Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 30 septembre 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéTravail & emploiSolidarités & famille

Blocage étudiant : "Ces lycéens ont des problèmes qui sont bien réels" (Audrey Goutard)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse partielle

    On va revenir sur ces mouvements de contestation et cette violence dans les lycées.

  • 1:26OuverteRéponse directe

    Quels sont les problèmes concrets des lycéens selon vous ?

  • 2:05RelanceRéponse partielle

    Des images montrent des violences policières. Comment réagissez-vous ?

  • 2:50RelanceÉludée

    Un professeur dénonce des coups de sabot de chevaux. Que dites-vous ?

  • 3:33RelanceRéponse partielle

    Le maire de Saint-Denis dit que la violence peut être légitime. Qu'en pensez-vous ?

  • 4:14OuverteRéponse directe

    Ces violences posent problème à tous, non ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Chiffre
    « 416 établissements sur les 3700 lycées français ont connu des blocages. »
  • 2:05Fait
    « Cette lycéenne est saisie à la gorge par un agent de police. »
  • 3:33Bali BagayokoFait
    « La violence à un moment donné, elle peut être légitime. »
  • 5:42Valérie PécresseChiffre
    « Je vais envoyer au maire de Saint-N Bali Bagayoko la facture des 100000 € du remplacement du portail du lycée Paul et Loir. »
  • 9:11Chiffre
    « Chaque année, 100000 décrocheurs en France. Une classe d'âge, c'est 750000 jeunes. 100000 un sur 7. »
  • 10:32Bernard VivierFait
    « Les entreprises ont des moyens pour cela. Les branches professionnelles ont des capacités à négocier tout cela. »
  • 15:36Bernard VivierFait
    « Qui a parlé pendant 10 jours de ces mouvements dans le Val de Marne ? »
  • 17:38Nicolas BarréFait
    « On veut des stylos et pas des blindés. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Fausclair, merci d'être avec nous. On va revenir sur ces mouvements de contestation et cette violence dans les lycées. Violence d'ailleurs qui peut-être légitime, a déclaré le maire de Saint-Nis. On va en parler avec nos invités Nicolas Baret, éditorialiste communiste, éditorialiste économique. Je rappelle que vous étiez directeur de la rédaction des échos. Bernard Vivier, vous êtes directeur de l'Institut supérieur du travail spécialiste du dialogue social. Et Audrey Goutard, vous êtes journaliste spécialiste des faits de société à France Info TV. Merci de participer à cette émission. Retour donc sur ces mouvements lycéens avec ce sujet de Julien Dobre. La grille de ce lycée de Saint-Denis fracturé par plusieurs personnes déterminées avant l'intervention des forces de

0:44

l'ordre. Le lycée Paul Luarard de Saint-Denis a été bloqué plusieurs heures par des manifestants qui réclament plus de moyens pour l'éducation. Le maire de la ville Bali Bagayoko, élu de la France insoumise est venu leur apporter son soutien. Il dénonce des interventions policières trop musclées qui selon lui attiseraient la violence de certains lycéens. Mais la violence à un moment donné, elle peut être légitime aussi. Elle peut être légitime. C'est quoi cette affaire ? Bien sûr qu'elle peut être légitime. Le problème que l'on dit à tous ces jeunesl c'est oui, elle peut être légitime mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux. 416 établissements sur les 3700 lycées français ont connu des blocages comme à Strasbourg, mais aussi à Lille où des individus cagoulés ou masqués ont

1:26

incendié des poubelles pour bloquer leur établissement avant l'intervention des forces de l'or. Première sommation, nous allons faire usage de la force. À Nice, même face à face tendue entre lycéens et policiers devant cet autre établissement bloqué. Partout en France, les lycéens demandent plus de moyens comme ici à Paris. On bloque pas les coups par plaisir. Nous, on aime apprendre, on aimerait avoir notre bac, on aimerait aller à l'université mais dans les moyens actuels, c'est pas possible. Il y a trop de de d'inégalité. On est plus de 35 par classe. Les lycées sont de vraies passoirs thermiques. Pendant la canicule, quotidiennement, quasiment, il y avait des malaises dans les dans les étages parce qu'il faisait juste plus de 40°gr en ressenti dans les salles.

