Municipales, les maires sortants vont-ils « dégager » ?
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Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sens Public, votre rendez-vous quotidien de débat, chroniques et reportages. 90 minutes deux grands thèmes seulement pour donner à nos experts le temps de donner du sens à l'actualité.
Voici le sommaire de ce 24 février. 55 % des Français souhaitent changer de maire au municipal. Ça c'est le principal enseignement de notre baromètre au doxa à moins de 20 jours du premier tour des élections.
La politisation du scrutin, les enjeux dans les petites villes, les bagarres ultra médiatisées à Paris, Lyon et Marseille et aussi les personnalités [musique] politiques les plus rejetées. On plonge dans cette campagne de plus en plus passionnante dans une minute. Et puis dans la seconde partie de ce sens public, c'est un zoom sur les marges de la grande distribution que je vous propose depuis le mois de décembre.
Les patrons du secteur sont passés au crible d'une commission d'enquête sénatoriale et dans le prix final, la part de la distribution dans la réalité n'est que de 40 % 45 % et c'est la matière première industrielle qui fait la différence. Et donc il faudrait encore que le ministre de l'industrie défende l'industrie et derrière et après il y a nous distributeur euh et nous on a le consommateur qui dit "S'il vous plaît n'augmentez pas trop quoi." Industrie agroalimentaire ou grande distribution qui profite du système ?
Faut-il changer les règles de ces négociations annuelles qui se déroulent en ce moment ? Peut-on rendre les produits français moins chers et donc accessibles pour tous les consommateurs ? Ne ratez pas l'analyse et la confrontation de nos invités.
Ce sera dans 3/4 d'heure et réagissez comme tous les jours grâce à notre QR code notamment sur les élections municipales. Irez-vous voter ? Faites-vous partie de celles et ceux qui veulent dégager leur maire selon notre baromètre AOXA Mascaret pour public Sénat et la presse quotidienne régionale, il y a du changement dans l'air.
Gael Fonseca. Ça y est, la campagne des municipales a commencé. À moins de 3 semaines maintenant du premier tour, 75 % des Français s'intéressent à ces élections selon le baromètre Odoxa Mascaret pour public Sénat et la presse régionale.
Si vous comparez aux élections nationales comme l'élection présidentielle où on a l'impression d'être déjà en 2027, souvent les élections plus locales vont démarrer un peu au dernier moment. Mais là on voit, on constate que effectivement les Français s'intéressent à cette élection. Les plus intéressés restent les mêmes que d'habitude, les personnes âgées et les catégories socio-professionnelles les plus favorisées.
Mais cet intérêt général se matérialise sur les réseaux sociaux. Les conversations sur les municipales ont plus que doublé ce mois-ci. À l'origine du buzz, des duels comme celui de Christian Estroser et d'Éric Siotianis ou encore les vidéos virales de Rachidati et Sarah Knafo à Paris et des sujets nationaux qui se sont imissés dans la campagne comme la mort du militant identitaire Quentin Dean à Lyon.
Tout ça peut avoir aussi des effets au niveau local et c'est particulièrement le cas auprès des électeurs les plus jeunes qui voient avant euh avant les enjeux nationaux. Selon le sondage, si les 3/4 des électeurs voteront, comme le veut la tradition en fonction de leur commune, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir voter en fonction de l'actualité nationale. Autre chiffre marquant qui rend ces élections inédites.
Jusqu'à maintenant, les Français souhaitaent rééléir leur mère. Aujourd'hui, ils sont 55 % à vouloir en changer. Il y a cette tendance au dégagisme, vous le disez, ou en tout cas peut-être à une idée de de renouvellement.
C'est en effet un vrai retournement. Lors des dernières élections et encore jusqu'en juin dernier, la majorité des Français souhaitaaient voir leur mè sortant reconduit. Les mères sortants vont-ils dégager ?
On en débat tout de suite avec Carwan Lestrand. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes directeur conseil à l'Institut de sondage AOXA. notre baromètre avec notre baromètre notre partenaire avec ce baromètre.
Faut que je dise les mots dans l'ordre, c'est quand même beaucoup mieux, on est bien d'accord. Rachel Garav Carc, bonsoir et bienvenue. Vous êtes journaliste politique et vous publiez cette newsletter bloc et parti.
Jean Garig, bonsoir, bienvenue. Vous êtes historien, président de la commission internationale d'histoire des assemblées. Vous publiez les avocats de la République, ceux qui l'ont construite, ceux qui la défendent aux éditions d'île Jacob et Jonathan Boucher Petersen.
Bonsoir Jonathan, bienvenue éditorisme politique à libération et pour sens public. On va revoir ce ce résultat du du baromètre à la question : "Souitez-vous plutôt la réélection du maire actuel ou l'élection d'un autre maire ?" Donc 55 % euh des Français qui souhaitent un nouveau maire.
Est-ce que ça vous semble étonnant ? On est à 3 semaines là, moins de 20 jours du premier tour, Herban Lestrand, est-ce que c'est un scrutin les municipales normalement moins dégagiste que les autres ? Alors oui, tout à fait.
C'est même un [raclement de gorge] un scrutin où on réélie en général les les sortants. Mais pour expliquer ce suif, faut revenir un peu à à 2020 parce que finalement, on avait eu quand même une Assemblée nationale largement renouvelée en 2017 dans le sillage de l'élection d'Emmanuel Macron où aussi bien la République en marche que la France insoumise avait avait émergé. 2020 était censé être emporté dans le mouvement dégagiste.
On avait déjà alors à un niveau moindre mais tout de même un peu moins de 50 % des Français qui déjà ne voulaient pas la réélection de leur mère actuelle. Mais ça a été télescopé par la crise sanitaire qui a un peu rebattu les cartes, qui a resserré le corps électoral sur les personnes âgées, les votants systématique et gens qui font moins basculer les les élections. Là peut-être que c'est un retour de ce souhait de renouvellement qu'on est euh qu'on est en train d'observer.
C'est le point euh vraiment important de ce 55 %. Et puis il faut bien dire une chose sur ce 55 %, c'est que tous les gens ne sont pas un bloc homogène. C'est 55 %.
Là-dedans, il y a des sympathisants LFI, il y a des sympathisants RN. Donc ça ne veut pas dire que ça défera les majorités sur le plan local. C'est un indice de dégagisme qui est important à avoir en tête parce que c'est vrai que c'est le dernier bastion de des corps politiques qui n'a pas été profondément renouvelé à la différence de ce qu'on a pu voir à l'Assemblée nationale ces dernières années.
