Annie Genevard entend rassurer un secteur en crise
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:28Invité politiqueChiffre
« le budget 2024 de l'agriculture était un budget atypique 7,6 milliards d'euros avec des sommes hors normes qui n'ont d'ailleurs pas toutes été utilisées »
- 2:11Invité politiqueChiffre
« le budget agricole sera finalement rabotté de 280 millions d'euros »
- 2:11Invité politiqueChiffre
« l'agriculture aura un budget supérieur à celui de 2023 5,9 milliards »
- 2:56Invité politiqueFait
« on a évoqué le salon de l'agriculture qui s'ouvre le 22 février mais serez-vous encore ministre »
- 3:40Invité politiqueFait
« la censure serait catastrophique le Sénat a voté le 21 janvier la suppression de l'Agence Bio »
- 4:23Invité politiqueChiffre
« le plan d'ambition bio 2027 prévoit un total de 18 % de la surface agricole nationale dans 2 ans contre seulement 10,4 % en 2023 »
- 5:50Invité politiqueChiffre
« le rendement a baissé de 70 % »
- 7:18Invité politiqueChiffre
« la Commission européenne a confirmé préparer une réserve de moins 1 milliard d'euros pour soutenir les agriculteurs »
- 8:03Invité politiqueFait
« c'est le plus gros accord commercial jamais conclu et il y a des filières qui vont souffrir terriblement le sucre la volaille le bœuf l'éthanol »
Temps de parole
- Annie Genevard100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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une ministre au chevet des agriculteurs à moins de 3 semaines de l'ouverture du Salon de l'Agriculture Annie genevar entant rassuré un secteur en crise j'ai à renoué le lien de confiance entre les agriculteurs et la nation dit-elle les sujets d'inquiétude ne manque pas maladie animale Mercosur coupe budgétaire et risque de censure du gouvernement qui pourrait une nouvelle fois bloquer les aides promises la ministre de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire a reçu 20 à son bureau vendredi à Paris pour évoquer ses sujets manifestation tension entre syndicats le mal-être paysan est-il toujours plus important je ne voudrais pas donner une image unilatéralement négative de la situation des agriculteurs car certains secteurs agricoles vont bien mais le monde paysan a connu une année épouvantable toutes les maladies animales ont déferlé sur les cheptel la fièvre catarale auovine la fièvre hémorragique et l'influenza aviaèire qui menace à nouveau ça a pris tout le monde de cours on a eu une flambée de contamination qui a été vécu très douloureusement par les éleveurs certains nous disaient je n'ose plus entrer le matin dans mon étable de peur de découvrir des animaux morts il a fallu vite prendre des décisions pour les épauler notamment l'indemnisation des pertes dans les élevages la mise à disposition gratuite des vaccins et des prêts de soutien à la trésorerie mon travail pendant ces 5 derniers mois a été de répondre au mieux à leurs difficultés le Salon de l'Agriculture 2024 a connu de nombreux incidents avant l'édition 2025 les agriculteurs attendent des actes notamment sur les mesures fiscales et d'urgence que pouvez-vous leur garantir avant le salon j'ai à cœur que les engagements pris soi tenue aide d'urgence prêt de soutien simplification des normes la loi d'Orient agricole arrive aussi au Sénat ce mardi je remplis mon contrat méthodiquement pour que tout se passe bien avec la censure du gouvernement Barnier certaines aides n'ont pu être versées elles le seront quand le budget sera voté le salon doit s'ouvrir de manière apaisée car c'est un grand moment populaire de la vie nationale est-ce possible d'apaiser alors que le budget agricole sera finalement rabotté de 280 millions d'euros quasiment tous les budgets des ministères sont rabotés le budget 2024 de l'agriculture était un budget atypique 7,6 milliards d'euros avec des sommes hors normes qui n'ont d'ailleurs pas toutes été utilisées mais l'agriculture aura un budget supérieur à celui de 2023 5,9 milliards les coupes ne font pas plaisir mais on est tous appelés à un effort pour éviter une crise financière aux effets cataclysmique l'important c'est de pouvoir honorer les promesses en matière d'allègement de charges F fcal et social et de pouvoir par exemple aider les éleveurs d'auvin avec le fond de 75 millions d'euros que Michel Barnier avait décidé d'octroyer on a évoqué le salon de l'agriculture qui s'ouvre le 22 février mais serez-vous encore ministre rire