Échange avec le vice-président du MEDEF
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
je vais m'adresser à vous monsieur le Président pour vous remercier tout d'abord de votre accueil vous remercier pour vos propos introductifs qui sont toujours stimulant moi je je vous suis à distance lorsque vous prenez la parole dans le débat public c'est stimulant parce que ça nous oblige vous avez une pensée structurée très structurée ça nous oblige nous aussi à à jouer un peu plus plus haut au filet et à et à se réinterroger aussi sur ce qu'on dit de façon presque automatique et finalement les esp de rencontre sont pas si nombreux que ça et alors on dit souvent que les réseaux sociaux sont des bulles j'ai pas envie de tenir des propos de café du commerce mais dans la vie réelle aussi il y a un phénomène de bulle où on se parle à soi-même et penser contre soi c'est absolument essentiel vos propos étaient stimulants ils sont souvent aussi inconfortable et il faut le dire ils sont inconfortables parce que ils sont évidemment de bonne foi mais ils ne correspondent pas aux réalités que nous percevons alors c'est très probablement normal mais je souhaiterais m'en m'en expliquer devant vous vous évoquiez la gouvernance d'entreprise et le dialogue social puisque ce sont les sujets qui nous occupent ce matin le dialogue social au risque de vous choquer mais j'ai quand même des chiffres derrière pour tenir ces propos le dialogue social en France se porte bien euh pourquoi il se porte bien je vais m'en expliquer devant vous puis vous jugerez pourquoi parce qu'on a inversé la pyramide du dialogue social vous savez il y a quelques années le dialogue social c'était sur le pon de Matignon à Paris on convoquait presque les organisations patronales et les syndicats et on les sommit de trouver un accord sur le salaire minimum ou sur tel ou tel sujet et puis tous sortaient en disant on a un accord on était dans aujourd'hui on parle de de conclave on a un accord qui est fait à Paris et qui s'appliquera partout dans toutes les entreprises dans tous les secteurs de France que vous soyez à vezou à l'Orient à Alès vous appliquerez la même chose et ben non excusez-moi lorsque vous vous êtes une TPE dans le textile dans lesvoges ou dans l'Aube vous n'avez pas les mêmes sujets que si vous êtes une boîte de la tech dans le finistè qui travaille sur les vers marins par exemple donc vous avez des problématiques qui sont différentes le MDEF c'est fait un ara qui rit le MDEF est un peu camikaze le MDEF s coupé de sa raison d'être puisque notre raison d'être c'est le dialogue social le paritarisme de gestion et nous avons poussé pour que le dialogue social se passe dans les broches et dans les entreprises dans les branch et les entreprises et donc il y a eu un ensemble de réformes les ordonnances Macron alcomerie la loi P qui ont visé à envoyer du dialogue social dans les branches dans les métiers dans les filières et dans les entreprises pourquoi on l'a fait parce que notre vision est la suivante le dialogue social qui se passe dans les entreprises est moins théatralisé que le dialogue social à l'échelle nationale il est plus concret parce que les salariés en tout cas tels que nous on le perçoit sont attachés à leur outil de de travail ils aiment leurs entreprises et même les Français aiment leurs entreprises quand on regarde les enquêtes d'opinion 8 Français sur 10 disent que les entreprises sont un lieu non pas de conflictualité alors ça peut l'être hein ça peut l'être mais excusez-moi les Allemands c'est pas parce qu'ils font de la congestion qui font pas les plans sociaux chez Volkswagen hein ça empêche rien du tout ça ce qui empêche les plans sociaux c'est d'avoir une économie dynamique une économie compétitive et excusez-moi aussi peut-être de l'évoquer mais quand on parle de de ce dialogue social on mesure quand même le taux de conflictualité dans les entreprises ce taux de conflictualité il a des niveaux historiquement bas vous rappelez des années 90 alors aujourd'hui il y a des plans sociaux donc ça revient mais dans les années 90 vous aviez des pneus qui brûlaient devant les usines beaucoup parce qu'il y avait ce mouvement de délocalisation qui à vrai dire et lié à plusieurs raisons un parce que les coûts étaient trop élevés en France et deux parce qu'on se rapprochait des marchés qu'on voulait servir des marchés émergents des bricks là où il y a de la consommation là où il y a de la croissance donc toutes les délocalisations ne se ne se valent pas mais néanmoins ce taux de conflictualité qui a baissé on le on le constate aussi dans les mouvements sociaux en général lorsqu'il y a eu les gilets jaunes nos entreprises n'ont pas été submergés de gilets jaunes ils étaient pas dans les hangars ils étaient pas dans les entrepôts ils étaient pas chez nous il y a pas eu d'entreprises qui ont été entravées peut-être Sandouville mais pour des questions internes au syndicat peut-être Amazon pour des questions extrêmement spécifiques au contraire on na jamais autant signé d'accord que pendant euh le la crise sanitaire plus de 44000 accords euh pour notamment euh l'activité partielle de longue durée un mécanisme qu'on a trouvé avec les syndicats on a signé quelque chose un Annie avec les syndicats sur la santé au travail sur le partage de la valeur madame vous le rappeliez le partage de la valeur il y a 42 propositions techniques