Sandrine Rousseau revient sur les politiques internationale et française
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La rentrée politique aussi Antoine risque d'être sportif sur le front social. Votre invité politique aujourd'hui est Sandrine Rousseau. Bonjour, vous êtes député de la 9e circonscription de Paris.
Soyez la bienvenue sur Antenne de France. Merci beaucoup. Bonjour Sandrine Ressou, merci de répondre aux questions de France Info TV.
Évidemment, on va revenir sur ce qui s'est passé hier à Washington avec cet entretien dans un premier temps entre le président américain Donald Trump et Volodimir Zelenski, le président ukrainien. Euh pas de scène d'humiliation comme la dernière fois en en février et surtout une annonce importante. Donald Trump confirme et les Européens aussi euh qui était présent euh bah qui aura une rencontre un face-face visiblement entre Vladimir Poutine, le président russe et son homologue ukrainien sous 15 jours à peu près.
Euh est-ce que vous considérez que c'est une avancée que les deux hommes doivent se rencontrer et que peut-être enfin la la paix pourrait être signée dans ce contexte là ? Alors, les deux hommes doivent se rencontrer. Après, ce qui est en train de se passer, c'est vraiment un partage des ressources de l'Ukraine, hein, faut pas se leurer sur la réalité, au détriment de l'Ukraine.
Et en fait, pour la première fois, le euh Trump laisse un peu une ouverture pour que l'Ukraine ait son mot à dire dans le processus de paix. Moi, ce qui me fascine dans cette affaire, parce que l'Ukraine est une zone de réserve de ressources naturelles énormes. He, il y a du graphite, il y a du lithium, il y a du manganèise, il y a du cobalt, il y a Et en fait, c'est ça qui est en train qui est sur la table actuellement.
C'est pour ça que la Russie prend des territoires à l'Ukraine. Mais surtout ce qui me fascine, c'est à quel point le caractère d'un homme, c'estàd Trump selon son humeur, selon qu'on le flatte ou selon qu'on le fâche et bien détermine l'avenir d'une partie du monde. Et en fait ça c'est ça p il veut pas il souhaite pas la paix Donald Trump pour vous.
Donald Trump veut des conquêtes territoriales. Lui c'est un c'est quelqu'un qui n'a aucune espèce d'état d'âme vis-à-vis des de l'Ukraine ou de ses habitants. Ce qu'il veut c'est des ressources.
Ce qu'il veut, c'est un deal avec Poutine sur les ressources qu'il y a en Ukraine et en Alaska. D'ailleurs, ils ont déjà fait le au Groenlande, pardon, ils ont déjà fait euh les les le partage un accord commercial sur les ressources il est en janvier. Donc en fait, il y a vraiment cette volonté pour Trump de continuer et d'être dans une prédation, d'être dans une conquête territoriale de ressources.
Donc voilà, c'est donc pour vous, hier, il n'y a pas eu d'avancé. le fait que les deux hommes Poutine, Zelenski se rencontrent et peut-être qu'on ait après une réunion à 3 avec Trump voir les Européens. Emmanuel Macron a demandé ça hein, que les Européens euh soient aussi euh présents lors de cette réunion.
Il parlent de de réunion à qu ça c'est pas une avancée pour vous. Et c'est une avancée dans un contexte de prédation territoriale, dans un contexte de capitalisme prédateur, dans un contexte qui est prêt à faire la guerre pour avoir des ressources. En fait, c'est ça le sujet.
Et et vraiment la la question qui nous est posée à nous européens, c'est euh participe-on à cette à cela ou assure-t-on à l'Ukraine un espace démocratique d'autodétermination et d'entrer dans l'Union européenne ? Et si nous devons si nous allons dans cette voie-là, alors il nous faut nous passer du gaz russe. Il nous faut mettre des sanctions supplémentaires, passer un cap dans les sanctions vis-à-vis de la Russie.
Il y a que comme ça, Poutine ne comprend que le rapport de force. Poutine est un homme du rapport de force. Et où est-ce qu'il est notre rapport de force ?
Donald Trump et Européens ont quand même dit qu'il serait impliqué dans les garanties de sécurité de l'Ukraine. Ça impliqué dans les gar positif jusqu'à présent Donald Trump disait pas. Mais il y a des points positifs dans cette rencontre.