Effectivement Rachel Garaval Cel, est-ce que c'est annonciateur quand même forcément d'un dégagisme municipal ou est-ce que vous vous y croyez finalement assez peu ? C'est pas tellement que j'y crois pas, mais euh derrière 55 %, il y a beaucoup de réalités différentes. Quel sera le paysage s'il y a un second tour dans votre commune ?
Est-ce que vous serez toujours en mesure de pouvoir voter pour changer de maire ou est-ce que l'autre option euh est trop difficile euh pour vous ? Et puis il peut y avoir beaucoup de communes, un petit nombre de communes où les gens veulent vraiment changer mais d'autres où ils veulent pas du tout changer. Donc par ailleurs, je pense que il faut avoir en tête que 2020 a été une vraie fausse élection municipale ou qui a été complètement télescopée avec le Covid.
Plus de 60 % d'abstention alors que d'habitude les municipales sont celles qui mobilisent le plus après la présidentielle. Donc ça veut dire que potentiellement c'est la première éle vraie élection municipale depuis 12 ans. C'est énorme.
Les mandats municipaux en France, ils durent 6 ans. En 12 ans en Allemagne ou en Espagne, vous avez le temps de faire trois mandats municipaux, hein. Euh et là, on commence un mandat qui va probablement durer 7 ans.
Oui, mais ça ça plaide peut-être pour le dégagine parce que ceux qui finalement il y a 6 ans ont pas pu éventuellement changer de mer ont peut-être le faire là. Mais vous dites dégagisme mais l'alternance politique c'est l'exercice démocratie. Donc voilà, vous êtes pas content de votre mère ou vous arrivez dans une nouvelle commune, la majorité vous convient pas, vous vous votez pour l'opposition.
Ça c'est comment dire quand on se présente aux élections, on prend le risque de les perdre aussi quoi. C'est quand même un peu le jeu. Oui, effectivement.
Jean- Gar est-ce que forcément ça, je rebondis sur ce que vous disiez sur les les les vieux partis je me dit guillemets installé, est-ce que ça peut leur nuire et donc à qui ça pourrait profiter ? Alors la caractéristique de ces élections justement c'était qu'elle ménageait encore un périmètre assez important à ses partis traditionnelles, on va dire LR ou ou PS LR et Parti socialiste. Et autre caractéristique, c'est que 90 % des communes sont des petites ou des très petites communes dans lesquelles on ne vote, on se détermine pas tellement sur des critères politiques mais sur des critères de proximité de de d'expertise ou sur a 35000 communes en France ce cette stat plus des 2 tiers c'est moins de 1000 habitants et un budget de annuel inférieur à 1 million d'euros.
Là, on va on va juger si un tel a été capable, je sais pas, de refaire la chaussée de tel ou telle. Il y a pas toujours de liste. Il y a pas toujours de liste, toujours liste où là moi je sens plutôt un instinct à la conservation de ce qui existe mais c'est vrai que s'il y a effectivement ce parfum de dégagisme, je pense qu'il est incontestable effectivement que que l'élection de 2020 l'a un petit peu enjambé et la la l'a contourné en réalité.
Si a ce parfum de dégagisme, a priori il va à mon sens être plutôt défavorable justement à ces anciens partis pour des tas de raisons. Notamment, c'est des ce sont des partis qui n'ont pas su se renouveler même idéologiquement et ça c'est un problème qui dépasse les élections municipales. Et je pense que il y a il y a un phénomène qu'on qu'on peut pas nier, c'est la progression du Rassemblement national dans toutes les élections depuis un certain temps.
Je pense que pour eux par exemple les choses vont un peu changer et ils ont intérêt d'ailleurs parce que s'ils veulent s'implanter ensuite au Sénat, s'ils veulent vraiment devenir un parti dit de de gouvernement, ils ont besoin de de conquérir des villes. Donc il est possible malgré tout que cette nouvelle polarisation ou nouvelle politisation de ces enjeux municipaux profitent un peu plus au Rassemblement national par exemple. On on y revient évidemment dans un instant les enjeux locaux, les enjeux nationaux.
Jonathan, vous vouliez intervenir ? Justement, je suis aussi assez d'accord sur le fait que le mot dégagisme, il vient ancrer une réalité qui est qui est pas forcément aussi violente ou aussi un rejet du mère sortant. Il y aussi beaucoup de mères qui ont poussé par sens de l'engagement, difficulté à trouver des successeurs donc qui arrivent aussi objectivement en fin de cycle.
Donc c'est peut-être moins enthousiassement et peut-être que dans certains endroits aussi il y a d'autres œuvres politiques qui se lèvent. Et je pense qu'il y a aussi le cette mécanique qui est pas propre au municipal, c'est qu'il y a quand même les principaux partis en dynamique sont sous-représentés sur la scène locale. Donc c'est vrai que derrière le dégagis, c'est aussi simplement bah l'envie d'avoir ces un renouvellement démocratique. [raclement de gorge] Oui.
Et dans une élection qui est comme le dis Jean Gar, il y a plein de lectures quoi. Il y a la lecture nationale où on prend en compte des réalités très différentes. C'estàd la réalité locale de la petite commune et la grande ville où la les étiquettes nationales pèsent plus.
Et on sait très bien que au soir du premier tour ce qu'on va regarder c'est les 15 20 villes un peu significatifs pour et on va utiliser des termes aussi nuancé que vague ou Berzina. Donc bon voilà, donc il y a on peut peut même dire que sur une ou deux très grandes villes [rires] très grandes que le PS en perd une par exemple pour qu'on dise que c'est une B. Souvent il y a plusieurs vagues en même temps, ce qui aura les choses un peu compliquées.
Oui, effectivement avec il y a une autre leçon, on l'a vu dans notre sujet d'ouverture mais on va revoir cette cette réponse sur autour de l'intérêt des Français pour ces élections municipales. Oui. À 75 %.
Donc alors peut-être que vous pouvez pas répondre à la question Erwan Lestrand mais sur la participation, est-ce que ça garantit un chiffre comme celui à une participation forte ou est-ce que c'est beaucoup trop tôt pour répondre à la question ? Aujourd'hui, l'hypothèse qu'on peut faire, c'est que quand même la séquence 2020 était un accident dû à la crise sanitaire et qu'on devrait retrouver une participation supérieure à 60 %. On a vu une vitalité démocratique quand même sur la séquence 2024 des législatives.
