L'intégrale de Sabrina Roubache, ministre chargée de l'enseignement face à des étudiants|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 37 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:55OuverteRéponse directe
Quelle leçon tirez-vous de cette journée face aux lycéens ?
- 2:32OuverteRéponse directe
Sous Maya, comment analysez-vous les violences dans ce mouvement ?
- 3:10RelanceRéponse partielle
Pourquoi insister sur la forme plutôt que sur le fond des revendications ?
- 4:20RelanceÉludée
La violence est-elle au cœur du mouvement lycéen ?
- 5:31RelanceÉludée
Vous généralisez en disant que les lycéens sont des proxys ?
- 6:47RelanceRéponse directe
Les revendications sont-elles instrumentalisées par l'extrême gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Fait
« Je suis ministre déléguée à l'enseignement professionnel, à la formation professionnelle et à l'apprentissage. »
- 1:19Chiffre
« 70 % des jeunes de la Voie pro viennent de milieu défavorisé. »
- 4:20BaptisteFait
« La violence est au cœur et aux racines de ce mouvement. »
- 29:58BaptisteFait
« Le point d'indice est gelé pour la 8e fois en 10 ans. »
- 46:58Chiffre
« Le budget de l'éducation nationale c'est 69 milliards sans les pensions. Avec les pensions c'est 89 milliards. »
- 47:35Fait
« On a eu un pic de natalité entre 2006 et 2014. »
- 49:26Fait
« En BTS un petit de la voie pro qui arrive c'est 70 % d'échec et on voit que ceux qui passent par un certificat de spécialisation ils sont à 60 % de réussite. »
- 51:13Chiffre
« On a 1 million d'apprentis. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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D'abord, je soulligne madame la ministre que Azer fait que c'est votre anniversaire. Joyeux anniversaire Sabrina Roubage. Voilà comme ça c'est dit. Vous êtes doublement remercié d'être présente ce soir. On dit son âge. Ah vous êtes libre chacun est libre. Et ben double très joyeux anniversaire à vous. J'embrasse ma fille. Pardon je suis pas et on embrasse votre fille. Très bien. Votre regard sur ces images sur les deux images qu'on a vu là. La leçon que vous tirez de cette journée est telle que vous l'adressez au lycéens représentants du du mouvement étudiant qui qui sont là face à vous. Alors, plusieurs choses. Euh alors donc je suis ministre déléguée à l'enseignement professionnel, à la formation professionnelle et à l'apprentissage. Donc en gros, je suis
la ministre de la voix pro. Comme ça, voyez, j'aime bien quand tes choses elles sont précises. Donc la la première chose, c'est que évidemment condamner les violences d'où qu'elles viennent. Moi, ça c'est un principe de base. On commence pas ce on peut pas, moi je peux pas commencer ce cet échange si on ne condamne pas mais vraiment avec la plus grande fermeté toutes les violences. C'est pas acceptable. Euh, j'ai manifesté moi première manifestation en 95, donc là il faut remonter, euh c'était l'assassinat raciste euh d'Ibrahim Ali à Marseille et nous on a manifesté pacifiquement. Pacifiquement, on s'est on se fait entendre, on est capable de se faire entendre sans casser, sans brûler. Et encore une fois, vous voyez, moi j'avais entendu et c'est quelque chose qui m'avait beaucoup
contrairé, je vous appel, je vous avais appelé, vous vous rappelez la semaine dernière en vous disant je n'accepte pas qu'on explique que c'est les enfants de la Voie Pro, donc les jeunes de la Voie Pro qui [grognement] euh qui cassent, qui brûlent, je vous l'avais dit parce que comme on sait que 70 % et ceux qui le manipulent le savent, 70 % des jeunes de la Voie pro viennent de milieu défavorisé, sous-entendu, ils viennent de milieu défavorisé Cassou, c'est pas vrai. Donc le truc c'est que il y a plusieurs choses revendication qu'on entend notamment moi je l'ai je l'ai je vous le savez je me déplace beaucoup je suis dehors, j'ai moi-même une fille de 17 ans. C'est les temps scolaires. C'est vrai. Donc leur dire que toutes les revendications sont légitimes et que il
suffit juste de le dire calmement, de débattre mais calmement ça veut dire aussi fermement ça veut pas dire de manière molle. Vous comprenez ? Voilà. et vous donnez le temps ce soir Sabrina Roubach vous n'êtes pas démagogue vous auriez face à vous les lycéens et les étudiants et contrairement à certains qui naviguent en disant vous êtes merveilleux et non parfois vous avez tor et ce sera intéressant de vous entendre débattre en tout respect parlons quand même de ce qui s'est moins bien passé c'est cette image de voiture en feu c'est un certain nombre de violences et je commence à vous interpeller si vous voulez bien commençons par vous Sous Maya alors tout le monde ce soir a des étiquettes politiques. Vous êtes la la plus macroniste des ministres historiques du gouvernement. Sous Maya,
on peut dire que vous êtes une jeune femme de gauche. Vous êtes la porte-parole de la Fédération des lycéens de quartier. Bonsoir. Merci beaucoup. Euh Matis, vous êtes aussi marqué à gauche, vous êtes chez les jeunes socialistes. Vous êtes-vous élève au lycée Émile Dubois dans le 14e à Paris. Merci à vous aussi. Nathanaë, vous vous êtes centriste, il en faut un aussi dans un plateau de télévision. Vous êtes proche de de Gabriel Atal, vous êtes dans le mouvement Renaissance. C'est bien ça. Merci à vous aussi. Et puis vous êtes l'homme de droite sur ce plateau, Baptiste, vous êtes le délégué national de l'UNI, étudiant en 5e année à Sciencep Grenoble. Commençons par ces images de violence peut-être sous Maya si vous voulez répondre à la à la ministre ou l'interpeller puisque
effectivement il y a une partie de l'opinion qui dans cette journée regardera d'abord ce qui ne s'est pas bien passé. Tout à fait. D'ailleurs, je trouve ça dommage d'insister sur la forme plutôt que sur le fond. Le débat médiatique est très souvent reporté vers la manière dont les jeunes s'expriment mais aujourd'hui forcé de constater que ça fait des décennies que les jeunes veulent se faire entendre et que les jeunes expriment leur revendication à voix haute. Et aujourd'hui, on veut encore une fois détourner le débat médiatique sur les violences. Alors effectivement, il y a eu des violences mais on doit chercher à comprendre pourquoi il y a eu ces violences. Oui, on peut se faire entendre, on peut manifester de manière pacifique, mais aujourd'hui, ça fait tellement longtemps
que les jeunes se mobilisent et ça fait tellement longtemps que les jeunes réclament de se faire écouter qu'aujourd'hui, je pense que cette violence, elle est compréhensible. Alors, ça dépend, pardon, juste encore une fois, globaliser la mobilisation lycéenne et la résumé franchement juste aux violences sincè on passe complètement à côté du sujet. La réalité, c'est qu'il y a des casseurs, il y a des gens qui viennent pour faire le mal. On connaît le bien, le mal. Ça c'est la vérité. C'est ce que nos parents nous ont appris et c'est ce que nous on essaie de transmettre à nos enfants. Il y a le bien, il y a le mal. Il y a ceux qui veulent faire le mal, donc casser. Et il y a ceux qui veulent se faire entendre avec vigueur, je le disais, avec fermeté, avec honnêtement
avec leurs entrailles. C'est très différent. Moi, je je encore une fois, je refuse de laisser dire que le mouvement lycéen est un mouvement uniquement violent où vous n'avez que des casseurs. Il est infiltré par des casseurs, on le sait. Vous savez, j'étais ministre de la ville et de la citoyenneté. J'appartenais au ministère de l'intérieur. On sait très bien qui sont les black block. On sait très bien ceux qui viennent avec des armes, avec des grenades, avec des trucs pour pour casser, pour brûler. Ça c'est une vérité. Mais résumé encore une fois et je suis heureuse moi de l'entendre parce que nous à mon époque c'était la même chose. Tu avais toujours des gens qui venaient dans ton mouvement qui venaient tout saboter, tout [ __ ] en l'air, pardon du mot. Alors que les
revendications encore une fois ce qui compte c'est ce qu'on a à dire et ce qu'on veut pour l'avenir de nos enfants. Dialogue le jeu hein, c'est vraiment question réponse rapide question rapide et réponse rapide. Baptiste là vous rentrez un peu dans un manquéisme. Il y a les gentils d'un côté les méchants et c'est tout ou blanc ou noir mais c'est jamais gris. Moi, je pense que c'est bien différent de ce que vous vous décrivez. Ce qu'on voit en réalité et d'ailleurs vous êtes au gouvernement, vous devriez le savoir, les renseignements ont fait une note sur le sujet, c'est que la violence voilà donc voilà, vous pouvez donc pas tenir ce genre de propos si vous savez. La violence est à la base de ce mouvement. Elle est aux racines même et elle préexiste même aux revendications.