pour le pour le partage de de la valeur d'ailleurs partage de la valeur au passage qui s'est pas déformé dans les 30 dernières années et il est au bénéfice des salariés 70 % versus 30 % pour les actionnaires c'est pas moi qui le le dit c'est la DG trésor l'INC et encore mieux c'est les syndicats et les mouvements patronaux puisqu'on a fait une une étude conjointe il faudra demander alors il y a peut-être la CGT qui a pas signé pour être tout à fait honnête mais les autres syndicats l'ont signé ce constat il a été partagé il y a eu des déformation parce que évidemment il faut de l'honnêteté intellectuelle ça dépend des périodes de référence mais on a fait ce travaill avec les syndicats donc sur ces 30 années-l si on prend peut-être des durées différentes c'est un peu différent néanmoins ce rapport c'est pas en France qu'il est le plus déformé au monde et puis quand on parle de dialogue social il faut aussi voir le public par rapport au privé parce qu'on entend des des leçons toute la journée du secteur public de l'État employeur l'État employeur c'est le pire employeur contrat les contrats courts bah allz voir au niveau de l'État comment il traite les gens les salaires on a plus progressé dans le privé que dans le public le les conditions de travail dans le public je suis pas sûr qu'elle soit extrêmement B si en tout cas si on écoute nos concitoyens si on écoute les gens qui travaillent dans les services publics il vous disent tous que les conditions de travail sont pas excellentes donc moi je m'en tiens et puis c'est vous qui le dites aussi donc moi je vous écoute donc vous dites que les conditions de travail dans le secteur public ou les services publics sont pas optimales oui c'est vrai et donc l'État employeur doit faire aussi ce qu' demande aux entreprises privées voilà je vais pas être beaucoup plus long j'aurais juste voulu dire à peut-être jeanh Hervé Lorenzi quand même que la productivité je suis désolé mais il y a quand même un écart qui s'est creusé et qui est grave parce que quand les États-Unis d'Amérique chaque année font 2,5 % de croissance avec une productivité qui est décorrélée de ce qu'on fait en Europe on voit le décrochage ils ont une capacité à investir dans l'intelligence artificielle énorme les plans qui ont été annoncé on a parlé de 500 milliards mais il y a MTA qui a annoncé hier 60 milliards le budget du CNRS c'est quoi c'est 3 milliards 7 c'est c'est une blague à côté de ce qu'ils investissent dans l'intelligence artificielle donc la création de richesse aux États-Unis malgré les inégalités sociales ils ont des problèmes aux États-Unis c'est pas un paradis nous on est très heureux au MDEF d'être européen on est pour des systèmes de solidarité mais comment ils peuvent être durables comment ils peuvent être pérennes nous on pense c'est la façon dont on voit les choses que c'est en créant ces richesses certes c'est pas que les entreprises qui les créent quand même c'est beaucoup les entreprises le secteur marchand secteur non marchand dépend du secteur marchand on pense que c'est avec des cotisations alors je sais pas comment vous les appeler les syndicats disent non nous on appelle ça charge et les syndicats disent revenus de différés ça a l'air différé ça a l'air différé bon euh salaire différé euh néanmoins le salaire différé on en prend dans la poche des salariés quand même beaucoup et je sais pas s'il sera différé alors pour terminer je dirais puisque on le voit avec les retraites on n'est pas vraiment sûr du niveau de pension donc nous on est aussi un peu insoumis d'une certaine façon et j'en terminerai par là puisque je vais au bout de mon raisonnement on est un peu insoumis à notre façon puisque vous vous portez vous portez ici la détention par les salariés du capital des entreprises d'une certaine façon mais nous on défend l'actionnariat salarié la France c'est le pays européen où il y a le plus d'actionnariat salariés d'ailleurs ça leur donne des voix au conseil d'administration on en est ravi défendons l'actionnariat salarié mais si on défend l'actionnariat salarié pourquoi on défend pas non plus les retraites par capitalisation pourquoi on s'empêche pourquoi on s'empêche d'avoir un rend pour les pensionnés pourquoi pourquoi on veut pourquoi on dit d'un côté que les entreprises se gavent et que le CAC 40 fait des profits mirifique et pourquoi on interdit au salariés d'en profiter donc l'actionnariat salarié c'est une chose qu'on développe avec des outils extrêmement concrets et en plus ça stabilise le capital de nos entreprises parce que vous savez que Total aujourd'hui est détenu plus par des capitaux étranger que français donc lorsque vous entendez que Patrick pouyanet évoque New York comme seconde place pour lister l'entreprise c'est pas pour rien c'est parce que on parle de gouvernance les actionnaires ne sont plus français et pourquoi parce qu'on s'est interdit des outils notamment les fonds de pension donc ayant des fonds de pension à la française on pourrait en discuter merci vous êtes pas surpris de tomber sur un esprit critique comme vous-même donc je vais mettre en avant une ou deux choses d'abord c'est votre tour d'abord l'effondrement de la pensée néolibérale ils nonont strictement rien à dire c'est on a terminé le 20e siècle avec la fin de l'URSS enfin on était débarrassé du Collectiv g et tout ça on a vécu les années 90 où prononcer le mot capitalisme