RÉFORME DES RETRAITES : BERNARD FRIOT EXPLOSE LA MACRONIE !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Pourquoi cette réforme est-elle si complexe ?
- 5:20OuverteRéponse directe
Est-ce que cette réforme est nécessaire ?
- 10:50OuverteRéponse directe
Peut-on vraiment parler de déficit des retraites ?
- 15:50OuverteRéponse directe
Quelle est la vision du salaire à vie ?
- 20:50OuverteRéponse directe
En quoi le salaire à vie diffère-t-il du revenu universel ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« nous sommes en pure propagande en pure propagande le rapport qui est qui fait référence pour tout le monde c'est ce qui est produit par le Conseil d'orientation des retraites »
- 2:00Fait
« tout le monde est perdant parce que soit les plus près on a plus de gens qui sont dans un gros sas de précarité au moment ils sont ni en emploi ni en retraite »
- 5:00Chiffre
« la part des dépenses de retraite dans la richesse nationale serait stable ou en diminution »
- 10:00Fait
« Macron ne renonce absolument pas à ce projet parce que vous allez avoir une suppression précisément des régimes spéciaux »
- 15:00Chiffre
« quatre personnes sur 10 qui sont pas en emploi au moment de passer à la retraite »
- 20:00Fait
« le salaire de référence est passé des 10 au 25 meilleures années »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
vous avez en permanence le truc du trouble de la Sécu nous sommes en pure propagande en pure propagande le rapport qui est qui fait référence pour tout le monde c'est ce qui est produit par le Conseil d'orientation des retraites parce que chaque année ils font des prévisions et en fait ils nous disait déjà l'an dernier il nous le redis cette année jusqu'en 2070 en fait les ressources sont stabilisées souvent dans les projets de réforme ce qui est présenté au début c'est une nécessité une il faut absolument faire des économies il faut il faut et en fait partie de prix présenter comme une nécessité budgétaire ça tue un peu le débat lorsque l'on dit que Macron a renoncé à la réforme parce qu'il ne fait pas la retraite d'appoint pas du tout il n'a pas renoncé à la réforme du tout puisqu'il supprime les régimes spéciaux qui sont précisément ces régimes de droit au salaire continuer qui ont servi de modèle en 46 pour l'étendre à l'ensemble du privé [Musique] c'est parti pour plus d'une bonne heure démission en direct donc je vous redis bonjour je suis ravie de vous retrouver donc dans cette première partie de toujours debout où on va décrypter le projet de la macronie sur les retraites qui finalement livre une vision de la société et cela finit par nous concerner plus seulement que les retraites nous recevons donc nous recevons ce soir je l'ai déjà dit Bernard Friot bonjour et Régis du collectif nos retraites bonjour Alors Régis vous aviez avec ce collectif décrypter toute la réforme des retraites complexe à comprendre il y a deux trois ans cette année vous avez créé un simulateur et continuer ce travail pédagogique sur le projet d'Emmanuel Macron et Bernard Friot je me tourne vers vous bonjour vous êtes sociologue et économiste et vous avez à plusieurs reprises étudiées réfléchies à travers divers ouvrages du concept du travail du salariat vous allez d'ailleurs reçu aux médias pour parler de ça et vous avez pu théoriser le salaire à qualification personnelle ou salaire à vie et on va pouvoir également discuter avec vous de tout ça on évoquera donc c'est cette conception du travail du salariat d'utilité économique de valeur etc alors dernièrement cette année que j'oublie pas vous avez co-écrit retraite généralisé le droit au salaire un livre qui retranscrit votre séminaire avec Nicolas Castel des Cahiers du salariat là on va commencer avec vous Régis donc je le dis vous savez créer le collectif nos retraites pour donner des clés de compréhension sur une réforme complexe et qui devient de plus en plus fou de trois ans après pourquoi est-ce si complexe cette réforme et est-ce que ce serait pas un peu pour masquer la baisse des pensions et où perdre les gens alors ça a l'air complexe ça les moins que ça en a l'air et surtout en fait il y avait un grand projet dont on a beaucoup parlé de réformes à points en 2019 c'est plus du tout le même projet qui a été annoncé par Emmanuel Macron pendant la présidentielle cette année donc là c'est beaucoup plus simple en fait ce qui a été annoncé par Emmanuel Macron c'est les économies qui passe comment par un décalage de l'âge de départ à la retraite donc 65 ans au lieu de 62 et nous ce qui nous semblait super important collectif c'est que justement les gens et pas l'idée que c'est un débat technique parce que évidemment en fait quand on rentre dans les détails de comment est calculé ma retraite en fonction de mes milliers de variables de mon poste de mesurer mes congés etc ça a l'air compliqué mais en fait ce qu'il faut regarder c'est quels sont les grandes lignes et quel est l'impact donc nous on essaye de simplifier en regardant combien d'argent ça représente en ayant un simulateur pour regarder ben situation par situation qu'est-ce que ça veut dire passer à 65 ans et globalement nous ce qu'on voit c'est que tout le monde est perdant parce que soit les plus près on a plus de gens qui sont dans un gros sas de précarité au moment ils sont ni en emploi ni en retraite ça on l'avait déjà vu quand il y avait un passage de l'âge de départ de 60 à 