Élection du président du Sénat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 38 %Attaque 37 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:51OuverteRéponse directe
Quels sont les enjeux de cette élection du président du Sénat ?
- 1:35OuverteRéponse directe
Comment va se dérouler le vote pour l'élection du président du Sénat ?
- 2:18FerméeRéponse directe
Quand connaîtra-t-on le nom du nouveau président du Sénat ?
- 3:01OuverteRéponse directe
Quels sont les thèmes qui seront abordés lors de cette rentrée parlementaire ?
- 3:43OuverteRéponse directe
Comment interpréter l'arrivée de Gabriel Amar et de LFI au Sénat ?
- 8:47OuverteRéponse directe
Pourquoi le groupe RNU UDR n'a pas présenté de candidat au plateau ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:26Fait
« C'est la première fois que la France insoumise parvient à faire élire un sénateur. »
- 10:06Mathieu d'ArnaudPromesse
« Nous serons les défenseurs du pouvoir d'achat des Français. »
- 10:43Mathieu d'ArnaudFait
« Les ponctions sur les collectivités locales, c'est faire de la situation économique de notre pays. »
- 19:39Patrick CanerFait
« La préférence nationale, c'est d'une erreur politique. »
- 19:39Patrick CanerFait
« Le voile interdit aux femmes musulmanes dans un pays qui respecte la laïcité, c'est une erreur politique. »
- 34:06Pierre CuperPromesse
« Il est de notre responsabilité à pleine auteur des moyens permis et consentis par notre institution de rétablir avec nos concitoyens la confiance dans l'avenir. »
- 38:30Pierre CuperFait
« L'argent de l'État est surtout et avant tout de tous les contribuables. »
- 39:14Pierre CuperPromesse
« Il nous faut aussi préserver nos terres et notre eau, adapter nos activités au changement du climat. »
- 1:11:20Claude MaluretFait
« S'il y a deux candidats, il y aura deux cadavres. S'il y a trois candidats, il y aura trois cadavres. »
- 1:12:35Bruno RotaillotFait
« Si je me retirais aujourd'hui, ce serait du pain béni pour madame Le Pen. »
- 1:43:34Thomas DousFait
« Brûler les lycées neufs qu'on met à votre disposition, c'est à la fois stupide et inacceptable. »
- 1:46:18Yanne ChantrelleFait
« On ne répond pas à une crise sociale et politique par la matraque. »
- 1:56:10Fait
« il faut aller le chercher au bon endroit parce que effectivement on a tendance à aller le chercher à ceux qui en ont le moins et qu'il faut aller le chercher à ceux qui en ont le plus pour que ça soit juste. »
- 1:56:30Promesse
« Moi, j'ai défendu et on continuera à défendre notamment et c'est pas la seule chose, ça répond pas à tout la taxe Zucman sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros »
- 1:57:52Fait
« 10 ans de cette politique inefficace a vidé, a fait augmenter le chômage et a creusé les inégalités. »
- 1:59:04Joshua AuchardFait
« Nous avons fait notre entrée par la petite porte en 2023 avec trois élus Rassemblement national et nous créons. »
- 1:59:36Joshua AuchardFait
« identique à nos députés, à nos collègues députés, identique à ce que nous on a fait avec mon collègue Christopher ZK et Emeric Durox pendant 3 ans, des sénateurs respectueux de l'institution. »
- 2:00:10Joshua AuchardFait
« La situation des lycéens est particulière. J'entends leur revendication sur parcours sup sur les le fait qu'il manque des professeurs »
- 2:00:48Joshua AuchardFait
« ce qui est inadmissible, c'est la violence qui entoure ces euh ces blocages, ces blocus, que ce soit d'ailleurs dans les lycées, dans les universités »
- 2:01:25Joshua AuchardFait
« L'autre actualité majeure de ces derniers jours, ce sont ces informations de médiia part qui révèlent que Jordan Bardelin aurait tenu des propos antisémites en 2013. »
- 2:02:41Joshua AuchardFait
« Je dis que ce sont des propos condamnables que nous condamnons, que nous condamnons toute forme d'antisémitisme et de racisme »
- 2:03:16Joshua AuchardFait
« La plainte déposée par Jordan Bardella en diffamation nous permettra d'y voir d'y voir plus clair. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a diffamation. »
- 2:23:49Franck GilettiFait
« Nous avons vocation à rassembler largement aujourd'hui comme demain ou comme au mois de de février de décembre selon les désistements à élection présidentielle des uns des autres. »
- 2:25:15Chiffre
« Nombre de votants 346. Bulletin blanc 41. Bulletin nul 3. Suffrage exprimé 302. majorité absolue 152 ont obtenu Gérard Larch 203 voix »
- 2:31:47Gérard LarcherFait
« Notre dette est habissal, les taux d'intérêt chaque mois plus élevé. Nos comptes sociaux sont dans le rouge, le pouvoir d'achat est en berne »
- 2:32:32Gérard LarcherFait
« L'instabilité politique et l'absence de majorité à l'Assemblée nationale font obstacle parfois au fonctionnement normal de la 5e République »
- 2:35:20Gérard LarcherChiffre
« La France est ainsi le dernier des pays de l'OCDE en mathématiques. »
- 2:36:47Gérard LarcherChiffre
« 80 % des Français mettent la santé au cœur de leurs priorités. »
- 2:38:15Gérard LarcherChiffre
« 72 %, toujours le même sondage, la lutte contre la délinquence est prioritaire pour 72 % des Français. »
- 2:39:38Gérard LarcherFait
« Le rapport d'information sur les polices municipales a inspiré le projet de loi adopté par le Sénat »
- 2:40:21Gérard LarcherFait
« Le projet de loi visant la relance du logement adopté et enrichi au mois de juillet par le Sénat devrait être examiné cet automne par l'Assemblée nationale. »
- 2:41:05Gérard LarcherFait
« l'intelligence artificielle est une révolution. Il faut la maîtriser et j'insiste, il faut la maîtriser cette révolution. »
- 2:43:15Gérard LarcherFait
« Le Sénat n'a pas entendu les récentes cicules pour s'intéresser aux conséquences du changement climatique »
- 2:44:42Gérard LarcherPromesse
« Nous devrons préparer ensemble la prochaine loi de programmation militaire dès 2027. »
- 2:46:55Gérard LarcherFait
« Les crédits d'étude alloués à chaque commission permettent de compenser, il faut le dire, le manque de densité des études d'impact des projets de loi présentés par le gouvernement. »
- 2:49:49Gérard LarcherFait
« Il nous faut par ailleurs réaffirmer notre pouvoir de contrôle. Les commissions d'enquête ont permis au Sénat de jouer un rôle majeur. »
- 3:02:43Chiffre
« Il y a un groupe RN au Sénat avec 15 sénateurs. »
Temps de parole
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Bonjour, bonjour à tous. Bienvenue en direct sur Public Sénat. édition spéciale à l'occasion de l'élection du président du Sénat après le renouvellement de la chambre haute dimanche dernier place au 3e tour et il y a quatre candidats au plateau. Il y a Cécile Cuckerman pour le groupe communiste, Patrick Caner pour le groupe socialiste, Mélanie Vogel nouvelle présidente du groupe écologiste. Enfin Gérard Larch et le candidat de la majorité de la droite et du centre. Gérard candidat à sa succession pour un 6e mandat de président. À noter, le nouveau groupe RNU UDR ne présente pas de candidats au plateau. On va vous
faire vivre cet événement tout l'après-midi sur l'antenne de public Sénat avec notre duo de journalistes avec Quentin Calmet dans la salle des conférences à quelques mètres de l'hémicycle. Quentin, vous allez avoir de nombreux invités à votre micro, notamment de nombreux présidents de groupe dans cette salle. où les sénateurs vont aussi venir récupérer leur bulletin de vote. Voilà, on va vous faire vivre cette journée au plus près des événement time. Il y a toujours beaucoup d'ambiance he aujourd'hui avec cette séance qui signe la rentrée parlementaire, l'arrivée des nouveaux sénateurs, le retour des sénateurs rééléus. Effectivement, peu de suspense sur l'élection du président cet après-midi, mais on fera le tour de l'actualité de cette rentrée avec nos
invités à ce micro. C'est en fait le premier rendez-vous avec le nouveau Sénat Tam. Merci. Merci beaucoup Quentin. On se retrouve régulièrement dans cette émission tout comme Alexandre qui se trouve lui dans la tribune de presse de l'hémicycle pour nous faire vivre de l'intérieur cette élection qui marque et Quentin le disait le début de la session parlementaire avec ce Sénat renouvelé. Alexandre alors comment ça va se passer ? Bonjour Tam. Et bien à 15h le doyen du Sénat Pierre Cuper sénateur les républicains va ouvrir la séance avec une allocution. Il sera entouré des six plus jeunes sénateurs qui constituent le bureau d'âge du Sénat. Place ensuite au vote à l'élection du président du Sénat. Chacun des 348 sénateurs va monter à la
tribune pour voter un vote à bulletin secret par ordre alphabétique. Et entre 16h et 17h et bien on connaîtra le nom du président du Sénat pour les trois prochaines années. Merci. Merci beaucoup Alexandre. On vous retrouve tout au long de cette émission pour nous faire vivre ce scrutin bien particulier qui n'a lieu qu'une fois. tous les 3 ans au Sénat et sur ce plateau, trois invités pour discuter des enjeux de l'élection pour se projeter aussi sur le début de la session parlementaire. Quelles vont être les relations de ce scénar avec le gouvernement, notamment lors de cette période cruciale de l'élaboration du budget ? Quel rôle peut-il jouer à l'approche de l'élection présidentielle ? Et puis que change l'arrivée d'un 9e groupe, le groupe RNU UDR et aussi celle
d'un sénateur de la France insoumise avec nous sur ce plateau, Jean-Garic. Bonjour. Bonjour. Vous êtes président de la commission internationale d'histoire des assemblées. Également avec nous, Pascal Perinot. Bonjour et bienvenue. Vous êtes professeur des universités associées au Sévipof. Et enfin, Lor Salvain est avec nous. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes directrice générale du cabinet d'études et de conseil Verrian France. Et pour commencer, nous allons commenter l'image de ce début d'après-midi. On va rejoindre Quentin. Vous y étiez Quentin. Cette image et bien c'est l'arrivée du sénateur de la France insoumise Gabriel Amar et il n'était pas seul. Et voilà, Gabriel Amar, le nouveau sénateur LFI Durô est arrivé entouré de nombreux députés de la France insoumise
et aussi du chef de fil des insoumis Jean-Luc Mélenchon. Tout à l'heure dans la cour d'honneur du Sénat, ils ont pris une photo sur le perron central du Sénat pour immortaliser ce moment historique, hein. C'est la première fois que la France insoumise parvient à faire élire un sénateur. Techniquement, ils sont même deux avec le sénateur Marc Peré, élu en haute Garonne qui a été élu avec le soutien de LFI des écologistes. Jean-Luc Mélenchon qui s'est attardé avec la presse pour nous raconter ses souvenirs de sénateur. lui qui était élu à la chambre haute entre 1986 et 2000 puis de 2004 à 2010. Il a dit ce matin qu'il avait fallu 10 ans à son parti pour faire élire un sénateur, le Sénat et je cite "lte la plus dure à passer. Sans doute, cela aurait été plus vite si
nos partenaires en étaient vraiment", a-t-il dit, et non des concurrents tout le temps dit Jean-Luc Mélenchon. Une petite pique un intame aux autres parties de gauche du Sénat avec qui la relation est très tendue. Ainsi, Gabriel Amar va-t-il siéger chez les non inscrits ? Les écologistes ont refusé qu'ils rejoignent leur rang. Merci. Merci beaucoup Quentin. Pascal Perinot Géral Archer a appelé le Sénat rester une institution du débat apaisée. He c'était l'un de une partie de son discours dimanche dernier. Mais quand on voit la France insoumise qui certes n'a qu'un seul parlementaire mais en fait tout un événement en l'accompagnant ainsi de nombreux députés de Jean-Luc Mélenchon. On voit déjà qu'il y a quelque chose qui qui est sélectrice dans l'air. Oui bien sûr ça s'électrice. Pourquoi ?
parce que les dernières élections de dimanche dernier ont amené en effet des représentants des groupes extrêmes qui jusqu'alors était sauf trois sénateurs eren étaient exclus de la représentation sénatoriale et puis il y a la campagne présidentielle et donc chacun utilise, on le voit bien avec le président de la France insoumise, chacun utilise le contexte de cette élection présidentielle pour essayer de transformer l'arène paisible, la reine du Sénat qui est avant tout une arène de compromis contrairement à l'Assemblée nationale pour utiliser cette cette arène comme étant une vitrine un élément dans le dispositif de la campagne
présidentielle et un des enjeux pour le prochain président du Sénat qui sera certainement Gérard Larchet, c'est de maintenir ce point d'équilibre dans un paysage profondément déstructuré. ce point d'équilibre que reste quoi quoi que les extrêmes en pensent que reste le Sénat. Oui, Jean Garc, effectivement, il y a quand même la stabilité qui prime, une majorité de la droite et du centre qui va qui va rester. L'élection de Jar Larch est un faux suspense bien entendu, mais on voit ces changements qui arithmétiquement sont faibles mais symboliquement, politiquement, ça change un peu la donne. Oui. D'ailleurs, le l'image elle-même est assez significatif. Je veux dire que
voir ces députés au fond transporter leur conflictualité par le truchement de leur sénateur au Sénat, la chambre du consensus ou en tout cas la chambre de la discussion apaisée, c'est quelque chose qui c'est une image qui n'est pas neutre. et le fait même que Jean-Luc Mélenchon qui est le le l'artisan, le moteur de cette conflictualité soit soit venu pariner ce sénateur indique aussi une sorte de de volonté de de voilà d'étendre cette stratégie jusque jusque dans l'arène sénatoriale. Mais sachons raison gardé aussi Pascal l'a souligné, il n'y a qu'un sénateur donc de la France
insoumise. Il n'y a malgré tout que 14 ou 15 selon les calculs sénateurs de RN UDR, ça reste quand même très très minoritaire. Euh il est certain que le la tonalité va va changer. On va voir sans doute des modifications dans le débat, dans la dans les discussions, mais euh fondamentalement peut-être un peu dans l'atmosphère, mais fondamentalement euh on va avoir une majorité qui est presque inchangée et c'est très important surtout de préserver cette identité du Sénat parce que on va se retrouver dans des échéances électorales, la présidentielle et des législatives de 2027 qui risquent
d'être encore plus apocalyp. que j'allais dire que ce qu'on avait connu jusqu'à présent. Alors Salva, un mot sur le fait que le groupe RNU UDR a choisi de ne pas présenter de candidat au plateau. C'était pour le coup un suspense ce matin. C'est ce qu'on a découvert. Oui, c'est vrai. Il y avait un enjeu effectivement pour eux. Alors déjà, il y a un enjeu de présence. Ça y est, ils ont constitué un groupe. C'est une c'est une victoire euh symbolique certes dans la dans la course à la présidentielle. mais aussi de façon très pratique effectivement sur le temps de parole qu'ils vont avoir sur les commissions d'enquête auxquelles ils pourront assister sur le fait de pas de pas présenter de candidat je pense
qu'ils ont pas eu envie d'essuyer un échec alors même qu'ils sont sur une dynamique très positive notamment dans les sondages d'intention de vote mais aussi dans tous les dans toutes les enquêtes d'opinion qu'on peut faire aujourd'hui sur le RN. Allez, on va continuer à vous faire vivre les coulisses de cette élection. On va rejoindre Quentin qui se trouve dans la salle des conférences. À votre micro, le sénateur les républicains, président du groupe LR, Mathieu d'Arnaud. Oui, bonjour Mathieu d'Arna. On est d'accord qu'il y a peu de suspense cet après-midi. Général Linchet devrait être rélu président du Sénat dès le premier tour. On est d'accord ? Je l'espère et en tout cas je me réjouis de cette de cette perspective. Je m'en réjouis parce que je pense que Gérard
Larchet est ce président qui incarne l'institution, qui incarne l'institution dans un temps politique que l'on s'est agité. Nous avons devant nous la préparation d'un projet de loi de finance et d'un projet de loi de financement de la sécurité sociale. Et je pense qu'il est important, comme ça a été le cas en 2025 et 2026, que le Sénat soit à la fois ce pôle de stabilité utile et puis un contrepouvoir parce qu'il va s'en dire que comme l'année dernière, nous n'accepterons pas que le gouvernement nous présente un texte qui à l'instar de ce qui semble se se dessiner ne va pas dans le sens que nous souhaitons. C'est-à-dire qu'est-ce que votre groupe he que vous présidez depuis hier, vous avez été rélu président du groupe LR. Quelle va être la position de
votre groupe euh vis-à-vis de ce budget ? Est-ce que par exemple sur les collectivités locales, vous le dites, il va falloir que le gouvernement revoit sa copie par exemple. Oui, mais pas que sur les collectivités locales. D'ailleurs, je m'étonne, je l'ai dit à plusieurs reprises, les ponctions sur les collectivités locales, c'est faire de la situation économique de notre pays. La commande publique, ce sont aujourd'hui les collectivités locales. Si on arrive à 04, 4 ou 05 de croissance, c'est en partie. grâce à la commande publique sur les territoires et grâce aux collectivités locales. Et puis il y a la position sur les retraites qui n'est pas claire. Euh Londame qui me paraît assez peu réaliste euh au regard de la situation euh de la santé publique et la situation sanitaire dans notre
dans notre pays et puis euh les sujets comme les retraites où on voit difficilement comment on peut arriver à un tel un tel résultat. Ce que je reproche vraiment au gouvernement, c'est que nous avions fait des propositions pour lisser l'effort dans le temps. Aujourd'hui, on a le sentiment que le gouvernement se réveille et qu'il veut absolument un un budget qui soit confiscatoire pour les Français, confiscatoire aussi pour le pouvoir d'achat des Français. Nous, nous serons les défenseurs du pouvoir d'achat des Français. L'autre crise qui secoue la France, ce sont ces lycées qui ont été gravement perturbés. 356 établissements hier. Comment calmer la colère des lycéens aujourd'hui ? Bah, je crois qu'il faut entendre les lycéens. Mais entendre les lycéens, ça
ne veut pas dire, comme le fait la France insoumise verser dans une exploitation des lycéens. Et quand on voit euh ce qui se passe sur les territoires, quand on voit euh la position de la France insoumise, ça questionne et parfois ça révolte aussi. Une dernière question sur votre groupe politique. On a entendu dire que il y avait eu des vélités de la part de sénateur Nouvelleergie, le parti de David Listard, de se lancer le leur propre groupe. Est-ce que vous pouvez nous confirmer cette rumeur ? Ben écoutez, celles et ceux qui sont Nouvelle Énergie ont signé et rigné dans notre groupe. Donc j'appréhende le sujet avec beaucoup de sérénité et la volonté d'avoir la même cohésion que celle que nous avons eu au cours des trois dernières années. Merci Mathieu d'Arnaud, président du
groupe LR au Sénat. J'accueille tout de suite Benjamin U1, notre prochain invité. Bonjour, vous êtes un des nouveaux visages de ce Sénat 2026. Vous êtes sénateur Renaissance du Hain, vous êtes proche de Gabriel Atal et donc vous allez faire partie du bureau d'âge. Vous avez 34 ans. Parlez-nous de votre émotion, de ce que vous ressentez aujourd'hui avec votre élection. Ben, c'est une responsabilité et un sens des responsabilités fortes parce qu'on représente notre département, représente notre pays et voilà, c'est extrêmement important queon puisse avoir des sénatrices et puis des sénateurs, je crois, de toutes les générations y compris jeunes qui apportent un vent de renouvellement je pense de notre vie politique à besoin avec leur enracinement et leur conviction. Donc
c'est dans cet esprit-là que on se présente et pour défendre pleinement les collectivités territoriales de notre pays. Ouais. leschos qui parlent de vous comme d'un hafonctionnaire surdiplômé. Vous avez fait Normal Sub, vous êtes passé par l'université Berkley, Lenin. Qu'est-ce que vous avez apporté à la chambre haute ? Alors moi, je suis avant tout un jeune de Zimmer Bar, fan de foot qui aime être avec ses copains. Les hasards de la vie euh on fait que j'ai fait euh différentes études mais voilà, moi je suis avant tout un jeune de Zimmer bar qui vient défendre son magnifique département avec la conviction aussi de servir euh la France au plus haut niveau. Voilà, vous allez jouer un rôle pendant la campagne de Gabriel Atal. Vous allez notamment travailler sur le programme du
candidat. Qu'est-ce que vous allez faire exactement dans cette campagne ? bah avec euh Agnès Panier Runaché, avec Paul Midi, avec euh Grégory Guillaume aussi. Donc euh donc on fait un programme euh important pour la France euh pour qu'on retrouve la voilà pour que la France dans les 10 prochaines années soit la première puissance d'Europe euh grâce à l'école, grâce au salaire, grâce à l'intelligence artificielle, euh grâce à la protection des frontières et en libérant la France des deux dettes qu'elle tire comme un ou pied, la dette climatique et la dette budgétaire. Merci Benjamin UIN. Et donc on va vous voir he pendant cette séance le bureau d'âge. Vous serez comme ça autour du doyen pour l'ouverture de de cette séance tout à l'heure. Merci. Merci beaucoup. Merci.
Merci. Merci beaucoup Quentin. Le bureau d'age, un mot sur cette chose qui qui perdure Jean Garig. On va avoir les plus jeunes sénateurs avec le doyen du Sénat qui vont ouvrir cette cette séance et puis les les sénateurs vont être assis par ordre alphabétique he il y a pas encore les groupes. C'est c'est tout un protocole. Oui, c'est un protocole mais qu'il est important de de préserver parce que nous sommes dans une institution majeure de de la République. Il faut absolument préserver ces ces protocoles et puis c'est aussi ça permet une transmission justement de non seulement des des rites mais mais de l'état d'esprit d'une d'une institution. le fait d'avoir le doyen d'âge qui
incarne quelque part justement cette sagesse euh cette pondération euh de du Sénat et puis des jeunes qui incarnent aussi le renouveau, le le renouvellement. J'ai été j'ai été même un peu déçu que le le dernier euh qui est intervenu que ce ce nouveau euh sénateur s'excuse presque d'avoir fait de de très bonnes études. Moi, je trouve que c'est plutôt il va venir avec ce bagage là aussi. eniss pour pour alors il faut pas qu' que des crânes d' comme on disait à l'époque dans une mais c'est pas mal aussi d'avoir des gens qui ont des des capacités. Euh un mot sur le fait que ça permet de
montrer effectivement le visage jeune du Sénat. Il y a euh six sénateurs qui ont moins de 35 ans qui vont montrer leur visage cet après-midi, leur salvin. Oui. Et d'ailleurs, c'est ce qui a montré aussi le le Sénat ces dernières années. On a quand même un bouleversement de l'image du Sénat, je dirais ces ces ces dernières années, notamment dans euh dans l'opinion. On est passé d'une institution très classique, très traditionnelle, presque un peu poussiéreuse à ces dernières années finalement euh une institution qui prend à cœur son rôle de contrepouvoir, qui met sur le sujet sur le des sujets pardon sur le devant de la scène euh important pour la population, qui a mis aussi en avant des commissions d'enquête qui ont été très remarquées
hein, la commission Benala, la commission Orpa ou encore récemment la commission sur les les violences faites aux enfants. Donc le Sénat se modernise et effectivement paraît de plus en plus proche quelque part de du quotidien des Français, ce qu'on avait pas encore il y a une dizaine d'années. Le Salvin a employé le mot de contrepouvoir, c'est un terme très souvent employé par Gérard Larch il y a 3 ans. C'est un terme qu'il avait employé lorsque il avait été réélu comme sénateur des Yvelines. Il l'a encore utilisé ce dimanche soir. Le Sénat jouer un rôle de contrepouvoir de tout temps et sans doute aussi dans la séquence qui va qui va nous nous occuper encore après la présidentielle. Il faut-il le dire,
le Sénat va durer 3 ans dans avec cette image. C'est dans la grande tradition de la démocratie parlementaire ou de la démocratie semi-présidentielle que nous connaissons. La nécessité d'avoir dans le dispositif des institutions, des institutions qui ne reflètent pas uniquement la majorité présidentielle ou la majorité législative en place, hein. Donc il y a là quelque chose d'extrêmement important et ça correspond à une longue tradition historique du Sénat. Euh par exemple sous la 5e République, il faut savoir que même en pleine hégémonie golienne et bien il y avait un Sénat qui sous la houlette de
Gaston Manerville était un Sénat qui faisait presque de la résistance hein euh en tout cas qui était très nettement un contrepouvoir. Euh là-dessus on on va rejoindre Quentin qui se trouve avec le président du groupe socialiste. Il vient d'être réélu à la tête de ce groupe, c'est Patrick Caner qui est au micro de Quentin Calmet. Oui, bonjour Patrick Caner, merci de nous avoir rejoint en direct sur Public Sénat. Réieu à votre poste hier 39 voix contre 19 pour Rachid Temal. Au passage, on note donc que vous êtes 63 sénateurs PS à prendre part à ce scrutin. C'est donc la stabilité pour votre groupe politique depuis ces dernières sénatoires. Stabilité au niveau de la présidence du
groupe et je m'en félicite en saluant euh voilà la campagne qui a été menée par monsieur Temal, Rach Temal, mon mon collègue. Euh stabilité aussi en nombre. On aurait pu craindre plus de pertes mais vous savez on a failli avoir trois sénateurs de plus 27 voix toutes confondues, un dans la Creuse, un dans la sarte. Voilà donc tout ça est bien bien dommage. L'une des informations et en vendé en vend oui l'une des informations principales de ces élections sénatures, c'est l'élection de 11 nouveaux sénateurs RN et UDR, le parti d'XI qui s'ajoute aux trois déjà élus. Une sénatrice qui rejoint ce groupe et donc et bien un groupe d'extrême droite pour la première fois sous la 5è République au Sénat. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Ça m'inspire euh finalement euh euh deux
sentiments. Sentiment bah certains pourraient dire c'est logique. Euh ils ont des élus locaux donc ils ont un groupe. Sentiment pour moi de crainte politique c'est que ici l'extrême droite va pouvoir beaucoup plus facilement maintenant de par ses droits de parole ce qui est bien normal développer ces thèses que nous allons combattre pied à pied. Oui Marine Le Pen qui vous a pris la partie sur les réseaux sociaux parce que vous aviez dit c'est l'arrivée du musée des horreurs. Est-ce que vous lui répondez ? Vous retirez vos propos ? Absolument pas. C'est le musée des orreurs politiques. J'espère qu'il a pas compris que c'est les musées des horreurs sur le plan physique. Sinon, il faut vraiment qu'elle se paye une paire de lunettes. Euh non, non, c'est muser
les orreurs politiques parce que oui, la préférence nationale, c'est d'une erreur politique. La fin de la loi est serue pour le logement social, c'est d'une erreur politique. La le voile interdit aux femmes musulmanes dans un pays qui respecte la laïcité, c'est une erreur politique. Oui, je ne je ne retire rien de mon propos. Et d'ailleurs, monsieur Chuti a demandé des sanctions contre moi. S'il estime que c'est une insulte, bien qu'il le prouve. Autre grand thème de l'actualité, c'est la mobilisation des lycéens. Vous avez été ministre de la jeunesse de 2014 à 2017. Comment est-ce qu'on peut répondre à cette mobilisation ? Comment calmer la colère des lycéens ? Déjà, si les lycéens sont dehors, mais aussi maintenant les étudiants manifestement, c'est que il y
a des échecs successifs sur la politique éducative qui a été mené dans ce pays depuis depuis 10 ans. Donc voilà, la, j'ai envie de dire la bouteille est en train d'exploser et bien évidemment, je comprends les raisons de la colère, mais je ne comprends sûrement pas et je dénonce toutes les formes de violence, notamment quand je vois des enseignants pour chasser frapper, pour moi c'est insupportable. Ça veut dire que cette très public aujourd'hui est en train de perdre ses repères. Donc oui, à la compréhension des causes mais jamais cautionnement des moyens qui sont utilisés. Et je regrette qu'un grand parti politique Oui. NFI aujourd'hui soit manifestement peut-être sinon débordé. En tout cas constate que en attisant les flammes ont
créé une situation insurrectionnelle dans ce pays. C'est ce qu'il souhaite mais c'est absolument là aussi inacceptable. Bruno Rotillo dit qu'il faut poser dans le débat public le fait que l'interduction de du parti LFI se pose. Qu'est-ce que vous en pensez ? Faut-il interdire LFI ? Écoutez, monsieur Rotaillot est en train d'essayer de copier l'original depuis maintenant des mois, des années. Mais l'original, c'est le Front National très concrètement. Donc moi je voilà, je ne peux pas concourir à ce type d'excès et de surenchère. Monsieur Rotaillot est un candidat républicain, il doit rester dans son couloir euh et ne pas faire la courte échelle au RN et les filles déjà le fait suffisamment. Merci beaucoup Patrick Caner pour cette réaction en direct au micro de publicate.
