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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 18 %Attaque 60 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Les premières réactions politiques, Laurent Jacobili, qu'est-ce qu'il faut retenir ?
- 0:09OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est à la hauteur, malgré tout, des enjeux du pays ?
- 1:30OuverteRéponse partielle
Expliquez-nous, expliquez à ceux qui nous regardent, et puis vous allez tous réagir.
- 3:48OuverteRéponse partielle
Dites-moi, vous, au pouvoir, quelle est votre baguette magique ?
- 4:50OuverteRéponse partielle
Vous savez très bien que ce qui manque à cette génération, c'est une instruction solide.
- 5:47RelanceRéponse partielle
Mais est-ce que la réponse attendue vraiment, quel que soit le gouvernement, est-ce qu'il aurait pu répondre à une crise aussi systémique de l'éducation nationale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:05PrésentateurChiffre
« Une seule certitude, comme elle nous a dit, il y aura 54 milliards d'économies sur le budget. »
- 4:24Locuteur 8Chiffre
« Je suis élu de Saint-Saint-Denis. À la rentrée, il y avait 823 élèves du département qui n'avaient pas d'affectation. Actuellement, ils sont 450. »
- 5:04Locuteur 8Chiffre
« Un an et demi sur un bac professionnel ces 20 dernières années. »
- 5:26Locuteur 8Chiffre
« Le ministre a acté qu'actuellement, il dit 7,5% des heures n'ont pas lieu. »
- 8:38PrésentateurFait
« L'essence, plus de la moitié du prix du litre, ce sont des taxes. »
- 9:22Locuteur 9Chiffre
« 40 milliards de dépenses supplémentaires prévues au budget, c'est-à-dire une aggravation du déficit. »
- 12:52Locuteur 8Chiffre
« Le Covid, 30% de notre jeunesse qui a des problèmes psychiques. »
- 20:12PrésentateurChiffre
« Ce soir, si j'ai bien compris, sanctuarisation, en tout cas le budget, il y a 1,2 milliard pour l'éducation. »
- 23:15Locuteur 6Chiffre
« Les gouvernements lâchaient entre 1 et 2 milliards. Eh bien cette fois-ci, on ne les a pas pour l'instant. »
- 24:15Locuteur 8Chiffre
« 53 personnes les plus riches du pays possèdent désormais autant que 32 millions les plus pauvres. »
- 25:54PrésentateurPromesse
« La solution pérenne étant la baisse de la TVA de 20% à 5,5%. »
- 26:42Locuteur 9Fait
« La colère des jeunes ne vient pas de nulle part. »
- 26:54Locuteur 9Fait
« Nous leur avons demandé des efforts considérables. »
- 27:13Locuteur 9Fait
« La responsabilité du gouvernement et de l'ensemble des formations politiques doit être de rétablir cette confiance. »
- 27:40Locuteur 3Fait
« La spécificité, elle est objectivement beaucoup dans la mobilisation. »
- 27:53Locuteur 3Fait
« La montée des extrêmes, c'est quelque chose qu'on voit partout en Europe. »
- 28:25Locuteur 3Fait
« Je vois dans la presse étrangère regarder les Français, ils savent se mobiliser. »
- 30:10Locuteur 2Promesse
« Nous demandons depuis très longtemps que soient enfin suspendus les certificats d'économie d'énergie. »
- 30:20Locuteur 2Chiffre
« Ce serait pour le coup une mesure qui ne coûterait pas un euro à l'État et qui rendrait immédiatement aux Français 17, 18, 19 centimes d'euros par litre. »
- 31:19Locuteur 2Fait
« Ce que nous voyons dans nos rues n'est pas tant un mouvement lycéen spontané que la réalité d'une forme de chaos organisée par une force politique qui s'appelle la France insoumise. »
- 31:31Locuteur 2Fait
« La violence dont les premières victimes sont des lycéens eux-mêmes envoyés en première ligne. »
- 36:06Locuteur 9Chiffre
« Il y a aujourd'hui des mesures à mettre sur la table, très claires, 10 milliards d'euros à mettre sur la table. »
- 41:15Locuteur 8Fait
« Je respecte le Figaro parce que je lis le Figaro. »
- 44:18Locuteur 9Promesse
« Le parcours sup, il faut l'abolir. »
- 49:00PrésentateurChiffre
« 55% des Français aujourd'hui disent que le mouvement doit s'arrêter. »
- 50:17PrésentateurFait
« Ce gouvernement est le gouvernement le plus faible pratiquement de l'histoire de la Vème République. »
- 53:47Locuteur 1Chiffre
« on a dix mesures »
- 54:43Locuteur 1Chiffre
« on a 10 points »
- 54:50Locuteur 1Chiffre
« des centaines de lycées bloqués »
- 54:52Locuteur 1Chiffre
« des centaines de milliers de lycéens qui sont mobilisés »
- 55:50Locuteur 1Fait
« moi je suis élu académique à la vie lycée »
- 56:00Locuteur 1Fait
« tout le monde est d'accord que Parcoursup est un mauvais système »
- 56:02Locuteur 1Fait
« tout le monde est d'accord qu'il faut un professeur devant chaque classe »
- 58:01PrésentateurChiffre
« c'est moins 30% des pensions »
- 1:00:35PrésentateurPromesse
« il y aura un budget rectificatif »
- 1:01:56Locuteur 8Fait
« les policiers sont très violents avec vous »
Temps de parole
- Présentateur47 %
- ?15 %
- Locuteur 813 %
- Locuteur 95 %
- Locuteur 25 %
- Locuteur 35 %
- Locuteur 63 %
- Locuteur 13 %
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Les premières réactions politiques, Laurent Jacobili, qu'est-ce qu'il faut retenir ? On l'a dit quand même, il y
a
une situation brûlante, elle va continuer malheureusement demain, sauf surprise, à être inflammable. Est-ce que c'est à la hauteur, malgré tout, et là, si vous pouvez vous extirper de votre rôle, des enjeux du pays, d'une jeunesse angoissée, de forces de l'ordre qui sont exténuées pour la plupart, et beaucoup d'attentes ? Exercice compliqué, Sonia Mabrouk, de commenter le vide, mais je vais essayer. Ça fait dix ans qu'on subit ça, ça fait dix ans qu'il y
a
des crises graves, dix ans que notre économie va à volo, qu'il y
a
des problèmes à l'école, dans la rue, et dix ans qu'on a un gouvernement qui nous explique qu'il y
a
le Covid, il y
a
la guerre, il y a le climat, et que donc, il ne
peut
rien faire parce qu'il n
'y a
plus d'argent. Je pense que ce soir, il n'aura rassuré personne, en tout cas nous, il ne nous aura pas rassuré toujours les mêmes vieilles techniques. Il y a eu, vous vous souvenez,
au
moment des Gilets jaunes, le grand débat. Bon,
ben
là, il
y
a la plateforme des Gilets jaunes, mais je pense qu'on arrive finalement au même résultat, c'est qu'est-ce qui va en sortir ? On parlait de l'agriculture, on va faire un pacte pour l'agriculture. Oui, mais il y
aura
quoi dedans ? Ça viendra quand ? Qui mettra en place les mesures ? Bref, rien, pas d'action. Une seule certitude, comme elle nous a dit, il y aura 54 milliards d'économies sur le budget, donc il ne changera pas les masses monétaires. Donc si jamais demain, il y
a
des amendements qui arrivent, et on les attend avec impatience, curiosité, on verra bien. Où prendra-t-il l'argent des taxes supplémentaires ? Les retraités qui
seront à nouveau mis à contribution ? Bref, ce soir, aucune réponse à rien. M. Lecornu nous dit, je ne peux rien faire, je constate, et pendant ce temps-là, je parle.
Expliquez-nous, expliquez à ceux qui nous regardent, et puis vous allez tous réagir. Alexis Carbière, c'est quand même une des crises majeures, on en a connu d'autres, et vous en avez connu d'autres à l'Indion, mais c'est quand même une crise aiguë de la part des lycéens, etc. On ne
peut
pas croire que le gouvernement attendent ou les vacances, ou la pluie, ou une forme de confinement en fermant les lycées, pour que ça passe, ce n
'est
pas possible.
J'en ai peur. Mais là, c'est amusant, c'est une stratégie, il a fait la convergence des luttes.
Il
les a toutes rassemblées. Bon, c'est un choix. C'est-à-dire qu'on l'attendait sur la jeunesse, il nous parlait en même temps de l'essence, en disant d'ailleurs aux gens,
quand
on est à 2,32,40, peut-être que
ça
va passer à 12 centimes de... C'est bien, mais enfin bon, ça reste quand même quelque chose qui n
'est
pas spectaculaire, il ne va pas à des agriculteurs. Je veux revenir sur la jeunesse, parce que moi j'ai eu la chance ce matin, je fais partie de la commission éducation et culture de
l
'Assemblée nationale, on a entendu M. Édouard Geffray, qui nous a annoncé peu ou prou, alors je redécrypte pour ceux qui comprennent, M. Geffray disait que la mesure forte, c'est
cette
plateforme Agora. Actuellement,
il
y a, j'ai regardé tout à
l
'heure avant de venir, 40
000 contributions sur
5,5 millions de collégiens et lycéens, c'est-à
-dire
0,5%. Je vous informe aussi que vous, moi, un député d'ARN, c'était amusant en commission, a dit qu'il a contribué. Donc tout le monde sait dire combien tout ça est extrêmement flou, c'est pas limité aux lycéens. Gros baratin ! On ne sait pas très bien ce que ça va donner, on est quand même éclairé par le fait, je ne
sais
plus comment on avait de cahiers d'oléances
des Gilets jaunes,
dont on demande nous,
d
'ailleurs, mon groupe, à ce
que ce soit publié, parce qu
'on ne sait toujours pas
ce que ça donne.
Deuxièmement, sur le remplacement, parce que moi je l'ai poussé dans ses retranchements ce matin, il nous dit que je vais trouver sous 8 jours des moyens de remplacement, là c'est le ministre de l'Education nationale. Je l'ai poussé, il nous a dit, je vais être un peu technique, qu'il y aurait des TZR, c'est le nom des remplaçants, qui actuellement ne seraient pas affectés, et qui va vérifier que ces gens ne
sont
pas affectés, plus des contractuels, plus éventuellement des embauches, mais tout ça est très flou. Je termine, il nous dit sur les emplois du temps ce matin, qu'on va réfléchir les sous-dix jours, et la piste qu'avance M. Geffrey, c'est que peut-être on réduise les vacances scolaires pour avoir des emplois du temps moins chargés.
Je
ne pense pas qu'auprès de la Genève... Bon bref, il
n
'y
a
rien, et il maintient l'idée, je termine sur
le budget,
qu'il y aura 1588 suppressions de postes dans le budget qui
vient.
Il ne vous a pas échappé qu'il a parlé de la bombe de la tête, il ne vous a pas échappé
qu'il a parlé de l'achat.
Donc
vous, quelle est votre baguette magique ? A ce soir,
il ne répond à
rien. M.
Corbière, dites-moi, vous, au pouvoir, quelle est votre baguette magique ? Pour que les marchés nous laissent tranquilles, nous mettent pas à su tutelle, pour que la BCE ne vienne pas taper sur votre épaule en vous disant « Oh, et
?