Revendications qui d'ailleurs partent un peu dans tous les sens. Ça s'est fixé là sur les revendications lycéennes mais il y a beaucoup de choses qui vont autour. Euh c'est pas pour ça que je discrédite ces revendications là. Mais ne pas dire que la violence est au cœur et aux racines de ce mouvement, je pense que c'est une erreur une erreur de compréhension. Et au-delà de ça, c'est précisé pardon vous pensez quand vous voulez dire vraiment ont bien dit que des groupes souvent d'extrême gauche, souvent proche de la France insoumise ont instrumentalisé euh des peurs, des enfin des des demandes des idées des lycéens et ont comme ça attisé les braises de la haine, ont distillé de la haine pour arriver à ce ce mouvement qui est à la base porté sur la casse, la destruction et c'est pas du
tout pour discréditer les revendications. Encore une fois, ne me faites pas un faux procès. Mais voilà, c'est la vérité et c'est ce qu' ont démontré les les renseignements. Vous faites nom de la tête, Nathalie, je suis profondément choqué par ce que j'entends et vous vous venez de le dire mais mais en fait vous vous nous dites ne me faites pas pardon un faux procès. Mais c'est précisément ce que vous faites. Vous discréditez aujourd'hui les lycéens parce que vous dites et vous faites une généralité en disant qu'aujourd'hui voilà l'ensemble en fait des lycéens sont des proxy est-ce que j'ai une fois une seule fois dit ça ? C'est ce que vous avez dit. C'est justement j'ai bien fait la différence par contre j'ai bien démontré dit que à la racine de ce mouvement effectivement
il y a des groupes violent que moi je chose que j'ai fait par contre c'est d'attendre que vous avez fini de parler donc j'aimerais bien qu'on puisse tous allez-y et si je peux me permettre partez bien de votre expérience personnelle ce que vous avez observé les uns et les autres bien sûr on discute nous et je pense peut-être c'est aussi le cas pour vous trois avec des dizaines et des dizaines de lycéens aujourd'hui. des dizaines de lycéens qui sont et j'ai une pensée par exemple au lycéens qui sont à Neuver par exemple qui sont des lycéens parce que j'ai échangé avec eux qui sont là pour porter des revendications claires sur le lycée des lycéens qui sont pacifiques et qui ne sont pas comme vous le le sous-entendez des pentins de la France insoumise nai jamais sousendu sa dieu
sait que voilà j'ai quelques différences entre guillemets avec la France insoumise mais s'il vous plaît ne généralisons pas le mouvement à une instrumentalisation qui décrédibilise toutes nos revendications. Propos que vous venez de dire non justement déjà. Bonjour madame la ministre. Bonjour Matis. Euh on Martin Lutarken disait que la justice trop longtemps retardé est une justice refusée. Aujourd'hui vous êtes le la représentant d'un camp politique, la Macronie. La Macronie c'est quoi ? C'est un camp politique qui est en fin de règne, qui a divisé les Français avec le en même temps et qui a détruit tout un pays. Euh le problème cher Nathanel puisque je me tourne vers vous puisque vous vous êtes euh chez Renaissance pardon de lui dire mais vous avez vous
négociez avec Gabriel Atal vous avez participé euh au 8h 18h vous n'êtes pas un camarade vous êtes un collaborateur si je peux me permettre c'est pas un débat politique sur la prochaine élection présidentielle on vous réinvitera promis mais j'aimerais vraiment que vous vous restiez si vous permettez hein quand même exactement sur en quoi il faut ou non poursuivre ce mouvement alors mais pourquoi est-ce qu'il faut pour suivre ce mouvement, c'est quand même assez clair. Il y a des revendications qui sont claires. C'est des conditions d'étude dignes, c'est respecter la jeunesse, c'est avoir une véritable démocratie lycéenne, c'est écouter la voix d'une de toute une génération qui aujourd'hui n'a plus les moyens d'étudier dans les conditions dignes. C'est un mouvement de
solidarité envers des établissements qui aujourd'hui ont du mal à pouvoir euh bah étudier dans des conditions dignes. Et maintenant, madame la ministre, moi j'aimerais vous poser une question. Parce que depuis plusieurs années, les gouvernements successifs affirment vouloir renforcer l'égalité des chances. Mais il faudrait que ce ne soit pas seulement un slogan mais véritablement des faits concrets. Vous ne tomberez pas sur une ingratis. Déjà je vais vous dire une chose. Euh moi avant de faire de la politique, j'en ai fait depuis pas très longtemps. En vérité, moi j'ai construit ma vie. Je viens de l'un des quartiers les plus pauvres d'Europe qui est à Marseille, tu vois, la Belle-demin. La réalité c'est que j'ai été élevée, j'ai eu beaucoup de chance. Bon, mes parents bien sûr, mais
ma grand-mère vivait avec nous. Elle parlait pas un mot de français et elle nous faisait faire les devoirs. C'était la chef à la maison, elle faisait tout. Première chose sur l'égalité des chances. J'en connais une bonne tranche. Euh deuxième chose, résumer toute une action que qu'elle soit gouvernementale ou de tous les gouvernements successifs à juste. Est-ce que vous pensez que l'égalité des chances ? Moi, ce que je sais, c'est que je me suis engagée pour ça. Moi j'ai pas besoin de la politique pour vivre. Moi je suis une chef d'entreprise, j'ai ma vie, j'ai pas besoin de ça. Par contre, j'y crois. Moi, je crois profondément par exemple et j'avais appelé Darius Rochevin, je vous dis encore une fois, quand je j'arrive sur les politiques de la ville, je suis nommée postmeut. Qu'est-ce que
je vois ? Je vois des quartiers qui ont brûlé. Je viens moi, moi-même des quartiers et je je n'ai pas changé d'avis. Je crois moi aux valeurs de l'exigence, je crois aux valeurs de la République parce que on a beaucoup de chance de vivre dans un pays pareil et d'être français. Enfin, moi j'ai pas enfin j'ai pas de jeûne à le dire. Je je suis très heureuse. J'ai beaucoup voyagé. J'ai vu toutes les misères du monde. J'ai vu des choses que vous c'est normal, vous êtes trop jeune. Trop jeune pour avoir vécu ce que moi j'ai vécu. Moi, j'ai 50 ans. On le disait tout à l'heure. La réalité c'est que résumer un ministre ou une ministre juste à un slogan politique ou à une mesure gouvernementale, c'est vous-même vous trompez. La vérité c'est que quand j'essaie par exemple de porter la voie
professionnelle, vous parlez d'égalité des chances, venez, on en parle. Vous savez pourquoi les médias ne veulent jamais parler de la voix professionnelle ? Et merci Darus Rogevemin de m'avoir donné une fois l'occasion d'en parler parce que la voix pro comme la classe médiatique et la classe politique n'ont pas leurs enfants dans la voix pro ça n'intéresse personne. Et ce que je vous dis c'est la vraie vie, c'est pas c'est pas un truc à inventé. Je le vois, je le vis tous les jours. J'ai un neveu qui est dans la voie pro et j'ai ma fille qui est dans la voie générale comme vous. Donc c'est le truc c'est que [raclement de gorge] quand le président de la République dit il faut travailler sur les temps de l'enfant 2025 vous me l'accorder convention citoyenne c'était
des citoyens comme vous et moi, comme vos parents comme nous enfin que des adultes et qui disent oui il faut travailler sur les les temps de l'enfant le 9h30 pour démarrer à 9h30 c'est sorti dans la convention citoyenne. Vous savez ce qu'on a dit au président de la République parce que je je déteste ce mot moi Macroni. Moi je je me suis engagé pour le président de la République, pour personne d'autre. Quand je dis pour lui, c'est lui avec ses idées. Saine Roubage, si je peux me permettre, entrons dans les dans les revendications concrète et dans les réponses concrètes que vous apportez. Allez, partons de cela. Parlons de cela. Allons-y. Si vous permettez, madame madame, le but c'est quand même de que les lycéens vous vous interviewent le plus possible. Allez, partons de ça.
