Rétrospective 2024 : les Moments Forts de "Ça Vous Regarde" - Partie 3
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonsoir et bienvenue en cette année 2024 qui s'achève nous vous proposons avec toute l'équipe de sabourgarde de voir ou de revoir quelques morceaux choisis de l'émission grand décryptage débats politiqu grands entretiens d'actualité et puis question qui fâche avec nos chroniqueurs c'est tout de suite sur LCP [Musique] il y aura-t-il un avant et un après le ministre de l'Intérieur et celui de la Justice ont donc fait cause commune ce matin à Marseille ville symbole du narcotrafic pour annoncer une série de mesures on va y revenir dans le détail alors que vous le savez la chronique des règlements de comptte ensanglante jour après jour notre pays sur fond de vendéat sur le marché de la drogue bonsoir Vincent Gronau et merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation vous êtes journaliste police justice au parisiens et le co-auteur du livre dont tout le monde parle il faut bien le dire avec vos collègues Jean-Michel descugis et Jérémy Famel tueur à gage chez flamarion enquête sur le nouveau phénomène des shooterurs ces jeunes recrutés sur internet pour régler les comptes des gangs mafieux bonsoir Marie-Carole centu ravi de vous retrouver sur ce plateau vous êtes sénatrice les républicains du Valdemar membre de la commission d'enquête dont tout le monde parle aussi au Sénat sur le narcotrafi qui avait rendu son rapport en mai dernier bon bonsoir Ludovic Fria bonsoir merci d'être là vous êtes le président de l'Union Syndicale des Magistrats enfin bonsoir Anthony Caillet bonsir vous êtes policier secrétaire général de la CGT police bien sûr élzabeth martichou vous pouvez intervenir quand vous le souhaitez évidemment un débat qui s'ouvre comme chaque soir par le recap de Bruno donet [Musique] bonsoir Bono bonsoir Miriam bonsoir à tous dans votre recap unité fermeté et réchauffé ouis unité d'abord myiam entre police et justice c'était du reste le principal axe de communication du ministre de l'Intérieur ce matin c'est une réforme qui va être en profondeur et l'appareil d'ensemble de l'état va être en ligne dans une cause nationale pour gagner cette guerre une unité placée tout de même sous le haut patronnage de Michel Barnier qui a beaucoup insisté pour publier cette photo dès hier au soir alors la fermeté maintenant ça c'était le mot d'ordre de ce déplacement marseillais au cours duquel de très nombreuses annonces ont été faite je veux comme garde des sauts donner les moyens de prévenir d'investiguer de poursuivre de juger de sanctionner et de réparer après lesffits divers tragique de Rennes Poitier et Grenoble après des chiffres effrayants 42 morts en France lié au trafic de drogue rien que sur les 6 premiers mois de l'année 2024 d'après les informations de nos confrères du Figaro 49 morts uniquement à Marseille en 2023 au moins 3000 points de Deal recensés sur l'ensemble de notre pays et plus de 5 millions de consommateurs de cannabis le gouvernement a donc annoncé ses priorités alors je vous ai listé les trois principales créer une nouvelle procédure pour richesse inexpliqué ça c'est pour saisir les biens des trafiquants améliorer le statut des repentis pour encourager Dex dealer à collaborer avec la justice et enfin ce que Didier Migot a présenté comme une grande nouveauté je suis favorable à un pilotage fort constitué autour d'un véritable parquet national la création d'un parquet national myiam pour lutter contre les trafics et tout ça vous a rappelé des souvenirs et bien ouiiam car cette image là m'en a rappelé une autre c'était il y a seulement 8 mois Gérald Darmanin et Éric Dupont Moretti étaient déjà venu à Marseille et ils avaient fait les mêmes annonces Éric Dupont Moretti a d'ailleurs laissé derrière lui deux propositions de loi la première prévoyait la création d'un parquet national tiens tiens et la deuxième concernait le statut du repenti retientien quant à Marseille il avait lui aussi promis de s'en occuper pour donner un exemple à à Marseille seulement depuis 2017 nous avons envoyé 54 magistrats supplémentairire on se demande donc ce qui des paroles ou des actes va prendre le pas car afficher sa volonté de lutter cont TR contre le trafic ça permet d'assoir une communication disons virile et aussi de créer de jolis néologismes je veux frapper les narcotrafiquants les narco dealers et surtout les narcac au porte-monnaie seulement voilà le coup des quartiers gangrainés par le trafic et les racailles un autre ministre de l'Intérieur nous l'a déjà fait vous en avez assez hein vous avez assez de cette bande de racaille on va vous en débarrasser c'était en 2005 or depuis cette date ni le carcher ni les 13 plans consécutifs pour lutter contre les trafiants non permis de faire diminuer une activité qui génère en France plus de 3 milliards de de bénéfice tous les ans merci merci beaucoup pour ce pour ce récap Bruno Donis je vais commencer avec vous avant d'arriver aux mesures vous êtes là pour ça on va les on va les détailler mais un mot de diagnostic Vincent garonau ça fait très longtemps que vous documentez ce qui se passe dans le pays c'est réglement de compte d'un genre nouveau des mois même des années dans Le Parisien les gangs sans fois nilois l'ultra violence qui implique des jeunes mineurs tueurs à gage qui sont prêts à tout pour de l'argent de de quand date ce point de bascule le point de bascule qui a été évoqué par les policiers ces dernières années date de de 2020 2021 après le confinement ils ont vu apparaître à Marseille des clans criminels avec des méthodes nouvelles historiquement les les clans criminels marseillais ils ont toujours tué mais ils réglaient leurs compte c'était des des gros voyou qui allaient abattre d'autres gros voyou ce qui se passe depuis 2020 voilà ce qui se passe depuis surtout 2021 avec 2022 avec une vraie rivalité entre deux clans criminels c'est d'une nature différente c'est qu'on a des gros voyou qui commanditent des petites mains pour aller tuer d'autres tout petit voyou la la plupart des des 49 morts de Marseille en 2023 c'est des gens qui étaient en bas de l'échelle du narcotrafic et qu' on simplement été ciblés dans une logique de de terroriser l'adversaire euh on a des exemples dans le livre notamment ce jeune Matthéo qui a 18 ans et qui mis en examen aujourd'hui pour six assassinats il y en a plusieurs il ne connaissaiit pas ces victimes et parfois il est allé dans la nuit abattre deux personnes juste après un autre règlement de compte ayant visé son clan mais sans forcément viser des des pontes pour pour bien comprendre quand vous dites c'est les gros voyou est-ce qu'on peut parler de mafia clairement est-ce qu'on peut utiliser ce mot et quand on voit que presque aucun territoire n'était parnier parce que Poitier Renn Valence même des zones rurales est-ce que ce sont quelques deux trois grossesch ma FIA qui par des réseaux tentaculaires arrivent dans des petites villes ù ce sont différents groupes non je pense que le terme de mafia il y en a pas encore en France peut-être en Corse ça avait été évoqué un temps en tout cas la question se pose euh mais ce qui se passe à Marseille reste malgré tout