faisait qu'on vous regardait avec un air navr genre ah le pauvre il en est encore là bon bref et ensuite il y a eu une série de choses nouvellegan géopolitique du monde le calcul qu'on fait les Nord-Américains qui sont d'une manière générale des sauvages donc il se figure toujours que tout va tourner à leur avantage ils interviennent en Irak pour empêcher les chiides de la dominer résultat c'est sont les chiides qui dominent ils envahissent l'Afghanistan pour les punir et à la fin c'est eux qui partent au courant et d'une manière générale alors dans les années où il fallait nuire à l'URSS ils sont allés voir les Chinois pour leur dire on a un bon truc à vous proposez vous bossez vous faites et nous on vous achète et comme on n pas de sous ça fait de la dette et vous vous racheté nos titres de dette et on a organisé un cycle comme ça mais pendant ce temps-là les Chinois qui sont premièrement la plus vieille puissance du monde le premier PIB du 19e siècle et bien on conquis la première place et ils produisent maintenant à l'horizon 2030 2035 ils produiront autant que tous les autres pays avancer par conséquent leur domination est en faite ils ont gagné cette partie- là les États-Unis d'Amérique vont répliquer par la guerre ils ont dit eux-mêmes il y a pas de solution de marché à la compétition avec la Chine donc il préparent la guerre avec la Chine raison pour laquelle ils vont organiser la paix ailleurs si je dire la paix en Ukraine et ainsi de suite pour pouvoir concentrer la ligne de front qui aujourd'hui est dominé par les Chinois en mer de Chine parce que les Chinois défendent la mer de Chine et les États-Unis d'Amérique tout le reste par conséquent ils sont en situation de fragilité donc c'est ça qui nous pas au nez et eux pendant ce temps-là les néolibéraux qui avaient toujours des solutions à tout et qui avaient inventé la main invisible du marché sont avec zéro idée sur ce qu'on pourrait faire ils sont confrontés à une crise de l'écosystème ils n'ont pas d'idée sur la question ils ne proposent rien et la puissance dominante si elle propose quelque chose elle n'a rien à faire monsieur Trump est sorti de l'accord de Paris comme vous le savez et nous allons donc entrer et puis deuxièmement veut annuler à l'échelle du monde l'impôt minimum de 15 %. voilà c'est ça la réponse de la puissance dominante qui est leur leader qui est sur lequel sont alignés tous les puissants en Europe et toutes les puissances d'une manière générale alors nous on c'est un défi nouveau pour nous aussi les insoumis parce que jusqu'à présent tout a été pensé dans un cadre politique et ce cadre politique est entré en bouvercement mais d'abord je veux noter le fait de ils sont en panne ils ne savent plus quoi faire comme nous dans les années 90 qu'est-ce qu'il fallait faire l'URSS venait de s'effondrer même des gens comme moi qui aimaient pas ce système la manière on s'était organisé mais qu'est-ce qu'on allait faire d'autres et ben on en savait rien qu'est-ce qu'on allait faire on allait résister on allait défendre la dignité humaine et cetera mais quel modèle on a je trouve qu'on a avancé de notre côté on a un modèle d'abord on a avancé le thème de la planification écologique le thème on a pas parlé ce matin parce que c'est pas le sujet mais c'est qui est le maître des horloges la coïncidence des cycles le cycle de la production le cy de la nature le cycle de la vie humaine aujourd'hui certainement est de la discordance des temps des différents temps sociaux et des temps naturels que vient le fond de la crise conjointe du productivisme et du capitalisme parce que la crise du capitalisme n'est pas la seule forme on dit crise le mot n'est pas adapté pour dire une inflammation provisoire non c'est fini la bifurcation est prise le climat a changé c'est irréversible nous sommes confronté à un grand désordre qu'il va qu'il va être qu'il va falloir dominer maîtriser bon voilà alors un ils n'ont pas d'idée de on en a et on a un contre-modèle à opposer moi je j'aime beaucoup Lorenzi parce que je le connais depuis la nuit des temps où nous étions tous les deux d'accord et je vois bien comment il a évolué de quel côté et moi de l'autre c'est-à-dire en cherchant dans le collectivisme les réponses qu'on allait pouvoir trouver pour le 21e siècle j'estime que en mettant le doigt sur la discordance des temps en mettant le doigt sur la planification écologique en mettant le doigt sur le biomimétisme pour la production qui est quand même d'aller chercher le modèle si vous cherchez vous autres les capitalistes un bon modèle d'efficacité la nature ce sont les systèmes qui sont les plus économiques de matières premières et les plus économiques en énergie c'est dans la nature donc le biomimétisme qui n'est pas la biotechnologie hein le biomimétisme est une est une est une une des sorties bon bref je vais pas vous faire tout le catalogue mais je je suis obser et alors je suis content quand je vois des journalistes qui sont des libéraux c'est normal c'est bien qu'il y a un débat qu'on discute qu'on soit pas d'accord je je vous reprendrai ce que je vous ai déjà dit sur héraaclit le futur est l'enfant de la discorde c'est pas le consensus qui fait avancer les idées c'est c'est l'antagonisme donc c'est la vie c'est comme ça donc tant mieux mais j'ai vu quelques beau journalistes commencer à dire bon ça va on a compris il faut que l'État