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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 8 octobre 2026 63 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSolidarités & familleSécurité

LAURENT JACOBELLI est SEUL CONTRE TOUS sur BFMTV !

Source d'origine 9 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 18 %Attaque 60 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Les premières réactions politiques, Laurent Jacobili, qu'est-ce qu'il faut retenir ?

  • 0:09OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est à la hauteur, malgré tout, des enjeux du pays ?

  • 1:30OuverteRéponse partielle

    Expliquez-nous, expliquez à ceux qui nous regardent, et puis vous allez tous réagir.

  • 3:48OuverteRéponse partielle

    Dites-moi, vous, au pouvoir, quelle est votre baguette magique ?

  • 4:50OuverteRéponse partielle

    Vous savez très bien que ce qui manque à cette génération, c'est une instruction solide.

  • 5:47RelanceRéponse partielle

    Mais est-ce que la réponse attendue vraiment, quel que soit le gouvernement, est-ce qu'il aurait pu répondre à une crise aussi systémique de l'éducation nationale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:05PrésentateurChiffre
    « Une seule certitude, comme elle nous a dit, il y aura 54 milliards d'économies sur le budget. »
  • 4:24Locuteur 8Chiffre
    « Je suis élu de Saint-Saint-Denis. À la rentrée, il y avait 823 élèves du département qui n'avaient pas d'affectation. Actuellement, ils sont 450. »
  • 5:04Locuteur 8Chiffre
    « Un an et demi sur un bac professionnel ces 20 dernières années. »
  • 5:26Locuteur 8Chiffre
    « Le ministre a acté qu'actuellement, il dit 7,5% des heures n'ont pas lieu. »
  • 8:38PrésentateurFait
    « L'essence, plus de la moitié du prix du litre, ce sont des taxes. »
  • 9:22Locuteur 9Chiffre
    « 40 milliards de dépenses supplémentaires prévues au budget, c'est-à-dire une aggravation du déficit. »
  • 12:52Locuteur 8Chiffre
    « Le Covid, 30% de notre jeunesse qui a des problèmes psychiques. »
  • 20:12PrésentateurChiffre
    « Ce soir, si j'ai bien compris, sanctuarisation, en tout cas le budget, il y a 1,2 milliard pour l'éducation. »
  • 23:15Locuteur 6Chiffre
    « Les gouvernements lâchaient entre 1 et 2 milliards. Eh bien cette fois-ci, on ne les a pas pour l'instant. »
  • 24:15Locuteur 8Chiffre
    « 53 personnes les plus riches du pays possèdent désormais autant que 32 millions les plus pauvres. »
  • 25:54PrésentateurPromesse
    « La solution pérenne étant la baisse de la TVA de 20% à 5,5%. »
  • 26:42Locuteur 9Fait
    « La colère des jeunes ne vient pas de nulle part. »
  • 26:54Locuteur 9Fait
    « Nous leur avons demandé des efforts considérables. »
  • 27:13Locuteur 9Fait
    « La responsabilité du gouvernement et de l'ensemble des formations politiques doit être de rétablir cette confiance. »
  • 27:40Locuteur 3Fait
    « La spécificité, elle est objectivement beaucoup dans la mobilisation. »
  • 27:53Locuteur 3Fait
    « La montée des extrêmes, c'est quelque chose qu'on voit partout en Europe. »
  • 28:25Locuteur 3Fait
    « Je vois dans la presse étrangère regarder les Français, ils savent se mobiliser. »
  • 30:10Locuteur 2Promesse
    « Nous demandons depuis très longtemps que soient enfin suspendus les certificats d'économie d'énergie. »
  • 30:20Locuteur 2Chiffre
    « Ce serait pour le coup une mesure qui ne coûterait pas un euro à l'État et qui rendrait immédiatement aux Français 17, 18, 19 centimes d'euros par litre. »
  • 31:19Locuteur 2Fait
    « Ce que nous voyons dans nos rues n'est pas tant un mouvement lycéen spontané que la réalité d'une forme de chaos organisée par une force politique qui s'appelle la France insoumise. »
  • 31:31Locuteur 2Fait
    « La violence dont les premières victimes sont des lycéens eux-mêmes envoyés en première ligne. »
  • 36:06Locuteur 9Chiffre
    « Il y a aujourd'hui des mesures à mettre sur la table, très claires, 10 milliards d'euros à mettre sur la table. »
  • 41:15Locuteur 8Fait
    « Je respecte le Figaro parce que je lis le Figaro. »
  • 44:18Locuteur 9Promesse
    « Le parcours sup, il faut l'abolir. »
  • 49:00PrésentateurChiffre
    « 55% des Français aujourd'hui disent que le mouvement doit s'arrêter. »
  • 50:17PrésentateurFait
    « Ce gouvernement est le gouvernement le plus faible pratiquement de l'histoire de la Vème République. »
  • 53:47Locuteur 1Chiffre
    « on a dix mesures »
  • 54:43Locuteur 1Chiffre
    « on a 10 points »
  • 54:50Locuteur 1Chiffre
    « des centaines de lycées bloqués »
  • 54:52Locuteur 1Chiffre
    « des centaines de milliers de lycéens qui sont mobilisés »
  • 55:50Locuteur 1Fait
    « moi je suis élu académique à la vie lycée »
  • 56:00Locuteur 1Fait
    « tout le monde est d'accord que Parcoursup est un mauvais système »
  • 56:02Locuteur 1Fait
    « tout le monde est d'accord qu'il faut un professeur devant chaque classe »
  • 58:01PrésentateurChiffre
    « c'est moins 30% des pensions »
  • 1:00:35PrésentateurPromesse
    « il y aura un budget rectificatif »
  • 1:01:56Locuteur 8Fait
    « les policiers sont très violents avec vous »

