Elisabeth Borne
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse directe
Les syndicats sont vent debout contre la réforme de l'assurance chômage. Quelles sont vos propositions pour débloquer la situation ?
- 0:31OuverteRéponse directe
Quelles propositions avez-vous déjà présentées aux syndicats et au patronat ?
- 1:12OuverteRéponse directe
Le MEDEF est contre le bonus-malus. Comment répondez-vous à cette opposition ?
- 1:36FerméeRéponse directe
Quand le dispositif de bonus-malus entre-t-il en vigueur ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Faut-il faire une exception pour les secteurs en crise comme l'hôtellerie-restauration ?
- 2:32OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut faire un cas particulier pour les restaurateurs et hôteliers ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Invité politiqueFait
« Ça fait six mois que j'ai des discussions ininterrompues avec des organisations syndicales et patronales. »
- 0:46Invité politiqueFait
« Le Premier ministre a suspendu l'application de la réforme de 2019, précisément pour qu'on puisse l'adapter au contexte actuel. »
- 1:00Invité politiqueFait
« On a bougé sur à peu près tous les paramètres de la réforme, évidemment en gardant le cap de cette réforme, qui vise à la fois à lutter contre la précarité, en dissuadant les entreprises de recourir de façon excessive à des contrats courts. »
- 1:10Invité politiqueFait
« C'est le système de bonus malus. »
- 1:25Invité politiqueFait
« On compare les entreprises au sein d'un secteur, celles qui recourent moins aux contrats courts auront un bonus, celles qui recourent plus aux contrats courts auront un malus. »
- 1:53Invité politiqueFait
« On observera les comportements des entreprises à partir du 1er juillet 2021. »
- 2:49Invité politiqueFait
« Pour les entreprises qui sont le plus affectées par la crise, notamment celles qui font l'objet de restrictions sanitaires, c'est le cas des restaurants par exemple, et des hôtels, cafés, restaurants en général, ils ne rentreront pas dans le dispositif de bonus-malus. »
- 3:55Invité politiqueFait
« Cette dégressivité, elle s'applique au-delà de 8 mois et non pas de 6 mois. »
- 4:00Invité politiqueFait
« On reviendra aux règles initiales quand les clauses de retour à meilleure fortune joueront. »
- 4:21Invité politiqueFait
« Je leur dis que j'ai bien compris qu'il ne faut pas de réforme de l'assurance chômage. »
- 4:46Invité politiqueFait
« On a vu dans la crise que ceux qui précisément alternent des contrats courts et des périodes de chômage ont été très pénalisées par la crise. »
- 4:55Invité politiqueChiffre
« On a 460 000 demandeurs d'emploi qui sont concernés. »
- 5:11Invité politiqueFait
« Ces 900 euros, c'est le revenu minimum qu'on garantit à ces demandeurs d'emploi qui, avant la crise, alternaient des contrats courts et des périodes de chômage et qui n'ont pas pu travailler en 2020. »
- 5:31Invité politiqueFait
« Il faut avoir travaillé 60% du temps au cours de l'année 2019, c'est-à-dire 138 jours. »
Temps de parole
- Élisabeth Borne55 %
- Présentateur39 %
- ?4 %
- Locuteur non identifié3 %
≈ 2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Radio Classique, l'invité de Guillaume Durand avec le Figaro.
Bonjour Madame Borne, bienvenue sur l'antenne de Radio Classique. Les sujets ne m'ont pas manqué, nous allons commencer par l'assurance chômage. Vous n'êtes pas sans savoir que les syndicats sont vent debout. Dans des registres d'ailleurs qui sont différents, puisque la CFDT, Force Ouvrière, porte plate. La CFDT considère que c'est pour faire une réforme et pour boucler le quinquennat que tout ça est mis en place. Quant au patronat, il est assez divisé, mais il reste assez vent debout sur le bonus malus.
Alors moi ce que j'aimerais savoir, avant qu'on rentre dans le détail ensemble, c'est au fond ce matin, quelles sont les propositions que vous leur faites pour essayer de débloquer la situation ? Propositions que vous leur avez déjà présentées ?
Alors je vous confirme que ça fait six mois que j'ai des discussions ininterrompues avec des organisations syndicales et patronales. Vous vous souvenez que le Premier ministre a suspendu l'application de la réforme de 2019, précisément pour qu'on puisse l'adapter au contexte actuel. Et c'est bien ce qu'on a fait, puisqu'on a bougé sur à peu près tous les paramètres de la réforme, évidemment en gardant le cap de cette réforme, qui vise à la fois à lutter contre la précarité, en dissuadant les entreprises de recourir de façon excessive à des contrats courts. C'est le système de bonus malus. Et le MEDEF est contre ? Alors effectivement le MEDEF est contre.