Il y a le fait que Donald Trump est arrêté d'humilier Zelinski. Il y a le fait que il y ait cette perspective de rencontre entre Poutine et Zelinski. Il y a des points positifs mais enfin là on n'est pas pour moi cette rencontre ne permet pas de monter le rapport de force indispensable à faire plier Poutine et là il y a rien qui nous permet de d'aller vers là donc c'est ce qui m'inquiète c'estàd que Poutine ne respecte jamais sa parole donc il peut dire il y aura des garanties de sécurité puis finalement ne pas le respecter.
Et qu'est-ce qu'il faudrait faire alors selon vous ? Parce que les Européens sont quand même revenus dans le jeu. Ils étaient hier à Washington ils se sont exprimés.
Emmanuel Macron a dit que si Poutine ne respectait pas finalement les accords de paix, si des accords de paix venaient à être signés, il faudrait reprendre les sanctions contre la Russie, voir les amplifier. Qu'est-ce que qu'est-ce que vous feriez finalement à à sa place à Emmanuel Macron ? Accélérer le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'Europe, à l'Union européenne, petit 1, petit 2, se passer de toutes les ressources russes.
Voilà, faire un véritable embargo de la Russie. Là, là le gaz et l'uranium et toutes les tous les échanges avec la Russie. Et là, on aurait un véritable rapport de force.
Là, l'Europe serait un acteur majeur et ne serait pas juste ne s'inviterait pas de force à la table de Trump. En revanche, il y a une question qui a pas du tout été abordée hier, c'est justement le partage de ces territoires, les territoires ukrainiens. Est-ce que ça c'est un problème selon vous ?
Donald Trump et les Européens semblaient dire que cette question serait abordée lors de la rencontre justement entre Vladimir Poutine et et Volodemir Zelenski. Est-ce que ça aurait dû être abordé dès hier selon vous ? Ben, c'est le sujet principal en fait, c'est quel est le la capacité de l'Ukraine à garder son territoire et euh qu'est-ce qu'on met dans la dans la négociation.
Et en fait là aujourd'hui, la Russie occupe des territoires. Rien n'est dit sur ce qui allait se passer sur ces territoires là. Est-ce qu'il y a un plan de retrait de la Russie ?
Est-ce qu'il y a une acceptation de l'occupation de la Russie ou est-ce qu'au contraire on on va au-delà de ce qui est déjà conquis pour avoir des parties complètes de l'Ukraine ? Voilà, tout ça n'étant pas abordé, pour moi l'essentiel n'a pas été posé sur la table. C'estàd qu'en fait, on est dans un espèce de numéro de flatterie de Trump qui à mon avis est assez ridicule d'ailleurs, mais on n'est pas dans un rapport de force.
C'est ce que je vous disais. C'estàd qu'on n pas posé les éléments du rapport de force que ce soit sur la solution, que ce soit sur le la manière de faire plier Poutine. Donc bon voilà, je je regarde ça.
Je me dis que sans doute ça va aboutir quand même à quelque chose. J'espère en tous les cas pour le peuple ukrainien qui ne qui subit cette guerre de manière très intense. Mais aujourd'hui, je ne suis pas extrêmement optimiste sur l'issue de cette de ce processus.
Alors on on va parler du budget de c de cette rentrée sociale qui s'annonce un petit peu un petit peu chaude pour le gouvernement. Euh juste avant sur le budget des armées, euh Emmanuel Macron parle d'une menace existentielle russe. Il souhaite doubler euh le budget euh euh des armées euh ici euh en France.
Est-ce qu'il a raison ? Et enfin, moi je je on a déjà fait une loi de programmation sur euh sur l'armée. Euh plus on finance des armes, plus on monte notre armée, plus on se dirige vers un processus de guerre.
Moi, je ne suis pas pour ça. Je vraiment je les écologistes ont toujours été pour la paix et euh je pense que la manière de faire la paix est aujourd'hui euh plus une question de ressources qu'une question d'armée. H et en fait, nous ne prenons aucun virage, nous ne prenons aucune mesure économique qui nous permettrait de faire ce cette transformation qui nous ferait moins dépendre du gaz, moins dépendre du pétrole, moins dépendre des ressources rares qui sont dans certains pays, notamment l'Ukraine.