nouveau parce qu'on a un clan criminel la des mafia qui a récemment revendiqué son existence après la la mort du chauffeur VTC par un par un mineur de 14 ans à Marseille a même fait une sorte de conférence de presse pour dire ça c'est pas nous et donc qui revendique son son existence et en tout cas pour ma mémoire un groupe criminel qui revendique en France son existence telle sorte sans sans motif politique comme on avait pu le voir par le passé notamment en Corse ça n'existait pas donc il y a certainement chez ce groupe criminel en tout cas une volonté de de s'imposer après à notre connaissance à la connaissance de la justice à ce stade on n'est pas encore dans une logique de mafia dans le sens où ils sont pas forcément présents dans les institutions dans les donc quand Anthony Caillet le ministre retaillot dit mexicanisation euh on n'est pas dans des cartelles mexicain pour être bien clair là-bas c'est une toute autre échelle avec de la corruption de l'emprise territoriale des assassinats d'élus oui oui c'est ce que vous dites hein si vraiment on voudrait parler de mexicanisation euh à la française on on a fort heureusement encore que encore quelques milliers de morts à à venir voir quelques années à attendre on n est pas là mais mais si on continue à affaiblir l'appareil d'État c'est-à-dire les les les métiers d'ordre régalien la justice la police la douane il est évident que c'est pas les mesurettes qui sont proposées qui sont en fait que des redondance d'année en année c'est pas ça qui va régler le trafic de droguue sur teritire aux solutions dans un instant il y a un policier chevrenis que je cite de du Parisien qui préfère rester anonyme c'était il y a quelques jours qui est dit le marché de la drogue et l'ultraviolence qu'il génère sont devenus quasi incontrôlables vous êtes dépassé aujourd'hui on n'est pas dépassé parce que on on arrive encore à avoir un visu sur ce qui se passe donc tant qu'on a un œil dessus on peut pas dire qu'on est dépassé on le sera le jour où effectivement on sera totalement aveugle la problématique c'est la aujourd'hui c'est les moyens voilà clairement alors on y va sur les moyens marie-cole centu votre rapport parlait de submersion et vous rappelez le chiffre d'affaires en milliards du narcotrafic la plupart d'ailleurs de de ce que vient d'annoncer les les deux ministres et sont sont sont repris de de votre rapport le parquet spécialisé antistup en fait si on essaie de trouver un fil rouge à toutes ces mesure on a l'impression qu'on va calquer la justice antiterroriste sur la la justice antiarcotrafic qu'est-ce que ça va changer est-ce que vous vous voyez ce fil rouge là aussi c'est-à-dire qu'on on va aller avec euh quoi des des VO sortir du droit commun c'est ça alors ce que en tout cas moi je sais pas s'il y a un avant ou un après mais je pense que ce rapport a été très salutaire parce que ça a permis de se rendre compte je sais pas exactement dire et puis dans les différentes villes on pourrait décrire les phénomènes différemment quand est-ce que tout bascule mais ce qui est certain c'est que ça s'accélère c'est que les chiffres d'affaires sont énormes là c'est les bénéfices qu'on donnait tout à l'heure c'est pas les chiffres d' est oui enfin 7 8 milliards on va dire n'exagérons rien enfin en tous les cas de ce queon de ce que l'on mesure mais enfin ça n'arrête pas d'augmenter et c'est l'ultraviolence et effectivement ce que vous disiez très bien cette présence de ces jeunes de plus en plus jeunes qui effectivement vont sont victimes et et coupable de règlement de compte incroyable un parquet national spécialisé antistupéfiant ça permettrait quoi très concrètement qu'on peut pas faire aujourd'hui nous ce qu'on ce qu'on a ce qu'on s'est dit et et j'insiste sur le fait que mexicanisation ou pas j'ai pas envie de reprendre ce mot parce que après ça euh on peut pas débattre parce que c'est pas autour de ça qu'il faut dire mais il y a quand même des territoires perdus de la République ça ça existe il y a quand même s organisé des des des territoires qui ont complètement décroché ce que l'on dit c'est que les résultats ne sont pas là à pas est ce que tout le monde nous décrit la police les magistrats la douane c'est l'adaptabilité de euh narcotra trfiquant c'est ce que je vous avais dit quand j'étais venu la dernière fois qui finalement gère des multinationales ont des moyens énormes et achètent tout et ce que l'on a fait apparaître et qui est grave et qui est c'est une première en France qu'on metre le doigt là-dessus bien sûr qu'on a pas un niveau de corruption considérable mais dans tous les domaines on voit la corruption apparaître et pas seulement là où on pensait qu'elle était là les prisons on l'a souvent dit les les dockers c'était aussi connu mais maintenant on sait très bien que la police les magistrats des greffiers en particulier enfin toutes ces affaires on les connaît et donc à bas bruit avec même des des des des gens simplement qui peuvent avoir des agents qui peuvent avoir accès simplement à des fichiers on n'a pas pris la mesure de ça ça va très vite et on n' pas les moyens alors pourquoi les mesures par national voilà un super procureur un juge antinar c'est ça d'abord on voulait une concentration des pouvoirs on voulait un patron on veut plus qu'il y ait ce que l'on a Conat c'està-dire cette espèce de puzzle où on sait pas qui informe qui est sans arrêt on est en train de savoir comment régler les choses pour que la communication se fasse et finalement on s'est dit il faut que ce soit pyramidal faut presque que ce soit un parallélisme des formes avec finalement ce qu'on a en face avec les narcorafiquant et puis parce que on pense aussi qu'il faut incarner il faut un patron il faut savoir que c'est ici qu'on chasse évidemment les trafiquants de haut vol on est sur le haut du spectre alors je me tourne forcéments le magistrat que vous êtes un un parquet spécial avec des pouvoirs spéciaux incarnés un vrai patron je reprends les termes de madame la sénatrice qu'est-ce que vous en pensez est-ce qu'il était temps de l'installer j'en pense pas forcément grand-chose à vrai dire pourquoi ce que je pense c'est que quel que soit l'organisation qu'on met en place est-ce qu'on reste sur l'actuelle ou est-ce qu'on fait un parc national il faut qu'on ait des moyens de fonctionner ce que je veux dire par là c'est que on a D déjà un arsenal juridique qui doit être renforcé mais qui existe une organisation qui existe avant de jeter C organisation il faut qu'on se donne les moyens de la faire fonctionner ministre c'est qu'il faut un pilotage pour coordonner justement les informations des juridictions locales vers pouvoir central on est d'accord mais n'oublions pas que nous sommes pas là sur la même thématique que le terrorisme le terrorisme on sait ce que c'est c'est des infractions terroristes qui sont très clairement défin dans le code pénal idem pour le parquet national financier ce sont des infractions qui sont bien prévu bien isolé là on se retrouve face à une criminalité complètement protéiforme qui embrase quasiment tout le code pénal h donc on va se retrouver avec un parquet financier parquet financier un parquet national qui va avoir à