2:05

À Alançon, dans l'Orne, les policiers ont procédé à des interpellations dont celle-ci particulièrement musclée. Cette lycéenne est saisie à la gorge par un agent de police. Asevrant, c'est avec l'aide de chevaux que les forces de l'ordre sont intervenues pour disperser la foule avec une violence disproportionnée. Selon ce professeur, il y a plusieurs élèves et plusieurs professeurs aussi qui ont reçu des coups de sabot, des coups de pieds de la part des policiers à Toulouse. C'est cette scène qui a particulièrement choqué. Un agent administratif venu éteindre un début d'incendie avec cet extincteur et bousculé par un groupe de jeunes est fini au sol. Ça m'a vraiment choqué. J'étais outré de

2:50

ce qui s'est passé parce que en fait le en soit il a rien demandé, il voulait juste éteindre le feu. À Saint-Denis, une équipe de BFM TV a été agressée en marge des manifestations. Au total, 31 personnes ont été blessées partout en France. euh des personnes blessées partout en France dont une équipe de journalistes de BFM TV qui est très remontée contre les propos qu'on a entendu de Bali Bagayoko le maire de Saint-N qui on l'a entendu dans le sujet dit "C'est quoi cette histoire ? La violence bien sûr qu'elle peut être légitime. Je vous cite le communiqué de la société des journalistes de BFM. La réaction de monsieur Bagayoko aux violences dont nos collègues ont été victimes est inadmissible. Un élu de la République ne devrait pas soutenir les violences

3:33

contre les médias. Audri Goutard. Effectivement, on voit en fait dans cette affaire euh d'un côté des lycéens qui pour la plupart et la très grande majorité manifestent au dans le calme qui demandent finalement qui sont très raisonnables, qui demandent plus de professeurs, plus de surveillants même et d'un autre côté effectivement une minorité qui vous l'avez compris hein provoque de la violence. On a vu les images, elles sont totalement inadmissibles. Et un maire qui, je rappelle, un maire c'est un édil, c'est le premier officier de sa commune, c'est un officier de police. Il a des des pouvoirs de police dans sa commune et qui fait qui appelle effectivement à une violence légitime. Donc ça pose question évidemment, ça pose problème. Ça pose problème aux équipes de tournage qui

4:14

sont sur le terrain dont les nôtres où eff où on se retrouve finalement pris en sandwich entre une colère de et des débordements parfois de certains lycéens et puis des policiers qui vous l'avez vu aussi sont extrêmement peuvent être extrêmement virulents également parmi les blessés puisque vous parlez de blessés il y a beaucoup de lycéens blessés aussi des professeurs blessés également et des policiers blessés donc tout le monde est perdant perdant dans cette affaire Et évidemment ça un appel au calme appel au calme qui a été donné d'ailleurs par les le syndicat des lycéens qui a été demandé par le syndicat des lycéen qui font qui demande maintenant des réunions pour essayer de parler du fond parce que ces lycéens ils ont des problèmes de fonds qui sont bien réels eux.

