Macron : les derniers secrets d’une fin de règne
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:27OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que dans cette phrase caricaturale, le fric dirige la France aujourd'hui directement ou indirectement ?
- 2:11OuverteRéponse directe
Quelles sont les illusions du capitalisme français selon vous ?
- 3:34OuverteRéponse directe
Pourquoi a-t-on cru que le choix du tout-finance profiterait à l'ensemble des Français ?
- 4:58OuverteRéponse directe
Pourquoi le système du tout-finance ne fonctionne même pas pour les entreprises du CAC 40 ?
- 6:21OuverteRéponse directe
Pourquoi revenir sur la Génération Mitterrand et les grandes fortunes des années 80 ?
- 7:42OuverteRéponse directe
Pourquoi les grandes fortunes françaises sont-elles fascinées par le modèle libertarien américain ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:34Chiffre
« La bourse de Paris, c'est 2500 milliards de capitalisation. »
- 4:14Fait
« Il n'y a pas de manque de capital en France. Il y a un problème d'affectation du capital. »
- 5:39Fait
« La place de Paris, la Bourse de Paris, l'économie française était régie par un capitalisme dynamique, entrepreneurial, courageux. »
- 6:59Fait
« Emmanuel Macron est un président libertarien. »
- 8:24Chiffre
« La place de Paris financière c'est 15 grandes fortunes, 15 grands fonds. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
France dans tous ces États, le face- à face. Vous êtes bien sur ce de radio en ce lundi 26 octobre, il est 13h4. Nous avons parlé pendant 1 heure d'organisation de la police, des défaillances de l'État, de manque de courage de la classe politique. Et là, nous allons parler d'un autre sujet qui concerne la France, un sujet tout aussi douloureux que le précédent. Euh nous allons comprendre pourquoi mon ami, c'est la finance. Vous savez, il y avait une déclaration du président Hollande, "Mon ennemi c'est la finance". On avait compris qu'il avait totalement menti, c'était aussi ses copains. Mais là, mon ami, c'est la finance. Ce cet homme, ce personnage a construit sa vie, sa destinée sur les relations avec la haute finançaise, le fric, on peut dire. Et euh nous
apprenons grâce à ce travail, ce document historique, cette somme de 529 pages que j'ai englouti, comme je renglouti une un un plat un plat préféré, euh je l'ai englouti euh avec un au final une comment vous dire ? On est conscient qu'il y a un traumatisme et là on comprend pourquoi ce traumatisme revant. Je suis avec Marc Andeveld, journaliste, enquêteur, limier, investigateur qui a écrit l'argent magique, enquête sur les illusions du capitalisme français aux éditions du Seuil. Votre titre euh dit tout et en même temps il le dit pas tout parce que c'est encore plus grave que ça quand on est quand on lit l'ouvrage. L'argent n'est pas que magique, il est il est satanique, il est pervers. et et surtout Marcandevel vous expliquer que
la France est allez de toutes les grandes puissances démocratiques celle où l'État a peut-être le plus participé dans une forme de compromission à l'enrichissement et à la création d'immenses pouvoirs financiers et que du coup ces pouvoirs financiers sont ceux qui gouvernent ce pays. Marc Anden, merci d'être avec nous sur sur à l'antenne sur Sud Radio. Euh 3 ans de travail, on le voit, c'est une somme énorme. Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que dans cette phrase caricaturale, le fric dirige la France aujourd'hui directement ou indirectement ? Alors, je vais rebondir sur une citation d'un de mes interlocuteurs. Effectivement, sur 3 ans d'enquête, j'ai rencontré beaucoup de gens, des banquiers d'affaires, des avocats d'affaires, des grands patrons,
des PDG du CAC 40 mais également des plusieurs personnalités des différentes grandes fortunes propriétaires de médias. Et à travers ce cette enquête qui a été de longue haleine, j'ai aussi rencontré l'inenarable à la MINC, conseiller des grands patrons et MIN dit la place de Paris, donc la place financière de Paris, c'est le compartiment français de Wall Street. Wall Street phrase phrase terrible. C'est une phrase terrible parce que ça ça montre justement pour rebondir sur mon sous-titre, les illusions du capitalisme français. Quel quelles sont-elles ces illusions ? Elles sont de deux ordres en fait. C'est le choix du tout finance qui a été fait à la fois par les dirigeants économiques mais également les dirigeants politiques. Et vous parliez de l'État justement, l'État
français et ça remonte à une vieille histoire. D'ailleurs, je fais une sorte de flashback sur les années 80 et même les années mitérrans. C'est le moment où l'État vous expliquez que c'est là le grand basculement. jusqu'à présent l'État français l'État golien l'état pompidolien évidemment qu'il avait une collision avec la haute finance pour mais là on n plus dans la collusion on est dans une forme de compromis et Mitéran fait rentrer l'argent dans la vie politique française. En tout cas, il il les socialistes, les haut au fonctionnaires de l'époque font le choix du tout finance et c'est un choix qui sera renouvelé par la suite ultérieurement, notamment bien évidemment euh sur les deux quinquenades d'Emmanuel Macron, François Hollande, Nicolas SarkoZi et on
a cru que si on faisait le choix de ce tout finance là, ça allait profiter à l'ensemble des Français. On a parlé de Ruissellement, euh on a parlé justement de cet argent magique. Je reviendrai plus tard peut-être dans l'émission. Qu'est-ce qu'on appelle argent magique notamment dans la finance ? Pourquoi il y a eu cette explosion, cette hyperconcentration du capital y compris sur la place financière de Paris ? Parce que il y a un mantra du côté des responsables politiques pour justifier cette politique du tout finance, ça a été de dire il manque du capital en France. En fait, rien n'est plus faux que cette affirmation là. La bourse de Paris, c'est 2500 milliards de capitalisation. les fonds d'investissement, les fameux fonds d'investissement, c'est à peu près
400 milliards de de gestion d'actifs sous sousgestion. Donc en réalité, il n'y a pas de manque de capital en France. Il y a un problème d'affectation du capital. C'est-à-dire que ce capital ne va pas dans l'investissement, dans la vie économique, dans les industries, dans les entreprises, mais ce capital, il est d'abord fait pour euh maximiser son profit et elle se fait justement par la finance, par la pression actionnariale sur les entrepreneurs. Et ce dont je me suis aperçu à travers cette enquête là, c'est qu'il n'y a peut-être jamais eu autant euh de d'intérêt contradictoire dans le monde économique lui-même. c'est-à-dire le petit entrepreneur, même le moyen entrepreneur, les fameuses PME, mais