Patrice Martin, numéro 2 de MEDEF, vent debout.
Oui, en fait on n'est pas très surpris par cette position, simplement je pense que c'est important de dissuader le recours à des contrats courts. Vous savez que le principe c'est qu'on compare les entreprises au sein d'un secteur, celles qui recourent moins aux contrats courts auront un bonus, celles qui recourent plus aux contrats courts auront un malus.
Et ça, ça entre en vigueur quand ?
Donc j'ai écouté effectivement les inquiétudes des organisations patronales sur le fait que la période qu'on vient de traverser en 2020 et encore sur ce premier semestre 2021 est perturbée par la crise sanitaire et ses conséquences économiques. Et donc du coup, on observera les comportements des entreprises à partir du 1er juillet 2021. Donc ça fait partie des éléments comme l'ensemble de la réforme qui rentre en vigueur au 1er juillet 2021. Puisque j'ai bien entendu des organisations syndicales qui pour leur part nous disent que ce n'est pas le moment. Et donc on applique la réforme à partir du 1er juillet 2021. Madame Borde, nous sommes en vigueur.
Vous savez qu'il y a des secteurs entiers de l'économie qui sont dans une situation catastrophique. Il s'agit de l'hôtellerie et de la restauration. Donc on comprend très bien que le gouvernement, dans l'idée qui est celui de son programme, parce que le bonus-malus est dans le programme du président de la République, veuille avancer et revenir à un rythme de réforme malgré la Covid-19. Mais est-ce que ce matin, vous pourriez nous dire qu'on va faire une exception, par exemple pour les restaurateurs, pour les hôteliers, parce qu'ils ont été tellement dévastés que ce n'est peut-être pas le moment de leur coller une réforme sur l'eau alors qu'ils sont dans une situation catastrophique ?
Est-ce qu'il faut faire un cas particulier ou des cas particuliers ?
Donc c'est bien le cas. Pour les entreprises qui sont le plus affectées par la crise, notamment celles qui font l'objet de restrictions sanitaires, c'est le cas des restaurants par exemple, et des hôtels, cafés, restaurants en général, ils ne rentreront pas dans le dispositif de bonus-malus.
C'est une annonce que vous nous faites ce matin.
Donc ils ne rentreront pas dans le dispositif de bonus-malus pour les années où ils ont justement subi des restrictions administratives du fait de la crise sanitaire.
Est-ce que vous trouvez normal que pour assouplir le marché du travail, parce que c'était déjà le principe au départ du quinquennat d'Emmanuel Macron avec la loi travail, finalement on revienne sur ce qui avait été accordé à des cadres en matière d'indemnisation chômage et qu'on descende de l'indemnisation chômage à partir d'un certain niveau de ressources, à partir d'un certain âge, à un niveau moindre ? Est-ce que c'est vraiment nécessaire pour l'économie française ?
Alors ça fait partie de l'équilibre de la réforme, dans lequel effectivement il y a une dégressivité qui est mise en place pour les allocations de ceux qui percevaient un salaire supérieur à 4500 euros brut. Mais là encore, on a adapté la réforme pour tenir compte du contexte. Cette dégressivité, elle s'applique au-delà de 8 mois et non pas de 6 mois. Et on reviendra aux règles initiales quand les clauses de retour à meilleure fortune joueront, c'est-à-dire que la situation du marché du travail sera revenue à la normale.
Mais quand vous avez par exemple la CGT Force Ouvrière qui se pourvoie en justice justement contre ce projet, avec peut-être des résultats qu'ils vont obtenir, donc un blocage, vous leur dites quoi ce matin ?
Non, je leur dis que j'ai bien compris qu'il ne faut pas de réforme de l'assurance chômage. En même temps, je pense que cette réforme est importante parce que lutter contre la précarité et le recours excessif aux contrats courts, je pense que c'est important de le faire maintenant. On a vu dans la crise que ceux qui précisément alternent des contrats courts et des périodes de chômage ont été très pénalisées par la crise. Donc je pense qu'il faut, et ça nous a conduit du reste, à mettre en place une aide exceptionnelle pour garantir à ces demandeurs d'emploi un revenu minimal de 900 euros par mois. On a 460 000 demandeurs d'emploi qui sont concernés.
Donc ça montre à quel point ce développement des contrats courts est pénalisant, notamment pour...
Les 900 euros, il faut redire exactement, parce qu'il faut toujours être pédagogue dans ces affaires-là, ces 900 euros, ils interviennent quand ? Et ça concerne qui ?