En fait cette cette absence de transformation fait que la seule issue possible et ça je voudrais vraiment le poser parce que c'est très grave en fait c'estd que là le le système libéral capitaliste que nous avons aujourd'hui n'a plus de légitimité auprès de la population puisqueon on sait que nos enfants n'auront pas de meilleure situation que la nôtre et cetera. Donc en fait les deux seuls moyens c'est soit la transformation radicale de ce système, c'est la décroissance, la sortie, tout ça, soit au contraire l'accélération de ce système vers un vers un un projet nationaliste et donc de guerre. Et en fait à la fin euh quelle est quelle est l'option que nous choisissons ?
Emmanuel Macron nous emmène vers le projet de de de tension et de guerre. Moi, je voudrais que nous prenions l'autre option. Voilà, je ce sont deux projets radicalement différents et plus nous armons, plus nous aurons envie d'utiliser ces ces armes à un moment.
Sandrinoso, on a parlé donc du budget des des armées, on va parler du budget tout court hein, et de cette volonté gouvernement de trouver 43 un peu plus de 43 milliards d'euros d'économie. François Bairou a a présenté ses orientations budgétaires au 15 juillet. Euh on est d'accord, les écologistes censurent le gouvernement dès la rentrée.
Enfin, en tout cas, moi je le censurerai sans aucun doute. Après, nous n'avons pas encore eu de réunion de groupe des députés écologistes, mais je ne doute pas un instant que le groupe censure ce gouvernement. Il n'y a enfin vu les annonces qui ont été faites cet été, il n'y a aucune raison de ne pas censurer.
Et j'invite les socialistes à ne pas se tromper. C'est-à-dire que là les 40 milliards d'économie, les arrêts maladies, les de jours de travail en plus, les la suppression des crédits à peu près partout, sauf là où c'est nécessaire, euh en fait il y a quand même une volonté de de mettre le peuple sous pression, de le priver de droits fondamentaux. Je ne je n'imagine pas que le PS laisse passer ça.
Les écologistes donc censurent, devraient s'enser en tout cas le gouvernement à la à la rentrée à l'automne, en tout cas pour pour le budget. Euh, est-ce que vous rejoignez, comme la France insoumise ce mouvement euh qui appelle à bloquer, à paralyser la la France à partir du 10 du 10 septembre prochain ? J'avais cosigné une tribune il y a plusieurs semaines.
Bien sûr, bien sûr. Par les écologistes appellent à rejoindre ce ce mouvement. Alors, en tous les cas, moi j'ai signé cette moi j'ai signé cette tribune parce que euh il faut se bien comprendre que une partie de la population aujourd'hui n'a seulement pas de quoi vivre, mais même pas de quoi survivre.
Donc en fait là, il y a une une incapacité, c'est toujours sur les mêmes comptable et il y a une incapacité à supporter la le le le cours que prend le gouvernement. C'est-à-dire, c'est pas possible de taper toujours sur les malades, sur les pauvres, sur les enfants de la zo, sur c'est pas possible. C'est enfin vraiment il y a un moment où euh cette cette vision politique qui fait toujours plus travailler, qui fait qui met toujours plus sous pression les plus vulnérables n'est pas ni euh éthique ni dans la philosophie française.
Est-ce que vous craignez le retour des des gilets jaunes ? Finalement, au départ, c'est une mobilisation citoyenne he qui part des réseaux sociaux avec des comptes d'extrême droite aussi, d'ailleurs, il faut le dire, d'anciennes figures des des gilets jaunes qui semble vouloir être récupéré par les partis politiques aujourd'hui et donc la France insoumise et écologistes. Est-ce que vous vous craignez finalement un blocage un peu durable du pays et donc le retour des gilets jaunes en France ?
Mais je moi je ne crains pas les gilets jaunes. Les gilets jaunes c'était un mouvement populaire qui disait et vraiment il faut regarder la sociologie des gilets jaunes. Il y a plein de personnes qui n'avaient vraiment pas 1 € d'avance.
Enfin je veux dire moi je crains pas les gens qui ont pas 1 € d'avance. Au contraire je voudrais que nous les entendions. Donc c'est ça le 10 septembre.
Je voudrais que nous les entendions. Je voudrais que nous entendions ce peuple qui se lève. Et euh oui, les revendications euh ne sont pas encore d'une enfin d'une clarté euh complète, mais en tous les cas, ce mouvement de ralbol, ce mouvement de dire "Nous ne pouvons plus vivre dans ces conditions, il faut l'entendre." Merci beaucoup Sandrine Rossau, merci d'avoir répondu à nos questions sur France Info TV ce matin.
Sandrine Rousseau