Temps de parole

  • Présentateur47 %
  • ?15 %
  • Locuteur 813 %
  • Locuteur 95 %
  • Locuteur 25 %
  • Locuteur 35 %
  • Locuteur 63 %
  • Locuteur 13 %

≈ 34,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Les premières réactions politiques, Laurent Jacobili, qu'est-ce qu'il faut retenir ? On l'a dit quand même, il y

0:04
Locuteur

a

0:04
Présentateur

une situation brûlante, elle va continuer malheureusement demain, sauf surprise, à être inflammable. Est-ce que c'est à la hauteur, malgré tout, et là, si vous pouvez vous extirper de votre rôle, des enjeux du pays, d'une jeunesse angoissée, de forces de l'ordre qui sont exténuées pour la plupart, et beaucoup d'attentes ? Exercice compliqué, Sonia Mabrouk, de commenter le vide, mais je vais essayer. Ça fait dix ans qu'on subit ça, ça fait dix ans qu'il y

0:26
Locuteur

a

0:26
Présentateur

des crises graves, dix ans que notre économie va à volo, qu'il y

0:29
Locuteur

a

0:29
Présentateur

des problèmes à l'école, dans la rue, et dix ans qu'on a un gouvernement qui nous explique qu'il y

0:34
Locuteur

a

0:34
Présentateur

le Covid, il y

0:35
Locuteur

a

0:35
Présentateur

la guerre, il y a le climat, et que donc, il ne

0:38
Locuteur

peut

0:38
Présentateur

rien faire parce qu'il n

0:39
Locuteur

'y a

0:39
Présentateur

plus d'argent. Je pense que ce soir, il n'aura rassuré personne, en tout cas nous, il ne nous aura pas rassuré toujours les mêmes vieilles techniques. Il y a eu, vous vous souvenez,

0:47
Locuteur

au

0:47
Présentateur

moment des Gilets jaunes, le grand débat. Bon,

0:49
Locuteur

ben

0:49
Présentateur

là, il

0:50
Locuteur

y

0:50
Présentateur

a la plateforme des Gilets jaunes, mais je pense qu'on arrive finalement au même résultat, c'est qu'est-ce qui va en sortir ? On parlait de l'agriculture, on va faire un pacte pour l'agriculture. Oui, mais il y

1:00
Locuteur

aura

1:00
Présentateur

quoi dedans ? Ça viendra quand ? Qui mettra en place les mesures ? Bref, rien, pas d'action. Une seule certitude, comme elle nous a dit, il y aura 54 milliards d'économies sur le budget, donc il ne changera pas les masses monétaires. Donc si jamais demain, il y

1:13
Locuteur

a

1:13
Présentateur

des amendements qui arrivent, et on les attend avec impatience, curiosité, on verra bien. Où prendra-t-il l'argent des taxes supplémentaires ? Les retraités qui

1:21
Locuteur 9

seront à nouveau mis à contribution ? Bref, ce soir, aucune réponse à rien. M. Lecornu nous dit, je ne peux rien faire, je constate, et pendant ce temps-là, je parle.