Là, c'est tout de même après une séquence de forte polarisation quand même et de forte politisation des Français qui sont passionnés pour la politique et la composition de l'Assemblée nationale en 2024, c'est leur retour aux urnes un an avant l'élection présidentielle. La grande chance quand même que la partie la polarisation parce qu'on a un climat politique qui est quand même de plus en plus polarisé, ça favorise une participation parce que on peut aussi retourner la chaussette et se dire bah au contraire, il y a une lassitude politique qui peut s'exprimer par il a le choix de de voir son parti peser au municipal. Ça c'est un point très important.
Et on parlait auparavant de la question du renouvellement plutôt que du dégagisme parce que c'est peut-être plus approprié. C'est vrai que il y a cette questionl qui va être stratégique aussi, c'est l'implantation au niveau local, réussir le défi de l'implantation au niveau local du rassemblement national de la France insoumise on est parti en dynamique nationale mais très faible sur le plan local ça peut aussi être un facteur de mobilisation important pour leurs sympathisants que les macronismes ont complètement raté en 2020 alors que l'occasion était peut-être compliquée mais c'est vrai que bon alors on a un prisme de médiation et on n'est pas les seuls peut-être à décrire une campagne qui a pas démarrer un peu à ton est-ce que vous le ressentez Rachel sur le terrain euh ou pas d'ailleurs ? Ouais, fatalement quand on fait des reportages sur le terrain, on va voir les gens qui font campagne.
Donc même très tôt, c'est c'est un bia. Après, c'est vrai que quand on suit des candidats en porte à porte, c'est quand même un exercice très très ingrat quoi parce que il y a des gens qui répondent pas et les gens s'intéressent pas du tout et quelquefois ben vous avez la chance de tomber sur des gens un petit peu plus enthousiastes ou vous arrivez à à convaincre. C'est vrai que j'ai l'impression effectivement que ça a du mal à démarrer aussi parce que elle est peu portée nationalement dans le sens où on a l'impression que tous les leaders politiques sont déjà portés sur l'élection présidentielle.
Moi, j'ai été très surprise qu'un Bruno Retaillot, président d'un parti qui joue très gros lors des élections municipales, se déclare là juste avant. Euh donc il y a déjà ça. Euh après euh moi je suis quand même assez rassuré de voir qu'il y a quand même 75 % des gens qui s'y intéressent.
Effectivement, ça c'est pas forcément un indice de participation, mais c'est positif. Après sur pour rebondir ce que vous disiez sur la polarisation, moi il y a quelque chose qui que je pense qu'il va falloir beaucoup regarder et à mettre en lien aussi avec ce fameux 55 % de potentiel dégagisme, c'est que euh il est bien possible que dans bien des communes des MAES pour se faire réélir ou élireir n'aiit pas besoin d'atteindre les 50 % puisque ce que les sondages nous montrent alors certes les sondages ils s'intéressent aux villes les plus disputées donc c'est aussi un biais c'est qu'il y a quand même de plus en plus de listes qui seraient en mesure de se maintenir au second tour de passer les 10 % de de suffrage exé triangulaire quadrangulaire quincangulaire quincangulaire j'ai j'ai trouvé ce mot ce matin effectivement à Strasbourg à Paris à c'est à Montpellier pourquoi pas c'est c'est pas c'est pas impossible ça rou ça donne un maire qui sera élu avec 30 % 31 % peut-être des des mais avec la majorité absolue très large du conseil municipal grâce à notre mode de scrutin grâce à la prime majoritaire donc est-ce que va pas y avoir au moment un gros décalage de ces mères qui sont aujourd'hui encore les élus les plus populaires dans le pays. Si dans 6 ans 7 ans en fait il a fait la politique de sa liste avec les coups des franches alors que 65 60 65 % de la population a voté.
Il y a quand même plus souvent qu'à l'Assemblée nationale une culture parlementariste dans la façon d'exercer le pouvoir de certains ma vrai parce que comme vous avez une majorité vous en avez pas besoin on a pas besoin mais sur l'assisme dans la population et de pas être en permanence en décalage après peut-être pas dans toutes les villes mais quand même je fais appel à l'historien est-ce qu'effectivement on risque d'avoir des les maires les plus mal élus vous voyez ce que je veux dire alors que dans notre histoire c'est ça a été rarement le cas dans dans la mesure effectivement où on nous annonce énormément de quadrangulaires même de des des des des de second 5 des matchs à 5, je préfère pas prononcer. Euh franchement oui, c'est c'est c'est tout à fait possible et ce qui veut dire qu'il faudra dans les analyses qui seront faites, les commentaires qui seront faits être extrêmement prudents. Ce qu'on n pas toujours d'ailleurs surtout surtout que il faut il faut bien se dire que en général on se focalise sur le PLM, sur les trois grandes villes et singulièrement dans cette élection là où ça peut basculer au moins dans deux cas sur sur trois.
Donc franchement euh il faut je crois que j'ai prévu un chapitre Paris Lyon Marseille [rires] un peu plus loin hein si vérifie non et au-delà de ça en général c'est une trentaine de villes comme ça qui sur lesquelles on se on se focalise. Il faudra être là aussi assez prudent de pas forcément en tirer des analyses sur ce qui nous crève les yeux c'est-à-dire l'élection présidentielle et comme vous le disiez ils sont tous déjà sur la ligne de départ. Oui, il y a nos confrères de l'hémicycle qui ont titré la la présidentialité aigue.
Je sais pas si vous avez vu ça, mais on est en plein dedans quoi. Effectivement. Mais oui, ce qui pose d'ailleurs le problème un jour de réfléchir au fonctionnement de nos institutions à la place de la de l'institution présidentielle, la manière de l'exercer parce qu'à un moment donné, quand on voit ce qui se passe depuis euh depuis une vingtaine d'années, peut-être même plus, à quel point euh les élections présidentielles suscitent des espoirs incommensurables et des déceptions profondes, je pense qu'à un moment, il faudra peut-être se mettre à réfléchir à tout ça.
So pas dans l'année à venir parce que c'est trop tard, on est bien d'accord. Ce sera pour plus tard. Alors il y a il y a un autre élément lant de de du baromètre qui est intéressant sur les enjeux nationaux enjeux spécifiques à la commune que que on peut redonner les chiffres que répondent les les Français à ça ?
