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Pascal Praud recadre Florian Philippot : "C’est une thèse complotiste !"

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bon, Florian Philippot, vous êtes trumpiste ? Non, non, non, en fait, ce qui me fait rire, c'est...

Non, mais vous avez le droit, vous dites non. J'ai soutenu plutôt l'élection de Trump pour certains intérêts. Ah non, mais j'avais clairement dit que c'était meilleur que Trump l'emporte, pour plein de raisons, parce que la politique de poursuite des démocrates, c'était une politique wokiste, une politique mondialiste, une politique de guerre, et j'espère d'ailleurs que Trump n'ira pas, lui, vers l'intervention généralisée dans le monde, comme les Américains nous ont trop habitués à cela.

Parce qu'il s'était fait lire sur une promesse de paix. Mais moi, ce qui m'intéresse, ce n'est pas tant les affaires intérieures américaines, ça c'est leur problème, et je ne suis pas sûr qu'on ait des leçons à donner quand on a vu les yeux crever et les mains arrachées pendant les gilets jaunes en France. Donc je pense qu'on devrait se garder de leçons là-dessus.

Non, la réalité, c'est...

Qu'est-ce que ça nous dit du monde aujourd'hui ? Le trumpisme, et il sera très attaqué pour ça, c'est le réveil des nations. C'est ça la réalité.

C'est quand Trump dit que l'avenir appartient aux patriotes et pas aux mondialistes, qu'il est très attaqué. C'est ce qu'il avait dit devant l'Assemblée Générale de l'ONU. Et en réalité, nous voyons bien que le monde que symbolise Trump, mais pas que, le réveil des BRICS, toutes ces puissances qui émergent, c'est le monde des nations indépendantes.

Et nous, la France, on continue, et on a vu Macron à Davos, d'ailleurs s'exprimant en anglo-américain, pour ceux qui ont vu une... – For sure ! – For sure, un acte de résistance incroyable.

D'abord, on ne résiste pas dans la langue de l'adversaire, premièrement. Il y a un problème. – Oui, bon, ça... – Non, non, non, c'est pas du tout anecdotique. – Pourtant, il a résisté à Trump. – Le canadien s'est exprimé en français. – C'est pas du tout anecdotique. – Il a résisté à Trump. – C'est une rupture fondamentale avec la diplomatie française. – Il a fait reculer Trump, on dit les éditorialistes. – Non, il a surtout créé... – Vous voudriez être satisfait ?

Il a réveillé l'Europe, j'ai lu toutes les... – Oui, j'ai vu qu'on le comparait même au général De Gaulle.

C'est un peu, si vous voulez, comparer à un gribouillis d'un gamin de 4 ans à la joconde, quoi. Comparer Macron à De Gaulle. Non, la réalité, c'est que nous avons vu un homme qui est dans un vieux logiciel, Macron, puisqu'il ne parle pas de France en face.

Il parle d'Europe. Il nous dit l'Europe, l'Europe, l'Europe, etc. On doit s'occuper du Groenland, qui est danois.

On doit s'occuper de l'Ukraine. Par contre, les problèmes français, on n'en parle pas. On est en train de perdre la Nouvelle-Calédonie, qui va devenir indépendante contre 3 référendums.

On voit des bandes armées guyanaises, brésiliennes, arriver en Guyane, selon un dernier rapport sénatorial, personne n'en parle. On voit que Saint-Pierre-et-Miquelon va passer sous contrôle aérien canadien, transfert de souveraineté inadmissible, on s'en fiche. Mais non, l'Europe, l'Europe, l'Europe.

Alors, l'Europe, le problème, c'est que ce n'est pas ça qui va nous apporter un surcroît de croissance, et de puissance, et d'influence. Nous voyons bien que plus on s'enferme dans cette politique européenne, plus nous sommes, en fait, impuissants, et plus nous sommes confrontés et soumis à des intérêts qui ne sont pas les nôtres. C'est ça, le malentendu.

Macron n'a pas parlé de la France. Il a parlé de l'Europe. C'est-à-dire, il a parlé de celle qui est en train de tuer nos paysans avec le Mercosur.