Merci. Merci beaucoup Quentin pour cette nouvelle réaction. Jean Garig, est-ce que l'on sent l'air de la campagne présidentielle dans cette salle des conférences ? Totalement parce que même le choix, me semble-t-il, de l'expression Musée des horreurs euh employé par Patrick Caner qui est quand même euh euh le représentant d'un parti euh on va dire plus modéré que les deux que les deux extrêmes. Ce ce choix me semble pas forcément très très heureux parce que euh on comprend la lutte, l'antagonisme avec le Rassemblement national qui s'enracine sur des luttes séculaires, j'allais dire. Mais euh mais mais ça ne fait pas partie, me semble-t-il, du du vocabulaire de de ce qu'on de ce qu'on entend à trouver euh euh au Sénat. Et ça
montre bien, me semble-t-il, plus offensif qu' que d'habitude vis-à-vis de ce nouveau groupe qui qui arrive. On en a entendu par de la gauche aussi appelé au cordon sanitaire. C'est vrai. Bon, c'est c'est assez cohérent parce que ça rentre dans la dans cette cet héritage du front républicain, du cordon sanitaire vis-à-vis du Rassemblement national qu'il faudrait aujourd'hui peut-être questionner et réfléchir à des manières peut-être plus comment dire plus modernes de de combattre le Rassemblement national. Mais mais je le répète, le choix de ce vocabulaire, même la tonalité nous montre que manifestement on est dans une campagne présidentielle. Il y a quelques petites phrases aussi bien senties sur la France insoumise plus indulgente,
j'ai trouvé. Voilà. Euh on est on est effectivement on n'est pas dans une période normale. On a vu aussi la gauche prier LR Pascal Perinot de se positionner par rapport à ce n gros nouveau groupe RNU UDR. Il faut dire que tout a commencé aussi dimanche avec Jordan Bardella qui a dit qu'il en appelait au LR patriote sincère. Donc lui aussi est dans cette volonté de débauchage. Mais on voit que ça tient pour l'instant puisqueils sont une quinzaine seulement. Bien sûr, tout ça est d'un grand classicisme. En effet, chacun appelle à ou cherche à organiser en effet des dissidences dans le groupe qui dans l'espace politique se situe jusqu'à juste à côté. Bon, pour l'instant, on ne voit pas dans le groupe
LR, sauf le cas d'une sénatrice qui a rejoint ce groupe RNA qui a rejoint le Il n'y a aucune aucune fuite. Alors, faudra peut-être regarder attentivement tout à l'heure dans les résultats euh qu'obtiendra Gérard Larch en tant que candidat LR. Ce qu'il fait comme voie, est-ce que ce sont les voies de la droite et du centre ou est-ce qu'il est allé au-delà ? Mais même s'il va nettement au-delà, cela viendra d'où hein ? Parce qu'il y a aussi un centre gauche, il y a Liot, bon qui sont des groupes hétérogènes dans lequel tel ou tel sénateur peut très bien voter pour l'actuel président. Le groupe Renaissance, le groupe RDPI.
Donc Xavier Covelli d'ailleurs vient d'être élu président de groupe. Votre analyse sur ce nouveau visage du Sénat Lor Salvin. Voilà, il y a une dimension de permanence et une dimension de quand même de de changement et deune façon dont dont un petit peu de l'Assemblée nationale pénètre dans le Sénat peut-être. Oui, ben je pense que ça donne aussi une bonne image finalement et une bonne représentation du réseau des élus locaux. On a eu des élections municipales cette année, on voit effectivement bah les grandes dynamiques de de de ces élections municipales, elles se retrouvent quelque part aussi euh dans le Sénat et donc euh c'est effectivement qui est ces deux groupes enfin deux groupes deux parties en tout
cas euh qui habituellement ne sont pas représentés au Sénat et qui rentrent effectivement dans cette dans cette institution, ça forcément ça va avoir un impact dans la vie politique. Je pense que d'un point de vue du Rassemblement national en tant que parti dominant aujourd'hui hein qui qui vraiment qui arrive en tête effectivement dans un certain nombre d'élections de de d'intention de vote et cetera, c'était normal qu'il arf c'était assez attendu qu'il arrive ici. Il doit être partout. Il a aussi besoin s'il avait pas avec son groupe le Rassemblement national. Je pense que ça aurait un petit peu freiné sa dynamique euh dans le casadre de l'élection présidentielle parce que il
se doit malgré tout effectivement d'être euh bah représenté dans les grandes institutions. Le Sénat fait partie euh de ces grandes institutions et effectivement si le RN n'avait pas eu de de groupe, ça aurait quand même pesé un peu et ça aurait peut-être certains français il y aurait peut-être vu aussi une forme d'anomalie pour reprendre une unomalie ou de fragilité aussi. C'est pas rassurant de de penser effectivement que des élus locaux ne sont pas autour d'un grand parti comme ça prouve effectivement une implantation locale he qui commence à être vraiment là. Allez, il est bientôt 15h. C'est l'heure de rejoindre Alexandre Poussard dans l'hémicycle du Sénat. Alexandre car le président de séance d'un jour, le doyen du Sénat devrait bientôt s'exprimer. lui qui va arriver également
entouré du bureau d'âge dont on parlait tout à l'heure. Effectivement, Tam, c'est ce bureau d'âge qui va présider superviser les opérations de vote pour cette élection du président du Sénat avec le doyen du Sénat pour présider ce bureau, Pierre Cuper, sénateur les Républicains âgé de 82 ans et 6 mois. Pierre Cuper, c'est notamment un sénateur qui est très actif sur les sujets agricoles et effectivement, il sera entouré des six sénateurs les plus jeunes de cette assemblée. Alors, dans ses secrétaires d'âge, on connaît notamment la Benjamine du Sénat, Mathilde Olivier, âgé de 32 ans et 3 mois. Elle avait été élue il y a 3 ans, sénatrice écologiste des Français établis hors de France. Il y a aussi Rémy Cardon, sénateur socialiste de la Somme qui a été élu en 2020. Et
souvenez-vous, à l'époque, il avait battu le record. Il était devenu le plus jeune sénateur de l'histoire de notre République. Et puis il y a les petits nouveaux qui font leur rentrée au Sénat cette année, notamment Ryan Perso, jeune sénateur de Guyane et Benjamin Uin qui était il y a quelques minutes au micro de Quentin Calmet. Benjamin Uin, sénateur Renaissance du Hain. Il est le maire de la commune de Zimmerbar dans le Horin et c'est un proche de Gabriel Atala. Merci. Merci beaucoup Alexandre pour toutes ces explications. Donc cet après-midi, Pascal Perino, ce nouveau Sénat va donc élire son président. Quel est le rôle du président du Sénat ? Il a à la fois une responsabilité interne dans l'institution, un rôle au niveau de de la République et un rôle
politique bien entendu. Tout à fait. Il a un rôle en effet tout à fait important au Sénat et on le voit depuis les nombreux mandats de Gérard Larch qui a une conception extrêmement active de la présidence. Euh même sur le plan international, il a développé une diplomatie euh sénatoriale qui est tout à fait intéressante, mais aussi euh en dehors du Sénat euh euh c'est le 2e personnage de l'État et euh en cas de problème euh du côté de l'Élysée et on l'a vu à plusieurs reprises sous la 5e République, c'est-à-dire en cas de mort ou de démission du président de la République, en effet, il devient président de la République par intérim. Alors, ce qui va être intéressant, c'est
de voir euh dans quelle fourchette ce président du Sénat va être légitimé. Et quand on regarde les deux dernières élections, celles de 2023 et celle de 2020, la fourchette est en bas 216 voix, en haut 238 voix. Donc le score devrait se situer quelque part entre ce 216 le palier et euh 200 euh euh 231 euh pour le plafond. Euh Jean Garig, gér président le Sénat depuis 2008 à l'exception d'une parenthèse à gauche entre 2011 et 2014. C'est une véritable longité, un un record de longévité. C'est rare
aujourd'hui dans notre vie politique. Est-ce que c'est aussi propre au Sénat ? Une chambre du temps long. Les équilibres se modifient plus lentement qu'ailleurs sans doute. Alors c'est pas tout à fait un record puisque il y a eu des présidents qui sont restés plus longtemps. On parlait de de Gaston Monerville et d'Alain Power mais j'entends peut-être que ça retentit. Effectivement, on va on va s'en reparler juste après, mais parce qu'on voit les portes du cabinet de départ qui s'ouvr et c'est effectivement le bureau d'age qui sort, qui va rejoindre la galerie des bustes au son de des tambours de la gare républicaine. On l'a dit, il y a le doyen du Sénat, le sénateur de la scène et Marne, Pierre Cupers, âgé de 82 ans accompagné des six
sénateurs les plus jeunes de cette assemblée. Il y a Mathilde Olivier, la Benjamine du Sénat âgé de 32 ans, le nouveau sénateur de Guyane, Ryan Perceau également le sénateur de la Somme, Réy Cardon, celui du Hain Benjamin que nous avons entendu tout à l'heure de l'héros Manon Bouquin et puis la sénatrice des Français de l'étranger Sophie Brillante Guillimont. Il s'installe au plateau. On va pouvoir écouter bien le doyen du Sénat, Pierre Cipers, qui va donc ouvrir cette séance très particulière qui va durer tout le long de l'après-midi avec ce vote pour le président du Sénat sous les
applaudissements de cette nouvelle chambre élue le 27 septembre dernier. Voilà, on voit les sénateurs qui s'installent. Ils ne sont sans doute pas aux places qu'ils occuperont pendant le reste de l'année et la cloche retentie en prend la direction de la séance. Monsieur le ministre, mes chers collègues, la séance est ouverte. Je salue les six plus jeunes sénateurs présents qui rempliront lors de cette séance les fonctions de secrétaire d'âge et je les invite à venir siéger au bureau. Madame Mathilde Olivier, sénatrice représentant les Français établis hors
de France,
monsieur Réy Cardon, sénateur de la Somme.
Monsieur Benjamin Lin, sénateur du Hain
Madame Manon Bouquin, sénatrice de l'héros.
Madame Sophie Brillante Guillumont, sénatrice représentant les Français établis hors de France.
En application de l'article 28 de la Constitution, la session ordinaire 2026-2027 est ouverte. Oui. Ah, j'ai oublié. Mais non, je je l'avais pas dit.
J'ai oublié monsieur Ryan Perso, sénateur de la Guyane. Ça valait le coup de le dire après. En application de l'article 28 de la Constitution, la session ordinaire 2026-2027 est donc ouverte. J'ai reçu communication de la liste des sénateurs proclamé élu le 27 septembre 2026. Acte est ainsi donné de cette communication. Par lettre en date du 8 septembre 2026, le ministère de l'intérieur m'a fait connaître que en application de l'article sur la loi organique 320 du code électoral, monsieur Michel Savin,
démissionnaire a été remplacé à compté du 1er octobre 2026 à 0 he par madame Annique Merlin.
Monsieur le ministre, mes chers collègues, notre règlement réserve à la personne la plus âgée d'entre nous la charge et l'honneur de présider cette première séance. Alors, me direz-vous, suffit-il tout simplement de patienter pour obtenir ce privilège ? Et bien non, bien sûr, il faut surtout avoir de solides convictions et conserver ce désir intense de convaincre et de servir. Et je puis vous assurer qu'en ce qui me concerne, celle-ci demeure intacte.
Et s'installer dans ce fauteuil Fus pour quelques instants s'accompagne pour moi d'une grande émotion. Je pense particulièrement à Étienne Da mon beau-père, sénateur de Sénémarne, qui occupa si longtemps ce fauteuil comme vice-président de notre haute assemblée, sans oublier d'ailleurs plusieurs de nos grands-parents et arrière dont les mandats ici au Sénat ont été estimés. Ces précieux souvenirs familiaux sont la révélation de mon attachement à cette belle maison. Quant à aujourd'hui, entourés des six plus jeunes membres de notre assemblée, nous sommes tous dépositaires d'un
héritage commun. Nous avons tous ensemble la lourde charge de le faire vivre et de le transmettre tout au long de notre mandat. relativement à mon chemin parcouru, je songe, oui, je songe à la terre, la terre de France, la terre de ma commune, celle de ma chère Sénémarne. C'est sur ces plaines fertiles que mon engagement a commencé auprès de nos concitoyens pour lequel la parole donnée oblige et qui attendent d'un élu qu'il respecte ses engagements. Le métier d'agriculteur m'a appris à inscrire mon travail au rythme des saisons et celui des années et à
cultiver la patience, la persévérance et la modestie quiimpose les réalités de la terre. Une récolte, vous savez tous, se prépare bien avant de pouvoir en mesurer le résultat. Une terre est utilisée et conservée en bon état de production en pensant à celui qui la travaillera après vous dans le futur et en espérant le meilleur. Cette même exigence se retrouve dans les responsabilités de maire, d'élus local puis de sénateurs. Prendre soin de ce que le peuple nous confie, faire les bons choix et préparer l'avenir. une école, les équipements communaux ou
une entreprise qui se développe sont autant d'engagement qui dépassent la durée d'un mandat. C'est dans cet esprit que je m'adresse à vous aujourd'hui, mes très chers collègues. À titre d'ailleurs tout à fait exceptionnel, je vais me permettre d'observer exactement l'inverse de cette citation que j'ai fait mienne il y a bien longtemps, celle d'un grand homme d'état, le cardinal de Richelieu, dont le portrait orne le salon des messagers d'État. Il disait, il répétait parler peu, écouter beaucoup et agir surtout. À l'orée de ce renouvellement sénatorial et d'une nouvelle session parlementaire,
il est de notre responsabilité à pleine auteur des moyens permis et consentis par notre institution de rétablir avec nos concitoyens la confiance dans l'avenir. Pour que la parole et l'action publique retrouvent leur pleine vigueur, il nous faut garder conscience de ce qu'elle engage. Toute mesure nouvelle exige une justification rationnelle, une appréciation de ses conséquences, une explication face au moyens requis, car voter une dépense, c'est impérativement en assumer le financement. Demander un effort, c'est en exposer la raison et en justifier la répartition. Nous devons toujours nous rappeler que
l'argent de l'État est surtout et avant tout de tous les contribuables, ce qui implique envers eux un devoir absolu de transparence. En dehors de tout clivage partisan et selon la sensibilité politique de chacune et de chacun, nos concitoyens sont naturellement en droit de nous imposer la franchise, la simplification et surtout un maintien et respect de l'objectif prévu. Les défis de demain sont déjà bien devant nous. produire davantage sur notre sol, permettre de vivre dignement de son travail, accompagner le vieillissement de notre population, transmettre à nos enfants
une langue, une culture, un savoir, des traditions et une histoire commune. Il nous faut aussi préserver nos terres et notre eau, adapter nos activités au changement du climat et soutenir ceux à qui nous demandons ces efforts. soutenir ceux à qui nous demandons ces efforts. Il faut tenir ensemble, mes chers collègues, car rien de durable de se construire dans un pays dont les habitants ne se sentent plus complémentaires les uns aux autres. Oui, la France en a les ressources. Oui, la France bénéficie de femmes et d'hommes prêts à relever leurs manches et à ramer ferme pour faire avancer leur
navire. Encore faut-il un équipage dont la volonté ne soit pas perpétuellement ralenti par la paprasserie. Encore faut-il aussi un capitaine décisif et agissant. Encore faut-il enfin pouvoir suivre un cap digne de résultat enthousiasm. Alors on ne peut demander au Français d'avancer avec confiance si l'on change sans cesse la direction. Dans cette tâche, le Sénat essentielle, je dirais incontournable. Nous sommes les représentants de la nation. La Constitution de la République
française confie spécialement au Sénat la représentation des collectivités territoriales de la République. Nous apportons au Parlement l'expérience de la réalité du terrain et cette connaissance doit nous empêcher d'avoir des lectures trop simplifiées de notre pays. Car chaque territoire, chacune de nos villes, de nos communes sont doté à la fois de certains atouts mais aussi de manque et de difficultés. C'est pourquoi face à chaque disposition pour laquelle nous aurons à statuer, il nous faudra conserver attentivement en point de mire ceux qui devront l'appliquer, tout particulièrement les maires et les
élus locaux qui doivent compter sur nous. Nous avons le devoir de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour les aider bien sûr à accomplir leur tâches. Nous devons aussi assurer leur protection. Aucun élu ne devrait subir de menaces, d'intimidation ou de violence pour avoir exercé son mandat. Aucun maire ne devrait craindre pour sa famille parce qu'il a fait respecter une règle ou pris une décision.
Monsieur le ministre, monsieur le ministre, la République doit se tenir au côté de ceux qui la font vivre jusque dans la plus petite de nos communes. Notre République, l'AS républicain, la chose publique. C'est à la fois ce qui nous est commun à tous, mais dont nous mais dont aucun de nous ne peut disposer personnellement à sa guise. Notre Sénat porte un nom hérité des institutions de la Rome antique. Il nous revient de donner à cet héritage philosophique et historique de l'État de droit un sens vivant dans le respect de notre Constitution. Lors de notre mandat, une grande part de notre attention doit également aller à
ceux qui produisent, qui créent des emplois et transmettent des savoir-fa. L'agriculture, l'industrie, l'artisanat. et le commerce, les forces vives qui nourrissent loge et emploi dans nos territoires. Derrière un atelier qui s'agrandit, un commerce qui demeure ouvert, une exploitation ou une entreprise qui se transmet, il y a bien sûr des familles, des compétences et des années de travail au service du développement de nos territoires. C'est là bien sûr que notre souveraineté et notre autonomie se construisent. Nous devons par tous les moyens conserver mais surtout développer les leviers qui nous permettent de nous nourrir, de nous soigner, de nous
équiper, de produire notre énergie et par les temps d'orage que nous traversons, d'assumer notre défense. Nos commissions ont à cet égard une responsabilité particulière. Leur audition, leur déplacement et leurs travaux nous permettent d'une part de confronter les engagements au résultats et de reconnaître d'autre part ce qui doit être corrigé. Car une loi votée n'est pas à elle seule une difficulté résolue. Le bicamérisme apporte une garantie supplémentaire de délibération et d'équilibre. La liberté d'expression a pour
contrepartie une obligation d'écoute. La dignité de nos échanges permet à nos désaccords d'être compris et à nos arguments d'être discutés. dans cette haute assemblée, je le dis parce que j'y crois fortement, on ne prend pas la parole, on la demande. Et grâce à notre attitude, à nos tenues, à nos expressions et à la correction de nos interventions, notre assemblée exprime bien sûr le respect dû aux concitoyens que nous représentons.
Ces usages rappellent à chacun que sa fonction l'oblige. Alors mes chers collègues, je veux maintenant adresser, si vous le voulez bien, mes félicitations les plus chaleureuses aux sénatrices et aux sénateurs qui font leur entrée dans cet hémicycle. Votre élection, votre élection est un honneur qui vous engage. Vous portez la confiance des grands électeurs, les attentes de vos territoires et de leurs citoyens. Soyez les bienvenus dans cette maison qui devient la vôtre. Sans vouloir m'identifier d'ailleurs à l'esclave qui lors de la cérémonie du triomphe murmurait à l'oreille du sénateur romain
Mento Mauri. Il disait ça veut dire n'oublie pas que tu es mortel. Efforçons-nous de ne pas oublier nous-mêmes que nous ne sommes pas propriétaires de nos mandats, mais seulement les dépositaires pour le compte du peuple français. Et celui-ci nous confère un seul droit, celui d'être exemplaire. Je suis sûr que vous apporterez à nos travaux votre précieuse expérience et vos compétences averties. Vos parcours ne se rassemblent pas et surtout dans une richesse supplémentaire et seront donc une richesse supplémentaire pour notre assemblée. À celles et ceux qui ont été réélus, je
tiens également à leur adresser mes très sincères félicitations. Une confiance renouvelée est autant une exigence qu'un honneur. Elle vous permet de poursuivre le travail engagé. Elle vous oblige aussi à conserver le même désir d'agir qu'au premier jour. L'expérience doit vous rendre plus utile, jamais moins attentif. Je veux enfin me tourner vers les sénatrices et sénateurs quittend le Sénat. Concernant celles et ceux qui ont choisi de ne pas se représenter, je souhaite exprimer notre reconnaissance à tous. Vous avez consacré à cette assemblée votre temps, votre énergie et une part importante de votre vie, défendu vos convictions et donner une voie aux
préoccupations de vos territoires. Je vous souhaite de trouver grâce à cette nouvelle étape le temps de réaliser les projets que vos responsabilités vous avaient parfois conduit à différer et de profiter davantage de ceux qui vous sont chers. J'ai bien sûr une pensée particulière pour celles et ceux qui ayant sollicité un nouveau mandat n'ont pas été réélus. Cependant, le respect du choix des électeurs s'impose à nous tous. Nous savons que ce qu'est une défaite, ce qu'une défaite peut avoir de douloureux après des années d'engagement. raison pour laquelle je souhaite leur adresser un témoignage sincère d'estime et mes vœux les plus chaleureux pour la suite
de votre parcours. Je veux également rendre hommage au personnel du Sénat, aux fonctionnaires
aux administrateurs et à tous les agents assurant notre sécurité pour leurs compétences, leur disponibilité, leur sens du service public. J'y associe bien sûr les collaborateurs parlementaires et les conseillers des groupes dont le travail contribue pleinement pleinement à la qualité de l'exercice de nos mandats. Je tiens à leur exprimer ici notre franche reconnaissance. Mes chers collègues, à l'heure de conclure ma très brève présidence, je repense, n'ayez pas peur, je repense à cette idée de transmission qui impose aujourd'hui ma présence à
cette tribune et je forme le vœu que cette nouvelle session permette au Sénat d'éclairer ses choix et de donner aux Français des raisons de retrouver la foi et l'espérance dans notre avenir. Puissions-nous, au terme de nos travaux, tous répondre à cette simple question : Qu'avons-nous rendu possible pour ceux qui nous ont fait confiance ? Je voudrais que nos enfants puissent encore y reconnaître une promesse pour leur propre vie et qu'ils trouvent ici des raisons de vouloir construire leur avenir. Pour ma part, je reste cet homme de la terre attaché à son pays et à ceux
qui le font vivre. Vous savez, les années m'ont appris la patience mais elles ne m'ont pas appris à me résigner. C'est avec cet attachement et ce fervant désir de servir que je vous souhaite, mes très chers collègues, un labeur fécond au service de notre République et de notre magnifique pays. Vive le Sénat, vive la République, vive la France.
Merci. L'ordre du jour appelle le scrutin pour l'élection du président du Sénat. J'ai été saisi des candidatures de madame Cécile Cucurman.
de monsieur Patrick Caner, de monsieur Gérard Larch
de de Mélanie Vogel.
Alors, conformément à l'article 2 du règlement, s'il vous plaît, cette élection a lieu au scrutin secret à la tribune. Pour être élu, au premier tour, s'il vous plaît. Un candidat de la présidence à la présidence du Sénat doit recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés. Si la majorité absolue des suffrages exprimés n'a pas été acquise au premier tour ou au deuxème tour du scrutin, au 3e tour, la majorité relative suffit. Je vous rappelle que les délégations de vote sont admises mais que le délai limite pour la transmission des délégations de vote est désormais expiré depuis 13h.
La liste des délégations de vote a été régulièrement adressée à la présidence. Les sénateurs qui ont reçu une délégation pourront venir voter à l'appel soit de leur nom, soit de celui du délégant. J'invite nos deux plus jeunes secrétaires d'âge, madame Mathilde Olivier et monsieur Ryan Perso à superviser les opérations de vote. Mes chers collègues, des bulletins de vote et une enveloppe ont été disposés sur votre pupitre. Vous serez invité à voter à la tribune en remettant votre enveloppe au plus jeune secrétaire d'âge qui la placera lui dans l'urne.