1:30
Présentateur

Expliquez-nous, expliquez à ceux qui nous regardent, et puis vous allez tous réagir. Alexis Carbière, c'est quand même une des crises majeures, on en a connu d'autres, et vous en avez connu d'autres à l'Indion, mais c'est quand même une crise aiguë de la part des lycéens, etc. On ne

1:43
Locuteur

peut

1:43
Présentateur

pas croire que le gouvernement attendent ou les vacances, ou la pluie, ou une forme de confinement en fermant les lycées, pour que ça passe, ce n

1:50
Locuteur

'est

1:50
Présentateur

pas possible.

1:51
Locuteur 8

J'en ai peur. Mais là, c'est amusant, c'est une stratégie, il a fait la convergence des luttes.

1:56
Locuteur

Il

1:56
Locuteur 8

les a toutes rassemblées. Bon, c'est un choix. C'est-à-dire qu'on l'attendait sur la jeunesse, il nous parlait en même temps de l'essence, en disant d'ailleurs aux gens,

2:04
Locuteur

quand

2:04
Locuteur 8

on est à 2,32,40, peut-être que

2:06
Locuteur

ça

2:06
Locuteur 8

va passer à 12 centimes de... C'est bien, mais enfin bon, ça reste quand même quelque chose qui n

2:11
Locuteur

'est

2:11
Locuteur 8

pas spectaculaire, il ne va pas à des agriculteurs. Je veux revenir sur la jeunesse, parce que moi j'ai eu la chance ce matin, je fais partie de la commission éducation et culture de

2:17
Locuteur

l

2:17
Locuteur 8

'Assemblée nationale, on a entendu M. Édouard Geffray, qui nous a annoncé peu ou prou, alors je redécrypte pour ceux qui comprennent, M. Geffray disait que la mesure forte, c'est

2:25
Locuteur

cette

2:26
Locuteur 8

plateforme Agora. Actuellement,

2:28
Locuteur

il

2:28
Locuteur 8

y a, j'ai regardé tout à

2:29
Locuteur

l

2:29
Locuteur 8

'heure avant de venir, 40

2:30
Locuteur

000 contributions sur

2:31
Locuteur 8

5,5 millions de collégiens et lycéens, c'est-à

2:34
Locuteur

-dire

2:34
Locuteur 8

0,5%. Je vous informe aussi que vous, moi, un député d'ARN, c'était amusant en commission, a dit qu'il a contribué. Donc tout le monde sait dire combien tout ça est extrêmement flou, c'est pas limité aux lycéens. Gros baratin ! On ne sait pas très bien ce que ça va donner, on est quand même éclairé par le fait, je ne

2:49
Locuteur

sais

2:49
Locuteur 8

plus comment on avait de cahiers d'oléances

2:51
Locuteur

des Gilets jaunes,

2:52
Locuteur 8

dont on demande nous,

2:53
Locuteur

d

2:53
Locuteur 8

'ailleurs, mon groupe, à ce

2:53
Locuteur

que ce soit publié, parce qu

2:54
Locuteur 8

'on ne sait toujours pas

2:56
Locuteur

ce que ça donne.

2:57
Locuteur 8

Deuxièmement, sur le remplacement, parce que moi je l'ai poussé dans ses retranchements ce matin, il nous dit que je vais trouver sous 8 jours des moyens de remplacement, là c'est le ministre de l'Education nationale. Je l'ai poussé, il nous a dit, je vais être un peu technique, qu'il y aurait des TZR, c'est le nom des remplaçants, qui actuellement ne seraient pas affectés, et qui va vérifier que ces gens ne

3:14
Locuteur

sont

3:14
Locuteur 8

pas affectés, plus des contractuels, plus éventuellement des embauches, mais tout ça est très flou. Je termine, il nous dit sur les emplois du temps ce matin, qu'on va réfléchir les sous-dix jours, et la piste qu'avance M. Geffrey, c'est que peut-être on réduise les vacances scolaires pour avoir des emplois du temps moins chargés.