»
maintenant
?
Oui,
mais
attendez, là,
il
n
'y a
plus. Quelle est votre baguette magique ? Attendez, s'il y
a
un mouvement lycéen, déjà, il y a quelque chose qui ne coûte rien, à mon avis, c'est de dire « Parcoursup, on arrête. » On va travailler, mais
on arrête. Non, mais
actuellement, c'est un algorithme dont personne ne comprend rien. Là, je vais
vous dire que c'est pas vrai. Non, c'est pas vrai, ça, c'est pas vrai. Vous vous
comprenez très bien. En attendant, je vais vous dire
autre chose. Je suis élu de Saint-Saint-Denis. Les établissements
qui font la
sélection,
les classements.
Alors, je vous donne un
chiffre à ce stade. Je suis élu de Saint-Saint-Denis. À la rentrée, il
y
avait 823 élèves du département qui n'avaient pas d'affectation. Actuellement, ils sont 450. Actuellement, il y a 450 bacheliers de Saint-Saint-Denis qui ne savent toujours pas où ils sont affectés. Ça fonctionne peut-être très bien, mais on a un problème. On pourrait d'ores et déjà dire que ce système sera abandonné. On peut trouver d'autres choses. Par ailleurs,
il
faut aussi permettre les conditions d'accueil plus importantes à l'université. Il peut annoncer qu'il n'y aura pas 1588 suppressions de postes dans le prochain budget. Par exemple, il ne le
fait pas. Monsieur
Corbière, vous savez très bien que ce qui manque à cette génération, c'est une instruction solide qui n'a pas été donnée. C'est 30 à 40 ans d'un système. Oui,
mais c'est eux qui m'ont dégradé. Je suis prof de lycée professionnelle. Vous voulez que je vous dise combien
d'années de suppression on a surpris dans l'enseignement professionnel ? Un an et demi sur un bac professionnel ces 20 dernières années. Un an et demi en moins d'enseignement. Il baisse dans l'enseignement professionnel, l'enseignement général français, histoire.
Tout se joue
avant. On voit le résultat PISA. Tout se joue bien avant.
On
sait très bien que l'échec aujourd'hui à PISA se joue dès l'école primaire et pas dans l'enseignement
au lycée. Ce matin, le ministre a acté qu'actuellement, il dit 7,5% des heures n'ont pas lieu. C'est-à-dire sur 12 ans de scolarité, vous avez à peu près, nationalement, et c'est plus forcément à Saint-Saint-Denis, une année entière
qui n'est pas remplacée. C'est quand même énorme. Pardon.
Mais il faut un reset total. Vous avez une génération quasiment perdue pour certains. Il fait chaud l'été et il fait froid l
'hiver.
C'est grave. Mais est-ce que la réponse attendue vraiment,
quel
que soit le gouvernement, est-ce qu'il aurait pu répondre à une crise aussi systémique de l'éducation nationale
? Non,
sur l'éducation nationale, c'est évident qu'il y a beaucoup de
réformes à faire.
C
'est évident aussi qu'on ne peut pas improviser des solutions et qu
'il
n'y
a
pas de baguette magique. C'est vrai
qu
'on
a fait pourtant beaucoup de réformes dans l'histoire de l'éducation. Là, on
a
besoin...
Oui, bien sûr.
On
a
besoin de beaucoup d'aller autour. Mais Alain, il y avait de la vision ce soir. Il y avait du souffle.
Quand on fait beaucoup
de réformes, c'est que les réformes n'ont pas
réussi comme on le
voulait.
On l'a fait. Donc, aujourd'hui,
il se présente sans réforme pour l'éducation. Bon, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que jusqu'en tout cas à l'élection présidentielle,
on va gérer l'indigence.
On va gérer la pauvreté. Je donne mon sentiment,
peut-être que je me trompe. Est-ce qu'il n
'y
a pas une forme de sidération ? On dirait qu'il y
a
une forme de sidération par rapport à ce qui s
'est
passé. Mais quelle que soit la couleur politique de ce gouvernement, Marie Chantret, vous allez réagir, monsieur Jacques. Est-ce qu'il
n'y a
pas une forme de sidération ? Et on essaye de rattraper un temps perdu...
Mais nous, on est sidérés de cette
sidération. Moi, je pense
aussi qu'il
y avait une totale sous-estimation de ce qui s'est exprimé dans la rue depuis maintenant une douzaine de jours. Le gouvernement anticipait, vous savez, ces mouvements, ces appels à manifester et notamment le point d'orgue le 17 octobre prochain parce que pouvoir d'achat, parce que prix du carburant. Ils anticipaient la crise agricole. Il y a des situations dramatiques. La crise lycéenne, la manière dont elle s'est exprimée depuis maintenant le début du mois de septembre, ça, en effet, il y a peut-être eu un trou dans la raquette, des manques de signaux. – Marie
-Jandré, c'est un classique.
–
Si je peux me permettre.
– La
France s'ennuie à la veille de mai 68. –
Non, non. –
Titré Le
Monde. – Non, non, mais
attendez,
ça n'a rien à voir. –
Alors vous, vous rêvez du grand soir tous les soirs. –
Non, je ne rêve pas. – Si je peux me permettre. – Du
grand soir de chez...
– Si je peux me permettre. –
Ça
fait dix ans qu'on a un gouvernement de la même couleur politique. Ce n
'est
pas arrivé souvent dans les décennies qui nous ont précédés. Dix ans. Et ce soir, le Premier ministre, avec tout le respect que j
'ai
pour lui, on a l'impression de voir une poule qui a découvert un couteau. C'est-à-dire... C'est une expression, ce n
'est
pas du tout...
– Vous avez compris. – Merci de me
rappeler. – Non, non, mais ce n
'est
pas une insulte. Mais pourquoi ? Enfin, on le sait qu
'il y a
un problème dans l'éducation nationale. Ce n
'est
pas ce soir, ce n
'est
pas en six mois de fin de règne qui vont arriver à réformer les choses. Bien sûr, c'est un problème puisqu'il y
a
un tiers des gamins qui arrivent au collège sans savoir lire ni écrire. Le problème, il est évident.
On
voit bien les classements PISA. On voit bien les formations sans déboucher.
On
voit bien des jeunes qui sont désœuvrés face à un marché de l'emploi qui a évolué plus vite que l'éducation. Tout ça, il faut le réformer. Ils avaient dix ans pour le faire. L'essence, plus de la moitié du prix du litre, ce sont des taxes. Et ils le savent puisque c
'est
Édouard Philippe qui par deux fois les a augmentées. Donc,
ce
n
'est
pas une découverte. Et on connaît bien la situation géopolitique. On sait bien que la planète n'est plus stable. Rien n'avait été prévu. Alors, ce
n'est pas en six mois qu'ils vont changer les choses. Si on arrive à voir tous
les conflits, les
guerres, il devient
Mme Yermin.
Ce n'est pas la poule et
l'œuf. Dire que la situation internationale est instable, honnêtement,
et que ça joue sur une énergie que nous ne produisons pas, il ne
faut
pas être
grand
clair.
Simplement, si demain,
il présente des solutions, il va falloir qu'il fasse des économies. Je le répète, nous, on a des lignes rouges. Pas d'impôts
supplémentaires.
Donc, vous
voyez, la situation est totalement inextricable. Il y a des agences
gouvernementales qui ne servent à rien, qui l'en suppriment. 40 milliards de dépenses supplémentaires prévues au budget, c'est-à-dire une aggravation du déficit. Il faut qu'il arrête. Donc,
s'il y a des mesures d'économie en face, d'accord, mais sur le train de vie de l'État, et je crois qu
'il
n
'est
pas prêt à le faire. Emmanuel Lechypre
? Non, mais d'abord, la situation n
'est
pas complètement désespérée. Il faut rappeler qu'il y a des pays qui ont connu, comme nous, des grandes difficultés de leur système scolaire, qui ne dépensaient pas plus que la France. Parce qu'il faut rappeler que, grosso modo, le paradoxe,
c
'est qu'il
y
a bien une
question d
'allocation des moyens, mais qu'au niveau de l'enveloppe globale du budget de l'éducation, quand vous regardez, par exemple, combien on dépense en France pour un lycéen, on est un des pays qui dépensons le plus. Donc, ce qu'il faut dire, quand même, pour vous rassurer, c'est qu'effectivement, vous avez raison, le problème n'est pas nouveau. Les manifestations de 90, je parle sous le contrôle de Véronique, c'était exactement les mêmes revendications sur les conditions, etc. Et il faut rappeler qu'il
y a
des pays, je pense à l'Allemagne, au Portugal, qui, en l'espace
d
'un mandat présidentiel, c'est-à-dire en 5 ans, ont fait des réformes qui ont
obtenu des résultats. Et vous avez
raison.
Notamment dans le classement.
Mais ce n'est pas qu'une
question de moyens, je vais utiliser un mot qui va faire hurler M. Corbière, l'effacement de l'autorité à l'école. Mais
oui !
Mais
quelles que soient les bords... Cette crise
lycéenne,
ça n'est qu'une des multiples
manifestations de cette montée de l'impuissance publique, liée effectivement à nos difficultés.
C
'est-à
-dire
que le problème des étudiants et le problème dans les lycées, vous le retrouvez à l'hôpital, vous le retrouvez dans la police, vous le retrouvez partout. Et on a cette vraie problématique, aujourd'hui, d'impuissance publique qui se traduit par une
perte d'autorité de
l'État. Moi, l'impuissance publique, quand j'ai été élu en 2017, élu de Saint-Denis, Édouard Philippe, j'avais déjà raconté ça, nous avait reçu à la préfecture de Bobigny comme premier ministre. Et tous les députés, on était là, et on avait dit, il
y a
un problème dans le département, c'est l'école. On nous avait dit, vous avez parfaitement raison. On avait dit, 18 mois de scolarité perdue, vous avez raison. Il ne s'est rien passé. Il y a, au début septembre, M. le Préfet, M. le Recteur, nous réunissent tous les élus sur la rentrée. Le Recteur, qui n
'est
pas un mauvais type d'ailleurs, avait dit, cette rentrée se passe bien, on lui a tous dit, ça va mal se passer. Bon, ce que je veux dire, c'est que ça fait un moment que ça alerte.
Donc, ils ont des signaux
d'alerte, c'était... Moi, je veux
bien,
Marie
-Chantal, ça a sans doute surpris, mais je veux dire, c'est pour ça qu'il y a une colère particulière. Le pays, tout âge confondu, est en colère. Et la jeunesse, qui est une plaque sensible de la société, exprime ça à sa manière, de manière brutale, violente, regardez les agriculteurs, regardez les paysans, regardez, pardon, différentes professions. Il y a de la violence aujourd'hui dans la
société. Pardonnez
-moi, mais ce n'est pas parce qu'il y en a qu'il faut qu'elle soit exprimée.