Je vous rappelle que vous pourrez voter à l'appel de votre nom ou de celui de votre délégant. Des isoloirs ont été installés au pied de la tribune et l'autre en salle des conférences. Il va être donc procédé à l'appel de nos collègues en appelant d'abord ceux dont le nom commence par une lettre tirée au sort.
Il sera ensuite procédé à un nouvel appel des sénateurs qui n'auront pas répondu au premier appel de leur nom. Je vais donc tirer au sort la lettre par laquelle commencera l'appel.
Ah la lettre T.
Le scrutin le scrutin pour l'élection du président. du Sénat est ouverte. Il sera clos dans quelques instants après la fin de l'appel nominal. Hissier, veuillez commencer l'appel nominal.
Et voilà, vous l'avez entendu, c'était le premier suspense de ce début d'après-midi. Par quelle lettre va commencer et bien l'appel des sénateurs qui vont voter chacun leur tour. Ils vont être appelés par ordre alphabétique et à débuter. Voilà, par la lettre T. C'est madame Tétuanie qui commence. Euh on va pendant ce temps-là, parce que ce vote va durer sans doute 45 minutes, 1 heure, un petit peu parler des enjeux de ce scrutin. Pascal Perenot, on a eu un petit goût à l'applaudimètre de ce que l'on pourrait avoir. Gérard Larcher, on l'a entendu, a été acclamé et il est seul candidat de la droite et du centre. Oui, on à l'applaudimètre en effet, si tentez que l'applaudimètre soit un moyen
d'évaluation fiable, l'applaudimètre a donné en première position de manière très claire Gérard Larchet, ensuite je dirais peut-être Patrick Caner. et pour les autres candidats qui ont des bases en effet beaucoup moins importantes. En effet, l'applaudimètre était tenu jusqu'à madame Vogel qui pour les verts en effet n'a eu que l'applaudissement de quelques-uns de ses fidèles, hein. Donc voilà quelle est le la première ambiance, mais il y a pas de de surprise. Les principaux groupes qui seront constitués d'ailleurs tout à l'heure, les principaux groupes sont des groupes qui représentent la droite et le centre. Euh ces groupes n'ont pas euh
évolué. La droite a perdu quelques sénateurs. Euh le centre a euh véritablement s'est maintenu à un niveau tout à fait euh tout à fait respectable. Donc il ne devrait pas y avoir de surprise. Comme je le disais tout à l'heure, tout est dans le niveau qui sera atteint par Gérard Larchet. Euh un mot sur le discours que l'on a entendu du doyen du Sénat Pierre Creepers tout à l'heure, Lor Salvin. Euh c'était presque une sorte de discours de politique générale. Il a notamment parlé bien du rôle de des sénateurs. Il s'agit aussi d'être exemplaire. Il s'agit de rétablir la confiance dans l'avenir. Il faut dire qu'on est dans un contexte de
tension, de risque. On entend les alertes sur le budget qui a d'ailleurs été présenté aujourd'hui. Il a eu cette phrase d'ailleurs, "L'argent de l'État est celui de tous les contribuables." Pierre Cuipers. Hm hm. Je trouvais qu'il il avait un un discours très responsable justement dans un contexte où effectivement euh la dette inquiète particulièrement alors les politiques mais aussi les Français hein, ça fait partie des sujets de préoccupation aujourd'hui euh de responsabilité. Il a répété à plusieurs reprises au service de l'État et rappeler aussi que les hommes et les femmes politiques qui sont élus en fait elles sont effectivement au service des citoyens et de l'État. Il a également parlé de dignité, de tenue, de correction et je crois que c'est ce qui
a marqué aussi l'image du Sénat ces dernières années, notamment en comparaison avec l'Assemblée nationale. Ce qui m'a marqué aussi, c'est le le son si vous voulez. On était habitué à une certaine cacophonie à l'Assemblée nationale dès qu'il y a une prise de parole. Là, on voit qu'il y a un certain effectivement une certaine écoute respectueuse. Il a été fortement applaudi à la fin. les sénateurs se sont levés. Voilà, il y a quel que soit leur groupe politique, quel soit leur group politique, je pense qu'il y a voilà, il y a cette question aussi de respect de respect de l'autre quelque bord qu'on soit. Et puis il a aussi beaucoup parlé du service public à la fin dans ses ses remerciements en insistant effectivement sur bah
l'importance de tout ce service public qui accompagnait les citoyens au quotidien. Donc je trouve que c'était un discours euh très responsable. euh très sérieux aussi dans dans un contexte effectivement de défiance très forte à l'égard de la politique. Et puis dernier point qui m'a marqué, c'est qu'à plusieurs reprises, il a dit "Oui, euh c'était aussi un discours d'espoir. En fait, euh on entend beaucoup en ce moment plutôt des des des contrexemples des discours, on dit non ou ça suffit ou et là c'était plutôt oui euh on a des ressources, il y a de l'engagement, on a des hommes et des femmes politiques qui sont prêtes pour prêts pour pour servir les citoyens et je trouvais ça
effectivement très dynamisant de la part du Sénat d'avoir ce discours positif sur l'avenir de la France. Jean Garig, il est vrai qu'entre l'Assemblée nationale et le Sénat, on peut dire que ce sont deux chambres, deux ambiance, ça s'explique aussi parce que par le le mode de scrutin très différent, une chambre qui découle presque de la présidentielle, une qui est parfaitement décorélée. Le Sénat ? Oui. Bon, ça a toujours été le cas, hein, ce cette dichotomie entre les les deux assemblées. C'est c'est historiquement euh depuis euh depuis la 3e République, c'est c'est c'était déjà
le le cas. Mais euh euh c'est vrai que il y avait dans cette euh dans ce discours du doyen d'âge du Sénat, il y avait un peu tous les éléments, tous les ingrédients euh que qu'on recherche aujourd'hui dans cette assemblée des sages, dans cette assemblée des territoires qui qu'est le Sénat. Euh Pascal Perinot, euh un mot avant euh de euh partir hein sur euh on le disait sur cette rentrée parlementaire euh le Sénat va avoir un une grande page importante avec la page budgétaire qui a été aussi dévoilée aujourd'hui. La page budgétaire est essentielle et le Sénat sur ce terrain et le président du groupe LR en parlait tout à l'heure a fait de très nombreuses propositions mais pour l'instant ces propositions n'ont pas été
repris au bon par le gouvernement le Cornu. Donc on peut s'attendre à une bataille parlementaire au Sénat serré sur le budget. Bien, je vous remercie Pascal Pino et je vous laisse y aller. On va tout de suite rejoindre Quentin qui se trouve toujours dans la salle des conférences du Sénat. À votre micro la nouvelle présidente du groupe écologiste au Sénat. Elle est également candidate au plateau. C'est Mélanie Vogel. Bonjour Mélanie Vogel. On est d'accord il y a peu de suspense même si vous êtes candidate voilà au au plateau pour la présidence du Sénat. Vous êtes d'accord ? Général Linché qui va être élu pour une 6e fois. Qu'est-ce que ça vous inspire cette longevité dans l'histoire de la 5e ? pas grand-chose. Écoutez, c'est le résultat d'une stabilité au sein du Sénat qui elle-même
est le résultat euh du mode de scrutin du Sénat qui, on va le dire assez peu représentatif de la société française puisque ça fait bien longtemps que les Républicains président cette chambre alors qu'on ne peut pas dire que au niveau national il soit à des soutiens très importants. Oui, c'est le fonctionnement de ce bécamérisme avec une chambre haute qui est décalée comme ça avec les grands électeurs qui élisent les sénateurs. Qu'est-ce que vous inspire ce nouveau Sénat qui se réunit pour la première fois cet après-midi ici dans l'hémicycle ? Qu'est-ce que vous retenez d'abord ? Il y a un fait politique majeur qui est évident pour tout le monde, c'est la création d'un groupe d'extrême droite au Sénat pour la première fois dans l'histoire. 15 sénateurs RN et UDR.
Exactement. Et je crois que c'est le moment ou jamais pour les démocrates de ce pays d'abord une réaction, la réaction que nous n'avons pas eu collectivement en 2022 lorsque la même chose est arrivée à l'Assemblée nationale. Je rappelle qu'en 2022, et je le dis sans gloire, mais les écologistes à l'Assemblée nationale ont été le seul groupe à mettre des candidats contre les vice-présidents RN candidats à l'Assemblée nationale, les seuls. Et en 2025, au moment de la réélection des postes responsabilités à l'Assemblée nationale, le cordon sanitaire n'a pas existé. Et c'est ce renoncement à ce qui était jadis une évidence qui nous met collectivement en danger. Et moi, mon objectif politique, c'est qu'au Sénat nous soyons en capacité de rebâtir le
Front républicain parce que c'est le moment ou jamais. Oui, ça veut dire un cordon sanitaire, c'est bien ça. Mais par exemple, vous appelez les sénateurs LR à quoi ? à ne pas travailler avec d'autres élus de la République RN en l'occurrence ? Oui. À ne pas travailler avec eux, à ne pas voter leurs amendements, à ne pas cosigner d'amendements, à ne pas cigner de propositions de loi, ne pas voter leurs initiatives. Ils ont été élus, ils ont les droits que leur confèrent leur mandat et ils n'ont pas à avoir davantage que cela. Le fait d'être élu ne donne pas plus de droits que celui de siéger. Ils l'ont, je leur reconnais, mais ils n'ont pas un droit à ce que on partage des initiatives avec eux, qu'on vote avec eux, qu'on construise avec eux la loi. Autre fait majeur de ces élections
sénatoriales, c'est l'arrivée d'un sénateur LI. Techniquement hein, c'est même deux sénateurs, si on compte aussi Marc Peré qui est élu en haute Garonne avec le soutien de LFI et des écologistes. Qu'est-ce que vous pensez de l'arrivée de Gabriel Lamaro au Sénat ? Il a souhaité, lui, on le comprend, siégé dans votre groupe, ça lui a été refusé. Pourquoi ? Alors ce que j'en pense d'abord, je l'ai déjà dit à votre à votre antenne, je le félicite, il a fait un très bon score et je pense qu'il y a une logique totale à ce que la France insoumise étant donné son poids électoral en France soit représenté au Sénat. sur euh la question de Marc Peré. Marc Peré a été élu avec un soutien, vous l'avez dit, des
écologistes de la France insoumise et de génération et nous avions conclu un accord au moment de la campagne. Euh, il était prévu qu'il siège chez les écologistes au Sénat et donc c'est un accord que nous respectons et qu'il respecte chacun et chacune tient parole. pour ce qui est de Gabriel Amar. Effectivement, il a fait la demande de rejoindre le groupe et comme nous l'avons expliqué euh à date à ce jour euh si on prend comme objectif, car c'était l'objectif avec lequel nous avons discuté, euh de renforcer notre groupe si il venait et de maintenir sa cohésion, il n'y avait pas aujourd'hui les conditions pour qu'il rejoigne le groupe avec ces deux objectifs remplis, ce qui a amené à cette décision. Et bien
merci merci Mélanie Boget d'être venu réagir en direct sur le plateau de P. Merci à vous. Merci à vous. Merci. Merci beaucoup Quentin pour cette nouvelle réaction salle des conférences. On va juste aller faire un tour dans l'hémicycle du Sénat. On va rejoindre Alexandre depuis la tribune de presse de l'hémicycle mot sur la façon dont se déroule le vote et puis sur les règles aussi de ce scrutin, ce 3e tour des élections sénatoriales. Effectivement, Tam, le vote pour l'élection du président du Sénat qui se déroule plutôt bien avec un, on le rappelle, un vote par ordre alphabétique. On est à la lettre B, on avait commencé à la lettre T. Donc voilà, ce scrutin devrait durer une demi-heure et puis après ensuite, il y aura le dépouillement. Alors, on le
rappelle, c'est un scrutin majoritaire à plusieurs tours s'il le faut. Là, on est au premier tour du vote. Le candidat qui obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, c'est-à-dire plus plus de de 50 % des suffrages, et bien est élu président du Sénat. Si ce n'est pas le cas, il y a un second tour ou là encore, il faut emporter la majorité absolue. Et puis si ce n'est toujours pas le cas, un 3è tour est prévu où c'est le candidat qui obtient la majorité relative des suffrages qui est élu président du Sénat. Et en cas d'égalité parfaite, au 3e tour, l'élection se fait au privilège de l'âge. Alors, il y a pas de suspense, hein, on n'ira pas dans ces scénarios ces scénarios là puisque on le rappelle hein, sur les 10 dernières années, à chaque fois, Gérard Archer a été élu
président du Sénat dès le premier tour par sa majorité de droite et du centre. Merci. Merci beaucoup Alexandre. Euh un mot Jean Garrig pour revenir un petit peu sur l'atmosphère qu'il y a dans ce euh Sénat. On a senti à travers la voix de l'écologiste et présidente du groupe écologiste Mélanie Vogel qui allait avoir une une conflictualité nouvelle qui va naître entre cette partie de l'hémicycle et sans doute le groupe RNUDR notamment. Là encore, il faut faire la part de de du contexte et de du contexte de campagne présidentielle. Euh on voit bien euh que Mélanie Fogel a repris le terme de front républicain, c'est ce qui veut dire des dimanches,
voilà, construisons un front républicain euh pour l'élection présidentielle face au RA nationale. Parce que si on regarde les choses euh avec un peu plus de neutralité, euh on voit que ce groupe du Rassemblement national au Sénat n'a aucunement, je dirais intérêt à conflictualiser justement. On on on s'attend plutôt à une stratégie de la cravate comme on l'a eu à l'Assemblée nationale et euh et de manière paradoxale, ce sera plutôt la gauche qui va aller justement vers cette conflictualisation. Enfin, une certaine gauche. Ce serait intéressant de voir d'ailleurs qui va entrer dans ce dans ce petit jeu, qui n'y entrera pas parce que là aussi, on y verra les différences entre ceux qui feront la campagne plus
tôt de Jean-Luc Mélenchon et ceux qui iront dans un autre sens. Lorsalin, un mot enfin sur le fait que on a beaucoup parlé de contrepouvoir cet après-midi. Si Marine Le Pen accédait à l'Élysée, tentait de modifier la Constitution comme c'est son projet, et bien le Sénat verrait son rôle de contrepouvoir renouvelé en en quelque sorte car il faudrait l'accord. Alors, sauf si on passe par un référendum de 3/5e de du Parlement et ça donnerait un nouveau pouvoir aussi à ce Sénat. Absolument. Et et d'ailleurs, il pourrait y avoir aussi des recompositions à ce moment-là, des recompositions de groupes. Je crois que c'est un des enjeux d'ailleurs de 2027
aussi, c'est est-ce que le Sénat, si Marine Le Pen est élu, reste effectivement dans sa configuration actuelle ou si comme et bien on l'a vu déjà, certains sénateurs de droite rallent le groupe RN. Voilà. Donc effectivement, on sent bien que c'est il y a une première assise là pendant quelques mois qui va tenir, mais tout va être modifié certainement après l'élection présidentielle et le Sénat sera au première loge, notamment si Marine Leen va jusqu'au bout de son souhait effectivement de faire passer ce cette thématique de l'immigration. Bien merci beaucoup à tous les deux d'avoir répondu à mes questions. On va reprendre la direction de la salle des conférences. On va rejoindre Quentin,
votre invité et le président du groupe les indépendants. Il vient d'être réélu président de ce groupe. Il s'agit de Claude Maluret. Oui, bonjour Claude Maluret. Merci de nous avoir rejoint en direct sur Public Sénat. Vous avez effectivement été réélu tout à l'heure, président du groupe les indépendants République et territoire. Ce groupe hein qui est composé de nombreux élus Horizon projet d' Philippe également de sénateurs indépendants. Un mot sur ce qui se joue dans l'hémicycle même s'il y a peu de suspense Gérard Larchet qui devrait être élu pour une 6e fois président du Sénat. Qu'est-ce que cette longévité, ce 6e mandat vous inspire ? Bah, écoutez, je pense que le premier euh je je vais pas le féliciter tout de suite puisque il n'est pas encore euh élu, mais bien entendu, ça ne
fait aucun doute. Euh ce que ça m'inspire, c'est que Gérard Archer est un président de consensus dont la réélection en général d'ailleurs au Sénat va bien au-delà de sa de sa de la majorité sénatoriale au sens strict. Ça implique aussi et ça veut dire aussi que dans ce monde chaotique qui a une assemblée nationale sans majorité, une assemblée nationale hystérisée hystérisée divisée en trois parties et où certains n'ont qu'une envie c'est dans en définitive de de semer le chaos ce qui fait que les gouvernements sont instables depuis un certain temps. Le pôle, le Sénat est aujourd'hui un pôle de stabilité et Gérard Larch incarne cette stabilité. Il l'incarne d'ailleurs
au-delà de sa majorité, que ce soit à droite ou à gauche. Je ne dis pas que tout le monde va voter pour lui, que ses opposants politiques vont voter pour lui, mais en tout cas, il incarne cette stabilité du Sénat par les temps qui courent. C'est important. L'une des informations principales qui ressort de l'élection sénatoriale de dimanche dernier, c'est le fait que le parti de Marine Le Pen fait son entrée au Sénat avec 15 sénateurs aujourd'hui. La première fois sous la 5e République que l'extrême droite est en mesure de constituer un groupe ici au palais du Luxembourg. Qu'est-ce que vous en pensez ? Alors, c'est pas seulement la première fois que le RN peut constituer un groupe au palais du Luxembourg. C'est déjà un signe important, mais c'est aussi la
première fois sous la 5e République que pour l'élection présidentielle, deux partis extrémistes populistes risquent d'être les seuls présents au deuxème tour et que l'un d'entre eux risque d'obtenir la présidence de la République. C'est pour la France en terme d'image. pour la France, si ça devait arriver une situation qui ne me paraît incarner aucun doute sur le naufrage qui va arriver, qui arrivera très très rapidement. C'est une situation par conséquent sur laquelle tous les démocrates doivent aujourd'hui réfléchir. Oui. Euh où les familles modérées doivent réfléchir en urgence euh à s'unir parce qu'actuellement les deux partis
extrémistes sont en train de dérouler leur programme, de dérouler leur campagne électorale pendant que nous nous sommes encore en train de nous demander qui va être notre candidat. Pour moi, c'est clair. S'il y a deux candidats, il y aura deux cadavres. S'il y a trois candidats, il y aura trois cadavres. Il est plus que temps qu'on réagisse. Il est plus que temps de faire l'unité. Il faut pas attendre le début de campagne et attendre le mois de décembre janvier pour que Gabriel Atal ou Édouard Philippe décide entre qui est-ce qui sera le candidat de BL central. Euh le début de campagne, il y a longtemps qu'il est fait. Il y a longtemps qu' qu'à l'extrême gauche et à l'extrême droite, il est fait et nous nous sommes encore en train de nous demander qui va être notre candidat. Je
crois que les signes sont clairs aujourd'hui, les sondages sont de plus en plus clairs. Il et et et il commence justement à nous poser problèm dans l'ensemble, pas tel ou tel candidat. C'est un appel à tout le monde de réer l'unité, de trouver le plus rapidement euh la les critères d'un d'un départage, mais aujourd'hui l'évolution des des côtes des uns et des autres, l'évolution des sondages montre bien que de de plus la situation est de plus en plus claire. Il faut il faut comment dire en tenir compte. On va faire réagir Bruno Rotaillot he qui est juste là en salle des conférences. Il va pouvoir nous rejoindre juste après notre interview ensemble. Monsieur Maluret réagira à vos propos. Mais qu'est-ce que l'élection d'un d'un sénateur LFI aussi ça vous
inspire ? Gabriel Amar qui rejoint la la Haute Assemblée qu'on a vu tout à l'heure avec Jean-Luc Mélenchon dans la cour d'honneur du Sénat. C'est un autre signe des temps. C'est un autre signe des temps. Je disais tout à l'heure que c'est la première fois sous la 5e République que les deux extrêmes sont à ce niveau. C'est cette année un épiphénomène mais en 2029 avec l'électioné élection en Île-de-France évidemment le chiffre de ne sera pas de un, il sera au moins de plusieurs et peut-être suffisamment pour faire un groupe. C'est bien entendu dans 3 ans et on attend il se passera beaucoup de choses d'ici là mais c'est bien entendu préoccupant. Cela dit, la France n'échappe pas à un mouvement général. Regardez qui est président des États-Unis. Regardez en Allemagne,
regardez ailleurs ce qui se passe en Europe. C'est pas le problème de la France, c'est le problème des démocraties aujourd'hui. D'où votre appel à à se mobiliser. Merci beaucoup Claude Maluret d'avoir été notre invité en direct. Je vous laisse rejoindre l'hémicycle et j'accueille Runo Retaillot, président DLR. Bonjour. Sénateur de Vendeté, réélu dimanche dernier. Voilà, vous saluez Claude Maluret, vous prenez sa place. Donc Bruno Retaillot qui va pouvoir répondre à nos questions en direct. Monsieur Retaillot, nous sommes en direct. Un mot sur ce que vient de dire Claude Maluret sur sur notre antenne et je vais vous dire ce qu' ce qu'il a dit. Il dit que l'arrivée d'un groupe RN également d'un sénateur LFI, ça devrait être comme cela une prise de conscience de la montée des
extrêmes en France qui prépare une élection présidentielle où c'est deux parties pour être au second tour et il faut que tout de suite le bloc central, la droite et le centre se réveillent parce que sinon ça va être la catastrophe pour votre camp. Qu'est-ce que vous lui répondez ? pas la vous retirer pour Édard Philippe si on écoutez si je me retirais aujourd'hui ce serait du pain béni pour madame Le Penlement le raisonnement que je fais c'est que je porte un projet de rupture que les anciens premier ministres d'Emel Macron ne portent pas et ne peuvent pas porter puisqu'ils sont en quelque sorte aussi comptables du bilan mais si je retirais ma candidature aujourd'hui elle ne profiterait pas au bloc central évidemment et moi mon projet il est singulier il est très différent de celui
de Marine Le Pen qui sur le plan économique veut l'assistance souvenez-vous on avait voté ici les 15 heures de contrepartie au RSA, elle ne les a jamais voté, pas plus par exemple qu'elle n'a voté la réforme des retraites ou de l'assurance chômage. Ils ont voté l'an dernier en 24 heures 34 milliards d'impôts supplémentaires. Voilà, donc je je suis là précisément pour que on puisse avoir une autre proposition. Et par ailleurs, qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi est-ce que les ailes radicales sont aussi fortes ? parce qu'Ema Macron a fait du en même temps une espèce de de grand centre où personne ne s'est retrouvé. Voilà. Et c'est ce qui a fait monter les aides radicales. Ce qui montre bien que il faut un projet de rupture, un projet
radical mais qui ne soit ni macroniste et évidemment ni de l'extrême. Donc vous irez jusqu'au bout, vous dites "Tu aura bien votre bulletin sur les bureaux de vote en avril, même si ensuite au deuxième tour". voulait dire même si vous vous pensez que ça peut pas faire en sorte que ça renforce le RN et et LFI pour accéder à ce second tour. Très franchement, très franchement. Je pense qu'aujourd'hui les Français ont besoin d'un vrai choix parce que le système est à bout de souffle et ce vrai choix c'est la rupture. Il faut renverser la table. Écoutez, en 2022, il y a pas eu de campagne. Le président de la République s'est réfugié derrière la crainte avec la guerre en Ukraine et et avec la Russie. Et puis ensuite en 2017 avant
c'était les affaires judiciaires, je me souviens parfaitement qui avait troublé la campagne. Donc il faut que les Français est un vrai choix. Moi, je me bats pour ce choix. 202 quand on voit qu'on est aujourd'hui, on empreinte quasiment à 5 %. C'est inédit. Depuis 5 ans, c'est 3600 % de plus les taux d'intérêt, c'est autant de milliards qu'on va pas donner à l'hôpital, à l'école ou encore aux forces de sécurité. Donc moi, je me bats précisément pour avoir un projet qui puisse redresser la France. vraiment on a vu ces mouvements devant les lycées plus de 300 établissements qui ont été comme ça et bien touchés par ces phénomènes de violence sur la journée d'hier. Qu'est-ce que vous dites aujourd'hui ? Comment apaiser la colère lycéenne ? En pointant la responsabilité de LFI
parce qu'il n'a pas de hasard. D'ailleurs euh à l'initiative pouvait pas être sur les 300 à l'initiative à l'initiative de ce mouvement, il y a euh l'Union syndicale euh étudiante qui est un mouvement d'extrême gauche très lié d'ailleurs avec euh avec LI mais LFI est en train il y a pas des considérations sur le fond, il y a forcément des considérations mais on voit bien que ça n'est pas en mettant le feu, en attaquant, en aspersant des chances un chef d'établissement, un proviseur qu'on règle les problèmes. Donc je vois bien que LFI est en train d'instrumentaliser. C'est un parti qui est sédicieux, qui est faxieux. J'ai dit ce matin et je le répète que on doit s'interroger, je ne tranche pas, mais on doit s'interroger sur la question de savoir si on doit l'interdire ou non. Ce
que j'observe, c'est que un parti qui prône la violence, un parti qui en appelle là encore à la désobéissance civile, qui en appelle aussi à des certaines formes d'antirépublicanisme, on doit se poser la question parce que ça devient intolérable. Et ce qui se passe aujourd'hui, c'est ni plus ni moins que la répétition générale de ce que veut faire LFI après les après les élection présidentielle. Merci Bruno Retaillot d'être venu en direct sur le micro au micro de public. Senata, merci à vous. Merci. Merci beaucoup Quentin pour cette nouvelle réaction salle des conférences. On va immédiatement rejoindre dans l'hémicycle du Sénat Alexandre. Alexandre pour dire un mot du nouveau visage de ce Sénat qui a été élu
dimanche dernier. Effectivement Tam, pour décrire ce nouveau Sénat, d'abord on peut dire qu'il y a 38 % de sénatrices et c'est mieux qu'à l'Assemblée nationale où il y a 36 % de femmes depuis les législatives de 2024. Ensuite, l'hémicycle du Sénat est rajuni avec une moyenne d'âge de 60 ans contre 62 ans lors de la précédente mandature et puis sur la sociologie professionnelle à des sénateurs, 50 % sont des cadres supérieurs ou issus de professions intellectuelles, 12 % de retraités parmi les sénateurs, 7 % de salariés et d'élus locaux. Et puis ensuite enfin on peut préciser qu'il y a 12 sénateurs dont la profession est agriculteur.