Alors ces 900 euros, c'est le revenu minimum qu'on garantit à ces demandeurs d'emploi qui, avant la crise, alternaient des contrats courts et des périodes de chômage et qui n'ont pas pu travailler en 2020 et donc qui ont pu épuiser leurs droits ou avoir des allocations très faibles.
Et ça nécessite combien de mois de travail au préalable ?
Il faut avoir travaillé 60% du temps au cours de l'année 2019, c'est-à-dire 138 jours. Et donc dans ce cas, des mois de novembre à fin mai, vous pouvez avoir, vous avez, une aide qui vous garantit un revenu de 900 euros par mois. C'est important parce que c'est plus de 460 000 demandeurs d'emploi qui bénéficient de cette aide qui est en moyenne de 400 euros par mois. Donc ça montre à quel point il était important d'accorder cette aide. et ça montre aussi à quel point le recours excessif à ces contrats courts précarise beaucoup de salariés, donc de demandeurs d'emploi.
Donc je pense que c'est important de mettre en place ces nouvelles règles de l'assurance chômage pour lutter contre ce recours excessif aux contrats courts.
Vous avez une opposition alors qu'il y a un caractère, j'allais dire, qui n'est pas moins politique du côté de Laurent Berger, mais en fait, vous le connaissez, vous le conversez avec lui.
Au fond, ce qu'il dit, c'est, là, j'essaie de simplifier, il dit que la Covid-19 est une telle catastrophe que je ne comprends pas pourquoi le gouvernement veut absolument, pour des raisons électorales, continuer d'afficher un programme alors il laisse tomber les retraites mais il va aller avancer sur l'assurance chômage alors que fondamentalement AstraZeneca, pour l'instant, on se rend compte que beaucoup de gens n'en veulent pas parce qu'ils ont peur, que les vaccins, beaucoup de gens considèrent que la politique européenne a été un échec absolu et donc pour Berger, n'en déplaise à votre ministère, il y a d'autres préoccupations que de modifier le marché du travail.
Alors vous savez qu'on agit, on agit, Je lui réponds que poser des règles qui nous mettront dans une situation meilleure en termes d'assurance chômage, luttant contre ces contrats courts, assurant plus d'équité entre les demandeurs d'emploi, ça me paraît important. Pour autant, notre énergie, elle est totalement mobilisée pour surmonter la crise. Vous savez, on est très attentif à la situation des plus fragiles, on est très attentif à faire le maximum pour que les gens ne perdent pas leur emploi quand on met en place l'activité partielle qui a protégé jusqu'à 9 millions de Français au plus fort de la crise, qui ont protégé encore plus de 2 millions en janvier.
Quand on est attentif, par exemple, en prolongeant les droits des demandeurs d'emploi depuis le mois de novembre, donc ça concerne effectivement beaucoup de demandeurs d'emploi, c'est 1,5 milliard de dépenses. Donc vous voyez, on est vraiment sur le front pour aider notre pays à surmonter la crise en protégant les plus fragiles.
Madame Borne, pardonnez-moi de vous interrompre, ce qu'ils disent au fond, et c'est ce qui a été reproché, je parle des syndicats, pas du patronat, c'est ce qu'ils ont reproché à Emmanuel Macron au début, c'est-à-dire qu'ils considèrent que c'est un libéral, donc il a eu une énorme parenthèse dans laquelle l'État, l'État du Conseil National de la Résistance, a investi massivement pour sauver les Français, et maintenant, pour qu'au fond, son programme ressemble à quelque chose dans une perspective électorale qui serait de se représenter, il revient à son ancienne initiale qui consiste à assouplir le marché du travail, donc à faire preuve d'une idéologie libérale, c'est au fond ça,
c'est ça qu'ils vous disent. On est à la fois en train de protéger les Français dans la crise, et en même temps, de préparer l'avenir, quand par exemple, moi je porte un plan jeune, un plan un jeune, une solution de 7 milliards d'euros pour permettre aux jeunes de trouver un emploi, une formation, d'avoir un accompagnement, quand on investit dans la formation, les salariés qui sont en activité partielle, ils peuvent se former pour avoir les qualifications qui seront les bonnes au moment où l'économie repartira, donc on est à la fois en train de protéger massivement les Français dans la crise, et en même temps, de préparer la crise, de préparer le rebond pour notre pays.
Donc Macron n'est plus
le libéral qu'il était pendant la campagne électorale ? Vous savez, je pense qu'il ne faut pas faire des caricatures, on est à la fois...
Pardonnez-moi, mais c'est le discours des syndicats, c'est-à-dire qu'il serait revenu à ce qui était de son origine.