62 ans et même les cadres qui sont plutôt qui pourraient travailler plus longtemps en fait ils perdent en surcote ils perdent en année de retraite et en fait ce qui est important à savoir c'est que on a même pas encore vécu tous les effets des formes précédentes qui vont faire que il y a de moins en moins de ressources parce qu'on a organisé qui de moins en moins de ressources pour le système de retraite qu'on débat encore des nièmes du énième réforme économique alors que quand on étudie les les rapports du Conseil d'orientation des retraites donc cette organisme publicant et qui est plutôt reconnu par tout le monde pour ces travaux on voit qu'il y a pas une urgence il y a pas une nécessité à enfin je pourrais revenir un peu plus en détail on viendra aussi il y a pas de problème pourquoi donc avec ce collectif vous êtes des bénévoles pourquoi cette volonté de pédagogie d'expliquer comme ça parce que c'est vrai que souvent les jeunes peuvent ne pas se sentir concernés par la retraite nous ayant soit c'est dans 1000 ans soit je n'en aurai jamais mais en fait dans ce collectif à la base il y a des gens qui s'y connaissent très bien en retraite des économistes des fonctionnaires et des gens qui représentent ceux qui n'y comprennent rien à la base comme moi et du coup le constat en fait c'était beaucoup de gens notamment notre génération se disaient ah mais de toute façon j'aurais pas de retraite ou un de toute façon c'est incompréhensible les gens comprennent même pas le système actuel donc en fait ce qui nous a choqué c'était vraiment l'autocensure c'est à dire les gens qui se disent ben enfin qui s'interdisent de débattre de de porter leurs idées là dessus alors qu'en fait qu'on voit c'est que c'est des vrais choix de société sur comment le finance avec quoi on le finance et souvent dans les projets de réforme ce qui est présenté au début c'est une nécessité une il faut absolument faire des économies il faut il faut et en fait cette cette ce parti pris de présenter comme une nécessité budgétaire ça tue un peu le débat alors que en fait qu'on voit c'est derrière bah il pourrait y d'autres options pour financer les systèmes de retraite et surtout on parle de de choses qui sont enfin qui nous appartiennent enfin c'est vraiment c'est dans nos salaires enfin je pense que Bernard friend en parlera mieux que moi mais on parle de de comment est distribué la rajouter entre générations dans l'entreprise et donc nous notre sujet c'est essayer de simplifier de dire bon là vous comprenez rien à ce projet de réformes à 65 ans globalement tout le monde est concerné c'est une réforme qui budgétairement n'est pas indispensable comme c'est annoncé il y a certains très précaires qui vont beaucoup perdre et on essaye aussi de vulgariser des travaux qui sont produits par exemple il y a un économiste qui s'appelle Ulysse luschkine qui a produit quelque chose sur le le en fait le risque de mort en fait plus on est précaire plus on moins de temps moins on va passer de temps à la retraite et plus il y a de chance en fait que on meurt très tôt après la retraite donc ça en fait on essaie de simplifier avec des cas très précis là vous avez vous avez tel âge tant d'enfants vous rentrez sur le marché de travail à telle année dans le système actuel vous pouvez partir à 62 ans avec une décote dans le système de demain il faudra attendre trois ans et si vous êtes plus en emploi alors là c'est wn justement vous parler de nécessité de réforme on va écouter notre ministre de l'Économie Bruno Le Maire qui se défend sur pourquoi c'est nécessaire de faire une réforme des retraites faut aussi savoir décider en politique et quand on a une conviction la mienne elle est forte elle est faite depuis très longtemps qu'une réforme des retraites est nécessaire pour garantir la prospérité du pays à un moment donné une fois que la phase de dialogue indispensable est passé il faut décider c'est notre responsabilité et c'est notre mandat alors est-ce que cette réforme elle est nécessaire je pose la question à vous deux peut-être Bernard vous voulez commencer est-ce que vous pensez que cette réforme est nécessaire quand on écoute notre ministre de l'économie il est nécessaire pour la classe dirigeante bien sûr parce que notre système de retraite est très simple dans le livre dont ça fait parler qui renvoie au séminaire de réseaux salarial à Bourse du travail il y a écrit avec Nicolas Castel retraite généralisée le salaire le droit au salaire nous montrons la grande simplicité notre régime de retraite notre système de retraite sur les 340 milliards de pensions qui sont distribués vous en avez 250 qui relèvent de la même logique qui a été impulsé en 1946 à l'initiative des ministres communistes en particulier Ambroise Croizat et qui fait de la retraite la continuation d'un salaire de référence les on ne tient aucun compte des cotisations sur ces dans ces 200 40 milliards donc un compte des cotisations ce n'est pas du tout la contrepartie de cotisations passées la retraite absolument pas c'est la poursuite d'un salaire de référence alors le salaire des six derniers mois qui sont les meilleurs dans la fonction publique et par imitation en 46 de la fonction publique le salaire des 10 dernières années transformé en 72 salaires des dix meilleurs années dans le privé et avec une une modulation selon les la durée d'activité validée cette logique là est une