Merci merci beaucoup Alexandre pour toutes ces explications. J'accueille sur ce plateau Bruno Belin. Bonjour. Vous êtes sénateur les Républicains de la Vienne. Vous allez être accompagné de nombreux autres sénateurs sur ce plateau. Mais voilà, c'est du direct et les uns et les autres sont en train de voter et descendre sur le plateau. Euh un mot déjà sur ce nouveau Sénat qui se retrouve aujourd'hui pour voter pour le nouveau président du Sénat, Bruno Belin. Peu de suspense. Preuve que ce qui prime, c'est d'abord la stabilité, la majorité de la droite et du centre. On l'a entendu tout à l'heure aussi à l'applaudimètre. Ce qui prime surtout, c'est l'ancrage local. On l'a vu, il y a eu une étape
démocratique essentielle avec les élections municipales avec parfois du renouvellement, parfois effectivement cette stabilité d à l'ancrage, dû au travail des élus locaux, dû à l'action inestimable que font les milliers de maires et les sénatoriales qui ont suivi donc l'image de notre assemblée et évidemment le reflet de cet envie euh de ce travail, de cet engagement sur les territoires. Et je crois que voilà, on a un un Sénat encore plus utile que jamais à la France. Oui, on arrive d'ailleurs dans une séquence qui va être essentielle hein, celle du budget essentiel et très compliqué, on l'a compris, le budget qui a été dévoilé aujourd'hui et qui comme le on le savait déjà depuis quelques semaines demande un
effort de 54 milliards d'euros pour l'année prochaine. On faut le dire, on est aussi sous surveillance aujourd'hui des marchés financiers. Faut pas dire que c'est compliqué, on le sait. Et une fois qu'on l'a dit, je crois que c'est surtout une responsabilité. C'est une responsabilité pour le parlement de donner un budget à la France pour 2027 parce qu'effectivement il y a le risque armagedon qui fait que la BCE prendrait la main à un moment donné et si la Banque centrale européen prend la main, on aura de quoi pleurer. Donc notre responsabilité est surtout de penser à la France, de penser aux besoins essentiels pour faire tourner ce pays. Donc le Sénat votera un budget, il y aura ensuite, c'est fort probable, une commission mixe paritaire une fois de
plus et donc il faudra parler des essentiels pour créer de l'avenir, de l'activité pour les entreprises. Bien évidemment, le budget énergie, la question et la cause de l'agriculture, des entreprises. Voilà, il faut pouvoir créer des espérances et ça passera par l'engagement du Sénat. Créer des espérances. Créer des espérances. Ce sont les mots de votre collègue Pierre Cuipers aussi le doyen du Sénat qui s'est exprimé tout à l'heure pour dire qu'il y avait effectivement une responsabilité du Sénat. C'était un mot important et aussi un regard à porter sur l'avenir. Vous voyez que les grands textes sont votés parce que le Sénat est au rendez-vous. Quand vous voyez aujourd'hui ce qui se passe dans les lycées parce que effectivement il y a de la désespérance de la part de cette
génération là. Donc à nous de susciter, à nous de pouvoir répondre sur les enjeux de climat, d'emploi, de territoire, de ruralité, d'université, d'école. C'est tout ça, c'est toutes ces espérances là que nous devons créer dans le prochain budget 2027 àquel nous allons très vite travailler. Une personne qui va sans doute beaucoup travailler sur ce budget 2027, on remonte dans la salle des conférences du Sénat rejoindre Quentin, c'est Thierry Kozic, le sénateur socialiste pressenti pour présider la commission des finances. Voilà, exactement. Thierry Cosic, bonjour. Vous êtes candidat au sein du groupe socialiste pour devenir ensuite le président de la commission des finances du Sat. Présidence qui va
échoir à votre groupe politique mais vous devez décider au sein de votre groupe qu'est-ce qui sera le président. La désignation sera lundi. Oui lundi et je serai candidat à cette présidence. Donc peut-être le futur président de la commission des finances du Sénat. Que dire du nouveau Sénat qui siège pour la première fois depuis moins d'une heure ? Qu'est-ce que vous retenez dans ce nouveau visage du Sénat en 2026 ? Est-ce que c'est d'abord l'arrivée d'un groupe de 15 sénateurs Ren ? C'est ça qui vient en premier à l'esprit pour un sénateur socialiste ? Bien sûr, déjà le dire que la campagne a été particulièrement apre pendant ces ces derniers mois, moi je me félicite quand même que le groupe que le groupe socialiste aussi se soit maintenu dans cette 63 sénateurs
63 sénateurs se se soit maintenu euh dans cette campagne dont je le dis qui a été très difficile avec l'arrivée comme vous l'avez signalé d'un d'un groupe rassemblement national. C'est aussi une forme de transcription chez les élus de ce qu'on ressent dans le pays. Et en tant que en tant que candidat à ma réélection, j'ai senti aussi cette appétence dans les territoires de de enfin cette colère qui monte également chez les élus. Donc ça doit être une alerte aussi pour tout le monde. Ah c'est clair. Il a ce mécontentement en fond du pays. C'est clair c'est clairement une une alerte. Après aujourd'hui il y a un groupe de plus de 110 députés. Il est pas non plus illogique qu'à un moment le Sénat qui est aussi la représentation
des territoires finalement connaisse cette cette arrivée. Et qu'est-ce que ça va changer dans la façon dont le Sénat fonctionne ? Est-ce que ça peut changer foncièrement le fond des travaux ? Écoutez, aujourd'hui aujourd'hui on va on va attendre de voir déjà. On va s'installer, on va voir comment les travaux vont vont vont fonctionner. C'est vrai qu'ici, on est une chambre aussi qui travaille dans une forme de compromis. Donc peut-être que ça peut être remis en question avec cette arrivée. Je ne le souhaite pas mais ça l'avenir nous le dira. Alors l'autre actualité he ce sont ces mouvements devant les lycées avec des centaines de lycées qui ont été comme cela et bien la victime hein de de ces
de ces manifestations. Comment est-ce qu'on répond à cette colère lycéenne ? Écoutez, c'est aussi euh c'est une rentrée particulièrement difficile et euh on va on va évoquer euh je pense le budget dans quelques instants, c'est aussi la transcription finalement de des 10 ans euh de de macronisme. En fait, euh finalement, on a divisé le pays. Ça commence aujourd'hui avec les lycéens. Moi, je je je comprends leur colère simplement. J'appelle aussi à de la retenue parce que sur le territoire français aujourd'hui, nous assistons à des à des choses notamment à une une montée de la violence que je que je réprouve de manière très forte. On apprend que François Rsamen pourrait être candidat pour la présidence de la commission des finances. Une réaction Repsamen c'est François Rsamen c'est un
ancien collègue socialiste. Enfin, il a été sénateur socialiste. Comment est-ce que vous voyez cette candidature ? Écoutez, dans dans chaque dans chaque groupe, chacun est libre de se présenter. Il y a des postes à responsabilité. Je n'ai pas je vous me la prenez voilà, vous venez de la prendre. Bah écoutez, chacun est libre aussi de faire état de ses de ses de ses propres responsabilités qu'il souhaite exercer. Allez, on termine avec donc un un mot sur le budget qui a été présenté ce matin. L'effort est finalement évalué à 43 milliards d'euros en 2027. Les retraites les plus élevées vont être désindexées. APL prime d'activité à location familiale gelée. Effort de 5,5 milliards demandé collectivité locale. Qu'est-ce que vous pensez des premières ébauches de ce budget qu'on est entre ?
Écoutez, c'est clairement un budget de droite très difficile. Je crois que nos concitoyens vont souffrant vont souffrir mais également nos collectivités. Euh le ce chiffre de 5,5 il sera acceptable pour le Sénat. Non, il n'est absolument pas acceptable. Aujourd'hui, on a on a vu l'an dernier, on avait ramené l'effort à 2 milliards, ce qui était déjà beaucoup et moi, j'ai retour aujourd'hui de de collectivités qui aujourd'hui s'inquiète finalement de ce de cette de cette mise à contribution qui ça fait plus de 10 ans que ça existe qu'on les met à contribution et finalement il y a aucun résultat. Donc je crois qu'il est temps d'arrêter. Je cis il y a il y a des choix à faire, des choix budgétaires importants et je pense qu'il faut préserver les collectivités.
Merci Thierry Cosic d'être venu réagir en direct sur l'antenne de public Sena. Tam, c'est à vous. Merci. Merci beaucoup Quentin. J'accueille sur ce plateau également Yan Chanel. Bonjour. Vous êtes sénateur socialiste des Français de l'étranger et j'ai le plaisir d'accueurcer Filker Carman. Bonjour et bienvenue. Vous êtes présidente du groupe communiste au Sénat. Vous êtes candidate au plateau. Vous êtes à la tête d'un groupe qui a réussi à garder sa stabilité, ses effectifs dans ce nouveau Sénat. Oui, écoutez, a priori sous réserve bien évidemment des listes qui seront déposées lundi soir, mais en tout cas nos quatre sortants ont été réélus, brillamment réélu d'ailleurs et donc nous gardons notre effectif en stabilité et je m'en félicite. Je crois que c'est
aussi la reconnaissance d'un travail individuel bien évidemment celui de celles et de ceux qui ont battu la campagne cet été, mais aussi d'un travail collectif qui permet la réussite de chacun. Euh, on commençait à en parler. On parle du budget qui a été dévoilé aujourd'hui. Un effort significatif qui est euh demandé aux français 54 milliards d'euros. Euh les d'efforts. Le gouvernement fait valoir aussi que nous sommes sous le regard de des marchés financiers. Qu'est-ce que vous inspire ces mesures difficiles qui sont annoncées par le gouvernement ? Mais ce sont pas des mesures difficiles, ce sont des mesures inacceptables qui vont une fois de plus fragiliser les plus fragiles d'entre nous. Et effectivement pour finir 10 ans de Macronie, nous allons assister à une
compilation de tout ce qui a pu être dénoncé et en tout cas d'une volonté manifeste et déclaré ce matin de ne pas travailler un budget avec logique, c'estàdire de ne pas commencer par travailler les recettes et d'ors et déjà de décider que il faut couper dans les dépenses. Ce sont des choix politiques, ce sont des choix libéraux assumés que nous combattrons. Mais nous aurons aussi dans ce combat la possibilité à travers nos amendements de donner à voir que d'autres choix sont possibles et que la gauche n'est pas là pour augmenter les impôts de toutes et de tous, mais que la gauche est là pour prendre l'argent là où il est et qu'effectivement aujourd'hui dans la situation que notre pays traverse, les plus riches, celles et ceux qui font des profits doivent
être mis à contribution. Vous entendez le gouvernement qui dit attention, c'est le premier ministre sur X, Sébastien Luc qui dit "Le réel nous rattrape. Notre taux d'emprunt à grimper ce jeudi matin à hauteur de 4,95 % nous dit-il. Bien sûr, le réel nous rattrape. Nous sommes le deuxième pays où il y a le plus de dividendes qui ont été distribuées cette année. Le réel nous rattrape. Il n'y a jamais eu autant de grandes fortunes dans notre pays. Il n'y a jamais eu autant de fracture sociale dans notre pays. Et donc, monsieur le Premier ministre, puisque le Rel rattrape, il faut agir vite au service de toutes et de tous, sauf à se satisfaire d'un pays de plus en plus fracturé qui malheureusement ne fait pas le lit des forces républicaines, mais fait le lit de l'extrême droite. Yanne
Chantrelle sur ce budget qui va être sans doute le premier gros morceau avec le budget de la sécurité sociale bien entendu euh qui vous attend lors de cette rentrée parlementaire. Quel regard portez-vous bien sur les annonces aujourd'hui de Matignon et notamment avec un ensemble des efforts pour l'année prochaine qui sera de 54 milliards d'euros. Alors effectivement, c'est inacceptable en fait la situation économique du pays telle qu'elle est, elle a la conséquence des 10 ans de macronisme déclinant et finissante dont monsieur le cornu a soutenu la politique depuis le début. Donc en fait à partir du moment toutes les actions qui ont été mises en place à cour de baisse d'impôts massives pour les plus riches euh de coupe sociale également, bah on voit bien les conséquences. Donc il faut en
tirer les conséquences. C'estàd que cette politique a échoué. Donc c'est pas en faisant la même puissance 10 qu'on va résoudre les problèmes du pays. Donc effectivement, je pense que nos compatriotes sont conscients de l'état de nos finances publiques. D'ailleurs, le budget étaient beaucoup plus on était sous les 3 % quand c'était la gauche qui était au pouvoir. Ça s'est fort dégradé depuis 10 ans et ils sont prêts à faire des efforts. Mais quand ces efforts sont justes, quand ça ne pèse pas toujours sur les mêmes, ceux qui ont le moins, quand on gèle des prestations sociales, c'est pas les gens qui ont le plus. Quand on voit qu'il y a de plus en plus de milliardaires dans nos pays et que c'est eux qui contribuent le moins à proportion euh de nos compatriotes, ça
crée de la révolte. Et si on veut pacifier le pays, pacifier le pays, c'est d'être juste et d'avoir un budget de justice. Si ce budget n'est pas juste, effectivement, nous allons nous battre parce que nous sommes des parlementaires. Notre but, c'est de représenter nos compatriotes et c'est de défendre des positions politiques pour lesquelles nous avons été élus. Nous, nous avons été élus pour justement mettre plus de justice dans ce budget. Donc nous allons nous battre, nous allons porter des amendements. Si le gouvernement reste sourd à tout ce que nous proposons, bah il y aura une sanction à l'arrivé. Si il ne souhaite pas ouvrir et revenir sur sa copie, il sera sanctionné par les parlementaires. Pas nous parce que nous nous ne pouvons pas le censurer, mais par les députés.
Effectivement, je pense qu'à un moment donné, à partir du moment où vous n'avez pas de majorité, vous devez obligatoirement faire des compromis. Si vous n'en faites pas, bah il y aura pas de compromis et vous empérez le prix et c'est le pays qui empera le prix. Donc la responsabilité du Premier ministre plutôt que de donner déjà des leçons aux autres en disant "Vous êtes des irresponsables, ce budget c'est lui qui est responsable en le proposant. Donc il faut qu'il l'amende, il faut qu'il modifie. Sinon, je pense qu'on va vers une situation effectivement pour notre pays très compliqué." Bruno Belin sur cette perspective de censure, on le voit ce budget qui peut fâcher un peu tout le monde hein parce que ça peut coincer à droite par exemple si on prend les mesures sur les retraites qui sont
annoncées, ça peut coincer à gauche sur les appels et sur énormément de de mesures également qui figurent dans cette première feuille qui a été dévoilée aujourd'hui. Deux petites choses aussi qu'il faudrait avoir en tête dès le début. Et d'abord avoir un budget sincère, ça commencerait par arrêter de commencer par un fantasme. On a commencé cette année en se disant il y aura 0,9 de croissance. On a bien vu fin juillet qu'on était rendu à zéro. On pense qu'on sera peut-être à 04. En tout cas, passer de 0,9 de croissance espéré au 1er janvier à zéro dans cet été, c'est plus de 30 milliards de perdu pour lequel il a fallu réemprunter. Donc déjà, il faudrait qu'on commence avec des choses sincères. Et puis si on veut demander un effort à tel ou tel, il va falloir
commencer que l'État montre ses efforts par des économies drastiques de fonctionnement. On en a proposé déjà ici sur les agences, sur certain nombre d'économies indispensables. Donc c'est ce travail là qu'il faut commencer à faire parce qu'il faut donner des perspectives et puis pour créer de nouvelles espérances. Le Sénat a ce rôle. Euh Cécile Cukierman euh on parmi euh les annonces faites sur ce budget, on attend on entend par exemple de nouveaux frais annoncés pour euh les BTS, pour les classes préparatoires qui ne seraient plus gratuites. Sophie Binet pour la CGT a estimé que le gouvernement se montrait pyoman. On est dans un contexte aussi de très forte tension aujourd'hui euh dans les lycées. Une forme d'embrasement qui débute.
Non mais d'abord bon on va pas prendre les mesures une par une quoi. Question c'est pas les BTS ou pas les BTS parce que je pense ça été vu par par madame Binet comme une forme de provocation dans le contexte. Je ne suis pas secrétaire général de la CGT donc voilà vous pouvez me citer madame Binet trois fois de suite. Je donc moi je vous réponds à la question que vous me posez. Euh je pense que je le disais nous sommes dans un budget qui est déstructuré dès le départ. parce que effectivement et donc ensuite je je je termine mon propos, euh on peut prendre toutes les mesures, toutes les mesures vont toutes dans le même sens faire contribuer les plus fragiles d'entre nous. Donc oui, ce sont les LCens, oui, ce sont les retraités, oui, ce sont les ménages les plus modestes. Et donc, à un
moment donné, que se passe-t-il ? Parce que d'abord nous avons une grande partie de nos concitoyens aujourd'hui qui souffrent de leur déplacement avec la la hausse du prix de l'essence et nous savons que cela ne va pas se se ça se régler dans les mois qui viennent. Il va y avoir un deuxième effet qui va être celui de l'arrivée de l'hiver et donc des factures de chauffage. Donc si on continue d'accumuler d'accumuler, ce ne sont pas c'est pas problématique de petit effort ou de gros efforts, c'est que dans notre pays aujourd'hui, il y a des richesses parce que bon, je je veux bien entendre tout ce que l'on nous dit, mais je vous assure qu'à l'échelle mondiale, nous sommes nous sommes loin d'être le pays le plus pauvre. Donc nous avons besoin de redistribuer ces
richesses. Nous n'ons pas besoin de finir d'aller faire les poches pour quelques quelques euros qui sont parfois essentiel pour les familles les familles populaires pour pouvoir boucler un budget. Donc oui, la question des BTS c'est un scandale, la question des classes prateures, mais je je veux dire, on peut prendre 2 heures d'émission pour décortiquer. Ce budget est un scandale. Ce budget est un scandale parce qu'en plus ce gouvernement qui sait que ces heures sont comptées puisque à partir du mois de février, il y aura une autre séquence avec une action sut s'autorise tout. Et bien, puisqu'il s'autorise tout, nos collègues parlementaires, y compris à l'Assemblée nationale s'autoriseront également d'utiliser tous les moyens à leur disposition. Et donc
ce n'est pas et donc ce ne sont pas les parlementaires qui créent l'instabilité, c'est la politique irresponsable de ce gouvernement qui crée l'instabilité, qui crée la violence, qui crée la colère aujourd'hui des lycéens et les dégradations que l'on observe depuis maintenant quelques jours. Je crois qu'il faut qu'à un moment donné chacun soit faire de la politique, c'est être responsable de ces actes et de ce qu'ils engendrent auprès de la population. Ce budget est un budget inacceptable pour la plus grande partie de nos concitoyens parce qu'ils vont en être les victimes. Merci beaucoup et c'est Kern. Je crois que vous devez remonter rapidement. On va rejoindre dans la salle des conférences Quentin, votre invité et le nouveau sénateur de la France insoumise, c'est Gabriel Lamar.
Oui, bonjour Gabriel Lamar. Merci de nous avoir rejoint ici en direct depuis la salle des conférences du Sénat. Vous êtes un des une soixantaine de nouveaux sénateurs, premier sénateur la France insoumise sous la sécurie publique. Qu'est-ce que ça ? Vous az vu, on a mis 9 ans pour rentrer au Sénat. J'en connais qu'on mis 40 ans. Oui. D'ailleurs, on vous a vu cet après-midi venir avec Jean-Luc Mélenchon dans la cour d'honneur du Sénat. Vous avez pris une photo comme cela pour immortaliser ce moment-là. Qu'est-ce que ça dit pour votre mouvement politique cette élection ? Ben, avec Marc Peré, euh sénateur, nous sommes euh membres de l'intergroupe parlementaire de la France insoumise puisque désormais nous avons euh euh des euh des députés au Parlement européen,
les députés nationaux bien connus que dont je faisais partie jusqu'à il y a peu et maintenant m'a repéré moi-même. Oui. Qu'est-ce que vous voulez jouer comme rôle au Sénat ? Vous allez sier chez les non inscrits, mais qu'est-ce que vous allez porter comme sujet ici à la chambre haute ? Ah bien moi d'abord je serai à propos euh du budget qui s'annonce euh une vigie et un éclaireur parce que je sais au combien euh certains euh disent des choses dans leurs circonscription, dans leur département et votent autre chose euh une fois qu'ils sont euh au Sénat. Donc je vais être attentif à ce que on vienne pas défendre l'hôpital public ou l'école ou les communes alors qu'on est en train de faire exactement l'inverse en pratiquant les coupes budgétaires lors de la navette parlementaire sur le PLF.
Donc ça va être un sujet pour moi extrêmement important. Et puis à l'heure où les fins de mois commencent de plus en plus tôt, les citoyennes et les citoyens doivent enfin entendre qu'il y a au Sénat des représentants pour l'augmentation des pensions, le blocage des prix à la baisse, l'augmentation des salaires parce que la vie est trop dure. Et d'ailleurs, on le voit dans les mobilisations récentes sur une partie de la population qui n'en peut plus d'avoir des difficultés pour se nourrir, pour habiller ses enfants et la fonction publique, les sapeurs pompiers, tout ça témoigne et révèle du fait que il y a des souffrances et il faut absolument y mettre fin le plus vite possible. L'élection présidentielle va trancher aussi beaucoup de choses. Parmi les mobilisations he que vous
évoqué, il y a celle aussi des lycéens. On le disait 356 établissements perturbés hier, 625 interpellations juste pour la journée d'hier, 119 blessés parmi les élèves, 83 chez les forces de l'ordre. Est-ce que les filles soufflent sur les braises ? Non, nous soufflons sur aucune braise. Euh la jeunesse, c'est directement l'accusation de Bruno Raillot à ce micro il y a quelques minutes. Oui. Non, mais il est ridicule. Genre après autant d'années, il devrait pas s'abaisser à ça. Il faut regarder les choses en face. Il y a bien eu des élus LFI devant les lycées là où il y avait des blocages. Attendez, j'allais si vous si vous voulez bien, je vous explique je vous impris euh que en effet euh nous soutenons euh les mouvements lycéens euh nous ne
soutenons pas des dégradations d'établissements scolaires euh ou des choses qui à mon avis n'ont pas besoin de s'exprimer de cette manière. Mais en même temps, ça révèle une vraie souffrance dans les familles, une vraie souffrance dans la jeunesse et un peuple qui n'a pas de quoi subvenir à ses besoins et par ailleurs des établissements scolaires, des moyens de l'éducation nationale qui ne sont pas à la hauteur. Et quand on envoie comme ça avec une telle violence des fonctionnaires sur des lycéen, c'est pas bon signe. Mais donc maintenant qu'on voit les images qui deviennent vraiment très violentes, est-ce que vous appelez au
calme ? Est-ce que vous appelez à ce que le mouvement devienne totalement non violent ? Non, enfin oui, bien sûr. Je mais je je comprends que ces révoltes viennent pas de nulle part. ce sont pas des sauvages ont à la marge. C'est une réalité dans la jeunesse du pays de vouloir tourner la page d'années d'austérité budgétaire qui ont mis à l'oss dont l'école et notamment les lycées. Et donc une dernière question que je voulais vous poser. Bruno Rutaillot qui dit que se pose dans le débat public la question de l'interdiction de votre parti. On a un parti qui est fasciné par la violence, qui appelle à la sédition
et même qui essaie d'organiser l'insurrection, a-t-il dit ce matin. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Écoutez, monsieur Rotaillot est le représentant d'un parti qui fait 5 % et nous allons peut-être dans quelques minutes avoir un président du Sénat euh un président du Sénat qui est représentatif de 5 % de la population. Je suis représentatif de 22 % à la dernière présidentielle. C'est le principe hein des grands électeurs et de la chambre du parlement. euh servir les éléments de langage des LR si c'est votre choix, mais moi je constate seulement que ces personnes feraient bien de rester à leur niveau et ils sont regardés par l'ensemble du peuple français et je pense que ce genre de proposition ridiculise. Monsieur Rota merci Gabriel Amard d'être venu en
direct au micro de public Sénat. Tam, c'est à vous. Merci. Merci, merci beaucoup Quentin pour cette nouvelle réaction sur ce sujet bien de l'interdiction de la France insoumise proposition de Bruno Rota. Écoutez la réaction tout à l'heure de Jean-Luc Mélenchon qui était tout à l'heure au Sénat avec très nombreux députés et qui accompagné l'arrivée de Gabriel Amar au sein de la Haute Assemble. Écoutez, j'aurais aussi vu ça dans ma vie. La le premier mouvement de masse convoqué par Télépathie. puisque il n'y a ni un tracte, ni un discours, ni un appel ou que ce soit du moindre insoumis à se mettre en mouvement dans un lycée. Donc comme il nous en accuse tous, on se dit
ça a dû se passer par télépathie. Non, je pense que c'est une manière pour eux de pas traiter le problème. Ils font comme s'il y avait pas de problème. Le problème ce serait Mélenchon et elle fille. Mais ça ça marche pas. C'est ça colle pas à la réalité de ce que vivent les jeunes gens. Et donc ils ne peuvent pas étendre. C'est ça qu'ils espèrent que les gens se disent c'est politisé dans non le problème ça nous pose c'est l'inverse et qu'on est tellement bien accueilli dehors les lycées. Voilà pour cette intervention de Jean-Luc Mélenchon plutôt cet après-midi. J'accueille également sur ce plateau Thomas Dojour. Vous êtes sénateur écologiste du Rô également avec nous. J'ai le plaisir d'accueillir Emmanuel Capu. Bonjour bienvenue sénateur les indépendants de
Men et Loire. Euh un mot déjà et bien sur cette séquence que nous vivons, ces blocages des lycées. Le mouvement a basculé vers les violences urbaines, nous dit le gouvernement Emmanuel Capu. Que que pensez et bien de de ce mouvement alors même qu'on entend aussi les revendications des lycéens qui réclament d'abord plus de moyens pour leur scolarité, des revendications qui peuvent aussi être légitimes. C'est inacceptable. Il faut remettre de l'ordre très rapidement. Moi je vois les lycées là qui brûlent à Nant les les rôle d'un lycée incendie à Nant effectivement proviseur aspergé d'essence à Mar je parle pas je parle même pas des violences physiques mais on peut pas demander plus de moyens et brûler les lycées neuf celui de Nant il
a 12 ans et brûler les lycées neufs qu'on met à votre disposition c'est à la fois stupide et inacceptable donc l'urgence est au rétablissement de l'ordre j'appelle aussi les parents parce que ce sont des mineurs à faire que leurs enfants soient plus respectueux de la loi et de l'ordre et que l'État mette en place les moyens pour rétablir l'ordre et ensuite la responsabilité politique invraisemblable des summeurs de troubles qui rajoutent de l'huile sur le feu, on vient de le voir qui sont incapables non seulement de condamner les violences, non seulement de condamner les destructions de bâtiments à la disposition des élèves, mais qui en plus rajoute de
l'huile sur le feu et viennent féliciter les fauteurs de trouble. Ça ça doit cesser. Vous visez explicitement la France insoumise vise explicitement la France insoumise et tous ces sbires. Je précise tout de même ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon sur X. Les insoumis appellent à la non violence des méthodes de lutte. He ce sont les propos de du leader de de LFI Thomas Dous. votre vous, votre regard sur et bien ce mouvement lycéen et cette violence hein qui qui gagne aussi ce mouvement et puis ce mouvement qui s'étend hein maintenant, ce sont les étudiants aussi qui sont entrés entrés dans ce cet embrasement. Oui, bien sûr. On arrive à un mouvement qui est d'une tension extrême avec un gouvernement qui n'a pas reçu un seul lycéen depuis le début du mouvement.