également y compris les managers aujourd'hui des groupes du CAC 40 pour revenir sur votre constat de départ sont effectivement sous la contrainte financière et ils n'ont pas en réalité, contrairement à ce que le monde de la finance voudrait leur faire croire, ils n'ont pas les mêmes intérêts. Et ça c'est pas moi qui le dis, c'est mes interlocuteurs y compris des PDG actuels qui en fait font le constat que le système de du tout finance ne fonctionne même pas pour leur propres pour assurer la pérenité de leurs propres activités. Vous expliquez clairement que longtemps la place de Paris, la Bourse de Paris, l'économie française était régie par un capitalisme dynamique, entrepreneurial, courageux qui prenait des risques, soutenu par un état régulateur qui n'était pas là pour décider à sa place
mais qui lui donnait les moyens justement d'avoir cette force d'investissement et qu'aujourd'hui avec cette mutation du capitalisme, c'est devenu un capitalisme un peu de pépère qui sont là qui qui gè de rentier avec quand même au milieu un un monstre, un éléphant qui est quand même LVMH Bernard qui reste Du coup du coup il s il il s'est distingué des autres. Alors même s'il y a il y a des bolorés, il y a des pine et vous dites attention ces gens-là n'ont existé dans cette proportion que parce que la gauche a permis à l'État de les aider à s'enrichir à ce poids ce qui était pas le caf totalement avant là. Alors la gauche, ça dépend ce qu'on entend par la gauche, mais parti socialist il était le favori des financier et on dit sous Berigovois la la bourse ne
s'est jamais aussi bien portée et le CNPF à l'époque ça s'appelait CNPF disait c'est c'est le premier le meilleur premier ministre qu'on a jamais eu. C'était quand même incroyable. Oui, mais parce que à l'époque dans les années 80 donc il y a tout un chapitre qui s'appelle Génération Mitteran et je reviens euh sur la manière dont les grandes fortunes que vous avez évoqué vous fait notamment Bernard Arnaud, on pourrait parler François Pinot, Vincent Boloré, toutes ces grandes fortunesl ont émergé dans les années 80. Donc je rappelle cette histoire là parce que les plus jeunes d'entre nous n'étaient pas forcément là et donc ne l'ont pas forcément en mémoire et c'est une histoire qu'on raconte assez peu. Pourquoi je la rappelle cette histoire là ? Est-ce que aujourd'hui,
j'entendais votre précédent un de vos précédents interlocuteurs dire la finance, le tout finance, ça a atteint au régalien, ça atteint c Jean colombien qui disait finalement on on se rend compte, on réalise que Emmanuel Macron est un président libertarien, il a réussi à nous le cacher un certain temps. Aujourd'hui, c'est flagrant. Et donc pourquoi je reviens et pourquoi je fais ce flashback dans les années 80 sous Mitteran ? parce que ces grandes fortunes là ont émergé sous mitérran effectivement ont bénéficié des choix de l'État sur le tout finance et ces grandes fortunes aujourd'hui la plupart en tout cas vous parliez de Bernard Arnaud mais ont une une fascination pour le modèle libertarien venant des États-Unis principalement modèle libertarien qui est en fait un modèle du
100 fois ni lois si je le résume et anti-État totalement et donc ça va totalement à l'encontre de la constitution on va dire de comment c'est formé la France he d'une certaine manière l'idée n'est pas d'être plus étatique ou moins étatique. L'idée est tout simplement de revenir à l'histoire. Et en tout cas, ce courant libertarien aujourd'hui fascine la plupart des grandes fortunes en France, c'est-à-dire alors même qu'elles ont bénéficié de l'aide de l'État depuis 40 ans. Et donc c'est ce paradoxe là que enfin c'est un de ces paradoxes là que je soulligne à travers mon enquête. Pour autant Marc Andevel hormis pour eux cet échec est retentissant. Oui, la facture est apocalyptique pour les États, pour les nations, pour les peuples. Alors eux par contre, il se portent très très bien.
Alors eux se portent très très bien. Il y a un de mes interlocuteurs qui me dit "Aujourd'hui la place de Paris financière c'est 15 grandes fortunes, 15 grands fonds." Et en fait on qu'est-ce qu'il s'est passé ? On on parlait vous parliez tout à l'heure de mutation du capitalisme. Il après la crise financière de 2008, il y a eu effectivement une mutation de capitalisme. Pourquoi ? Parce que les banques centrales, la Banque centrale européenne, la Fed aux États-Unis ont injecté énormément de liquidité dans le système financier pour le sauver. Vous, on parlait des de la crise des banques systémiques. On était à deux doigts d'un craque mondial total. Et donc toutes ces liquidités, elles ont été quelque part. Elles ont pas été sur le financement de la vie économique comme on a pu le dire
au peuple. Non. Et parce que au bout du compte cet argent-là, ces liquidités, cette planche à billet qu'on qui a fonctionné en fait, c'est les peuples qui finalement ont fini par le rembourser. Euh et donc on a sauvé les grandes banques mais en réalité c'est encore les peuples qui ont casqué pour parler vulgairement. Et donc cette ce mécanisme là, ça abouti à quelque chose. Ça aboutit que ceux qui gagnaient déjà beaucoup d'argent ont encore gagné beaucoup plus d'argent. Euh j'ai j'ai j'ai envie j'ai envie de dire là on on connaît la dasche populaire, on ne prête qu'au riche. Et donc au bout du compte, il y a aujourd'hui en fait les D sont pipés, c'est-à-dire vous parliez de du capitalisme entrepreneurial. Marcandevel, est-ce que c'est ça que l'on appelle le fameux néolibéralisme
financier Jean-François C que vous avez bien connu c'est un capitalisme qui utilise le fric pour faire du fric, pas pour créer des richesses, pas pour créer, c'est du fric pour faire des c'est vraiment la financiarisation du libéralisme qui nous mène dans le mur. C'est oui, tout à fait. Et donc ce mécanisme là de de l'art pour l'art, la finance pour la finance qui tourne en rond et qui bénéficie toujours un plus petit nombre d'acteurs. Parce que c'est ça qui m'a frappé quand quand je dis il y a aujourd'hui des intérêts divergents entre le simple entrepreneur et ces grandes fortunes là, c'est que ces grandes fortunes là, elles sont extraterritoriales, elles ne regardent plus le pays en fait, elle regarde le monde. Elle bénéficie de tout un tas de mécanismes d'optimisation f
d'optimisation fiscale que j'évoque dans le livre. Il y a des avocats fiscalistes qui m'ont parlé assez longuement de tout. Vous avez rencontré beaucoup de monde. J'ai rencontré beaucoup de monde. Ils vous ont reçu. Ça c'est il a certains. Je me suis dit c'est pas vrai qu'il est il vous ont reçu. Ils m'ont reçu. Mais ils m'ont reçu parce que il y en a certains qui ont quand même encore un peu de sens moral, encore un peu d'intérêt général et qui voient surtout que le système dysfonctionne c'est que ça ne se ça ne fonctionne pas au final. Et quand je disais les D sont pipés, c'est que il y a une quarantaine d'années, on était encore dans un capitalisme, on va dire libéral, étatistolibéral, mais qui permettait en gros de pouvoir jouer dans le jeu économique à peu près à gal.
