Discours Amélie de Montchalin - Grand rendez-vous de l'investissement productif
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Merci beaucoup, M. le Premier ministre. Je crois que si vous en doutiez, vous avez compris en écoutant le Premier ministre pourquoi il y avait une grande urgence à nous réunir très tôt dans l'année, très peu de temps après la loi de finances et finalement très peu de temps avant la loi PACTE qui va être le grand moment, le grand rendez-vous pour l'économie française au cours de ce premier trimestre.
Alors, je vous l'avais promis, nous allons maintenant rentrer évidemment dans le contenu très concret de nos discussions. Pour ça, je vais demander à Amélie de venir me rejoindre. Vous avez vu que nous avions un hashtag.
J'espère que vous êtes tous en train de tweeter. D'habitude, ici, quand on a les réunions du groupe parlementaire, on explique aux parlementaires qu'il ne faut pas trop tweeter. C'est un vœu pieux.
Là, vous avez le droit de tweeter. Vous y allez mettre encouragé. Notre hashtag, c'est « Make our economy great again », ce qui résonne comme un slogan qu'on a déjà entendu, pas très loin d'ici.
Voilà. Donc, Amélie, explique-nous quels sont les objectifs stratégiques et comment, précisément, nous avons conçu cette matinée pour atteindre ces objectifs. Merci beaucoup, Gilles.
Monsieur le Premier ministre, madame la secrétaire d'Etat, messieurs et madame les députés, chers amis, monsieur le gouverneur de la Banque de France qui arrive très bientôt, monsieur le président de l'Autorité des marchés financiers, cher Robert, mesdames et messieurs. Merci à vous tous d'être ce matin présents pour ce grand rendez-vous lancé par les députés de la République en marche de la Commission des finances. Je voudrais en particulier remercier les intervenants de nos quatre tables rondes pour leur mobilisation.
Alors, en votant ce budget 2018, le premier de ce quinquennat, nous nous sommes fixés un cap et un défi, celui de remettre notre pays en marche et de le transformer en cinq ans. Car nous voulons une France qui embauche, une France où le travail paye, une France d'entreprises conquérantes, une France d'innovation et de recherche, une France qui compte en Europe et dans le monde. Et pour cela, il n'y a qu'une seule solution, investir dans notre avenir.
Grâce à l'investissement public, d'abord, monsieur le Premier ministre, en septembre dernier, vous avez annoncé que 57 milliards d'euros seraient dédiés rapidement aux priorités de notre croissance. En premier lieu, la transition écologique, l'éducation et la formation tout au long de la vie, la recherche et l'innovation et le numérique. Mais aussi et surtout, l'investissement privé, dont vous êtes tous ici les acteurs et qui nous réunit ce matin.
En termes clairs, l'épargne des Français doit financer davantage et durablement la croissance de nos entreprises. Et si beaucoup d'ardeur a été mise ces dernières années pour refaire de notre pays un lieu de création d'entreprises, de start-up avec des véhicules de la French Tech, de France Digitale et Jean-David Chamboredon ici présent ne pourra que l'abonder, cet écosystème d'amorçage et de capital risque est très spécifique et tout reste à faire pour nos ETI et pour nos PME. Pour nos 140 000 PME qui détiennent la clé de la croissance à long terme de notre pays et surtout la clé de l'emploi.
Mais pour l'heure, trop d'entre elles vivotent. Avec en moyenne 30 salariés, nos PME n'ont ni la taille ni l'autonomie financière de leurs ambitions. Et pour faire face aux défis d'un monde qui change, pour se numériser, pour exporter, pour renouveler leur matériel et par-dessus tout pour embaucher, elles doivent retrouver confiance.
Retrouver confiance, c'est d'abord se sentir soutenu par un État qui simplifie et qui protège. Nous y travaillons avec la réforme de l'État et Cap 22, M. le Premier ministre.