Donc, on peut appeler au dialogue autant qu'on veut. On a visiblement un gouvernement qui préfère envoyer la troupe plutôt que d'essayer de dialoguer avec des lycéens qui se mobilisent. C'est évidemment que qu'on qu'on condamne les les incendies volontaires et ces débordements là, mais aujourd'hui le le plus urgent c'est la deses escalades et le dialogue. Sinon, on ne s'en sortira pas. On a aucun aucune organisation reçue alors qu'ils ont des revendications qui sont tout à fait légitimes. On a vu les budgets des lycées dégringolés. On a vu des conditions de travail extrêmement pénibles avec des profs non remplacés. Donc évidemment qu'il y a des une légitimité dans les revendications, mais si aujourd'hui on a un mur en face avec des gouvernements qui envoient la BAC
plutôt qu'essayer de dialoguer et ben on arrive à ce genre de tension. Yanne Chantrelle, votre regard là-dessus. Pour la seule journée de mercredi, 625 personnes ont été interpellées, 83 policiers et gendarmes blessés depuis le début des blocus, 119 élèves et personnels ont été blessés. Ce sont les chiffres de l'éducation nationale. Ouais. Alors après évidemment, moi j'ai jamais été pour les violences, je les condamne effectivement parce que malheureusement toutes les personnes qui se livrent à des violences finalement sont les ennemis du combat social. puisque évidemment c'est instrumentalisé également politiquement ces violences pour ne pas parler des sujets de fond également parce qu'il est où les le les la base de la révolte ? C'est quoi les sujets de fond ? Parce que c'est ça
qu'il faut regarder. On ne répond pas à une crise sociale et politique par la matraque. Ça ne fonctionne pas. On a vu ce que ça a donné pour les gilets jaunes. La réponse politique était principalement une politique sécuritaire et policière. On ne répond pas à une crise sociale par la police, faut le maintien de l'ordre. Mais il y a aussi une crise sociale à laquelle il faut répondre de l'autre côté. C'est quoi cette jeunesse ? Effectivement, c'est une jeunesse qui a peur de son avenir. Il y a pas de pire pour l'avenir d'un pays quand sa jeunesse n'a plus confiance en son avenir. Pourquoi ? Elle a peur à juste titre par rapport ça va être la génération changement climatique puissance 1000. C'est la génération qui voit que le marché de l'emploi est bouché, que quand on est jeune, c'est
très dur d'accéder à des responsabilités. On est souvent sous-payé, on est dans la précarité, on a des fils d'attente massives aux banques alimentaires. C'est ça le problème qu'il faut résoudre d'urgence, c'est celui-là. Si on ne résout pas ça, nous aurons les émeutes et les crises, les violences de demain. Donc en fait, si on veut résoudre par la matraque, on ne résoudra pas la crise sociale et on aura les violences de demain. Donc je pense que c'est une réponse politique qu'il faut. Et à l'heure actuelle, il y a aucune réponse politique à part une coupe de 54 milliards dans le futur budget. Dans le budget. On va en continuer à en parler sur ce plateau bien sûr, on va rejoindre l'hémicycle du Sénat. Rejoindre Alexandre. Où en est-on dans le vote Alexandre ? Entam, ça bouge
actuellement dans l'hémicycle du Sénat puisque le scrutin pour l'élection du président du Sénat est clos. Chacun des 348 sénateurs est monté à la tribune pour voter à bulletin secret et par ordre alphabétique. Alors, ça y est, maintenant le scrutin éclos place au dépouillement. L'urne est en train d'être déplacé dans la salle des conférences du palais du Luxembourg où euh le dépouillement va être effectué sous le regard des secrétaires d'âge du bureau d'âge du Sénat, c'est-à-dire c'est-à-dire les six sénateurs les plus jeunes de cette assemblée. Et puis ensuite le doyen d'âge du Sénat, Pierre Cuipers, prononcera le nom du président du Sénat pour les trois prochaines années. On devrait le connaître normalement avant 17h.
Merci. Merci beaucoup Alexandre. Euh on reste là-haut euh dans la salle des conférences rejoindre Quentin, votre invité et la sénatrice Les Républicains des Hautes Scèes, Christine Lavarde qui candidate pour devenir rapporteur général du budget. Tout à fait. Bonjour madame Lavarde. Membre de la commission des finances des finances, on sera lundi et voilà qui est bien rapporteur général du budget au Sénat. Un mot sur ce qui se joue derrière nous là, le scrutin qui est terminé, le dépouillement qui va commencer sur les tables qui se trouve juste là. La réélection de Géralet, on peut le dire, c'est pas un suspense. Elle va être dès le premier tour. Elle sera dès le premier tour et je pense que d'avoir quelques pôles de stabilité dans notre paysage institutionnel est une bonne chose,
surtout quand on voit les événements que d'ailleurs vous êtes en train de commenter en ce moment, avoir des endroits, des points fixes qui permettent quand même aussi à nos partenaires européens de se dire que tout n'est pas en train de vaciller et que on peut arriver à garder une certaine ligne directrice pour conduire le pays. C'est une bonne chose. Et quelle sera la ligne de la majorité sénatoriale dans le marathon budgétaire qui va très rapidement vous occuper sénateur à l'automne ? Comment est-ce que vous appréhendez cette cette échéance ? Cette échéance, elle va être très compliquée. On a pris connaissance comme tout le monde ce matin du projet de loi de finance parce que jusqu'à présent on avait quand même été très écarté des processus de négociation. Enfin, le
premier ministre ét reçu à Ber euh Non, le rendez-vous a été décalé annul enfin voilà été décalé. Effectivement, j'aurais dû y aller cette semaine, mais le rendez-vous a été décalé. Euh on n' pas reçu une lettre du Premier ministre nous demandant euh si on était enfin voilà content, pas content, ce qu'on pouvait faire. Donc voilà, nous on a découvert ce matin l'ensemble des mesures. Alors, que dire du constat déjà sur lequel le gouvernement construit son budget, une croissance estimée l'année prochaine à à 1 %. Même la ministre de l'économie semblait dire que ce chiffre était trop élevé. Ah ben je là, je vais être d'accord avec lui parce qu'effectivement moi j'ai fait immédiatement le même constat. Aujourd'hui, l'hypothèse de 1 % c'est une hypothèse extrêmement optimiste
puisque dans le document le gouvernement donc fait son hypothèse de 1 % et vient expliquer qu'elle sera réalisée avec une reprise de la consommation des ménages, avec une reprise de l'investissement. quelques lignes plus loin dit que le marché du travail va continuer à se dégrader. Objectivement, enfin quand on voit ce qui se passe dans la rue autour des lycées, je sais pas comment les Français pour avoir confiance dans l'avenir, avoir envie d'investir, ils vont plutôt continuer à à vouloir constituer de l'épargne de précaution en prévision de journées difficiles. Et d'ailleurs, l'effort qui était initialement évalué à une cinquantaine de milliards, finalement il est de 43 pour 2027. Qu'est-ce que vous pensez de ce chiffre ? Est-ce que là encore il est vraisemblable ? Il est sincère ce
chiffre. Non mais alors ce chiffre d'économie en fait ça dépend du ça dépend du tendantiel. Chacun a son propre tendantiel donc ça dépend si on raisonne toute chose égale par ailleurs. Ça dépend si on prend en compte l'augmentation des dépenses de la défense. Ça dépend si on prend en compte l'augmentation des intérêts de la dette. Enfin ça dépend de tellement d'hypothèses en fait que chacun peut construire le le tendantiel qui l'intéresse et mettre derrière les chiffres qu'il a envie de mettre. Je pense que ce qui est le plus important, c'est de regarder G en concret qu'est-ce qui se passe aujourd'hui. Le gouvernement vient déposer un projet de loi de finance qui affiche 5 % de déficit. Il faut juste avoir en tête que 5 % de déficit, c'est un point de plus que ce qui a été inscrit dans le
programme de stabilité à moyen terme qui a été déposé devant les instances européennes qui a indiqué un chiffre de 4 % pour 2027. que 5 % de déficit, c'est une une dégradation euh de l' enfin du déficit public euh entre 2026 et 2027 de 19 milliards d'euros. Donc en fait, je vois pas ce qui s'améliore euh dans la trajectoire budgétaire. Et alors après, si on rentre dans le détail, oui, allons-y rapidement, mais on voit que les collectivités locales, l'effort pourrait être de 5,5 milliards d'euros. Est-ce que ça va être une ligne rouge pour le Sénat ? Non, mais l'effort des rapidement les discussions qui vont se tendre avec le gouvernement mais euh l'effort des collectivités locales, j'ai l'impression qu'il est déjà pas vraiment en ligne avec ce qu'on nous avait euh
exposé. On nous avait parlé de dispositifs simples, euh lisible, euh pas trop concentré sur certaines catégories. Bon bah, j'ai l'impression que ce dispositif qui porte le douon de CPB, il est quand même très concentré et puis après, il y a les grandes lignes, mais il va falloir aussi aller regarder en détail dans les petites lignes. Et aujourd'hui, l'État fait par plusieurs détours les poches des collectivités sur des lignes qui sont pas forcément visibles comme ça, mais je pense par exemple à une partie du forfait postationnement qui va passer dans les caisses du budget général. Donc si on on voulait résumer parce que on arrive à la fin de cette interview, ça va être tendu vos discussions vous la majorité de la droite du centre avec l'exécutif sur cette question du PLF.
C'est fort possible. Ouais. Merci beaucoup Christine Lavar d'être venu en direct au micro de public sénatam alors que les opérations de dépouillement sont en cours dans la salle des conférences. Effectivement, on les voit à l'image ces opérations de dépouillement qui devraient durer environ une demi-heure avant que l'on connaisse le nom du nouveau président du Sénat. Continuons sur la question. budgétaire Emmanuel Capu. On entend donc le gouvernement qui a dévoilé sa copie aujourd'hui et vous entendez et bien les collègues LR qui sont déjà plus que méfiants, plus que circonspect vis-à-vis de de cette copie. Ça va être très difficile à faire passer ce texte. Ah bah de toute façon le budget depuis 2
ou 3 ans, c'est devient une quasiment impossible. au Sénat, on réussi à le à le voter chaque année. On va l'amender. Moi, j'ai pas encore eu le temps de de le voir. C'est arrivé ce matin, on était euh dans les élection euh on va l'examiner. Nous euh nos positions, elles sont très claires aux indépendants, vous les connaissez. Euh baisser la dépense publique, ne pas augmenter les impôts et travailler plus. Ça veut dire bon ça sera plus sur le PLF sur le PLFSS pardon sur le loi de financement de la sécurité sociale ne pas refaire le coup tordu de l'année dernière de reporter la réforme des retraites qui est une calamité dont on voit maintenant qu'elle porte déjà des fruits extrêmement négatifs. Donc moins d'impôts, plus de travail, moins de dépenses publiques. Euh les socialistes
avaient négocié euh cette mensuétude hein, sur euh le budget l'année dernière en obtenant la suspension de la réforme des retraites. Euh cette fois-ci, ça va être beaucoup plus difficile euh d'avoir euh euh vos voies, votre abstention, du moins. Euh disons que c'est plus difficile dépendamment de de ce qu'on arrive à avoir comme gain parce que de toute façon, nous sommes tous des parlementaires. Le but, c'est de permettre justement d'améliorer le budget en fonction de ce qu'on considère être bon pour notre pays. Et ce budget, il est pas bon pour notre pays. Il y a une crise sociale comme je viens de vous le dire. D'ailleurs, c'est assez ironique mais c'est la facture des 10 ans de macronisme ce budget également. Celui qui a fait la dissolution, qui a mis le chaos dans le pays, c'est pas
nous, c'est lui. Donc on paye sa facture et on devrait utiliser les mêmes méthodes, la même politique qui a échoué. à un moment donné, il faut changer de politique. Quand une politique échoue à ce point-là et qui a un déficit de plus de 1000 milliards, et ben on change de politique. Et effectivement, c'est en grande partie, contrairement à ce qu'on a à ce qui a été dit, c'est ça n'est pas dû justement au fait qu'il y ait trop d'impôts, c'est que il y a pas le juste impôt. Quand dans un pays vous avez des gens à milliards, moi je suis désolé, quand vous voyez qu'il y a un doublement triplement du nombre de milliardaires, de l'argent il y en a et il y en a beaucoup. Sauf qu'il faut aller le chercher au bon endroit parce que effectivement on a tendance à aller le
chercher à ceux qui en ont le moins et qu'il faut aller le chercher à ceux qui en ont le plus pour que ça soit juste. Tous les Français ont conscience de la situation euh budgétaire de notre pays. Ils sont prêts à faire des efforts, mais si les efforts pent que sur eux, ils ne seront pas prêts à le faire et ils ont raison. Il faut que ça soit un redressement dans la justice, dans la justice fiscale. Il est temps de mettre en place des politiques qui permet de faire contribuer ce qu'on les plus gros patrimoines. Moi, j'ai défendu et on continuera à défendre notamment et c'est pas la seule chose, ça répond pas à tout la taxe Zucman sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros parce qu'effectivement quand on a plus de 100 millions d'euros, je pense que on a pas
de problème de fin du mois et même s'il nous en reste que 90 millions, c'est pas mal non plus. Donc je pense que ces personnes-là même ont intérêt à contribuer plus. parce que si elle veut pas qu'il y a de la révolte, même vis-à-vis d'elle, et ben il faut qu'elle contribue davantage et c'est le budget qu'on va défendre. Donc on va défendre au parlement pied à pied, amendement par amendement et on va tout faire pour essayer de changer tout simplement la copie initiale. Et à mon avis, si on veut que le budget passe, il faut que la copie initiale de toute façon soit modifiée parce qu'il y a pas de majorité sur ce texte. Oui Thomas Do faire passer ce budget et quasi mission impossible. On a cependant entendu le Rassemblement national he qui a dit qu'il préfère avoir une mauvaise copie
que pas de budget du tout. On est aussi sous l'observation des marchés financiers. On a aussi l'inquiétude des Français qui ont aussi besoin de de voir un budget à adopter pour avancer. Vous l'entendez aussi ? Ouais. Et j'ai entendu aussi monsieur le premier ministre nous expliquer que c'est le réel qui nous rattrape. Le réel qui nous rattrape le réel qui rattrape 10 ans de cette politique qui a aujourd'hui mis la France dans le mur. C'est ça la réponse, c'est que on a une politique de l'offre qui n'a été inefficace. On a une politique de l'offre qui a vidé aujourd'hui c'est ce constat là qui qu'il faut faire. Les caisses sont vides. Monsieur Capu veut amplifier cette politique là. Mais on a bien vu aujourd'hui les dommages que ça porte. Et donc euh euh aujourd'hui,
c'est est-ce qui se pose quand on a un budget, c'est est-ce qu'il prépare l'avenir du pays ? Est-ce que quel avenir il nous prépare ? Et ben aujourd'hui, l'avenir qui nous prépare, il est sombre euh parce que 10 ans de cette politique inefficace a vidé, a fait augmenter le chômage et a creusé les inégalités. Donc aujourd'hui, on a on peut se permettre de de falloir trouver des marges de manœuvre en tout cas. Et donc oui, on va l'amender. On va proposer nous ici au Sénat, d'autres à l'Assemblée, des amendements pour faire progresser ce budget, trouver des marges de manœuvre pour préparer l'avenir, corriger la trajectoire qui est extrêmement mauvaise euh de ce budget et donc après à partir de là, on verra quel sera le résultat dans les vortes et et ce qui est-ce qu'il faudra le voter ou
non. C'est ça le sujet, c'est est-ce que la gauche ou en tout cas ceux qui portent une autre orientation pour être entendu, c'est sous. Allez, on va continuer à débattre sur ce plateau, mais on prend la direction de la salle des conférences. On rejoint Quentin. Votre invité est Joshua Auchard, le sénateur Rassemblement national du Nord. Oui, bonjour Joshua Auchard. Bonjour monsieur. Merci de nous avoir rejoint en direct sur Public Sénat. C'est l'une des informations marquantes de ces élections sénatoriales, l'arrivée d'un groupe RN ici au Sénat avec 15 élus. Si on prend les élus RN, UDR également une élue LR qui vous a rejoint. C'est quoi le symbole pour les Français qui nous écoutent que l'existence désormais de ce groupe au Sénat ? Bah c'est c'est qu'enfin l'aspiration
des Français, le vote des Français est enfin reconnu au Sénat. Nous avons fait notre entrée par la petite porte en 2023 avec trois élus Rassemblement national et nous créons. Vous aviez des élus auparavant avec Stéphane Ravier et David Rashlin. Exactement. C'était le c'était le le retour parce que Stéphavan Ravier avait quitté le Rassembl national peu de temps avant. Le Rassemblement national avait quitté les bandes du palais du du Luxembourg. Donc trois élus Rassemblement national en 2023. On fait aujourd'hui notre entrée dans un nouveau groupe dans un groupe le premier groupe de l'histoire du du Rassemblement national au Sénat avec 12 élus Rassemblement national et trois élus de l'Union des droites pour la République avec effectivement le retour de Sylvie
Sylvie Guachavant. Oui. Vous serez quel type de sénateur ici ? Ah bah identique à nos députés, à nos collègues députés, identique à ce que nous on a fait avec mon collègue Christopher ZK et Emeric Durox pendant 3 ans, des sénateurs respectueux de l'institution. aucune envie de d'aller bordéliser et par contre on a été élu en 2023 comme en en 2026 pour aller porter une voie différente pour pouvoir porter des nouveaux projets et donc c'est ce qu'on fera dès dès demain dès que le Sénat aura ouvert sa session sa session législative avec notre nouveau groupe qui s'appelle Union nationale pour les territoires. C'est donc vous nous l'annoncez le nouveau nom de ce groupe vous pouvez le répéter Union nationale pour les territoires. Le groupe Rassemblement national union des
droites pour la République qui est présidé du coup par Edvij Jazz sénatrice de la Gironde. C'est le nom qui a été décidé aujourd'hui. Très bien. L'une des crises que traverse la France aujourd'hui, c'est la mobilisation de ces lycéens. 356 établissements perturbés hier, des blessés parmi les élèves, parmi les membres du personnel de ces établissements également chez les forces de l'ordre. Qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui pour pour calmer cette colère lycéenne ? La situation des lycéens est particulière. J'entends leur revendication sur parcours sup sur les le fait qu'il manque des professeurs et c'est ce qu'on dénonce depuis de nombreuses années avec avec Marine Le Pen. Je suis un peu moins d'accord sur les emplois du temps surch sur surchargé mais on peut on pourrait en débattre
pendant pendant longtemps. Par contre, ce qui est inadmissible, c'est la violence qui entoure ces euh ces blocages, ces blocus, que ce soit d'ailleurs dans les lycées, dans les universités, mais c'est sûrement encore plus préoccupant dans les dans les lycées, y compris dans les lycées de banlieu j'entendais tout à l'heure à Marseille euh un proviseur qui était aspergé d'essence, un un lycée en feu à Nant alors qui venait d'être d'être construit et cette instrumentalisation par l'extrême gauche et notamment par LFIM, on entend pas beaucoup les autres de ces blocus et de ces violences envers nos forces de l'ordre. Et dans ce contexte, que pensez-vous des propos de Bruno Rotaillot qui a proposé ce matin d'interdire le parti la France insoumise ? En tout cas, il veut porter cette idée
dans le débat public mais que Bruno Roton sait plus sur quel pidan c'est était il y a 2 ans. C'est lui qui faisait élire les députés de la France insoumise en se retirant des seconds tours pour les élections législatives. Donc la France insoumise existe. Elle porte des idées et des valeurs que je combats. Par contre, j'en appelle à la démission de l'ensemble des élus de la France insoumise qui eux ont soutenu et ont participé à ces dégradations. L'autre actualité majeure de ces derniers jours, ce sont ces informations de médiia part qui révèlent que Jordan Bardelin aurait tenu des propos antisémites en 2013. Le président du Ren qui annonce bien sûr porter plaince pour l'inflammation. Emmanuel Macron, le président de la République qui a parlé de ses propos apportés comme étant
évidemment gravissime et inacceptable. Il intimé aux responsables politiques du RN de clarifier la ligne, les mots et les gens qui dans leur partie peuvent prononcer de telles choses. Qu'est-ce que vous répondez au chef de l'État ? Ben je je réponds que je soutiens totalement Jordan Jordan Bardella. Jordan Bardela a fait des déclarations, a déposé plainte contre médiia part. pardon, c'est pas la première fois que le Rassemblement national, ses élus, ses cadres sont attaqués. Jusqu'ici rien n'a été rien n'a été prouvé. Jordan Bardella dément l'ensemble de ces de ces accusations. C'est pas la première boule puante de la campagne. Ce ne sera malheureusement pas la dernière. Donc vous dites pas c'était des propos de jeunesse et il a évolué depuis. Vous affirmez que ces messages n'existent
pas. Je dis que ce sont des propos condamnables que nous condamnons, que nous condamnons toute forme d'antisémitisme et de racisme et que c'est et que je soutiens Jordan Bardelin le fait qu'il puisse dire que ces propos ne sont pas les siens, ni celui de l'adolescent qu'il était à l'époque, ni celui de l'homme politique qu'il est aujourd'hui. Et vous pensez comme d'autres cadres du RN que c'est une manipulation venue peut-être d'autres courants d'extrême droite. Si ces propos n'ont pas été tenus, c'est forcément une manipulation. Maintenant qu'elles viennent de Mediaapart, de d'autres de l'intérieur du Rassemblement national ou d'autres partis politiques. Au jour d'aujourd'hui, je n'en sais rien. La plainte déposée par Jordan Bardella en diffamation nous permettra d'y voir d'y
voir plus clair. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a diffamation. Oui. Et si ça vient de l'intérieur du RN, c'est quoi ? C'est que c'est une guerre de courant qui continue au sein du RN. Je pense pas que ça puisse venir de l'intérieur du Rassemblement national. En tout cas, pas de personne qui puissent être aujourd'hui dans le rassemblement national. Différents différents noms de personnes qui ont été exclus d'ailleurs il y a très longtemps du rassemblement du rassemblement national. Je pense pas qu'il ait cette cette guerre en interne. Moi, j'ai vu Jordan Bardella et Marine Le Pen cette semaine mardi une très bonne entente, une très bonne ambiance entre les deux parce qu'il y a eu un moment avec Alain Soral comme ça des ponts qui existaient le FN à l'époque et ces mouvements antisémites.
