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Discours / meetingLa France insoumise (sur YouTube)· 8 mars 2024 9 minAutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEurope & internationalSolidarités & famille

Agriculture, industrie, pouvoir d’achat. Quelles ambitions pour l’Europe ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 25 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15faitChiffre
    « on est à moins de 400000 exploitations agricoles en France on a 10000 exploitation qui disparaissent chaque année »
  • 0:30faitChiffre
    « 20 % d'agriculteurs pauvres en France avec un temps de travail qui est le temps de travail le plus important de tous les secteur économique français »
  • 1:00faitFait
    « un endettement de plus en plus important »
  • 1:30faitFait
    « aujourd'hui on est plutôt d'ailleurs dans un renforcement de ces centrales d'achat puisque y compris Intermarché qui n'y a pas encore dedans comp y aller »
  • 2:15faitFait
    « il y a une idéologie pour moi néolibérale qui prime au niveau européen »
  • 2:30faitPromesse
    « nous sommes contre tout nouvel accord de libre échange puisque la définition même d'un accord de libre échange c'est bien de continuer à libéraliser les échanges et notamment les échanges agricoles »
  • 2:45faitFait
    « les États-Unis le font très bien ils s'embêtent pas avec ça ils ont des marchés publics et une restauration collective qui favorisent les produits locaux et de qualité »
  • 3:00faitFait
    « en Europe on veut être plus royaliste que le roi plus libéraux que tous les libéraux »
  • 3:30faitFait
    « il est de la responsabilité de la France et des législateurs au niveau du Parlement européen de dire que ça suffit si on veut préserver notre modèle agricole »
  • 3:45faitFait
    « il va falloir un bras de fer avec l'échelon européen »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

fait on a mis plein de trucs mais je vais REPER je précise que vous êtes enseignant voustiez peut-être plus le temps tout faire et vous êtes agronome de formation exactement merci premièrement ce qui nous intéresse c'est de gouverner pour pour le besoin des gens tout simplement et en l'occurrence ici c'est une alimentation saine pour tout et tous dans un environnement sain avec des enjeux particuliers au vu des évolutions d'abord et avant tout je le dis le maintien de l'agriculture familiale parce que oui cette agriculture familiale est menacée on est à moins de 400000 exploitations agricoles en France on a 10000 exploitation qui disparaissent chaque année on a 20 % d'agriculteurs pauvres en France avec un temps de travail qui est le temps de travail le plus important de tous les secteur économique français avec des éleveurs qui bien souvent ici je vois des éleveurs dans la salle le savent très bien bien on est parfois 80 100 he par semaine voilà parfois pour ne même pas se payer un demismic horaire voilà voilà la réalité quand même du du monde agricole un endettement de plus en plus important un enjeu évidemment aussi de de sécurité alimentaire à l'autre bout de la chaîne quand on parle du besoin des gens un droit humain fondamental peut-être le plus fondamental c'est celui de se nourrir de façon suffisante et scinene avec cette idée que les agriculteurs veulent ne refusent il est faux de dire que les agriculteurs refusent la bifurcation écologique simplement il faut leur en donner les moyens voilà et aujourd'hui ils les ont pas pour permettre ça une protection beaucoup plus importante face à la concurrence internationale parce que oui on a un problème de concurrence de plus en plus exacerbé en particulier à l'intérieur de l'Europe je le dis on peut pas dire seulement ah c'est le Brésil et cetera aujourd'hui on a une concurrence de plus en plus exacerbée au sein même de l'Europe un des principaux problème c'est l'évasion juridique via ces grandes centrales d'achat européennes que voilà aujourd'hui on est plutôt d'ailleurs dans un renforcement de ces centrales d'achat puisque y compris Intermarché qui n'y a pas encore dedans comp y aller et puis effectivement avec des autorités européennes qui nous disent ah ben c'est normal le droit français n'a pas à s'appliquer évidemment le rôle de nos députés européens comme de députés français enfin l'Assemblée nationale c'est de faire en sorte d'écrire des lois qui s'appliquent réellement donc évidemment d'avoir d'abord une bonne écriture de la loi et de faire en sorte que les dispositifs soient réellement appliqué dans les centrales d'achat y compris les centrales d'achat européennes sinon faire en sorte j'ai envie de vous dire et ça il faut y travailler que soit sortie des centrales d'achat et bien toutes toutes les les négociations qui concernent des des matières agricoles et alimentaires concernant des des producteurs agricoles français parce que la question principale elle est là c'est comment on permet aux agriculteurs français d'être payés correctement il faut protéger et ça veut dire je le dis nous aussi parce que ça concerne et évidemment c'est une nous un mot d'ordre fort nous sommes contre tout nouvel accord de libre échange puisque la définition même d'un accord de libre échange c'est bien de continuer à libéraliser les échanges et notamment les échanges agricoles les États-Unis le font très bien ils s'embêtent pas avec ça ils ont des marchés publics et une restauration collective qui favorisent les produits locaux et de qualité ils ont une aide alimentaire qui favorise le local et les produits de qualité en fait en Europe on veut être plus royaliste que le roi plus libéraux que tous les libéraux voilà alors que dans d'autres grands pays producteurs agricooles et bien je peux vous dire qu'ils ont les moyens et les outils pour protéger leur agriculture tel qu'il la souhaite nous sommes pour