule de la manière dont on va agir et par rapport à en face de qui on se trouve. Euh il y a une chose juste une chose intéressante sur les chiffres. Le 17 novembre 2018, là les chiffres que donnent les renseignements euh le au soir du 17 novembre 2018, première journée des gilets jaunes où les choses n'avaient pas franchement été anticipées, les autorités se sont retrouvées et ça c'est les chiffres du ministère de l'Intérieur de l'époque avec un comptage à 280000 personnes mobilisées en province sur les ronds-points, dans les blocages d'autoroute et donc c'était un peu c'était gros parce que tout ça s'était passé via des des des appels sur les groupes Facebook. Alors, on va écouter le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez ce matin sur France 2 puisque Noémie Schulz en

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parlait il y a un instant. Les instructions que j'ai passées sont très claires. Les policiers et les gendarmes ont doivent pouvoir utiliser l'ensemble des armes intermédiaires à leur disposition. Ça va de la grenade lacrymogène au lanceur de balle de défense dans des conditions qui sont celles d'un d'un contexte d'extrême difficulté et notamment quand la situation bascule en violence urbaine ou en émeute, ce qui malheureusement arrive parfois en marge des cortèges. On l'a vu à Paris ou on l'a vu dans certaines grandes villes il y a 100 ans ou 50 ans. y a des jeunes dans ces cortèges, qu'est-ce que vous allez faire ? Il va falloir faire attention. La grenade assourdissante n'est jamais utilisée en maintien de l'ordre dans une manifestation quand les choses se passent bien. Dans un contexte

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extrêmement dégradé s'il y avait s'il devait y avoir des affrontements. Je ne veux pas croire que ce soit le cas. Mais s'il devait y avoir des affrontements graves et lourds, tous les types d'armes intermédiaires peuvent être utilisés. Laurent Nunez interrogé ce matin par Francis Le Tellier sur France 2, Serge Chimino, on entend malgré les précautions du ministre de l'Intérieur, les précautions qu'il vient de prendre dans dans cet extrait, on entend que les lycéens et les étudiants disent qu'il jette de l'huile sur le feu parce qu'il aurait dû selon selon eux continuer cette forme d'interdiction, enfin cette suspension comme évoquait Noémie hier. Oui, maintenir la suspension. Mais bon, le ministre de l'Intérieur il est clair dans sa façon de de répondre. Mais la

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difficulté de de de demain, elles sont nombreuses mais si on parle que de celle-là, clairement si les cortèges se se font les uns dans les autres, que les mouvements dont on arrive même pas d'ailleurs à identifier et le le volume et d'ailleurs la provenance, il se peut qu'à un moment donné dans le feu de l'action il y ait des lycéens, des étudiants avec une volonté de constituer un black bloc et euh de s'infiltrer dans un cortège dans lequel tout se passe bien. Donc c'est vrai qu'il y a une difficulté du du maintien de l'ordre dans ces cas-là, mais on sent bien plus globalement que ce gouvernement est sur la défensive pour plein de raisons. Il faut pas oublier quand même qu'il y a des revendications dans ce mouvement de demain, mais elles sont là aussi protéiformes.

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Il y a le combat contre la vie chère pour ceux qui trouvent que le le gasoil et le et l'essence est trop chère. Il y a bien évidemment la continuité du mouvement lycéen et étudiant. Il y aura des agriculteurs qui comme de la Confédération paysanne. Donc on connaît les revendications, mais ce qu'on ne connaît pas, et vous aviez raison de rappeler les premiers chiffres des gilets jaunes, on ne connaît pas la masse qui sera dans la rue. On connaîtra on connaît la diversité des revendications, mais on ne sait pas qui se rendra. Et il y a un événement et politiquement vous savez, il y a le texte, il y a le sous-texte, il y a le contexte. Aller sur le domaine sécuritaire sur des bases réelles, fondées, comme le rappelait Noémie Schulz, il y a aussi une volonté à un moment donné de se dire

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"Ne venez pas, c'est dangereux." Et ça ça joue aussi parfois sur les mobilisations. Alors je ne dis pas que c'est le seul but parce que il y a des réels dangers en terme de sécurité, vous les avez rappelés l'un comme l'autre, mais il y a aussi un enjeu politique pour le gouvernement qui même s'il n'a pas les réponses sur tous les conflits qu'on a évoqués, bah clairement il ne veut pas non plus avoir l'opinion publique contre lui si les choses se passaient mal en terme de maintien de l'ordre demain. Jean-Christophe Roland, c'est vrai que il y a à la fois le fait que ça brouille les messages de part et d'autre, d'ailleurs quels que soient les violences qu'on relève, ça brouille le message des manifestants, ça aussi peut influer sur le le regard que l'opinion

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publique peut avoir sur la police. Oui, absolument. Pour pour rebondir sur ce que vient de dire Serge, c'est qu'effectivement il y a des revendications. Alors elles sont elles ont des temporalités plus différentes les pour les agriculteurs, alors c'est la 3e le 3e syndicat qui sera là en masse, même pour le prix du carburant tout simplement, c'est des choses sur lesquelles le gouvernement peut ou ne peut pas. Alors après, on peut être satisfait ou insatisfait des réponses apportées, mais il peut faire un peu dans la dentelle, c'est des mesures ciblées et cetera. Pour les revendications de la jeunesse, c'est un petit peu plus diffus et lointain parce que c'est évidemment que tout le monde comprend que c'est pas là dans le vote du budget qu'on va pouvoir recruter

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20000 professeurs. Tout le monde comprend que même s'il fallait réfléchir à la fin de Parcoursup, ce que je souhaite d'ailleurs à titre personnel, mais il faut bien remplacer par quelque chose de plus donc c'est c'est que que vous êtes maître de conférence à l'université. De Paris Nanterre, voilà, je suis assez assez opposé à Parcoursup, mais je suis opposé à tout ce qui est un peu robotique et non humain, c'est-à-dire les tableaux de bord et cetera. Je crois que c'est un un un des un des points majeurs. artificielle ? Bah écoutez Continuez, continuez. si ça nous empêche pas de garder notre humanité, ma foi, je suis pas contre, espérons hein. Mais il y a il y a il y a il y a toutes ces ces ces choses-là et comme ils sont dans une gestion de flux, parce que à la décharge du gouvernement,

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ils sont dans une période crépusculaire, c'est la fin du 2e mandat de d'Emmanuel Macron. Donc, il est évident que les messages qu'il y a derrière ces revendications s'adressent à eux, mais pas qu'à eux, ça s'adresse aussi au futur. Donc, c'est c'est très complexe, je suis assez d'accord avec ce qu'a dit Serge. Il y a aussi une volonté de de rassurer le parti de l'ordre et le parti des contribuables. Donc, il y a on peut pas négliger malgré tout un aspect communicationnel, mais pour autant, s'il y a des vrais problèmes de sécurité, tout le monde sera satisfait que la police soit là pour éviter que ça ça dégénère.