logique clairement opposée à la logique capitaliste parce que elle pose les retraités non pas comme d'anciens travailleurs qui ont droit aux différé de leur cotisations ce qui est le cas dans une logique capitaliste mais elle les pose comme des travailleurs dont le salaire n'est plus lié à leur emploi mais il y a leur personne et on l'a vu d'ailleurs pendant le confinement il faut aller retraités cancervent leur salaire tout comme les fonctionnaires en conserver leur salaire parce que le salaire est un attribut de la personne et ça la classe dirigeante ne le support parce que elle a besoin que nous soyons en permanence dans la dans la dette dans la recherche d'un emploi pour avoir droit au salaire et donc ce droit au salaire lié à la personne c'est un enjeu anthropologique c'est un enjeu politique majeur et lorsque l'on dit que Macron a renoncé à la réforme parce qu'il ne fait pas la retraite à pointe pas du tout il n'a pas renoncé à la réforme du tout puisqu'il supprime les régimes spéciaux qui sont précisément ces régimes de droit au salaire continuer qui ont servi de modèle en 46 pour l'étendre à l'ensemble du privé et la riposte patronale est venue tout de suite dès 47 avec alors l'agircargo l'agir qu'en 47 la reco dans les années 60 le qui nous dit ah mais non non retraité il n'a pas droit du salaire non non il a droit aux différer de ses cotisations c'est un enjeu anthropologique majeur du travail etc on aura l'occasion d'y revenir juste après Régis revient derrière vous est-ce que vous pouvez répondre au ministère de au ministre de l'Économie et nous dire est-ce que cette réforme elle est nécessaire est-ce qu'on a besoin de faire des économies aujourd'hui sur les retraites en France alors selon ce qui fait référence pour tout le monde c'est pour ça qu'on fait du décryptage parce que le quidam il va pas lire ce genre de rapport mais le genre le rapport qui est qui fait référence pour tout le monde c'est ce qui est produit par le Conseil d'orientation des retraites parce que chaque année ils font des prévisions et en fait ils nous disait déjà l'an dernier il nous le redis cette année jusqu'en 2070 en fait les ressources sont stabilisées alors je peux peut-être vous le dire plus de façon la part des dépenses de retraite dans la richesse nationale serait stable ou en diminution pourquoi en diminution parce que on y a déjà des économies des réformes précédentes comme je vous disais et en fait comme le relevait aussi Clément Victor hovic si on interprète les données on peut il est légitime de défendre que ces niveaux sont trop ou pas assez élevés et qu'il faut ou non mettre en oeuvre une réforme du système de retraite donc en fait c'est un vrai choix de mise en scène de des déficit qui vont avoir des petits déficites qui sont pas énormes pour pouvoir justifier la nécessité de cette réforme et surtout il y a la mise en scène que ça doit passer par des coupures de l'austérité alors que on pourrait imaginer par exemple une augmentation des cotisations on pourrait imaginer d'autres façons de financer ça et pourquoi on sait que qui vont qui vont économiser ça pourquoi ils le font si c'est pas pour équilibrer le système de retraite c'est pour financer d'autres choses et c'est ce qu'ils ont annoncé dans leur dans le pacte de stabilité cet été donc c'est à dire le document budgétaire qu'on envoie à l'Union européenne et en fait ils ont prévu de diminuer les les baisses d'un pot de production d'un équivalent qui est à peu près celui des économies qu'on va faire sur les sur si on fait cette réforme budgétaire sur la retraite à 65 ans pourtant le gouvernement se défend que on a besoin d'argent pour l'hôpital pour l'école et c'est pour ça qu'on baisse les retraites aussi il y avait aussi un élément qui m'avait marqué il y a deux trois ans c'était Agathe votre concert du collectif qui décrivait la réforme comme un système inédit qui prév qu'on ne dépensera pas plus de 14% de notre richesse produit de chaque année dans nos retraites l'argumentaire avancé c'était une dépense restreinte et une maîtrise des dépenses publiques le contribuable alors joue de l'argent au pot pour financer les pensions de retraite ces dernières verront mécaniquement leur niveau baissé avec le par le plafonnement en fait du PIB dans la mesure où le nombre de retraités augmente c'est un chiffre à peu près de 20 à 27% de la population c'est Agathe qui me détaillait ça il y a deux trois ans est-ce que ça cette idée de 14% du PIB est-ce que il est toujours cette idée est toujours dans le projet actuel et pourquoi c'est quelque chose d'inédit parce que ça va empêcher les réformes en fait après ce blocage à 14%, il est plus formalisé de façon assez forte qu'il y a trois ans mais de fait c'est ce qui est organisé par la baisse des ressources en fait comme sur l’hôpital public ou sur l'action en chômage il y a eu une organisation de la baisse des recettes donc en fait c'est il y a une mise en scène qui est or on a un problème de financement mais c'est normal en fait on a eu des des réformes précédentes qui ont décidé de défencer en enlevant des cotisations en enlevant des des femmes de financement et du coup effectivement on voit cette part cette part du gâteau qui est le c14% des richesses du pays du PIB qui ne va pas suivre la part des retraités dans la population donc on va avoir effectivement ce choix de d'avoir un décrochage au moment de la