4:58

Alors juste pour continuer sur ces violences euh vous parliez des lycéens à 10h30 il y a une assemblée générale au sein de ce lycée Pauléloire pour savoir s'il faut poursuivre ou non le mouvement. Donc on vous tiendra au courant. Donc l'agé doit commencer d'ici 14 minutes mais cette affaire prend une tournure politique. Je vous propose d'ouiller d'écouter Gabriel Atal qui dénonce Bali Bagayoko donc qui est maire la France insoumise de Saint N qui dénonce LFI de vouloir instrumenter instrumentaliser la jeunesse à des fins politiques en écoute Gabriel Atala. Et ce qui est totalement insupportable dans cette situation, c'est qu'on voit que la France insoumise à nouveau se sert de notre jeunesse comme de la chair à canon politique. Puis ils encouragent

5:42

des jeunes à se mettre en danger eux-mêmes, à mettre en danger l'intégrité de leurs professeurs, de fonctionnaires de police et puis des bâtiments publics et c'est totalement insupportable. Alors Nicolas Barré, c'est Valérie PCR. Donc suite à ces appels, enfin suite à cette déclaration comme quoi la violence peut-être légitime, Valérie Pécidente de la région Île-de-France, donc qui a sous sa responsabilité les lycées dont ce lycée Paul et Luar. Elle a mot à sur Twitter euh je vais envoyer au maire de Saint-N Bali Bagayoko la facture des 100000 € du remplacement du portail du lycée Paul et Loir des frais de gardiennage et de nettoyage du site. Euh voilà. Oui, ça on peut on peut comprendre ce

6:26

type de réaction que effectivement une réaction très très politique. Ce qu'on voit c'est que on a le sentiment quand même que elle est fille ici mais à d'autres endroits euh a pour stratégie de sauter sur toutes les colères et finalement de laisser très peu d'espace entre LFI et le Rassemblement national de sorte que bah toutes les voix qui sont au milieu vraent pas le PS voilà on les entend pas. était un peu le parti qui soutenait les mouvements étudiant. Mais là, c'est bien toute la stratégie des filles de de d'organiser ce ce face-àface finalement et de en quelque sorte vider tout ce qu'il y a entre tout l'espace politique qui se trouve entre entre ces deux ces

7:09

deux pôles de notre vie politique. Bon voilà, c'est vrai que que Bagayoko dans cette dans cette affaire flirte avec la ligne rouge en permanence quand il parle d'effectivement de violence légitime, quand il semble être du côté des lycéens qui attaquent les journalistes de BFM, enfin qui s'emprennent aux journalistes de BFM, voilà, il est toujours dans cette espèce d'ambiguïté euh qui est éminemment qui est la stratégie de brutalisation du débat politique voulu assumer même par la France. insoumise, sauf que là il est maire donc effectivement ça change les choses. Il est aux affaires, il est pas effectivement il est pas un parti contestateur lorsqu'il lorsqu'il va au avec auprès des des lycéens, est-ce qu'il y va en tant que maire ou est-ce

7:53

qu'il y va en tant que membre du de son parti LFI ? Et le l'autre point que je voulais souligner quand même, c'est que on a laissé la place à LFI auprès des jeunes. On voit bien le succès que LFI auprès de toute la jeunesse et avec des intentions de vote chez les jeunes qui sont majoritairement pour ce parti insoumis. Et le fait est c'est que euh les partis traditionnelles n'ont n'ont pas occupé cette place, n'ont pas proposé à la jeunesse et au lycéen un vrai un vrai un élan et et une et un programme. D'ailleurs, Olivier Fort a fait son M à Coolpa en disant on parle beaucoup trop des retraites et pas assez de projets pour la jeunesse. Regardez ces jeunes lycéens, c'était les enfants du Covid, c'est ceux qui étaient enfermés pendant toute la période du Covid pour protéger

8:36

les plus vieux qui eux ne voulaient pas se faire vacciner si je caricature un peu. Et ensuite, qu'est-ce qu'on a eu ? On parle de dette, on parle de retraite, on parle finalement on ne s'adresse qu'au vieux puisque ce sont eux qui votent en principe. On ne s'adresse absolument pas à cette jeunesse. Et les filles a pris effectivement cette place là et c'est assez malin parce que si la jeunesse ne vote pas, leurs parents votent et les parents, ils sont outrés de voir et moi je suis maire de famille, on est tous, on peut tous être parents de voir dans quel état sont les établissements scolaires. Ça n c'est une réalité une réalité que peut-être les filles récupèrent politiquement mais enfin en même temps la réalité elle est là et les revendications de ces lycéens