Mais je ne sais pas ce que je veux dire. Mais quand
je suis, depuis 2022, que nous sommes parlementaires, nous ne votons plus de budget. Ils sont tous imposés par 49-3. Donc, tout ça et l'expression... Je
vais m
'expliquer une chose, quand vous dites qu
'il y a
de la violence. Moi, je veux comprendre. Si les lycées sont vétustes, pourquoi on brûle des établissements ? Si c'est les policiers qui sont violents, pourquoi on attaque des pompiers,
des processions... Les viticulteurs brûlent le
Parlement de Rennes. Pourquoi
le brûle-t-il
? Il ne faut pas, quand les viticulteurs dont je suis originaire, casser la préfecture de Montpellier, parce que la vigne est en danger... Il y
a
des degrés dans la violence, quand même.
Reconnaissez qu'on a atteint
un niveau. Mais des jeunes... 800
personnes
blessées. D'accord, Jacques Béli. Monsieur Jacob Béli. Monsieur
Jacob Béli, 6500 interpellations. On a atteint un
niveau inattendu. Non, mais le sujet de la violence,
regardons-le, que c'est la société aujourd'hui qui rentre en grande turbulence...
Et certains en
profitent. ...d'un dégoût politique. Certains
en profitent. Si vous voulez
dire ça,
très bien.
Comprenez-le, que effectivement, les revendications de la jeunesse sont très politiques. Mais moi, ça m'étonne à quel point ça part dans tous les sens. C'est un
changement... Vous l'avez dit
vous-même, d'ailleurs.
Le dit
le cornu. Le Covid, 30% de notre jeunesse qui a des problèmes psychiques, c'est important.
Il y avait des problèmes... La génération de futur. Mais attendez, rassurez-moi, le Covid était ailleurs
qu'en France.
Absolument. Et la
question de parcours sup.
Ça ne peut pas arrêter à nos
frontières. cristallise le fait qu'en plus ils ont senti... Les réseaux
sociaux ont joué au
moins autant que
le Covid. Sans doute.
Mais ça, ça veut dire qu'effectivement, on est face à quelque chose qui est significatif. Donc s'il n'y a pas... Et là, c'est pour ça que je termine, mais M. Lecornu nous dit en quelque sorte, je reste dans le budget qui vient et en gros, ce que je demande, c'est au Rassemblement National ou d'autres, de me sauver la tête. Bon, on va vers la crise. Je vous l'annonce. Je pense que leur stratégie, de ce que j'ai vu ce matin, mais je peux me tromper, c'est d'aller jusqu'aux vacances scolaires,
c
'est là, peut-être que ça continuera, peut-être dans d'autres secteurs.
Pitié, M. Le Gouraud,
encore
quelques minutes.
C
'est exactement
ce que vous voulez dire. Oui, on rendez-vous à
plus tard pour
dire... Je
pense qu'il y
a quand même des cartouches. Moi, je pense aussi qu'ils gardent un peu des cartouches en réserve. On a entendu parler d'un décret qui pourrait peut-être accélérer les carrières des enseignants. Vous savez que le gros problème de la rémunération des enseignants, c'est le milieu de carrière qui n'a pas été augmenté. Et on sait qu'une des clés, quand même, pour calmer la colère dans les lycées, c'est aussi que les professeurs soient un petit peu mieux rémunérés. Parce qu'évidemment, qu'ils adhèrent aux
colères des lycéens. De là, de la brûler des professeurs
comme l
'ont
fait certains lycéens.
C'est les chefs d
'établissement qui ont beaucoup pris... Oui, oui, mais c'est pas normal.
Moi, je ne voudrais pas qu'on élude... Vous voulez saluer ? Ils vont
continuer à devoir... Je
ne
voudrais
pas qu'on élude la question de la sécurité qui est une grosse défaillance.
On y vient. Regardez ce qui s'est passé aussi de ce gouvernement. Ce
matin, nous sommes au cœur du... Enfin, pas loin du quartier latin. Nous sommes à côté du boulevard Saint-Germain, à côté de Sciences Po. Vous voyez des forces de l'ordre. Vous voyez des étudiants. Donc là, malaise des étudiants aussi. Ou alors en solidarité avec les lycéens. Et on a vu des élus de la France insoumise
qui
se sont... Alors, interposés. Ce n
'est
pas le mot. Qui se sont mis entre les forces de l'ordre et les étudiants. C'est vraiment une question me semble légitime. Quel est le rôle d'un élu aujourd'hui ?
Quel
est le rôle d'un
élu
?
Il peut
être au contact des luttes.
Il
peut être en
gros. Au
contact des forces de l'ordre
? Non. Écoutez, ce que j'ai vu, ils ont jeté des sandwiches sur des étudiants un peu chers. Non mais je veux dire, il
faut
arrêter. Tout à l'heure, hier soir, je taquinais.
Ils
leur
ont donné des vives. Je ne sais pas, il y a peut-être
une cagnotte quelque part. Chaque fois que le mot France insoumise est prononcé, ça fait monter un peu les enchères.
Vous en êtes extirpés. Donc vous voyez bien, demain matin,
je vous annonce, madame Mabrouk, je serai devant les lycées de ma circonscription. Je vais aller voir, je vais discuter avec les jeunes,
je
serai avec Moné Charpe. S'il y
a
le commissaire qui est là, je discute avec lui, je vais voir comment ça se passe. Vous
n'allez pas
marguer les policiers, vous n'allez pas leur dire
la violence est légitime. Je vais écouter l'analyse d'Alain Duhamel sur
cette scène. Un élu,
c'est classique, regarde les années 70, il y
a
des manifs, il y avait François Mitterrand, je me souviens, Michel Rocard, dans les manifestations.
François Mitterrand n'a
jamais agressé un policier. Honnêtement, quand on voit M. Thomas Porte ou M.
Bakayoko qui s
'interpose entre la police et machin, et
qui... M. Jacovin,
vous ne pouvez
pas dire
que les élus que vous avez cités ont
agressé des policiers. C
'est un peu grave. Et dans l'attitude,
bien sûr.
Non, non, non, attendez, je rétabille les choses. Moi, la question que je pose, est-ce que la violence des
mots précède celle des actes, parfois, Alain
Duhamel ?
En
l'occurrence, c'est le sentiment que ça donne. Et comme on est à la fois dans une période économique et financière, ce dont on a moins conscience, mais économique et financière, très difficile,
et qu'on est à 6 mois, 8 mois d'une élection décisive, évidemment, la crise ne peut que se compliquer. Je veux dire, on
y court tout droit. Et d'ailleurs, c'est pour ça que c'est important d'avoir quelques personnes de sang-froid. Je ne dis pas sur les
plateaux, je veux dire au
gouvernement.
Il en faut partout, je suis d'accord. Et nous a rejoint Bruno Pommard, merci d'être là, ancien instructeur du RAID et président de think tank initiative sécurité intérieure. On a entendu, Bruno Pommard et d'autres, on a entendu différentes forces de l'ordre qui se sont succédées, des policiers, des syndicats de policiers sur nos plateaux, en disant, nous, on ne peut pas porter la réponse politique qui doit être donnée, Marie Chantret. Nous, on ne peut pas, tout simplement, fournir, nos billets des ordres et on ne peut pas faire le reste du travail. C'est-à-dire que là, est-ce qu'il est demandé en creux ce soir aux forces de l'ordre
de
tenir ? Et de tenir en enlevant aussi quelques outils que certains appellent armes de guerre. Ce sont des armes intermédiaires.
Avec un
gouvernement, un ministre de l'Intérieur qui a aussi entendu certains syndicats qui se sont exprimés disant que, dans ces conditions aussi, face à une extrême violence exacerbée de certains individus qui ne sont la plupart du temps pas des lycéens, ils pourraient faire valoir leur droit de retrait. Ça aussi, ça fait partie des configurations envisagées aujourd'hui du côté de la place Beauvau dans les prochains jours. Après, effectivement, on leur demande de s'adapter
à
un public très jeune qui pourrait aussi impliquer d'autres méthodes du maintien de l'ordre sans faire abstraction de la situation sur le terrain, de fait. Mais la
tragédie de l'ordre... C'est de la fermeté
et de la retenue, vous m'expliquerez.
Oui, la proportionnalité
du discernement,
il
y
a
tout un tas de mots que tout le monde utilise évidemment, mais le seul problème c'est que sur le terrain, ce ne sont pas les élus qui sont au contact des casseurs évidemment et qui doivent en même temps assurer la sécurité de ces gamins. Donc, vous voyez, on nous parle de discernement, de proportionnalité. J'entendais le Premier ministre qui nous expliquait tout à l'heure les forces de l'ordre n
'ont
pas d'instruction d'affronter les lycéens. Mais ils n'affrontent pas les lycéens. Les forces
de l'ordre... Alors, le mot
m'a interpellé.
Mais moi aussi, c'est
d'une stupidité,
ça
non. Alors,
il veut faire
plaisir peut-être à la gauche pour dire... Vous
imaginez
des instructions dans le pays d'affrontement
de
manifestants ? Le président de la République, je cite, demande plus d'humanité dans le maintien de l'ordre des gentils.
C'est ce qu'il aurait dit. Et de pédagogie. Dans son
fauteuil...
Et d'empathie. C'était chiant. Arrêt de déconner.
Ça fait peur. Et moi, je vous dis...
Vous avez l'air en scolaire. Oui,
parce que j'ai eu beaucoup de mes amis policiers qui sont sur le terrain et qui souffrent comme des malades qui en ont ras la casquette. Ras la casquette qui a une récupération, évidemment. Avec des élus, parfois, qui sont agressifs. Là, on a vu, les élus, les trois élus qui sont présents, ils sont en effraction.
Non,
ils
sont pas... C'est pas vrai.
Non, on est en effraction. Non,
c'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Mais vous vous prenez pour qui ? Un élu fait ce qu'il veut. Non, mais vous dites en effraction. Oui, il fait ce qu'il veut. Parce
que peut-être demain... Non, mais un élu...
Mais on n'a pas le droit Vous avez mis
une rue, monsieur. Vous le savez, ça ?
Vous êtes
député ? Mais
c'est les étudiants
qui sont
là.
Non, non, non. Mais ils sont présents. Ils sont complices.
Donc vous êtes pour les mettre
en prison
? Mais non,
pas du tout. Ils n'ont
pas à être là.
Moi, je pense...
Mais non, mais non... Vous avez fait un
effet, monsieur.
Oui, mais non, mais
monsieur Pommard,
ne venez pas dire qu'ils sont en effraction.
On a le droit comme élu. Non, mais ce n'est pas exact. D'ailleurs, la partie... On n'a pas tous les droits, monsieur. Mais ce n'est verbalisé. Pour dire toutes
les
choses, la manifestation n'était pas déclarée. Le bloc plus, normalement, est interdit. Mais quand quelqu'un qui est policier
ou vous avez été policier qui vient de dire ce qui n'est pas exact...
C'est la vérité, monsieur Le Corbière. Vous savez très bien que vous avez la voie et que je la mienne.
Non, mais je vais vous dire qu'en élu,
on
peut même... Monsieur Jacobi l'a déjà fait. On peut même traverser un barrage de police. On présente sa carte d'élu. On peut se rendre dans un commissariat. Un élu, il n'est pas... Il peut être où il veut. D'accord ? Vous le
savez très bien. C'est de la particularité. Ce n'est
pas autorisé, monsieur
Le Corbière. À l'instant, réaction. C'est des jeunes de Sciences Po. C'est très important parce que demain, ça sera,
sauf surprise, bis repetita.