Quelle demande-vous en terme d'horaire ? Puisque visiblement, c'est une des demandes principales. Alors, nous par exemple chez Renouve Lycin et c'est ce qu'on a formulé à M entreprise devant monsieur le ministre. D'ailleurs, vous étiez là, c'est par exemple, on a réfléchi avec l'ensemble des lycéens, réduire potentiellement les vacances scolaires, notamment les vacances de la Toussin et les vacances d'hiver qui sont des vacances de 2 semaines à une semaine. C'est une discussion qu'on a eu avec les professionnels du tourisme, une discussion qu'on a eu avec le corps le corps professoral et des élèves. Et ce qu'on voit aujourd'hui, c'est qu'on est le pays de l'OCD avec le plus de vacances et avec le moins bon le plus pardon d'heures de cours et le moins bon résultat. scolairement parlant,
que tout le monde s'exprime. Donc vous c'est des vacances plus courtes, c'est ça ? Vacances plus courtes mais alors des temps de plus longs dans la semaine. Réduire les vacances d'une semaine, ça nous permettrait de gagner 60 heures et donc d'avoir plus réduire les journées. Réduire les journées. À titre personnel, je suis assez d'accord sur l'idée qu'il faut impérativement revoir les heures de cours parce qu'aujourd'hui les élèves passent plus de temps à l'école que chez eux. il voi plus leurs professeurs que leur famille et aujourd'hui, il est nécessaire de modifier les emplois du temps parce qu'on arrive parfois même à à des burnouts, à des élèves qui ne veulent plus aller en cours, à des élèves qui subissent les cours plutôt que de profiter de ces instants pour
apprendre et peu importe la solution qui nous sera apportée, à partir du moment où on a la garantie que les emplois du temps seront aménagés et que les conditions d'étude seront améliorées, on sera satisfait. Ben alors très rapidement sur les temps scolaires, c'est bien Nathanaël d'avoir appelé et j'allais le faire que c'est un sujet aussi de tourisme puisque les vacances scolaires c'est là où le milieu du tourisme on va dire fait en réalité son chiffre d'affaires qui est très important pour notre économie. La deuxième chose, moi ce que j'entends, je l'ai entendu de partout hein. Je bouge de partout. Ma fille moi-même, elle me le dit. Donc j'ai pas besoin, je je vais vous dire d'aller trop loin. La réalité c'est que il faut discuter aussi avec les professeurs. La réalité c'est qu'on a
aussi, vous voyez, des syndicats et que s'il suffisait juste une baguette magique pour dire "Oui, pas de problème les jeunes, on va faire du 9h 13h et puis après on va faire autre chose." La réalité c'est que ça c'est vraiment et je vous le dis en tant que ministre attaché à l'éducation nationale et au travail, c'est une discussion nécessaire parce que et là vraiment moi je moi de toute façon j'ai toujours été favorable moi à bouger les rythmes scolaires. que j'ai je m'étais même étonné à l'époque que personne ne reprenne ces mesures. Les mesures, elles étaient là de la convention citoyenne. C'est des citoyens qui se sont concertés et qui ont sorti les pauses méridiennes ça sort. On veut on peut plus accepter d'avoir une demi-heure pour déjeuner et en gros, on
fait la queue à la cantine. Je le sais ma fille, elle le fait. des 1 heure pour déjeuner, 3 qu4 d'heure de queue, 15 minutes pour manger. Donc la réalité c'est que ça à la maille des territoires et à la maille des établissements. Moi je suis une déconcentratrice. Donc je déconcentre, je donne l'autonomie aux établissements, aux proviseurs. Surtout pas de mesures descendantes, des mesures qui se discutent avec les élèves, avec les OS, avec la communauté éducative, avec les parents. N'oubliez pas les parents parce que c'est vrai vous vous dites c'est mais moi je comprends on n pas beaucoup de temps avec nos parents avec nos familles mais par soyons encore plus précis est-ce que le gouvernement est prêt à alléger les horaires des lycéens c'est ça votre revendication si je comprends
bien à tous enfin peut-être à vous la réalité potentiellement réduisant les c'est quelque chose alléger les horaires des lycensin est-ce que c'est exactement que répond le gouvernement à ça et ben moi je réponds que c'est quelque chose qui doit être admis et laisser les établissements les proviseurs l'autonomie vraiment en fait on a fait l'autonomie des jeux dire Non mais non non c'est pas non c'est pas une non c'est pas une fausse solution c'est pas c'est pas le principal de l'établissement qui fait les emplois du temps en concertation avec l'équipe le proviseur non le proviseur bien sûr il fait son son emploi du temps avec ses professeurs non non tous les proviseurs. C'est pour ça que je disais c'est des et les heures imposées par les programmes c'est pas c'est pas le
provise imposé par les programmes. Il y a la disponibilité des il y a la disponibilité des des professeurs et encore autre chose. En général, la Voie Pro honnêtement est quand même moins concernée pour pas dire pas sur ces histoires de d'horaire et de plages horaires ou même des trous dans les emplois du temps. Vous avez des filières, on le sait, AGGSP, SES, SVT, MAT physique, vous avez 286 combinaisons possibles. Comment est-ce que vous voulez qu'à un moment donné on on puisse satisfaire tout le monde ? Moi, je vais vous dire, on est face à deux choix. On fait quoi ? L'école à la carte, c'està-dire c'est ce qu'on a permis. Choisissez votre avenir. Décidez quelles sont les matières, quels sont les SP comme on dit que vous prenez, c'est quoi l'avenir qu'on veut pour nos enfants ?
Où est-ce qu'on dit on fait la même école pour tout le monde et du coup vous aurez moins de choix ? Je vous dis les deux les deux les deux ne sont pas compatibles. Faudra à un moment donné faire un choix pour le pays et c'est un choix de vision. Bien sûr, mais justement du coup, si on parle de la réforme bancaire qui a permis d'avoir une certaine liberté au détriment nos emplois du temps, est-ce que il serait pas nécessaire et d' c'est aussi ce qu'on a demandé d'avoir une ouverture de dialogue sur trouver un juste milieu entre le système des filières et le système du bac à cro juste milieu. Je crois au juste milieu. Je crois pas que la la pardon je crois pas que la vérité soit d'un côté ou de l'autre. Je crois pas. Est-ce que dit la ministre exactement ?
Bah moi, j'entends bien ce que vous me dites, madame la ministre. Euh mais euh moi, j'entends aussi la colère de mes camarades qui euh évoquent notamment 8h 18h et certains qui n'ont même pas de pause méridienne pouvoir manger. Euh je sais pas exactement comment se fait les emplois du temps, mais il est clair que il faut les réviser. Oui. Oui. Non, mais ça c'est clair puisque je vais vous dire dans les dans ce qui dans ce que moi je vois sur le terrain encore une fois pas en tant que ministre. Enfin, résumer les gens juste à leur poste à leur titre, c'est on a tous des enfin tous à peu près tous des vies de famille. on est dans la vraie vie. Le la réalité c'est que ça je l'entends moi depuis longtemps. C'est vrai que depuis la réforme bancaire où on nous a dit c'est formidable, vous
avez permis aux enfants de faire AGGSPSVT, tu peux faire AGGSP math. Et le vrai et encore une fois le vrai sujet c'est que si on veut une école personnalisée, donc des parcours personnalisés, ce n'est pas compatible avec des emplois du temps on va dire normaux cohérents. C'est tout hein. Moi, c'est tout ce que je dis hein. Attendez madame la ministre, vous avez été euh enfin votre camp il est au pouvoir depuis 10 ans. Comment se fait-il que ces questions se posent que maintenant ? La pas du temps. C'est une question qui remonte quand même à très longtemps. Et euh bon, je parle d'acceptabilité. Vous voulez que je vous dise une politique publique en voulant lancer et ça par expérience, on a toujours une phase d'amorçage de mise en place où honnêtement la communauté éducative, même les
syndicats, tout le monde s'est mis autour de la table, essayer de faire le mieux pour nos enfants. Ça c'est la vérité. Et il arrive toujours un moment, c'est comme ça, c'est l'histoire de la vie, c'est l'histoire des démocraties où vous avez une génération qui n'accepte pas ce que celle d'avant a accepté. Et c'est pour ça aussi que les questions se posent maintenant parce qu'à l'époque, moi j'ai pas vu les lycéens euh cette mobilisation, je l'ai pas vu à l'époque de la réforme bancaire. Vous enfin, vous étiez peut-être un peu jeune, mais moi en tout cas j'en conviens. Non, mais je vais vous dire, vous êtes la génération, c'est quoi ? C'est 2015, vous avez connu le Bataclan ? 2020 vous avez connu le Covid. Non non mais je parle de Non mais c'est juste pour repositionner dans la
frise chronologique. C'est tout. Alors laissez les décrire eux-mêmes leur notamment. Moi j'aimerais vous poser une question très concrète pardon puisque vous avez parlé de vos de vos pauses de midi puisque visiblement c'est une chose importante. Il y a il y a eu le pire. On a on a vu des images des pauses de midi où il y a pas assez de de d'infrastructure où il y a des rats, des cafars et cetera. J'aimerais chacun que vous décriviez effectivement votre pause de midi en quoi ça marche ou ça marche pas. Bah, on a des pauses de midi qui sont parfois très très courtes et donc justement, on a la nécessité d'adapter du temps une quinzaine ou une trentaine de minutes dans certains cas, ça peut arriver l'un après l'autre l'un après l'autre vraiment vous c'est le cas c'est-à-dire tous les jours,
soyez très précis, tous les jours ça vous arrive dire qu'on peut avoir des pauses de midi de 1 heure, des fois de 2h ou des fois très raccourcis de par exemple 30 minutes, on s'écoute ou par exemple des fois de 30 minutes. Donc c'est vrai que c'est très très court pour manger, faire l'accueille à la cantine et cetera. Donc on a une nécessité d'adapter nos nos emplois du temps. Je dirais qu'il est parfois nécessaire en vue de la densité des emplois du temps de faire un sacrifice et devoir choisir entre manger ou terminer les devoirs qu'il y avait à faire ou alors tout simplement va ne pas faire la queue parce qu'on sait que on passera une heure dans la queue et qu'à la fin on arrivera forcément en retard en cours. Donc ça ça vous arrive souvent ? Bah oui, en
tout cas moi c'est ça m'arrivé quand j'étais donc en terminal l'année dernière, ça m' arrivé très souvent plus d'une fois par semaine. Donc on avait plusieurs jours dans lesquels on avait 1 heure pour manger et la queue de la cantine était tellement grande qu'on avait pas le choix de de faire un sacrifice. Exactement. On peut pas le Mais d'ailleurs moi je rejoins ce que disaya. C'est exactement ce qui se passe en fait. C'est que euh Mais vous-même pardon vraiment j'aimerais bien que chacun dise ce qui lui arrive. C'est ce qu'on voit. Moi personnellement, moi aussi il m'arrive parfois de faire la queue à la cantine et bah il me reste quoi 30 20 minutes pour pouvoir manger et puis après remonter en cours et c'est un temps qui est un peu court moi je trouve quand même.