9:11

et de leurs professeurs parce que généralement les professeurs sont au côté des lycéens dans ces manifestations là elles sont sommes toutes assez légitimes. Bernard Vivier c'est vrai que du coup on va regarder la la une de la presse par exemple de Nice Matin qui dit ça dégénère au sujet de ces de ces blocages dans les lycées. Le blocus des lycées vira à l'affrontement écrit le progrès à Lyon. On ne retient finalement que les violences et on oublie les témoignages. Les témoignages, je peux vous en donner un. C'était hier Clémence Barbier qui disait "Bah nous en Saint-Yi, on a l'impression d'être des lycéens de seconde zone par rapport au lycée parisien. C'était comme le disait Audre Goutard, des enseignants qui avaient l'impression de ne pas être de ne pas

9:48

avoir les moyens pour bien faire leur travail qui est de transmettre, d'éduquer, de permettre à la jeune génération. Y Bron Piv dit ce matin, il faut entendre les revendications mais sans appeler à la colère. C'est le problème de fond. Il y a l'événement et il y a le problème de fond. L'événement, c'est la violence. Le problème de fond, c'est l'insertion des jeunes dans la société, dans un métier. L'événement, c'est Bali Gayoko qui fait un peu comme le pape qu'il a bien accueilli et qu'il considère. Vendredi, il allume le feu. Alors, le pape Léon XIV allume le feu de l'espérance. Lui, il allume le feu pas sur les poubelles, il l'a pas fait, mais le feu de la violence. Il a non, il a pas mis le feu au pou il allume le feu de la violence en disant c'est légitime

10:32

euh parce que il y a un objectif électoraliste et c'est très clair. C'est une les la jeunesse est très sensible, elle est en quête de radicalité, est en quête pas d'espérance, ça c'est pour Léond en 14, mais de perspective, d'espoir, de désir d'insertion. Et là, on en arrive au fond. La question du fond, elle est là, c'est que nous avons un système éducatif qui est complètement congelé, un monde des entreprises qui n'a pas la liberté également de de coopérer suffisamment avec le monde universitaire. Chaque année, 100000 décrocheurs en France. Une classe d'âge, c'est 750000 jeunes. 100000 un sur 7. Donc je prenais ce matin un petit déjeuner avec un recteur, il me dit voilà on a une statistique 1400

11:16

jeunes insérés mais on laisse de côté tous ceux qui ne sont pas insérés. On les met pas dans les statistiques. Qu'est-ce qu'ils font ? Ben ils sont dealers dans les quartiers. Cette jeunesse, elle a besoin effectivement peut-être même réellement en profondeur d'espérance. Elle a besoin de perspective, elle a besoin d'insertion. Les entreprises ont des moyens pour cela. Les branches professionnelles ont des capacités à négocier tout cela. Ils sont ces jeunes sont sur le côté de de leur de leur propre avenir. Ils se révoltent et la révolte elle n'est jamais la violence n'est jamais légitime mais elle est d'une certaine façon explicable. Ça ne veut pas dire qu'on puisse la comprendre, l'accepter mais elle est explicable. Donc ça se traite. Un proviseur, un recteur, un président

12:00

de région, une présidente de région. On les a pas beaucoup vu aussi sur le terrain. Nicolas Barré. Est-ce qu'aux yeux des Français, d'ailleurs pour revenir sur ce que disait Audre Goutard, il y a les vrais problèmes à l'école. L'école c'est même le symbole de tout ce qui ne va plus en France avec des enseignants et les classements, il y en avait encore un qui le montrait ce matin, les enseignants français sont parmi les mois bien payés d'Europe et les résultats à l'école, les les classements PISA le montrent montrent que les Français sont de moins en moins bons en math, en compréhension écrite et cetera. Oui, il y a il y a une vraie perte de confiance dans la capacité du système à former correctement euh les jeunes les lycéens. Euh ça c'est c'est ce qu'on voit avec les classements PISA.