À vous
entendre, rien n'a changé par rapport à des annonces. Je rappelle quand même que les annonces, un point de vue financier, Emmanuel Le Chypre, délicien, c'était 10 milliards. 10 milliards. Ce soir, si j'ai bien compris, sanctuarisation, en tout cas le budget, il y a 1,2 milliard pour l'éducation. Des décisions à venir...
Mais c'est l'inflation,
ça, pardon, Sonia Mabrouk.
Je voulais répondre à cet argument. C'est ce que j'allais dire. Le 1
,2 milliard, c'est 1,7% d'inflation. Elle est à 1,8. Effectivement. Donc, il n
'y
a pas d'augmentation.
C
'est un
budget...
C'est 1,2 milliard cette année. C'était 0,2 milliard l'année dernière. Donc,
c
'est un peu plus.
Et ce qu
'on a compris, c'est qu'effectivement, il y avait peut-être des arbitrages possibles dans cette enveloppe. Moi,
je
ne
sais
pas, j'avais cru comprendre en écoutant Roland Lescure ce matin qu'il avait dit qu'il y avait quand même quelques petites marges de manœuvre. Donc, manifestement, le Premier ministre a durci un peu le discours. Mais c'est très clair qu'aujourd'hui, à part finalement ce qui va peut-être être annoncé pour les agriculteurs, il n
'y a
pas un euro supplémentaire d'annoncés comme dépenses.
Réaction à l'instant de Marine Le Pen, Marie Chantret, vous pourriez agirer, M. Jacobelli, mais est-ce que vous pouvez nous décrypter ?
Parce
qu'effectivement, elle a dit que c'est ce qui a été demandé sur le gazole. Absolument. Marine Le Pen, jointe par Sophie Dupont du service politique de BFMTV, quand elle annonce très précise sur les carburants et donc cette libération de 10 millions de stocks stratégiques qui auraient donc pour conséquence immédiate de faire baisser le prix à la
pompe. C'est 5
% de la consommation.
Absolument. De 12 à 18 centives. Avec une précision ce soir de la part de Matignon, ça ne serait effectif qu'au début du mois de novembre. Encore une fois, il faudra attendre trois semaines environ avant que ça ne puisse être visible à la pompe. Attention aux téléspectateurs qui nous regardent. Si demain matin, vous y allez, ça n'aura pas
une émission illimégale. Bruno
Jeudy, bonsoir, qui nous
a rejoint. Merci d'être là.
Ça veut dire aussi que si c'est en gros pourquoi les prix baissent,
parce
que manifestement ces stocks vont être mis sur le marché
au
prix où ils
ont été achetés.
Mais attention,
ça veut dire qu'on n'est pas dans
un mécanisme où vous avez un influx massif de pétrole qui va faire baisser les prix pour tout le monde. Manifestement, j'ai l'impression qu'il y
aura
des systèmes de rationnement peut
-être
et qu'en gros, il n'y
en
aura pas pour tout le monde avec ces rabais annoncés.
Mais expliquez-moi, Bruno Jeudy, plus largement, comment vous expliquez quand il y a des feux, véritablement des crises et des feux partout, comment vous expliquez ? Vous arrivez avec un seau d'eau et
vous
dites « Ah non, c'est dans un mois que je vais verser
».
On commence à toucher du doigt ce que ça veut dire un pays qui n'a plus de marge de manœuvre financière. En fait, c'est ça ce qui se passe ce soir. Et vous savez, les représentants des partis qui aspirent à prendre la place de Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron, ils seront à peu près dans la même situation. Ils ne
vont
pas inventer l'argent qu'il n'y a plus en France. Alors peut-être que Sébastien Lecornu, dont on connaît aussi un peu un homme organisé, se dit que ce conflit avec les lycéens va sans doute durer et peut-être qu'il s'est gardé les quelques marges de manœuvre dont parlait Emmanuel à l'instant via les déclarations de Roland L'Escur parce que c'est vrai qu'ils sont d'une partie pour une crise qui va durer un petit peu plus longtemps que la fin de la semaine. Donc on verra. Mais c'est vrai que pour l'instant, les Français vont découvrir que oui, les précédentes crises d'ICN, 90, 98 et encore plus près de nous, à chaque fois, les gouvernements lâchaient entre 1 et 2 milliards.
Eh bien cette fois-ci, on ne les a pas pour l'instant.
Est-ce que vous êtes sûr ?
Je ne
suis
pas sûr qu'on
les ait.
Pour les gilets jaunes, bon la situation budgétaire était différente mais elle était, voilà. 11 milliards
Il a été lâché.
Plutôt 15. Plutôt 15. Est
-ce que vous êtes sûr que dans quelques temps, avec tout ce qui va se passer, le gouvernement ne va pas parvenir ? Que M. Lecordi ne va pas s'exprimer de nouveau en disant
on
n'a pas le choix compte tenu de la situation. Voilà.
Mais moi je voudrais rappeler que la gauche, le NFP, nous avons mené la bataille budgétaire notamment sur la célèbre taxe Juckman. On disait ça peut rapporter 15 à 25 milliards. Tout le monde se met à rire, c'est pas possible et tout. Je pense qu'on est dans un moment exceptionnel, on voit bien. Si l'on ne se donne aucune marge budgétaire, s'il n
'y a
pas quelque chose d'exceptionnel, où ceux qui ont accumulé des richesses participent davantage, c'est-à
-dire
payent 2% de leur
fortune accumulée. Si on emploie les impôts,
ça donne des marges budgétaires.
Non mais si... C'est quand
on vient remercier des gens dans un pays qui paye beaucoup d'impôts. Non
mais là, on
parle de ceux qui ont accumulé, qui ont vu leur fortune doubler. On est dans un moment très particulier. La politique d'Emmanuel Macron a eu des conséquences. Je vous redonne ce chiffre. 53 personnes les plus riches du pays possèdent désormais autant que 32 millions les plus pauvres. C'est du jamais vu. Vous avez une accumulation de richesses sur une minorité qui en plus, je ne développe pas, mais on l
'a
fait 50 fois, a un système fiscal plus avantageux pour le haut haut du sommet. Nous, on a mené et on va le refaire dans ce budget, Madame Mabrouk. Ce que je veux que les Français comprennent, c'est que nous déposons des amendements et même d'ailleurs le Rassemblement National.
Moi, j'entends des propositions des deux côtés de la table. La
discussion jusqu'à présent depuis 2022,
c
'est que chaque fois on dit 49,3 circuler, il
n
'y
a
rien à voir. Donc, si on ré... Moi, je veux bien... Parce que là, il va nous faire... Et Le Cornu, il a un talent incroyable.
Il vous a dit ? Vous n'êtes pas triote
?
Il est
ronronné, c'est un chaton. En plus, je viens de comprendre qu'il a moins un signal au RN sur la question du pétrole. Mais si au bout du bout, chaque fois que nous,
on
présente des amendements qui parfois peuvent être adoptés dans la discussion budgétaire pour des rentrées fiscales,
il n'y a rien. Mais M.
Corbière, il ne
s
'adresse plus à vous. C'est fini.
Ça, j'ai compris. Je vous remercie
parce que je n'avais pas compris.
Vous l'avez très bien compris. Non, non, je l'ai mieux compris
avec vous. Elle a raison.
Il s'adresse à M. Jacobelli et au RN. Voilà pourquoi sur le gazole et la chissa. Et il tire la fibre patriotique en disant non. Mais si vous êtes responsable, mesdames, messieurs, du RN, vous devez accompagner le budget. Vous êtes un homme responsable, M. Jacobelli. Je vous le confirme. Mais soyons honnêtes, Sonia Mabrouk, il envoie aussi des signaux à M. Corbière quand il demande aux
policiers de
renoncer à certaines armes quand le président de la République
jette l'opprobre. Il y a aussi des enfants de Jean-Duré Ré. Attendez, je
termine. Jette l'opprobre sur nos policiers en leur demandant d'être un peu en empathie comme si c'était des monstres. D'abord, je pense que c'est mal vécu pour nos policiers et dont je salue le courage. Mais il envoie un signe de violence.
Et
donc, à la gauche, la proposition de déstocker le gasoil, effectivement, Marine Le Pen l'avait faite.
C
'était la solution d'urgence face à l'envol des prix. La solution pérenne étant la baisse de la TVA de 20% à 5,5%. Mais je vois qu'à chaque fois qu'on fait une proposition, on nous dit « Vous n'y comprenez rien, c'est impossible. » Et que 6 mois après, elle est adoptée. Donc, moi, je reviens à la conférence de presse de Marine Le Pen qui a dit qu'il faut désendetter la France et
qui a présenté un plan notamment avec la règle d'or. Parce que si on garde ce niveau de dette,
si on garde ce niveau de dette, on ne pourra plus rien se permettre. Écoutez, d
'accord. Et arrêtons
la folie fiscale, s
'il vous plaît, chers collègues. Alors, il faut arrêter la folie
fiscale,
il faut
arrêter la folie d'échec, mais en même temps, il faut répondre à toutes les colères. Et puis quand même, il y a eu cette phrase du Premier ministre, écoutez, sur la colère qui vient de quelque part. Mais on aurait aimé qu'il précise davantage. Écoutons-le.
La
colère des jeunes ne vient pas de nulle part. Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu'ils expriment. Ces lycéens, on le sait, étaient enfants ou en tout cas entrés dans l'adolescence pendant le Covid.
Nous
leur avons demandé des efforts considérables. Depuis, ils voient les guerres, le changement climatique, parfois leurs parents ou leurs proches en difficulté. Malgré ces angoisses, nous leur demandons pourtant de choisir leur orientation et de regarder l'avenir
avec
confiance.
Et
la responsabilité du gouvernement et de l'ensemble des formations politiques doit être de rétablir cette confiance.
Et
cela commence, évidemment,
et
déjà, par les écouter.
Alors,
dans quelques instants, de nombreuses réactions politiques à notre micro. Mais tout d'abord, expliquez-moi, le Covid, il y a dans d'autres pays. Il
y a
la
bonne dose. Les guerres, on ferme d
'autres jeunesses. Alors, certainement qu'il
y a
d'autres jeunesses qui se mobilisent en Europe, mais pas en tant qu'en France. Pourquoi ? Il y a quand même une spécificité chez nous.
La spécificité, elle est objectivement beaucoup dans la mobilisation. Parce que, honnêtement, tout ce qu'on voit en France, la plupart de tous les phénomènes qu'on a cités, sont des phénomènes qui se produisent ailleurs en Europe. La montée des extrêmes, c'est quelque chose qu'on voit partout en Europe. La crise du logement, c'est quelque chose qu'on voit partout en Europe. Donc, on a quand même des tendances très lourdes qui ne concernent pas que la France. L'impact des réseaux sociaux sur le niveau d'éducation, etc., c'est quelque chose qu'on voit aussi dans toute l'Europe.
Et il y a quelque chose de spécifiquement français qui est effectivement cette capacité à exprimer des colères brutalement
que
certains pays d'Europe nous envient d'ailleurs.