Après allez-y allez-y ma alors moi aussi j'ai eu parfois des temps un peu restreints pour la pause. Soyez honnête ça arrive pas tous les jours. Faites pas non plus du 8h 18h tous les jours. Moi j'étais au lycée il y a pas si longtemps hein. Ça fait 4 ans. J'avais des jours, je faisais du 10h 15h du 8h mid. Donc soyons un peu honnête, si ça arrive un jour dans la semaine effectivement et ça peut être un problème de pas avoir assez de temps pour manger, il faut prendre la chose dans la globalité et puis moi je trouve qu'il y a quand même soyez fr là-dessus l'instant restez là-dessus. J'aimerais vraiment que vous exprimiez là-dessus parce que beaucoup de celles et ceux qui nous écoutent, il y a deux plans. Il y a ceux qui disent "Ah oui quand même et cetera." Il y a
ceux qui vous disent pardon de vous prendre de front hein mais vous êtes des enfants gâtés le monde du travail dans le monde en général il y a beaucoup de gens qui n'ont qu'une heure pour manger dans les aller dans l'écueil inverse. Effectivement quand on rentre sur le monde du travail quand on rentre dans les études supérieur vous faites pas du 8h 18h et puis vous avez pas forcément des pauses. Donc on s'organise autrement et ça il va falloir aussi s'adapter dès le lycée. Ça veut pas dire qu'il faut travailler tout le temps et qu'on fait du 8h 18h tous les jours. C'est pas le cas. Mais en revanche se plaindre continuellement et dire qu'on fait du 8h tous les jours et on a pas le temps de manger, ça n'est pas vrai factuellement. Moi, j'appartiens à une génération
dire au lycéen qui habitent en zone rurale qui pr justement c'est ce que j'ai fait, c'est ce que j'ai fait toute ma vie. Je suis je viens vraiment du lycée qui est l'exemple même de la France périphérique, Brignol qui est voilà l'exemple dans son livre La France périphérique. Donc j'ai vécu ça. Je sais ce que c'est de me lever très tôt, de faire les bus qui font de village en village, je sais ce que c'est de prendre le dernier bus qui finit qu'on finit à 18h. Donc oui, je je sais de quoi je solutions vous vous avez apporter pour justement régler le souci des des solutions ? La situation est tellement compliquée, on peut pas juste claquer des doigts et dire bah il faut arrêter 8h 18h. Effectivement, avoir une fois 8h 18h, je crois que j'ai survécu. Alors, c'est pas pour vous dire, je
rentre pas dans l'écueil des enfants gâtés, ça n'a rien à voir. Mais effectivement, quand on rentre dans la vie active après, on comprend très rapidement que la vie c'est pas faire du 8h mid tous les jours. Ouais. Non mais OK, on entend bien votre argument de culture de l'effort et du mérite. Il faut aussi comprendre aussi que ce n'est pas enfin il y a un problème d'horaire en France en fait et il faut aussi l'entendre. C'est difficile de l'entendre mais il va falloir l'entendre de la répartition en fait de la répartition des emplois. En fait, on parle de la répartition des je vous dis je pense hein de l'emploi du temps de du temps efficace à l'apprentissage. En vérité, on parle de ça. À quel moment on est très comment dire euh euh on est dans de bonnes conditions pour encaisser tous les
apprentissages qui sont exigeants. Et c'est normal et c'est normal je dire ouais je dis je le dis la vie c'est pas un kiwi franchement c'est dur. Moi, j'ai commencé à travailler, j'avais 14 ans. Je faisais du soutien scolaire. La vérité, c'est que moi, à mon époque, au lycée, nos parents, ils pouvaient pas nous payer la cantine et nous, on faisait semblant d'aller déjeuner. On n'allait pas déjeuner, on revenait au lycée parce qu'on avait honte de dire à nos autres copains qu'on avait pas mangé. La vérité c'est que je pense qu'il faut que vous regardiez ce que nous quand je dis nous c'est la génération la mienne. Donc là les cinquant qui essaie de dire franchement oui il y a bien sûr plein de choses à régler mais on ne peut pas faire de de de sujets qui sont comment dire
importants toute une généralité c'estàdire c'est pas vrai de dire je vous le dis je je connais les emplois du temps ma fille est dans le public donc je sais comment ça marche. L'année dernière, elle avait un emploi du temps à trou toute la journée. C'est toute la semaine, c'était que ça. Vous savez ce que j'ai Elle a pas eu de prof d'anglais toute l'année. Elle a pas eu de prof d'anglais. Comment c'est possible ça ? Mais c'est il y avait pas de remplaçant, il personne qui était dispo. Mais ça c'est pas normal. Ben c'est pas bien sûr que c'est pas normal. Mais ça c'est grave. Pardon pardon je si effectivement pendant toute une année il y a un cours d'anglais sans prof d'anglais c'est pas normal. Vous dire je leur ai pas dit que c'est normal, je leur ai dit c'est le
fondement de mon combat. Je attendez làdus là s'il vous plaît pardon vous interromp attendez attendez c'est des choses. Vous lâchez des choses importantes madame ministre. Attendez. en France en 2026 he quand même 7e puissance économique du monde en tout cas pour l'instant vos réponses là-dessus est-ce que vous vous voyez des choses plus grande ville de France bra Marseille il faut toujours amener Marseille dans le débat est-ce que vous voyez des choses aussi énormes que ça c'estàd que pendant toute une année il y a un cours qui n'est pas assuré oui en terminale nous on a des des des lycéens qui nous disent qu'ils ont pas eu de cours de philosophie ou des cours de philo pendant seulement 3 mois et ensuite plus de profs alors qu'on a le bac de philot donc s'il y a une
nécessité évidemment d'agir là-dessus le constat est similaire à titre personnel dans ma classe on avait des groupes de langues qui étaient séparés en deux il y avait une partie de la classe qui n'avait pas de prof d'espagnol pendant plusieurs mois et ils étaient dépourvus de solution parce qu'en fait on leur dit juste qu'ils vont rattraper les cours tout seul. C'est pas incroyable franchement. Moi je tourne de ma chaise. Attendez attendez je me permets de dire moi je tombe de ma chaise parce que effectivement sans je diminue pas vos histoires mais l'histoire d'avoir une demi-heure pour manger bon ça peut arriver mais ne pas avoir d'enseignement pendant 3 mois c'est honteux objectivement c'est honteux. J'aimerais tous les témoignages d'abord. Bah la même chose par exemple,