traiter quasiment je je pous TR mais quasiment toute la délinquence puisque le narcotrafic irrigue partout dans la délinquence en France est-ce qu'il faut pas créer une infraction min nationale ou pas ce qu'il nous faut c'est des moyens des moyens un enquêteur je rappelle que la PJ la police judiciaire a été complètement déshabillée il y a un an de ça et on va pas attaquer la tête des réseaux de narcotrafic sans policier déformé on est sur des procédures parement pointues parement techniqu qui demandent une technicité pour les enquêteurs mais également pour les magistrats je vais vous donner par exemple un exemple dans le système actuel de ce qui fonctionne pas on a des Girs des juridictions interrégionales spécialisées avec des juges d'instruction spécialisé pas en nombre suffisant des parquetiers spécialisés pas en nombre suffisant mais qui fonctionnent et puis derrière on a des juridictions de jugement qui sont pas suffisamment armé souvent on a qu'un seul juge spécialisé je pense par exemple à la GIR de Nancy vous n'avez qu'un seul juge spécialisé pour ces affaires et qui dans les dossiers compliqué techniquement qu'ils ont à juger doit faire appel à des juges sont des juges du tous les jours des juges des tutelles des juges d'application des peines enfin je des juges qui savent ce qu'ils ont à faire mais qui ne sont pas forcément spécialisé sur un droit qui est très pointu on le voit bien le droit des saisies et des confisqu et c'est là que ça fait mal mieux vaudrait former des des juges spécialisés dans des juridictions dans chaque juridiction qu'avoir un seul patron j'ess poli le politique fait son travail et fait ses choix j'ai rien à dire làdessus mais ce que je veux dire par là c'est quelle que soit la solution qu'il va trouver il faut des moyens à la fois humains et des moyens techniques il faut qu'on protège davantage nos informateurs faut qu'on protège davantage parler du repenti dans un instant marieol pour l'éluette question on est en plein débat budgétaire les déficits sont extrêmement dégradés ça va être compliqué ces nouveaux moyens pour la justice on sait déjà que la loi de programmation sera plus lente que prévue donc c'est vrai que pour les professionnels de la justice pour la police entendre toutes ces annonces ils peuvent ticker oui alors après il faut placer ses priorités oui on est dans une situation budgétaire très compliquée mais j'entends plutôt que les arbitrages vont se faire par Rapp h favorablement euh par rapport justement à cette cause nationale j'entends qu'on attend d'ailleurs une unité nationale sur ce sujet il y aura un texte de loi pour ce par on ne dit pas d'ailleurs autre chose dans le rapport qu'il faut effectivement euh des des moyens et donc il faut notamment à la justice et à l'intérieur que les moyens soient donnés c'est pas le bon moment vous le reconnaissez on est toujours plus fort quand on est dans un pays qui euh a a des des capacités financières plus importantes mais après aprs c'est des questions de choix et puis je dirais quand même que quand on voit le peu d'argent qu'on récupère justement sur le nombre de milliards qu'on vient de citer il se trouve et c'est ce qu'on a dit à plusieurs reprises dans le rapport et il y avait vraiment rien de de de sympathique et de rigolo quand on disait ça c'est que cet argent- là il devrait être réinjecté pour qu'on puisse justement avoir aussi les moyens nécessaires pour faire le travail qu'on doit faire je voudrais qu'on parle du repenti Paris qu'il y a beaucoup de mesures on va pas toutes les égrainer mais c'est la deuxième grande mesure qu'est-ce que c'est qu' un repenti le statut existe aujourd'hui et comment est-il protégé le repenti c'est un criminel qui va dénoncer à la police à la justice des faits ce statut j'avoue que je ne sais plus de quand il remonte en France mais il est pas il est pas très ancien et il reste assez inédit en français c'est quelque chose de voilà c'est quelque chose d'extrêmement rare milli j'ai pu compare avec ce qui se passe par exemple en Italie effectivement je crois qu' en France il y a par exemple une difficulté c'est que le repenti ne peut pas avoir été impliqué dans des crimes de sang alors ça devrait changer ça manifestement c'estes voyou qui savent le plus de choses sur la criminalité organisée en tout cas sur le haut du spectre de cette criminalité par nature ils ont fait des choses graves donc il faudrait élargir ce statut au criminels de sang en tout cas ça semble avoir plutôt bien marché en Italie dans certaines régions en en Corse pour venir je sais qu'ils avaient notamment essayé mais mais il y avait le le CLAS de de Claude chossa qui qui travaillait à une époque pour le gang de la brise de mer qui n'a jamais pu être repenti alors qu'il a permis des condamnations importantes par ailleurs Antony cailler pour bien comprendre un criminel mettons un criminel de sang qui décide bah de de parler à la police et de tout arrêter qu'est-ce qui se passe pour lui concrètement on va lui changer l'identité on va le protéger le loger est-ce qu'on l'indemnise aussi comment ça il construit une légende euh la difficulté c'est que financièrement ça très cher excessivement cher puisqueil faut le protéger lui mais il faut protéger son entourage donc c'est compliqué et puis ensuite moi je je suis pas certain que ce soit la solution alors même si pour ça marche pas bah ça alors si on prend l'exemple de l'Italie ça a fonctionné sur la partie sur la partie mafia mais par exemple ça ne fonctionne pas sur la partie antierro voilà le faut savoir que là on va travailler dans avec l'îé moralité la la plus totale donc ce qu'il faut c'est que ce soit hyper réglementé et hyper surveillé c'est-à-dire que ça veut dire quoi l'immoralité la plutôt l'immoralité ça veut dire que des gens qui peuvent être avec la police et en même temps dans le trafic c'est un délincant qui vient donner sa parole mais qu'est-ce qu'elle vaut sa parole je veux dire que vous organisez un trafic de stupe à un endroit vous décidez d'anéantir le voisin qui organise un trafic de stupe dans la cité d'à côté vous dites vous allez voir la police vous leur dites voilà moi je vous balance un tel et moi je suis sorti d'affa en gros vous organisez votre propre votre propre trafic local donc c'est hyper compliqué en Italie ça a fonctionner pourquoi ça fonctionne sur la mafia parce que ça a été très encadré par la police nationale qui faisait les enquêtes et par les magistrats qui sont garant justement des enquêtes des policiers et il faut que ce soit hyper réglementé sur la partie antitterau ça ne fonctionne pas et c'est excessivement compliqué parce qu'il n'y a que la police qui enquête il y a pas le regard du juge et il y a pas de réglementation et on travaille sur ce qu'on appelle des notes de renseignement et c'est extrêmement compliqué de judiciariser des notes de renseignement et il faut ensuite les faire avaliser vous comme policier il faut le dire c'est rare pour être souligné à la CGT police vous souhaitez absolument rester sous la tutelle de la justice sur ce genre de sujet nous nous nous pas le cas de tous les de police nous nous militons pour que la police judiciaire monsieur en parlait tout à l'heure soit