AFFAIRE BENALLA : COLLOMB MENT. MACRON DOIT ÊTRE AUDITIONNÉ.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 90 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous a-t-il convaincu ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que ça signifie que vous demandez ce soir la démission de Gérard Colomb ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pour vous, c'est une affaire policière ou c'est une affaire politique ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous leur rendez grâce sur ce point ou pas ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Si le président de la République ne vient pas s'expliquer, que ferez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Jean-Luc MélenchonFait
« il commence par dire qu'il connaît pas monsieur euh Benala, ce qui est totalement impossible. »
- 3:00Jean-Luc MélenchonFait
« il dit que c'est lui qui a prévenu le préfet de police et le préfet de police nous dit que c'est le contraire »
- 4:00Jean-Luc MélenchonFait
« il y avait une hiérarchie parallèle »
- 6:00Jean-Luc MélenchonFait
« Monsieur Benala écoutait les conversations des gendarmes entre eux »
- 7:00Jean-Luc MélenchonFait
« il avait une accréditation secret défense qui lui permettait d'être accrédité pour toutes sortes d'autres accès »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
un invité ce soir avec nous, un invité qui est en première ligne euh dans cette affaire et qui s'en est tout de suite saisie euh qui a tout de suite demander des comptes. Bonsoir Jean-Luc Mélenchon, merci d'être avec nous. Première question d'actualité.
Vous avez bien entendu euh observé euh assisté à la, j'allais dire la comparion, n'exagérons rien, à l'audition de Gérard Colomb devant la commission d'enquête parlementaire. Vous a-t-il convaincu ? Oui, le mot à son importance.
Bon, je crois que on peut faire le bilan de cette journée. On avait le sentiment que l'équipe du président de la République voulait reprendre l'opinion et le cours des événements en main et que c'est un échec total car la journée a commencé assez piteusement par une série de mensonges de monsieur Colomb auquel personne n'a cru. Même les députés de la majorité comme on vient de le voir n'y ont pas cru.
Ben, il commence par dire qu'il connaît pas monsieur euh Benala, ce qui est totalement impossible. Il dit que pourquoi est impossible ? Bah parce que monsieur Benala était tout le temps là, queles que soient les circonstances et qu'on a vu à plusieurs reprises des photos où on voit et monsieur Colomb et monsieur Benala et le président de la République et c'est assez normal puisque monsieur Benala s'était chargé de tâche de sécurité.
Ensuite, il dit que c'est lui qui a prévenu le préfet de police et le préfet de police nous dit que c'est le contraire et que lorsque lui préfet de police a appelé le cabinet de monsieur Colom, on lui a dit "Ah ben on est déjà au courant, on suit ça avec l'Élysée." Par conséquent, le bilan, c'est que Colomb a essayé de se décharger sur le préfet de police et le préfet de police qui est en haut fonctionnaire qui n'a en quelque sorte pour lui que l'honnêteté de sa carrière, bah il fait une chose, il dit la vérité et il dit tous ces gens-là racontent des histoires. Il y avait un copin euh comment a-t-il dit malsin euh qui existait.
Bref, il y avait une hiérarchie parallèle. Donc on termine la journée avec l'idée qu'il y a un groupe de policiers et de personnel contractuels qui depuis l'Élysée donnent des ordres à tout le monde et n'avait aucune autorité pour le faire. Donc je crois que les choses sont plus mal en point qu'elles étaient ce matin.
Est-ce que ça signifie que vous demandez ce soir la démission de Gérard Colomb ? Moi, je demande rien. Je pense que Colon est démissionné d'office.
Il ne peut plus être cru par personne ni par les policiers qui, comme vous l'avez vu, ont très mal pris euh cette espèce de inversion des responsabilités, ni par le président de la République qui vient de se rendre compte que monsieur Colomb était prêt à le lâcher en audition, ni par nous parlementaires qu'il a refusé de rencontrer plutôt, il a refusé de venir plutôt dans l'hémicycles. Il est venu ce matin en audition. Donc monsieur Colomb est démissionnaire de fait et on ne tardera pas à voir que il sera démissionné parce que je crois que c'est la logique du fonctionnement des institutions.
Je vais vraiment assister là-dessus. En démocratie, il y a quelques rebles qui nous perment de vivre tous ensemble. Il y a une majorité, elle gouverne, il y a une opposition, elle s'oppose.