Moi, j'étais pas adhérend du Front National du Front National à l'époque. Je vous l'ai dit, on condamne pour répondre au propos du président de la République, on est très clair sur cette ligne. On condamne l'ensemble des formes de racisme et d'ant antisémitisme. condamne le le 7 octobre ce que d'autres parties eux n'ont pas fait. Et bien merci Joshua Auchad venu répondre à toutes ces questions en direct au micro de public Sena Tam, c'est à vous. Merci merci beaucoup Quentin. On va tout de suite rejoindre Alexandre dans l'hémicycle du Sénat. Alexandre qui suit pour nous le vote qui est en train qui qui est terminé. Maintenant il y a on est en plein dépouillement. Alexandre, un mot et bien sur euh un des enseignements de ce scrutin et bien c'est l'arrivée d'un nouveau groupe, le
groupe Union nationale pour le territoire, Rassemblement national UDR. Qu'est-ce que ça change au Sénat ? Et bien Tam, ce groupe parlementaire au Sénat, il est très important pour l'Assemblement nationale. Alors, au-delà des moyens financiers supplémentaires, cela donne un temps de parole supplémentaire pour les sénateurs Rassemblement national et UDR. Un temps de parole lors des questions d'actualité au gouvernement pour interroger les ministres sur les sujets d'actualité. un temps de parole supplémentaire euh lors des débuts euh des discussions de projets de loi et de propositions de loi. Ce qu'on appelle la discussion euh générale, le temps de parole est proportionnel au nombre euh de euh sénateurs. Et puis cela euh va offrir euh ce qu'on appelle un droit de tirage
pour créer une commission d'enquête euh qui serait euh créée euh par euh le groupe RNU UDR. donc pouvoir enquêter sur un sujet et mettre la lumière médiatique sur ce sujet et sur le travail euh du groupe et puis ensuite on verra si euh les sénateurs de ce groupe politique au Sénat pourront occuper des postes dans les hautes instances de la Haute assemblée. Là cela va dépendre du rapport de force avec les autres groupes politiques. actuellement une bataille entre les groupes par exemple écologistes radicaux pour avoir le plus de sénateurs possible et pouvoir obtenir ses postes dans les instances du bureau du Sénat. Donc c'est aussi ça qui se joue dans les jours à venir après l'élection du président du Sénat. Merci. Merci beaucoup Alexandre. Et puis
j'accueille sur ce plateau Olivier Paco Bonjour. Bonjour, vous êtes sénateur les Républicains de Loise. Un mot sur et bien le fait que ce groupe RNU UDR n'est pas présenté de candidat au plateau face à Gérard Larcher. Qu'en pensez aujourd'hui ? Objectivement, je me suis pas posé la question. Euh les centristes n'ont pas présenté de candidats non plus. Les centristes ne présentent jamais de candidats car ils font partie de la majorité. Ou est-ce que c'est une façon de vouloir dire du côté de ce nouveau groupe qu'on qu'on présente pas de candidats en tout cas face au président actuel radicaux n'ont pas présenté de candidat, ils font pas partie de la majorité sénatoriale donc il y a pas de conclusion
particulière à en tirer si c'était votre question. Non, il y a pas de lien particulier entre ce nouveau groupe qui s'appelle l'Union des territoires et la majorité sénatoriale. En tout cas, les LR que je représente ce Oui, car on l'a vu notamment Jordan Bardella avait tendu la main notamment à LR, aux patriotes sincères, ce sont ces mots dès dimanches, il y a peut-être la volonté aussi de vouloir aimenter de nouvelles voies à droite de côté de ce groupe. Je pense, j'espère que nous sommes tous des patriotes sincères, que nous aimons tous notre patrie. Après, monsieur Bardella essae effectivement d'aller chercher plus de voix. C'est c'est bien normal. Objectivement, nous ne passons pas du tout d'accord avec
le RN. Vous ne parlez vous parlez-vous de cordon sanitaire ? On a entendu la gauche qui vous appelait à Écoutez, de toute façon, ce sont les électeurs qui choisissent. Si aujourd'hui le Rassemblement national et leurs alliés de l'UDR sont présents dans les instances du Sénat et ils y sont pour longtemps puisque lors du prochain renouvellement, même s'ils perdent les trois sièges qu'ils ont eu en 2023, ils auront encore suffisamment nombreux. Donc s'ils sont là, c'est parce qu'ils ont eu suffisamment d'électeurs, de grands électeurs et donc il on ne peut pas faire comme s'il n'existait pas. C'est notre démocratie qui s'est exprimée. Ils ont multiplié dans certains cas, moi je pense à la Gironde leur score par neuf. Euh bon, ce qui
s'est passé le 27 septembre, c'est un petit peu pour le Sénat, c'est un petit peu un 21 avril. C'est d'une certaine façon, hein, c'est révolutionnaire. Aujourd'hui, il y a un groupe de 15, on va faire avec. Votre regard Thomas dessus sur ce nouveau Sénat. Oui, on retient aussi la permanence de la majorité droite et centre, mais voilà, on a d'un côté ce groupe Rassemblement national et puis aussi ce sénateur de la France insoumise qui est arrivé. Oui. Oui. Euh mais sur le groupe Rassemblement national euh évidemment, moi je voudrais ici appeler évidemment au cordon sanitaire. Ce n'est pas anodin, c'est pas un groupe anodin qui rejoint de façon un peu, on va dire souveraine son le Sénat. C'est
aujourd'hui une dérive forte de notre pays vers l'extrême droite et c'est quelque part l'échec de la stratégie de Bruno Rotaillot qui a été de tirer le groupe LR à la course derrière l'extrême droite là ces dernières années. On a vu les LR dérivé dans certains textes de façon très loin et proche en tout cas de la ligne portée par le Rassemblement national. Je pense à loi immigration où tous les articles les pires de ce texte avaient été inspirés par la droite sénatoriale et ont même été censuré derrière par le Conseil constitutionnel. C'est ces stratégie là qui aujourd'hui est en échec et qui aujourd'hui montre que les grands électeurs ont préféré l'original à la copie en votant pour en désignant des sénateurs d'extrême droite. Et donc aujourd'hui, moi j'appelle les LR à se ressaisir dans
cette dérive qui les a aujourd'hui conduit dans cet impasse. Les grands électeurs qui ont été plus nombreux que ce que l'on pouvait imaginer encore on la voit cette poussée. Vous parliez tout à l'heure de la Gironde par exemple Edvig Diaz a recueilli 709 voix. Là, on lui comptait seulement une centaine de grands électeurs, il lui fallait seulement 450 élus. Donc, c'est quand même une lame de fond extrêmement importante à ne pas être qu'à la politique au détriment de qui au détriment de qui c'est faite cette progression. C'est ça qu'il faut regarder et je pense que là-dessus la droite doit se regarder dans un miroir. Aujourd'hui, elle a échoué dans cette stratégie de d'occupation de ce terrain aussi au Sénat de des idées parfois d'extrême droite. Et aujourd'hui, ce qui
s'est passé, c'est que ces grands électeurs-là, quand ils ont eu un choix, ils ont pas vu vraiment de différence entre LR et le RN et donc ils ont soutenu Excusez-moi, je peux pas laisser dire ça parce que pas de différence entre les LR et RN au niveau par exemple économique. Je je pourrais dire qu'il y a pas de différence entre la gauche et le RN. Madame Le Pen elle-même dit que économiquement elle est de gauche, elle est pour plus d'impôts, elle est pour la retraite à 60 et 62 ans. Donc balayez d'abord dans votre propre camp. Voilà. C'est pas là-dessus que je comprends la différence, mais bon. Non et c'est pas une mais ce que je dis n'est pas faux. Etheusement pour vous, vous savez, vous venez d'une famille politique où il y avait Jair qui lui faisait le cordon sanitaire vis-à-vis de
l'extrême droite et même mais attendez et même on a voté pour lui au second. Moi j'ai la croix de Laoren sur le cœur. OK donc j'ai pas de leçons à recevoir le nous on a même voté pour lui parce qu'il le fais et il a tout à fait raison. Je suis désolé quand je suis dans l'hémicycle si je ferme les yeux j'entends monsieur Retaillot. Je me demande si c'est pas le Rassemblement national qui parle de temps en temps vous êtes obsédé par le Front National. Heureusement qu'ils sont là parce que vous avez un sujet pour attaquer pour essayer de nous diaboliser. C'est la vieille méthode mitérandienne. Mais si on avait que nous on veut les éradiquer effectivement parce que c'est une famille politique dangereuse pour le pays. Et si on veut politiquement éradiquer parce que je pense qu'ils sont
néfastes le résultat. Il faut mener effectivement la bataille culturelle contre eux parce que c'est une c'est la bataille sociale, c'est la bataille de l'éducation parce que effectivement le Rassemblement national prospère sur le désespoir. Il prospère toujours sur le désespoir. Même leur projet politique n'est pas un projet positif. C'est pas un projet d'avenir négatif, c'est de trouver en permanence des bout émissaires, c'est de trouver en permanence des coupables. Il y a rien, il y a rien d'enchantant dans le projet du Rassemblement national. Et c'est pour ça que les compatriotes attendent justement des changements de fonds et vous ne faites que de faire la course à l'échalote de celui qui sera le plus à droite voire d'extrême droite vis-à-vis du Rassembl national et vous tombez dans
les basfonds. Vous n'avez plus de républicain que le nom. Malheureusement, je suis désolé de vous le dire. la pente que vous prenez descendante depuis plusieurs années sous la ferrule de monsieur Rota qui était au passage d'ailleurs dans ses origine politique très proche de monsieur Deviler qui lui est même très proche de l'extrême droite qui désormais même sont financés par les chaînes de monsieur aut donc il y a pas de l'extrême droite partout mais quelle est l'origine de monsieur monsieur Rota revient tout simplement à sa famille d'origine. il a tué les républicains au sens propre du terme. Et c'est pour ça que justement vous êtes dans cet état et nous on souhaiterait justement qu'il y ait une V droite parce que le malheur du macronisme c'est d'avoir voulu faire
croire que la gauche et la droite c'était la même chose. Non, ça n'est pas la même chose. C'est des choses différentes et c'est ça qui fait prospérer également l'extrême droite. D'ailleurs, la droite et la gauche, c'est pas la même chose. Il y a des projets, il y a toujours plusieurs politiques possibles. Il y en a jamais qu'une contrairement à ce qu'a voulu faire croire le macronisme. Il y en a plusieurs. Et il faut que les Français aient la possibilité de choisir entre plusieurs offres politiques. On va partager la parole une dernière fois. Emmanuel Capu, votre regard sur cette atmosphère quand même qui qui sélectrice. On sent aussi la campagne présidentielle qui rentre dans l'enceinte du Sénat, les débats apaisés, ça va peut-être être plus compliqué et
par l'arrivée de ces nouveaux groupes, nouveaux sénateurs et puis aussi par les perspectives électorales. Non mais moi je trouve surréaliste les débats qui ont lieu sur ce plateau. L'adversaire, il y a la droite, il y a la gauche, mais l'adversaire commun, c'est pas les LR, c'est le RN et puis c'est LFI. Je veux dire, faut pas se gourrer de combat. La menace pour ce pays, c'est pas Bruno Retaillot. Je suis désolé de vous le dire, je suis pas l'avocat de Bruno Retaillot. Je crois pas que ce soit un danger pour le pays. Le danger pour ce pays, c'est le RN et c'est LFI qui LFI quand même arrive au Sénat. C'est un phénomène politique et le RN arrive au Sénat. Et donc moi, j'ai tout à fait confiance dans la majorité sénatoriale pour résister aux extrêmes comme l'a toujours
fait. Faut vraiment pas se gourer de de se tromper de débat. L'adversaire c'est les populistes et les populistes c'est le RN et LFI. Allez, il y a des bas en tout cas sur ce plateau. On revient dans la salle des conférences. On va rejoindre Quentin, votre invité, le nouveau président du groupe RDPI, le groupe des sénateurs Renaissance, c'est Xavier Yovelli. Oui, bonjour Xavier. C'est vous le nouveau président du groupe RDPI, le groupe des sénateurs macronistes ici au Sénat. Vous prenez la suite de François Patria qui est décédé cet été. Vous avez ressenti une émotion particulière en accédant à cette fonction quand on sait le contexte de la disparition de monsieur Patria. Oui, forcément quand on succède à un président qui a été le membre fondateur
de ce groupe il y a 9 ans, en 2017 quand il a présidé aux destiné de de ce groupe pendant des périodes qui étaient à la fois des belles périodes et puis aussi des périodes un peu plus compliquées. Oui. Puis il avait une carrière politique extraordinaire he et puis et puis voilà, il avait aussi une expérience 53 années de mandat électif rien. Et donc oui, c'est forcément avec humilité que on prend la suite d'un personnage comme François Patria. Et c'est vrai que je le dis toujours à mes collègues, mais on s'attendait à préparer la suite avec lui puisqu'il avait décidé d'arrêter mais il allait nous accompagner. On s'attendait pas à préparer la suite sans lui. Ouais. Que dire de votre groupe ? Il conserve son nom RDPI. C'est un groupe avec le même nombre de
sénateurs qu'avant les sénatoriales. Vous perdez des plumes ? Alors, au niveau du nom, on aura une une réunion de groupe la semaine prochaine pour définir effectivement à la fois la ligne de la feuille de route et le nom de de notre groupe avec un mot d'ordre, c'est-à-dire que la dimension ultramarine est très importante pour nous et donc il faudra forcément que que nous puissions le l'avoir dans notre identité également de nom de nom de groupe, mais aussi notre liberté de vote, notre indépendance aussi. Euh et ça c'est quelque chose que les sénateurs ont souhaité euh réaffirmer y compris dans le nom qui du gouvernement ou visàvis de tout le monde vis-àis de tout le monde. Nous nous sommes libres de nos votes et indépendants. Nous pouvons travailler avec la majorité sénatoriale,
nous pouvons travailler avec le gouvernement mais nous sommes libres aujourd'hui de tout partis politique. Vous ne serez pas un des groupes de soutien massif à l'exécutif dans l'hémicycle notamment pendant la séquence budgétaire. Mais nous avons soutenu l'exécutif depuis 9 ans. Euh il est pas question que nous ne soutenons plus le Premier ministre. Euh il est juste question que nous soyons libres dans nos prises de position, dans notre liberté aussi de ton et dans nos propositions par rapport à des budgets parfois qui ne correspondent pas aux attentes de nos territoires. Donc nous sommes en loyauté euh au président de la République et au gouvernement mais nous sommes libres de proposer et de nous opposer quand ça ne va pas dans le bon sens. Au début de cette émission, on a
rencontré Benjamin Huin, un des nouveaux sénateurs renaissance de votre groupe. Il est élu du Hain. C'est lui qui va écrire un des plus jeunes sénateurs absolument né en 92. il a 34 ans, il va écrire avec Agnès Panier Runachet le programme de Gabriel Atal. Est-ce que votre groupe au Sénat va être aussi une caisse de résonance comme ça pour la campagne de Gabriel Atal ? Non, ce n'est pas seulement des membres de Renaissance, il y a des ultramarins qui ont leurs partis locaux qui ne sont pas forcément sur affiliés à Renaissance. Il y a des membres d'horizon qui sont dans notre dans notre groupe politique. Il y a des membres de Renaissance, il y a des indépendants également. Et donc c'est ce qui fait la particularité aussi au Sénat, c'est qu'on est en capacité d'avoir des
groupes politiques qui sont décorrélés de l'appartenance partisane. J'ai une dernière question. Que dire hein de l'arrivée de ces 15 sénateurs RN pour la première fois aujourd'hui en séance ? Toute première fois que il y a un groupe d'extrême droite au Sénat. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Est-ce que ça a une une sensation particulière, un sentiment particulier à cette séance d'ouverture ? Le sentiment que j'ai, c'est encore une fois une une responsabilité peut-être plus importante de faire les bons choix, de faire les bonnes alliances et de faire en sorte que pour l'intérêt du pays, nous puissions nous réunir sur l'essentiel, sur l'intérêt de la France et des Français et pas sur des futilités et des postures politiciennes. Et un dernier mot pour évoquer le
dépouillement qui se passe en ce moment là en salle des conférences, vous avez pas présenté de candidat au poste de président. Est-ce que c'est parce que vous vous soutenez ouvertement Gérard Larchet au poste de président du Sénat ? Nous avons eu une réunion de groupe avant l'élection et nous avons décidé unanimement effectivement de soutenir la candidature du président l'archer. Donc vous appartenez à la majorité sénatoriale. Non, nous avons dit que nous soutenions la candidature du président de l'archer parce que nous souhaitons qu'il soit réélu. Il a respecté l'intégralité des groupes. Nous avons travaillé correctement avec lui ces dernières années et donc et pour l'instant nous avons nous prendons cette décision la semaine prochaine en groupe et de façon collective
sur votre positionnement. sur notre positionnement par rapport à la majorité. Merci Xavier Covelli. On suivra tout ça dans les prochains jours sur Public Sénat. Merci à vous Tam. Merci. Merci beaucoup Quentin pour cette nouvelle intervention. J'ai le plaisir d'accueillir Claudie Faucjan. Bonjour. Vous êtes sénatrice socialiste de l'Aud et vous venez de rejoindre le Sénat. Votre regard tout d'abord sur cette cette institution, vous qui arrivez et qui arrivez, on le disait dans un moment où le Sénat bouge, le Sénat change de nouveaux équilibres, un nouveau groupe, le groupe RNU UDR, l'arrivée d'un sénateur de la France insoumise aussi. Écoutez, moi je suis très très heureuse et honorée de rejoindre cette belle
institution qui est le qui est le Sénat. J'y viens en tant que quel local puisque je suis engagée localement depuis 25 ans dans la petite commune de Bram dans le département de l'ODE. Je suis aujourd'hui vice-présidente de la région Occitanie et donc ces ces différentes expériences me permettent ben d'arriver au Sénat avec cette volonté de défendre les collectivités territoriales et pour moi le Sénat c'est la chambre des communes. Une volonté de défendre les collectivités. Un ton, vous l'avez peut-être senti dans le discours du doyen du Sénat Pierre Creepers qui doit être un peu différent de celui de l'Assemblée nationale, un appel à l'apaisement, à la responsabilité. Qu'est-ce que vous en avez pensé ? Oui, moi je pense que le Sénat est un lieu de débat apaisé. En tout cas, c'est
pour cette raisonl que j'ai souhaité y candidater et que j'ai été élu. Donc euh je souhaite que cela reste le cas, que ce ne soit pas une arène politique comme on le voit euh à l'Assemblée nationale par exemple. Euh Emmanuel Capu, je vous remercie euh d'avoir participé à ce débat. Vous allez être remplacé d'un instant à l'autre par l'un de vos euh nouveaux collègues également. Merci beaucoup d'avoir participé à cette discussion. À côté de vous, Olivier Paco, on le disait. Est-ce qu'il va y avoir un changement d'atmosphère tout de même au sein de la chambre haute avec ces nouveaux équilibres que l'on voit ? Je ne pense pas que l'arrivée de 15 sénateurs du Rassemblement national va
bouleverser la donne. Ils n'était que trois. Ils auront désormais effectivement une tribune qu'ils n'avaient pas. Néanmoins, la majorité sénatoriale est renforcée entre guillemets, même si les LR ont perdu quelques sièges. Le fait que les indépendants et Horizon soi désormais dans la majorité sénatoriale en fait renforce le pôle qui est à plus de 200 maintenant sénateurs. Donc comme vous l'avez très bien dit, c'est une maison où on s'écoute, on se respecte, ce qui n'exclut pas parfois le débat qui peut être un petit peu virile. Moi, j'ai le plaisir à la commission des finances de de m'affronter de temps à autre avec Thomas Dsu. Mais c'est ça la démocratie, c'est le débat, c'est l'opposition d'idée, c'est l'opposition de vision. Et
tant que ça se fait de façon sereine et apaisée, c'est très bien. Je pense sincèrement pas que le Sénat va sombrer dans la comédia d'Arté, comme c'est malheureusement le cas à l'Assemblée nationale depuis trop longtemps. Jacqu également sur ce plateau Franck Giletti, bonjour. Vous êtes sénateur Union nationale pour les territoires. C'est le mot qui a c'est le nom qui a choisi votre groupe donc pour nos téléspectateurs groupe composé de sénateur Rassemblement national et du DR et puis toutes les personnes qui a bien nous rejoindre comme Sylvie Goyouvant qui est qui nous a rejoint aussi. Euh un mot sur le fait que vous ne présentez pas Ah, excusez-moi, on va juste rejoindre l'hémicycle du Sénat d'un instant à l'autre. On va rejoindre Alexandre parce que on entend la
sonnerie qui vient de raisonner. On va bientôt entendre le résultat du vote.
Et oui Tam, dans un instant et bien on va écouter les résultats après le dépouillement sur l'élection du président du Sénat. Et on rappelle les règles. Si l'un des candidats au plateau a obtenu plus de la majorité absolue des suffrages exprimés, il sera élu président du Sénat pour les trois prochaines années. Donc voilà, le dépouillement est clos et on voit le bureau d'âge qui est en place au sein du plateau avec et bien à sa tête le doyen du Sénat, Pierre Cupers, qui est le sénateur les républicains de Saarne âgé de de 82 ans. Donc dans un instant à l'autre, on va attendre on va entendre le résultat. Oui, merci beaucoup Alexandre Fran Guletti. Un mot sur le fait que votre groupe n'a pas souhaité présenter de de
candidats. Est-ce que c'est un soutien au président du Sénat actuel à soutien ? Mais il y a une c'est juste un constat, il y a une majorité claire. Il me semble queétait pas la peine d'apporter de la confusion. Donc nous abstenons d'une manière bienveillante pour que l'élection se déroule sereinement. Il n'y avait pas de de possibilité pour nous de d'être l'emporter. Donc on voit d'autres groupes qui préfèrent quand même. Voilà, c'est aussi une façon d'affirmer. C'est une attitude, on l'a dit, nous arrivons avec des ambitions enfin mais aussi une attitude positive, constructive et je pense que ça participe de cette attitude. C'est une première preuve en tout cas de notre de notre manière d'aborder ce mandat. Vous avez dit tout à l'heure avec ceux qui voudront bien nous rejoindre, vous
dites ce n'est pas encore clos. Vous êtes une quinzaine pour l'instant. On est une quinzaine. On a donc on a été baptisé mais c'est un appel aux autres groupes évidemment. enfin pas aux autres groupes mais en tout cas aux autres sénateurs hein. Nous avons vocation à rassembler largement aujourd'hui comme demain ou comme au mois de de février de décembre selon les désistements à élection présidentielle des uns des autres. Donc on est en mesure d'accueillir et là encore ça prouve notre volonté de d'ouverture et de travailler dans plus grand consensus. Quelle voix souhaitez-vous porter sur bien les les premiers textes qui s'annoncent notamment sur le budget sur le budget comme nous avons été comme on a pu le dire aussi avec mes camarades députés mes anciens camarades députés là
encore on sera vigilant à défendre le pouvoir d'achat des Français de voir les mesures prises sur l'immigration de la sécurité mais vous préférez un mauvais budget plutôt que pas de budget du tout ce sont les mots de Marine Le Pen est-ce que ça veut dire que on veut un budget qui ne soit pas contraignant pour le prochain la prochaine présidente de la République. Allez, on prend tout de suite la direction de l'hémicycle. On va écouter le doyen du Sénat qui s'exprime. Voici le résultat du premier tour du scrutin pour l'élection du président du Sénat. Nombre de votants 346. Bulletin blanc 41. Bulletin nul 3. Suffrage exprimé 302.
majorité absolue 152 ont obtenu Gérard Larch 203 voix
Je continue. Monsieur Patrick Caner, 60 voix.
Madame Cécile Cucurman 22 voix.
Madame Mélanie Vogel 17 voix.
Monsieur Gérard Larch ayant obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour de scrutin, je le proclame. Élu président du Sénat.
ce qui est ce qui est conforme à l'article 1er du règle règlement. J'invite donc à venir à le venir prendre la place de fauteuil de la présidence. Je remercie nos secrétaires d'âge pour leur participation aux opérations de vote et je vous remercie tous pour votre présence et puis pour ce que vous avez donné en tout cas au Sénat. C'est-à-dire une très belle impression que ce Sénat est un lieu extraordinaire pour notre République. Je vous remercie.
Si vous avez un peu d'eau, je ferai pas mal.
Voilà,
j'ai mon nrologue en face de moi. installé. Monsieur le doyen du Sénat, monsieur le ministre, mes chers collègues, je voudrais d'abord saler Pierre Cuipers, notre sénateur de Sénémarne, le doyen de notre assemblée. Je veux le remercier d'avoir présidé cette première séance, mais aussi le remercier des recommandations qu'il nous a fait tout à l'heure pour chacun d'entre nous en terrien qu'il est. Merci cher Pierre Cupers,
permettez-moi d'avoir une pensée pour François Patria. Si brutalement disparu cet été, nous lui rendrons un hommage solennel. Je souhaite remercier le secrétaire d'âge. Cette fonction, je l'ai exercé. Et oui, mais c'est le propre de ce qui passe trop vite, l'État de Benjamin. Je tiens tout d'abord à féliciter toutes nos collègues sénatrices et tous nos sénateurs élus qui rejoignent notre assemblée. Je suis certain que entrer dans cet hémicycle pour la première fois, en tous les cas, j'en ai le souvenir, c'est quand même un moment
assez exceptionnel, un peu particulier. Je voudrais aussi féliciter nos collègues réélus qui retrouvent notre hémicycle. Soyez vraiment les bienvenus au Sénat de la République. Je veux féliciter les présidents de groupe pour leur élection et saluer les candidats, cher Patrick Cader, cher Cécile Cucarman, cher Vélanie Vogel qui se sont présentés à la présidence du Sénat, faisant vivre ainsi, j'allais dire notre démocratie interne. Je suis à nouveau aujourd'hui président d'une assemblée parlementaire qui est ouverte, diverse, exigeante et respecteuse des sensibilités qui la
composent. Je suis dès cet instant le président de toutes les sénatrices et de tous les sénateurs de métropole, des outremères et des collègues qui représentent les Français établis hors de France. Dans l'esprit de responsabilité, de liberté, de respect mutuel qui est, je crois, la marque de notre assemblée, je vous le dis, chaque voix sera respectée. J'en serai le garant. Mes chers collègues, nous assurons au Sénat la représentation des territoires, des élus locaux, mariage indispensable de la nation qui en assure chaque jour sa cohésion, notamment dans ces moments difficiles.
Mes chers collègues, notre pays doute. Notre société est confrontée à une succession de crise qui a entamé la confiance de nos compatriotes en leur avenir et dans leurs dirigeants. La France ne s'est peut-être jamais trouvé dans une telle situation depuis le début de la 5e République. Notre dette est habissal, les taux d'intérêt chaque mois plus élevé. Nos comptes sociaux sont dans le rouge, le pouvoir d'achat est en berne et je sens le pays tendu. Oui, tendu. Et la situation géopolitique est inquiétante. L'instabilité politique et l'absence de majorité à l'Assemblée nationale font obstacle parfois au fonctionnement normal de la 5e République et contrarie
tout programme de réforme ambitieuse qui permettrait d'engager notre pays sur une pente sérieuse de réduction de la dépense publique et de la dette. Dans ce contexte, le Sénat doit assumer pleinement son rôle et demeurer le point d'équilibre d'une démocratie que je sens à la peine. La crise que traverse notre pays nous oblige tous. Oui, notre assemblée outre sa mission de représenter les territoires d'abord à la mission de faire la loi, de contrôler l'action du gouvernement avec une seule direction, l'intérêt de la France. Plus que jamais, le Sénat se trouvait au cœur de la vie démocratique. Et ce que
nous avons senti dans le suffrage universel indirect, c'était aussi l'expression, j'allais dire au travers des délégués sénatoriaux, tout simplement l'expression des citoyens et de ce qu'ils ressentaient. Nous avons des divergences politiques parfois profondes entre les groupes qui composent cet hémicycle. des analyses différentes sur l'État de la France et des solutions à proposer. Mais je souhaite que nous nous retrouvions sur la défense du parlementarisme bicaméral et croyez-moi, il y a 10 ans, on en était pas là. Parlementarisme bicaméral de la République et pour la France. C'est cet esprit de responsabilité qui m'anime. C'est le sens que je veux
donner à ma présidence. Je suis convaincu que le Sénat peut-être un des moteurs du sursaut républicain. Alors, il nous faut imaginer ensemble le Sénat de demain pour mieux répondre aux attentes de nos concitoyens des territoires et pour retrouver la confiance. C'est ce que je vous propose dans le projet que je vous ai adressé. le Sénat, un acteur majeur de la vie politique française. C'est ce que je vous propose de faire ensemble. Il nous faut replacer les territoires au cœur des politiques publiques. L'un des mots dont souffre notre pays porte un nom, l'hypercentralisation,
le remettre, faire confiance aux élus locaux. Et j'ai toujours pensé que pour faire avancer nos territoires, le couple sénateur et maire était un couple essentiel. L'avancellement de normes embolise le système. La situation n'est plus tenable. J'en ferai une priorité du prochain mandat. Comme pour Notre Dame de Paris, il faut simplement que l'exception devienne la règle pour en finir avec cet étouffement dû à la surrégulation et à la surtransposition.