Alors aujourd'hui quand on leur demande s'ils voteront aux élections municipales plutôt en fonction d'enjeux nationaux ou d'enjeux territoriaux, d'enjeux municipaux, ils sont 24 % à nous dire qu'ils voteront en fonction d'enjeux nationaux. C'est bas, c'est 5 points de plus. Ceci dit que l'an dernier, donc ça progresse un petit peu.
Après l'hypothèse qu'on peut faire sur cette question des enjeux nationaux, c'est que ça va être des enjeux nationaux qui seront des enjeux thématiques, c'est-à-dire le pouvoir d'achat avec la question du niveau des impôts locaux, des coûts des logements euh dans la ville, la sécurité qui est une attente très forte des Français mais aussi au national et qui est parfaitement importante au niveau local. et puis l'accès à la santé qui est de plus en plus un point important dans ce que nous remontent les Français dans les enquêtes d'opinion. Donc il y a vraiment ces thématiques national qui vont beaucoup peser au niveau municipal.
Par contre, on n'est pas du tout dans une élection comme ça a pu être le cas en 2008 ou en 2014 où il y aura un vote sanction à l'égard de l'exécutif parce que le la rupture est actée avec l'exécutif et l'exécutif est très peu représenté aux élections quand mond sanctionné là. Voilà, de toute façon, il y a peu de votes, il y aura peu de votre sanction parce qu'il y a peu de personnes à à sanctionner, mais voilà, ça va se jouer vraisemblablement sur certains enjeux nationaux, mais qui sont plutôt des enjeux thématiques que des enjeux de sanction de sanction de personnalité. Euh euh Rachel Garaval Carcel, ça rejoint euh ce que vous avez ressenti sur le terrain notamment sur le logement.
Il y a il y a beaucoup beaucoup de propositions autour de ce de cette thématique là. Pouvoir d'achat logement, c'est ça ? Moi ce qui m'a beaucoup marqué, alors moi aussi je suis plus les candidats de gauche donc fatalement c'est un peu les mêmes thèmes qui reviennent mais moi j'ai été très marqué par le fait que beaucoup me parlent de propositions sur le pouvoir d'achat pour des municipales.
Alors via le sujet ultra majeur dans bien des villes du logement, logement social, contrôle des loyers et cetera, mais aussi des des mairies qui proposent des mutuels municipals, qui proposent des épiceries municipales, qui proposent le gel des cantines, des choses comme ça. Trouver des leviers pour agir sur le pour agir sur le pouvoir d'achat. truc euh et on voit bien d'ailleurs que les listes d'un même camp se se copient un peu les unes les autres, ce qui est pas illogique et qui arrive toujours hein, mais c'est je trouve que c'est marquant d'autant que en regard je trouve que il y a plutôt peu de grands débats sur des gros projets structurants il y a pas si longtemps ont caricaturé les campagnes municipales par la nouvelle piscine, la nouvelle médiathèque ou la nouvelle ligne de tram.
J'ai l'impression vous en voyez plus beaucoup des voit moins sans doute aussi les dotations baissent et les mairies sont très appauvrir. Oui. Avec aussi on va on va se lancer dans les enjeux nationaux dans un instant et notamment avec Jonathan, on va parler du parti socialiste pour commencer.
On fera la liste d'un certain nombre de d'enjeux pour les pour les grandes familles et puis dans les grandes villes he comme comme promis. Mais d'abord, je voudrais euh qu'on fasse un petit focus sur les villes. Il y a certaines villes où il y a pas de candidats.
Voilà, c'est aussi ça la réalité des municipal. Tiens, un exemple, on est sur l'île de Molen dans le Finistère et on écoute la coordinatrice de projet culturel qui a organisé une réunion publique en essayant de décider un ou une candidate. Elle s'appelle Agath CIT.
Écoutez. Alors, s'il y a pas de liste déposée au 26 février, euh ça veut dire qu'on a pas d'élection euh le 15 mars et ça veut dire que les élus vont aller jusqu'à la fin de leur mandat le 15 mars. Ensuite, c'est la préfecture qui va désigner trois personnes pour gérer les les affaires courantes.
Jean-Garig, est-ce que c'est le cas dans beaucoup de communes et est-ce que la fonction de maire euh attire moins, fait moins arriver qu'avant ? Ça reste la fonction préférée des Français, mais forcé de constater qu'il y a eu énormément de de démissions, énormément de défection et que on les comprend. Je veux dire, c'est une fonction qui est très ingr euh des violences, brutalisation, polarisation, tout ce que vous voudrez.
Il y a une vraie violence politique qui s'exerce contre les les élus. Il y a cette ce cette surcharge administrative dont ils se plaignent tous. Il me semble que c'est quelque chose de très important pour les maires, c'est surtout de de dire à quel point ils sont contraints par ces surcharges administratives sans sans moyens financiers suffisants avec ce qu'on leur a enlevé de la taxe d'habitation et cetera.
Euh il y a on peut comprendre une désaffection euh et puis plus globalement euh ça s'inscrit dans un contexte de désengagement de la vie publique, de de découragement par rapport aux résultats, à la production de de politique dans dans ce pays. Je veux dire que il y a un divorce entre les citoyens et la et l'action publique parce que parce que les déceptions sont immenses, parce qu'on a on a l'impression que que ça ça n'évolue pas, qu' qu'on n pas pris sur sur le réel. C'est moins important à l'échelle locale où là justement précisément si jamais on arrive à justement créer une piscine ou autre, ça peut donner un impact.
Mais dans cette conjoncture-là ou euh de de brutalité de polarisation de de la vie politique de d'ingratitude d'ingratitude, ça c'est aussi je pense un sentiment qui ressemble beaucoup d'ingratitude des citoyens par rapport à leur action qui est très souvent quasi bénévole qui relève de du sacerdoce. On peut comprendre qu' qui est une désaffection me semble-t-il. Ouais.
Hassen qui nous écrit de de Bourge l'enjeu de ces élections municipales n'est-il pas d'abord celui des sénatorial ? Alors effectivement vous avez commencé à l'évoquer. On peut on peut rappeler que il y a il y a il y a effectivement des partis notamment le Rassemblement national et one lestrant qui pour l'instant ils ont il y a trois sénateurs RN.
L'un des enjeux par effet domino c'est d'avoir un groupe un groupe sénatorial au mois de septembre ici au Sénat. C'est ça. Ça dépendra des conseillers municipaux des maires mais aussi et surtout des conseillers municipaux en renforçant le le nombre de conseillers municipaux détenus par le RN, bah il renforceraiit notamment leur présence dans le corps électoral des sénateurs et donc leur nombre de sénateurs.