intervienne bon mais les libéraux quelle est notre vision du futur je vous réponds vous êtes disqualifié vous êtes vous passez dans le l'arrièrefond avec les féodaux les féodau le cap c'est à peu près du même niveau de performance intellectuelle parce que ça ne mène nulle part ils n'ont pas de solution ils ne savent pas y répondre et alors du coup on est obligé de caricaturer ce que nous nous racontons vous avez vu les trois/arts du temps moi j'écoute ce qu'à dit Mélenchon dans la bouche des autres je suis stupéfait ce type est extraordinaire he je peux incroyable ce qu'il peut raconter comme chose qu'il est met hors d'eux je ne me reconnais dans rien par exemple je n'ai pas dit que l'industrialisation c'était pas bien je dis juste que industrialisation ça n'existe pas produire quelque chose avec une finalité ça ça existe et on peut discuter ça assaignira la discussion parce que sopia a tout à fait raison s'ils veulent pas le faire les autres bon on s'en passera les amis on na pas besoin d'eux c'est c'est c'est un myth de croire qu'on a besoin des capitalistes pour produire une vue de l'esprit à l'instant le notre notre invité du mdeev que je je remercie et pour son audace parce qu'il a du cran le gars il vient dans un nid frelon et il pique bon d'accord on va voir et il dit oui on n pas les fonds de pension et tout bah bien sûr pourquoi ils ont ses moyens parce qu'on leur en a donné la liberté cher ami qui a ouvert le capital de d'erbus à au capital flottant mondial c'est une idiocie sans nom d'avoir fait ça maintenant c'est ceux qui sont là-dedans c'est même pas qui c'est qui va prendre des je ne suis pas d'accord je ne suis pas d'accord pour que les fonds de pension interviennent dans tout parce que le but d'un fond de pension c'est de payer des pensions je vous le rappelle par conséquent pas de faire de la retraite par répartition donc ne pas faire fonctionner l'économie sur le facteur humain mais sur le facteur capitalistique la réponse est non on le fera pas et on vous empêchera de le faire voilà ce qu'on attendez non non non non non non non attendez ça reste un colloque d'intellectuel donc on s'applaudit pas sauf à la fin pour dire on est plutôt content non mais moi je je je le dis parce que je demande que mes interlocuteurs comprennent que ce que nous mettons en scène c'est une option c'est pas un délire idéologique montrez-nous que nous avons tort ne nous dites pas nous nous sommes capables de faire autrement parce que c'est pas vrai vous n'êtes pas capable de faire autrement c'est pas vous que je m'emprends je veux dire au système il n'est pas capable de faire autrement il sait rien faire d'autre que ça alors qu'il y a une alternative donc alors ça c'est pour le fond de l'affaire hein après sur la question de le débat de ce matin m'interpelle sur un point tous les facteurs de production ont été pris en cause jusqu au plus abstrait par par Monsieur le Renzi tout à l'heure mais le facteur humain qui est la ication n'apparaît jamais dans les paramètres qu'on met sur la table or seul le travail humain produit de la richesse il faut s'en convaincre vous pouvez avoir la machine la plus perfectionnée vous êtes obligé de mettre un gus devant ou une fille devant qui appuie sur les bons boutons et c'est pas en lui filant une banane à la fin quand il appuyé sur le bon que vous êtes sûr que ça va se faire ça ne peut se faire que par l'élévation du niveau culturel des personnes qui travaillent et quand je dis le niveau culturel ça englobe tous les aspects et la capacité d'invention de l'être humain qui dépend de la diversité de ce qu'il a dans la tête si vous lui mettez qu'une seule et unique chose il ne sortira qu'une que ce que capable de faire une machine ou une intelligence artificielle plus l'être humain est cultivé éduqué et humanisé plus il invente plus il trouve des solutions et les machines ne les trouveront jamais allez voir un ouvrier qui a un CAP ou un bac pro de charonnerie il fera pas un seul chaudrone toute sa vie mais ce qui est certain c'est qu'il va faire des carlingues qui se règlent au micron pour ce qui concerne un certain nombre d'objets comme des missiles tout ce que vous voulez bref et pour faire ça et ben on fait des maths de top plus on donne à un garçon ou une fille qui est là le niveau de ce qu'on met en matelem pour refroidir les élèves quand ils ont les hormones qu'on trop travailler au printemps on leur met des sujets et les autres on leur colle pour faire les carlinges tous les jour cette réalité-là il faut absolument que nous on la réhabilite et on le fait pas assez nous les ensmis on le fait pas assez on fait pas assez et du coup on supporte des des des bêtises comme l'apprentissage alors ils sont là l'apprentissage par-ci l'apprentissage par là ils veul en partout résultat qu'est-ce que vous voulez faire un apprentissage bien des choses c'est bien mais vous reproduisez l'existant c'est la racine même de l'apprentissage vous regardez ça marche dans certains pays dans certaines conditions pourquoi ça a marché en Allemagne ben parce que la nature de la relation sociale et du rapport de fort c'est pas ça que je vais terminer est différente complètement en Allemagne d'en France en France c'est en Allemagne si le syndicat auquel vous appartenez comme ouvrier a signé le contrat avec le patron et si le patron a signé le contrat de la branche alors à ce moment-là vous avez