Nous y travaillons avec la loi Pacte, Mme la Secrétaire d'État. Nous y travaillons aussi par le projet de loi pour une société de confiance débattue cette semaine à l'Assemblée, comme vous le savez. Retrouver confiance, c'est surtout pour nos ETI et pour nos PME se sentir épaulés par leurs partenaires financiers.
Pour prendre les risques de l'ambition, du digital, de l'international, de la transition. Pour sortir de ce que vous appelez, cher Nicolas Dufour, qui est une expression qui m'a marquée, pour sortir du « ça me suffit ». Pour que chaque patron puisse enfin avoir les moyens de passer les capes technologiques et les capes d'échelle sur 10 ans, sur 15 ans, sur 20 ans, plutôt que de vivre à la petite semaine.
Et pour franchir ces capes, il faut une révolution du financement de nos PME. Trop souvent, les moyens des PME se limitent à des prêts bancaires à 3 ans, réduits en montant et pesant en garantie. Et je veux le dire très clairement ce matin, on ne se numérise pas, on ne transforme pas son appareil productif, on ne fait pas alliance avec un concurrent, on ne se tourne pas vers l'exportation avec un prêt bancaire.
Alors, beaucoup a été fait pour que les PME aient accès à un crédit abondant et à des taux intéressants, et c'est tant mieux. Il ne faut surtout pas inverser la donne. Mais le crédit bancaire ne fait pas tout.
Le calendrier de remboursement n'est pas celui de l'ambition. Il faut 5 ans, 7 ans, 10 ans parfois pour récolter totalement les fruits de l'innovation. Alors, comment peut-on retrouver du temps long qui va permettre à nos PME de grandir ?
La révolution du financement, M. le Prémis l'a dit, passe par davantage d'accès pour les PME à des fonds propres, portés par des investisseurs intéressés par le succès de leurs projets. Parce que nous avons autant besoin d'entreprises bien financées que d'entreprises bien accompagnées.
Parce qu'être accompagné, ouvrir son capital, c'est voir arriver autant d'argent frais que l'arrivée d'un administrateur, un actionnaire, un partenaire, un partenaire qui aura d'autant plus de raisons de soutenir la prise de risque de l'entrepreneur parce qu'il en a pris lui-même en investissant. Et on voit bien que le risque d'innovation de la révolution numérique fait qu'il faut rompre avec la solitude des patrons. Prendre des décisions complexes dans un monde qui change impose d'être bien accompagné.
Et je veux ici saluer le succès et les efforts de Fanny Lettier, de ses équipes et de celle de la Dufour, qu'à la BPI, puisqu'on voit bien qu'un grand changement, c'est aussi celui de l'accompagnement. Alors, contrairement à l'Allemagne, aux États-Unis et à d'autres pays, la culture française, au fond, n'était pas propice jusqu'à maintenant à ce type de financement parce que la fiscalité de notre capital était l'une des plus élevées d'Europe, l'une des plus complexes et était vue comme un vrai repoussoir par les investisseurs. Cette fiscalité organisait de fait la fuite des projets vers d'autres pays qui accueillaient à bras ouverts nos entrepreneurs, leurs idées, la formation qu'ils avaient pu recevoir dans nos écoles et nos universités.
Et le résultat, c'est simple, c'est des patrons isolés, dans leurs choix stratégiques parfois très compliqués. C'est des patrons qui sont confrontés à peu de solutions différentes pour se financer. Et au fond, c'est des patrons à qui on ne donne pas les moyens de voir grand.
Donc, dans une France trop souvent pilotée par l'impôt et les niches fiscales, peu à peu, les intermédiaires financiers que vous êtes, vous avez fait finalement ce qu'on vous demandait, c'est-à-dire parler plus d'impôt que d'investissement. Et toute la chaîne du financement s'est grippée. La bonne nouvelle, c'est qu'aujourd'hui, les politiques que nous sommes, nous avons rempli notre part du contrat de confiance.