Et puis il y a même un troisème effet domino pour le RN, c'est pour obtenir 500 signatures pour candidater à l'élection présidentielle. C'est beaucoup plus facile quand on a des maires qui ont l'étiquette de son parti. Ça faisait partie d'ailleurs du pacte qu'ils avaient proposé avant les municipales.
Oui. Au candidat sans étiquette mais soutenu par le RN. Je serais même tenté de dire que le succès ou non du RN au municipal, il sera difficile à lire au soir du 2e tour le 22 mars.
Il se lira en fait fin septembre lors des élections sénatoriales car ça va jouer dans des petites communes où vous avez des candidats sur des listes mais pas forcément en tant que tel. Donc je pense ça se verra plus dans en septembre que le 22 mars. Sur ce thème tiens, on écoute Louis Alo, le vice-président du parti Le Pénis, cette ambition de passer la barre des 10 % même dans des villes réputées faibles pour le RN.
Donc on a quelques listes de de site de là et Toulouse notamment qui jusqu'à présent était un point de faiblesse et dont on peut voir au travers des enquêtes d'opinion que peut-être demain notre candidat sera au-delà des 10 % et ce que ce qui sera un signal très fort. On peut peut-être rappeler que le Rassemblement national part de loin quand même. Ah oui oui oui, c'est enfin il y a quelques villes notamment sud-est de de la France, il y a Perpignan.
La seule grande ville véritablement, c'est c'est Perpignan. Mais effectivement, ils partent de très bas et donc de toute façon, ils ne peuvent que gagner. ils pourront ils pourront se prévaloir de de il pouront se prévaloir d'un certain nombre de victoires, d'autant plus qu'on l' dit euh vous savez mieux que moi, mais sans doute un peu favori à Toulon par exemple, en tout cas en bonne position dans à Nî dans d'autres villes de de de cet espace méditerranéen. que voilà, il y a il y a incontestablement une perspective et évidemment avec ce j'allais dire ce ce trisème tour sénatorial qui est quand même pour eux important et pour cet ancrage, je le répète, sur cette image d'un parti de gouvernement, on dit souvent qui il cherche à devenir le RPR des années 2020, c'est un peu ça en fait, c'est leur ambition, c'est c'est de devenir un parti qu'on va trouver à l'Assemblée nationale, au Sénat, dans les dans les mairies, dans les communes.
C'est c'est ce qui leur donnerait ce ce cette transformation quand même structurelle, je veux dire, de d'un parti de protestation à un parti de de gouvernement qui ne sont pas encore mais c'est comme moindre mesure, c'est un peu comme elle, c'est ces partis qui quand même sont d'essence présidentielle et dans pendant très longtemps exclusivement présidentiel. Oui. Qui d'ailleurs jouait pas la carte des municipales pas spécialement pas spécialement d'ailleurs là on il la joue d'autant plus qu'ils ont pas je crois donné d'objectifs chiffrés. toutes les autres élections municipales, il y avait un nombre de conseillers municipaux qui voulaient atteindre.
Euh là là, on sent que c'est quand même plus prudent et c'est comme si on faisait l'implantation à l'envers, quoi. C'est-à-dire qu'on a une existence sur la scène nationale et une forte puissance, très forte puissance dans le scrutin présidentiel et qu'on essayait de rattraper un peu les wagons au fur et à mesure. Historiquement, c'était quand même un petit peu l'inverse.
C'est d'abord une assise populaire et territoriale qui finissait par donner une réalité, une justification à vouloir conduire les affaires du pays. Là, on est dans dans un moment où on peut être candidat à la présidentielle sans avoir d'assise. Emmanuel Macron, on a été l'exemple de fois.
On on parle de la gauche dans un instant et on commencera par le PS. Mais les villes gagnables, je veux bien vous entendre l'une et l'autre pour le RN. Pour le RN, mais effectivement, on a parlé de Toulon, même si les derniers sondages montrent que ce sera une bataille beaucoup plus difficile qu'on le pensait pour Laur La Valallette qui est député.
Euh pour un allié du RN, il y a Nice qui est gagnable. Le dernier sondage donne 10 points d'avance [raclement de gorge] quand même à Eric Sioti sur son ancien mentor Christian Estros. Même si la gauche des Panapen, les 10 %, on peut penser que le le le barrage républicain peut avoir lieu dès le premier tour et à Nice, la gauche est faible mais elle est pas du tout inexistante dans les urnes.
Euh il y a la question qui se pose aussi de Calé, de villes comme Lance qui était déjà visé la dernière fois et où ils avaient quand même plutôt bien raté leur coup face à une mairie sauciste bien implantée. Nî, les communistes passent plutôt pour favoris face à Julien Sanchez qui est un peu un parachuté puisquil était maire de Beauer à quelques encablures de là. Comme je vous dis en fait ça si effectivement le soir du 22 mars il y a des grandes villes qui tombent dans si vous avez Toulon, si vous avez Nice, si vous avez Nim euh forcément là tout de suite on pourra dire c'est un bon résultat pour le RN.
Si vous n'avez pas ça, ça veut pas dire que c'est un mauvais résultat quand même puisque à mon avis le succès du RN il se fera à bas bruit et on le verra au sénatoria. Il peut y avoir un sujet à Marseille. Il peut y avoir un sujet à vous poser la question, il peut y avoir un sujet à Marseille parce que justement on parlait de 3e tour au sénatorial, il y aura un 3è tour qui va être très intéressant à suivre à Paris, Lyon et Marseille parce que la prime majoritaire au soir du 2e tour est passée à 25 % pour ces trois villes.
Mais ça veut dire qu'il faut faire moins de 33 % pour pas avoir la majorité dire que pour construire des majorités, il va forcément falloir faire des accords vraisemblablement à Marseille en l'état des rapports de force que donnent les sondages pour l'instant et visiblement dans le cas peut-être d'une alliance avec les Républicains, le RN pourrait diriger la ville. Tout ça est très hypothétique voilà mais ça va être un des grands enjeux quand même de l'entre de tour et à Marseille il y a il y a un sujet. Alors, Sopia nous écrit depuis euh Biarit, peut-être qu'elle a pris le le le l'émission en cours, le taux d'abstention sera-t-il élevé pour ces élections municipales.
