Faut-il être cool pour gagner la bataille culturelle ? Le cas Mamdani | GASLIGHT ✨
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« Il est ouvertement polystinien et il a repris en son temps un slogan : « Quand le slogan mondialisait l'intifada, en clair, faire la guerre aux juifs partout dans le monde » »
- 0:33InvitéFait
« Quand on lui demande de condamner le 7 octobre, et bien souvent il botte en touche, il répète que le problème, c'est l'occupation d'Israël. »
- 0:40InvitéFait
« Il n'a pas utilisé ce slogan. »
- 0:42InvitéFait
« Il a évidemment condamné le 7 octobre. »
- 0:46InvitéFait
« L'UNRWA, vous parlez d'une agence de l'ONU. »
- 0:49InvitéFait
« Quelles ont été les conclusions de cette enquête, madame ? »
- 0:52InvitéFait
« Il n'y avait aucune collusion avec le Hamas. »
- 8:08PrésentateurChiffre
« on donne 211 milliards d'argent public aux entreprises sans contrepartie pour qu'elles filent à leurs actionnaires qui payent deux fois moins d'impôts que vous et moi »
- 11:21PrésentateurChiffre
« Zoran Mamdani, il a mobilisé 90 000 bénévoles pour aller faire du porte-à-porte »
Temps de parole
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- Invité3 %
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- Invité 22 %
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Le 9 novembre 2025, à Paris, Manuel Bompard, le coordinateur de la France Insoumise, était l'invité de l'émission du service public Question Politique. Et on sent que ça a bossé dur chez France Info, puisque au bout de quelques minutes, la journaliste Alix Bouillaguet pose une question très incisive, question qu'elle avait préparée. Attention, regardez, elle lit ses pieds de fiche. On
entend
que vous vous
célébriez
Zoran Mamdani. Il est ouvertement polystinien et il a repris en son temps un slogan. Quand le slogan mondialisait l'intifada, en clair, faire la guerre aux juifs partout dans le monde, et quand on lui demande de condamner le 7 octobre, et bien souvent il botte en touche, il répète que le problème, c'est l'occupation d'Israël. Est-ce que ça, ça ne vous choque pas ? Il y a trois fausses d'information dans ce que vous venez de dire. Il n'a pas utilisé ce slogan. Il a évidemment condamné le 7 octobre. L'UNRWA, vous parlez d'une agence de l'ONU. Il y a eu une enquête qui a été faite sur ce sujet, sur cette soi-disant collusion avec le Hamas.
Quelles ont été les conclusions de cette enquête, madame
?
C
'est
qu
'il
n'y avait aucune collusion avec le Hamas.
Aïe
! Vous
pouvez lire le détail de cette erreur sur le site d'Arrêt sur image, qui revient dans un long article sur le fleurilège de fulgurances du même genre, faite par des gens qui en ont gros contre le nouveau maire socialiste de New York, Zoran Mamdani. Depuis, France Inter et France Info ont publié un communiqué très discret pour dire que, ok, j'avoue, c'est pas vrai, j'avoue, c'est tatillon quand même. Mais alors on peut se demander pourquoi tant de gens s'acharnent sur Mamdani ? Parce qu'on est habitué aux accusations d'antisémitisme pour décrédibiliser la lutte pour la Palestine et à l'instrumentalisation de la Palestine pour décrédibiliser la gauche. Mais bon, New York, c'est loin quand même.
C'est la plus grande ville des Etats-Unis, certes, mais ça reste une élection locale. Le maire, il n'a aucun pouvoir sur la politique étrangère et sa campagne ne portait pas sur la Palestine, mais sur le coût de la vie.
Alors,
c'est quoi son problème à Alex Bouillaguet et aux autres ? Pourquoi ils en veulent à Zoran Mamdani
? Est
-ce que ce serait pas parce que l'enjeu de son élection va bien au-delà de New York ? Au-delà même des Etats-Unis ? Dans cet épisode, on va essayer de comprendre ce qui s'est joué dans cette élection. Et ça, grâce à Antonio Gramsci. Et vous allez voir, l'histoire de New York, c'est aussi un peu la nôtre. Forcément, en France, à quelques mois des municipales, alors que l'extrême droite ne cesse de gagner du terrain, cet exploit intéresse beaucoup de politiques à gauche. Alors, quelle leçon en tirer ? C'est qui, le Mamdani français ?
C'est vrai que c'est impressionnant, il a imposé une rupture au sein de son propre parti, il a gagné contre le perdant de la primaire qui s'est quand même présenté parce qu'il était soutenu par tous les milieux d'affaires et les potes de Trump. Et vu que tout le monde donne son avis sur Mamdani, je vais vous donner le mien.
La
victoire de Mamdani, c'est une leçon de bataille culturelle.