Je pense que les syndicats ont bien vu qu'on a échangé depuis des mois pour adapter la réforme de l'assurance-chômage, qu'on est très à l'écoute des propositions qui ont pu être faites. Évidemment, on n'est pas d'accord sur tout, mais moi, je me suis attaché à trouver le meilleur équilibre pour cette réforme.
Alors, vous êtes une des ministres les plus importantes de ce gouvernement, donc vous ne pouvez pas échapper, je dis ça avec politesse, à des questions à caractère politique. La première est la suivante, vous savez que l'arrière-pensée de toute la classe politique, c'est qu'elle a fourrongé la crise, c'est ce que vous faites. Il va y avoir un conseil de défense ce matin, un discours du Premier ministre, conférence de presse demain, mais est-ce que vous êtes favorable au fait que le Président de la République se représente ? Évidemment que je suis favorable au fait que le Président de la République se représente. Vous savez, je pense qu'on...
Non, mais il y a encore un impensé, il y a des gens qui ne veulent pas se prononcer, enfin tous les ministres n'ont pas... Je ne dis pas le courage, mais en tout cas, ils n'ont... Écoutez, moi je peux vous dire... Parce que lui-même sur brut tu avais dit qu'il n'était pas certain que...
Le Président de la République, il a porté des réformes très importantes. Actuellement, il porte un programme massif pour la jeunesse, notamment pour aider effectivement tous les jeunes qui ne sont pas dans l'emploi, qui n'ont pas forcément les bons diplômes à pouvoir être accompagnés jusqu'à un emploi. Donc, on a effectivement des transformations importantes à mener dans notre pays, pas par plaisir de transformer, mais pour que notre pays soit plus fort et plus solidaire en sortie de crise et moi je crois évidemment qu'il est indispensable de mener ces réformes.
Est-ce que vous considérez, ce sera ma dernière question politique, qu'on est dans une situation où au fond le duel Le Pen-Sarkozy est celui auquel il faut s'attendre avec cette fameuse une de libération que vous avez évidemment lue et qui a fait beaucoup parler concernant justement... Le Pen-Macron peut-être. Comment ? Le Pen-Macron ? Oui, pardonnez-moi.
Avec cette une de libération qui a beaucoup fait parler et qui a au fond, comment peut-on dire, installé une sorte de malade presse du côté de La République En Marche reprochant beaucoup aux socialistes de s'apprêter à s'abstenir comme d'ailleurs on l'avait reproché, vous vous en souvenez, à Jean-Luc Mélenchon lors de la précédente campagne ?
Moi quand j'entends que des électeurs de gauche peuvent s'abstenir dans un éventuel duel et là on est en pleine politique fiction, on peut le dire, évidemment ça m'inquiète. Je pense qu'il faut dire peut-être davantage tout ce qu'on fait pour avoir plus de justice sociale, plus de solidarité dans notre pays.
Quand on a fait le dédoublement des classes de CP, qu'on a mis le zéro reste à charge pour les soins dentaires, pour les lunettes, pour les prothèses auditives, quand moi je porte un plan de 7 milliards d'euros pour la jeunesse, quand on protège les plus fragiles, par exemple avec la prime de 900 euros, l'aide financière pourra garantir un revenu jusqu'à 900 euros, je pense qu'on porte des réformes que la gauche aurait été fière de porter à une époque.
Merci Elisabeth Borne d'être venue ce matin nous expliquer à la fois le calendrier et le dispositif de l'assurance chômage tel que vous le portez justement au ministère qui est le vôtre, qui est notamment le ministère du Travail. Je voudrais qu'on écoute car ça a surpris un certain nombre de gens ce que disait justement Marine Le Pen il y a quelques heures, commentaire donc de la situation de Nicolas Sarkozy, voici ce qu'elle dit après tout qu'il se présente.
Si Nicolas Sarkozy souhaite être candidat, je vous conseille vivement d'être même malgré cette condamnation parce que je pense que ça n'est pas au juge de décider qui est candidat à la présidentielle, c'est au français de décider et de voter librement. Ça n'est pas au magistrat d'être chargé d'organiser la primaire de la présidentielle parce que si c'est ça alors nous ne sommes plus en démocratie. Nous sommes dans le cadre d'un gouvernement des juges et il est évident qu'on ne peut pas l'admettre.
Marine Le Pen donc il est 8h29 merci Elisabeth Borne d'être venue ce matin sur l'antenne de Radio Classique nous avons rendez-vous dans un instant avec David Abiquin le rappel des titres
de Radio Classique.
Élisabeth Borne