Voilà, aujourd'hui c'est plus le cas en fait c'est encore une fois c'est toujours les mêmes qui gagnent et c'est on est plus dans l'air du que le meilleur gagne. Nous sommes avec Marc Devel Anissa. On continue cette émission bien bien sûr on continue la thématique les derniers secrets d'une fin de réunionne. On poursuit notre face-face avec Marcandevel d'auteur de l'argent magique euh enquête sur les illusions du capitalisme français aux éditions du Seuil. Et vous d'ailleurs, que pensez-vous du bilan des années Macron ? Quelle question vous posez-vous sur les liens entre l'argent et le pouvoir ? 0826 300. Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces états. Pericolégas. Il est 13h18, vous êtes bien sur Sud Radio. Je suis avec Marc Andevel,
l'auteur de l'argent magique, enquête sur les illusions du capitalisme français. Nous voyons la dimension des imbrications entre la haute finance et le pouvoir politique et surtout l'imiction depuis une quinzaine d'années du grand capital dans les décisions. J'allais dire carrément dans la ville de la République et nous parlerons avec Marc Andel dans quelques instants des liens quelquefois très amicaux pour ne pas dire affectifs entre certains grands capitalistes et des grands ténors de l'économie et le pouvoir politique. Anissa, euh pour reprendre ce que dit Marcin Deved, est-ce qu'il y a une dilapidation du patrimoine économique fr Alors écoutez les je des turbine des équipements télécom, des pièces pour nos avions et même nos médicaments. En tout cas depuis son passage à Ber plusieurs
entreprises stratégiques sont passées sous contrôle étranger avec l'autorisation d'Emmanuel Macron et de ses gouvernements. Alors qu'est-ce qui a été vendu et pourquoi ? On va commencer évidemment par Alstom. Le 5 novembre 2014. Emmanuel Macron est ministre de l'économie de François Hollande. Il donne son feu vert à la vente des activités énergétiques à l'américain général électrique. Pour Alstom, l'objectif est de se concentrer sur les trains. Pour le gouvernement, il y a des garanties, notamment 1000 créations d'emploi net. Cette promesse ne sera pas tenue et général électrique devra financer un fond de réindustrialisation de 50 millions d'euros. Dans les télécomel lucent Bercy autorise son rachat par le finlandais Nokia en octobre 2015. Nokia prend le contrôle
début 2016. L'idée défendue à l'époque, c'est de construire un champion européen. Emmanuel Macron assure que l'emploi français sera préservé. Mais les restructurations se succèdent. Et en juin 2020, Nokia annonce un projet de suppression de 1233 postes en France. Les syndicats contesteront le respect des engagements pris auprès de l'État. Bon alors ça c'était avant ça va traduire par quoi suite concrètement ? Alors disons que c'est ça c'était ce qui était avant l'élection d'Emmanuel Macron. à la présidence. Ça c'est quand il était encore à Bersi. Donc depuis, il y a eu d'autres ventes de ce type. Je ne vais pas être exhaustif sinon nous serons encore là dans 2 heures. Ceci étant dit, les plus importants dans l'aéronautique, il y a la la TCO. Fin 2019, le fond américain Searchlight
possède plus de 65 % du capital. La direction défend les moyens apportés pour investir et développer l'entreprise. Des syndicats et des parlementaires s'inquiètent pour les savoir-faire. Le gouvernement autorise l'opération. Euh, puis viennent les médicaments. Le 30 avril 2025, vous vous en souvenez, Sanofiède le contrôle d'Opella qui commercialise notamment le Dolipran. Au fond américain, CD et R, celui-ci obtient 50 % du capital. Sanofi veut concentrer, consacrer davantage de moyens au traitement innovant. Malgré les protestations syndicales et politiques, la vente aboutit. Et puis bon, bah je je j'en ai bien deux autres, deux gros dossiers à vous signaler. Je ne sais pas si on a encore le temps. Allez-y. Et bien, c'est parfait. fin décembre 2025, autre vente sensible LMB
Aerospace, pareil, nous en avons beaucoup entendu parler. Cet équipement entier de l'aéronautique et de la défense est racheté par l'Américain Loir pour 367 millions d'euros auquel se rajoute auquel s'ajoute la reprise de sa dette. Loir veut élargir sa gamme de composants. Selon le journal La générale de l'armement demandait une entrée de BPI France au capital. Bercy autorise finalement la vente et défend les protections imposées à l'acheteur. Un dernier pour la route. Allez, un dernier. Dernier pour la route. Le tout dernier. Le 30 au point on en est le 30 janvier 2026. Biogarant quitte Servier. Le fond britannique BC Partners prend 85 % du capital. BPI France, les 15 % restants Servier veut investir davantage dans les
traitements contre le cancer, les maladies neurologiques. À l'époque, certains partis dénoncent une nouvelle perte de souveraineté sanitaire, mais il faut le préciser selon les acquéreurs, le comité social et économique avait donné un avis favorable. Merci Anissa. Marcant de Veld dilapideur à propos d'Emmanuel Macron, l'économie française parce que le tableau que vient nous trisser à Niss est absolument effarant ou c'est au contraire les nouvelles règles du capitalisme mondialisé font qu'il a pas le choix, il est obligé de subir. On souvient l'anecdote avec Mantob qui qui dit voilà il y a moyen et on le dégage. Hollande le dégage tout à fait. Alors en fait, il a accepté les règles du jeu tellisme mondial aiment pr enfin aime les
présenter. En fait, il a pas lutté contre ce capitalisme largement américain, ce capitalisme des fonds d'investissement alors que il y avait des moyens, y compris là vous parliez de d'Arnaud Montebourg, des moyens qui veut sauver. Tout à fait. Il y a des solutions pour contrer ce capitalisme financier, y compris dans ce que certains appellent la prédation des entreprises industrielles fran il est remplacé par Emmanuel Macron à Ber sur décision de Valédand et et Altom sera finalement privatisé. Oui. Alors dans le livre, j'évoque également le le dossier plus récent de d'Attos entreprise stratégique parce que c'est les hypercalculateur alors du coup c'est un autre capitaliste, c'est le cheek Kretinski qui met son dedans. Tout à fait
avec Richard Ferrand qui tira qui conseille Dan Richard Ferrand qui conseille Daniel Ktinski après il président du conseil constitutionnel ces choses là sont dit voilà et donc là on est dans l'entreo entre une partie je dis bien une partie il y a toujours des gens qui font bien leur boulot qui ont encore le sens de l'intérêt général heureusement mais on est dans cette imbrication assez incroyable de plus en plus importante entre pouvoir politique et force financière entre pouvoir politique et grande fortune. Ça se focalise et d'ailleurs je le raconte dans le livre notamment sur l'Élysée où en fait c'est la cour quasiment sauf que c'est ont été remplacé par les grands financiers. Ce témoignage que vous apportez, le le discours d'Emmanuel Macron à la remise de Légion d'honneur