12:41

Euh et donc évidemment ça ça inquiète les premiers intéressés, ça inquiète leurs parents de de voir ces résultats qui sont à l'échelle mondiale aussi dégradé. Donc il y a il y a une tout ça nourrit effectivement c ça doit nous inquiéter sur notre avenir parce que c'est cette jeunesse qui demain fera tourner le pays, payera nos retraites et cetera. Exactement. Et puis alors quand et puis en plus quand on regarde dans le détail les les enquêtes PISA, on se rend compte qu'en fait euh on continue à à former l'excellence. Donc pour les quelques petits pourcentages de d'étudiants les meilleurs, on continue à avoir un très très bon niveau. Très très bon. Euh mais en revanche, on a une dégradation de la la grande

13:24

voilà donc ça c'est préoccupant. Et puis il y a tous les sujets qu'on voit aujourd'hui de transformation de l'économie, de l'intelligence artificielle. On devrait parler davantage de de l'IA que des retraites euh parce que c'est quand même ça le sujet d'avenir, enfin un des sujets d'avenir. Euh donc euh voilà, après euh sur ces violences, faut aussi prendre un peu de recul parce que c'est toutes les générations, voilà, quand on a 15 16 ans, euh oui, bon ben voilà, ça arrive. Donc c'est pas des choses qui sont particulièrement inhabituelles. D'ailleurs votre regard Bernard Vivier de vous, on en a connu, on disait la loi de vaquet, le CP, le CPE, la jeunesse aujourd'hui, elle est plutôt d'ailleurs

14:07

moins bruyante, moins volcanique qu'elle ne l'a été par le passé. Oui. Les lycées, combien de lycées réellement ont été bloqués en France dans c 40 réellement bloqués ? Réellement bloqué. Il y a eu des 3700 lycées sur 3700 lycées en France. Exactement. Bon, c'est c'est c'est les fait d'ailleurs maintenant tout ce film et les chaînes dont nous sommes de télévision continue et de d'info on continue bah relat c'est c'est violence. Nicolas Barr l'a dit effectivement dans un phénomène de jeunesse. En mai 68, jouendo disait au manifestant 68, il était très réac lui, rentrez chez vous dans 20 ans vous serez tous notaires. Bien François Hollande qui a rien à voir avec Juan vient de dire les jeunes, phrase très connue, les jeunes c'est comme le dentifrice quand

14:52

ils sont dans la rue, c'est très difficile de les faire rentrer. Image image un peu maintenant éculé mais c'est vrai bien. Donc je vais pas dire qu'il faut que jeunesse se passe. Parce que la question elle est elle est fondamentale, c'est comment notre société, notre système éducatif, notre système productif s'organise pour accueillir cette jeunesse qui est pleine de potentiel dans toute sa diversité. Évidemment, en scène Saint-Denis, c'est beaucoup plus difficile que dans d'autres villes de la couronne parisienne. Deux réflexions. Euh premièrement, les ça le mouvement a commencé dans le Val d'Omarne il y a 10 jours. Alors, je je ne je ne revendique pas du tout la violence, mais nous-mêmes pouvons faire notre notre examen de conscience et surtout les politiques peuvent faire

15:36

leur examen de conscience. Qui a parlé pendant 10 jours de ces mouvements dans le Val de Marne ? Est-ce qu'il n'a pas fallu attendre, je pose la question, que effectivement ce maire de Saint-Nis, très impétueux avec des paroles très provoquantes naillent sur le terrain pour que enfin on parle du mouvement des lycéens. Le deuxième point c'est ce on dit il faut que jeunesse se passe, ils sont impétueux et cetera. Moi je trouve que cette génération de lycéen est extrêmement contrainte et euh raisonnable. Raisonnable pourquoi ? Parce qu'ils ont des problèmes de fond. C'est pas il demandent pas à utiliser leur smartphone en classe ni à pouvoir fumer dans les couloirs. Ils ne donnent pas la liberté de pouvoir s'habiller comme ils veulent. Il demande juste de