Mais avant de parler de décentralisation, il faut d'abord que nos collectivités retrouvent une véritable part d'autonomie financière et fiscale. Ainsi, après la baisse des dotations, la suppression de la taxe d'habitation a été le point d'orgue de d'un des leviers essentiels oui d'un des leviers fiscaux à la main des collectivités. Et pour quel résultat ? Les élus locaux doivent être reconnus, protégés, respectés. Un important travail transpartisant transpartisant de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation et de notre commission des lois a permis d'aboutir à la création d'un véritable
statut de l'élu. C'est la loi du 22 décembre 2025 et elle a été votée extrêmement largement dans cet hémicycle. Désormais, le rôle des élus est reconnu à sa plus juste valeur. Le Sénat a aussi été à l'origine de la loi de mars 2024, renforçant la sécurité et la protection des maires et des élus locaux. Ainsi, désormais, les peines encourues contre les hauteurs de violence sur les élus sont similaires à celles prévues pour les dépositaires de l'autorité publique. Nos concitoyens demandent aussi plus de proximité et les sujets sont nombreux. la santé, l'école, la sécurité, le logement, la transition écologique, sans oublier les questions
que pose l'intelligence artificielle, je crois que nous devrons répondre à ces attentes. Dans un sondage récent, 80 % des Français mettent la santé au cœur de leurs priorités. Le Sénat a ainsi obtenu dans le cadre de la réforme des études médicales que la 4e année d'internat s'effectue en priorité dans les zones sous-dotées. C'est ainsi qu'à partir de ce mois, 3700 docteurs juniors rejoindront nos territoires en déficit d'offre de soins. C'est un une première victoire, mais nous devons obtenir dès la rentrée parlementaire l'inscription à l'Assemblée nationale, monsieur le ministre, de la proposition loi visant à améliorer l'accès aux soins dans les
territoires. Je souhaite insister sur ce que je considère comme essentiel l'école. Un travail important est mené par la commission en charge de l'éducation concernant les conséquences de la baisse de la démographie scolaire et les mesures à prendre en matière de carte scolaire. En fait, l'école ne remplit plus pleinement sa mission de transmission. Elle ne corrige plus les inégalités sociales. Le rapport de la Cour des comptes de mai 2025 pointe et je le cite un système éducatif en situation d'échec. La France est ainsi le dernier des pays de l'OCDE en mathématiques. Et alors mes chers collègues, la carte scolaire doit être
définie sur 3 ans. Les élus locaux doivent être systématiquement associés en amont et je soulligne le terme en amont de toute décision. Une attention particulière doit être portée au territoires ruraux et enclavés. Mais la question de la démographie va bien au-delà de la question scolaire. C'est un sujet majeur que nous devons traiter dans ce trien il y va de notre modèle économique, de notre modèle de solidarité, de notre modèle de société. Pour 72 %, toujours le même sondage, la lutte contre la délinquence est prioritaire pour 72 % des Français.
L'apport du Sénat a été incontestable dans ce domaine. La loi d'initiative sénatoriale élaborée de manière transpartisane pour lutter contre le narcotrafic en est un symbole. Le rapport d'information sur les polices municipales a inspiré le projet de loi adopté par le Sénat et tente attendu par les élus. Un principe quitte notre action, assurer le continuum de sécurité. Il nous faut impérativement obtenir l'examen du projet de loi sur les polices municipales et les guerres de champes à l'Assemblée nationale. Je l'ai dit au premier ministre il y a peu.
Concernant la sécurité civile, les travaux du beau de la sécurité civile se sont largement inspirés des travaux du Sénat sur les 10 et devrai permettre d'aboutir rapidement un texte concret. et nous inspirerons des conclusions de la mission notamment de nos trois collègues qui vient d'être déposés hier pour nourrir et enrichir ce texte sur la sécurité civile. Concernant le logement, la commission des affaires économiques a été en première ligne pour alerter et faire des propositions face à la crise. Les recommandations du rapport d'information, c'était en avril 2024 pour relancer le logement avait été alors salué par l'ensemble des professionnels. De même, la proposition de loi choc que nous avons adopté en
janvier de cette année propose des dispositifs pour relancer la production de logement privé aussi bien que ceux portés par les organismes H&M. Le projet de loi visant la relance du logement adopté et enrichi au mois de juillet par le Sénat devrait être examiné cet automne par l'Assemblée nationale. Mes chers collègues, sans doute il y a 3 ans, en tous les cas 6 ans, car vous voyez que j'ai une certaine continuité à cet endroit, et bien on aurait pas parlé de cette manière. Mais l'intelligence artificielle est une révolution. Il faut la maîtriser et j'insiste, il faut la maîtriser cette révolution. Conscient des enjeux de son
développement extrêmement rapide qui s'effectue en bonne partie en dehors des frontières européennes, le Sénat s'est emparé du sujet sous trois angles : le contrôle et la prospective, la législation et dans notre probe organisation interne. Ainsi, notre délégation à la prospective a consacré pas moins de trois rapports explorant les liens entre l'intelligence artificielle et l'environnement, entre l'intelligence artificielle et les territoires, entre l'intelligence artificielle et l'éducation. L'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques s'est aussi saisi du sujet dessinant en 2024 des perspectives de l'intelligence
artificielle. La commission de la culture et quant à elle montré attentif à ce que son développement puisse s'articuler notamment avec le droit d'auteur débouchant sur l'adoption d'une proposition de loi instaurant une présomption d'utilisation des contenus culturels par les fournisseurs d'intelligence artificielle mais aussi pour éviter la domination par des puissances et je veux bien vous voyez bien lesquelles de ce secteur de l'intelligence artificielle. Enfin, notre institution accompagne de développement des usages quotidiens et professionnels de l'intelligence artificielle au Sénat, conscient tout à la fois des gains d'efficacité qui en découlent, de même que des risques qui lui sont
inhérents. C'est un dossier, mes chers collègues, sur lequel collectivement avec le bureau, avec la conférence des présidents, nous devrons être attentifs. Concernant la politique migratoire et la régulation des arrivées de population, l'entrée en vigueur du pacte européen sur la migration et l'asile va être essentiel, tout comme le règlement retour. Je souhaite que le Sénat prenne l'initiative d'en assurer le suivi au travers de l'instauration d'un groupe de travail réunissant notamment la Commission des lois, la Commission des affaires étrangères, la Commission des affaires européennes et la Commission des affaires sociales. Le sénat n'a pas entendu les récentes cicules pour s'intéresser aux
conséquences du changement climatique et ce avec pragmatisme. En fait, il faut apporter des réponses concrètes au territoire qui sont eux en première ligne pour répondre à ces défis. Le Sénat a ainsi réalisé de nombreux travaux sur la question de la Gémapie afin d'aider les élus locaux à mieux lutter contre inondation et submersion marine. De nombreux travaux ont été menés aussi sur l'économie circulaire et notamment sur la difficile mise en place de certaines filières à responsabilité élargie du producteur. Le Sénat devra rester vigilant pour éviter que les collectivités ne deviennent la variable d'ajustement de la dérive de certaines filières et de décisions politiques prises au sommet sans étude d'impact
préalable et sans concertation avec les collectivités territoriales. Dans le contexte géopolitique que nous connaissons, les Français sont inquiets pour la souveraineté de la France et de l'Union européenne. Un consensus national est apparu pour soutenir les efforts de défense. Le Sénat a été parmi les premiers alertés dès 2017 sur l'importance des drones. Nous avons aussi souligné la nécessité de rendre attractiv nos armées ainsi que de renforcer la souveraineté européenne de défense, en particulier la question de la base industrielle et technologique et les coopérations en sont. Lors de l'examen du projet de loi actualisant
la programmation militaire pour les années 2024 à 2030, nous avons obtenu une accélération de la trajectoire pour 2018. Nous devrons préparer ensemble la prochaine loi de programmation militaire dès 2027. concernant les outres Mè, la rétrospective de nos récents travaux montre que les enjeux de territoire ultramarin ont constitué une des priorités de notre assemblée. L'étendu des sujets traités par notre délégation mais aussi par nos commissions permanentes ou d'enquête mett en évidence que le réflexe outreem est de plus en plus intégré dans les travaux du Sénat. Je crois que ce réflexe, nous devons l'amplifier encore.
Parallèlement, le Sénat a renforcé son action au niveau international en développant la diplomatie parlementaire. L'influence de la France en Europe et dans le monde s'est dégradé. Le Sénat apparaît comme un acteur du dialogue au niveau international. C'est l'apport majeur notamment de nos groupes d'amitié qui entretiennent la confiance nourrie par des relations de longue date en loin des partenariats, y compris j'ai en tête quelques exemples, quelques exemples en Afrique et au Moyen-Orient dans les moments diplomatiques les plus difficiles. Je n'oublie pas le rôle de nos collègues sénateurs des Français établisseurs de France qui sont à l'initiative constante pour améliorer le quotidien de nos
compatriotes vivants en dehors de nos frontières et pour les aider dans des situations de crise aigue. Ce fut le cas et oui au début de cette année au proche et au Moyen-Orient en relayant l'action de nos consulats et de nos ambassades. Mes chers collègues, il n'existe aucune démocratie sans un contrepouvoir légitime. Contrepouvoir légitime. La mission constitutionnelle du Sénat, c'est bien sûr, je le disais, de voter la loi et de contrôler l'action du gouvernement. Contrôler la loi et l'action du gouvernement. Nous avons adapté notre règlement afin d'améliorer nos méthodes de travail en simplifiant certaines procédures. Les nouveaux
sénateurs le découvriront. Désormais, le débat sur l'application des lois est plus ouvert. Une meilleure information est donnée pour les textes concernant les collectivités où le dossier législatif intègre désormais la vie du Conseil national d'évaluation des normes. Davantage d'outils sont mis à la disposition des sénateurs pour mieux légiférer. Les crédits d'étude alloués à chaque commission permettent de compenser, il faut le dire, le manque de densité des études d'impact des projets de loi présentés par le gouvernement. Je crois, mes chers collègues, il faut que nous réfléchissions collectivement aux conditions d'application de l'article 45 de la Constitution. Oui, article 45 qui prévoit qu'un amendement est recevable dès lors qu'il présente un
lien même indirect avec le texte. La notion de lienant a été interprétée de manière parfois stricte par le Conseil constitutionnel. Le périmètre de cet article, je vous le dis, ce sera un de mes combats, mérite donc d'être précisé et j'entamerai avec le conseil mais peut-être au-delà un véritable dialogue parce que faisons attention à la fois ne pas tomber dans l'excès mais non pas dans l'espèce de réduction, j'allais dire du pouvoir d'amendement au Parlement. Nous avions proposé il y a 3 ans de renforcer le recours à la législation en commission afin de consacrer la science publique aux aspects les plus essentiels des projets et propositions de loi. Je crois qu'il faut que nous poursuivions ce
travail. Il y a une marge de progression importante mais dans le respect de l'autonomie de chaque président de groupe. Oui, je souhaite pouvoir agir, je vous le dis, au nom du Sénat devant le Conseil d'État quand les mesures réglementairire nécessaire à l'application des lois ne sont pas prises et faire davantage appel au Conseil d'État, ça s'adresse à chacune et chacun d'entre vous, pour consolider consolider juridiquement les propositions de loi. Par ailleurs, je demanderai sans délis au bureau en lien avec les présidents de groupe de réfléchir à l'adaptation de notre fonctionnement face à l'évolution
du Sénat depuis quatre mandats. Je pense notamment aux articles 2 bis et 29 du règlement. Vous vous pencherez sur les articles 10 et 29 du règlement et vous verrez que cette proposition est une proposition que nous mettrons en œuvre sans délai. Nous allons commencer l'examen des lois de finances. Le Sénat a été la seule chambre, je le rappelle, vous savez bien, monsieur le ministre, à examiner en totalité les projets de loi de finance 2025 et 2026. Il s'est également efforcé d'assurer la soutenabilité des dépenses de protection sociale dans la perspective d'un retour au nécessaire équilibre des comptes sociaux. Nous avons pris nos responsabilités afin de proposer une trajectoire permettant de respecter nos
engagements européens. Nous devrons poursuivre dans cette voie. Il y a l'absolue nécessité de redresser nos finances publiques et pour se faire agir sur la dépense et ne pas alourdir la pression fiscale qui est déjà parmi la plus élevée de l'OCDE. Ce c'est ce qui guidera, je le pense, les propositions qui seront faites et les propositions, il faut le dire car la loi de finance toujours l'occasion de débat et de clivage des propositions de la majorité du Sénat pour le prochain budget. Il nous faut par ailleurs réaffirmer notre pouvoir de contrôle. Les commissions d'enquête ont permis au Sénat de jouer un rôle majeur. Je n'en citerai quelques-uns. Je reviens sur le narcotrafic. C'est une commission d'enquête. D'ailleurs, j'allais dire
transgroupe et en tous les cas avec un membre du groupe socialiste, un membre du groupe les républicains qui nous a permis d'aboutir à une loi de même celle sur les politiques publiques face aux opérations d'influence étrangère. sujet au combien d'actualité que nous avons fait aboutir dans la loi de 2024 sans oublier la mission d'information diligentée par la commission des lois qui dispose des prérogatives attribuées aux commissions d'enquête sur les émeutes survenus vous souvenez en 2023 dont certaines recommandations ont été reprises dans la loi poste la commission d'une enquête du sénat pour la prévention et le traitement des violences dans Le
périscolaire est essentiel pour faire la lumière sur la multiplication de faits graves de violence commis sur nos enfants ces dernières années. Les auditions, les travaux en cours par la commission éducation et culture ont pour objectif de cartographier les faits et d'identifier les failles dans leur traitement et leur prévention. À la suite de la mort dramatique, on s'en souvient tous ici de la jeune Liana, la commission des lois s saisie des questions de fonds révélées par l'actualité en lançant une mission d'information doter des pouvoirs de commission d'enquête sur le pilotage de la politique pénale et la prévention de ces dysfonctionnements.
Enfin, rappelons-le la possibilité pour un certain nombre de commissions du contrôle sur pièce et sur place. Par exemple, dans le cadre de la mission Flash d'évaluation de la dégradation des finances publiques en 2023 et 2024, il a mis en lumière des prévisions erronées et un manque d'anticipation des gouvernements successifs. Je souhaite aussi et je le dis que chaque commission puisse contrôler au moins une autorité indépendante chaque année. Il m'a paraît important que ce contrôle soit fait. Alors mes chers collègues, mes chers collègues, j'ai peut-être été trop long, mais j'ai voulu vous rappeler ce qui est l'essence de nos travaux, ce qui est l'engagement
qui doit être le dos. Quelles sont les perspectives en ces temps difficiles ? Cette élection, la présidence du Sénat honor, j'ai toujours le même enthousiasme qu'au premier jour. Alors, vous me confiez à nouveau cette responsabilité. Je voulais vous en remercier. Que vous ayez voté ou non pour moi, c'est mieux de voter pour moi, mais que vous n'ayez pas voté, pour moi, ce sont les 348 sénateurs et je voulais vous en remercier. Moi, je crois profondément aux institutions de la République. Je crois profondément à la séparation des pouvoirs. C'est d'abord cela qui garantit l'état de droit. Alors, plus que jamais, faisons notre. Ce principe, la nation est un principe
spirituel fondé. sur un passé partagé et la volonté présente de vivre ensemble. Oui, volonté présente de vivre ensemble. C'est un des défis pour notre pays aujourd'hui, ce vivre ensemble. Alors, je m'efforcerai d'être digne de votre confiance pour que vive le Sénat, vive la République et vive la France.
Merci. Ça n'est pas terminé. Mes chers collègues, je vous propose de confirmer le calendrier du renouvellement de nos instances. tel que il vous a été communiqué avec les modifications suivantes si vous voulez bien le noter. La constitution du bureau de la commission spéciale sur la proposition de loi visant à repenser l'agencification pour renforcer l'action publique qui était prévu le mercredi 7 octobre à 16h45 pourrait avoir lieu le même jour à 15h30. La constitution du bureau de la commission spéciale sur le projet de loi relatif à la résilience des
infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité prévue le 7 octobre pourrait avoir lieu le mardi 13 octobre à 14h. Pas d'opposition, il en est assis décidé. Et oui, c'est comme ça. Comme cela vous a été précisé dans le calendrier, envoyé avec la convocation, la photographie officielle du Sénat. Ça c'est un moment important parce qu'après si on est obligé de vous réinjecter par l'intelligence artificielle, c'est beaucoup moins bien. Et donc, elle sera prise, notez-le bien, le mercredi 21 octobre à 14h30.
Votre présence est importante de même que la ponctualité. L'ordre du jour des semaines à venir sera fixé par notre conférence des présidents qui se réunira le mercredi 7 octobre à 16h30. Notre prochaine séance aura lieu le mardi 6 octobre 2026 à 14h30. désignation des vice-présidents, questeurs et secrétaires du Sénat et proclamation de la Constitution du bureau définitif à 18h30 annonce de la publication des listes de candidats aux sepions permanentes et à la commission spéciale chargée du contrôle des comptes et de l'évaluation interne. Il n'y a pas d'autres points à l'ordre
du jour. La séance est levée et je vous remercie. Voilà, Gérard Larch rélu dès le premier tour pour la 6e fois président du Sénat. 203 voix pour Gérard Larch, la majorité absolue dès le premier tour. Votre réaction Thomas Dous à cette réaction qui n'était pas un suspense, qui n'était pas attendu. Un mot peut-être sur le sur le résultat quand même du scrutur je vais commencer par féliciter évidemment le président Larch pour sa réélection qui évidemment n'est pas une surprise mais qui voilà qui montre que ce Sénat continue sur sa lancée. Moi, je suis aussi comme lui attaché au bicamérisme, mais on m'enlèvera pas de l'idée que il y a quand même un dysfonctionnement dans
le mode de scrutin des élection au Sénat puisque ce Sénat a connu l'alternance droite gauche que 3 ans depuis 1958. Donc on voit bien aussi qu'il y a peut-être un sujet aujourd'hui au Sénat, même si la campagne qu'on vient de mener parce que je sors d'une campagne sénatoriale, la plupart des élus saluaient quand même le pôle de stabilité qui était devenu le Sénat et l'importance qu'on ait des désaccords droite gauche dans le Sénat, c'est une réalité mais l'importance des débats qui soient bien tenus et qui aboutissent à des textes, je pense que ceci est salué par l'ensemble des élus en tout cas des grands électors. Il un certain consensus que qui émane de Gérard Larch aussi dans sa façon d'arriver à parler aux différentes couleurs politiques au Sénat. Disons que
Gérard Archer fait fonctionner une une assemblée qui euh aujourd'hui permet euh y compris aux oppositions de s'exprimer et de construire un débat. Euh je n'irai pas jusqu'au consensus. Certains textes sont consensuels. La plupart du temps, on a quand même des débats très forts entre la droite et la gauche. Et c'est important dans la démocratie. Votre regard Claudif commergence sur et bien ce discours qu'a eu le président du Sénat Gérard Larchet qui a notamment parlé et bien sûr de de l'importance d'une politique de proximité de respect des élus locaux. C'était aussi en partie les les mots que vous avez prononcé lorsque vous êtes arrivé sur ce plateau. Oui. Ben écoutez à mon tour je vais d'abord saluer et féliciter Gérard Larchet pour sa réélection. Euh je crois
que c'est c'est important effectivement que que nous ayons pu entendre ce discours euh ce discours qui en appelle au travail d'abord et puis au travail euh au service des des collectivités, des communes, des élus locaux euh euh de nos concitoyens finalement. Et je crois que euh on est d'accord sur ce point-là. Euh au moins sur ce point-là, il faut que le Sénat euh soit facilitateur pour permettre aux élus locaux d'agir. Euh nos concitoyens attendent des élus locaux qu'ils puissent agir à leur service. Et donc euh en tout cas, c'est le rôle que nous aurons que nous aurons aussi avec le le groupe socialiste he qui est et bien aujourd'hui le premier groupe d'opposition, premier groupe à gauche aussi. ce n'était pas forcément acquis, hein. Euh, il y avait euh un
petit combat avec le groupe centriste, mais le le groupe socialiste reste effectivement euh euh premier groupe d'opposition. C'est c'est une chambre où il y a encore voilà cette opposition droite gauche qui continue à réguler voilà les débats. Oui. qui est qui qui aussi assure et bien des débats sains, des débats qui portent sur des valeurs, les valeurs de nos groupes respectifs et que nous défendons fortement et nous continuerons pour notre part en tout cas être un rempart aux idéologies d'extrême droite de de haine et de rejet de l'autre. Tomu, une des particularités de ce Sénat, d'une part, c'est qu'il va vivre l'élection présidentielle, d'autre part, il va survivre à l'élection
présidentielle. Il va avoir encore 2 ans et demi de ce Sénat dans cette configuration. C'est important. Quelle voix doit-il porter pour vous dans ce contexte politique qui va être bouleversé et plein de de débats sans doute très enflammés pendant la campagne ? Oui. Alors, le Sénat n'est pas imperméable à ces débats, hein. On l'a bien vu et puis aujourd'hui qu'il y ait un groupe écologiste et un groupe d'extrême droite, c'est aussi le fait que bah oui, le Sénat aujourd'hui s'ouvre à à toutes les courants de pensées. En tout cas, moi j'ai connu la création du groupe écologiste en en 2020. il perdure, il s'installe aujourd'hui au Sénat. Donc nous, on portera toujours cette voie-là un peu singulière au Sénat. On a vu parfois des débats qui nous ciblit fortement mais
qu'on a continué aujourd'hui à mener nos combats. Donc on va continuer de les mener y compris dans le le contexte qui vient. Mais effectivement l'année 2027 est inquiétante en terme de de bascule et aujourd'hui on doit peut-être faire un rempart au à ces idées qui sont en train de conquérir le pays. Tandis qu'on voit le président du Sénat qui s'exprime depuis la salle des conférence. Votre 6e élection. au poste de président du Sénat. Qu'est-ce que vous avez ressenti aujourd'hui ? La même émotion qu'au premier jour. Honnêtement, j'aborde ce trien avec le même enthousiasme, la même volonté d'engagement dans un Sénat qui en plus n'est pas remis en cause. Alors que j'ai le souvenir de 2008 ou de 2014 où le Sénaté remis en cause. Est-ce qu'on
imagine aujourd'hui nos institutions sans cette deuxième chambre qui est le Sénat ? Et quelque part, je me suis dit que le chemin qui avait été accompli, il avait été par l'ensemble des sénateurs, qu'ils appartiennent à la majorité comme à l'opposition. Et j'ai eu le sentiment que ensemble on avait cheminé. Dans votre discours, vous avez dit que selon vous le pays est en train de douter que je sais plus quel quel temps vous avez utilisé mais que la la France était mal en point. J'ai dit que une démocratie à la peine et et ce mot je le revendique parce que c'est ce que je ressens. Et c'est ce que j'ai ressenti aussi quand j'ai fait quinzaine de départements en 20 jours pour aller
soutenir des candidats sénateurs dans ma rencontre avec les élus. Et peut-être plus que jamais, j'ai senti que le suffrage universel indirect était un reflet et pas un filtre, un reflet de l'état de l'opinion au travers des élus locaux. sur ce pays qui doute, mais sur cette colère aussi qui n actions de blocage aujourd'hui qui ont été recensées par le ministère de l'intérieur. Est-ce que vous vous craignez une escalade et selon vous, est-ce que Jean-Luc Mélenchon est le responsable ? Écoutez, le sujet n'est pas aujourd'hui, monsieur Jean-Luc Mélenchon, moi je veux que mon pays retrouve une forme de sérénité et de confiance qu'il y a des sujets, il y a des sujets essentiels comme le pouvoir d'achat. J'ai évoqué la santé, j'ai évoqué la sécurité, j'ai évoqué les attentes, j'ai évoqué
l'école. Et sur l'école, pardonnez-moi, le sujet numéro 1, c'est pas la température dans les classes, c'est le classement de l'OCDE qui fait que aujourd'hui l'ascenseur social, cette transmission, elle n'est plus assurée. Ça doit être pour nous une priorité. Depuis dimanche, il y a un groupe RN au Sénat avec 15 sénateurs. Qu'est-ce que ça va changer à la façon dont le Sénat travaille ? Est-ce que c'est un symbole aussi de la montée de l'extrême droite dans le pays ? C'est le symbole de l'expression de la démocratie municipale de ce qui s'est passé au printemps dernier et c'est ainsi. Il y a par contre au Sénat des règles des règles qui j'allais dire font fonctionner aussi bien le bureau, la conférence des présidents. J'ai d'ailleurs annoncé que
certain nombre de ces règles, on les reverrait parce que après quatre mandats, la physionomie du Sénat est différent. C'est pas une expération aussi des grands des grands électeurs qui est aussi celle de la population et qui prépare peut-être une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle. Ça n'est pas ça. C'est simplement que la population en ayant choisi des conseillers municipaux qui se sentent proches du Rassemblement national et bien ils se sont exprimés mais ça s'appelle le suffrage universel indirect. Il faut le respecter et j'en ai pris acte. Quelle réaction vous avez après les informations de Média Part qui accusent Jordan Barley dà de d'antisémitisme dans le passé à l'ône aussi de l'arrivée de ce groupe RN au Sénatin ? Écoutez, j'ai été à Michael Pond PV, j'allais