Nous avons mis en place, dès cette année, des changements majeurs. D'abord, nous avons fait évoluer la fiscalité des épargnants, puisqu'avec le prélèvement forfaitaire unique, il redevient enfin intéressant de regarder dans quoi on place son argent, plutôt que de regarder la fiscalité de l'épargne. On a aussi fait un deuxième grand changement, c'est qu'on a fait évoluer la fiscalité des entrepreneurs.
Parce qu'avec la réforme de l'ISF, il redevient très intéressant de regarder comment on peut valoriser et faire grandir son entreprise. Alors mon message ce matin, il est très clair, à vous tous réunis. Il n'y a pas de temps à perdre.
Vous êtes des banquiers, vous êtes des assureurs, des conseillers en gestion de patrimoine, des conseillers financiers, des gestionnaires d'actifs, vous êtes des nouveaux financeurs participatifs, vous êtes des acteurs du digital. Vous devez tous redevenir de réels intermédiaires entre l'épargne des Français et les projets d'investissement de nos entrepreneurs. Ce changement redonnera plein sens à votre métier et redonnera plein sens à votre mission, qui est de financer et d'accompagner la croissance des entreprises et d'offrir du rendement aux Français.
En un mot, on cherche ici, ce matin, à voir comment nous pouvons tous ensemble rendre l'épargne utile aux Français, à leur pouvoir d'achat, à la croissance, à l'emploi, à la transition climatique. Bref, rendre l'épargne utile à chacun d'entre nous et à notre pays. Qu'est-ce que nous cherchons à faire précisément ?
Nous cherchons à doubler sur le quinquennat l'épargne des Français qui va dans les fonds propres des PME. Aujourd'hui, c'est environ 5 milliards d'euros quand on additionne l'ISFPME, qui existait jusqu'à l'année dernière, les levées de fonds de banques et de conseillers en gestion de patrimoine et le PEAPME. Nous voulons que ces 5 milliards d'euros deviennent 10 milliards d'euros par an d'ici 2022.
Nous souhaitons que cet objectif soit autant le nôtre que le vôtre. Et je le dis aussi fortement, c'est un minimum. Certains d'entre vous sont venus me voir ici à l'Assemblée et me dirent « Oh, mais 10 milliards, vous savez, Madame Bonchard, c'est très facile. » Eh bien, faisons 10 milliards, et puis si nous pouvons faire 20 et 30 après, j'en serais ravie, vous aussi.
Il faut qu'on rappelle quand même qu'on a 1 600 milliards d'euros dans l'assurance vie en France. Et chiffre intéressant, 400 milliards d'euros sur les comptes bancaires des Français. C'est 3 ans d'épargne non allouée qui est sur nos comptes en banque.
La bonne nouvelle, c'est que si vous êtes des intermédiaires financiers, vous savez où trouver l'argent. Et un travail considérable est donc entre vos mains. C'est un mouvement profond de réallocation de l'épargne, et c'est un véritable changement culturel dont vous avez la responsabilité. 1 % seulement de l'épargne des Français, gérée par des investisseurs institutionnels en France, sont investis dans des PME.
Ce 1 %, c'est 3 % pour les assureurs européens. C'est 6 % pour les caisses de retraite américaines. Donc quand nous disons que nous voulons doubler cet effort, je pense que ce n'est pas totalement irréaliste.
Alors, une autre bonne nouvelle, c'est que je pense que nous avons tout ce qu'il faut pour réussir. C'est formidable de pouvoir se dire que nous avons les moyens de notre réussite. On a d'abord les moyens de réussir parce que notre économie retrouve des couleurs. 2 % de croissance quasiment en 2017, 1,7 % d'inflation devant nous en 2018, et en face des placements préférés des Français, l'assurance-vie, l'ivréa, qui ne sont pas faits pour capter cette croissance, et qui du coup protègent de moins en moins le pouvoir d'achat des Français.
Deuxième raison de réussite possible, c'est que nous ne manquons pas d'épargne. Le Premier ministre l'a rappelé, nous épargnons 14 % de nos revenus, c'est nous sommes champions d'Europe de l'épargne. L'autre raison, c'est que, bonne nouvelle, la France intéresse à nouveau les investisseurs étrangers.