retraite et donc c'est c'est déjà quelque chose qui est impressionnant qui est l'impact est réforme présidente mais là si on a ce décalage de l'âge de départ de 62 65 ans on met vraiment certaines personnes les ni emploi ni retraite dans une situation encore plus précaire enfin vraiment c'est pas il faut sortir chance des idées reçues qu'on a de la retraite ou c'est le pot de départ et le lendemain la retraite en fait non pour je crois que c'est quatre personnes sur 10 qui sont pas en emploi au moment de passer à la retraite et donc quatre personnes sur 10 deux personnes sur 5 enfin c'est qui ne ce qui ne travaillent pas donc en fait elles vont pas travailler plus parce qu'on met lâche plus loin c'est juste qu'on va faire des économies sur le dos de précaire ou en faisant travailler des cales plus longtemps ou enfin et qui du coup vont perdre eux en surcote c'est à dire que même les bénéficiaire actuel entre guillemets enfin ceux qui sont plutôt confortables ils vont perdre en surcote donc vraiment tout le monde est perdant sur cette sur cette réforme les cotisations de financement on y reviendra avec Bernard Friot juste après moi je voulais poser je voulais vous poser une question est-ce qu'on peut vraiment parler de déficit dans la mesure où les recettes des administrations de sécurité sociale sont super aux dépenses mais que l'État impose régulièrement une dette dont elle n'est pas responsable c'est ce qui a montré Nicolas Da Silva dans cette tweets et il sort bientôt un livre la bataille de la sécu en octobre qui va détailler tout ça donc du coup avec ces données là que Nicolas Da Silva nous présente est-ce qu'on peut vraiment parler de déficit de Bernard Frioul je vous pose la question c'est c'est un mensonge permanent depuis que depuis que le régime général de sécurité sociale existe encore une fois le régime général de sécurité sociale il change le statut de la personne en attribut en de salaire à des gens qui ont pas d'emploi et ça commence avec les allocations familiales qui en 46 sont du salaire pour des parents la retraite qui devient du salaire pour des retraités le statut de la fonction publique qui est le modèle de ce dispositif les salariés à statut des entreprises publiques etc toute cette conquête la énorme a été mais immédiatement immédiatement contester au nom du déficit dès le débat parlementaire de 49 etc etc et ce le bouquin de Da Silva montez-le parce que c'est un bouquin fondamental effectivement la bataille de la Sécu pour une histoire du système de soins de santé le le bouquin Da Silva montre et locaman que quand on fait les comptes de la protection sociale mais elles sont ils sont excédentaires jusque dans les années 2000 donc et pourtant vous avez en permanence le truc du trouble de la Sécu nous sommes en pure propagande en pure propagande et il faut arrêter d'attribuer la moindre froid ce qui se raconte y compris à ce que le corps raconte parce que le corps dit des tas de bêtises aussi il faut bien le dire le Conseil d'orientation des retraites et que ce soit dans le fond ou dans la forme pour imposer cette réforme on peut voir que ça divise même au sein de la majorité sur le fond on apprend donc au sein de la majorité certains sagassent aussi d'être mis devant le fait accompli Emmanuel Macron et comme ça il lance il teste et il voit comment les choses atterrissent c'est ce qui observe le chef de fil dessinateur macroniste François Patriat c'est ce que nous apprend le monde et sur la forme BFM révèle et si la réforme des retraites voulues par le gouvernement passé par une autre voix qu'un projet de loi Haddock ou un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale une troisième piste qualifiée de sérieuse par l'entourage du chef de l'État est envisagé cette voix prend la réforme d'un plfrs c'est-à-dire un projet de loi de financement rectificatif de la sécurité sociale la réforme sera ainsi reportée en début 2023 pourquoi ce choix politique alors qu'il divise même au sein de la majorité qu'il y a une grande partie de l'opinion publique et qui est contre comment vous l'analyseriez Bernard ou Régis en tout cas ce qu'on a vu il y a trois ans c'est qu'il vendait une réforme de système et les gens n'en n'ont pas voulu parce que les gens bien compris qu'en fait on perdrait de l'argent et que il y avait il y avait un recul alors qu'il vendait vraiment ça un nouveau système plus moderne plus juste plus universel etc et là du coup il passe par une réforme paramétrique donc pas du tout de système mais juste pour faire des petites économies donc là toutes les solutions sont bonnes pour essayer de il y a plein donc en fait là depuis la rentrée il teste ils font plein d'annonces disons on va faire un amendement ici peut-être qu'on pourrait faire la durée de cotisation augmenter accélérer les réformes passées dans application peut-être qu'on pourrait finalement vu que les gens sont choqués par les 65 ans finalement on pourrait commencer par 63 et ça 64 mais potentiellement il y a plein de façons de faire exactement le même projet mais sous des approches différentes ce qui montre qu'il y a un problème parce que enfin les retraites c'est quelque chose qui se ça vient du travail donc c'est les choses enfin c'est les partenaires sociaux normalement qui devraient être à la manœuvre sur la répartition de ces richesses et donc là il y a un peu il y a là en fait c'est une forme de de