C
'est-à
-dire
qu'aujourd'hui...
Vous vous trouvez bien
tendre.
Ah ben, je vous assure qu'il
y
a aujourd'hui des... Moi, je vois dans la presse étrangère regarder les Français, ils savent se mobiliser.
Alors moi, j'ai lu la presse anglo-saxonne pour dire regarder la France droit dans le mur de la dette. Excusez-moi, mais
les pays européens vivent tous à peu près la même chose au même moment. Il y a en ce moment des gens qui payent leur plein d'essence 1,80 euros le litre. Il y a en ce moment des pays paisibles où les étudiants sont brisiants et rivalisent avec nous même avec des pays d'Asie dans les classements. Donc, il n
'y
a pas de fatalité. Le c'est pas moi, c'est lui. C
'est un manque de courage du gouvernement. Manque de courage de faire des réformes. Il y a des
pays qu'on ait marge financière. Et pourquoi
on n'a pas de marge financière ? Et donc, ils ont fait leur réforme. Donc, il y a une responsabilité
politique.
Ils n'ont pas eu le courage de dégraisser le mammouth, c'est-à-dire les mauvaises dépenses
de l'État. Il faut
faire ce boulot. Comme tous les partis
et les agences qui ne servent à rien. Attendez, s'il vous plaît, les réactions politiques parce qu'il nous attend depuis tout à l'heure. On ne nous sonne pas au pouvoir, M. Jeudy. Pardonnez-moi, Bruno Jeudy.
Pardonnez-moi. François-Xavier Bellamy, bonsoir. Merci d'être avec nous.
Vous
êtes député européen Les Républicains. Vous avez écouté cette allocution du Premier ministre. Tout d'abord, on parle quand même d'enjeux qui sont fondamentaux, d'une crise brûlante des lycéens avec son cortège de violences. On parle aussi de pouvoir d'achat et du mur de la dette. Est-ce que vous pensez, un temps soit peu, que la prise de parole ce soir est à la hauteur de tous ces enjeux
? La
vérité, c'est qu'il faut avoir le courage d'assumer que ces enjeux, nous ne pourrons pas les résoudre en un jour. Et aujourd'hui, nous sommes dans le temps des mesures d'urgence qui s'imposent. Il y a, dans ce que le Premier ministre a annoncé, quelques évolutions qui vont dans le bon sens. Il y a aussi beaucoup d'attentes non résolues sur la question du prix des carburants. Nous demandons depuis très longtemps que soient enfin suspendus les certificats d'économie d'énergie. Ce serait pour le coup une mesure qui ne coûterait pas un euro à l'État et qui rendrait immédiatement aux Français 17, 18, 19 centimes d'euros par litre sans être obligés d'aller puiser dans nos stocks stratégiques.
Il faut absolument mettre en œuvre cette mesure en urgence parce qu'aujourd'hui, beaucoup de Français et notamment parmi tous les Français qui travaillent vivent une sorte d'asphyxie économique qui ne peut plus durer, évidemment.
Comment vous expliquez ce soir ? On a entendu ce que vous proposez, François-Xavier Bellamy. Le président a parlé d'une nécessaire empathie. Le Premier ministre dit qu
'il
y
a
un devoir d'écoute. Est-ce qu'il suffit d'écouter ? Est
-ce
que vous avez l'impression quand même qu'il
y a
un début de réponse de crise ? Ou est-ce que vous craignez que la situation ne finisse, comme certains l'ont dit sur ce plateau, par même dégénérer, en tous les cas s'aggraver, s'enquister dans le pays
?
La situation a déjà dégénéré. Et aujourd'hui, la vérité, c'est que ce que nous voyons dans nos rues n'est pas tant un mouvement lycéen spontané que la réalité d'une forme de chaos organisée par une force politique qui s'appelle la France insoumise. Ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les services de renseignement qui ont publié une note que vos confrères du Figaro ont relayée qui est très claire sur ce point. Et je remercie le Premier ministre d'avoir été extrêmement ferme dans sa condamnation de la violence.
La violence dont les premières victimes sont des lycéens eux-mêmes envoyés en première ligne, y compris pour aller d'une certaine façon charger la police derrière le député Louis Boyard. Tout le monde a vu ces images qui en réalité mettent en danger. Ces élus mettent en danger des jeunes dans une spirale de violence qui n'a rien à voir avec la démocratie ni l'expression d'une contestation légitime. Donc oui, il
faut que tout cela s
'arrête maintenant. Il faut que les cours reprennent.
Vous
dites rien à voir avec la démocratie, François-Xavier Bellamy. C'est quand même de l'ordre du débat politique ou alors on n'est plus dans le champ politique ? On a entendu Bruno Rotaillot parler d'une interdiction de la France insoumise dans un pays comme le nôtre. Personne n'imagine qu'on puisse interdire un parti politique malgré tout avec des millions d'électeurs ou de sympathisants. Qu'est-ce que vous entendez par ce n'est plus dans le champ démocratique
? Moi,
ce que je n'imagine pas, c'est qu'il n'y ait pas de réponse à ce que fait aujourd'hui la France insoumise. Quand vous avez un élu de la République, un maire, M. Bagayoko, qui, au début de ce mouvement, explique que, je le cite, la violence est légitime. Le principe de la démocratie, c'est que les forces politiques et que tous les citoyens s'engagent à renoncer à la violence pour imposer leur vue. Je suis en désaccord profond avec les élus de la France insoumise sur à peu près tous les sujets politiques. Ce n
'est
pas du tout un problème. Le pluralisme fait partie de la démocratie. Le vrai problème n'est pas que nous ayons des avis politiques différents. Le vrai problème, c'est que nous avons manifestement un avis différent sur ce que c'est que la politique. La politique, ça consiste à refuser la violence.
Et
encore une fois, je le redis, quand on entend les élus de la France insoumise qui, depuis des jours maintenant, ne cessent d'attiser la haine, d'attiser la violence. Vous parliez d'empathie, mais j'aimerais qu'on ait un peu d'empathie pour les 780 policiers et gendarmes qui ont été blessés depuis le début de ce mouvement. Pour les professeurs agressés, pour les enseignants menacés, pour les pompiers qui ont été pris pour cible. Qu'est-ce qu'ils ont fait, les pompiers, pour devenir les cibles d'un mouvement comme celui-là ? Ça n'a rien à voir, je le redis, qui est la faillite de notre système éducatif. Et je le dénonce depuis très longtemps et on devrait s'en saisir tous collectivement.
Mais ce n
'est
pas en arrêtant les cours, ce n
'est
pas en bloquant les lycées. Rien que ça est une violence qu'on va réparer cette injustice. C'est au contraire en rouvrant nos lycées à un fonctionnement normal, en rendant à nos élèves la possibilité, dans les cours qu'ils reçoivent, d'apprendre, de recevoir l'expérience d'une forme d'exigence, de transmission, de recevoir la plénitude d'un héritage scientifique, intellectuel, culturel qui est la condition pour réussir leur avenir. Ceux qui sont en train de déconstruire et de détruire cela aujourd'hui ne se préoccupent pas de l'avenir des jeunes. Au contraire, ils le mettent en danger comme jamais.
Merci François-Xavier Bellamy, eurodéputé Les Républicains pour votre première réaction sur BFM TV. Je vous remercie. Je salue ceux qui nous ont rejoints ce soir pour commenter cela et se projeter également sur la suite parce que l'acte 4 demain, il est déjà acté et ce n'est certainement pas à en croire en tous les cas la première réaction. Eh bien, quelque chose qui va être amoindrie ou atténuée demain. Bonsoir, Thuc Duel-Denis, merci d'être avec nous, éditorialiste politique. Nous sommes toujours avec Laurent Jacobelli, avec Alexis Corbière. Laurent Saillet nous a rejoint. Merci pour votre présence. Nous sommes également avec Manel. Manès
Nadel.
Pardonnez-moi, Nadel, on vous connaît très bien,
on
se souvient de vous lors de ses mouvements lycéens. Vous êtes ancien président de l'Union syndicale lycéenne, aujourd'hui étudiant, je suppose ?
C'est ça, classe préparatoire.
Et
donc peut-être aussi en soutien, même dans la rue, comme on a vu certains étudiants avec le mouvement lycéen ?
Bien sûr, j'étais sur les blocages, les manifestations hier et encore les blocages aujourd'hui qui vont continuer, comme vous le savez, puisque les revendications ne sont toujours pas entendues. Il n
'y a
donc aucune raison que ce mouvement s'arrête.
Rien, rien dans ce qui a été dit. Il y a eu, disons-le, il n'y
a
eu pas beaucoup, peu d'annonces en tout cas,
il
y
a
eu des paroles de compréhension, d'écoute des lycéens, affirmer également qu'il n'y a évidemment aucune instruction d'affrontement, ce mot, de la part de la police par rapport aux lycéens. Vous n'avez rien trouvé qui puisse un peu amoindrir la colère ou la grogne
? Je
ne pense pas. Je pense que l'idée, au contraire, de faire attendre un mois encore pour donner le début du principe d'une mesure, ça, c'est une décision qui est dangereuse. Parce qu'aujourd'hui, le seul moyen d'arrêter ce mouvement qui a pris une tournure nationale et qui a été rejoint par les étudiants
et hier par des travailleurs de nombreux secteurs, c'est de le laisser gagner sur ses revendications. Et je pense que ce qu'il y a de positif simplement dans cette soirée là où il a reçu les organisations et où il s'est exprimé, c'est qu'effectivement toutes les organisations ont
rappelé ce même message. Il y a aujourd'hui des mesures à mettre sur la table, très claires, 10 milliards d'euros à mettre sur la table et tant que ça ne s'est pas fait, eh bien il faut continuer à se mobiliser. Et il ne nous connaît pas s'il pense que pendant un mois nous allons nous taire, rentrer chez nous, arrêter de nous mobiliser
alors qu'on a rencontré depuis le début de cette mobilisation, début d'une mesure, mais du mépris, des paroles toute la journée. Les paroles,
il
y en a eu assez de Sébastien Lecornu, de Geoffrey, de Nunez. Ce qu'on veut maintenant c'est des actes et les actes doivent être posés rapidement. Mané Sandel, il souligne quelque chose qu'on a tous souligné tout de suite. Comment vous expliquez quand vous avez une crise aussi inflammable, brûlante, comment vous expliquez un report d'un mois ? Comment, Laurent ? Pour plusieurs raisons. Alors il y a déjà des mesures qui sont entendables et j'espère qu'ils seront écoutés et résolus rapidement.
C
'est notamment le remplacement des professeurs. Qu'il n'y ait pas suffisamment de professeurs devant les élèves, ça, ok. Mais si on parle de parcours sup, qu'est-ce que c'est le parcours sup en fait ? C'est juste le symptôme...
C'est
pour beaucoup une injustice. Oui, je
sais, je l'ai connu. Le symptôme, il manque de place. Mais
c'est le symptôme d'un véritable problème de fond. On a poussé tous les jeunes au bac. Alors, en dévalorisant totalement, et heureusement, il y
a
un petit retour, en dévalorisant totalement des métiers qui sont très intéressants, et on a baissé le niveau du bac et il n'y
a
plus assez de place derrière.
