Dette : "les marchés nous surveillent"
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« Nous sommes avec 120 % de dettes et effectivement des marchés financiers qui nous surveillent. »
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« La dette de la France qui s'élève aujourd'hui à 3536 milliards d'euros »
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« aujourd'hui, c'est 65 milliards d'euros par an, soit 2 % du PIB. C'est le 2e budget de l'État. »
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« On voit aussi le coût de la dette augmenter. On perd relativement peu, entre guillemets, parce que on a eu des années entières où les taux d'intérêt étaient négatifs ou zéro. Aujourd'hui, on voit les taux d'intérêt qui sont en train de monter. »
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Nous sommes avec 120 % de dettes et effectivement des marchés financiers qui nous surveillent. Ça y est, la saison des discussions budgétaires a commencé et la question de la dette en ce début de campagne présidentielle est au cœur des débats. La dette de la France qui s'élève aujourd'hui à 3536 milliards d'euros, mais réduire les déficits, ça n'est pas si simple. Chaque fois qu'il s'agit de de faire baisser finalement la les déficits, tout le monde est contre. Alors, en théorie, oui, les gens sont pour, mais dès qu'il s'agit de faire la moindre action, on ne la fait pas. Et donc, aujourd'hui, il y a des solutions. On n'est pas obligé d'aller dans le mur, on peut être dans la prévention plutôt que dans la thérapie. La thérapie dont Jean Tirole parle, c'est lorsque les marchés ne veulent
plus prêter d'argent au pays, c'est ce qui est arrivé par exemple à la Grèce au début des années 2010. Et pour éviter un tel problème, il faut que les prêteurs maintiennent leur confiance dans le pays. Les marchés vous font confiance ou pas. Et donc, il y a un il y a un côté un peu auto-réalisateur là-dedans, mais il y a aussi un côté de fondamental, c'est-à-dire que s'ils se disent "L'État ne peut plus rembourser ses dettes", dans ce cas-là, ils vont attaquer le pays. Alors, c'est pas c'est c'est pas de la spéculation, c'est simplement que ils ils veulent retrouver leur argent, récupérer l'argent. Donc, il faut pas faire peur aux gens, mais il faut dire !" Si on continue sur cette trajectoire, là, on va avoir des des gros problèmes. Mais avant même d'en arriver à de tels
problèmes, la dette, elle a un coût pour nos finances. Aujourd'hui, c'est 65 milliards d'euros par an, soit 2 % du PIB. C'est le 2e budget de l'État. Trouver 2 %, c'est c'est très difficile de nos jours. D'autre part, c'est que on voit aussi le coût de la dette augmenter. On perd relativement peu, entre guillemets, parce que on a eu des années entières où les taux d'intérêt étaient négatifs ou zéro. Aujourd'hui, on voit les taux d'intérêt qui sont en train de monter. On on est dans une situation, en fait, c'est c'est un peu exponentiel. Et c'est ça le danger.