l'avantage et donc vous pouvez imaginer une progression qui se fait à l'intérieur de l'entreprise par la voie de l'apprentissage et de de de la la progression interne en France où on moque beaucoup les Français parce qu'ils sont pas assez syndqués mais rappelez-vous qu'en Allemagne si vous êtes pas syndiqué les contenus des accords c'est pas pour vous donc tout le monde se syndque et comme ils se sont tous syndiqués je vais vous prendre l'exemple des Danois qui étaient très contents de leur système jusqu'au jour où quelqu'un a dit oui oui tout ça est très bien mais il faut quand même que la banque puisse intervenir et vendre ses parts d'action du jour au lendemain on est passé de 80 % de travailleurs sous convention collective à 20 % pourquoi ben parce que les fonds de pension sont arrivés et que le fond de pension il habite nulle part vous savez pas qui c'est vous le cherchez vous tapez à une porte à celui-là il est là il là non il est pas là il est pas là il est pas là on sait pas vous êtes pas content on s'en va ah non non monsieur restez voilà c'est simple à comprendre donc évacuer la notion de rapport de force c'est tout simplement évacuer la vie elle-même ça m'amène pour parce que on peut pas en faire plus ce matin et qu'il y a plein de choses qui ont été dites que tout contribue à notre pensée voilà on est on doit tenir compte de tout ce qui a été dit ce matin et ou bien on est capable de répondre à chaque objection ou sinon on retourne chez nous pour continuer à travailler et trouver la réponse à chacune des questions c'est pour ça qu'on a besoin de contradiction et de contradiction frontal pas de demi machin où on nous entourloupe dites-nous comment vous voulez faire le monde de demain et on répondra ça en disant ah bah oui c'est pas bête on prend ça soit on répondra on complètement fou qu'est-ce que vous nous racontez tant que vous laisserez la logique de l'accumulation du capital qui se traduit par un cycle les amis c'est que ça l'accumulation du capital c'est marchandise argent marchandise argent marchandise argent et il faut que ça s'accélère sans cesse quand vous vous posez la question des gains de productivité est-ce que je peux moi vous en poser une est-ce que vous pensez pas qu'un jour il y a une limite vous croyez que les arbres poussent jusqu'au ciel non bien sûr personne ne peut croire une chose pareil donc vous allez croire que la productivité peut sans cesse améliorer si vous y mettez des machines pour mettre des machines il faut mettre de l'intelligence pour mettre de l'intelligence faut de la culture pour faire de la culture ça coûte et c'est et c'est pas gratuit donc il faut une puissance publique voilà le cercle vertueux si vous partez de l'idée plus ça va rendre et plus on va être fort allez-y faites-le allez courez deux fois plus vite produisez quatre fois plus vite vous n'y arriverez pas vous n'y arriverez pas et vous crèverez les gens en route et auparavant il vous auront pendu et ça sera bien fait voilà mais pourquoi non mais attends bah il faut mettre un peu d'ambiance vous croyez que vous êtes innocent vous non mais justement je termine par vous parce que bon alors moi j'admire vous me connaissez donc je peux qu'admirer un audacieux le gars il vient et pif pouf tout le monde en a pris là ça y a été bon mais c'est bien ça fait ça fait tourner l'intelligence alors comme ça les les la négociation sociale est performante alors vraiment vous manquez pas d'udass et mais alors moi j'ai admiré comment vous y êtes pris pour dire c'était trop rigide Paris Paris les Parisiens la loi la même partout quelle horreur bon et alors ça se passe où dans l'entreprise c'est pas mignon ça et franchement on est là avec le patron ça va Marcel aujourd'hui et ta femme et tout ça va va falloir bosser parce que tu as vu le carnet de commerde il y a un mec qui est venu hier faut bosser on reste là ce weekend c'est pas génial ça c'est pas humain c'est pas formidable non vous nous avez complètement vous avez utilisé votre victoire et je vous le reproche pas parce que nous vous infligerons la même chose dans l'autre sens à la première occasion monsieur Macron a gagné et la première chose qu'il fait c'est le renversement du principe de faveur dans l'entreprise c'est-à-dire que ce qui était le cadre français qu'on moquait les travailleurs français ils avaient pas ils s'indiquent pas assez mais nous chaque fois qu'un accord de branche et voté nous en étendons le bénéfice à tous les travailleurs résultat 90 % des travailleurs français sont sous convention collective pendant que tes petits génie socio-démocrate c'est exactement l'inverse d'accord mais enfin bon comme leurs chef bureaucrate de leur grand syndicat sont contents soyons tous contents mais je vais y venir il y en aura pour tout le monde je finis là-dessus donc ce n'est pas vrai cher amis je suis obligé de vous le dire ce ce que vous appelez le dialogue social n'est pas ce que nous nous appelons le dialogue social donc on parle pas de la même chose on est très content qu'il y ait des relations aimables entre les gens dans les entreprises ça nous dérange pas du tout hein mais faut quand même nous prendre au sérieux le dialogue ça celui qui va aboutir au partage de la richesse et celui qui va aboutir à l'organisation du process de travail c'est celui qui va donner un sens à la production à l'objet qu'on produit nous c'est ça qu'on met dans