Il a parlé de celle qui nous entraîne vers des guerres qui ne sont pas les nôtres. Celle qui fera que l'Ukraine sera adhérente à l'Union Européenne, membre de l'Union Européenne, dès l'année prochaine, 2027. Celle qui fait qu'on met des milliards dans ce conflit.

J'entends ce que vous dites, mais vous n'êtes pas le seul à dire ça. Je suis à peu près le seul à dire ça. Pourquoi vous ne rejoignez pas un mouvement ?

Par exemple, Reconquête dit à peu près...

Mais Reconquête et RN disent absolument pas ça. Bardella a fait une intervention. Je parle sous le contrôle de Thomas Bonnet.

Je parle sous le contrôle, mais la différence entre...

Que vous venez de dire là...

Non, Bardella est intervenu au Parc...

Personne n'assume, dans les parties dont vous venez d'évoquer, personne n'assume le fait de sortir de l'Union Européenne, par exemple. Mais ils ne veulent...

Non, mais là, c'est pas ce qu'il a dit, là. Si, il faut sortir de l'Union Européenne. Oui, mais c'est la conclusion.

Mais là, ce que vous venez de dire, là, ce que vous avez dit, là, c'est sur le Mercosur, sur nous entraînent dans des guerres qui ne sont pas les nôtres...

Mais qu'est-ce qu'ils font face à ce constat ? Ils ne sont pas au pouvoir. Non, non, mais qu'est-ce qu'ils peuvent faire, même s'ils étaient au pouvoir ?

Moi, je fais la seule solution possible, c'est-à-dire que je sors de l'Union Européenne pour reprendre notre souveraineté nationale. Mais les Français ne donnent pas, ça. Mais on n'en sait rien, M.

Proulx. La dernière fois qu'on a voté sur l'Europe, on a dit non, c'était un référendum. On nous l'a annulé de manière absolument scandaleuse.

Évidemment qu'on ne sait pas. On peut peut-être réformer l'Europe. On ne peut pas.

En fait, il y a deux analyses possibles sur l'Europe, et on le dit régulièrement chaque matin. Soit on considère que l'Europe, telle qu'elle est faite, ne marchera jamais, etc., et à ce moment-là, il faut changer.

Soit on considère que, telle qu'elle est organisée aujourd'hui par les petits hommes gris, il faut peut-être changer cette technostructure et mettre en place plus de politique, mais qu'elle peut quand même exister. Voilà les grands...

Pour changer...

Alors, à 27, ça va être dur. Alors, laissez-moi juste parler là-dessus, je n'ai pas énormément de temps de parole. Pour changer une virgule, un mot...

Quand je parle, je ne vous enlève pas votre temps de parole. Merci beaucoup. Ce n'est pas d'autre.

On n'a pas 15 minutes tous les deux. Une phrase complète. Autrement, vous pourriez...

Juste pour un raisonnement, faire une phrase complète. Quand vous voulez changer une virgule d'un traité européen, vous devez avoir l'accord au même moment unanime des 27 membres. Vous ne l'aurez pas.

Nos intérêts ne sont pas convergents, contrairement à ce qu'on nous fait croire avec ceux des Allemands. On l'a bien vu sur les accords commerciaux, on l'a bien vu sur le Mercosur. Nos intérêts géopolitiques ne sont pas convergents avec ceux des Pays-Baltes, avec ceux de la Pologne, qui est très agressif contre la Russie.

Ce n'est pas notre intérêt. Nos intérêts agricoles ne sont pas convergents avec ceux de l'Espagne ou de l'Italie. Ce sont des concurrents féroces.

Les premiers d'ailleurs concurrents pour notre agriculture. Et ce sera encore pire quand l'Ukraine sera dans l'Union européenne. Donc il n'y aura pas d'autre Europe.

Ce qui d'ailleurs poserait un autre problème. Par principe, je n'accepte pas qu'il y ait une autorité supranationale. Même si vous avez d'autres politiques menées, il reste un problème fondamental.

C'est que les Français n'ont plus leur souveraineté, n'ont plus la maîtrise de leur destin. Alors vous avez des partis qui s'agitent en disant qu'on changera tout ça. Ça fait 50 ans qu'ils promettent aux Français de changer tout ça de l'intérieur.