Est-ce que vous pensez... Ils avaient 10
ans pour y penser ? Oui, je ne... Non,
je sais bien. J'apporte une vision. Je reste ici avec
vous. Si vous voulez, j'essaie de... Parce qu'on peut changer tout le système. Ça ne changera rien. Quand vous arrivez avec des bacs qui sont bas en termes de niveau, et
que derrière... Quelle preuve de
ça ? Que le niveau a baissé
au niveau
du bac
? Monsieur, s
'il vous plaît, je ne vous ai pas coupé, donc je vais aller au bout. Que derrière, tout le monde n'est pas fait pour faire des études supérieures, et ce n
'est
pas négliger quiconque de faire ça. Avant, et heureusement on y revient, apprendre un métier, c'était une belle chose. L'apprentissage, c'est une belle chose. Mais simplement, on a eu cette idée dans les années 80 de pousser tout le monde au bac par principe. Est-ce que vous pensez que les gens qui glandent des années entières dans des facs à 10 heures de cours par semaine pour n'obtenir aucun résultat pendant 4-5 ans et qui au final finissent à faire des métiers qui ne sont pas du tout à la hauteur des études qu'ils avaient visées, ça fait des gens malheureux, ça fait des jeunes malheureux. qu'il n'y a que des professions qui sont issues de ces formations.
L'intelligence artificielle va remplacer tout
ça.
Moi j'ai entendu ce même gouvernement depuis 10 années dire que l'apprentissage est devenu la voie royale, que c
'est qu'on a mis... Il faut que ce soit. Il
faut.
Il a fallu que ça soit. Et tout est
respectable. Quand même, ce que vous dites, c'est assez... Je veux peut-être vous remercier parce qu'effectivement vous clarifiez de manière
vraiment, pour le coup, très nette, une position qui est celle du gouvernement. L'idéal
de leur société c'est qu'il y ait moins de gens formés après le bac. Mais qu'est-ce que c'est que la réforme du lycée professionnel qui là aussi avait été contestée ? Là aussi n'avait connu aucune discussion ni avec les syndicalistes du lycée professionnel ni avec les élèves ni rien. Effectivement, leur objectif en favorisant l'apprentissage, en dévalorisant de manière abjecte
l'enseignement supérieur, c'est une société avec des gens moins formés, moins efficaces, de moins bons travailleurs. Et bien nous, ce que nous voulons, ce n
'est
pas une société évidemment avec des millions de sociologues qui ont tous fait des facs de sociologie. Ça c'est les clichés, les poncifs que vous
recyclez
la
plupart
du monde. Regardez
les gens aujourd'hui, les jeunes qui sont malheureux parce qu'ils ont fait des années d'études après le bac, qui ne trouvent pas de job et qui sont au
SMIG. Il n'y a pas de job, mais c'est une chance pour un pays d'avoir des gens formés. Non mais moi je le dis avec cœur parce que moi... C'est la
grandeur d'un pays
d'avoir... Non mais parce que... Non mais moi je le dis avec cœur, mais non mais ne me caricaturez pas. Je veux vous dire, moi je dis
ça avec cœur. Je suis maman, c'est pas pour ça que j'en parle mieux que d'autres, mais moi ça m'intéresse la jeunesse et moi j'ai énormément de respect pour
tous ces
jeunes et moi ça me fait mal au cœur de voir que ces jeunes on va les basculer dans des systèmes où ils n'auront
pas de job. Mais moi ce qui m'étonne, on découvre tout ça aujourd'hui. Non, de tout. Il y a toute formation.
On fait tous
semblant
d'avoir une discussion rationnelle
et de discuter comme si on était dans les années 80-90
avec
des organisations lycéennes représentatives
des
lycéens qui manifestent avec des organisations étudiantes un peu structurées, avec des discours eux-mêmes structurés. Ce n'est pas un mouvement lycéen, c'est un concours TikTok de poubelles brûlées. Ce ne
sont
pas des manifestations,
ce
sont
bien souvent
des émeutes. Je ne crois pas, j'ai entendu évidemment le Premier ministre ce soir, mais même le ministre de l'Éducation nationale la semaine dernière, si vous voyez, pour moi il y avait une décorrelation totale entre ce qui se passe concrètement dans les rues et les réponses institutionnelles j'allais dire d'un autre temps comparé à...
Mais qui peut
apporter une réponse si ce n
'est
pas une
réponse politique, ce sont les forces de l'ordre ?
Non, mais c'est des anthropologues,
c
'est...
Non, mais
c'est...
Pardon. Est-ce que vous avez lu ce matin ? Le Premier ministre annonce une plateforme, vous vous
annoncez
une réunion
anthropologue.
On n'est pas sur ce qui se met en espagnol. Sonia, est-ce
que vous avez lu ce matin l'éditorial du Figaro ?
Je
suis sûr que
oui. Toujours, tous les jours. Sinon... Vous avez vu
ce que racontait Vincent Trémolet de Villers, il raconte que c'est une crise de l'autorité, que c'est une crise
de
la désinhibition.
Je respecte le Figaro parce que je lis le Figaro.
Mais
si c'est l'éditeuriste du Figaro qui est au diapason de l'état de la jeunesse du pays,
permettez... Je prends au diapason du diagnostic de la jeunesse de ce pays.
Je suis désolé, vous avez participé à des mouvements politiques.
Vous restez jeunes, M. Torbière. Je
pense que... Je ne
sais
pas ce qui vous arrive. Vous n'avez pas vu la réunion tout à l'heure avec tous les syndicats qui se sont mis d'accord sur
des mesures... Mais représente qui, le nom ? Il représente qui ces syndicats ? Il y a
des élections à la
fac. Vous pensez que les gens qui brûlent des
camions de pompiers, ils connaissent même le nom des syndicats ? Mais il faut atterrir, il faut être un peu humble dans
la vie. Alors, qu'est
-ce qu'on fait ? Qu'est
-ce
qu'on fait ? Dites-moi.
On tape ? Non, oui. C'est quoi l'autorité ? C'est tapé ? Oui, effectivement. Non,
mais ceux qui brûlent des poubelles, qui brûlent des camions de pompiers, effectivement, on...
Vous savez, ce mouvement, il atteint
les
majoritaires
de
la violence légitime. Ce genre de discours,
ce genre de discours, vous savez, ça ne marche plus,
en
fait, à partir du moment où ce mouvement,
justement... Mais vous pourriez que ça marche, de brûler
des
lycées à Nantes ? On a compris, brûler des
poubelles, etc.
Je pense que simplement... Arrêtez de dire poubelle, ce n'est pas des poubelles, c
'est des lycées,
c
'est des enfants attaqués,
un nourrisson... Il y a le cycle de la mobilisation de 2000 lycées à l'arrêt. Quel lycée a brûlé hier ? Mais c'est quoi la réponse pour ceux qui brûlent à l'école à Nantes ? Mais ce que je veux vous dire... Écoutez-vous, attendez. Le but du mouvement,
ce
n
'est pas de brûler des lycées.
Mais il n'y a pas de mouvement, il y a des émeutes, vous pensez qu'il n'y a pas bien ? Mais je vais vous apprendre... Il y a à peu
près près de 100 000 personnes à Paris qui ont manifesté.
Peut-être
que ça a fait lieu,
Et vous pensez que ces gens-là, ils sont... Après, tu ne vends que que le déjeuner par la de 100 000. Il y a une réalité qui a évolué. Mais
vous vous rendez compte que ça n'écoute même pas les revendications
?
Comment vous voulez qu'on y répondre
? Non, mais il y a une réalité qui a évolué et moi, je félicite le moment lycéen qu'on ait passé un moment de colère. Aujourd'hui, les choses se formalisent.
C'est sûr, des mots d'or.
Et les mots d'or, il
faut
les prendre au sérieux. Je vous ai raconté ce matin quand M. Jeffrey est reçu à la commission éducation et qu'il dit que sa grande mesure, c'est le truc agora. Non, il dit que c'est bien parce qu'il y
a
eu 30 000 contributions sur 5,5 millions. C'est du baratin. Voilà ce
que je pense. Et il dit qu
'il n'a que 8 mois. Est-ce qu'en 8 mois, il va lire 40 000 ?
C
'est 40 000,
je
crois. Mais ça,
je
suis d
'accord avec vous. Alors, écoutez, attendez, laissez-le parler. Je vais dire une chose, ce que j'ai à vous
dire.
Vas-y. Parce qu'au bout d'un moment, dès qu'on essaye de parler des revendications, on nous parle des feux, etc. Mais peut-être, laissez-nous parler sur le fond puisque vous dites justement que
ce mouvement n'est pas
légitime
parce qu'il n'y a pas de
revendications qui
viennent
depuis une semaine. Depuis une semaine, les syndicalistes, les parents d'élèves rejoignent les mobilisations. Je remarque quand même qu'elles sont particulièrement plus apaisées, depuis hier notamment. pique
de la
mobilisation. Moins de lycées, moins de cas que vous aimez monter en bourrique,
etc. Mais on n'aime
pas. Mais ça nous fait signer
que l'heure. On va
terminer.
C'est simplement l'heure. On n'aime pas. On n'aime ça.
Et un mouvement qui se construit sur des revendications claires,
des
mesures tout à fait claires. Monsieur Lecornu dit qu'il veut agir pour le bâti. Pour l'instant, la seule chose qui a été faite pour le bâti, c'est une visioconférence avec les présidents de région mais qu
'il
fasse un plan d'urgence, qu'il fasse un plan d
'urgence sur le bâti. Et là, la
mobilisation s'arrêtera. Et sur le parcours sup, la transparence, elle est très bien sur le parcours sup. Cette plateforme, elle est tout à fait claire
dans le fait qu'on sélectionne dans toutes les filières alors qu'auparavant, beaucoup de filières, et c'est toujours écrit dans le droit, n'étaient pas sélectives. Donc tout simplement, le parcours sup, il faut l'abolir. Le
bâti,
il faut faire un plan de plusieurs milliards dessus.
Vous proposez quoi à la place de parcours
sup
?
On met un
système où on a un accompagnement humain
par un algorithme. Vous m
'avez posé une question. Peut
-être cinq
secondes.
Peut-être cinq
secondes, je ne sais pas. Je vous en prie. On
met un accompagnement
humain, on sectorise les voeux pour pas que ce soit tout le monde qui soit dispatché sur des voeux à l'échelle nationale et qui se retrouve un mois avant la rentrée à devoir déménager de manière précipitée. Tout ça, on peut le faire. Les
solutions sont apportées à chaque fois qu'il y a des réunions. Il suffira de ne
pas transformer des lycéens en émeutiers. Par exemple, quand on est libre pour le parcours sup, moi je suis d'accord avec vous, je pense que c'est un sentiment de
dépossession pour les étudiants et pour les parents d'avoir l'impression que c
'est
l'algorithme qui décide à votre place. Par contre, je ne
suis
pas du tout sûr que certaines personnes cagoulées qu'on a vues ces derniers jours,
s'il
y a
une réforme de parcours sup, tout d'un coup, dans trois mois, dans six mois, ils sortiront pas. On ne
sait
pas que
si les
revendications étaient... On y a accédé, ce serait la meilleure manière d'arrêter ce mouvement-là ? Vous pensez qu'il y
a
une autre solution ? Moi, je ne
suis
pas sûr qu'il y
ait
des revendications
Moi, je ne vois pas d'autre solution que la
solution politique en tous les cas. Mais politique
avec lequel je m'envoie ?