le dialogue pas juste on se réunit et puis on voit euh s'il reste quelques miettes à lâcher à Pierre-Paul ou Jacques le principe de faveur a été renversé et nous n'en sommes pas d'accord donc nous rétablirons le principe de faveur c'est quoi le principe de faveur c'est que il y a la loi et tu peux rien faire dans une entreprise qui soit en dessous de la loi parce que c'est ça qu' veulent faut ça discuter dans un coin bon non ouais non non non tu peux pas faire moins que la loi donc l'accord de branche peut faire mieux que la loi tant mieux et puis l'accord d'entreprise peut pas faire moins que l'accord de branche et comme ça on a une logique de progrès tu discutes pour aboutir à quoi à mieux pas à moins d'accord or c'est ce qu'ils nous ont fait pendant 20 ans tous ceux qui ont été assez bêtes pour signer des accord où on augmentait la durée du travail où on diminuait le temps libre où on diminuait les salaires où on reniait sur les heures supplémentaires où ils sont passés où ils sont passés où sont leurs boîtes elles ont fermé parce que les autres les ont pressés comme des citrons et ils sont partis dès que le citron ne n'arrivit plus à suivre la cadence je donne pas les noms de toutes les boîtes pour être disgracieux avec personne mais il n'existe pas d'exemple du contraire où les travailleurs a consenti un abandon d'un acqui précédent et que ça se soit terminé par autre chose que la liquidation il y a pas de précédent dans ce domaine par contre tous ceux qui ont cherché à améliorer la situation ont été obligés de s'améliorer eux-mêmes et ils ont donné des situation sociale et productive plus intéressante voilà notre notre base de réflexion alors après vous avez cité les gilets jaunes qui vous ont pas agrresser en effet en effet mais vous êtes vous allez je vais vous offrir mon bouquin vous allez découvrir le concept de révolution citoyenne parce que il est vrai que la lutte de classe en entreprise ne pèse plus et ne joue plus de la même manière par rapport aux rapports sociaux dans leur ensemble notamment et pour faire bref parce que la racine de l'aliénation capitalist s déplacé bien sûr il y a toujours la production et le surproduit social ou la plusvalue ça c'est incontournable en ce sens l'entreprise à sa justification dans l'augmentation de la production nécessaire incontournable compte tenu du fait que nous sommes 8 milliards d'êtres humains bientôt 10 donc allez pas raconter qu'on va produire la même quantité que pour deux fois moins ou trois fois moins je vous signale que ma génération et je vous le souhaite pas a été contemporaine de deux doublement de la population j'espère que ça vous arrivera pas hein par ça veut dire 32 milliards d'êtres humains alors là vous pouvez fermer tout de suite hein bon alors dans ces conditions on sait que il va y avoir il y a un problème de la production donc on ne peut pas ne pas poser la question du rapport à l'écosystème le capitalisme s'en fout c'est ça qui est frappant il s'en fout l'autre il vient de gagner l'élection tant qu'il sort de l'accord de Paris c'est pas son sujet il y a jamais eu autant d'accord il y a jamais eu autant de chantiers de pipeline de gazoduc et cetera dans le monde qu' en a aujourd'hui alors que tout le monde belle en cadence dans tous les médias pour dire qu'on va décarboner c'est tous des menteurs des menteurs il vous rassur pour vous endormir je parle pas pour vous ne le prenez pas non mais je vous regarde comme vous m'z regardz tout à l'heure hein pour vous sentiez un peu concerné hein non mais un peu quand même oui bon donc que s'est-il passé les phénomènes révolutionnaires viennent d'un nouvel acteur social le peuple parce que le peuple au 21e siècle c'est toutes les personnes qui dépendent des réseaux du collectif pour produire et reproduire leur existence matérielle et ce rapport au réseau n'est jamais un rapport neutre c'est toujours un rapport sous domination c'est un rapport qui contient le contrat social qui est celui du capitalisme alors le contrat de travail on l'a évoqué je trouve qu'on aurait dû bon c'est la question centrale c'est un rapport de subordination c'est la seule fois où des êtres humains libres signent un texte dans lequel ils acceptent de ne plus l'être donc ça pose je vous dis pas qu'on peut faire peut-être qu'on peut pas faire autrement vous nous le démontrerez mais nous qui pensons que la liberté est fondamentale parce que ça aussi c'est t des grands malentendus il paraît que c'est le capitalisme qui est pour la liberté pardon il y a une erreur totale c'est l'humanisme qui pose la liberté de l'individu à se construire ou alors je finis en vous disant vous avez bénéficié dans le cadre gilet jaune de la même astuce que vous avez trouvé la dernière fois il faut que j'arrête de le regarder cet homme il va croire que j'en veux alors donc mais comprenez-moi les amis qu'est-ce qui s'est passé quasiment au début du mouvement gilet jaune je vais vous le dire ça va vous faire couiner les oreilles il y a eu un grand texte contre la violence qui est sorti entre le MDEF et un certain nombre de syndicats ouvriers qui au lieu de dire le pauvre peuple est en train de se défendre hein a dit du calme et après il vient de me voir moi dites du calme Monsieur Mélenchon non je dis jamais du calme je dis de la justice du droit mais du calme allez vous faire voir c'est pas le problème qui est posé dans cette société