Évidemment, ils ne l'ont jamais fait et ne le feront jamais parce que ça n'est pas possible. La seule solution, c'est de sortir l'Union européenne. Le monde qui vient, c'est le monde des nations puissantes et donc libres et indépendantes.

La France n'a rien à faire au Groenland, c'est une question danoise. Si les Danois sont très intéressés par le Groenland, qu'ils commencent par arrêter d'acheter du matériel militaire américain. Enfin, on ne peut pas être plus Danois que les Danois.

Ils continuent d'acheter des F-35, ils continuent d'être soumis et nous on va aller les défendre. – J'entends. – Occupons-nous de nos territoires. – Question d'actualité toute simple, les réseaux sociaux interdits au moins de 15 ans.

Vous auriez voté contre ? – J'aurais voté contre. Parce que ce n'est pas une loi l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, c'est une loi d'identification numérique obligatoire pour tous. – C'est une thèse complotiste. – Pas du tout, c'est une thèse que vous trouvez même dans le Dauphiné libéré. – C'est une thèse complotiste de dire ça, de dire qu'on se sert de ça pour fliquer tout le monde. – Ce sera la conséquence. – La conséquence, c'est qu'il faudra s'identifier de manière numérique. – Mais il faut s'identifier, écoutez, on a tous des cartes d'identité, on est tous fichés, arrêtez. – Dès que vous irez mettre un tweet, vous passerez votre carte d'identité, mais ce n'est pas ça d'ailleurs, ce ne sera même pas la carte d'identité. – Mais par définition, vous êtes numérisé.

Quand vous quittez ce pays, vous avez une carte d'identité où vous êtes numérisé et fiché. En quoi, sur les réseaux sociaux, cela vous gêne-t-il que les gosses de 15 ans ne puissent pas y aller ? – Moi, je trouve que c'est plutôt bien. – Ça relève des parents. – Moi, je n'ai pas envie de la société orwellienne où on déresponsabilise les parents de tout, c'est trop facile.

Vous savez, le grand débat quand moi j'étais enfant, c'était les enfants sont trop devant la télé, ça a changé, ou ils sont trop devant les jeux vidéo. Alors, on aurait interdit à l'époque la télévision ou les jeux vidéo pour les moins de 15 ans, on n'a même pas pensé à ça. – Vous êtes contre. – Oui, je pense que c'est aux parents, il y a un sujet. – D'abord, c'est des signaux que tu envoies, tu sensibilises les parents en faisant ça, je trouve que c'est plutôt intelligent. – Ce n'est pas qu'on les sensibilise, c'est qu'on entre dans l'interdit.

Mais ce n'est pas le sujet, la question, ce n'est même pas les enfants. Ça, c'est toujours la tarte à la crème. Vous savez, on nous a fait le même coup avec le règlement des SA de censure.

Quand il est passé au Parlement européen, ils nous ont dit, c'est pour protéger les enfants. Résultat, tous les eurodéputés français ont laissé passer ou ont voté pour, y compris le RN, comme hier. – Question très courte. – Je vais juste au bout du sujet.

L'Union européenne a prévu de déployer l'identité numérique européenne. – Oui, c'est un autre problème. – Non, non, c'est le même problème, parce que ça passera par là. – Et là, on peut vous rejoindre. – Non, non, mais c'est le même sujet.

Pour vous identifier sur les réseaux sociaux et prouver votre âge, vous serez obligés de passer par votre portefeuille d'identité numérique. Sur ce portefeuille, j'en aurais fini, il se trouve votre État civil, mais pas que. Vous aurez vos données bancaires, vos données de carnet de santé, vos données de carnet de vaccination, et donc vous entrez dans la société où on pourra à tout moment vous débrancher si vous avez un comportement jugé inadéquat, même pas illégal, inadéquat, un mauvais tweet, trop critique sur Macron, trop critique sur l'Europe, pas assez pro-Ukraine, etc. – On va être débranché, nous on va être débranché. – On pourra vous débrancher si vous avez dépassé votre quota carbone. – J'entends bien, mais j'ai des questions très courtes. – Donc c'est une société orwellienne et c'est une société qui prépare la censure des réseaux sociaux pour une seule raison, c'est que sur les réseaux sociaux se trouve un narratif que le gouvernement ne contrôle pas, contrairement aux médias. – Bon, attendez, les médias, je ne suis pas contrôlé moi. – Oui, c'est pour ça que vous êtes très gênant. – Je ne suis pas gênant non plus, mais je ne suis pas contrôlé. – Vous avez remarqué quand même que vous êtes un petit peu attaqué ? – Mais alors, on est là. – Vous avez remarqué. – Bon, voilà.