Et puis il y a des fonctionnaires qui servent et obéissent. Mais les fonctionnaires ne sont pas les haut-fonctionnaires et les fonctionnaires d'une manière générale n'ont pas à assumer la responsabilité politique des ordres qui leur sont donnés. Monsieur Colomb et tous les autres dans la chaîne de commandement doivent assumer leur responsabilité politique et pas se décharger sur un préfet de police en disant "Écoutez, voyez avec cet homme-là, moi je ne sais rien.
Ce matin, c'était concernant. Monsieur Colomb ne sait rien. Pour vous, c'est une affaire policière ou c'est une affaire politique ?
C'est clairement une affaire politique dont le fil maintenant devient clair. Tout se passe à l'Élysée. Ils avaient décidé de constituer une espèce de service de sécurité particulier de la présidence de la République.
Un peu comme aux États-Unis dont on sait que monsieur Macron est extrêmement entiché. Vous l'avez vu faire le petit Trump. Là, il signe des textes de loi devant tout le monde comme le fait Trump.
Et donc, ils ont voulu créer ce service. Ils ont d'ailleurs augmenté le budget de sécurité et personne n'y a fait attention. De 3 % le budget de sécurité. de l'Élysée alors que tous les autres organismes de l'État ont un budget en baisse.
Et puis je crois que ils ont fini par se dire que entre ce qu'ils avaient décidé et ce qui était, c'était la même chose. Bref, que déjà c'était en service de sécurité dont monsieur Benala était le chef qui donnait des ordres à des policiers euh de toutes sortes là au milieu. par exemple ce monsieur Miserski, le major, on apprend qu'il est major et que c'est lui qui faisait le lien entre l'Élysée et les services de police et quelques autres parce que la liste maintenant commence à se compléter d'heure en heure de cette chaîne de commandement parallèle dont le préfet de police a dit qu'elle était en copinage malsin, ce qui est une femme manière euphémique comme on dit hein, de de ne pas dire en fait une hiérarchie parallèle.
Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui les proches d'Emmanuel Macron ou les ministres disent voilà, il y a une affaire, nous on joue la transparence totale. On a très très vite accepté la constitution de cette commission d'enquête parlementaire. La justice est saisie parallèlement, il y a une enquête avec l'IGPN.
Bref, il y a rupture oui avec ce qui se faisait avant parce que on est dans la transparence et que tout le monde saura tout. Est-ce que vous leur rendez grâce sur ce point ou pas ? Écoutez, d'abord commençons par dire qu'il a fallu plus de 10 heures de rappel au règlement pour que quelqu'un prenne une décision.
Je vous demande de sortir cette affaire de son contexte en quelque sorte politicien. Il y a une majorité, il y a une opposition, la majorité gouverne. L'opposition s'oppose et nous échangeons des arguments.
Mais pendant les journées de jeudi, vendredi et samedi, le Parlement a été humilié. Aucun ministre en état d'apporter des réponses n'a accepté de se présenter devant le parlement. Au bout de 10 heures d'obstruction, il a été convenu qu'une commission d'enquête serait constituée.
Sans doute, mes collègues de la majorité ont-ils voulu envoyer un signal à l'Élysée puisque au lieu de constituer une simple commission d'enquête, c'est la commission des lois elle-même qui s'est transformée en commission d'enquête, c'est-à-dire le degré suprême de la gravité. Donc si ça s'est passé comme ça, c'est d'abord parce que le gouvernement n'est pas venu s'expliquer devant la représentation nationale. Regardez où nous en sommes, monsieur.
On finit par trouver ça normal, mais c'est pas comme ça que marche une démocratie. Dans une démocratie, le gouvernement vient s'expliquer. Pourquoi ne vient-il pas s'expliquer ?
Parce que personne ne sait rien là-dedans. Ils en sont tous au même point que monsieur Colomb. Donc la personne qui devrait venir devant la commission d'enquête pour qu'on ne perde pas de temps, c'est monsieur Macron lui-même.
Il en a de pouvoir constitutionnel. Absolument. Monsieur Macron doit se présenter devant cette commission.
Je rappelle qu'elle n'est ni un tribunal ni une autorité administrative. On auditionne les gens. Et le président Macron a dit au dernier congrès du parlement à Versailles qu'il était prêt à rester à écouter les députés pour leur répondre.
Alors, s'il est prêt à rester au Congrès de Versailles pour écouter des députés et répondre, alors pourquoi ne va-t-il pas une commission d'enquête pour expliquer tout simplement qui est c'est ce monsieur Benala ? Parce que tout de même, je demande qu'on y réfléchisse. Vous êtes d'accord vous ?