de la fille de Bernard Arnaud est un chefdœuvre de littérature, de compromission politique. Je si le général de Gaul lit ça, je pense qu'il fait il fait ventilateur dans sa tombe. Oui. Alors effectivement, vous faites référence à un long discours d'Emmanuel Macron lors d'une cérémonie pour remettre la Légion d'honneur à Delphine Arnaud qui est donc la la fille de Bernard Arnaud de Christian Dior. Voilà. Et donc euh Emmanuel Macron euh discours devant ses invités, devant ces 200 invités et moi j'ai eu accès à l'intégralité de ce discours parce que un contact m'a m'a m'a transmis l'enregistrement et voilà, c'est un document historique. Je l'ai je l'ai retranscrit dans son entièreté sur ce premier chapitre introductif pour montrer quelque chose, c'est-à-dire en fait la soumission du
pouvoir politique à ces forces financières là. D'ailleurs, il y a un des ministres du gouvernement Macron qui m'a quand même donné son inquiétude, un ministre de droite qui m'a expliqué "Ces grandes fortunes n'ont jamais eu autant de pouvoir sous la 5e République." Pourquoi ? Parce que ces grandes fortunes sont en particulier aujourd'hui propriétaires de médias. Et par ailleurs, ces grandes fortunes ont totalement tiré leur épingle du jeu des fameuses règles financières qu'on qu'on présente, qu'on aime présenter comme naturel. Sont pas naturelles ces règles financières. euh les États européens pourraient très bien les remettre en cause. D'ailleurs, aujourd'hui, aux États-Unis comme en Chine, les règles ne se passent pas exactement de la même manière. C'est-à-dire,
je je cite la dernière phrase et la conclusion de votre ouvrage est la 529 page. Si on en croit Xavier Niel ouvrait les guillemets, un entrepreneur est plus capable de changer le monde qu'un homme politique à toutes les échelles de la société. Oui. Alors ça ça on l'a en France. Ça ça montre le mépris de ces grandes fortunes pour le pouvoir politique. C'est-à-dire que comme le pouvoir politique se soumet et ben en face le la réponse des puissants et des dirigeants économiques, de ces dirigeants économiques, c'est finalement le mépris des institutions démocratiques. Et c'est aussi l'idée qu'aujourd'hui ces dirigeants, enfin ces dirigeants disons que ces grandes fortunes et on le voit aux États-Unis, elles ont le fantasme et on retrouve le fantasme libertarien. Elles ont le
fantasme de il faut que l'État fonctionne comme une entreprise, un état ça fonctionne pas comme une entreprise et donc ils ont le fantasme de on va prendre les commandes directement et ça c'est ce que j'appelle l'effet Trump, c'est l'effet Musk également. Et on retrouve ça du côté des grandes fortunes françaises parce que Bernard Arnaud comme Xavier Niel, Vincent Bolloré sont tous fascinés par ce modèle là anglo-américain. Boloré, c'est un petit peu différent. Lui, Boloré, il est très proche d'un grand mania des médias anglo-américains qui s'appelle Robert Murdock qui est le plus grand mania des bénéas international qui est d'origine australienne qui est maintenant américain. Parce que vous dites bien, il y a un rapprochement Bolloré Macron pendant un moment, ils ont semble-t-il
des points d'intérêt et ensuite il va y avoir une divergence flante et aujourd'hui on est dans une confrontation confrontation totale mais il y a eu des VAS et viens c'estàdire que par exemple en 2022 quand on a présenté en 2022 que il y avait toujours le divorce entre Bolloré et Macron ce n'était pas le cas par exemple et donc ça ça a expliqué pas mal de choses pendant cette période là euh je rappelle que Boloré a décidé de vendre ses activités africaines au groupe MSC premier armateur mondial. Oui. Dont la famille propriétaire avec un accident juridique qui a fait qui lui a coûté cher et dont la famille propriétaire euh est celle de d'Alexis Coler l'ancien premier collaborateur d'Emmanuel Macron à l'Élysée comme secrétaire général de l'Élysée. Comme quoi, les liens sont très étroits
quelquefois entre la politique, la finance et puis et puis les milieux les milieux d'affaires. Vous restez avec nous, nous sommes sur Sud Radio. Anissa, on continue cette au terme de ces années Macron, votre confiance a-t-elle résisté ? Quel événement l'a renforcé ou au contraire brisé ? Et qu'est-ce qui pourrait la rétablir à votre avis ? Emmanuel Macron a-t-il tort ou raison de vendre des fleurons français à des entreprises étrangères ? Appelez-nous pour en discuter directement avec Marc Andévelt, journaliste d'investigation et auteur de l'argent magique. Enquête sur les illusions du capitalisme français aux éditions du Seuil et au 0826 303. Midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces états. Périco gas. Vous êtes bien sur Sud Radio ce lundi 26 octobre, il est 13h30. Je reçois Marc
Andevel d'auteur de l'argent magique enquête sur les illusions du capitalisme français où cet investigateur horspère ce limier qui fait peur au grand capital et une partie de la classe politique par ses révélations nous explique l'étroit imbrication mais un échelon qu'on pouvait pas imaginer entre la haute et la grande finance le grand capitalisme français contre lequel on a rien. des gens qui créent des richesses mais voilà l'imbrigation avec le pouvoir politique, la confusion jusqu'à la compromission peut être dans certains cas problématique et ne fait pas forcément du bien au pays Marcandevel. Je voudrais qu'on dise un mot. Vous avez déjà évoqué tout à l'heure le discours d'Emmanuel Macron lorsqu'il remet la médaille de légendur à Delphine Arnaud. PDG de
Christian Dior, c'est un éloge, c'est un cri d'amour, c'est mais surtout c'est un aveu de collusion terrible. Est-ce qu'il y a Est-ce qu'il y a des liens euh là différents de ce qui a été entre euh le grand capital, les grands patrons français euh et les carrément les chefs d'état ? L'amitié entre François Pinot et Chir qui est historique et là Emmanuel Macron, il en a plusieurs dont Bernard Arnaud mais pas que. C'est c'est des gens qui vont à l'Élysée, qui parlent à l'Élysée, qu'on consulte, qu'on appelle, on se voit en privé, les épouses sont très amis. Euh je suis désolé, on est dans un système, je vais pas utiliser le mot mafia, ça n'a rien à voir, mais enfin c'est quand même de la compromission qui peut mettre en en péri les intérêts de l'État. B Ce qui m'a le
plus frappé à travers mon enquête, c'est que y compris les histoires de famille et là je parle de la famille Arnaud parce que j'évoque tous les toutes les questions de la succession de Bernard Arnaud et bien je me suis aperçu que le chef de l'État comme son épouse Brigitte Macron était impliqué dans ces sujets-là. Pourquoi ? parce que les grandes fortunes donc Bernard Arnaud d'un côté et Xaviniel de l'autre qui je le rappelle est donc le compagnon de Delphine Arnaud hein Xavien les les ces deux grandes fortunes là se bataillent sur qui contrôlera le groupe LVMH dans les prochaines années et ça c'est ce que je relate avec pas mal de détails et de révélations parce que la presse a déjà chroniqué le sujet mais il n'évoque pas le fond du dossier. Le fond du dossier, c'est cette bataille entre
Xavier Niel et Bernard Arnaud. Et dans cette bataille entre Xavier Niel et Bernard Arnaud, Bernard Arnaud a lui-même qualifié Xavier Niel de gendre entre guillemets dans un tweet du chapitre s'appelle le gendre et le patriarche. Oui, c'est ça. LVMH, le patriarche et le gendre. Tout à fait. Et donc dans ce chapitre là, je reviens dans ces histoires de famille mais ce qui m'a frappé c'est que le président de la République et Brigitte Macron sont impliqués parce que tant Bernard Arnaud que Xavier Niel essa d'avoir de l'attention, d'avoir des coups de téléphone, d'avoir tel dîner, d'avoir même des en gros l'attention et même les décisions favorables du chef de l'État alors même que c'est un groupe de luxe qui ne concerne pas les l'État entre proprement parlé. Et donc il y a une