16:15

pas ciller l'hiver dans la classe, de ne pas crever de chaud l'été dans la classe, d'avoir plus de surveillants. Moi, ce point-là me paraît très important parce que plus de surveillance, ça veut dire quoi ? Ça veut dire pouvoir lutter contre les élèves qui fichent le bazar. La plupart des lycéens ne supportent plus d'avoir une minorité qui fiche le bazar avec des adultes qui ne répondent pas au problèmes. Et c'est cette minorité qui fiche le bazar. Ce sont ceux-là que l'on voit en train de brûler les poubelles et cetera en ce moment. Donc les lycéens eux-mêmes ont le même regard que nous aujourd'hui adultes sur ce qui se passe en disant c'est pas possible, il faut que ça s'arrête et nous on le vit Saint-Nie dans le Val de Marne et cetera quotidiennement.

16:54

Oui Nicolas Barret. Moi ce que ce qui me frappe aussi, c'est c'est ce décalage effectivement entre des images de violence et puis des slogans qui sont j'ai j'ai regardé un peu tous les slogans qui sont beaucoup plus raisonnables. Quand des lycéens disent "On veut des stylos et pas des blindés". Bon bah c'est c'est un slogan classique quoi. Voilà, plus pour l'éducation, un peu moins pour l'armée. Enfin, quand on a euh 15 16 ans, c'est c'est un slogan qui qui est tout à fait on n'est pas dans le CRSS d'entends quand il parle de parcours suprier, bah oui, ça crée du stress. Parcours suport parce que le système précédent était beaucoup plus opaque et et on y comprenait rien. Là, au moins, il y a plus de transparence mais enfin, on peut comprendre le stress que ça génère. Donc

17:38

effectivement, plus de surveillants, plus de bon tout ça c'est des slogans qui sont assez raisonnables finalement et et c'est vrai que les violences attisé parfois par certains élus bah donne une image probablement un peu faussée de de ce qui se passe. D'ailleurs, Bernard Vivier, du point d'un point de vue, si on était un peu cynique, est-ce que le gouvernement secrètement ne pourrait pas se réjouir de ces violences inacceptables en se disant et ben ça va décrédibiliser le mouvement aux yeux de l'opinion ? Et donc le mouvement qui aurait pu s'étendre jusqu'aux vacances de la Toussin va peut-être disparaître de lui-même plus rapidement. D'ailleurs euh en ce moment même une âgée à 10h30 commence euh dans le lycée Pôélo Loir pour savoir si oui ou non on poursuit

18:23

euh le mouvement dans en scène Saint-Di. Non, c'est bien connu la politique du la politique du pire, c'est toujours la pire des politiques. Nous sommes dans un climat social aujourd'hui qui est très inflammable et et les lycéens, les étudiants dans l'histoire sociale de notre pays, ça a montré que c'est souvent par là que ça ça démarre. Euh LI a voulu réactiver le phénomène des gilets jaunes. Ça prend pas vraiment. Il y a même une manifestation prévue en octobre, on en a même oublié la date et les organisations syndicales très responsables sont prudentes par rapport à cela et le phénomène de masse LFI veut le jouer sur la jeunesse. Euh donc il y a une opération de récupération électoraliste et puis oublions pas de l'autre côté

19:07

l'extrême droite qui dit "Mais moi je vais apparaître dans cette pagaille comme la force de l'ordre." Voilà. Donc c'est pas forcément euh euh une un climat politique et social serein qui se dessine si on joue la politique du pire.