souhait absolument de faire des économies parce que qu'est-ce qui intéresse Emmanuel Macron là-dedans c'est de réduire la part de retraite qui sont assurés par l'État et du coup de se désengager et ce qu'on peut dire sur le système de retraite en général c'est que c'est plus de 300 milliards d'euros par an enfin c'est énorme c'est qui sont mis en commun et donc en fait à chaque fois qu'on grignote c'est pas c'est c'est ces économies c'est des choses aussi qui sont autant d'opportunités de marché pour des assureurs privés enfin pour des acteurs privés et en fait faut voir que l'alternative c'est pas système bien guidé téléguidé etc c'est juste plus d'injustice et en fait une des réponses faites plutôt par le marché quoi et vous Bernard Friot du coup quoi l'objectif la d'Emmanuel Macron par rapport au fait que ça divise et qui veut continuer à l'imposer ça je n'ai pas d'opinion sur les procédures parlementaires qu'il veut utiliser mais qu'il veuille éliminer le débat à coup sûr ça c'est mais ça c'est pas la première fois et quand il fait des débats on sait ce que c'est les les le grand débat c'est immense monologue donc c'est totalement sans intérêt de toute façon Régis revient vers vous avec le collectif ne retraite vous avez créé des schémas et des simulations vous en parliez juste avant vous décrypter ce projet de reculer l'âge de la retraite à 65 ans de quatre mois par an et dans tous les cas de figure vous montrer qu'on perd soit des droits soit de l'argent est-ce que vous pouvez l'expliquer avec ce système de décote de surcotte où là on voit que on perd dans tous les cas il y a quelque chose qui est très simple à comprendre c'est le départ le report de l'âge de départ donc plus le droit de partir avant de entre 6 vous avez 65 donc ça c'est très clair à comprendre ce qu'il faut comprendre aussi c'est que en fonction de la durée de cotisation et de l'âge de départ on a une surcote ou une décote donc sur côte c'est un système de bonus malus en plus du calcul de la durée de nombre de trimestres que j'ai réellement fait par rapport au nombre de trimestres que je devais faire et en fait du coup si on a des surcotes aujourd'hui par exemple je pars à 65 ans alors que à 64 ans alors que j'ai déjà ma durée de cotisation si je pars plus tard j'aurais plus j'aurais une un bonus et bah ça du coup tout est décalé enfin tout chaque donc même pour ce c'est ce que je disais soit on est très perdant pour les précaires soit même même quand on est plutôt confortable on est on est aussi perdant donc nous ce qu'on essaie de démontrer avec ça c'est que tout le monde il y a personne qui gagnera de ça mais par exemple les il y a même des dispositifs d'exception les carrières longues qui ont le droit de partir à 60 ans ou je pense à certaines situations d'invalidité pendant la campagne présidentielle Emmanuel Macron a dit que même eux il sûrement passer de 60 à 62 ans donc il y a il y a peu de il y a peu de gagnants de ce système la carotte entre guillemets pour faire passer carottes dans le sens carotte des bâtons d'accord pour faire passer la réforme c'est cette pension minimale à 1100 euros mais on se rend compte qu'en fait il faut quand même avoir une carrière complète et c'est des grandes conditions assez restrictives qui font que les plus précaires je pense on a estimé à 20% n'auront même pas accès à ce milieu donc ça c'est souvent chaque réforme des retraites il y a toujours eu un alibi social il y a toujours eu quelque chose qui justifiait le passage de la mesure austérité en fait aujourd'hui je pense qu'il faut ajouter un que de toute façon 40% des des personnes de plus de 62 ans ne sont pas en emploi et que obligé à reculer enfin reculer l'âge d'entrée en retraite c'est n'est pas augmenter la durée du travail absolument pas où on les mettrait ces gens qui sont actuellement au chômage dans la logique capitaliste qui génère le chômage au contraire non il s'agit de de faire l'inverse de ce qui s'est passé au début des années 80 quand on constate que de toute façon c'est des chômeurs mais transporter en retraités d'accord et bien on fait l'inverse et on crée ainsi une une précarité chez les 62 65 ans qui ne sont de toute façon plus en emploi stable pour 40% d'entre eux et qui vont être une force de travail totalement malléable pour l'ubérisation enfin pour toute cette ces formes d'emploi ce paiement à la à la tâche que le le capitalisme impose aux jeunes dans cette période funeste de l'insertion entre entre 18 et 35 ans ça sert comme on dit c'est à dire qu'on n'accepte pas au salariés normale et là il s'agit de faire la même chose entre 72 et 35 ans aura des gens qui sont plus dans l'insertion mais ils sont dans la même logique de refus du statut de salarié quand ils sont pas Invalides de vie augmente mais pas l'espérance de vie en bonne santé je crois qu'ils stagne depuis des années à 63 ans voilà donc Bernard donc le projet de réforme des retrait d'il y a deux trois ans c'était des retraites à points etc tout ça a été pour l'instant abandonné en tout cas n'a pas été remis sur le tapis par contre vous écrivez quand même parce que ça reste dans l'idée qu'on va passer de trois quarts de pension salaire continuer versus à un quart de pension revenu différée donc je vous cite la majorité des régimes de retraite aujourd'hui sont dans une logique de poursuite du salaire vous aviez commencé à le dire qui est en conflit