imbrication totale là pour le coup de ces puissants-là qui vivent entre jet privé, entre villégiature internationale qui vivent entre New York, le Japon, le Moyen-Orient ou l'Italie et le président de la République française. Et on est bien loin, on va dire, d'un d'une hygiène de pouvoir comme celle vous parliez du général de Gaulle qui avait d'ailleurs qui s'était confronté au milieu financier à l'époque pour sauver l'industrie française parce qu'il faut le rappeler. En gros, le général de Gaulle avait décidé d'investir via l'État notamment dans l'industrie française. C'est ce qui a permis notamment le programme nucléaire mais pas uniquement. Et il avait dit au financiers qui l'accusaient de ne pas suffisamment investir dans l'industrie. Le général de Gaulle avait dit cette
fameuse phrase qu'on connaît la politique de la France ne se fait pas à la corbeille. La Corbeille étant l'espace qui était au Palais Broignard, là où il y avait la bourse de Paris complété 30 ans plus tard par la phrase de de la la bourse de la premier ministre. Je je la bourse on a rien à sirer. Euh alors là, j'ai pas la référence. Si si la première ministre je je connais qu'elle est la première ministre de de de François Mitteran euh Crisson. Edit Crresson. D'ailleurs, Edit Cresson, je je l'ai interviewé dans le livre et Cresson, elle rappelle qu'à l'époque justement l'industrie n'était pas le problème des responsables socialistes ou des haut fonctionnaires, qu'elle avait énormément de mal. Elle qui venait d'une ville industrielle, c'est-à-dire Châelro
qui était maire de Châel, elle avait un attachement pour l'industrie, pour les industries stratégiques, pour les ouvriers. et elle me disait, elle, je la cite assez longuement dans le livre, elle dit justement que ce n'était pas la mode à l'époque, les industries, parce que l'industrie en gros, je je le fais de mémoire mais en gros ça ça pue, hein. et et y compris les ouvriers. Ça c'est ce qu'elle dit pas c'est c'est pas elle qui dit ça c'est c'est interlocuteur c'est une population voilà un prolétariat qui est un peu deè c'est c'est ces interlocuteurs ça vote mal c'est ces interlocuteurs là qui à l'époque lui disaient et donc elle était assez démunie pour convaincre qu'il fallait qu'il fallait que l'État soutienne l'industrie française des industries stratégiques françaises on
voit que 30 ans plus tard elle avait en réalité raison parce qu'aujourd'hui dans le monde malveillant le monde complié qu'on connaît notamment sur un point de vue géopolitique l'industrie les industries stratégiques sont comment dire c'est une question vitale pour mar vous expliquez que Bernard Arnaud est peut-être la plus grande puissance économique que la France a jamais connue. Elle a eu des grands patrons, des grands capitalistes. Lui dépasse toutes les mesures par ses chiffres d'affaires, par sa puissance, par sa diversité. Il est il vient lui aussi à la possession des médias. Vous dites, il ne possède pas tous les médias même s'il a constitué à l'image de Jean-Luc Lagarder qui est son sym son qui est son image, il a constitué un groupe de presse très très important mais ça ne se
limite pas là. Le fait qu'il fasse de la publicité dans beaucoup de médias fait que même si ce sont des journaux ou des médias qui ne sont pas à lui, il y exerce quand même une certaine influence. On l'a vu encore très récemment où il a annoncé que il y aurait en tout cas, je sais plus si c'est lui qui même qui l'a annoncé mais en tout cas, on a appris que le groupe LVMH avait décidé d'enlever la pub dans le journal Le Monde suite à à une série de de papiers sur Bernard Arnaud. Bien évidemment, c'est il faut rappeler également que la pub, l'arme de la pub, parce qu'on l'oublie assez souvent, l'arme de la pub pour les grands propriétaires, mais par exemple Vincent Boloré a l'agence d'achat d'espace à vas qui est également un outil pour influencer sur les lignes éditoriales et
surtout aussi sur ce que les journaux seront capables ou non de révéler au grand public en terme d'information. Vous l'avez rappelé, je suis journaliste d'investigation, je fais des enquêtes et donc je sais très bien que ces puissants-là n'aiment pas quand des informations sont délivrées dans les journaux euh leur souci n'est pas l'information au grand public. Au contraire, leur souci c'est que ces informations ne soient jamais révélées au grand public. C'est d'ailleurs pour ça que les réseaux sociaux leur posent autant de problèmes, mais c'est pour ça aussi qu'ils cherchent absolument à contrôler la presse et les médias depuis quelques années. S'il pouvait vous faire terre, certains auraient euh et ils ont essayé de vous faire terire mais vous ne vous taisez
pas et quand vous pouvez pas vous exprimer dans les médias, peu importe, vous écrivez un livre. Marcandevel, je voudrais qu'on rejoigne un petit peu l'actualité. Vous êtes un journaliste d'investigation, vous êtes un journaliste engagé sur les questions sociales. La fracture sociale, elle est quelque part sous-jacend dans votre livre. on sort et on vit encore une période de violence de de revendication de violence policière alors justifié pas justifié euh de mécontentement de protestation est-ce que euh c'est le fruit de ce que justement de ce capitalisme macronien qui a provis une partie du pays qui exaspère les gens l'indignation qui provoque un désespoir et donc des colères qui aboutissent aux scènes terribles auquell on a assisté ? Je vous parlais de des illusions du
capitaliste français. Les illusions du capitaliste français, c'est quoi ? C'est 211 milliards de d'aide publique et de subvention publique au grand groupes du CAC 40. Pourquoi au final ? C'est la banque publique d'investissement qui a largement permis le développement de ce qu'on appelle la Frenchtech. Mais pour combien d'emplois et pour quel français ? Euh c'est donc c'est tout un tas de décisions de politique économique qui ont toujours euh eu comme bénéficiaire en fait les gens comme je le répétais tout à l'heure qui avaient déjà de l'argent en réalité. Et le fameux ruissement n'a pas fonctionné et ce n'est même pas moi qui le dit. C'est des patrons, c'est des PDG du C40. Par exemple, j'ai interrogé Benoît Basin, PDG de Saint-Gobin, grand
groupe industriel français, l'un des derniers grands groupes industriels français. Benoît Basin en appelle carrément à la planification écologique. Une terminologie très mélangéisme. Il faut planifier. L'État est là pour planifier. Il est pas là pour pour se mêler de la gestion. Il est là pour permettre au au grand capital de fructifier et de se développer. Et tout à fait les fameux carnets de commande et pour avoir de la perspective. Et donc ça c'est pas la politique qui a été faite parce que la politique qui a été choisie c'est celle au contraire de du rêve de la finance mais qui en réalité n'est qu'une illusion. Pourquoi ? Parce que le capital est hyper concentré aux États-Unis. En réalité je vais vous donner Wall Street est vraiment la capitale financière du monde.