on a j'ai des camarades qui me disent qu'ils avaient pas eu de professeur de français alors qu'il y a le bac de français à la fin de l'année donc c'est enfin et alors que à contrario vous mettez des budgets dans l'armée 6,4 milliards d'euros euh moi je pense qu'il y a quand même un problème vous savez que le monde est en guerre en fait Mathis pardon vous vous suivez la question vous savez qu'on a la guerre quand même sur notre enfin le territoire européen vraiment enfin juste repositionner les choses les heures non remplacé restons un instant là-dessus vraiment moi je trouve qu'on découvre pardon l'ampleur de quelque chose qui est énorme et et vraiment scandaleux. Justement, moi aussi j'ai déjà eu des profs qui étaient pas là. Ma prof de français n'était pas là l'année de mon
bac de français. Donc effectivement que que c'est un fait. Mais qu'est-ce que vous avez fait pendant 10 ans de pouvoir ? Je suis désolé mais c'est bien beau depuis une demi heure de dire que vous êtes réponse à ça. Soyons très précis madame la ministre là-dessus. S'il vous plaît, s'il vous plaît si on peut un tout petit peu structurer réponse là-dessus. J'aimerais vraiment que vous répondiez exactement parce que là on a un problème énorme que vous répondiez sur ce point. Alors, on a 98 % des professeurs. C'est pour ça que le ministre quand il a Édouard Jeffrey, le ministre d'éducation nationale a a annoncé les 3000 professeurs en plus, donc titulaires sur zone de remplacement, 1 98 %, on s'était rendu compte 98 % des courts durées, des remplacements de courte durée n'étaient
pas remplacés. Seulement 5 % des longues durées n'étaient pas remplacées. D'accord ? Donc pour le coup, le cas de mafi rentrait là. La réalité c'est qu'on a fait quelque chose sur la formation initiale des professeurs. Le sujet le ben si au niveau de la licence ça coûte 500 millions d'euros par an. La formation initiale des professeurs ça coûte 500 millions d'euros par an pour le 1er et le second degré. C'est de chiffres c'est pas moi qui dit c'est la cours des comptes. Première chose ça représente 25000 professeurs. D'accord. La réalité c'est que on a permis et cette année on réussi à pourvoir 98,5 % de tous les postes pourvus au concours parce que on a permis dès la licence de pouvoir maintenir le salaire, c'est-à-dire donc les payer pour qu'ils aillent jusqu'au
master et qu'il soient correctement formés. La réalité c'est que tout ça ça s'est mis en place et que maintenant on le fait et le temps de voir pardon du mot naître des professeur corrige justement cette injustice absolue que ce soit dans le privé. Alors je vais vous dire dans le public mais notamment et je parlerai franchement pas du public du privé, je parlerai du public parce que c'est là où le le l'enjeu est moi je suis une enfant du public et j'y crois profondément et encore une fois je pense que tout le temps dire mais qu'est-ce que vous avez fait ? On a travaillé sur la formation des professeurs en formation initiale. Oui, mais c'est une vocation non pas la dernière année c'était non c'est il y a quelques pas que des questions matérielles. Effectivement c'est questions
matérielles de formation de ça existe. Mais voilà c'est la vocation aussi qui a été perdue. Et ça écoutez bien écouter les parce que justement votre gouvernement a laissé le pas de vague s'installer. Vous êtes le gouvernement du pas de vague notamment dans les lycéens. Vous avez lâché Vous avez lâché souvent des provs, des profs on énormément Pourquoi ? Ben non mais c'est vous le pas de vague, il a commencé en 2017. Ah bah non, il y en avait avant. Par contre, vous auriez pu changer les choses parce que c'était un projet. Je suis en train de vous expliquer précisément président mais [raclement de gorge] justement ce que ce que moi je veux dire c'est que vous avez laissé les fat vague s'installer que même enfin mais si c'est vrai énormément de professeurs le disent ils se sentent
abandonnés par leur hiérarchie par l'autorité centrale donc c'est une réalité que vous vouliez vous savez de quoi vous parle les les profs non mais vous dis hier j'étais au vous savez de quoi il vous parle l'implication des parents non excusez-moi il vous parle aussi de la non implication face aux parent face aux parents. Trop de fois, on a vu des principals, des proviseurs prendre le parti des parents, lâcher leur leur professeurs. Il faut revaloriser ce statut. Mais c'est une réalité. Vous voulez pas l'avoir, c'est votre problème. Faut tenir. Je dis pas qu'il y a pas laiss et pourtant ce gouvernement n'a pas pris à bras le corps ce sujetl. Le fait est c'est que encore aujourd'hui des profs nous le disent, ils le disent tout le temps qu'ils se sentent abandonnés et c'est pour ça qu'il y a
une crise de la vocation. Certes, il y a le salaire qui rentre, certes, il y a la formation, mais il y a aussi ce pas de vague qui tue l'éducation nationale. Baptiste a lâché le mot autorité. J'aimerais que vous lisiez tous quelques mots là-dessus, c'est-à-dire oui ou non est-ce qu'il y a actuellement dans l'enseignement public et privé d'ailleurs, mais dans l'enseignement public en l'uturance, vous êtes l'État, un un problème d'autorité. Est-ce que vous le constatez ? Vous avez dit un mot de ça là aussi vos remarques à la ministre que vous pouvez l'interpeller. Moi, je pense un problème d'autorité enfin ça dépend ce qu'on entend par autorité parce que moi je le vois quand on va en classe, tout le monde écoute, tout le monde suit les cours mais après il faudrait qu'il y ait un professeur
devant l'élève. Tout d'abord pouvoir qu'on qu'on se pose une question d'autorité parce que aujourd'hui il y a un métier qui n'est plus attractif qui est le métier de professeur et comment rendre le métier de professeur attractif et décent sur l'autorité on part sur le manque de professeur. Très important le manque de quand même l'autorité. Ouais, s'il vous plaît, vous pouvez me laisser terminer ? Oui, allez-y. Je fait que ça d'accord. Alors, est-ce que le point d'indice est gelé pour la 8è fois en 10 ans ? Mais en fait, comment vous pouvez comment peut-on faire euh poser un problème d'autorité s'il n'y a pas de professeur devant les élèves ? Non. Vous savez combien c'est l'éducation nationale ? Enfin, je parle de du nombre de personnels, c'est 1200000.