écoutez je suis d'un tempérament résolument optimiste je l'espère vraiment vu les risques qu'emporte la censure le cût que cela représente la déconsidération dont la France serait l'objet les conséquences en matière financière sur les marchés mondiaux la perte de crédibilité de la France il faut que chacun est conscience que la stabilité de notre pays ne peut être l'otage de petit calcul politicien l'accord passé avec les socialistes vous semble assez solide pour résister à la chute du gouvernement chacun prendra ses responsabilités les socialistes sont convoqués à l'esprit de responsabilité censurer le gouvernement et l'empêcher d'obtenir un but pour les agriculteurs par exemple ce serait un drame absolu car aujourd'hui je ne peux déclencher aucun appel à projet je ne peux pas aller sur le soutien aux filières il y a tout un tas de mesures fiscales et sociales qui sont bloqué la censure serait catastrophique le Sénat a voté le 21 janvier la suppression de l'Agence Bio chargé de promouvoir la consommation de produits issus de l'agriculture biologique une décision que vous aviez approuvé avant de rétropédaler pourquoi Bercy avait lancé une grande offensive contre la déperdition de moyens financiers en raison de la multiplication des agences et des opérateurs de l'État vous n'imaginez pas le nombre d'organismes qui s'occupent du bio en France j'ai pensé qu'il était possible de faire travailler tout le monde en synergie et ça a été mal reçu mais dans mon esprit il n'a jamais été question d'abandonner les missions exercées par par l'Agence Bio elle ne sera pas supprimée et le rabot budgétaire ne la touchera pas le plan d'ambition bio 2027 prévoit un total de 18 % de la surface agricole nationale dans 2 ans contre seulement 10,4 % en 2023 l'objectif est-il atteignable c'est compliqué car il y a de vraies disparités territoriales les 18 % donnent une perspective quand on regarde la viabilité économique je pense que le bio demeure une filière attra à l'installation les jeunes sont tentés par ce type d'agriculture c'est une bonne chose pour soutenir le bio nous avons d'ailleurs débloqué un budget communication de 5 million d'euros pour booster l'intérêt des Français il faut aussi qu'on s'occupe du maintien de ce qui existe face à l'urbanisation et l'artificialisation nous devons protéger notre surface agricole comme un trésor le Sénat a aussi ouvert la voie à la réintroduction en France de l'acetami Pride un insecticide de la famille des néonicotinoïdes ce pesticide qui tue les abeilles avait pourtant été interdit en 2018 comment réagissez-vous ce néonicotinoïde interdit en France est autorisé par la réglementation européenne les sénateurs voulaient donc une réintroduction large accessible à toutes les cultures tout le temps mais le gouvernement s'y est opposé les sénateurs se sont repliés sur un amendement qui restreint l'usage à des filières qui sont orpheline de traitement est condamné à mort c'est le cas de la filière noisette par exemple pour l'instant il n'y a pas d'alternative le rendement a baissé de 70 % conserver de la souveraineté est une nécessité car la France est le 4è consommateur au monde de noisette et on importe énormément de noisettes turquou italiennes traité à laacéam Pride le gouvernement a donc opté pour un avis de sagesse ce sera au Parlement d'arbitrer cette question l'accord commercial avec le Mercosur a été scellé par l'UE malgré le refus de la France où en sont les négociation pour obtenir une minorité de blocage au Conseil européen ce que j'observe c'est qu'il n'y a pas une adhésion global à part dans quelques pays comme l'Espagne le Portugal l'Allemagne mais vous avez les Pays-Bas qui sont réticents les Belges qui ne veulent pas le voter la Pologne est vend debout dès que je peux j'irai aussi en Italie pour continuer notre travail d'alerte de sensibilisation et obtenir cette minorité de blocage la Commission européenne a confirmé préparer une réserve de moins 1 milliard d'euros pour soutenir les agriculteurs qui seraient perdants avec l'accord est-ce suffisant c'est ridicule pour les 27 pays 1 milliard vous imaginez c'est absolument dérisoire c'est un marché de dupe car c'est le plus gros accord commercial jamais conclu et il y a des filières qui vont souffrir terriblement le sucre la volaille le bœuf l'éthanol dans les accords commerciaux de libre échange ce sont toujours les mêmes filières qui trinquent
Annie Genevard