Donc la phrase dans la main que la France n'est plus qu'un compartiment. Le Wall Street, c'est 32000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Le NASDAQ qui représente les valeurs de haute technologie américaine, c'est 39000 milliards de dollars. Et en réalité, le rêve français de la finance n'arrivera jamais à rivaliser avec cette finance. Qu'est-ce qui se passe pas ? Quand on se fâche avec Trump, on se fâche avec Wall Street. C'est très c'est très dangereux. Donc là, je vois qu'il y a des gens. Oui, mais là on revient à quelque chose que j'évoquais tout à l'heure, c'est face à la Chine, face aux États-Unis, il faut que les règles du jeu, notamment dans le cadre européen, changent. Et donc, et ça c'est ça répondrait à la question sociale. Pourquoi ? Parce que le cadre européen,
ils étaient dans une idéologie à Bruxelles de d'assurer la concurrence, la concurrence dite libre et parfaite du marché. Ça ça ne fonctionne pas. C'est justement libre et non faussé du marché. Ça ça ne fonctionne pas. Et donc pip total, pipo total, échec total. Échec total. échec total du néolibéralisme. Le néolibéralisme, c'est quoi ? c'est la privatisation des profits et la nationalisation des pertes. Et là aujourd'hui à travers la finance, je l'évoquais sur le sauvetage du système financier international après 2008, on n'est même pas à la nationalisation des pertes, on est à la socialisation du risque. C'est-à-dire que je vais reprendre une terminologie très macronienne. Il dit souvent "J'aime il faut prendre son risque et j'aime prendre mon risque." Mais le problème
aujourd'hui c'est que dans les dirigeants économiques français, dans les plus puissants, ils ne prennent pas leur risque. C'est le peuple, il le faut prendre au peuple. ils le font prendre au peuple. Et donc il y a un inversement des responsabilités où on dit toujours c'est aux français de faire des efforts mais en réalité les grandes fortunes ne font pas assez d'efforts pour le bien du pays. D'ailleurs même Macron s'en est aperçu parce que depuis 2024 entre lui et les grandes fortunes, c'est plus vraiment la la même la même musique. Il est un peu perdant là. Ils aiment bien les gagnants ces gens-là. Et voilà. Et donc euh chacun s'envoie des critiques à la face et le président de la République à plusieurs reprises, mais sans que ça soit euh comment dire suivi des faits et de décision, il a
plusieurs fois rappelé la responsabilité euh nationale de ces grandes fortunes. Quel cette responsabilité Marc ? Quand il parle de ruissellement, on se dit bon effectivement les riches vont s'enrichir mais ce qui va déborder retembra alors le premier de cordé les la cordée d'en bas dureront quelque chose. Il y croit quand puisque vous le connaissez bien là, il y croit où c'est un leur pour endormir les masses où il pense vraiment qu'à un moment donné ce capitalisme va tellement s'enrichir qu'il y aura des restes qui vont déborder qui vont retomber sur sur les caches les couches sociales des favoris. dire, il y a cru comme tout un tas de ses supporters il y a une dizaine d'années, c'est-à-dire et le fameux cercle de la raison promis promu depuis une vingtaine trentaine d'années par
Alamin d'ailleurs Alam récemment a sorti un livre qui s'appelle ce capitalisme fou. En réalité sur le constat, il fait quasiment les mêmes que les miens. Sauf que moi, c'est par l'enquête et c'est en citant des non parce que en citant des noms parce que contrairement à ce que dit François Hollande quand il disait "Mon adversaire c'est la finance", il rajoutait cette finance sans visage et qui gouverne mais cette finance n'est pas sans visage. Justement dans mon livre et dans l'enquête, je dis les noms. Je dis quels sont les fonds tant américains que les fonds français. Aujourd'hui, pour revenir également à une de vos questions, la place économique et financière de Paris qui dirige cette place-là, c'est en gros à la fois les grandes fortunes, donc on a
cité, c'est à peu près 20 % du CAC 40. À côté des grandes fortunes, il y a ce qu'on m'a présenté comme les nouveaux maîtres du monde. Ces fameux fonds de gestionnaires d'actifs qui sont 90 % américains. Ces gestionnaires d'actifs, il ils utilisent de l'argent qu'on leur donne pour investir sur les marchés boursiers. Et enfin, il y a cette nouvelle finance qui existait depuis très longtemps en réalité mais qui a qui a explosé après la crise de financière de 2008. Une finance, une aristocratie financière, les fameuses aristocraties financières des fonds d'investissement qui ne se fait pas sur les marchés boursiers mais qui se fait à l'ombre entre initiers de façon parallèle. Nous sommes avec ma grande level Anissa. On continue. Bien sûr le on continue, on va
continuer. Le système est-il fait pour servir les seuls avantages des grandes fortunes ? Ce sont les questions que l'on se pose ici effectivement avec Marcandevelt, journaliste d'investigation et auteur de l'argent magique. Enquête sur les illusions du capitalisme français aux éditions du Seuil. Il parle d'aristocratie et vous dites-nous financière d'aristocratie financière. Pensez-vous qu'Emmanuel Macron est-il est au service de ces grandes entreprises ? Dites-nous ce que vous en pensez au 0826 300300. 14h Sud Radio. La France dans tous ces états. Pericolégas. Vous êtes bien sur Sud Radio. Il est 13h46. Nous sommes avec Marc Andevel, de l'argent magique enquête sur les illusions du capitalisme français aux éditions du SE. Nous discertons depuis 45 minutes avec lui sur les imrications
étroites entre la haute finance, le grand capital et le pouvoir politique français jusqu'à des niveaux qui peuvent être de la collision ou de la compromission. Nous avons Abdelé Laac qui nous appelle de Monde Marsan. Bonjour Abdelé Laac et bonjour à vous. Bonjour. que vous inspirent les, j'allais dire les révélations, peut-être qu'on en savait déjà un petit peu de Marc Andevel sur les collisions entre le pouvoir et la et la finance. En tout cas, j'admire son travail, je le remercie, j'en félicite vraiment et en plus il explique clairement les choses et votre émission c'est une des meilleures que j'ai entendu depuis quelques mois. Merci. On va essayer de on va essayer d'être digne du compliment. Marc reviendra de temps en temps. Alors à voilà. Ouais, je Oui, j'ai j'ai écouté