rattaché au ministère de la Justice comme c'est dans la quasi totalité des pays d'Europe et pas du ministère de l'Intérieur à ce stade du débat on va continuer à parler des mesures j'aimerais qu'on puisse entendre amine kessassi bonsoir amine et merci d'avoir patienté jusqu'à présent pour pour ce débat vous êtes en duplexe de de Marseille vous avez fondé une association qui s'appelle conscience après l'assassinat de de votre frère c'était il y a 4 ans il a été retrouvé dans une voiture son corps a été brûlé déjà j'aimerais comprendre à Marseille vous avez grandi dans les quartiers nord dans une même famille vous vous avez brillamment réussi je vais pas faire votre CV mais j'ai regardé et votre frère il a basculé comment on explique ça comment vous vous l'expliquez ben je l'explique parce que dans nos cités pas tout le monde dans drog et merci tous les jeunes descart dans le trafic de stupéfiant même assez compliqué non mais on l'explique par le fait en fait que il faut démontrer cet démonter pardon cet argument qui dirait que c'est la responsabilité des parents moi j'entends que parfois il y a des parents qui sont des missionnaires j'entends qu'il y a parfois des problématiques dans des cas précis mais en fait ça prouve bien aujourd'hui que bah effectivement c'est pas la responsabilité des parents à un moment les parents ils essayent de faire ce qu'il peut dans les quartiers on a des familles en situation de précarité qui essaie de s'en sortir comme elles le peuvent et donc ça fait que parfois bah des jeunes qui ont un caractère finissent par tomber plus facilement parce que ils ont le réseau devant eux parce que ils sont un peu plus attirés parce qu'ils ont des mauvaises fréquentations et donc ça fait que c un jeune tombe plus facilement que d'autres dans les mains du réseau vous à à Marseille vous attendez quoi très concrètement pour les quartiers populaires confrontter à ces à ces jeunes tueurs hein qui n'ont plus aucune conscience de la gravité ni de donner la mort ni même d'être d'être tué parce que c'est ça au fond qu'il joue non mais nous ce qu'on veut à Marseille c'est juste qu'on sonne la fin de ce show casting c'est bon on a eu l'épisode 1 Emmanuel Macron on a eu l'épisode 2 Emmanuel Macron et Brigitte Macron l'épisode 3 Gérard Dar là aujourd'hui c'est Bruno rotaillot enfin qu'on arrête à chaque fois qu'on a des nouveaux ministres qui viennent expérimenter à Marseille qui viennent tester leurs nouvelles idées qu'ils ont travaillé 3 jours avant enfin à un moment on a des solutions concrètes on a tenté la les jeunes de la de la délinquence et du trafic et du carnage que ça provoque pour vous sur ce que nous les Marseillais on attend nous on a des solutions concrètes nous ce qu'on demande c'est le retour de la police de proximité ce qu'on demande c'est de vraies politiques sociales parce que la nature a horreur du vie donc quand les é on a des enfants de 10 ans de 12 ans de 13 ans qui sont dans les cités qui voit cette banalisation de la violence qui voit cette banalisation de la drogue qui se disent que finalement c'est normal de grandir au milieu des armes c'est normal de grandir au milieu de tous ces meurtres des enfants qui aujourd'hui ont plus de connaissance qui sont décédés que d'amis qu'il n'ont actuellement et donc en fait ça fait que bah effectivement ça conduit les quartiers ces situations ça conduit au fait que bah des enfants de 12 ans de 13 ans de 14 ans se mettent à prendre les armes et à tuer d'autres la banalisation de réponse sécuritaire à apporter c'est la précarité sociale qu'il faut absolument soigner en priorité bah en fait la police répressive ça fait longtemps qu'on nous l'avance ça fait longtemps qu'on n vend ses politiques répressives et on voit le résultat 49 morts l'année dernière je veux juste rappeler mais moi mon association elle accompagne ses familles qu' des gens on se déplace avec des mamans qui ont elles-même perdu des proches avec une psychologue un avocat et l'année dernière on a dû 49 fois présenter des condoléances à une maman en fait ENF c'est juste pas normal quoi c'est juste pas normal que parce que c'est dans ces quartiers on laisse les choses se faire ainsi et et et en fait enfin nous aujourd'hui on a besoin que l'État réponde à cette question puisque c'est un grand vide qu'est-ce qu'on fait sur l'accompagnement des familles yer ENF un moment on a besoin que ces familles soient accompagnées psychologiquement juridiquement moralement et on a besoin finalement d'armer ces familles les narcotrafiquant puisqu'on se trompe de cible on attaque ceux qui sont au pied d'immeuble en fait ceux qui sont au pied d'immeuble quand on vient les arrêter 40 minutes plus tard le réseau a repris parce qu' il y a de nouvelles sont là c'est les têtes de réseau qui sont à Dubaï en Thaïlande en Arabie Saoudite qui va falloir cibler qui va falloir aller chercher et et en fait de réseau eux ils ont l'argent ils ont de quoi se payer des avocats et pas les familles de victimes merci beaucoup amine kessassi pour votre intervention les têtes de réseau on a a mentionné Dubaï il y a des des magistrats qui vont se coordonner avec bogoa la Colombie avec Bruxelles c'est ça la la priorité au fond c'est c'est ce que dit c'est ce que dit amine kessassi on a plan après plan des gens qui viennent nous voir à Marseille les opérations place net notamment ça ne marche pas le trafic bien juste après ce qui est certain c'est queoui il y a un travail que ça soit pour la police pour la justice à faire sur sur les têtes de réseau plutôt qu'effectivement on voyez des des CRS comme le faisait Géral armmanant ça veut dire quoi ça veut dire travailler avec les les autres pays il y a eu l'an dernier je crois au moins trois ou quatre arrestations de narcotrafiquants importants à Dubaï ils sont tous en liberté à Dubaï pour l'instant ils n'ont pas été extradé euh il y a un narcotrafiquant qui est considéré comme le boss du clan Yoda qui a notamment suspecté d'avoir en deuiller Marseille l'an dernier il est au Maroc depuis 6 mois il a toujours pas été extradé donc ça c'est c'est le problème c'est quoi c'est la la difficulté de la coordination entre les systèmes judiciaires faut pas aller chercher aussi loin que Dubaï hein je P ça marche difficilement aussi avec nos voisins britanniques je dire par là ça c'est une un vrai problème après au sein de l'Europe vous avez le mandat d'arrêt européen pour le coup la qui est un outil qui fonctionne Bienne c'est basé sur la confiance réciproque mais je veux dire par là depuis tout à l'heure on on se dit qu'est-ce qui fonctionne mieux mais il faut être sur toute la palette en fait il faut être bien évidemment il faut être sur le l'éducatif il faut être sur le social il faut être sur le médical effectivement les consommateurs sont avant tout des gens qui sont une addiction je veux dire par là moi quand j' de des courtes peines sur le consommateur alors on y VI on a un petit sujet à vous à vous montrer là-dessus pardon de vous interement la courte peine on y va sur le consommateur mais vous vouli intervenir non justement bah oui mais je je vais faire la transition parce que effectivement moi je suis pas une spécialiste mais on se dit d'abord il