mener la bataille à la fois à l'échelle européenne pour faire avancer les règles dans ce sens-là et et permettre cela mais en même temps pour et bien quand il est nécessaire ne pas respecter les règles actuelles ce qui permet de faire bouger en même temps le cadre européen on a depuis les années 90 une dérégulation profonde des marchés agricoles c'est plus une politique agricole commune qu'on a c'est c'est une politique agricole concurrentielle on a plus ces outils communs de prix alors je dis pas qu'il faut revenir au prix minimum garanti mais mais exactement mais en tout cas euh on a plus de prix minimum garantie plus d'outils de gestion des volumes de production plus d'outils de stockage public alors même que des grands pays notamment les bricks je pense à la Chine la Russie le Brésil les États-Unis et même le Canada et cetera eux ont des outils forts de régulation donc nous on est à poil en fait en Europe voilà ce que je peux vous dire on est à poil et il il est voilà parce qu'il y a une idéologie pour moi néolibérale qui prime au niveau européen et pour moi il est de la responsabilité de la France et des législateurs au niveau du Parlement européen de dire que ça suffit si on veut préserver notre modèle agricole si on veut préserver nos emplois qui soient agricole ou dans dans l'industrie agroalimentaire oui il y a besoin de reréguler les marchés et oui il va falloir un bras de fer avec l'échelon européen voilà la question de la compétitivité euh d'abord tout tout tout dépend de ce qu'on entend par compétitivité bon moi j'entends la compétitivité d'abord comme préserver une balance commerciale en tout cas faire en sorte que nous ayons une certaine autonomie à la fois industrielle industrielle en matière de service et évidemment de production agricole ça c'est la première chose deuxièmement le maintien des emplois voilà et troisièmement faire en sorte et bien de procurer des des produits à des prix évidemment qui soient qui soient abordablebl ce qu'on pense dans la France insommi c'est un il faut redonner du pouvoir d'achat au franceçis notamment sur le plan alimentaire bon ça veut dire qu'évidemment tout ça va avec une politique plus globale nous nous sommes pour l'indexation des salaires sur l'inflation alors là je vois les chefs d'entreprise se dire ah mais le risque inflationniste de de d'une telle mesure je le dis aujourd'hui le fond même le Fond Monétaire International la Banque centrale européenne le disent aujourd'hui il n'y a pas de risque de spirale ou de de de boucle prix prix salaire il y a surtout le risque de d'une boucle prix profit pourquoi on a intérêt à soutenir cette demande qui est une politique kenésienne he quelque part qui est celle qui actuellement est mise en œuvre aux États-Unis par Biden c'est l'idée qui aujourd'hui face au ralentissement de l'économie on a besoin de soutenir la demande donc l'emploi et l'offre des entreprises aujourd'hui ce que montre l'INC c'est qu'il a eu quand même une très forte augmentation moyenne je le dis bien des des marges dans un certain nombre d'industries agroalimentaires de grandes industrie agroalimentaire et des des grandes marques nous on est pour pas enfin on est pour un plafonnement des surprofits ou des surmarges ou en tout cas dincités sur l'envolet des profits euh notamment enfin au niveau de la la grande transformation et de la grande distribution nous on l'assumera si voilà si si si on est au pouvoir et c'est pas une libéralisation totale des échanges qui fera que on sera nécessairement plus compétitif bien au contraire et là où on est compétitif c'est sur des créneaux de très forte qualité de très forte valeur ajoutée où justement on a eu des efforts de régulation oui alors au niveau européen évidemment on va le on va porter l'idée de prix de prix planchés qui sont ni plus ni moins que des des prix garantiese minimum qui qui permettaient de réguler les prix c'est aussi ce que porte un certain nombre de d'organisations agricoles au niveau européen mais ça veut dire qu'il faudra y adjoindre aussi des outils de protection aux frontières européennes supplémentaires parce que si on met et c'est pareil au niveau français hein si vous reéhaussez un peu les prix et que vous les stabilisez euh ça veut dire aussi qu'il faut protéger de la concurrence internationale donc nous ce qu'on pronne à la fois à l'échelle française européenne donc je vous l'ai dit moratoire sur tout nouvel accord de libre échange application beaucoup plus importante de la de la clause de sauvegarde qui est dans les la législation de l'OMC c'est pas de la désobéissance hein ça fait partie de l'OMC mais nous ne l'activons pas suffisamment et d'ailleurs moins que d'autres grands pays producteurs agricoles voilà déjà et puis je vous l'ai dit préférence des produits locaux pour la demande pour la restoco et et et la et le et l'aide alimentaire ce qui déjà sera assez assez fort si on veut que les agriculteurs opèrent la bifurcation écologique il faut d'abord qu'ils aient des revenus décents mais surtout stabilisés et moi je reprendrai juste pour finir les mots de d'Edgar Pisani qui était le grand ministre qui a fait les grandes lois productivistes des années 60 qui 50 ans après dit le monde le monde a changé il faut changer de politique agricole et pour ça il faut absolument réguler les marchés et un état très fort comme on a eu dans les années 60 il faut le même le même type de changement productif mais pour ça et ben on n pas du tout aujourd'hui l'État qui le permet donc voilà pour moi bifurcation écologique nécessite évidemment une beaucoup plus forte régulation de marché et je finirai surtout une stabilisation des marchés parce que c'est ça qui s'opère depuis 30 ans c'est une hypervatilité des prix et des marchés chaotiques qui empêch ces grands défi agroécologique merci beaucoup