Je vousis, on a plutôt dit qu'on espérait une participation assez forte. Donc voilà, on ne peut pas encore répondre euh à 100 % mais voilà le en tout cas plus comparable à 2014 qu'à 2020. Voilà, effectivement 2020, peu de participation à cause du Covid, on pourrait retomber dans les dans les niveaux de 2014.
Allez, comme prévu et comme promis Jonathan, je me tourne vers vous pour pointer le fait que ce scrutin, il s'annonce à au risque quand même notamment pour le Parti socialiste. Oui, il s'annonce à risque mais d'une certaine manière comme pour LR qui détient aussi de nombreuses mairies et dans une moindre mesure les écologistes qui avaient conquis quelques grandes municipalités il y a 6 ans, les socialistes ils jouent gros dans ce dans ce scrutin. Donc on a coutume de dire, on l'a dit, on a dit un peu les deux d'ailleurs la prime à l'équipe sortante, ça reste une donnée majeure, ça peut continuer à exister. en même temps contexte dégagiste, rattrapage d'un d'un mouvement qui avait pas pu se se concrétiser en 2020.
Ce qui est sûr, c'est que les voilà l'équation des socialistes, elle est elle est complexe et les socialistes qui sont quand même plutôt dans une décrue, même si 2020 avait constitué un petit sursaut par rapport à 2014. Donc ce qui est un point positif pour eux, petit point positif, c'est que quand même dans beaucoup de villes, ils ont réussi à rassembler la gauche hors LFI dès le premier tour ou parfois à se mettre dans la roue des des écolos dans certaines circonstances. Donc ça ça devrait quand même leur permettre d'arriver bien souvent en tête de la gauche mais c'est évidemment au second tour que se gagne une élection et là l'affaire est à minima compliqué.
Oui. Avec cette question qui agit toute la classe politique, est-ce que c'est encore possible pour le Parti socialiste de s'allier à la France insoumise ? Oui, c'était déjà une question clivante il y a quelques mois.
C'est une question brûlante depuis quelques semaines et particulièrement quelques jours. Donc depuis la mort du militant nationaliste Quentin Dran lors d'une ri avec des antifas proche de LFI, on assiste à une puissante offensive visant à faire définitivement de Mélenchon et les siens le principal risque pour la République ou à minima de renvoyer dos à dos les insoumis et le rassemblement national. Ça c'était déjà un peu plus classique.
Donc la droite prne carrément un nouveau cordon sanitaire tout en l'orniant beaucoup plus tranquillement des rapprochements avec l'extrême droite. Donc ça c'est un glissement qui va très au-delà du ni RN ni LFI qui lui-même était déjà un glissement et qui était ces dernières années la la position de la droite dite républicaine. Dans le même temps, on l'entend, de très nombreux macronistes sont pas en reste pour cibler LFI en priorité quit à mettre au placard le barrage républicain contre le RN.
Donc, il faut toujours rappeler qu'ils ont largement profité lors des dernières législatives avec des des insoumis qui apparaissent de de plus en plus radioactifs. Oui, même OPS, donc des voies dont on peut considérer qu'elles sont plus absolument majeures, mais celles de François Hollande, celle de Raphaël Gluxman à l'extérieur du parti. Alors eux, ils affirment très clairement que plus aucune alliance électorale n'est envisageable avec les troupes de Jean-Luc Mélenchon.
Pendant ce temps-là, la direction du PS, c'est qu'on entretient quand même un certain flou sur cette questionlà. Il est surtout urgent de ne pas trancher dans le même temps que TLFI, il est pas du tout certain hein que des alliances de second tour avec le PS soient à l'ordre du jour. On a évoqué l'enjeu de se maintenir avec la perspective des des sénatoriales et voilà Mélenchon qui est en campagne pour 2027, ça au moins c'est clair.
Rien n'indique que les insoumis qui n'en finissent plus de traiter les socialistes de traître, d'ultratêtres, d'architraître depuis qu'ils n'ont pas censuré le gouvernement le cornu est-ce qu'ils auront envie de la moindre alliance sauf peut-être ça et là quand il s'agira de faire barrage à l'extrême rotte. Et puis on l'a évoqué, il y a deux très grandes villes particulièrement scrutées pour le Parti socialiste. Il y a Marseille et il y a Paris.
Bah oui, s'il devait perdre l'une de ces deux villes ou pire les deux, peut-être aucune mais au pire les deux, autant dire que ces municipales apparaîtrait comme une bésina pour le PS quel que soient ses résultats par ailleurs. Dans les deux cas, l'affaire est loin d'être gagné parce qu'elle fil semble en situation de pouvoir se maintenir au second tour et que ses candidats donc Sonia Shikiro à Paris et Sébastien Deogu à Marseille ont jusqu'à présent confirmé que c'est bien leur intention pour le PS. Alors en fait, il s'agira non pas de trouver des alliances avec les partis mais de s'adresser directement aux électeurs et d'apparaître pour les électeurs de gauche comme le seul vote utile face à la droite trumpienne d'une rachideati ou face à l'extrême droite bien d'extrême droite d'un franisieux à Marseille.
Ouais. Est-ce que vous avez à Wan Lestrand des sondages sur Paris ? Tiens non.
Alors on n pas fait d'intention de vote récent à Paris mais c'est c'est exactement cette situation qu'on qu'on observe. On a vraiment LFI qui pourrait être le faiseur de roi en euh selon son attitude au soir du premier tour et et selon son score aussi quand même selon son score si LI est en mesure de se maintenir et donc au-delà de la barre des 10 % des suffrages exprimés, il peut être le faiseur de roi. Ses électeurs peuvent être les faiseurs de roi en cas d'affrontement à touche touche entre Rachid Adati et la liste d'Emmanuel Grégoire.
Après, c'est vrai que autant la question des alliances ne se pose plus vraiment étant donné le la façon dont la frontière s'est renforcée entre le Parti socialiste et LFI, arrange la mobilité des électeurs par contre. Voilà, c'est ça, c'est du côté des électeurs, c'est que du côté du Parti socialiste, il faut savoir s'attirer les faveurs des électeurs de la France insoumise pour constituer, vous le disiez, un vote utile d'opposition à une possible accession au pouvoir de Rachid Adati. Là, c'est quand même la la question qui va se poser, c'est est-ce que l'électeur LFI est sensible à voter utile pour favoriser Emmanuel Grégoire au détriment de de Rachi Adati au-delà de ce que décident les partis entre eux ?
C'est tout l'enjeu. On a un tel niveau de détestation réciproque que ça ça paraît compliqué. C'est vrai que Dati est pas le plus mauvais décidentement pour la gauche quand même.