Mais
attention, pas parce qu'il fait des millions de vues sur TikTok, même si c'est vrai qu'il fait des bons TikTok,
il
est fort le con. Mais au sens de Gramsci. Et je ne dis pas ça parce que c'est très important de bien comprendre Gramsci, mais parce que quand on parle de bataille culturelle,
c
'est souvent pour parler de la manière dont l'extrême droite l'utilise. Et ça, on le doit à Alain de Benoît, qui a l'air d'être un petit vieux sympa, mais qui
est
en fait un petit vieux pas du tout sympa. Il est père de l'écofascisme, du gramschisme de droite. Et par ailleurs, d'après sa page wikipédia, il est membre d'une société à QI élevée.
C
'est hilarant, non ? Juste comme ça, si quelqu'un veut faire ma page wikipédia, merci d'indiquer que je suis membre d'une société de meufs ultra bonnes. Ce gramschisme de droite a été repris par des gens tout aussi peu sympas, comme Jean-Marie Le Pen.
C
'est l'écrivain communiste italien Gramsci qui a écrit « Les victoires idéologiques précèdent les victoires électorales ». Oui, bon, il n'a pas fait trop
d'efforts non plus. Mais comme vous savez, c'est comme ça qu'on reconnaît les communistes. Ils ont tous un nom qui finit par « ski ». Trotsky, Gramsci, Mamdansky
ou
Nicolas Sarkoski, tiens donc, qui en 2007 disait
«
Je ne mène pas une bataille politique, mais une bataille idéologique. Au fond, j'ai fait mienne l'analyse de Gramsci. Le pouvoir se gagne par les idées.
»
Les idées, oui, bien sûr.
Mais
avant d'être un élément de langage pour tout ce petit monde, la bataille culturelle, c'était un concept bien de gauche, bien plus intéressant que ça et très important. Notamment parce qu'elle permet de répondre à la question à 1000 euros. Mais pourquoi les gens, ils ne sont pas de gauche alors que c
'est
leur intérêt ? Les cons.
Ok,
petit point théorique. Antonio Gramsci, c'est un penseur marxiste italien du début du XXe siècle, un des fondateurs du parti communiste italien. Pour lui, ce qu'on appelle aujourd'hui la bataille culturelle, c'est vraiment le cœur de la lutte politique. La bataille pour l'hégémonie. L'hégémonie, chez Gramsci, c'est la manière dont un groupe dirige la société en obtenant le consentement des autres groupes. Ce consentement, ce n
'est
pas seulement le fait de croire à une idéologie. C'est plus profond. C'est tout un ensemble d'habitudes, de pratiques, de valeurs, de manières de voir le monde qui finissent par sembler normales, évidentes, naturelles et qui font tenir une société.
Dans
nos sociétés capitalistes, la bourgeoisie fabrique et entretient ce consentement à travers l'État et les institutions, l'administration, l'école, les médias, l'église, tout ça. Mais pour que ça fonctionne, elle doit faire des compromis, par exemple avec des politiques sociales, pour que les gens continuent à accepter l'ordre existant. L'État, pour Gramsci, c'est l'hégémonie cuirassée de coercition. C'est une très jolie manière de dire que lorsque des gens commencent à prendre le mot « démocratie » un petit peu trop au pied de la lettre, l'État leur envoie la police sur la tronche. Une GENL dans les couilles, ça fait dégager du monde ! Le problème,
c
'est que si l'État mise trop sur la force et plus assez sur le consentement, ça finit par craquer. C'est ce que Gramsci appelle une crise organique. Les gens n'y croient plus, l'ancien ordre ne tient plus et il n'y a pas encore de projet alternatif clair. Et dans ces moments-là, le risque, c'est la montée du fascisme qui vient combler le vide quand la gauche n'a pas réussi à imposer sa propre vision du monde. Autant dire qu'aujourd'hui, on est en plein dedans, en France, aux États-Unis et dans plein d'autres pays. C'est pour ça que la victoire de Mamdani, elle est si importante. C'est qu'à son échelle, il a réussi à imposer un projet alternatif.
Ce que le Parti démocrate échoue à faire depuis... Tombe bien, parce que New York, c'est un super exemple pour voir concrètement comment les classes dominantes arrivent à faire accepter des politiques qui leur profitent surtout à elles, au détriment des autres. Bref, un bon cas pratique pour comprendre comment ça marche, la bataille culturelle de ce bon vieux Gramsci.
Pour
comprendre, il faut revenir un peu en arrière. Dans les années 70, à New York, c'est la crise. C'est la crise économique, le contexte social est explosif, la criminalité augmente. Et à l'époque, l'idée partagée par la plupart des gens, c'est qu'une crise comme ça, ça se règle avec plus de dépenses publiques pour développer des services publics, par exemple. Oui, je sais, ça a bien changé. Sauf que le président républicain de l'époque, Richard Nixon, les services publics, c'était pas trop son truc. Donc il a juste dit qu'il n
'y avait
pas de crise. Euh, une crise !