faut taper au portefeuille alors c'est difficile quand l'argent part tout de suite à Duba et cetera mais d'abord il faut évidemment cont tenu de l'argento le trafic de drogue nous sommes des nains les démocraties vont être déstabilisé on le voit au Pays-Bas on parle de narcoétat en Belgique et avant on disait Marseille et quelques cités sont gangrainé mais en fait il y a des Marseilles partout en France on l'a dit tardivement mais puisqu'on n pas tout essayé et qu'il le faut les consommateurs par c'est l'éléphant dans la pièce est-ce qu'il faut taper les consommateurs moi j'ai évolué et je me dis oui peut-être vous allez nous dire si vous avez évolué pénaliser davantage le consommateur faire en sorte que les amendes soi véritablement payé même les durcir et bien vous allez nous dire ce que vous en pensez juste après les explication de Marco Pomier ils sont aussi dans le viseur du gouvernement les consommateurs de drogue un joint il a le goût du sang il a le goût des larmes même message même tonalité il y a quelques mois avec l'ancien garde des saau si les gens se tuent si les gens trafiquent c'est parce que il y a quelques bobos quelques petits bourgeois gens qui de façon totalement inconsciente penseent qu'ils ont le droit de fumer du chic le samedi soir alors que prévoit la loi l'usage de stupéfiants comme le cannabis l'extasie ou la cocaïne est un délit peine maximale jusqu'à 3750 € d'amende et 1 an d'emprisonnement mais dans les faits la prison reste exceptionnelle alors depuis 2020 la consommation ou la détention de drogue en petite quantité peut être sanctionné d'une simple amende forfaitaire amende de 200 € délivrée par les forces de l'ordre et payable immédiatement sans passage par un tribunal avec une inscription des faits au casier judiciaire 350000 amendes forfaitaires ont déjà été prononcé le dispositif est amené à se renforcer on le sait il y a des amendes il faut qu'ell soit davantage prononcé systématiquement recouvré là aussi il y a des marges mais les autorités font face à des dealers de plus en plus caché qui livre la drogue directement au domicile des clients via des coursiers vendeurs et acheteurs s'organiseent à travers des applications cryptées snapchat telegram ou encore WhatsApp baptisé ubersheet le phénomène est en pleine expansion depuis la crise covid et le premier confinement alors pénaliser davantage le consommateur quand on voit ces systèmes via des messages récryptés de ubersheet tout finalement est numérique est-ce que c'est la solution rapidement chacun d'entre vous moi quand je vois l'état de la psychiatrie publique en France l'abandon dans lequel il est je préférerais que plutôt qu'on dépense de l'énergie à faire payer des amendes ou à recouvrir des amendes auprès de gens qui sont dans l'addiction qu'on renforce les moyens de la psychiatrie publique pour les aider donc pas prioritaire pour vous pas forcément très utile çaa au tête de réseau enfin qu' qu'on s'attaque effectivement qu'on aille chercher l'argent qu'on aille chercher l'argent là où il est mais l'argent il est pas dans la poche du consommateur qu'on trouve dans la rue et qui souvent vit du RSA en mar c'est vous qui devrez légiférer al moi je suis un peu d'accord avec vous c'est-à-dire on peut évoluer sur ces sujets et moi je pense qu'on a quand même raison et c'est ce que dit le rapport et quand on dit que les annonces sont toujours les mêmes et qu'aujourd'hui finalement on a à nouveau des ministres qui viennent à Marseille pour redire des choses qui ne se feront pas le je rappelle quand même qu'il va y avoir une loi qui a été à la suite de ce rapport qui a été unanimement accepté par tous les groupes politiques du Sénat il y a une loi qui est une d'origine donc sénatoriale qui va être étudié dès la fin janvier et que donc c'est toute une batterie de mesures nouvelles sur lesquelles on va légiférer on va don des moy sur le consommateur nous on dit il faut en tous les cas pénaliser il faut qu'il ait une prise de conscience et qu'en France on a quand même été dans l'idée que c'était sympathique la drogue bah la drogue non c'est pas sympathique et les gamins de Marseille ils vont pas à l'école ils sont déscolarisés et c'est aussi pour ça que c'est si simple de leur faire suivre un chemin qui au départ commence par leur proposer de la drogue mais qui ensuite finit très mal comme on l'a rappelé là sur la consommation je rappelle que la France est le premier pays en Europe à consommateur de cannabis oui alors moi je sais pas mais en tout cas les amendes forfaitaires déellctuelles ça pose quand même un certain souci déjà ça pose un principe d'inégalité dans le traitement judiciaire puisque la peine elle est exécutée par un policier et pas par un magistrat ça veut dire il y a pas de contradictoire dans le dans le processus de verbalisation et l' en fait on automatise les peines c'est-à-dire d que on substitue le travail dufvorable à l'idée de pénaliser davantage oui oui ça en terme de pédagogie non mais en terme de pédagogie ça sert à rien et en plus la majorité des gens sont pas solvables donc on fait travailler les policiers pour rien on les fait travailler dans le vent puisque c'est insolvable on inscrit des gens en casier judiciaire d'une façon très peu équitable et inégalitaire et en plus il y a pas de solvabilité donc on un coupzot de la fin court s'il vous plaît Vincent Garen je va vous répondre par une question c'est je pense pénaliser le consommateur c'est peut-être solution mais c'est quand la dernière fois que vous avez entendu en France un ministre de la Santé parler de cannabis bon on vous invitera pour un débat éventuel léalisation c'est aussi un problème de santé publique à chaque fois on parle de canabis c'est VI qu' il est particulièrement absent merci et c'est une femme elle s'appelle Mar madame dariosek jeune viève dariosek merci à vous on s'arrête là on voulait faire un un panorama des des mesure chacun se fera son opinion merci à vous merci vous restez avec moi ellisabeth martéchou va à présent parler de votre livre l'art de perdre en politique chez Stock avec la journaliste Catherine min vous avez donc fait parler plusieurs personnalité politique dis-moi comment tu perds je te dirai qui tu es regardez l'invitation de ma Frémont interview juste après si on vous invite ellisabeth martichou c'est pour parler de l'art de perdre en politique vous la journaliste éditorialiste vous nous faites entrer dans les coulisses des campagnes et de ces lendemains qui déchante au revoir avec d'abord ce que vous appelez les mauvais perdants j'en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après après la fin après la fin de l'élection présidentielle dans ces 50 ans de vie politique il y a aussi ce que vous placez dans la catégorie des même pas mal Nicolas SAR je porte toute la responsabilité de cette Françis j'ai perdu et nous avons perdu une bataille mais l'heure de vérité vient ou encore ceux qui trouvent du carburant dans l'échec Jean-Luc Mélenchon sgolen royal ou encore Marine Le Pen oui c'est une déception mais en même temps comment se cacher je suis comme vous entre les deux comment se cacher aussi la fierté du travail accompli le pôle populaire existe si nous n'y étions pas