évidemment avec beaucoup d'intérêt tout ce qui a été dit. Euh voilà, c'est c'est on c'est pas qu'on le sait parce que lui il a fait l'investigation en plus, lui c'est qui confirme. En plus euh moi ce qui me ce qui me fait mal au cœur, vous savez, c'est je j'adore mon pays comme beaucoup de Français et vous savez, on est entre 1800 entre 1800 et 4000 millionnaires et milliardaires en France. Et voilà, je plutôt de gauche et vous savez rien que la taxe Zucman, on sait que ça rapporte entre 15 et 25 milliards par an. 15 et 25 milliards par an. Euh c'est des personnes, je rappelle, qui seraient taxé de 2 % quand ils ont 100 millions d'euros au minimum de patrimoine. 100 millions d'euros. Donc euh voilà et je trouve que la gauche pour laquelle j'ai voté tout le temps euh puisque je suis plutôt
socialiste, centriste, même voilà m'a m'a clairement écœuré, dégoûté euh quand on voit les difficultés que notre pays, quand on voit les étudiants qui réclament 10 milliards pour avoir le droit d'édier et de d'étudier dans les conditions normales, ça me donne envie de vomir de ces 2 % qu'on est même pas capable de droite et de gauche de de d'assumer. Donc je trouve que voilà le le cancer de la France c'est cette d'hypocrisie. Voilà, ça me dégoûte profondément. Abdel, le Parti socialiste, l'a payé très cher lorsqu'Anilidalgo a fait 1,75 % des voies. Je vous signale qu'elle succédait à quelques années près à la gauche de François Mitteran. L'effondrement de la social-démocratie française accusé de compromission et et j'allais dire de démission devant le capital lui a été
fatal. Marcandevel Abdel, il parle au coin du bon sens. C'est frappé au coin du bon sens. Oui oui bien sûr. Hypocrisie bien sûr. J'ai interrogé un ancien conseiller industriel de François Hollande justement et qui me disait que en gros pour relancer la machine industrielle française il faudrait 300 milliards d'euros. Alors ça peut apparaître beaucoup d'argent mais en réalité 300 milliards d'euros comme il me le présentait c'est à peine 2 à 3 % de la l'épagne française qui représente 6600 milliards d'euros. Et en réalité, il m'expliquait que si on pouvait affecter davantage le capital sur l'industrie chaque année, c'estàdire 80 90 milliards par an, la machine économique sur d'un point de vue industriel pourrait tout à fait se faire. Et donc, mais ça c'est les choix
politiques qui ont pas été faits tout simplement. euh les les l'hypocrisie qui est pointée également d'un point de vue budgétaire parce qu'aujourd'hui on parle beaucoup de la dette publique mais la dette publique elle est uniquement liée aux choix en amont qui ont été faits. On a asséché les finances publiques et le problème que les auditeurs doivent entendre c'est que bien évidemment la question n'est pas celle des impôts par rapport encore une fois au PME. Ça bien évidemment qu'il faut les alléger, il faut soutenir les PME. Mais la question c'est qu'est-ce qu'on fait de ces grandes fortunes là ou de ces fonds d'investissement ? financiers qui en réalité ont démontré leur inefficacité d'investissement économique. C'est-à-dire ces fonds financiers, on fait fructifier, on spéculait, on
gagnait énormément d'argent. Un chiffre, en 10 ans euh on est passé de 20 milliards d'air en France à plus d'une cinquantaine de milliardaires en France. Et parmi ces milliardaires là, il y a pas que les grandes fortunes qu'on connaît hein, qu'on connaît qu'on connaît tous et qu'on a cité, il y a également des patrons de fonds d'investissement qui en quelques années ont gagné des centaines de millions d'euros. chaque année sur la place pour et alors pourquoi ça je l'explique dans le livre mais par exemple ce qui ça explique que parmi mes interlocuteurs y compris au cœur même du système économique il y a des gens qui qui ont du ressentiment qui ont de la jalousie il y a par exemple un ancien banquier d'affaires de Rothschield qui m'a lancé un peu cyniquement si vous êtes banquier
d'affaires aujourd'hui à Paris c'est que vous avez raté votre vie pourquoi il disait ça c'est parce que en gros pour être pour gagner énormément d'argent aujourd'hui il faut être patron de fond d'investissement donc il y a un petit peu de règlement de compte nous avons Florent qui nous appelle de Dax Bonjour Florent. Oui, bonjour. Bonjour à vous. Bonouron. Ce que Marcel nous enfin nous révèle, on le savait déjà un petit peu. C'est quelque chose qui vous choque ou non cette imrication ? Non, ça me choque pas du tout. Euh tout ça colle très bien avec ce que fait monsieur Macron depuis des années avant qu'il soit d'ailleurs président. Euh je sais pas quoi dire de plus. C'est c'est ce n'est qu'une révélation dont vous soupçonnie déjà. Bien évidonit
des complotistes encore à l'époque. Donc euh voilà, moi je je je vais pas là-dessus, je vais pas par la vraie euh en plus moi je ça m'étonne pas. Rien ne m'étonne. Il n'y a plus rien qui m'étonne d'ailleurs dansonisme. C'est c'est clair. C'est clair. Florent Marcand de Bel, ce que dit Florent euh que Florent vous avez vous vouz parce que je alors je suis un peu surpris parce que je devais intervenir pour Traap. Oui oui, je je vous redonne je vous redonne la parole juste dire voilà on découvre Macron. Il y a des gens qui découvrent rien du tout. On se doutait depuis le départ que c'était Oui mais c'est ça va. Le problème c'est que c'est je ce que je raconte dans le livre Macron je le connais, j'ai suffisamment enquêté sur lui sur ce qu'on appelle la Macronie et depuis très
longtemps. Ce que j'avais peut-être sous-estimé sur certains aspects, c'est à quel point le monde économique français, comme on disait au début de l'émission, est aujourd'hui sous la soumission du capitalisme américain. Et donc ce capitalisme américain qui devient d'ailleurs prédateur pour l'Union européenne, pour les pays de l'Europe, c'est et en fait le rêve des Américain aujourd'hui c'est de mettre sous la coupe quasiment d'une forme de colonialisme économique l'Europe et la France en particulier. On donne de l'argent à l'Ukraine pour acheter des Ça c'est aussi un autre sujet mais effectivement c'est ce contexte là et ce contexteel il devrait être débattu dans les prochains mois à l'élection présidentielle. Alors Mark Henvel, on va revenir sur l'actualité parce
qu'évidemment ce qui s'est passé à Trap et je pense que vous avez vous aussi une analyse. Florent, je vous écoute sur Macron àrappe. Alors avant avant d'attaquer Macron, moi il y a une chose qui m'a il y a deux choses qui m'ont surprise. Surprise euh pendant le que les événements venaient 1 heure après qu'ils aient ou de 3 heures après qu' soit intervenu euh il y a d'abord Alibé. Alors, je rappelle qui est quand même sous le coût du de suspicion de fraude électorale quand même qui dénonce déjà une attaque probablement raciste. Et ensuite, on a le parquet. Depuis quand la qualification des faits par le parquet tient lieu de parole sacrée alors que l'enquête débute ? Vous voyez, il y a déjà un problème là-dessus. On veut mettre ça déjà sur le goût d'un racisme.