c'est celui de la justice et là vous avez eu un grand texte et alors ils sont tombés d'accord entre tous pour dire NON NON surtout hein du calme donc pas de jonction entre le mouvement populaire et la classe ouvrière organisée ça me cuit de vous le dire mais c'est un des grands problème auquel on est confronté on vire un gouvernement et on a droit derrière à un texte à nouveau où il y a des syndicats des confédérations syndicales et le MDEF en train de dire nous avons besoin de la stabilité pas du tout nous n'avons pas besoin de la stabilité du gouvernement Macron dans notre avis nous avons besoin que Monsieur Macron s'en aille ainsi que Monsieur Barnier ainsi que Monsieur baayrou ainsi que tous ceux qu'ils auront trouvé pour venir faire la même chose et pire à chaque fois vous avez eu la démonstration qu'ils ne sont ouverts à aucun compromis ils ne veulent pas du compromis social par conséquent tous ceux qui viennent nous jouer de la musique sur la social déémocratie ferait bien de s'en rappeler nous aurons un compromis social je l'ai dit mais on l'aura pas avec tout le patronat on l'aura avec certains secteurs plus facilement qu'avec d'autres alors vous je viens de découvrir vous êtes dans la construction c'est parfait la construction parce que ceux-là ils peuvent pas délocaliser vous voyez V pas les construire les HLM et nous on va pas aller habiter à Hong Kong hein de même la restauration très bien le patronnat de la restauration venez discuter avec nous vous allez pas nourrir des gens à Hong Kong ça veut dire que la relocalisation coïncide avec une capacité de refaire tourner une économie dans un cas qui est qu'on peut cadrer je ne vous dis pas qu'il y a pas de firme multinational mais ça ne sert à rien de vouloir jouer dans cette catégorie il y a des entreprises multinationales françaises ça vous fait quoi qu'elles soit française dites-moi on peut même pas les taxer et le camp pour aller mettre leur siège social dans les pays où on les taxent moins donc faut arrêter avec ça nos entreprises alors ça donne la franceafrique résultant on se fait dehors de partout à juste titre et détester pourquoi qu'est-ce qu'on a fait nous nous on demande pas mieux que de travailler avec les Africains he on est prêt avec ceux qui sont francophones à faire des choses vous vous entendez tout ça stop à cette forme d'appropriation qui n'existe pas ce qu'il faut c'est savoir ce à quoi on veut arriver et comment et n'allez pas vous faire croire que il y a pas de capital en France ça c'est la grosse rigolade je vais déjà vous en trouver 750 milliards si vous avez envie il y a 1500 milliards dans l'assurance vie si vous retirez l'avantage fiscal 1 € sur 2 est mis à l'étranger il faut des sous à l'étranger je pas non plus caricaturer mais ça fait quoi 750 milliards à qui vous dites monsieur vous en faites ce que vous voulez mais si vous le placez à l'étranger ou à l' pas davantage si vous le placez en France oui d'ailleurs on saurait pas où les mettre soit dit par parenthèse vous avez plus de 600 milliards sur les les comptes épargne de de de toutes sortes hein donc ce n'est pas vrai qu'il y a pas de capital en France ce n'est pas vrai la question est de quel côté on l'oriente et en effet vous avez raison on peut si c'est des actionnaires privés il faut donner des garanties mais pas une garantie de pillage ni une garantie de je rentre quand je veux je sors quand je veux je fais ce que je veux quand je veux comme je veux et vous autres vous fermez votre bouche et vous supportez ça c'est pas possible et vous allez voir que on sera obligé d'y passer ils vont nous courir derrière tous ceux qui sont alors comme le disait Sophia Chikirou ça dépend de ce qu'on entend par économie réelle hein mais l'économie réelle l'attente d'un pays vous levez le matin faut quand même qu'il a du pain pour le casscroû des gamins non pour faire le petit- déjeuner donc vous souciez pas à l'économie ça fonctionne même de toute façon ça redémarre le lendemain matin je rappelle parce que comme j'espère que le message arrivera nous ne sommes pas sans armes je vous l'ai déjà dit 150 fois pour ceux qui sont insoumis ici il paraît qu'on a 3000 milliards de dettes d'abord c'est pas nous qui les avons fait non mais que tout le monde s'en rappelle hein parce que moi à chaque élection en plus comme ils ont zéro imagination à chaque élection il me colle 100 milliards de déficit que je vais créer bah heureusement que c'est que 100 milliards mieux vaut moi avec 100 milliards que avec 3000 hein pendant qu'on y est je le tourne à la blague pour vous dire à quel point c'est odieux et insupport table mais cette dette c'est pas notre argent passezle le message c'est nous qui avons la bombe atomique par conséquent la Banque centrale européenne qui sait comme nous tous que cette dette ne sera jamais payée dans aucun pays d'Europe personne ne pourra jamais rembourser cette dette nous avons donc à trouver le moyen de la faire fondre pour que l'investissement et notamment l'investissement public car dans ce pays le premier investisseur c'est l'État et les collectivités locales le premier investisseur ce n'est pas le capital chaque année c'est la puissance publique nous avons besoin que la puissance publique puisse intervenir parce qu'il nous demande tous de le faire et elle le fait en leur faisant des cadeaux d'impôt de cotisation de tout qui sont mis à la charge