C'est vrai. Exactement. C'est vrai que il y aurait pu c'est pas la plus détestée des insoumis en apparence chez Kirou en tout cas.
Ouais, c'est que c'est pas une candidate avec il y a quand même un élément, c'est 25 ans si oui, c'est ça si je me trompe de de pouvoir de gauche à à Paris, ça peut jouer en défaveur peut-être d'Emmanuel Grégoire quand même. Rachel, non, c'est un vrai euh sujet. La gauche, elle a un sujet de renouvellement euh et c'est même si la sociologie parisienne est plutôt favorable à la gauche, elle n'est pas surfavorable à la gauche.
On n'est pas à Ren, on n'est pas à Nant. Euh c'est sûr qu'aujourd'hui Emmanuel Gregard qui est donné entre 30 et 32, c'est assez faibleard hein, faut pas se le cacher. Euh surtout qu'ils ont fait alliance avec les écolos dès le premier tour hein.
Les deux listes combinées la dernière fois c'était plus de 40 % des suffrages. La concurrence de LFI était pas la même, c'est vrai mais quand même c'est faiblard. Le truc c'est que Sopia Shikirou elle est assez faiblarde aussi entre 10 et 12.
Vous n'êtes même pas au 17 % de Manon Aubri aux élections européennes. Je parle même pas des 30 % de Jean-Luc Mélenchois la présidentière. Donc ça veut dire qu'il y a quand même un vote utile qui existe.
Mais de toute façon pour les filles comme pour le RN dans bien des grosses communes où il ne performent pas d'habitude la question c'est d'être à 10 %. 9,9 vous n'existez pas 10 % vous existez. Ouais.
Question de Louis qui nous écrit de de Saint-Chamont pour ces élections municipales. Le PS ne risque-t-il pas d'être assimilé au Macronisme par les électeurs puisqu'il ne censure pas le gouvernement ? Jean Garig, ça rejoint ce que ce que décrivait un peu Jonathan tout à l'heure de liste macroniste pour que ce soit pas le cas. [rires] Non, ça a été beaucoup dit.
Alors en tout cas dans ce qui s'est passé au au Parlement, non, moi ce que je pense surtout à gauche, c'est qu'il y a effectivement il faut découpler les stratégies des États-majors politiques et le comportement des électeurs. Je veux dire que la tradition des électeurs de gauche, c'est de se désister, enfin d'aller au second tour vers le candidat gauche le mieux placé. C'est toujours comme ça qu' qu'ils ont gagné.
Le problème, c'est qu'on s'aperçoit euh dans certaines enquêtes qui sont menées que cette ce ce cette inclinaison là, cette inclination là est de moins en moins puissante. C'est-à-dire que beaucoup d'électeurs socialistes ou voire même écologistes aujourd'hui sont un peu plus rétifs à l'idée de se désister éventuellement pour pour un LFI. Ça c'est un c'est un c'est un c'est un problème.
Et puis alors il y a la stratégie LFI aussi qui est quand même importante parce que on peut avoir, j'ai l'impression, je suis pas le seul, que la stratégie aujourd'hui de de Jean-Luc Mélenchon, c'est une stratégie de 3e tour présidentielle, c'est-à-dire de d'être d'abord le grand parti antifasciste qui s'opposerait virtuellement à une victoire du du Rassemblement national. Ce qui veut dire que dans cette stratégie-là, euh son intérêt n'est pas de favoriser l'élection de quelques candidats socialistes que ça on va y revenir sur la stratégie et les filles. Je mot sur Paris aussi, c'est qu'on on oublie le la position des électeurs de Pierrif Bournael.
C'estàd que certes, on peut voir comment candidat horizon soutenu par Gabriel Atal et et Édouard Philippe pendant qu'un certain nombre de macronistes a commencé par Sylvain Mayard se retrouve sur la liste de de Rachid Alati. Mais voilà, c'est on est quand même dans traditionnellement un électorat quand même oùù le centre gauche fait partie de l'électorat Bournael d'une certaine manière, en tout cas plus que chez Rachi Ladati. Moi je pense pas que ce sera mécanique quels que soient les rapprochements auquels on peut assister les rabibachages de façade entre un Bournael et une DATI aujourd'hui moi je pense que la façon dont ces électeursl auront peut-être aussi à cœur de faire barrage et Rachel Dati qui je rappelle accueille sur sa liste une ancienne de chez Éric Zemour.
Donc il y a des marqueurs quand même chez la chez Dati autant dans sa façon d'être passer au gouvernement que dans ce qu'elle dégage. Et c'est une personnalité qui est très identifiée. C'est personne ne découvre acheter la Dati et je suis pas sûr que même des gens qui partagent un certain nombre de ces options politiques aient envie de l'avoir maire de Paris. alors justement c'est intéressant parce que si on regarde le palmarisme du rejet qui est vraiment l'un des éléments toujours euh importants du du baromètre au doxa mascaré pour pour public sénal et la PQR la presque quotidienne régionale.
Bon on reviendra Jean-Luc Mélenchon, il est encore plus rejeté à 71 % mais on a une Rachi Dalati qui arrive en 1 2 3 4e position donc c'est quand même un personnage clivant on l'a dit. Est-ce que c'est vrai aussi à Paris ? C'estàd que est-ce que c'est pas la Est-ce que c'est la meilleure candidate pour ce camp là ?
Vous voyez ce que je veux dire ? Alors, c'est la candidate la plus emblématique de la droite parisienne aujourd'hui aussi. Et c'est pour ça que c'est c'est probablement un bon choix de candidate d'autant plus avec l'adoption celle qui a le plus perdu en tout cas mais d'autant plus avec l'adoption de la loi LMP où elle est quand même la la figure identifiée.
C'est vrai que si on municipalise le scrutin et qu'on le fait dépasser les arrondissements, c'est probablement la candidate la plus identifiée mais avec et vous le disiez une capacité à susciter un vote de rejet qui n'est pas à minimiser parce que c'est vrai que c'est une figure très rejetée au niveau national. Elle est juste derrière Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron au niveau d'Éric Sioti. C'est une figure qui suscite de l'animosité dans les dans les oppositions et ça peut conduire les les électorats des forces politiques qui lui font face à se mobiliser pour éviter son succès.
Ouais. Dans ce dans ce classement, on a quand même une marine Tolier au même niveau de rejet que une Marine Le Pen et un Jordan Bardella. C'est aussi voilà, il faut aussi intégrer cette cette dimension là dans le dans nos analyses.