avec la logique du différé des cotisations encore aujourd'hui minoritaire mais promu par la contre-révolution capitaliste menée depuis depuis 30 ans sous le nom de réforme des retraites alors même si ce système de points pour l'instant n'est pas maintenu est-ce que vous pouvez un peu nous expliquer cette vision du différé et des cotisations bien sûr encore une fois lorsque croisa transpose dans le secteur privé la situation des fonctionnaires les fonctionnaires ils sont titulaires de leurs qualification et donc titulaire de leur salaire jusqu'à la mort c'est pour ça que la pension c'est la poursuite du dernier traitement lorsqu'il transpose cela en faisant de la pension la poursuite d'un traitement de référence qui est celui des 10 dernières années à l'époque mais dans son esprit il s'agissait ensuite de passer aux cinq dernières enfin etc bien sûr il il va se heurter aussi tôt mais des 47 à un initiative patronale qui est de profiter du plafond de la Sécu que la CGT combat n'est que Force Ouvrière défend parce que c'est son c'est son [Musique] c'est son gain de pince je dirais de créer des régimes complémentaires autour de la Gère Carco et là ça y a cette division de la CGT avec un rôle extrêmement négatif de faire s'ouvrir qui a vraiment été qui a joué le jeu patronal de façon éhontée pendant des décennies et donc dès 47 donc le patronat riposte par le gecotisé j'ai droit effectivement nous on retraité c'est pas quelqu'un qui a droit au salaire le salaire c'est l'emploi et et et toute idée d'attacher le salaire à la personne et non pas doit être courbattu vigoureusement et et alors Macron ne renonce absolument pas à ce projet parce que vous allez avoir une suppression précisément des régimes spéciaux dans lesquels la la la la pension c'est la poursuite du dernier salaire et par définition le meilleur mais le régime général qui va donc devenir le régime unique dans sa logique a perdu progressivement parce que Macron c'est un baby Rocard et donc depuis Rocard nous l'expliquons l'augment Castel et moi dans le bouquin nous avons une logique d'en finir avec la pension comme continuation d'un salaire de référence pour la remplacer par différé de cotisations et c'est pour cela que le salaire de référence est passé des 10 au 25 meilleures années alors on sait plus très bien de quelle référence il s'agit et ça va devenir la carrière complète c'est évident et puis progressivement ce ne sera plus le salaire de référence qui de toute façon aura perdu de son sens puisque ça va être le salaire moyen de carrière avec pour les femmes en particulier ou pour tous ceux qui ont des carrières discontinues un salaire d'une unité considérable et ça va être les cotisations qui vont être évidemment le fondement des pensions donc en aucun cas ça il faut le dire avec fermeté Macron ne renonce à son projet et son projet c'est d'en finir avec le droit au salaire en dehors de l'emploi or c'est fondamental si nous voulons construire le communisme il faut absolument faire la rupture la rupture écologique si mon salaire dépend de mon emploi moi j'irai pas faire la morale écologique à des gens qui défendent leur emploi futile de merde parce que leurs droits sont liés à leur salaire leurs droits sont liés à leur emploi il faut déconnecter les salaires de l'emploi c'est ce qu'on a commencé avec les fonctionnaires c'est ce qu'on a commencé avec les retraités et c'est ce qu'il faut généraliser à tout le monde de 18 ans à la mort et c'est cela que que regard le couple Seguin Rocard qui initie la réforme des retraites veut mettre à bas et s'il y a une immense continuité depuis 30 ans dans la réforme et Macron continue ce que son maître Rocard lui a inculqué justement au-delà de la retraite concrète c'est ce que vous commencez à dire ce sont de véritables vis de la société et du travail qui s'oppose ici dans le fond du débat de la réforme des retraites et c'est en ça aussi que le débat est si important et que ça concerne tout le monde donc votre livre Bernard est une sorte de compilation de de conférence sur le thème agité du travail on va revenir dessus alors quand même temps le débat en France a été porté par Fabien Roussel en tout cas commencer par fermer Roussel ces derniers temps secrétaire national du Parti communiste français qui défendait pendant la fête de l'humain gauche du travail plutôt qu'une gauche des allocations phrase qui a bien sûr provoqué des réactions Fabien Roussel son expliqué quelques jours plus tard sur France Info on va regarder le chômage le système capitaliste entretient un système qui repose sur du chômage des revenus de substitution qui permet de faire pression sur le travail sur les conditions de travail et sur les salaires je dis donc que la gauche et l'ambition que nous devons avoir pour le pays et de garantir à chacun de trouver sa place dans la société de redonner du sens au travail et de garantir à chacun un travail une formation un salaire Régis on va vous remercier d'être venu parce que le temps presse on reste évidemment et Bernard Friot pour décrypter ce qu'on vient d'entendre de Fabien Roussel je vous remercie beaucoup d'être venu je vous rappelle que vous êtes donc dans le collectif nos retraites qui avaient une visée pédagogique sur les retraites et on peut vous retrouver donc sur Twitter il me semble vous retrouverez le simulateur vraiment vous mettez votre année de naissance le et vous pourrez