Surendettement: ces «avantages indus» des politiques qui pourraient être supprimés
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Quels avantages indus des politiques pourraient être supprimés ? Alors que la maîtrise des comptes publics est au cœur des préoccupations, François Bairrou veut ouvrir la chasse aux éventuels avantages excessifs dont bénéficieraient les élus. Le Premier ministre s'en était expliqué dans une vidéo publiée le 22 août sur YouTube.
Les Français, pour beaucoup d'entre eux en sont venus à penser que les politiques s'en mettaient plein les poches, qu'il profitaient de la situation, que c'était une gabgie d'argent public. Il faut éclaircir tout ça. Une mission a été confiée à l'ancien député socialiste René Dozière, 84 ans, connu pour son travail sur le train de vie des élus.
L'ancien parlementaire a jusqu'au 1er décembre pour remettre son rapport à l'exécutif. Il affirme que le gouvernement et les ministères, les sénateurs, les députés ainsi que les collectivités locales et les maires des villes de plus de 200000 habitants sont concernés. L'observatoire de l'éthique publique, justement présidé par René Dozzière, a déjà détaillé 61 propositions dans une note fournie au Figaro.
Parmi elles, il y a la suppression des logements de fonction des membres du gouvernement, rendre publés de l'ensemble de leurs frais de représentation annuelle, l'alignement du système de retraite des parlementaires sur celui de la fonction publique, la suppression ou la limitation stricte des frais de représentation des maires pour les communes de moins de 3499 habitants ou encore l'interdiction du cumul de l'indemnité de membres du Conseil constitutionnel avec une pension de retraite. Ce n'est pas essentiellement un problème de financement, c'est une question d'exemplarité. Les avantages de nos élus sont souvent fantasmés, nuance tout de même Mathieu Caron, directeur général de l'OEP.
Ce qui est plus étonnant par contre, c'est que les comptes liés aux frais de représentation des ministres soient totalement opaques. Ces frais directement liés à l'exercice des fonctions ministérielles, expliqué le ministère de l'économie en 2021, représente pourtant 100000 à 150000 € par an et par ministre. Durant la mission de René Dzière, des chercheurs indépendants questionneront les élus à l'échelle locale et nationale.
Une première dans l'histoire de la 5e République. [Musique]
François Bayrou