Vous savez combien c'est de professeurs ? 900000 900. On vous a parlé comment le professeur [rires] et euh dans les vous pouvez pas vous vous on ne peut pas et franchement je pense que c'est irrponsable celui qui vient devant vous vous dire vous avez raison surtout c'est formidable vous avez raison de généraliser vous avez raison c'est pas vrai parce que ce que vous dites moi j'ai réussi grâce à mes professeurs, grâce à la maison, grâce à mes parents et grâce à mes professeurs. D'accord ? très important. La réalité c'est que tu ne peux pas, moi je sais pas forcer des gens ou le salaire n'est pas le seul le seul mantra des professeurs. Je vais vous dire on manque d'ingénieur. Vous savez combien c'est payé un ingénieur en c'est payé 4000 et quelques euros en sortie d'études et pourtant on en
manque. Ce que je veux dire c'est que le problème de l'autorité le salaire moyen début début. Alors là le salaire moyen c'est 3090 € et maintenant depuis que le président de la République avait dit il faut augmenter le salaire des professeurs on parle débutants qui est maintenant aux alentours de 2000 € et moi je fais partie de celle et franchement je l'avais dit avant donc ça va heureusement que j'avais dit les choses avant que on payera jamais assez en vérité un professeur je l'avais écrit dans mon livre donc c'est pas de la démagogie je le dis là supprimé 1588 postes d'enseignant on a alors la réalité c'est que vous vous voyez le le territoire français quand même. La réalité c'est que on a augmenté cette année là. Cette année là au budget on a 3200 3200 personnels en
plus 1300 allez 1350 à ESH en plus. La réalité c'est que c'est pas des c'est pas des professeurs qu'on supprime juste parce qu'on se fait plaisir c'est qu'il y a des zones à un moment donné où tu n'as plus un élève à mettre devant le professeur et ça personne viendra vous le dire devant vous. Non non, il y a des il y a il y a des zones et c'est pour ça aussi que parfois on est obligé et je sais c'est terrible enfin l'école je vous dis encore une fois c'est le seul endroit le seul endroit si on si on si on écoute et qu'on a envie d'apprendre où on se sent l'égal des autres c'est ça la réalité est-ce qu'il y a une question de sécurité j'aimerais que vous précisiez Baptiste votre question puisque vous êtes-vous étudiant de droite alors vous êtes plutôt minoritaire alors je crois
qu'il y a deux sont minoritair ils sont minoritaires sont minorit ça dépend comment et ça dépend comment est-ce que vous nous confirmez Mais c'est ce que vous dites, si j'ai bien compris, puisque vous avez déjà donné des interviews, que vous êtes dans une situation où vous n'osez pas vous rendre à Sciencep à Grenoble. Au-delà de ne pas oser, surtout qu'on m'a conseillé de passer en distantiel justement parce que ça devenait impossible de me rendre sur mon lieu d'étude parce que justement étant de droite, assumant mes idées de droite, j'ai été insulté dans les couloirs, suivi jusque dans mes cours, jusque dans des examens, enfin c'était incessant. Donc on on m'a passé en distantiel mais effectivement et ça rejoint la question d'autorité qu'il y avait avant. Est-ce
que vous observez dans vos lycées euh établissements scolaires, ce genre de tension d'ailleurs dans un sens ou dans l'autre ? Parce que ça n'est pas normal. Moi juste un mot et sur l'ordre, c'est extrêmement important parce que en laissant des lycées bloqués, ce qui est criminel, enfin laisser la situation comme ça euh c'est c'est terrible. En laissant des lycées bloqués, vous laissez justement des germes politiques se de l'extrême gauche se développer dans ces lycées et vous de vous devriez la première revendication des de l'écrasante majorité des lycéens, c'est de pouvoir aller en cours tranquillement, certes avec d'autres revendications, mais de pouvoir travailler et préparer l'avenir. Et je pense que 94 % des lycées étaient ouverts sont ouvert très bien mais justement il en
reste qui sont bloqués énormément et vous n'avez pas su au moment où les blocages commençai rétablir l'ordre ce qui devrait être votre mre. Réponse de la ministre. Réponse de la ministre là-dessus. Oui ou non. Rouvrir les lycées, c'est-à-dire à un moment donné ce que le mouvement doit s'arrêter. Reprendre le chemin de l'école, reprendre le chemin. Il faut pas qu'il y a de rupture pédagogique. Non mais attendez encore une fois, le maintien de l'ordre quand vous gérez des jeunes, je vous le redis et je l'avais dit chez Darus et je l'avais dit aussi sur vos chez vos concurrents chez BFM, le maintien de l'ordre quand on a affaire à des jeunes, ce n'est pas le même. Ce n'est pas le même et on peut se raconter ce qu'on veut. [rires] Juste juste vous dire que à un moment
donné vous ce qui vous arrêt en fait c'estàdire être insulté dans les couloirs et pas pouvoir aller à l'école c'est scandaleux. Allez nous à notre enf on peut débattre. Moi, vous savez, je débats avec des LFistes, je débats avec le RN et quand on Non, mais le truc c'est queon peut débattre et ne pas être d'accord sans se harceler, sans s'insulter, sans se cogner dessus. On est d'accord. Moi je viens de milieu. Non mais on est capable. Enfin, je dire franchement ça c'est la base. Non non mais ça c'est la c'est franchement le préalable et au contraire c'est ce qui enrichit honnêtement c'est ce qui nous enrichit intellectuellement. encore une fois sur l'autorité, le maintien de l'ordre, le ministre de de l'intérieur l'avait dit sur les quand on a affaire à des jeunes et ben c'est comme ça. Ce
n'est pas le même. Ce n'est on peut pas faire on peut pas faire n'importe quoi, n'importe comment. On on m'a interpellé sur le nombre d'interpellations justement [raclement de gorge] 6600. Et ben moi, je considère que je préfère que le gamin il soit interpellé 2 heures en garde à vue pour le protéger aussi peut-être de ce qu'il pourrait faire de grave ou de ce qu'on pourrait lui faire de grave et que à un moment donné on a affaire à un mouvement non à un mouvement de jeune. Je je vous le dis, je suis la je le condamne, enfin tout le monde connaît mes positions. Je condamne de la manière la plus ferme toutes les formes de un moment donné quand vous avez affaire à des madame d'ailleurs ne vous gênez pas je vois que vous êtes l'étudiant de droite est très offensif je vous trouve
plus je v je vous laisser réagir entrant regardez les quelques images nous avons dans les écrans où on voit la partie où les affrontements ont été parfois durs entre les forces de l'ordre et une partie des lycéens une partie des casseurs. Je ne les mets pas du tout dans le même panier, mais de fait il y a des tensions dans de de plusieurs ordres. Quand la ministre dit "On n'est pas dans le maintien de l'ordre de la même façon quand on est face à des mineurs et quand on est face à des majeurs, votre réaction là-dessus, c'est-à-dire est-ce que vous considérez que la police agit à ce stade de manière proportionnée ? Qu'est-ce que vous avez observé et qu'est-ce que vous aimeriez dire au gouvernement là-dessus ? Moi j'ai pardon. Vas-y. Oui. Juste pour réagir sur vos propos
Baptiste, vous n'êtes pas de droite, vous êtes d'extrême droite. On peut parler des salut nazis qui ont eu lieu à Strasbourg à Toulouse à dire ch alors que des gens de votre syndicat collabor avec des gens du rès.
Attendez pas ensemble pas ensemble finissez votre phrase finissez votre phrase et il vous répondra vous répondra. Éous. Merci. concernant la police. Je pense que la répissez votre phrase concernant puisque vous vous parliez de la représentation répondre à ça justement à chaque fois qu'il y a eu des débordements qui ont existé les personnes ont été virées et sanctionnées dans l'heur ce qui n'est pas votre cas à la françonise parce que oui vous participez vous participez vous participez aux universités d'été vous participez aux universités de la France insoumise par c'est le seul parti qui propose un programme pas nous avons toujours été très clair l'antisémitisme c'est non à l'uni C'est vrai sur le cas là par contre la France en insoumise les caricatures de