C
'est-à-dire
? Il
n
'y a
pas de crise ici ? Non, non.
Ici,
il y a...
Et
là, en 1975, alors que la ville était au bord de la faillite, les banques d'affaires vont tout simplement refuser de couvrir la dette de la ville pour imposer leur gestion financière, sans aucun appui démocratique, bien sûr. Ils ont imposé d'utiliser l'argent public, non pas pour faire fonctionner la ville, mais pour enrichir leurs actionnaires.
Ah,
c'était la crise pour tout le monde, mais pour eux, c'était le coup de poker. C'est ce que le géographe David Harvey, toujours un petit vieux, mais cette fois très sympa, appelle à un « putsch
»
des institutions financières. Et ça a extrêmement bien marché. Alors pas pour tout le monde, certes, pas pour les nazes comme vous, mais ça a marché pour un brillant jeune homme d'affaires ambitieux qui a su saisir cette opportunité pour lancer sa merveilleuse carrière. Quelle était la
situation économique
en New York, à l
'époque ? Les
conditions économiques dans le pays, à l'époque, ne étaient pas très bonnes.
Donc, bravo d'avoir sauvé la ville, et le pays, et le monde.
Ce
« putsch
»
financier à New York, ça a été un modèle pour l'instauration du système néolibéral à partir des années 80, aux Etats-Unis, mais aussi partout dans le monde. C'est en partie à cause de cette histoire qu'aujourd'hui, en France, on donne 211 milliards d'argent public aux entreprises sans contrepartie pour qu'elles filent à leurs actionnaires qui payent deux fois moins d'impôts que vous et moi, et que toute la classe politique nous dit sans sourciller que de leur faire payer leurs impôts, ce serait antidémocratique, et qu
'on
va précipiter la France dans l'abîme, parce qu
'ils
ne
vont
pas gagner 250 milliards, mais 220 milliards l'année prochaine. Pardon, je
m
'emporte. Parce que ce hold-up de la finance à New York, ok, ça a marché, mais pour imposer ce modèle partout ailleurs, ça ne pouvait pas reposer sur des putschs partout et permanents. Il fallait le consentement de la population. Gramsci, l'hégémonie, tout ça. Alors les milieux d'affaires ont dépensé beaucoup d'argent pour diffuser leurs idées par le biais de think tanks qui ont été créés pour instiller les thèses néolibérales partout, dans les facultés d'économie, dans les business schools qu'ils finançaient, dans la presse, dans les institutions internationales comme le FMI.
Les idées, elles ont infusé dans tout le monde social, dans la vie quotidienne, à la télé, dans les fonctionnements des services publics, dans les valeurs et dans les lieux communs. Il faut rembourser la dette, les progrès techniques vont résoudre tous nos problèmes. Likez, partagez cette vidéo et abonnez-vous à l'Humanité.
Le
parti républicain est devenu une machine au service des milieux d'affaires et Ronald Reagan a été élu en 1980 en défendant leurs intérêts financiers et en dynamitant tous les conquistes sociaux. Le socialisme s'est dépassé, le communisme c'est les méchants, vive l'entreprise ! Pendant ce temps, le parti démocrate, qui a toujours été à peu près aussi anticapitaliste qu'une bouteille de Pepsi, ne pouvait pas se permettre de se mettre à dos. Les entreprises capitalistes qui les finançaient, eux aussi, et ils n
'ont
pas tardé à défendre ce nouveau modèle dominant en essayant juste d'avoir l'air un peu plus cool.
Et
pendant un moment, ça a vraiment fonctionné. Les gens y croyaient, beaucoup ont adhéré à cette nouvelle gauche. Les milieux d'affaires avaient imposé leur hégémonie. Sauf que, sur la longueur, ça tourne mal. La présidence de Joe Biden, la défaite de Kamala Harris et le succès de figures présentées comme anti-establishment, qu'elles soient ou non, montrent bien que cette hégémonie est entrée dans une crise organique. En défendant toujours les mêmes intérêts, en négligeant les attentes de sa base électorale historique et en étouffant l'apparition de la moindre alternative, le Parti démocrate ne pouvait que paver la voie à l'extrême droite.
Et on pourrait évidemment dire quelque chose de très similaire pour la France. Alors, à New York, là où Donald Trump a profité du putsch des institutions financières pour s'enrichir grâce à l'immobilier, là où la spéculation immobilière a fait monter les prix d'un 14 mètres carrés en colloque plus haut que l'Empire State Building, ce n
'est
pas très étonnant que Zoran Mamdani ait choisi le coût de la vie comme cheval de bataille.