Ce qui m'interroge ce soir,
c
'est quand même, on nous annonce une allocution et je salue Serge Raffi qui est avec nous, éditorialiste politique au point et écrivain avec vous tous. Ce qui interroge, c'est que c'est une allocution qui est annoncée quand même. Il y a plusieurs jours, il y a eu les revendications. Je suis allée les voir. Il y a dix revendications. Dix points.
Il
y a même
un site. Vraiment, oui, je suis allée sur le site, c'est assez clair. On dit oui ou on dit non. Mais la réponse ne peut pas être que politique. Qui va faire porter aux forces de l'ordre pendant plusieurs jours ? Qui
? On est
en train de dire aux forces de l'ordre non mais écoutez, la réponse politique ne vient pas. Tenez, tenez pendant un mois et on verra ce qui va
se passer.
On est en train de parler d'un problème majeur qui est l'éducation en France. Voilà. Et ce problème majeur, on a deux réponses face à cela et
il
n'y a
rien qui va. Rien qui va, désolé de le dire, dans le mouvement lycéen qui est récupéré par un parti politique des black blocs, des gens qui ne pensent qu'à foutre le feu et qui n'en ont rien à faire de vos études.
Je
vous le dis très franchement et rien qui va dans
la réponse
du Premier ministre qui est à côté de la plaque et qui a fait comme si rien ne se passait. Vous disiez tout à l'heure il ne faut pas de sélection.
Si, il
faut une sélection. Tout le monde n'est pas fait pour
tout. Je
ne
vous
ai pas dit ça. Il y
a
des filières qui ont toujours été sélectives et qui peuvent le rester.
Il
faut le faire. En revanche, tout le monde ne
peut pas avoir son bac. Arrêtez de ouvrir des
places à l'université. Tout le monde ne peut.
On fait
un
dialogue. Je vous écoute après. Beaucoup d'intérêt.
On ne peut pas dire aujourd'hui 95% d'une classe d'âge à le bac parce que quand on ne met pas les moyens dans l'éducation et qu'on baisse le niveau des programmes ça veut dire qu'on baisse le niveau du bac et
ce n'est pas un
cadeau pour les lycéens. Moi, vous savez, je pense qu'avoir un métier technique dès le collège avec à la fin une sécurité de l'emploi et que vous allez vivre une vie réalisée parce que c'est le métier qui vous plaît je pense que c'est mieux que d'aller dans une fac où on ne vous attend pas et où vous suivez des cours qui ne vous apporteront pas un boulot derrière. Je pense que c'est du pragmatisme et
je
pense
qu'il est temps
de voir
ça
en profondeur il
faut tout revoir de la carte
de
l'année. Il y a l'absence
des professeurs il y a il fait chaud l'été il fait froid l'hiver mais on a quand même une partie de la jeunesse ou une jeunesse angoissée par la crise climatique perdue face à un avenir incertain et ce n'est pas un chèque qu'il faut en vous écoutant j'impression que c'est un reset total tout changé.
C'est pas un chèque Je vais
travailler dès le collège.
Sonia,
vous dites en même temps la réponse est politique enfin doit être politique mais le problème c'est que justement ce que souligne cette crise majorité à l'Assemblée Nationale vous avez un président de la République qui sait très bien que dans quelques mois c'est terminé pour lui vous avez des candidats à l'élection présidentielle qui ont tendance à pas non plus vouloir trop sortir de leur couloir de nage pour pas prendre de risques sur un plan purement électoraliste et vous avez aussi de toute façon une crise de la représentativité plus structurelle en France et donc c'est de cette
nature et en ordre du vide il faut dire les choses il y a une sorte de sidération le gouvernement attendait que
ça allait venir des automobilistes ou de la flambée des carburants c'est venu d'un autre mouvement il y
a
une forme de sidération il y a un manque de réponse
quand même tout le monde prédisait mais le
Premier ministre il peut tout à fait faire un chèque en bois c'est à dire que
s'il veut imaginez c'est
vous
qui
payez
non mais c'est pour ça
s'il était irresponsable qu'est-ce qu'il fait aujourd'hui il dit ok je vous donne 10 milliards ça sera pas lui dans
6 mois c'est fini je vous mets mon
billet
ce
sera un chèque en bois parce que le budget qui va être voté ne sera pas reconduit enfin sera modifié lors de l'élection du prochain président vous vous doutez bien qu'ils ne
vont
pas garder ce budget donc même si
on vous disait aujourd'hui vous vous dites bien qu'il rouvrirait
le front de la mobilisation lycéenne à peine élue mais
attendez mais même si aujourd
'hui mais ne croyez pas non plus que tout le monde est terrorisé enfin je vais dire
non je n'ai pas besoin d'y croire je constate un peu les réunions de Macron on est en République l'ordre est maintenu 55% des Français
aujourd'hui disent que le mouvement doit s'arrêter 3
Français sur 4 55% des Français le soutiennent les deux
c'est les deux mais
j'apporte un réplication ah non monsieur
ne vous moquez pas vous allez voir
les chiffres le paradigme c
'est qu'ils soutiennent et en même temps ils veulent que ça
s'arrête mais nous aussi on veut que ça s'arrête tout le monde est poché s
'il vous plaît il y
a
quand même quand vous dites le gouvernement ça ne fait pas trembler
il
y
a
quand même une hantise
de
tout au gouvernement quand il y
a
ces mouvements là c'est qu'il se passe quelque
chose et
qu'il y a un drame et là tout bascule et on a connu ça il y
a
le syndrome Alicoussikine il y a tout ce qui s'est passé on a en tête des émeutes extrêmement violentes Serge Raphaël on ne peut pas dire que le gouvernement vit une période où il n'est pas tous les jours en train de se dire mon dieu qu'est-ce qui va se passer
bien
sûr le problème
de
fond d'abord un le malaise de la jeunesse il est profond c'est pas juste un c
'est pas juste un coup de gueule c'est bien plus grave que ça
c
'est plus grave que ça c'est une génération qui est abîmée par beaucoup de choses qui est abîmée par la peur de l'avenir qui est abîmée qui a été abîmée par le Covid qui a été abîmée aussi par effectivement l'espèce de trou noir de parcours sup qui fait peur à tout le monde moi je me souviens quand on a fait pour mes enfants parcours sup ça a été un cauchemar à chaque fois donc cette angoisse générale
qui
est là elle ne va pas être résolue en trois secondes première chose deuxième chose ce gouvernement est le gouvernement le plus faible pratiquement de l'histoire de
la Vème République
il le dit lui-même voilà
et donc
si vous voulez prendre des décisions dans les conditions dans lesquelles il se trouve c'est très très compliqué d'autant
plus que les revendications qui sont présentées par les lycéens qui sont toutes légitimes ce sont des revendications que les professeurs les enseignants avaient déjà posées c'est à dire qu'elles étaient déjà sur la table depuis longtemps tout le monde est au
courant c'est pas très nouveau tout le monde
a compris mais personne
ne répond donc la
question c'est que c'est un gouvernement je dirais
qui est dans un état de vulnérabilité absolue pendant 7
mois on va tous ils vont lâcher du l'Est là ils nous ont fait le coup du grand débat on l'a bien vu c'est un marché je pense
il y a des
solutions par exemple une revendication les journées sont trop chargées oui c'est vrai et bien limitons les vacances parce que c'est ça notre déséquilibre avec le
geste j'ai oublié la
réponse du
bac moins de jours de vacances et des
journées plus légères et on va se mettre dans le même cadre de l'OCDE attendez proposez ça aux enseignants pour lesquels j
'ai
le plus grand respect et je suis vraiment stupéfaite de voir ce qui s'est passé en termes d'agression sur les enseignants ce qui montre l'effondrement de l'autorité parce qu'à l'époque qui était la mienne jamais on ne se serait imaginé même pardon mais oui à l'époque non mais à l'époque on respectait les enseignants je veux dire ça ne serait pas arrivé à l'idée de les taper sur des enseignants d'ailleurs je pense
que ça n'est jamais
arrivé
sur
ce mouvement c'est une des on
sait
que
c'est ça le trait de ce mouvement je
dis que ce mouvement qui ressemble à d'ombreux autres mouvements lycéens 98 et 90 pour parler des deux plus importantes ces 30 dernières années c'est vrai que ce qui a radicalement changé c'est la violence à
l'endroit des enseignants je vais juste saluer et des
proviseurs parce que pour le coup les proviseurs ils sont vraiment la cible préférée notamment
à côté de vous vous
évoquez cette
violence
qui est
réelle
elle est la conséquence comme le disait monsieur une atmosphère de tension qui est en effet inédite pour
un mouvement
lycéen
maintenant comment on y répond avec ce genre de syllogisme laissez-moi parler ce genre de syllogisme
on
peut on peut on dit comment
on y répond à la violence on ne la souhaite pas on ne souhaite pas l'enlisement
vous la justifiez vous la justifiez
est-ce que peut-être encore une fois je peux finir comment on y répond à la violence on peut y répondre
par les violences policières d'un autre côté on peut y répondre par l'attente pendant des mois et puis on peut y répondre par la politisation par ces revendications politiques qui émergent au départ de lutte locale c'est exactement ce que font les lycéens et ce que font aussi les parents
d'élèves les professeurs justement qui les rejoignent
vous dites violences policières il faut répondre mais expliquez-moi
il
y
a
des violences pompières il y
a
des violences professorales mais c
'est
la police qui affronte oui mais alors pourquoi on attaque des pompiers et des professeurs mais moi hier en manifestation
avant-hier avant
-hier
pas
hier
des attaques de pompiers
oui vous
l'avez vu les camions pompiers brûlés
lundi il y
en
avait écoutez-moi ces
violences-là si vous dites qu'il y a des violences
policières même je vais vous dire mieux
je vais vous dire
mieux on agit en particulier mon camarade encore à
ma droite
on
agit
pour qu'elle n'arrive pas et qu'est-ce qui se passe hier
le
mouvement est largement rejoint les manifestations se font moins d'images de violences parce que la politisation elle est en marche et c'est par la politisation qu'on y
répondra qu'est-ce que vous entendez par
politisation
mais s'il y a toujours ce que j'entends c'est quelque chose de
remarquable quelque chose de remarquable des lycéens qui saisissent de leurs problématiques les plus particulières de leurs intérêts les plus locaux et qui à partir de ça deux semaines après mais on a dix mesures et on a même dans le courrier de monsieur Lecornu on isole cinq points qui sont précisément
vous êtes politisé vous monsieur vous êtes
politisé vous vous
êtes un militant politique mais bien sûr j'ai été
syndicaliste et le syndicalisme
est la forme peut-être la plus élevée de politique non mais vous êtes un militant
LFI
non
je ne suis pas militant LFI vous ne soutenez pas Jean-Luc Mélenchon non je n
'ai
jamais fait preuve de soutien de Jean-Luc Mélenchon d'accord
vous ne faites pas de politique du tout et vous trouvez qu'il y a une
récupération je
peux saluer Marius Minil