CNews est très attaqué, ce n'est pas un hasard. – Bon, voilà. Et les réseaux sociaux aussi.

Et comme par hasard, et c'est assuré sur le gâteau, on entre dans cette interdiction en septembre 2026, c'est-à-dire au début de la campagne présidentielle. C'est formidable. Donc ça n'a rien à voir avec les enfants, ça a tout à voir avec le contrôle de la Ligue de l'État. – Question très rapide sur l'actualité, parce que le temps presse.

Gérald Darmanin souhaite interdire l'immigration pendant deux, trois ans, un moratoire. Vous êtes pour ou contre ? – Il ne peut pas le faire en restant dans l'Union. – Non, mais ce n'est pas… Alors, vous avez raison. – Je suis pour. – Sortir de Schengen, mais vous êtes pour. – Je suis pour, mais la seule solution pour le faire, c'est de sortir de l'UE, de Schengen et de la CEDH. – Bon. – D'autres discours, c'est un mensonge. – Il y a en ce moment l'audiovisuel, la commission audiovisuelle.

Vous êtes pour ou contre la privatisation du service public de France Inter et de France Télévisions ? – Moi, je suis pour qu'on y remette du pluralisme. – Vous vous êtes invité, par exemple ? – Un peu la chaîne Info, France Info.

Mais alors, les chaînes, vous voyez, France 2, ils ont une émission politique tous les matins qui s'appelle les 4 vérités. Vous pouvez leur écrire, vous pouvez écrire au directeur de l'information, etc. Ils en ont 300 par an, parce qu'il y a même le samedi.

Ils ne vous en donnent même pas une. – Oui, mais pourquoi ? Parce qu'à chaque fois que vous vous présentez, vous n'êtes pas élu.

Le mouvement patriote n'a pas un élu. – Non, on a plein d'élus municipaux, on a même des maires. Donc ça, c'est faux, absolument faux.

Non, non. Et d'ailleurs, ce n'est même pas simplement le seul critère. Il y a d'autres critères.

Nous sommes un mouvement qui doit être, selon les chiffres de la CNCCFP, 5 ou 6ème parti politique de France en nombre d'adhérents. Quand on fait des événements, il y a du monde partout. Notre rentrée, on était 3600 à Arras.

Vous voyez ? Donc la réalité, c'est que je veux qu'il y ait de pluralisme. Et le pluralisme, ça n'arrête pas simplement aux chaînes publiques.

Moi, je suis désolé, il y a des chaînes privées où il n'y a pas de pluralisme non plus. Donc le critère public-privé n'est pas forcément très opérant. – Bon, en tout cas, c'est Philippe Corbet qui va diriger maintenant l'information à France Télévisions.

Je le connais un peu, ce n'est pas quelqu'un qui penche de votre côté. – Non, je sais. – Ça, je travaille avec lui. – Ça ne m'empêchera pas que je l'appelle. – C'est un anti-trumpiste. – Je l'appellerai.

J'espère qu'il aura l'heure de quand même dépasser ses opinions politiques et d'aller vers le pluralisme. – Mais ça, la nomination de Philippe Corbet, que je connais, à un an de la présidentielle, ça, c'est un signal. – Oui, bien sûr. – Ça, je peux vous dire que ça, c'est un signal.

Là, l'information de France Télévisions, ça va être bien contrôlée. – Il ne faut pas qu'on nous raconte le salade. – Une société médiatique où on supprime tout ce qui est Arcom. – Oui, ça, c'est bien. – Oui, qu'on supprime Arcom. – Qu'on laisse la liberté d'expression sur les réseaux sociaux et qu'on ait un pluralisme tenable, respectable dans les médias, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.