dire à l'origine de la manifestation de l'automne 2023 dans Paris. Naturellement l'antisémitisme, j'allais dire aussi le racisme sont insupportables. J'attends par contre d'avoir les preuves et je n'ai pas l'habitude de j'allais dire de porter des jugements définitifs sans preuve. Ce que je peux vous assurer, c'est qu'ici l'antisémitisme, le racisme, le rejet de l'autre n'ont pas leur place. Mais si l'épreuve était importée, vous pensez qu'il doit quitter son poste de président du parti ? Écoutez, on va attendre les preuves après ça le concerne et puis on m'a dit qu'il y aurait une procédure judiciaire à la suite d'une platine. Donc on ne va pas dans la hâte mais il y a des principes sur lequels on ne tranche pas. Voilà. Majorité de cénatérial pourrait perdre
un peu des plumes notamment avec ce groupe RN qui a dit explicitement vouloir séduire. Vous avez vu les plumes ? J'en ai déjà 203 c'est déjà pas mal. Ça va nous permettre d'avancer. Et puis pardonnez-moi ici, les groupes minoritaires et d'opposition ont un sens des responsabilités. Il y a pas qu'une majorité, même une majorité élargie puisque ça va au-delà l'expression du suffrage et je pense qu'ils ont tous le sens de la République. Voilà. Merci. Merci. Voilà pour cette intervention de Gérard Larcheter. Je vous remercie Thomas aussi, je vous remercie Claudie Fa convergent d'avoir participer à cette émission qui nous a permis de suivre en direct l'élection
au à la tête du Sénat de Gérard Larch pour la 6e fois. On va d'ailleurs rejoindre dans l'hémicycle du Sénat Alexandre euh hémicycle dans lequel vous avez tout suivi. Rappelez-nous un peu et bien les grandes lignes de ce discours du président du Sénat, Gérard Larch de l'élection. Euh Gérard Archer qui a été réélu euh président du Sénat pour un 6e mandat avec 203 voix face à ses concurrent de l'après-midi. Euh et bien d'abord Patrick Caner, le président du groupe socialiste qui a lui recueilli 60 voix, Cécile Cucarman, la présidente du groupe communiste au Sénat qui a recueilli 22 voix et puis Mélanie Vogel à la tête du groupe écologiste 17 voix. Alors ensuite et bien Jarcher est monté
à la tribune pour euh prononcer un discours face aux 348 sénateurs. Alors d'abord, il a tenu à préciser qu'il était le président de tous les sénateurs, qu'il respecterait toutes les sensibilités et ça c'était une parole importante car le fait majeur de ces élections sénatoriales, c'est l'entrée dans cette haute assemblée d'un groupe politique pour le Rassemblement national et de deux sénateurs. La France insoumise. Ensuite, le président du Sénat Géral Archer a insisté sur les tensions actuelles dans le pays qu'on voit par exemple avec les blocages violents des lycées également sur l'instabilité politique actuelle. Il parle, je cite, d'une démocratie à la peine, il l'a d'ailleurs répété devant
les journalistes sans oublier la dette habissale de la France. Le sujet budgétaire qui était également au cœur du discours de Gérard Larcheter. Il a rappelé que le Sénat avait toujours pris ses responsabilité dans l'examen du budget dans les temps politiques instables qu'on connaît et que le Sénat avait toujours et bien examiné le budget en 2025, en 2026, même si à l'Assemblée nationale ce n'était pas le cas. Gérald Archer a également affirmé qu'il voulait renforcer le contrôle du gouvernement notamment via les commissions d'enquête. Et merci Alexandre pour analyser ce discours et cette victoire de Gérard Archer. J'accueille aussi deux sénatrices en plateau. Bonjour Marie-Pierre Calé, vous êtes sénatrice
RN des Bouches du Rô, vous êtes une des nouvelles sénatrices, un des nouveaux visages de ce renouvellement depuis dimanche dernier avec vous Sophie Brian Guimont. Bonjour sénatrice RDSE des Français de l'étranger. Vous avez été réélu dimanche dernier. Un mot avec vous madame Calet. Qu'est-ce que et bien cette réélection, un 6e mandat de Gérard LCHER tant que président du Sénat vous évoque ? Sachant que le RN n'avait pas présenté des candidat face à Gérard Lcheter, c'est que vous soutenez sa réélection. Non, c'est tout simplement parce que nous nous avons la joie d'avoir créé un groupe pour la première fois de l'histoire, un groupe RNUDR donc qui va s'appeler l'Union nationale des territoires. Donc nous en sommes très fiers et nous ne sommes que 15. Donc
nous savions que nous n'avions aucune chance. Donc l'objectif c'est de défendre nos territoires au sein de cette belle assemblée. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire de vos premiers pas dans l'hémicycle puisque vous découvrez hein tout bien la salle des séances également votre place, votre emplacement dans l'hémicycle. Qu'est-ce que ça vous a fait de ressentir tout cela ? Bien, écoutez, une grande fierté, euh le remerciement de tous les grands électeurs qui m'ont fait confiance et un gros travail qui s'annonce devant nous parce que même si nous ne sommes pas nombreux, euh nous avons nous nous sommes engagés à défendre nos territoires, nos communes et je suis ravie d'avoir entendu le président l'archer dire que toutes les voix de toutes les de tous les groupes
auront leur place. Donc c'est un signe un bon signe pour nous tous. Et finalement le RN qui était un parti antisystème rentre un peu plus dans le système en tout cas institutionnel de la France. Mais je pense que le RNUDR puisque nous sommes l'Union pour moi a toujours été dans le pouvit rentrer dans le système puisque nous avons des idées que partagent des millions de Français. Donc il n'y a pas de souci de ce côté-là. Sophie Brian Guimont une réaction déjà donc à la réélection de Gérard Arché en tant que président du Sénat. Je disais 6e fois qu'il est réélu depuis 2008. Qu'est-ce que ça vous inspire notement cette longévité hein dans le paysage politique actuel ? C'est assez rare. C'est pas une surprise. Non, c'est vrai. Et une élection dont on connaissait
l'issue d'avance. Euh non, ce qui est intéressant donc je faisais partie de du bureau d'âge et et j'aler à rappeler qu'il en avait fait lui-même partie quand il avait commencé son premier mandat sénatorial. Écoutez, c'est un homme qui a traversé cette République et je pense que c'est aussi une des raisons pour lesquelles des sénateurs aujourd'hui lui ont fait confiance qu'ils sont pas forcément du groupe LR ou du groupe centrist ou de la majorité. Et je pense que c'est une partie en tout cas de mon groupe RDSE même si on avait totale liberté de vote, c'est précisément parce qu'il nous semble que en cette période d'une sensibilité politique si particulière, en cette période de défiance démocratique importante, c'est aussi une personne qui sera, nous l'espérons en
tout cas du côté du RDSE, tenir la barre. RDSE, on va rappeler he c'est un groupe avec une majorité de radicaux. Donc c'est un groupe qui est central au milieu de de alors c'est le plus ancien groupe politique du Sénat. on fêtera cette année nos 135 ans. Donc c'est un c'est un groupe politique qui a vécu euh et qui a porté de nombreux combats politiques notamment sur la combat politique et et nous travaillons évidemment beaucoup sur la laïcité, sur l'état de droit et sur le respect des libertés fondamentales. Alors dans ce contexte, qu'est-ce que vous dites à votre nouvelle collègue Marie-Pierre Calet ? Qu'est-ce que ça vous inspire la création de ce groupe RN ? Une première sous la 5e ? Alors déjà euh ça fait quand même plusieurs mois que on savait que le groupe RN serait
probablement en mesure de de constituer un groupe, ce qui est le cas, c'est la suite du résultat des élections municipales euh c'est que voilà les élections sénatoriales, c'est le 3e tour des élections municipales. Donc de ce côté-là, c'est pas tellement une une surprise, j'ai envie de dire. maintenant euh voilà vous dire queon vous attend au tournant en quelque sorte et que et que nous on vous jugera euh mon groupe qui est diamétralement opposé aux idées que peut porter euh le groupe du RN ou en tout cas qu'on on vous verra sûrement euh porter euh on on mènera ce combat euh par les idées dans l'hémicycle à la tribune et par nos propositions de loi et amendement. Marie-Pierre Calac, est-ce que vous avez envie de répondre à votre collègue ? Ça va être comme ça aussi une expérience de
voilà d'échange d'idées et peut-être de confrontation d'idées avec un grand nombre de sénateurs dans l'hémicycle. Mais justement, je trouve que la confrontation d'idée est enrichissante et je pense qu'au Sénat, contrairement à l'autre assemblée, j'ai ressenti vraiment une écoute et une réciprocité dans le dans le respect. Et donc effectivement selon les séances, selon les sujets, nous aussi on apportera nos idées, nous les défendrons et j'espère qu'on trouvera un consensus parfois, parfois pas, mais en tout cas toujours dans l'intérêt général. Comment est-ce que vous appréciez ce qu'a dit Gérard Larchet sur ce sentiment d'un pays qui va mal et ou de la démocratie qui irait mal ? Comment est-ce que vous pouvez répondre à cette France qui doute aujourd'hui ?
Et bien justement, c'est une conséquence et c'est un diagnostic que tout le monde fait. Mais je suis désolée euh le Yaka Faucon c'est facile à dire mais quand il fait et aujourd'hui c'est le pays va mal effectivement au niveau économique, au niveau social, au niveau santé, éducation et donc nous apportons nous le Rassemblement national des solutions que j'espère porteront pour l'année prochaine parce que on espère pouvoir justement apporter l'alternance qui va redonner d'une nouvelle chance à la à la France. Il y a déjà des idées de propositions de loi, de thèmes sur lequels vous aimeriez travailler au Sénat, des choses que vous vous êtes dit, nous et Rennen, ce sera ça les sujets sur lesquels on veut particulièrement euh pointer des dossiers. Alors, pour ma part, j'ai choisi et je
j'ai la chance d'avoir euh la les affaires la commission des affaires économiques parce que je pense qu'en France, il faut relancer la l'industrie relancer le travail. C'est l'industrie et c'est les entreprises qui créent euh de la richesse. Donc déjà au sein de cette de cette commission, je vais pouvoir essayer de travailler et je pense que pour sur ce genre sur ces points-là, nous pourrons être d'accord parce que vraiment la France a besoin d'un nouveau souffle dans tous les domaines. Sophie Brian Guillemont, comment est-ce que vous voilà appréhendez cette session qui va s'ouvrir qui s'ouvre d'ailleurs avec la séance d'aujourd'hui avec donc les extrêmes qui sont représentés, le RN mais aussi la France insoumise ? Est-ce que ça peut changer la façon dont le
Sénat travaille ? Je pense que c'est un peu l'inquiétude de beaucoup de collègues aujourd'hui. C'est-à-dire que au Sénat, on a l'habitude de travailler de façon transpartisane et on a l'habitude d'être une assemblée qui travaille dans le respect, sans invective particulière et on pense plus au travail à l'intérêt général qu'on est en train de faire plutôt que aux extraits vidéos qui peuvent passer ici ou là et et on veut surtout pas devenir l'Assemblée nationale. C'est la raison pour laquelle je pense que c'est les prochaines semaines, on va tous essayer de de trouver nos marques dans cette configuration. Ça n'enlève rien sur le débat de fond et le fait qu'on sera euh parfois évidemment euh très critique et même plus que critique
puisque encore une fois on a des valeurs qui peuvent être diamétralement opposées. Euh pour autant, j'espère vraiment que la pâte du Sénat euh pourra pourra continuer et ne pas devenir une assemblée supplémentaire que les Français ne supportent plus de regarder. Est-ce que pour finir, il y a des sujets sur lesquels vous aussi vous allez particulièrement travailler cette session ? Ben écoutez, je pense que le premier combat idéologique va venir très vite puisque nous une des propositions loi qu'on que mon groupe va mettre à l'ordre du jour dans quelques semaines et sur l'immigration et le travail. Donc ça c'est un axe sur lequel je pense que certaines divergences idéologiques pourront très clairement apparaître et en tout cas le fait de que le groupe Erenre au CERNA, ça va être aussi une
clarification il me semble pour la droite sénatoriale puisque moi je suis sénatrice depuis 2 ans. J'entendais Marine Le Pen dire mardi quand elle est arrivé que les idées de du Rassemblement national allaient rentrer au Sénat. La pour moi, je pense que les idées du Rassemblement national sont très présentes au Sénat depuis un moment. Et donc, il me semble que de la part de la majorité sénatoriale actuelle, ça va aussi être un exercice de clarification par rapport à ce que porte ou ne porte pas le RN. Et bien merci, merci à toutes les deux d'être venu sur ce plateau. Marie-Pierre Calet, donc sénatrice RN des Bouges de Ron et également Sophie Bouillante Guimand. On va aller prendre la direction de l'hémicycle, rejoindre Alexandre. Alexandre, vous allez parler
de la bataille des postes qui s'ouvre maintenant que et bien la nouvelle session est reprise. Ah oui, Quentin, la séquence électorale n'est pas terminée au Sénat puisque on va vivre la semaine prochaine une bataille des postes à la haute assemblée à la tête des différentes commissions du Sénat. Une bataille notamment au sein de la majorité de droite et du centre du Sénat. Euh les groupes LR et centristes vont devoir désigner euh leurs sénateurs pour occuper les postes importants au sein euh des commissions. Et il y a euh des campagnes électorales internes à l'intérieur euh de chaque groupe. Par exemple, à l'approche du budget, le poste de rapporteur général de la commission des finances est très convoité. La sénatrice les républicains Christine Lavarde est sur les rangs pour
l'occuper, mais aussi son homologue les Républicains Stéphane Sotarel, le sénateur du Cantal. Autre bataille à suivre chez les LR, celle pour la première vice-présidence du Sénat. L'expérimenté Roger Caroti est en concurrence avec ses collègues Olivier Paco et Stéphane Piedoir. Et puis il y aura du changement à la tête de certaines commissions, notamment la Commission des affaires européennes. Le sénateur LR Renand Legeleu est cité pour occuper cette présidence. Et puis à la présidence de la commission de la culture, les sénateurs centristes Pierre-Antoine Lévi et la sénatrice euh Sonia de la Provoté euh pourraient là aussi être en concurrence pour occuper cette fonction. Merci Alexandre et j'accueille sur ce plateau Bernard Alcroc. Bonjour
sénateuriste du Cantal. Vous étiez président de la délégation aux collectivités territoriales du Sénat. Vous allez peut-être le rester. Ben je le souhaite en tous les cas et je le crois aussi. Candidat à votre succession également avec nous. Audre Link Kenel. Bonjour. Bonsoir, vous êtes sénatrice socialiste du nord, madame Beneld, 6e réélection de Gérard Linché au poste de président du Sénat. Est-ce que ça vous inspire déjà ? Une forme de longévité qui est maintenant rare dans notre personnel politique, on peut le dire. Alors, ça n'est pas une surprise. Nous nous sommes avec le groupe socialiste, le deuxème groupe ici au Sénat. Mais vous comportez 360, pardon, vous avez 63 sénateurs. Exactement. Nous sommes 63 sur 348. Donc pour nous, l'élection de Gérard Arché
n'est pas une surprise. Elle signe une forme de stabilité politique en tout cas à droite qui nous obligera à composer avec cette majorité sénatoriale avec laquelle nous avons l'habitude de faire hailler mais avec laquelle nous aurons je pense de gros débats qui s'annoncent à l'automne pas seulement sur les questions budgétaires. J'ai en tête par exemple l'encadrement des loyers qui arrivent et voilà pour nous c'est une continuité qui du point de vue républicain est sans doute une bonne chose mais qui du point de vue strictement politique l'est un peu moins. Bernard Delcro vous avez voté pour Gérard Larchet et vous qu'est-ce qu'elle vous inspire cette continuité ? Oui ben la la majorité sénatoriale est composée comme chacun le sait de deux groupes. Le groupe LR et le groupe de
l'Union centrice dans lequel on garde une totale liberté de parole d'action et et de vote et je l'apprécie ce groupe pour pour cela. Et donc ça constitue la majorité et qui s'est rassemblé derrière Gérard Larchet. Et je pense que le Sénat doit être dans ces cette période d'instabilité ou d'incertitude politique, économique et financière. Un pôle de stabilité garantits. Géral Arché qui parle de pays tendus, une démocratie que je sens à la peine. Il est inquiétant le constat aujourd'hui sur le niveau voilà d'angoisse de nos concitoyens. Oui, il y a je sors d'une campagne électorale, j'ai rencontré tous les élus de mon département dans les 250 communes et il y a beaucoup d'inquiétude sur l'avenir, sur les incertitudes qu'il
y a aujourd'hui. Encore une fois, sur le plan économique, sur le plan financier, le prix du carburant qui revient dans chaque dans chaque rencontre dans des territoires ruraux où l'on est tenu de prendre sa voiture pour pour dès qu'on veut accéder à un service ou aller au travail. et et donc il y a beaucoup d'inquiétudes et puis aussi des inquiétudes sur les perspectives de l'élection présidentielle et c'est la raison pour laquelle je pense que la stabilité, le pôle de stabilité constitue le Sénat peut demain être parfaitement utile pour garantir les institutions de notre République. Madame Lincolenel, tout à l'heure votre collègue Thierry Kozic disait en fait l'élection de sénateur, c'est peut-être aussi ça. C'est le pays qui au fond bah a un mécontentement et ça se voit dans
les urnes aussi avec l'élection de sénateur Eren. un symptôme de cela aussi de de cette crise démocratique et politique que traverse le pays. Je pense que le les positions radicales et les positions populistes sont toujours le signe que nous autres formations strictement républicaines, il y a des messages qu'on arrive moins bien à faire passer aussi moins bien à porter. Vous parlez à l'instant du discours de Gérard Archer, de cette tension qu'on sent. Moi ce que j'ai un peu regretté, c'est qu'il parle finalement assez peu des tensions sociales. On vient de parler du prix du carburant. C'est vrai que c'est une forte inquiétude. Il y a d'autres inquiétudes sur le sur le pouvoir d'achat. Je crois que c'est aussi ça que les Français ont besoin de de sentir. Et
à force de ne pas avoir de réponse, leur colère monte et ça se traduit par des manifestations parfois violentes comme celles qu'on peut voir en ce moment parce que si les revendications sont légitimes, la violence elle ne l'est pas. Mais ça peut être une traduction de cette colère. Le 17 octobre peut aussi être une traduction de cette colère. Et encore une fois, les votes radicaux et populistes très certainement. Donc à nous tous ensemble d'essayer de d'apporter des réponses à la hauteur. Comment vous l'avez vécu l'élection de 15 sénateurs RN ? En tout cas, la formation d'un groupe avec 15 sénateurs RN, c'est quelque chose qui vous préoccupe vous en tant que sénatrice PS ? Oui, bien sûr, parce que la lutte contre l'extrême droite, elle était aussi au fondement de mon engagement,
mais il y a déjà 30 ans, j'ai envie de dire que ça n'est pas une nouveauté que euh la présence de l'extrême droite dans ce pays. Moi-même, je suis sénatrice du nord, nous n'avons pas de communes euh euh dirigée par un élu euh du Rassemblement national, ni en 2026 ni en 2020. Et pourtant, nous avons déjà un sénateur du Rassemblement national. Donc nous savons que parmi nos grands électeurs, sans que nécessairement ils le disent, il y a des hommes et des femmes qui sont prêts à voter pour le Rassemblement national. Donc nous ne sommes pas surpris qu'il y en ait davantage aujourd'hui, mais nous le prenons comme un gros signe d'inquiétude, d'autant que ça n'est que un renouvellement partiel et que au prochain renouvellement, au regard de la configuration dans certaines communes,
ça peut encore augmenter. Bernard Delcro, est-ce que l'élection de sénateur Eren, c'est une première victoire aujourd'hui pour le Renn avant une autre en avril à l'élection présidentielle ? ce que eux disent depuis dimanche. Alors alors moi évidemment les idées que porte le Rassembl national sont à l'opposé de mes valeurs évidemment mais je veux dire que le groupe Rassemblement national au Sénat c'est la traduction la conséquence presque mathématique du vote des élections municipales du mois de de mars dernier et ça n'est pas une surprise. L'incertitude portée sur le nombre mais sur le fait qu'il y aurait davantage de sénateurs et de sénatrices rassemblement national et probablement un groupe ça n'est pas une surprise. Encore une fois, c'est vraiment la traduction technique, presque la
conséquence technique des élections municipales du du mois de mars. Je voudrais vous poser une question sur le budget puisqu'il a été présenté ce matin. Qu'est-ce que vous avez pensé de la copie que vous avez pu lire ce matin ? J'ai pu lire qu'on on voulait faire contribuer les collectivités locales à hauteur de 5,5 milliards. Est-ce que ça prépare un un bras de fer comme ça avec le Sénat et l'exécutif ? Alors, d'abord euh vous savez que moi je porte et je défends la justice sociale, la justice fiscale et la justice territoriale. Et si je dis ça, c'est parce que s'il doit y avoir une contribution des collectivités à l'effort de redressement des comptes publics et personnellement, je n'y suis pas opposé. D'ailleurs, le Sénat n'est pas opposé. elle doit se faire sur des bases de justice
territoriale et qui a une contribution qui soit justement répartie, c'est-à-dire qu'une contribution qui soit portée par les territoires qui sont en croissance démographique et économique et donc qui bénéficient chaque année d'un surplus important de recettes fiscales. Et il y a une mesure, il y a il y a vraiment une mesure à laquelle je m'opposerai fermement, c'est la baisse du fond de compensation de la TVA qui est une dotation d'investissement versé aux collectivités et on applique une un coût de rabot important de - 5 % sur le FCTBA qui passerait de 16 % à 11 % sur toutes les collectivités quelle que soi leur capacité contributive. C'est le contraire de la justice territoriale. Donc je m'opposerai fermement et j'évoquerai ce sujet à la délégation sénatoriale au collectivité territorial
décentralisation si j'en suis réélu président. Évidemment la contribution doit se faire je le redis sur une base de justice territoriale. C'est ma dernière question. Après on accueillera votre collègue Arnaud Martin qui est un des nouveaux visages du Sénat qui va pouvoir nous rejoindre pour cette fin d'émission. Mais qu'est-ce que vous pensez Audre Linkenel de cette première épure que l'on voit de du budget ? c'est qu'il peut évoluer en séance he dans les deux hémicycles. Mais qu'est-ce que vous pensez du projet qui est présenté par le gouvernement ? Je pense qu'en particulier il y aurait beaucoup de choses à dire sur cette sur cette copie budgétaire, mais en particulier sur les collectivités locales, je pense qu'il y a là un contresens majeur. Les collectivités
locales sont vraiment en première ligne par rapport aux difficultés des Français. Elles l'ont été tout au long de l'été, notamment face au dérèglement climatique. Elles ont aujourd'hui besoin d'être soutenu et non pas d'être comment dire ponctionné. Et c'est vraiment euh mal interprété ce qui s'est passé dans cette élection sénatoriale. Ce qui s'est passé en effet aux élections municipales avec les votes populistes notamment à l'extrême droite. C'est vraiment une erreur d'interprétation majeure que de vouloir affaiblir encore nos collectivités, nos communes, nos départements, nos régions. Au contraire, je pense qu'ils sont un rempart de la proximité face à toute la colère sociale et environnementale qui s'exprime dans notre pays. Le mot de la fin. Oui. Alors, un,
préserver l'investissement des collectivités, c'est très important pour euh l'activité économique et l'emploi dans tous les territoires. Et deux, je me réjouis vraiment de la création parce je me suis beaucoup battu pour obtenir cette dotation, la création d'une dotation pour les communes rurales peu dense et très peu dense qui sera euh répartie en fonction de la superficie de ces collectivités. 50 millions y sont attribués. Je suis vraiment heureux qu'on ait pu aboutir sur cette ce combat que j'ai mené depuis longtemps et on le voit he c'est que le tout début des discussions budgétaires. Mais voilà, les sujets sont déjà prêt et sur la table pour vous ici au Sénat. Merci beaucoup à tous les deux d'avoir été avec moi en direct et j'accueille pour finir donc Arnaud Mart qui va nous
rejoindre ici en direct en salle des conférences. Il est sénateur socialiste du Dou et c'est l'un des nouveaux visages du Sénat renouvelé c'est ce dimanche hein puisqu'il y a une soixantaine de nouveaux sénateurs. Bonjour Arnaud Martis. Donc je disais vous êtes sénateur socialiste du Dou. Qu'est-ce que vous pouvez nous raconter de de votre première impression cette première journée, votre première séance à la réélection de général ? Qu'est-ce que vous avez ressenti ? Ouais, c'est toujours un peu d'émotion hein évidemment depuis euh dimanche. Ouais. C'est une somme d'émotion, la victoire, l'arrivée et puis évidemment l'entrée dans l'hémicycle. Ça ça donne beaucoup de sentiments en tout cas particulier. Le lieu est impressionnant. Oui. Oui, évidemment. Évidemment, c'est
très symbolique et puis évidemment on est tout de suite pris par voilà un sentiment assez particulier. Qu'est-ce que vous allez porter vous comme sujet ici au Sena ? Qu'est-ce que vous aimeriez apporter à la chambre haute ? Moi, le domaine qui me touche particulièrement, c'est le domaine économique. Donc, j'espère rentrer à la commission des affaires économiques. Ça sera ça sera évoqué la semaine prochaine. Le Dou est un territoire très industriel, touché aussi par les questions sur la filière automobile et c'est vrai que c'est des questions que je porte en tant que président d'agence économique régionale. Vous êtes élu socialiste. Qu'est-ce que vous soutenez dans le processus électoral actuel, que ce soit la primaire ou vers la présidentielle ? On va laisser faire les choses se faire
tranquillement. Ouais, pour l'instant, j'ai pas exprimé ma préférence. Euh, j'écoute comme un militant presque. Voilà, j'essaie de suivre les débats et puis j'exprimerai ma préférence dans quelques temps. Et bien merci Arnaud Martin d'être venu au micro public comme ça a donné votre première impression en tant que nouveau sénateur socialiste du Dou, c'est la fin de cette édition spéciale que vous avez suivi sur notre antenne en direct depuis 14h30. Merci à toutes les équipes techniques éditoriales qui ont permis la réalisation de ce grand direct. Tout de suite, vous avez rendez-vous avec Sens Public présenté par Thomas Hug. Très belle soirée sur Public Sénat.
Gérard Larcher