que resterait-il je poursuivrai mon engagement pour la France et les Français avec l'énergie la persévérance 20 portraits passés au crible dans cet art de perdre en politique 20 caractères révélateurs de l'épaisseur de chaque individu bien allez l'art de perdre en politique c'est c'est passionnant tous ces parcours accidentés parce que ce sont vraiment les leçons qui tirent de de leur échec l'échec ce n'est pas cela l'important le plus important c'est ce que nous en faisons cette phrase elle est de François mitteran qui a dû s reprendre à quatre fois avant de gagner l'élection présidentielle est-ce que c'est cette phrase là qui vous a donné envie d'aller sonder les cœurs et les reins sur les défaites de ceux qui nous gouvernent en tout cas ce sont ces parcours là ces parcours de PO chevrené résilient qui tombe et qui remonte et qui retourne j'étais très frappé puisqu'on a beaucoup parlé de l'élection américaine cette semaine de la différence de culture de ce point de vue- là aux États-Unis quand on quand on échoue ou quand on d'ailleurs comme Jacques chira qu'on va au bout de ces deux mandats ou François mitteran et bien on disparaît de la politique on fait autre chose on se réinvente et c'est cette difficulté à se réinventer en France qui fait que effectivement François mitteran il échoue une fois deux fois il y arrive Jacques Chirac il échoue il échoue il y arrive comme si dans la culture française à une exception près on va en parler tout à l'heure bon mais tout le monde peut l'adiner déjà Lionel non un certain Emmanuel a une exception près il faut avoir beaucoup perdu il faut avoir beaucoup de cicatrices pour enfin être adobbé par le peuple français c'est vrai que c'est un peu un tabou l'échec en France c'est pas notre culture de glorifier les perdants est-ce que vous savez pourquoi est-ce que vous l'avez compris contrairement aux anglo-saxons qui bénissent vous l'écrivez comme ça ce qui échou c'est ce que j'ai découvert aux États-Unis il y a ce qu'on appelle des failcon c'est-à-dire des conférences consacrées au fail vous vous venez vous vous êtes face à une assistance et vous racontez votre échec l'échec aux États-Unis c'est une religion l'échec en France c'est une humiliation et elle est cachée et on n parle pas un échec honteux et donc effectivement on nen tire pas les leçons alors il arrive parfois que on puisse être un perdant victorieux glorieux mais il y a un rapport à l'échec qui est extrêmement différent et qui m'a qui nous a beaucoup intéressé alors il y en a ceux il y a ceux qui en font un trempelin et il y a certains qui tombent de haut et qui plongent dans la dépression c'est le cas de Bruno Lemer qui se remet en cause personnellement après son score humiliant 2 % à la primaire de la droite en 2016 il ne se passe plus rien vous dit-il je n'ai plus d'équipe plus d'argent des dettes à rembourser c'est trop dur pour moi pour la famille pour pour les pour les amis c'est le récit d'un chaos qu'il vous fait là et c'est rare c'est cru et c'est rare de dire ça quand on est vous avez tout à fait raison il est pas tombé en dépression au sens médical du terme mais il raconte de façon extrêmement sincère et c'est vrai qu'on a été surpris parce qu'ils sont très peu à exposer ainsi leur faiblesse quand on est un politique on doit montrer qu'on est fort qu'on est supérieur qu'on n'est pas effectivement pour euux à à à la faiblesse et lui il nous a dit sans phare et par exemple une phrase qui nous a beaucoup frappé mes enfants me voyaient comme une loque mes amis me regardaient comme le loser et du coup lui-même s'interroge est-ce que je dois continuer et puis la passion reprend le deess il reste mais effectivement hire on raconte dans les rues de son quartier parisien du centre parisien et c'est très rare d'ailleurs de de lire ça on a l'impression que ça pas été si facile de les convaincre de de d'accoucher un petit peu de cette il y en a quelquun pouvait pas l'affronter c'est c'est compliqué mais lui a eu la sincérité de le dire sans phare celui qui va tout arrêter tirer un trait sur sa carrière politique en en quelques secondes le 21 avril 2002 c'est Lionel Jospin et vous avez cette formule qui m'a étonné franchement mauvais perdant vous lui en voulez d'avoir abandonné la gauche ah certainement pas je ne lui en veux pas mauvais pardon c'est celui qui n'accepte pas l'échec qu'il l'a admis mais c'est celui qui le prend mal et il le prend mal c'est ça le mauvais perdant mais il endosse toute la responsabilité jusqu'à tout arrêter il y a une forme de courage aussi il y a Laurence Rossignol qui aussi raconte son échec c'est une sénatrice elle est moins connue que les autres mais son son parcours est très intéressant et qui dit elle en qualité de socialiste à l'époque mais comment est-ce qu'on peut abandonner les militants comme ça en quelques instants jamais on peut faire ça quand on est un responsable politique on fait face on console et puis après on en tire les conséquences Dansin comme ça quelques instants seulement après avoir appris la nouvelle alors effectivement on évoque l'éthique de la responsabilité le cas particulier Jospin c'est qu'il a été le premier finalement en perdant cette qualification au second tour a laissé l'extrême droite être qualifié ça c'est une blessure qu'il ne se pardonne qu' il ne se pardonne pas mais il dit au revoir il dit adieu à tout le monde mais il essaiera de revenir c'est vrai ilessa de revenir et ça n'a jamais été possible pour lui alors celui qui a l'art de perdre c'est celui que vous avez rencontré dans ses bureaux rue de miromenil Nicolas Sarkozi qui a l'élégance d'assumer la responsabilité de sa défaite en 2012 vous dites qu'il esthétise presque sa défaite il en fait presque un succès j'aurais pu battre François Hollande si j'avais eu de semaines de plus est-ce que c'est une façon de la contourner oui et non euh effectivement Nicolas Sarkozi euh il esthétise c'est-à-dire qu'il positive pardon pour l'expression à mort parce que il faut surtout pas faire valoir ses faiblesses donc mais il dit des choses justes il dit dans la victoire on regardait le souverain quand j'ai quand j'ai gagné la présidentielle c'était le roi soleil quand j'ai perdu on me regardeit moi donc il arrive avec cette résilience qui est propre aussi au politique à finalement positiver cet écheec pour se renarcissiser et dire j'existe encore mais cette fois en tant que moi-même mais après tout ben ça vaut le coup donc c'est vrai que c'est par même d'un certain bonheur de perdre faut aller le chercher mais c'est le titre du chapitre 2007 face à Nicolas sarcosi il y en a une qui est dans le déni absolu j'ai nommé Segolen royale comment peut-on dire au français quand on est battu je vous conduirai vers d'autres victoires c'est proprement hallucinant vous en avez reparlé avec elle pour le livre oui et qu'est-ce qu'elle dit rétrospectivement alors elle est très cache elle dit moi c'est pas une victoire c'est pas un échec mais vous avez perdu c'est elle fait le même le plus mauvais score des socialistes second tour de la 5e République non elle dit ce n'est pas un échec he et deuxièmement ça va pas vous étonner si j'avais été un homme j'aurais gagné donc c'est une façon