Olivier Millet me rappelait que la moitié de la levée de fonds de la FIC en 2017 a été faite à l'étranger. Je dis que nous serions tous bien mal avisés de laisser nos bons résultats économiques profiter aux autres seulement. Profitons-en un peu aussi.
Autre raison, c'est que cette dynamique d'allocation de l'épargne vers les PME et les ETI est déjà à l'œuvre. Depuis le lancement de cette consultation, qui a reçu plus de 120 contributions, nous avons recueilli énormément d'initiatives locales, de vos réseaux, de vos partenaires, qui, sur le terrain, font avancer de manière très intéressante l'éducation financière et la communication auprès des clients. Et puis, j'allais dire, nous avons aussi de la chance, parce que le moment est propice.
La remontée attendue des taux d'intérêt va faire qu'il va falloir à nouveau se poser quelques questions. D'abord, quand on a un patron de PME, comment on se finance ? Et puis, quand on est épargnant, où est-ce qu'on épargne ?
Comment allons-nous remplir cet objectif commun ? Ce que nous avons à faire, c'est une triple révolution de la relation. Je m'explique.
Pour moi, ce qui est très important, c'est que l'économie, l'épargne, l'investissement, ce ne sont pas des concepts, ce sont des décisions incarnées. Ce sont des décisions d'hommes et de femmes qui, face à l'avenir, prennent un risque et se disent qu'ils vont avancer ensemble. Pour prendre le contre-pied d'un discours célèbre, je suis convaincue, et je pense que tous les parlementaires de La République en Marche le sont avec moi, le monde de la finance n'est ni sans nom, ni sans visage.
Il n'est pas notre ennemi. Il a votre visage, il est dans cette pièce, et nous devons faire avec vous un partenariat basé sur des relations exigeantes. Et donc, il est clé que nous révolutionnons la relation à trois titres.
D'abord, la relation entre l'épargnant et son conseiller. Ce matin, nous attendons de votre part des mesures concrètes pour faire évoluer ce qu'il se passe dans le tête-à-tête entre un épargnant et son conseiller bancaire ou son conseiller dans un réseau d'assurance, etc. Ce tête-à-tête, d'ailleurs, peut être physique ou numérique.
Mais comment peut-on guider un client face aux multiples options d'investissement par rapport à ses projets, par rapport à son profil, plutôt qu'en lui faisant dérouler, vous savez, la longue liste interminable de produits auxquels il ne comprend rien, assorti d'un petit commentaire fiscal. Deuxième révolution de la relation, la relation entre les entrepreneurs et les financeurs. Un projet d'entreprise ne doit plus jamais s'arrêter dans le bureau d'un conseiller bancaire parce qu'il n'a pas la solution dans son offre commerciale.
Nicolas Théry nous en dira ici un mot pour le crédit mutuel. Il y a beaucoup, beaucoup à faire pour former les conseillers bancaires dans l'accompagnement des patrons de PME. Et puis enfin, et cela vous concerne tous et au premier chef, c'est la relation des acteurs financiers entre eux.
C'est la relation que vous avez chacun avec votre voisin ou votre voisin de derrière assis dans cette salle. Certains d'entre vous ici connaissent les épargnants et leurs projets. D'autres construisent et contrôlent les tuyaux dans lesquels circule l'épargne.
D'autres ont pour métier d'accompagner financièrement et concrètement, pas à pas, les entrepreneurs de la création d'entreprises. D'autres connaissent et savent comment on réussit une ouverture de capital. Certains le font en étant connus du grand public, certains ne sont pas connus du grand public.
Certains sont des acteurs nationaux, d'autres régionaux, d'autres territoriaux. La bonne nouvelle, c'est que vous êtes différents. L'autre bonne nouvelle, c'est que vous n'êtes pas des concurrents.