Je voudrais qu'on on termine, il nous reste quelques minutes pour parler plus spécifiquement de la stratégie effectivement des insoumis avec un Jean-Luc Mélenchon qui cible les socialistes coupables d'avoir permis à Sébastien Lucnu de faire passer les budgets, celui de l'État, celui de la sécurité sociale. Démonstration à Roubet, c'était le 31 janvier dernier. Les députés socialistes de ce département sur les 10 dernières motions de censure, ils en ont voté zéro.
Autrement dit, tout ce que fait le gouvernement se fait grâce aux voix de ces gens que nous avions élus en confiance et qui nous avaient juré qui respecteraient le programme. Punissez-les sévèrement, partout où vous le pouvez. Montrez-leur que vous n'acceptez pas ce manquement à la parole donnée.
Allez, votre avis sur ce punissez-les. Je commence avec vous euh Rachel Garel Carcel. C'est d'une certaine manière logique.
La plupart du temps le le le dispositif à gauche, c'est une liste PS vers PC, quelle que soit la tête de liste et une liste insoumise à côté. Ça c'est le cas dans 80 % des villes. Euh donc les insoumis, il y a quand même de grandes chances que la plupart du temps ils soient derrière voir bien derrière.
Aujourd'hui dans les sondages, ce qu'on voit c'est quand même des listes qui sont à part peut-être à Toulouse très en retrait du score des européennes qui avait été très bon dans les grandes villes pour Jean-Luc Mélenchon, enfin pour Manon Aubri. Euh donc évidemment que s'il veut essayer de progresser dans l'électorat de gauche, c'est euh viser le Parti socialiste. Mais je pense que la question sera très différente dès le soir du premier tour car dans l'hypothèse d'une d'une alliance pour faire barre dans l'hypothèse d'une alliance ou pas, est-ce que euh LFI sera au-dessus de 10 % dans tant de villes que ça ?
Peut-être hein. Euh les insoumis disent toujours que les les institutions de sondage les sous-estiment. On verra bien le 15 mars.
Euh mais c'est sûr que ils se vendront très cher. H et je pense que les socialistes, les écolos, les communistes, ils ont pas tant de villes où ils peuvent se permettre de se passer de la France insoumise s'ils veulent gagner ou conserver une ville. Euh mais est-ce que les électeurs suivront jusqu'au bout ?
Les électeurs insoumis, ils préfèrent aussi peut-être une mairie de gauche, même modérée, à une mairie de droite, c'est pas impossible. Donc Jean-Luc Mélenchon, 71 71 % de rejet plus de points. Il y a un effet à faire Quentin et et cette volonté de LFI de ne pas se désolidariser de leurs députés dont deux assistants parlementaires sont mis en cause dans ce dans ce linchage.
Oui, tout à fait. On l'a mesuré la semaine dernière pour le Figaro et nos partenaires de Bacon. Si français sur 10 considérait que la France insoumise parmi ceux qui avaient suivi l'affaire, si français sur 10 considérait que la France insoumise n'avait pas réagi comme il le fallait et si français sur 10 considérait que la France insoumise était trop complaisante avec les Antifas.
Et c'est un cas de figure qu'on a déjà observé par le passé sur des réactions de la France insoumise. C'est un moment des mois national, ce qui s'est passé la semaine dernière où les Français attendent basiquement une condamnation unilatérale, ferme et sans réserve. Et c'est vrai que les réserves qui ont été accollées à la condamnation qui a eu de la France insoumise, ça ça a jeté un parfum négatif dans dans l'esprit des Français.
Ça a donné le sentiment qu'une certaine violence pouvait être tolérable au nom du combat politique et finalement ça diabolise encore plus la France insoumise et et on le on le voit dans cette code de rejet très importante de Jean Mélon. Ça vous assemblé moi je sais pas comment le prendre ce chiffre. 60 % de gens qui considèrent que la réaction n'a pas été la bonne.
Quand on voit le déferlement qu'il a eu, le Taoron, on a eu le sentiment d'unanimisme où il y avait les insoumis totalement corné face à 80 % du spectre politique, moi j'avais le sentiment qu'il y avait presque plus d'ouverture en tout cas enfin un regard peut-être plus rationnel de la part des Français sur cette question là parce que si on se dit 60 gens qui avaient pas d'avis en fait beaucoup de gens qui avaient pas d'avis et qui savaient pas bien comment la France insoumise avait réagi. qu'en fait parmi les gens qui étaient informés de la nature de la réaction de la France insoumise la la condamnation était quasi unanime. Donc c'est c'est vraiment une attitude de condamnation avec réserve qu'on a on a intérêt à rappeler quand même qu'ils ont condamné de façon très ferme.
Après c'est la pointer les responsabilités de la jeune garde en tant que parti et après c'est toute la polémique qu'il a eu sur Fallait-il garder Raphaël Arnaud après sa sa condamnation mais sur la condamnation de l'économe. Un un mot un mot là-dessus Jean-Garric pour conclure, je rappelle quand même que la condamnation était assortie de certaines réserves et et de mots que qu'on a entendu sur la personne même du jeune Quentin qui pouvait quand même étonner un tout petit peu. H c'est le moins qu'on puisse dire et étonner notamment la famille enf je mets un peu surtout la famille elle a surtout dénoncé la récupération qui avait été faite l tout fait ce qui est ce qui est à son honneur mais en revanche des mots qui ont été entendus pas forcément la France qui était un peu inacceptable mais je reviens sur le le dernier mot c'est que les le réflexe de de des électeurs de la gauche radicale depuis toujours communiste aujourd'hui elle est fille c'est au au deuxème tour je me reporte sur le candidat de la gauche c'est je pense que de ce côté-là et ça sera sans doute le le cas le plus fréquent puisque LFI va arriver derrière très souvent l'autre candidat de la gauche, il y aura sans doute un réflexe d'union de la gauche qui va se produire.
Allez, on termine là-dessus. Merci beaucoup à tous d'avoir participé à notre débat. Votre livre Jean-Gary, les avocats de la République aux éditions Audil Jacob.
Rachels, votre newsletter s'intitule blogs et parties et Awan évidemment ce baromètre, il est à détailler à retrouver sur le site publicsena.fr où où c'est nos confrères de la de la presse quotidienne régionale. Je vous dis à bientôt sur sur Public Sénat.
Yeah.
Édouard Philippe