évidemment d'esquiver les questions les plus voir aussi comment ils exquivent même si elle reconnaît un manque d'humilité il y a ceux qui gagnent même quand ils perdent j'ai nommé Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon dans les deux cas est-ce qu'ils peuvent au fond à Cha fois se réjouir vraiment en 2017 mais jeanque Mélenchon il ne se réjouit pas en 2022 oui parce qu'il a réussi ce qui était son fantasme absolu dominer la gauche 2022 on rappelle le score du Parti socialiste mais on va y venir % et et lui plus de 20 % 22 % donc si vous voulez il a réussi ce que mitéran avait fait avant lui et c'est un mentor c'est-à-dire écraser le Parti communiste lui il écrase le Parti socialiste euh mais euh bon on connaît Jean-Luc Mélenchon son rapport à la victoire après il a une forme de dépression et puis il remonte et puis depuis des années il gâche ce capital politique mais il restera peut-être sans doute dans la perspective de 2000 27 celui qui empêchera quiconque à gauche de gagner en dehors c'est vrai que pour ces deux-là il y a une forme de victoire dans les résultats déjà en nombre de voir même si progress évidemment je voudrais pour terminer qu'on parle un petit peu de Manuel Vals j'ai été frappé de sa franchise quand il vous raconte au fond ce que vous appelez vraiment l'échec au carré le sérial perdant voilà c'est l'expression que vous vous avez battu à la primaire par Benoît hammont sa pire défaite il reconnaît un manque de lucidité il vous dit même qu'il était jaloux de Macron quand il était premier ministre et comme il ne veut pas crever je le cite il ne veut pas rester sur une défaite il va soutenir Macron et partir au aux législatives et puis à nouveau la chute à Barcelone et puis et puis plus rien h il sa'est pas s'arrêter euh manuel Vals est-ce que c'est ce que les Français lui reprochent ça n'est pas tant d'échouer c'est de sauter d'un objectif à à un autre sans jamais réfléchir sur effectivement son rapport au français c'est Harold doy son ancien conseiller qui a cette analogie que je trouve très juste et qui en appelle à Cavel il est plus Lyon que renard et manuel Vals il avance il avance la tête baissée il ne réfléchit pas il ne calcule pas contrairement à ce qu'on pensait il il il il n'est pas tellement dans dans dans la stratégie mais il avance sans cesse il se prend des tôles pardon mais à répétition mais il répète l'échec de façon névrotique c'est très impressionnantou il y a un peu de psychanalyse hein dans dans ce livre l'art de perdre en politique de giscar Macron les politiques face à l'échec voilà j'invite nos nos lecteurs à à regarder de près s'ils veulent connaître aussi on peut dire l'échec ou le demi échec d'Emmanuel Macron puisque la dissolution lui a pas forcément très réussi après avoir gagné sans jamais avoir perdu maintenant il ne fait que perdre merci à vous ellisabeth [Musique] [Applaudissements] martichou et à la barre ce soir de la question qui fâche maîre Bertrand Perrier bonsoir avocat auprès de la Cour de cassation passer maître dans l'art oratoire allez-vous réussir à tenir tête ce soir Jean-Baptiste Daouas journaliste politique à Libération merci d'être avec nous messieurs voici la question qui fâche de chambres de majorités un même résultat l'Assemblée et le Sénat l'ont voté hier soir en commission les 128 millions d'euros alloués au service national universel ont été quasi annulé c'est une une mesure évidemment qui coûte un pognon de dingue si je peux me permettre à un moment où on nous explique qu'il faut serrer la ceinture donc on a vraiment plein d'idées sur ce qu'on peut faire avec avec cet argent là plutôt que d'aller voilà mettre au pas la jeunesse le SNU programme de 12 jours créé en 2019 pour former les jeunes de 15 à 17 ans à devenir des citoyens attachés aux valeurs de la République au programme le levé des couleurs un rituel républicain pour promouvoir la cohésion nationale cheval de bataille d'Emmanuel Macron le président souhaitait d'ailleurs le généraliser sur tout le territoire en 2026 le service national universel fait partie de la réforme c'est pourquoi j'aurai l'occasion d'y revenir dans les prochaines semaines mais nous irons vers la généralisation du service national universel en seconde depuis l'exécutif rétropédale à l'heure où l'État cherche à renfler ses caisses moi j'ai une partie des crédits du SNU dans mon dans mon ministère donc je peuxarler aujourd'hui j'ai pas les moyens pour une généralisation du SNU c'est clair c'est clair il sera donc pas généralisé 2025 il ne le sera pas en 2026 j'imagine qu'il puisse l'être mais le gouvernement l'assure pas question de le supprimer le gouvernement ne souhaite pas supprimer le service national universel ce n'est pas la position que nous avons porté ce n'est pas la position que nous porterons en 2023 40000 jeunes ont réalisé un séjour sur l'année scolaire sur plus de 60000 places disponibles alors la question qui fche la voici faut-il supprimer le service national universel allez l'accusation pour commencer Jean-Baptiste Daoulas bah quand on est face à un gadget en tant 10 budgétaire oui il vaut mieux le supprimer c'est comme comme on disait dans dans le sujet le le service national universel c'est c'est un sparadra que se traîne Emmanuel Macron depuis 2017 quand il sort cette idée du chapeau dans un discours sur la défense en mars 2017 alors que ça ne répond finalement à aucune demande des des étudiants des des lycéens c'est quelque chose qui est plaqué finalement d'en haut avec une image assez assez e c'est d'ailleurs intéressant que ça été dans un discours sur la défense à l'époque c'est quand même l'idée de jouer avec cette nostalgie d'une France un peu sépia la la la France du service militaire la France de l'uniforme celle du c'était mieux avant et et donc depuis l'essayé k de mettre ça en place et effectivement ça coûte très cher la Cour des comptes estime que au lieu des 2 milliards annoncés par le ministère de l'Éducation nationale bien ça pourrait coûter en réalité entre 3,5 et 5 milliards d'euros je pense qu'on peut faire un autre emploi de cet argent pour l'instant maître Bertrand Perrier il se trouve et je ne l'ai pas dit tout à l'heure que vous avez participé en tant qu'animateur à des ateliers du SNU oui au alors gadget ou pas non moi je crois que d'abord ceux qui parlent le mieux du SNU c'est ceux qui l'ont fait et 94 % des jeunes qui ont fait le SNU ont été satisfaits de cette expérience 78 % disent qu'ils ont rencontré des jeunes issus d'un autre milieu que le leur et donc aujourd'hui ça coûte 160 millions je dis pas que c'est bien utilisé je dis pas que c'est bien géré mais je dis que il y a une voie entre la suppression et la généralisation alors qu'est-ce qu'on y fait pourquoi cette satisfaction qu'est-ce qu'on apprend qu'est-ce qu'on transmet apprend on y apprend par module pendant 12 jours dans une maisonnée où il y a une vingtaine de jeunes les gestes de premiers secours la laïcité la place de la France dans le monde moi j'aienseigné la prise de parole en public donc vous avez des modules comme cela on y fait du sport on y apprend le patrimoine français il y a pas de militarisation c'est pas oui alors effectivement on a un uniforme mon