essayer de voir le avant après de la réforme ça permet un peu de se situer parce que en fait la leçon pour tous ceux qui se disent c'est trop compliqué ou c'est vraiment trop technique ou de toute façon j'aurais pas de retraite ça enfin c'est faux c'est vraiment tant qu'il y a de l'activité il y a de la retraite tant qu'il y a du salaire il y a de la retraite il faut juste se situer de qui on parle est-ce que vous vous voyez travailler après 64 ans interrogé autour de vous faites le simulateur pour vous projeter et vraiment on voit que ça concerne tout le monde quoi mais c'est très concret en tout cas merci beaucoup d'être venu vous êtes pressé par le temps voilà mais merci beaucoup et puis je on continue à nous avec Bernard donc comme je disais ça cette pardon cette réforme des ouvre vraiment un débat sur la conception du travail est-ce que vous voulez un peu réagir à ce que Fabien Roussel a déclaré avant France Info et aussi sur France Info si vous voulez le travail en tant que tel n'a pas de valeur anthropologique sinon vive l'esclavage ce qui a valeur entrepologie c'est la souveraineté sur le travail c'est que nous décidions sur ce qui a valeur le travail c'est la partie de l'activité qui est réputée avoir valeur produire de la valeur économique c'est à nous de décider et pour que nous puissions décider pour que le travail est vraiment une valeur anthropologique parce que c'est nous qui en décidons il faut que nous soyons titulaire de notre salaire si nous sommes titulaire de droit lié à un contrat de travail de droit lié à un emploi mais nous allons fermer notre gueule comment est-ce que vous voulez entrer en conflit avec je sais pas quoi le collectif de votre entreprise si vos droits dépendent du contrat que vous avez passé avec elle comment est-ce que vous allez pouvoir contribuer à définir ce que cette entreprise doit faire elle est peut-être en train de faire des choses totalement dangereuses du point de vue écologique comment est-ce que vous allez pouvoir intervenir comme travailleur pour faire bouger la production de l'entreprise comment vous allez pouvoir intervenir comme citoyen pour faire bouger l'organisation territoriale de des emplois si les vos droits ne sont pas liés à votre personne or les allocations de chômage c'est le début donne d'une déliaison entre le salaire et l'emploi on pose comme ayant droit au salaire des gens qui n'ont pas d'emploi c'est un enjeu décisif ce point nous sommes exactement dans la même logique que la retraite est-ce que des retraités ont droit au salaire est-ce que des parents ont droit au salaire c'est la logique de la allocations familiales telles que les construits les reconstruits croisa en 46 et tels que les détricotent Roca quand il crée la CSG en disant mais non les parents n'ont pas droit au salaire c'est pas des travailleurs les parents ont droit à de la solidarité parce qu'il y a un coup de l'enfant et on va faire un impôt de Solidarité la CSG voyez là en permanence la classe dirigeante veut absolument lier le salaire et le contrat de travail et tout ce qui venant de la gauche disqualifie toutes ces du droit au salaire en dehors du contrat de travail et négatif il faut absolument au contraire aller plus loin que l'indemnisation actuelle du chômage posé que nous sommes en permanence titulaire d'un salaire c'est pour ça vous estimez que le point de départ des mêmes des opposants à la orme et en fait un mauvais point Delton un peu dans ce piège du g-cotisé j'ai droit c'est clair que nous l'analysons très longuement avec Nicolas dans dans retraite généralisée le droit au salaire le séminaire de la Bourse du travail nous montrons comment au cours des 30 années de la réforme depuis la première mesure qui est prise par ce lien quand il index les pensions du régime général sur les prix et non plus sur les salaires en 87 jusqu'à aujourd'hui enfin jusqu'à la bataille de de 2019 vous avez une forme de d'adhésion progressive des opposants à la réforme à l'idée du géotisé droit qui est la réponse patronale en 47 aux initiatives du gédéro salaire Liam à ma personne votez ils reviennent souvent dans le débat politique aux médiatique Ruffin dans cette polémique a évoqué la question du sens du travail notamment de créer des emplois des fonctions est lié à la transition écologique quelque part votre idée de salaire à vie et de qualification à la personne de cette de sortir de cette utilité pour le capital n'est-ce pas une manière de trancher en fait sur le débat travail à location chômeur qu'on entend actuellement oui donc parce que une fois que chacun est titulaire d'une qualification qui exprime qu'il est postulé comme en capacité en responsabilité de la production ça devient un droit politique à 18 ans chacun devient titulaire de sa qualification d'une qualification qui automatiquement à 18 ans quel que soit le passé scolaire quel que soit le handicap et le premier niveau de qualification donc les 1700 euros du salaire minimum avec possibilité de monter en qualification par des épreuves nous à réseaux salariés on propose un salaire de 1 à 3 donc avec un maximum de 5000 euros possible d'ailleurs de progresser jusqu'à la mort il y a pas de temps après le travail c'est moi je suis retraité je suis très humilié d'être considéré comme étant après le travail bien sûr que non sauf à penser que le travail c'est de la souffrance oui dans le capitalisme puisqu'il n'y