Cyrilanouna euh avec des des des traits complètement stéréotypé des jeux de mots sur les noms à chaque fois nous avons sanctionné dans la seconde ce qui n'est pas le cas de la France insoumise donc je n'ai aucune leçon à recevoir de quelqu'un proche de s'il vous plaît mais quel est le rapport avec moi et l'un certaines personnes de l'uni travaillent avec le assemblement national et collabor absolument tous les partis donc attaquez-moi sur la politique alors c'est pas proprement attendez si vous permettez c'est pas un débat de représentation c'est pas un débat sur la représentation des mouvements lycéens et vous êtes tous ici à égalité de respect dans notre invitation que nous vous avons lancé donc on aimerait vraiment vous entendre sur la la proportionnalité de la police
les uns et les autres oui ou non est-ce que vous estimez que la police proportionne en général son action et soyez partis s'il vous plaît de ce que vous avez observé vous directement ou vos camarades alors de ce que J'ai observé donc moi je suis issu des quartiers populaires et de ce qu'on a observé c'est que la violence de la police elle est elle est disproportionnée bien évidemment qu'ils doivent maintenir l'ordre et cetera, mais quand vous vous rendez dans un lycée du 93 qui se prépare un blocus et que vous voyez des dizaines de camions de gendarmerie, vous voyez les CRS, vous voyez la police suréquipée, on n pas l'impression qu'ils vont être face à des jeunes de 14 15 ans. Et je je tiens à à revenir dessus. La violence à chaque fois qu'elle a lieu, c'est parce que la
police provoque les élèves. On parle ici de poubelles brûlées. Enfin, je suis désolé. Aujourd'hui, le débat c'est illégal de bloquer quand même. C'est juste je vous C'est aussi illégal semble et de brûler les poubelles et de tout. Nous non mais on est capable de manifester sans brûler les poubelles et sans bloquer sur un adolescent qui aujourd'hui a été amputé, c'est aussi illégal de faire des clés de bras à des gamines de 14 ans parce qu'elles veulent réclamer les mêmes droits que les autres. Aujourd'hui, je pense que la réponse de la police, elle est disproportionnée. Mais 36 enquêtes IGPN, vous savez qu'à chaque fois, à chaque fois, hier, on était euh à Auban, d'accord, avec le proviseur qui euh euh que l'élève de 14 ans, cit en 2012, donc qui a euh tiré
sur son proviseur, son professeur et qui est rentré avec une arme qu' l'a ramené de chez ses parents. C'est dans la presse. On est allé voir le proviseur et le policier le matin qui au lycée Saexupéré Saexgupéri, nous on l'appelit le lycée nord à l'époque dans les quartiers nord. Le policier s'est pris vous savez un tiers de mortier dans la nuque. Ça lui a explosé le casque. D'accord. On sait toujours pas qui c'est. La réalité c'est que d'expliquer que oui, on a le droit de brûler des poubelles devant son lycée et de bloquer comme ça son lycée, c'est pas vrai. Ça franchement celui qui vient vous dire c'est bien de faire ça, il le ferait pas faire à ses enfants. Vous comprenez ? Donc le le truc c'est que le la violence quand elle vient et on le voit l'IGPN et saisiss donc la police
des polices saisit systématiquement quand il y a un jeune qui est blessé ou un jeune qui a une blessure très très grave. Et moi bien sûr mes penses. Moi les pensées mes pensées elles vont aux parents mais elles vont aussi aux forces de l'ordre parce qu'hier dans le le collège qui c'est qui est intervenu ? Il y a il y a deux communautés que tout le monde oublie souvent de remercier. La communauté éducative parce que hier les professeurs le CPE le premier il a au risque de leur vie ils ne savaient pas ce qui se passait. Leur premier réflexe, leur premier réflexe, protéger les élèves. D'accord ? Et qui c'est qui est intervenu dans le collège sans savoir ce qui se passait dedans ? la police. Alors, revenons à aux événements proprement dit, vous faites allusion
évidemment à ce ce lycéen de 14 ans qui a qui est attaqué avec une avec une arme. Mais restons aux événement sur la proportion ou non des actions de la police. Bah moi je pense que c'est complètement disproportionné. Même d'ailleurs j'ai des camarades, j'ai un camarade qui s'appelle Naël qui a été bah du coup à partie et il a subi un contrôle de faciè. Vous savez ce que la police les policiers lui ont dit on va amener ce boule. Donc moi je pense qu'à un bout d'un moment enfin il y a vous savez qu'il faut pas laisser passer. C'est-à-dire si on lui a vraiment fait ça, il faut il suffit juste un truc qui s'appelle la démocratie en France et la République. Tu vas au commissariat, tu portes plainte. Moi on m'a déjà traité de salle arabe, j'ai porté plainte. Mais tout à fait. Point pas de
discussion madame à cela s'ajoute aussi les infiltrations Snap sous fond de racisme et d'islamophobie où on a des policiers qui vont dans des groupes Snapchat de jeunes et qui essayent de soi-disant reprendre le langage de la jeunesse avec des ben des mots que nous connaissons tous. Il faut dire ça, précisez bien ça parce que ça euh c'est on en a un peu parlé ici mais ça se voit beaucoup sur Instagram. Vous lycéens étudiants, beaucoup considèrent que il y a des policiers infiltrés, je crois qu'on appelle ça des spoturs dans le langage de la police qui se mêlent au mouvement et qui essayent de se faire passer en disant euh voilà et des trucs comme ça où il caricature complètement la jeunesse et c'est vraiment pas possible. Est-ce qu'en fait on on peut pas complètement réduire en
fait les jeunes à des mots ou à des phrases comme ça ? Est-ce que vous l'entendre dire ? Merci beaucoup. Heureuse de vous l'entendre dire. On peut pas et je vais vous dire hein, je refuse, je vous l'ai dire en je refuse vraiment. Moi ça m'a percuté mais vraiment qu'on résume tout le mouvement lycéen, tout ce que toutes les revendications que vous avez à tort ou à raison. Vous avez le droit de vous tromper, vous dit des choses qui marchent pas, on va vous dire franchement ça marche pas, viens on passe à autre chose et viens on réfléchit à mieux. Encore une fois sur la lutte contre le racisme, la lutte contre les discriminations, on sait par exemple et moi je suis la première que sur le nombre de stages pour les lycées professionnels et et les apprentissages,
c'est des choses qui me remontent parce que les jeunes ils me demandent "On n'arrive pas à trouver un patron". Je la fais brève hein, on narrive pas à trouver un patron sur la lutte contre les discrets et le racisme, je l'ai dit, ne jamais en faire un drame, ça a toujours été comme ça que j'ai grandi, mais toujours en faire un combat, ne jamais donner le bâton pour se faire battre. ne pas se laisser manipuler par ceux qui n'ont pas vécu ce que nous on a vécu, ce que vous vous avez vécu et qui viennent vous expliquer mieux que vous ce que vous êtes censé ressentir et ce que vous êtes censé vivre. La réalité c'est que l'esprit critique c'est ça le discernement pour moi, même pas en tant que ministre, c'est vraiment la maman qui vous parle. On doit absolument dès
qu'il y a un fait raciste, un fait discriminant, un fait antisémite, on est en République, il y a un truc qui s'appelle commissariat, il y a un truc qui s'appelle la police et on est là pour aller porter plainte. Et je vous jure, je vous promets que si on se met à tous le faire, quand une fois ma fille a était rentrée à Sephora, elle s'est faite suivre. Pourquoi ma fille elle se fait suivre ? Bah, c'est une petite métisse, elle est magnifique. Mais à part ça, et à part ça, elle est rentrée en pleurant. Je vous parle de il y a 3 ans en arrière, j'étais ministre de la ville et de la citoyené. Ce que je veux vous dire, c'est que si ce combat on le mène pas tous ensemble, tous ensemble mais je mets tout le monde dedans, on n'y arrivera pas. Sur l'empathie, sur l'empathie propos
rapporté du président de la République, je crois que c'est dans le Parisien. Euh euh ça ça lui ressemble vous êtes proche d'u Macron. Ça lui ressemble quand il dit oui bien sûr. Il aurait dit on n'a pas été assez empathé. Sais pas s'il a dit mais en tout cas oui ça au conditionnel c'est des propos rapportés. Est-ce que vous considérez est-ce que ça raisonne avec ce que vous ressentez vous qui a pas eu assez d'empathie de l'autorité publique ? Bien sûr, je pense qu'il y a un problème aujourd'hui avec la doctrine de maintien de l'ordre vis-à-vis en tout cas de la mobilisation lycéenne. Je pense que en effet on a vu ce que ça a il adapté bien sûr on a eu l'interdiction des grenades de désincercl grenades assourdissant d'assourdissant pardon c'est quelque chose que je que je salue.