de toute la société par des gens qui en plus viennent nous donner des leçons sur la manière de produire efficacement à moindre coût tu parles c'est nous qui les portons sur notre dos comme des bourricau leur charg voilà ce qui se passe le dessin vous savez qu'on voit sous la révolution de 89 il a jamais été aussi actuel qu'aujourd'hui la classe moyenne et ce la classe moyenne en général porte sur son dos tout le poids de l'effort collectif et les pauvres dans ce pays cotisent plus en allant acheter leur pain leur lait chaque jour quand ils peuvent l'acheter que les riches parce que eux ils payent la taxe à 20 % à 18 % de moyenne pendant que les autres sont soigneusement planqués et en paye le moins possible chaque jour de toute façon tout ceci vous conduit à la fin à la même chose qui décide dans la société on n' pas eu vraiment la réponse dans l'entreprise où on en a une mais la porte-parole a été prudente et chercher à ne pas trop s'exposer à la vque des autres qui sont là et qui attendent peut-être mais nous avons un modèle d'économie qui fonctionne l'économie sociale et solidaire moi je rejoins ce qu'a dit sopia Chikirou il y a un instant oui oui il faut que ça soit plus important plus de coopérative plus de partage et alors là juste pour terminer en rigolant bah puisque vous aimez tant l'actionnariat populaire je me rappelle j' j'ai des drôles de copains vous savez dans la vie moi j'étais pote avec Serge d'assau que j'aime les avions j'ai le droit bon donc j'étais pote avec Serge d'Assa il était persuadé que j'allais venir voter ces trucs et il voulait répartir le capital les bénéfices les profits en trois un/ers pour l'entreprise un/ers pour les actionnaires un tiers pour les ouvriers bon moi je v pas aller voter un truc comme ça ça me dérangeit j'y allais pas il m' violer après tout ça bon mais si vous aimez tant que ça il y en a qui ont essayé de faire ça les Suédois des vrais socio-démocrates bon ils voyent bien qu'ils arrivaient à rien donc il disent on change la règle du jeu tous les ans chaque entreprise sont est obligé de donner 20 % de son capital aux ouvriers vous avez compris la suite il arrive au moment où il y a plus de capital privé là-dedans ou plus exactement c'est tout du capital ouvrier ils ont été nettoyés à l'élection suivante hein vous ça pas traîner même un social-démocrate c'est toujours trop pour les autres dès qu'il s'agit de partager si peu que ce soit donc vous serez obligé d'aller au rapport de force et je trouve que l'impuissance dans laquelle on est à répondre clairement qui doit décider c'est un problème idéologique fondamental est-ce qu'on peut dire ceux qui doivent décider c'est le grand nombre et tout à l'heure on a cité on peut citer jores c'est lui la phrase elle est géniale il dit la Révolution a laissé les Français rois dans la cité et ser dans l'entreprise est-ce que oui ou non on croit que le collectif de travail est capable de prendre les bonnes décision pour le travail oui ou non si on pense non c'est plus la peine d'en parler et qu'on nous dise bon non écoute tu rêves ça marche pas ce truc ça fonctionnera jamais mais si oui alors pourquoi on le fait pas et pourquoi on aurait peur de le dire qu'est-ce que ça gêne qu'est-ce que ça empêche et au contraire qu'est-ce que ça pourrait libérer comme énergie parmi les boîtes qui sont sous le le régime de la coopérative vous avez des c'est faut pas croire que c'est seulement des gens qui font de la menuiserie encore qu' a besoin de bon menuisier mais c'est c'est c'est tout c'est le la boîte de câble qui a en coopérative c'est une c'est la plus grande du pays bon on a une chaîne de production qu'on peut faire sur des produits d'une totale modernité par exemple maintenant qu'on a enfin récupéré après avoir rallé pendant 10 ans 15 ans contre le fait qu'on est vendu la machine à fabriquer des câbles à Nokia le Catel Lucin où il y avait déjà un petit génie du mdeef qui était venu nous inventer l'entreprise sans mur génial non mais oui c'est Nike on connaît le truc hein c'est Nike qui dit nous on fait pas chaussures nous on a un carnet de chèque un carnet de commande et une licence c'est tout et ils font la loi dans 10 pays où c'est eux qui fixent les salaires et quand les gens disent mais attendez le salaire que vous nous payez c'est même pas le salaire minimum ici le pays envoie l'armée contre les ouvriers pas contre Nike ça s'est passé dans plusieurs endroits c'est pour vous dire que tout ça on peut le porter et bon je reste sur ma fin je parle franchement hein j'ai entendu un tas de choses euh je je on va on va maintenant moi je j'ai noté un peu mais on tout ça on va le le récapituler pour voir qu'est-ce qu'est-ce qu'on reprend à quoi on répond et et comment mais est-ce que le pouvoir c'est une question dans l'entreprise est remis au producteur ou bien est-ce que c'est la loi qui doit exercer le pouvoir dans l'entreprise ou bien ce sont des questions décisives si ce que nous racontons tient pas de bout alors faut arrêter on va pas se cramponner à des mythes mais si ça fonctionne et si c'est un des instruments de la relocalisation et si c'est un des instruments pour créer de la propriété collectif des producteurs alors faut y aller à fond pas à demimesure pas on sait pas on va faire attention non non faut y aller et croyez-moi dans les rapports de force on ne respecte que ceux qui sont forts
Jean-Luc Mélenchon