a pas de de décision au travail mais dès lors que nous conquerons la décision sur le travail il faut pas qu'il y a après le travail bien sûr le travail dès lors qu'il est souverain que nous sommes souverains c'est là ça a une grande valeur anthropologique jusqu'à la mort bien sûr et donc la la une fois que nous sommes titulaires d'une qualification encore faut-il que nous soyons en capacité de l'exercer cette qualification donc à bien une question du contrat c'est pas une fausse question le fait de faire en sorte que chacun selon ses désirs selon aussi les besoins sociaux en fait etc mette en oeuvre sa qualification et sans forcément dans des contrats des contrats avec une entreprise ou des contrats si on est travailleurs indépendant avec des fournisseurs des clients etc mais ces contraintes seront pas le support des droits c'est ça qui est fondamental les contrats dans le respect du Code du travail parce que alors attention la grande conquête de la CGT naissante c'est en 1910 le code du travail c'est-à-dire des règles interprofessionnelles ce que le patronat n'a jamais accepté il détricote le code du travail en permanence donc il s'agit au contraire dans le respect du Code du travail de faire des contrats et qui vont simplement exprimer les règles dans lesquelles on s'inscrit dans une entreprise en termes de durée de responsabilité en fait etc mais qui ne vont pas du tout définir le salaire la qualification qui sont un attribut de la personne encore une fois lorsque l'on dit la rupture écologique suppose des tas de création d'emploi qui va décider de les créer qui si c'est des quoi des bons scientifiques des bons experts un bon Parlement enfin nous savons tout ça que c'est de la blague tant que ce ne sont pas les intéressés eux-mêmes qui sont détenteurs d'un droit à la qualification de droit également de propriété d'usage sur l'outil parce qu'à 18 ans c'est trois droits qu'il faut attribuer à tout le monde si nous voulons continuer à construire le communisme c'est-à-dire la souveraineté des citoyens sur la production et bien le premier droit c'est la qualification deuxième droit c'est la propriété d'usage de l'outil qu'on va utiliser et donc la décision dans l'entreprise sur l'usage de cet outil et puis le troisième droit c'est la codécision là encore c'est toujours de la codécision bien sûr sur des institutions macroéconomiques sur la création monétaire par exemple sur les décisions territoriales en termes d'implantation d'entreprise etc etc tout cela ça doit être des droits politiques de la personne et la rupture écologique est absolument fondamentale si elle ne ne propose pas sur des initiatives des intéressés eux-mêmes ça va être du posccanésianisme ça va être les grandes dispositifs à la de Gaulle qui ont abouti au nucléaire militaire qui a complètement absorbé tous les tout des besoins qui auraient pu être satisfait autrement etc etc ne ça va être je sais pas quoi les les dispositifs totalement bureaucratiques non non non là là là que chacun soit soutenu par un service public de la qualification non pas de l'emploi mais de la qualification que chacun se soutenu dans un pub service public de la qualification pour que sa qualification s'exprime dans des contrats oui mais que chacun décide ce salaire à vie que vous avez théorisé vous mettez en avant etc il est bien différent du revenu universel est-ce que vous pouvez le suivre parce que il y a beaucoup de gens qui peuvent faire cette confusion entre salaire à vie et revenu universel qui était dans énormément dans le débat public surtout à l'ancienne présidentielle parce que le revenu le revenu universel d'activités à la Macron c'est toujours la même chose et donc encore une fois leur venue universel c'est une c'est une proposition éminemment patronale si vous voulez en finir avec le toutes ces conquêtes du salaire à la qualification qui fait que pendant le confinement les fonctionnaires en conservé leurs salaires mais que ceux qui avaient un salaire à la qualification du poste dans le privé on conservé 84% de leur salaire et heureusement que le salaire a précédé l'activité c'est ça qu'il faut maintenant en généraliser distribuer le salaire avant l'activité et non pas après c'est pour ça que toutes les questions sur comment on finance mais on finance par une création monétaire qui distribue des salaires à tout le monde et qui anticipent la production de valeur qui va être faite par les travailleurs en question la seule avance qu'il faut faire dans la production c'est les salaires y compris de la nuque il s'agit de de de poser la définition de ce qui est produit comme une commettant venant de la base c'est pour ça que la base doit être dotée de droit politique fondamentaux liés à la personne même du majeur merci beaucoup Bernard on aurait aimé beaucoup continuer cet échangement doit laisser la place à nos camarades qui vont parler d'actu aussi avec donc Nadia Thomas di triche et Maëlys killer Nadia lazzouni pardon je rappelle si vous voulez vous aller plus loin il y a Bernard Friot évidemment qui était déjà venu aux médias dans une émission la grande hache et puis si le livre qui vient de sortir enfin qui est sorti cette année retraite généralisée le droit aux salaires et il y a aussi donc la bataille de la Sécu de Nicolas Da Silva si vous voulez voilà encore aller plus loin je vous remercie beaucoup d'avoir suivi cette première partie d'émission