On a un problème aujourd'hui vis-à-vis de la doctrine de maintien de l'ordre. On a des policiers qui sont je pense trop armés vis-à-vis d' lycè mais puis qui par contre ne le sous-estimons pas ont des difficultés à répondre aux scènes de violence qui ne sont pas commises par des lycéens. Ouais, mais su ou les autres là-dessus ? Ouais. sur l'empathie. Bah c'est bien évidemment moi j'ai entendu ce que vous avez dit et je trouve ça extraordinaire qu'une ministre dit sur un plateau de télévision que bah ce n'est pas bien de dire des phrases racistes à un élève ni un jeune ni voilà n'est sans doute pas le cas du monsieur qui est à côté de moi encore une attaque direct bien sûr que si à chaque fois et je le redis on condamne toute forme de haine de violence et on pe sur cela enfin
franchement on peut pas nous attaquer dessus à chamè vous croire Monsieur, je peux pas vous croire. Bah si. Bah pourtant à chaque fois qu'il y a eu des problèmes des des on a des adhérents qui sont du rassemblement national. Quel est le rapport ? Pardon mais qu'est-ce qu'ils ont fait ces adhérents ? Vous savez le nombre de vous attaquer directement. D'accord. Mais tout ça est condamnable. Pourquoi vous m'attaquez sur le rassemblement national ? Moi je suis un lien vous avez un lien avec le rassemblement des liens avec tous les partis de droite. Arrêtez de caricaturer nos positions. Donc je vais le dire une bonne fois pour toutes. Nous faisons nous occupons de toutes les personnes de droite à l'université et à chaque fois qu'il y a eu de la haine, à chaque fois
qu'il y a eu des propos qui n'étaient pas adaptés, les personnes ont été virées dans leur ils n'ont pas leur place à l'uni pluralité vraiment tous les mouvements sont les bienvenus sur ce plateau tant qu'il n'incitent ni à la haine ni à la violence et cetera. C'est le libre débat démocratique. On a le droit d'être droite, de gauche, d'extrême droite, d'extrême gauche. C'est le libre débat. Tant qu'il y a pas d'appel à la violence ou ou à la haine, ça va de soi. Mais j'aimerais que vous disiez tous et toutes ici si ce mouvement peut prendre fin. Vous demandez 10 milliards, le mouvement demande 10 milliards. C'est ce que dit la Fédération étudiant tout à l'heure, elle confirmait sur ce plateau. Est-ce que comment sortir maintenant de ce mouvement ? Je crois qu'on disait il
faut savoir terminer une grève. Donc à un moment donné, ça va s'arrêter. Quelles sont vos conditions ? Moi à titre personnel, j'entends 10 milliards mais malheureusement 10 milliards, ça sort de plusieurs syndicats, notamment l'Union syndicale lycéenne. Je suis désolé mais j'entends beaucoup 10 milliards. Mais où est-ce qu'on flèche ces 10 milliards ? Aujourd'hui, on demande 10 milliards et la brocation de parcours supositions derrière. Nous, on a fait des propositions qui sont euh je pense beaucoup plus connectées au terrain et qui sont qui sont beaucoup plus pragmatiques. Demandons en effet des investissements financiers pour le bâtis scolaire, mais ne donnons pas 10 milliards comme ça seulement pour donner un chiffre et fermier roiter au lycéen un arrêt de la mobilisation si on a on
ce chiffre que malheureusement onobtiendra pas. J'aimerais pouvoir les demander mais on ne peut pas. Vous l'avez dit, 10 milliards d'euros, c'est le minimum pour espérer un minimum de de changement tout simplement, mais ça reste tout de même dérisoire vu l'ampleur des problème qu'il reste à régler. On n pas uniquement des problèmes d'un point de vue matériel et d'un point de vue infrastructurel, on a aussi les problèmes d'effectif. Donc aujourd'hui, les 10 milliards, c'est ça reste le strict minimum. Et je pense que pour répondre à la question, est-ce que le mouvement prendra fin ? Bien évidemment qu'il prendra fin mais pas maintenant et pas tant qu'on a'ura pas des réponses concrètes à nos revendication. Mais dans ce cas, juste une petite question, ces 10 milliards, où est-ce
qu'on les flécherait ? dans le bâti scolaire, dans l'investissement pour les professeurs, d'où est-ce qu'il d'ù sort ce chiffre de quelle est la question ? Aujourd'hui, il faut bien évidemment répondre aux problèmes les plus important. On va bientôt entrer en hiver, il y a des élèves qui doivent garder leur manteau quand ils vont en cours. Il faut bien évidemment cibler ce budget et faire en sorte de le rediriger. Mais où est-ce qu'on cible du coup les 10 milliards exactement ? C'est pas c'est pas moi qui est sorti ces chiffres. Donc du coup, on propose 10 milliards sans savoir pourquoi. C'est c'est dommage minimum en fait. C'est parce que aujourd'hui il manque du budget dans l'éducation et les gens, je suis complètement d'accord avec vous. J'aimerais pouvoir demander 20 30
milliards mais dans les faits aujourd'hui on peut pas demander de l'argent sans savoir où on va l'investir. On est dans une séquence budgétaire où on voit déjà que l'État veut faire des économies. Donc faisons des propositions. Faisons. Je sais pas si c'est la relève mais soons. Sabrina, est-ce que vous avez votre carnet de chèque avec vous ? Si vous voulez signer 10 milliards. Si vous voulez signer 10 milliards, des idées, on a des idées. Non, si on pensait que l'argent résolve et tout, enfin franchement ça se saurait. Enfin, c'est pas qu'une histoire de 10 milliards, de 12 milliards, je vais vous dire sur les compétences. l'État 12 milliards par exemple. Le budget de l'éducation nationale c'est 69 milliards sans les pensions. Avec les pensions c'est 89 milliards. Et encore une fois
je vous rappelle la la masse salariale parce que c'est une réalité c'est unlion de le non le sujet c'est est-ce combien de places on est capable de créer sur parcours parce qu'on a des besoins. Je vous donne un chiffre le bac pro. Alors juste je veux parce que c'est important, je pense que c'est aussi pour ça qu'on on était enfin qu'on est là entre autres, c'est de dire parcours [raclement de gorge] sup qui a été tant moi qui qui met le le pied dans le plat, je pourrais passer en lousé, faire semblant que le débat n'a pas existé et repartir tout à l'heure. Non, moi je je veux vraiment qu'on en parle. À l'époque quand tu voulais tu comme moi quand tu avais ton bac tu allais à la fac premier arrivé premier servi mais [raclement de gorge] toi comme tes parents ils avaient moins de moyens donc
il fallait attendre le chèque de tes parents pour aller t'inscrire premier arrivé premier service donc on était toujours servi en dernier après il y avait le tirage au sort on a même connu le militel à l'époque parcours supre de 25000 formations possibles et la réalité c'est que là il y a eu un pic de natalité je sais que personne l'a dit mais moi je vous dis parce que quand même je travaille un peu mes dossiers tu vois je qu'est-ce que vous allez changer alors soyez concret quel annonce pouvez-vous On a eu un pic de natalité entre 2006 et 2014. Personne ne l'a dit, je vous le dis. Vous êtes la génération, c'est la génération de la fille. Les 2009, donc de 2006 à 2014. Cette année, ne serait-ce qu'en voie pro, j'ai 60000 bâcheliers en plus qui arrivent sur la
plateforme de parcours sup. Je dis deux choses. Un, créer en fait le vrai besoin. Je vous donne le vrai besoin euh en terme de place à l'université 20000, place en BTS 20000, place euh en apprentissage 40000, place en certificat de spécialisation 20000, en tout 100000. On a tout ça vous voulez le créer absolument. Là, il faut il faut franchement il faut aller dessus parce que de toute manière les jeunes ils sont là. De toute façon, c'est ce qui est c'est ce dont on a besoin. Et précisez bien là où vous en êtes, c'estàd vous allez proposer ça Sébastien le cornu. Je fais on fait des le premier ministre nous a demandé de travailler nos sujets et de faire des propales mais moi j'ai pas attendu là la crise, j'ai fait plusieurs interviews quand j'ai été nommé. Je dis parce que quand les traces
elles restent, elles restent. Donc ce que vous annoncez concrètement c'est 100000 places supplémentaires. Non, j'annonce que il faut mettre tout de suite au débat là. Enfin, il faut faut le mettre puisque les partis politiques tout le monde cogne sur tout le monde. Venez, on est on soit il faut qu'on soit concret et pragmatique. Quel budget on veut. Ça c'est la vérité. Ceux qui viendront vous dire qu'ils font un autre chiffre, c'est pas vrai. Ça c'est objectivé. Deuxième chose, il y a quelque chose qui s'appelle le certificat de spécialisation qui vient juste après le bac pro et qui est dans le scolaire. C'est un peu technique mais c'est important pour les petits de la voix pro encore une fois dont on parle jamais. Le certificat de spécialisation, je l'ai dit dès ma nomination, dès le 26
février quand je suis arrivée parce que je connaissais quand même un peu le sujet, j'ai dit ce certificat de spécialisation, il faut absolument le faire rentrer dans le supérieur. D'accord que les enfants qui sortent de bac pro et cette année de sass un peu de décompression avec les les heures avec non pas 400 he mais bien 700 he d'apprentissage une espèce de remise à niveau et de préparation vers l'enseignement supérieur parce qu'en BTS un petit de la voie pro qui arrive c'est 70 % d'échec et on voit que ceux qui passent par un certificat de spécialisation ils sont à 60 % de réussite. Et autre chose, c'est que encore une fois, on peut parler de l'université, vous êtes des futurs étudiants et pour vous un étudiant, on n'est pas tous fait pour les études. Moi, j'étais faite plutôt pour les
études mais j'ai dû aller travailler. Donc moi à l'époque, il y avait pas d'école de cinéma. On m'a dit "Tu vas en droit ?" Je dis "Bon d'accord, je vais en droit." Je suis allendroit mais j'ai pas fini. J'ai fait j'ai trouvé le métier que je voulais faire. Ce que je veux vous dire, c'est que expliquer à nos jeunes qu'ils vont pouvoir faire tout ce qu'ils veulent, que la vie va être un long fleuve paisible et que ça va être fantastique, ça c'est pas la vraie vie. Par contre, leur dire, il y a des métiers qui recrutent, l'industrie par exemple, les services à la personne, on a un pays qui vieillit, on a besoin de 600. Soyz encore plus clair, il y a trop d'étudiants passés d'apprentis. Alors, on a 1 million d'apprentis. Non non mais moi je suis pas pour le tout
apprentissage mais je dis que ce qu'a lancé le président de la République il y a 10 ans sur l'apprentissage a été la politique publique probablement qui a le mieux fonctionné qui a été adoptée par les jeunes et par les entreprises. Madame la ministre, merci
Sabrina Roubache