qui est à côté bonsoir à vous consécrétaire général de l'union syndicale lycéenne et qui sera demain aujourd'hui aussi vous étiez mobilisé ou vous vous préparez pour demain
et effectivement demain c'est l'acte 3 de
la
mobilisation et
donc on appelle l'acte 4
pardon tous les lycéens
à
bloquer leur lycée le matin et à se joindre aux manifestations l'après-midi dans toutes les villes de France parce que là il faut intensifier la mobilisation encore une fois on n
'est
pas écouté sur nos revendications et tout le monde enfin vous l'avez dit et mon camarade Manès l'a dit la réponse ne peut être que politique par l'écoute de nos revendications qui sont très claires on a 10 points vous pouvez
aller les
voir sur le site 10mesures.fr et donc encore une fois on ne nous écoute pas c'est quand même incroyable il y
a
des centaines de lycées bloqués des centaines de milliers de lycéens qui sont mobilisés tout simplement pour pouvoir étudier dignement tout simplement pour avoir un professeur devant sa classe pour ne pas avoir des lycées qui tombent des plafonds qui tombent dans nos lycées donc on veut être écouté tant qu'on n
'est
pas écouté on continuera et la mobilisation va s'intensifier s'intensifier s'intensifier je
peux vous poser juste une question c'est une question que
je
me posais depuis le début du mouvement quand vous bloquez un établissement d'accord vous empêchez l'entrée on est d'accord c'est le système du blocage je ne parle même
pas des violences c'est le
principe donc par exemple vous empêchez des élèves d'aller étudier s'ils le souhaitent est-ce que vous trouvez
que c'est démocratique ça monsieur est-ce que vous trouvez
que c'est démocratique non ce n'est pas démocratique quand
il y a des assemblées générales c'est pas
démocratique
il n
'y a pas une question d'assemblées générales
la liberté non mais la liberté monsieur compliqué
de voter
contre la liberté je vais finir la liberté de chaque étudiant c
'est d'aller étudier que vous vous vouliez ne pas aller étudier c'est votre problème mais empêcher des autres élèves d'aller étudier ça c'est factieux vous n'avez pas le droit c'est interdit de bloquer la circulation des gens
je vais quand même répondre quand on ne bloque pas les lycées on n
'est
jamais écouté je vais vous dire moi je suis élu académique
à la vie lycée quand on ne brûle pas on n'est pas écouté quand on ne prend pas des prix qu'on n'est pas écouté dans les
institutions
écoutez-moi dans les institutions dans les
conseils académiques tout le monde est d'accord sur nos revendications tout le monde est d'accord que Parcoursup est un mauvais système tout le
monde
est d'accord qu'il faut un professeur devant chaque classe et pourtant rien n'est fait pourquoi ? parce que les institutions aujourd'hui sont dysfonctionnelles et que ça ne marche pas aujourd'hui on bloque des lycées des centaines de lycées et on voit qu'enfin on peut parler des revendications enfin on s'active un petit peu et enfin on va pouvoir
enfin être écouté là
où j'apporte un point et je le dis malheureusement c'est qu'on a vu à l'aune de la crise des gilets jaunes qu'ils n'ont été entendus que lorsqu'il y a eu
malheureusement
donc on est dans un pays malheureusement et on peut tous le déplorer malheureusement
vous
savez entendu je ne
sais
pas si ils
ont été entendus ils ont eu le chèque ce qui est compliqué ce qui est un peu compliqué
c
'est un peu compliqué c'est un peu compliqué c'est un peu compliqué c'est un peu compliqué c'est un peu compliqué
c
'est un peu compliqué
d'abord
moi
je voudrais saluer les
deux
jeunes je ne
suis
pas du tout d'accord avec eux mais ça n'a aucune importance mais qu'est-ce que ça fait du bien
qu
'est-ce que ça fait du bien d'entendre des jeunes qu'en soit moi je suis un vieux con
je
suis
un vieux je suis un baby boomer dans toute sa splendeur
j'entends des jeunes j'entends leur colère vous savez à quoi je pense en ce moment je revois Danny Cohn-Bendit en 68 en train de narguer la police je
ne sais
pas si c'est un compliment non non mais si mais à
l'époque oui bien sûr aujourd'hui non mais à l'époque
peut
-être qu'ils ne connaissent pas mais moi je trouve ça très intéressant pour moi
ce qui m'intéresse mais il n'y a pas de solution pour le moment de ce pouvoir parce que ce pouvoir
est faible
il
peut lâcher du lest ils peuvent lâcher du lest
etc c'est le roi est nu c
'est une situation politique incroyable alors dites-le aux paysans dites-le à tout le monde
à la fin d'un mandat c'est vrai que et à
l
'approche d'une élection
c'est ça qui est nouveau
et qui est inattendu d'un point de vue crise sociale crise explosion mais
c'est justement parce que ce pouvoir est en fin de mandat et
ça rend très difficile la sortie de crise outre le fait que ce pouvoir ce pays n
'a plus d'argent j'imagine Bruno vous avez déjà entendu des hommes politiques et des femmes politiques de premier plan vous dire ces dernières semaines qu'ils ne sont même pas sûrs qu'on puisse arriver au premier tour de
l
'élection présidentielle dans des conditions on
ne lèvera pas la dette
conventionnelles il y a une crise de la dette qui peut
intervenir à n'importe quel point une crise de la dette une angoisse des
infirmières une angoisse
des milieux une crise de la dette ça va mettre tout le monde d'accord et honnêtement
c'est moins 30% des pensions mais écoutez ce
soir si vous nous rejoignez à l'instant ce soir
le premier ministre a pris la parole et moi je trouve incroyable la structure du discours il a parlé à la fois de la crise des lycéens de la flambée des carburants de la colère paysanne et donc et du mur de la dette
mais
il a fait lui-même la convergence des luttes
oui
d'ailleurs il a même parlé de la présidentielle à la fois
c'est
vrai il
a dit s
'il ne fallait pas lier c'est fait c
'est quand même assez inédit il faut comprendre
que les français ont un
sentiment d
'accumulation et
merci de me faire le sous-texte moi je pense que il y a de lui ce qui serait intéressant c
'est un aveu d'appuissance ce qui est
très compliqué ce qui est très compliqué ce qu'il dit ce qui serait intéressant
je pense pour les jeunes
il
est dans un corner et
c'est difficile c'est très difficile de créer
une crise lycéenne par ailleurs qu'il faut prendre au sérieux je suis d'accord mais c'est très difficile parce que ça coûte cher parce que ça mêle différentes différents pouvoirs les régions l'état enfin tout ça c'est pas simple quand on regarde l
'histoire quand on regarde l
'histoire l'état et le pouvoir en fonction de la période rappelez-vous 1986 c'est le projet le projet de loi de Vaquet il y a l'affaire
oui mais là il y a un projet de loi c'est pas n'importe quel gouvernement justement c'est ce
que j'essaye d'expliquer
oui
mais c'est plus facile
mais attendez c'est ce que j'essaye
d'expliquer vous me laissez pas finir ma phrase c'est justement
le
projet de loi de Vaquet a été retiré c'est à dire que l'affaire a été réglée en 2006 on a le même problème avec le CPE
et
il
y avait un projet
90 90
c'est
exactement le
même débit il y a un an que vous ne citez pas les
revendications même si elles
sont
légitimes elles sont disparates
il y a un an
que personne
n'a cité je suis très étonné c'est beaucoup plus
dur
de céder je suis très étonné parce que c'est trop
compliqué non
non nos revendications elles sont très claires c
'est l'éléphant au milieu de la paix mais pardon il y a quand même un président qui s'est présenté en disant la jeunesse vous allez voir ce que vous allez voir
si j'avais un conseil à donner pardonnez-moi pour moi c'est bonnet
blanc
et blanc bonnet si j'avais
un conseil à donner aux jeunes ils ne
vont
pas m'écouter en plus je pense que vous n'avez pas de sympathie pour moi vous voyez pourquoi vous dites ça vous croyez que je suis contre vous
pas du tout j'ai écouté ce que vous avez dit et par l'instant je pense que
votre conseil je pense qu'il faut
solliciter les candidats à la présidentielle mais ne vous moquez pas vous savez il faut solliciter le respect aussi c'est bien il faut solliciter les candidats à la présidentielle c'est eux qui vont c'est ceux qui vont gagner la présidentielle qui vont pouvoir vous donner des choses celui qui est
là en ce moment je vous
assure qu'il y
aura
un budget rectificatif donc même si aujourd'hui il vous donne 10 milliards si le candidat qui sera élu vous n'arrivez pas à le convaincre ou si ce n
'est
pas un candidat que vous avez choisi il fera sauter cet argent là parce qu'il va être obligé de présenter un budget à l'équilibre parce que la BCE et vous êtes suffisamment intelligent pour le comprendre va tenir le crayon
du prochain budget Laurent
ça y est on critique les élus on critique les élus LFI sont critiqués le gouvernement dit et les renseignements disent mais ils sont auprès des jeunes moi je m'interroge aussi pourquoi les autres élus ne sont pas sur le terrain alors oui il y a Robert Ménard à Béziers mais je ne vois pas il y a certainement d'autres mères non mais je donne toutes les tendances c'est important aussi
oui
il est allé avec l'Élysée
pardon
? il est allé avec l'Élysée non il
est allé
à la rencontre
il est
allé pour leur parler pour
leur parler c'est une démarche
plutôt
positive et empêché certains il
y
a beaucoup de mères il y a beaucoup de mères il y a beaucoup de mères il y a
beaucoup
de
mères une écoute etc on pourrait les aider et ils ressortent ils disent très bien on a été reçu mais en fait ils ne peuvent rien faire c'est ce pouvoir qui peut faire quelque chose et c'est ce pouvoir qui se tait ou alors qui parle pour
ne rien dire est-ce que
franchement vous ne trouvez pas que les élus insoumis vous instrumentalisent un peu ou instrumentalisent un peu la lutte en venant
faire des séquences TikTok auprès de lycéens en promettant pas grand chose parce que de toute façon ils n'ont rien à promettre mais en soufflant plutôt sur les braises en essayant de les laisser entendre qu'effectivement les policiers sont très violents avec vous
est-ce que vous n
'avez
pas l'impression à un moment d'être instrumentalisé par vous
? Non non et on vient de le dire en fait tous les élus devraient être là à venir nous écouter sur les blocus ce qu
'on
demande si je pourrais étudier dans des conditions normales et les élus devraient s'ils avaient vraiment fait leur travail on ne serait pas mobilisés parce qu'on aurait un professeur devant chaque classe et on n'aurait pas des lycées qui se sont délabrés donc tous les élus devraient venir nous on remercie les élus qui viennent et qui nous écoutent évidemment d'autant plus qu'on observe que quand les élus sont là il y a moins de violences policières et donc vous par exemple je ne comprends pas pourquoi vous
n
'êtes pas venus nous écouter
voilà parce
que moi je préfère aller écouter les agriculteurs qui sont en vrai galère vous
choisissez un peu vous
merci pour ce
débat
restez avec nous on va marquer une
pause