Pour quel que soit l'homme qui est au pouvoir ou la femme qui s'y trouve, il ait des pouvoirs de cette manière de police absolument étendue. Ce monsieur Benala écoutait les conversations des gendarmes entre eux. il avait une accréditation secret défense qui lui permettait d'être accrédité pour toutes sortes d'autres accès.
Enfin, il y a aucun pays où on accepte qu'un personne quel qu'elle soit et comme ça des pouvoirs aussi immenses sans relever d'aucun contrôle de d'une autorité administrative quelconque. La preuve, c'est qu'ils se passent tous la balle pour savoir qui aurait dû déclencher l'article 40 pour signaler le comportement de monsieur Benalait pour terminer. Personne ne l'a fait.
Qui pardon ? Et qui d'après vous aurait dû signaler le comportement de monsieur Benala à la justice ? Par la force des choses, le directeur de cabinet du président de la République puisque cet homme euh dépendait du directeur de cabinet.
Et vous avez vu comment cette affaire parce que beaucoup de Français ont suivi toute la journée et euh nous sommes tous habitués de décrypter de renavant les images des gens bien vus que monsieur Colom racontait des histoires et que tout le monde se repassait la patate chaude de monsieur Benala. Personne ne veut porter le chapeau, personne n'est au courant, ni le ministre de l'intérieur, ni le préfet de police, bref, mais s'il en restant, c'est le directeur de cabinet qui lui, c'est tout. Et par la force des choses, le président de la République, nous l'avons appris, a été informé quasi tout de suite par son directeur de cabinet de ce qui s'était passé.
H donc il me semble qu'au lieu de décider qu'un jour de mise à pied qui n'ont aucune réalité et qui n'ont jamais été fait puisque nous avons entendu le préfet de police nous dire qu'il avait vu monsieur Benala au travail dans des circonstances de de très grande acuité politique être là. Donc monsieur Benala n'a jamais été puni de rien et le président de la République savait le lendemain même ce qui se passait. Alors, arrêtons cette comédie et de traîner devant cette commission pour auditionner toutes sortes de gens alors que celui qui sait tout est le seul qui ne s'explique de rien.
Il y a pas de honte à venir devant une commission parlementaire qui ne le jugera pas, qui ne peut pas se prononcer sur ces déclarations. Ça fait partie de la vie normale dans un pays où les gens se respectent. Pardon de vous interrompre.
Dernier point Jean-Luc Mélenchon. S'il ne vient pas s'il ne vient pas s'expliquer le président de la République devant cette commission d'enquête parlementaire, que ferez-vous ? Je pense que nous notre rôle comme opposition, c'est d'essayer à chaque moment de crise de trouver une sortie dans le cadre de la démocratie parlementaire.
Bon, nous avions une crise, nous avons pendant des heures demandé une commission d'enquête, elle a lieu. Si personne ne veut venir s'expliquer, car demain, ce sera une nouvelle comédie, cette séance des questions d'actualité où le premier ministre va venir. Imaginez-vous que nous sommes sept groupes d'opposition et que demain, j'aurai droit en tout et pour tout à 2 minutes de temps de parole pour interpeller le premier ministre.
Vraisemblablement parce que c'est ce qu'on l'air de dire mes amis qui sont promes à me demander de le faire. Mais c'est sans doute ça qui va se passer. J'aurai 2 minutes.
C'est c'est pas des conditions normales de fonctionnement. Donc j'estime que si le pouvoir essaie de de se défausser, peut-être faudra-t-il en passer par la motion de censure ? Parce que notre intérêt est toujours de marquer d'une manière parlementaire que nous sommes des parlementaires élus par le peuple et que par conséquent c'est nous qui contrôlons le gouvernement.
Quand bien même on nous dit vous serez battu d'avance, ben peut-être bien, mais en attendant, il faut bien que quelqu'un se charge de sauver l'institution parlementaire. Nous ne sommes pas un jouet, nous ne sommes pas un théâtre où on peut comme ça nous pousser d'un revers demain. Allez hop, rentrez chez vous.
Merci chez vous parce que euh je trouve curieux le déroulement de la journée d'aujourd'hui. Merci d'avoir été en direct avec nous de l'Assemblée nationale euh au soir de ces de ces auditions.
Jean-Luc Mélenchon