Vous êtes les maillons d'une même chaîne d'investissement au service des entreprises et des emplois que nous voulons créer. Vos bureaux, chacun d'entre vous, ne peuvent plus être des cul-de-sac. La communication doit s'ouvrir de manière massive entre les banques, les assurances, les fonds, les conseillers en gestion de patrimoine, les financeurs participatifs, les robots advisors.
Nous attendons donc, entre vous, beaucoup plus de partenariats et beaucoup plus de travail collectif. L'annonce récente de la levée de fonds de 200 millions d'euros auprès des assureurs français de l'Endix, par exemple, est ici un exemple à dupliquer. Et tout ce qui peut permettre aux assureurs de mieux travailler avec les fonds de capital investissement, Antoine Nisofsky nous parlera tout à l'heure de ce qui se passe entre la CNP et Euras et OPME, sont des choses à encourager.
Cette matinée d'échange et de débat a été construite pour lancer avec vous cette dynamique, soutenir les bonnes pratiques que vous portez, recueillis dans nos 120 contributions que vous avez dans vos pochettes et suivre leur progrès. Il ne faut pas que nous nous trompions de débat. Les produits et les enveloppes destinés à favoriser l'allocation de l'épargne dans l'économie sont nombreux, sont attractifs, peut-être à toilettés à la marge, mais nous connaissons l'eurocroissance, nous connaissons les FCPI, les PEA, les PEA, PME, les PERP, les PERCO, les ARTI 83, les Madeleines.
Donc ce matin, nous n'attendons pas avec vous un échange réglementaire fiscal technique. Nous attendons un engagement fort pour transformer la relation qui vous lie les uns avec les autres pour rendre ces produits pleinement opérants et utiles. Cet événement n'est pas une conférence.
Ce n'est pas là pour se contenter de faire un diagnostic et lancer des propositions incondatoires. C'est, et je le redis, un passage de relais confiant, ferme et exigeant. Et nous souhaitons que cette démarche puisse être évaluée et que nous continuons ensemble à discuter.
C'est pour cette raison que j'annonce ce matin que nous allons créer au sein de la majorité En Marche et Modem à la Commission des finances quatre groupes de travail sectoriels formés de vos fédérations respectives et d'entrepreneurs et d'acteurs du financement participatif. Cela nous permettra de faire des points d'avancement réguliers en continuant à vous recevoir pour des auditions parlementaires. Et nous referons un point d'étape de ce rendez-vous de l'investissement productif avant l'été.
S'agissant du secteur bancaire, je tiens à remercier par avance la FBF de l'implication de ce réseau national et régional, ainsi ceux de la FFA pour les assureurs. Nous souhaitons que la FIC et l'AFG représentent les gestionnaires d'actifs. Nous souhaitons que la CNCGP, la CNCIF, la NACOFI, soit les porte-parole des conseillers en gestion de patrimoine.
Et Marie-Christine Vierdejouclas, députée du Tarn, chère Marie-Christine, reviendra à la conclusion de cette matinée sur les déclinations territoriales de cette démarche, pour que nous puissions animer ce même genre de dialogue et d'échange dans nos territoires. Pour conclure, chères Mesdames et Messieurs, nous reprenons ici la méthode qui a fait ses preuves, s'agissant notamment de ce qu'a fait Muriel Pénicaud sur les ordonnances de la loi travail. Nous devons passer de la loi aux acteurs, des législateurs aux faiseurs, car c'est vous qui avez le métier d'appliquer ce que nous votons ici avec beaucoup d'engagement.
Nous sommes les députés En Marche et Modem de la Commission des finances, pleinement convaincus que l'esprit de conquête est de retour en France. C'est un optimisme que nous revendiquons. Mais cet optimisme suppose que nous soyons d'autant plus attentifs à la mise en place concrète des mesures que nous prenons avec un seul objectif, remettre la France en marche.
Je vous souhaite donc à tous et à toutes une matinée riche en échange utile et si j'ose dire rentable, à la fois pour les Français et pour toutes les entrepreneurs de France. Merci à tous. Merci.
Amélie de Montchalin