Alors, ça a priori, c'est vrai. Mais on voit bien aussi que c'est un un acte euh un peu de de enfin un acte de folie. Voilà. Mais par contre la mise en place, la présentation auprès de nos donc des de de de du communiqué d'information ont déjà pointe du doigt euh le racisme pur et dur. C'était limite si c'était pas euh des gens issus du RN qu'on allait pointer du doigt. Donc on voit bien qu'il y a il y a une il y a une machination là-dessus qu'on essaie de de de manipuler la réalité. Donc une qualification de fait pour une Oui. Oui. Florent, je rappelle qu'irabé et son élection a été confirmée par la justice. Euh voilà. Et quant à l'interprétation
du parquet, elle fait partie de la polémique et du débat politique. Alors ensuite, on peut considérer effectivement euh voilà, on va pas pointer du on pointe pas d'abord du bourdoise de cette manière-là. Bon et après pour revenir à Macron, ben voilà, confirme moi confirme moi les les la cette pseudo qualification bidon qui veut absolument nous amener à un équilibre en gros avec ce que fait l'extrême gauche et et ses fachois à qu'est-ce que ça veut dire ? Parce qu'il y a bien un problème, je vous signale et ça c'est factuel à l'heure actuelle depuis plus d'un an ou 2 ans, tout ce qui est tous les gros bouscules extrémiste de droite bah ils se cachent, ils se cachent, ils ne font
plus rien. Par contre de l'autre côté al puré de contrepoids où on a des actions violentes, des appels à la haine qui sont toujours pas jugées. Je je signale que les appels à la haine de Bayaku et tout tous les filistes ne sont toujours pas Florent, vous connaissez aujourd'hui la lenteur de la justice, la lourdeur des procédures, les entraves qui peuvent peur non mais je comprends votre interrogation. Enfin pour l'instant on on laisse on laisse les institutions faire leur travail. On a Laurent qui nous appelle de fois. Bonjour Laurent. Oui, bonjour. Vous voulez réagir vous aussi à la fusillade de trappe ? C'est la déclaration du président de la République qui vous interpelle.
Euh entre autres entre autres parce que j'estime que les paroles qu'il a eu n'ont pas ne sont pas les paroles que doit avoir un chef d'état surtout actuellement dans les tensions qu'il y a entre ben entre les militants entre et dans la population en général. Euh ça moi j'appelle ça mettre de l'huile uniquement sur le feu. Voilà parce que déjà il y a rien qui est prouvé. Ce matin, on a eu une information alors à confirmer bien sûr hein, mais que le le Kevin soi-disant serait un LFI, serait apparenté LFI. Oui. Donc euh voilà. Et de suite la les premières paroles de Bakayoko et de toute sa bande, de Mélenchon et compagnie, c'est oui, c'est l'extrême
droite, l'extrême droite tue. Je pense que actuellement dans le climat social actuel, il y avait une chose à faire du premier représentant de l'État. Alors bon, je sais qu'il est habitué à des conneries hein, on le connaît hein garçon mais c'était ne pas mettre d'huile sur le feu. On est d'accord de suite c'est un de suite c'est un attentat raciste. Si c'est ça et forcément en face LFI, vous leur dites un attentat raciste et ben forcément c'est le RN, c'est l'extrême droite, c'est ça. C'est le sujet c'est le sujet de la polémique qui anime aujourd'hui le la classe politique française. Marcandevel, la façon dont Emmanuel Macron a géré cette affaire de trappe, il y a de la maladresse ou non de sa part ou une tentative plutôt de de jeter lui sur le feu ?
Il y a pas de mal enfin il y a de la maladresse chez lui depuis le départ mais c'est pas lié à cet événement. Après moi je je partage pas ce qui a été dit à l'antenne là. Clairement c'est c'est un attentat raciste. C'est incontestable. Les faits sont là. Donc et même si le responsable a des problèmes intigés, c'est quand même un racisme. Voilà. Après qu'il y ait des responsables politiques qui polémiquent, c'est leur problème, que le président de la République essaie de en gros reprendre la main d'un point de vue de pouvoir, ça c'est un autre sujet. Ça ça ressemble. Merci Marcand d'avoir été avec nous. Je rappelle le titre de votre livre Markeld. L'argent magique, enquête sur les illusions du capitalisme français aux éditions du Seuil. Les collusions entre la haute et la grande
finance et le pouvoir politique français. Allez, 529 pages, ça vous fera vos vacances de de Noël si vous l'offrez en cadeau. En tout cas, une information essentielle pour comprendre aujourd'hui ce qui se passe en France. Et bien je rappelle également que Marc Andevel est auteur du newsletter qui s'appelle Big Picture et qui propose des décryptages, des coulisses et des révélations des révélations exclusives portant sur les réseaux du pouvoir. Je rappelle également à ceux qui le souhaitent qu'une campagne officielle de soutien à nos forces de l'ordre policier pompier gendarme est lancée sur alodon.fr par l'amical de la police nationale. C'est ce que nous disait un petit peu plus tôt monsieur Silvera. À suivre évidemment Brigitte La. Merci et à demain.