Dieu qu c'est terrible mon Dieu on lève le drapeau français je crois que c'est notre drapeau et encore une fois tant que c'est sur la base du volontariat moi ça ne me gêne pas que des enfants qui ont 12 jours et qui souhaitent s'engager parce que si vous voulez on peut pas à chaque fois dire que il y a pas d'occasion pour la jeunesse de se rencontrer queil y a pas de vivre ensemble et quand il y a une institution qui même imparfaitement promeut cela l' supprimé juste un mot sur la mixité vous l'avez constaté alors pas parce que c'est bien devenir des quatre coins de la France mais si on se retrouve un peu dans son propre milieu social souvent des favoriser est-ce que c'est utile non alors justement c'est c'est en réalité un peu l'inverse c'est en cela que ça pêche aussi un peu le le SNU c'est que c'est assez homogène en terme de milieu c'est plutôt un milieu favorisé en réalité qui participe au SNU c'est plutôt des élèves qui sont en étude générale très peu en étude professionnel et s'il y avait effectivement un progrès à faire ce serait là-dedans dans la généralisation vous avez par exemple beaucoup d'enfants qui ont déjà des engagements qui ont déjà une culture de euh un peu sa cible de ce point de vue- là de ce point de vue là c'est vrai Jean-Baptiste convaincu ou pas parce que c'est c'est plutôt un joli tableau qui est planté ah non mais le le SNU ça repose sur un un très bon sentiment après est-ce qu'on fait de bonnes mesures avec de bon sentiments j'en suis pas convaincu le comment dire le le le le SNU il est censé présenter répondre au fait que les gens ne se croisent plus que vous avez aujourd'hui des gens qui arrivent à 16 à 18 ans sans être forcément sortis même de leur département puisque le SNU fait sortir les jeunes de le de leur département égal milita il vont pas avoir croisé des des des gens de d'autres catégories sociales mais on prend le problème à l'envers en fait le problème c'est qu'on a des gens qui sont dans cette situation à 18 ans qu'est-ce que fait l'école pourquoi est-ce qu'on ne fait rien pour plus de mixité à l'école pourquoi est-ce que en maternelle au collège au lycée les les les catégories moyennes et supérieures sont souvent des experts de l'évitement scolaire pour éviter que leurs enfants se retrouvent mélangés avec avec des des enfants de catégor pour vous c'est un palliatif un sparadra sur une jambre de bois mal les éche de l'éducation nationale les problèmes ça s'attaque à à la racine pertron Perrier oui je je je ne dis pas que c'est la panassée je dis que puisque effectivement l'école ne le fait pas c'est bien qu'il y a une institution qui le fasse une institution étatique qui enseigne aussi les valeurs de la laïcité les valeurs du vivre ensemble les valeurs du service public tout ça est enseigné il y a des effectivement des jeunes gens qui a 15 16 ans ne connaissent pas les gestes de premiier secours bah c'est pas inintéressant que sur la base du volontar il y a pas d'embrigadement en réalité là-dedans il y a simplement l'idée que enfin moi j'ai fait mon service militaire j'ai pas eu l'impression d'être embrigadé et d'être devenu un clone parmi les clones simplement pendant 12 jours des jeunes de 15 16 17 ans il y a beaucoup de problèmes il y a des problèmes de gestion il y a des problèmes de coût je ne ni pas tout ça il y a même des problèmes de violence au sein des maisonné tout ça existe bien sûr je fais pas une panassée mais je dis que c'est dommage de jeter le bébé avec l'eau du bain parce que vraiment c'est une bonne idée sa mise en œuvre peut-être tout à fait perfectionnée mais vraiment l'idée d'un creuser où pendant 12 jours des jeunes se rendcent puis ensuite que ça se prolonge par un engagement associatif pendant l'année qui suit au service du bien commun je pense c'est quand même une belle idée Jean-Baptiste da ce qui est sûr c'est que la généralisation c'est fini c'est ça on peut dire ça aujourd'hui c'est pas officiellement obligatoire pour les 15 17 ans soit misise en œuvre ça ça n'a ce qu'on a pour l'instant c'est que dans la version uniquement sur la base du volontariat ça coûtait environ 10050 Milon d'euros par an dont d'ailleurs les 150 millions qui étaient budgetés n'ont jamais été entièrement exécuté c'est-à-dire qu'on a jamais trouvé assez de volontaire pour l'instant à ce stade pour pour y aller l'idée c'était de le rendre obligatoire l'idée c'est de le rendre obligatoire effectivement et c'est le fait de le rendre obligatoire ça coûterait officiellement 2 milliards d'euros et comme je le disais tout à l'heure entre 3 entre 3 et demi et 5 milliards d'euros sonelon la Cour des comptes clairement on en a plus les moyens ou donc ce sera AB oui non mais plus personne ne parle de cela généralisation de toute façon je suis pas sûr que c'était en soi une bonne idée mais je crois que la suppression est tout autant une mauvaise idée en tout cas c'était un totem d'Emmanuel Macron ça fait partie vraiment des des quelques grandes mesures F de son ADN alors la roulement de tambour bon usage vous êtes l'arbitre des élégance et c'est le mot de la fin parce que je surveille la pendule convaincu par qui je vais je vais en revenir à la Constitution par par par par les deux nécessairement mais je crois qu'il y a il y a une grande lacune sur laquelle il faut absolument qu'on travaille tous ensemble c'est la citoyenneté et et revenir en effet dès le plus jeune âge des dès dès cet âge où où on est ensemble où justement on apprend à avoir des idéaux revenir sur les valeurs fondamentales de ce qu'est la France de ce qu'elle doit être de ce qu'est être français de la République c'est quand même pas un luxe donc que ça soit même uniquement facultatif ou que ça soit dans un cénacle ou dans un autre moi ce que je crois c'est qu'il y a vraiment quelque chose à faire sur cette question donc SNU ou SNU bis il faudra trouver une initiative en tout cas pour qu'on ait une jeunesse qui comprennent le sens de ce que c'est que d'être citoyen qui a envie d'aller voter et voilà ça se per et ça c'est bien dommage merci beaucoup on va terminer par peut-être un souvenir une anecdote très concrète pour que nos téléspectateurs j'étais dans une vraiment en fait j'ai deux souvenirs j'ai l'amaisonné dans le 12e donc 20 jeunes qui se connaissent pas et qui sont là dans une maisonné et puis à la fin du séjour au bout de 12 jours il y a eu une restitution dans la cour des Invalides c'était magnifique il y avait c'est pas magnifique au sens esthétique he j'ai pas un fantasme pour l'uniforme mais il y avait plusieurs centaines de jeunes dans la cour des valide qui signifie tellement dans notre histoire et pour la citoyenneté que an Charlot Bezina rappelle à l'instant et bah on a lu des lettres de résistant qu'ils avaient appris au cours de ce SNU et j'ai trouvé ça très beau bon ben on s'arrête là un petit sourire de conviction en tout cas nous à LCP on essaie aussi hein d'apporter un peu à la citoyenneté on s'arrête là merci infiniment Jean-Baptiste Daoulas et Merci à VOUS Bertrand Perrier lisez cette Constitution qui nous protège n'en ayez surtout pas peur il faut piocher parce que c'est tellement d'actualité merci à vous très belle soirée [Musique]
Marie-carole Ciuntu