Zoran Mamdani a fait adressé la crise de
la ville de
la ville son issue
signature. Mais
alors comment il a fait pour imposer ce thème et le faire exister comme une alternative possible ? Oui, parce que bon, on n'a pas les milliards des banquiers d'affaires, il n
'y a
pas de milliardaire de gauche, et pour de bonnes raisons.
Si
un jour vous rencontrez un milliardaire de gauche, méfiez-vous, c'est probablement 3 milliardaires de droite les uns sur les autres dans un imperméable.
Donc
déjà, il n
'a
pas fait financer sa campagne par des milliardaires, mais par des gens normaux. Mais ça ne suffit pas. La bataille culturelle, c'est dans la vie quotidienne que ça se joue, au travail, chez le coiffeur, au bar, etc. Zoran Mamdani, il a mobilisé 90 000 bénévoles pour aller faire du porte-à-porte, tracter, aller rencontrer les gens qui, pour beaucoup, étaient très éloignés de la politique. Parfois, ils ne savaient même pas qu'il y
avait
une élection. Ces bénévoles, ils ressemblaient aux gens à qui ils allaient parler. Ils habitaient dans les mêmes quartiers, parlaient les mêmes langues, travailler dans les mêmes secteurs, etc. Et ça, c'est important. Parce que Zoran, il fait des bons TikTok, mais personne vote, après avoir vu un bon TikTok. Sinon, les gens voteraient pour moi. Abonnez-vous.
Les
gens, ils votent quand le projet politique, il existe à la boulangerie, en attendant le métro, dans la famille, au travail. Bien sûr, là, on parle d'une campagne électorale. Ce n
'est
pas du tout ça, dont parlait Gramsci. Tout l'enjeu, c'est de convertir cette mobilisation en une organisation solide et pérenne, qui existe au-delà de la campagne. Pour Gramsci, c'était évidemment le Parti communiste. Mais nous, on ne
va
pas refaire tout pareil, parce qu'il y avait quand même pas mal de critiques à faire. Mais je ne vais pas les faire, parce que sinon, je vais me faire virer. Non, mais plus sérieusement, ça, c'est vraiment un point très important de la pensée de Gramsci. La bataille culturelle, ça doit s'appuyer sur une organisation politique puissante, capable de former et d'être transformée par les gens qui la constituent. Ça veut dire qu'elle doit constamment s'adapter aux aspirations des gens, notamment en s'appuyant sur les mouvements sociaux.
Et ça aussi, Mamdani l'a fait, par exemple, avec le mouvement pro-palestinien, sans qu'il ait eu besoin d'en faire un thème de campagne, parce que lui-même est militant depuis des années. Ne pas bégayer quand on parle de dénoncer un génocide, c'est genre le minimum du minimum, si tu veux faire adhérer à ton projet des gens de gauche. Celles et ceux qui attaquent là-dessus, sur les plateaux télé un peu partout, c'est juste les dernières personnes à se ranger du côté du projet hégémonique de la bourgeoisie, qui, de toute évidence, ne sait plus vraiment comment se justifier. Bon, Gramsci,
c
'est que la bataille culturelle, ça se mène au quotidien, chez les gens, face to face. Et ça peut aboutir que si ça s'appuie sur une organisation politique solide, capable de créer des alliances entre les groupes sociaux et de s'adapter constamment aux aspirations de celles et ceux qui la constituent. Alors oui, Zohran Mamdani a été élu à New York et il n'aurait peut-être pu l'être nulle part ailleurs. Mais c'est normal, il a su mobiliser massivement parce que son projet politique parlait aux gens. Il répondait à leurs attentes, il a fait une campagne avec leur manière de parler, en cohérence avec leurs pratiques culturelles.
Pas en allant se battre sur le terrain de l'extrême droite, mais en partant de ce que voulait sa base électorale sans accuser un groupe ou un autre de ne pas avoir bien compris comment on fait la gauche.
Est
-ce que vous pensez que Mamdani, il aurait mobilisé aussi massivement s'il avait dénoncé les dérives du wokisme, s'il avait passé son temps à rappeler le droit d'Israël à se défendre ou vilipender le communautarisme religieux ?
Et
si finalement, l'enjeu, ce n'était pas tant de trouver le Mamdani français, mais une manière d'exister dans la vie des gens autrement qu'à la télé en période électorale. Faire exister la gauche là où elle n'existe pas, au travers d'une organisation dans laquelle les mouvements féministes, écologistes, antiracistes pourraient se retrouver sans être utilisés comme caution politique. Une organisation capable de nouer des liens avec les syndicats de lutte. Alors oui, ce n
'est
pas facile, mais ce ne sera pas possible autrement. Plutôt que de se débattre avec le vieux monde qui meurt, est-ce qu'il ne serait pas temps d'en proposer un nouveau ?