3:31
Locuteur

Je

3:31
Locuteur 8

ne pense pas qu'auprès de la Genève... Bon bref, il

3:32
Locuteur

n

3:32
Locuteur 8

'y

3:32
Locuteur

a

3:32
Locuteur 8

rien, et il maintient l'idée, je termine sur

3:35
Locuteur

le budget,

3:35
Locuteur 8

qu'il y aura 1588 suppressions de postes dans le budget qui

3:38
Locuteur

vient.

3:38
Présentateur

Il ne vous a pas échappé qu'il a parlé de la bombe de la tête, il ne vous a pas échappé

3:41
Locuteur

qu'il a parlé de l'achat.

3:43
Locuteur 8

Donc

3:43
Locuteur

vous, quelle est votre baguette magique ? A ce soir,

3:47
Locuteur 8

il ne répond à

3:48
Locuteur

rien. M.

3:48
Présentateur

Corbière, dites-moi, vous, au pouvoir, quelle est votre baguette magique ? Pour que les marchés nous laissent tranquilles, nous mettent pas à su tutelle, pour que la BCE ne vienne pas taper sur votre épaule en vous disant « Oh, et

3:57
Locuteur

?

3:57
Présentateur

»

3:57
Locuteur

maintenant

3:57
Présentateur

?

3:58
Locuteur 8

Oui,

3:58
Locuteur

mais

3:58
Locuteur 8

attendez, là,

3:59
Locuteur

il

3:59
Locuteur 8

n

3:59
Locuteur

'y a

3:59
Locuteur 8

plus. Quelle est votre baguette magique ? Attendez, s'il y

4:01
Locuteur

a

4:01
Locuteur 8

un mouvement lycéen, déjà, il y a quelque chose qui ne coûte rien, à mon avis, c'est de dire « Parcoursup, on arrête. » On va travailler, mais

4:07
Locuteur

on arrête. Non, mais

4:11
Locuteur 8

actuellement, c'est un algorithme dont personne ne comprend rien. Là, je vais

4:15
Locuteur

vous dire que c'est pas vrai. Non, c'est pas vrai, ça, c'est pas vrai. Vous vous

4:17
Locuteur 8

comprenez très bien. En attendant, je vais vous dire

4:19
Locuteur

autre chose. Je suis élu de Saint-Saint-Denis. Les établissements

4:21
Locuteur 4

qui font la

4:22
Locuteur

sélection,

4:23
Locuteur 4

les classements.

4:23
Locuteur

Alors, je vous donne un

4:24
Locuteur 8

chiffre à ce stade. Je suis élu de Saint-Saint-Denis. À la rentrée, il

4:27
Locuteur

y

4:27
Locuteur 8

avait 823 élèves du département qui n'avaient pas d'affectation. Actuellement, ils sont 450. Actuellement, il y a 450 bacheliers de Saint-Saint-Denis qui ne savent toujours pas où ils sont affectés. Ça fonctionne peut-être très bien, mais on a un problème. On pourrait d'ores et déjà dire que ce système sera abandonné. On peut trouver d'autres choses. Par ailleurs,

4:42
Locuteur

il

4:42
Locuteur 8

faut aussi permettre les conditions d'accueil plus importantes à l'université. Il peut annoncer qu'il n'y aura pas 1588 suppressions de postes dans le prochain budget. Par exemple, il ne le

4:51
Locuteur

fait pas. Monsieur

4:51
Présentateur

Corbière, vous savez très bien que ce qui manque à cette génération, c'est une instruction solide qui n'a pas été donnée. C'est 30 à 40 ans d'un système. Oui,

5:01
Locuteur

mais c'est eux qui m'ont dégradé. Je suis prof de lycée professionnelle. Vous voulez que je vous dise combien

5:04
Locuteur 8

d'années de suppression on a surpris dans l'enseignement professionnel ? Un an et demi sur un bac professionnel ces 20 dernières années. Un an et demi en moins d'enseignement. Il baisse dans l'enseignement professionnel, l'enseignement général français, histoire.

5:15
Locuteur

Tout se joue

5:16
Locuteur 4

avant. On voit le résultat PISA. Tout se joue bien avant.

5:19
Locuteur

On

5:19
Locuteur 4

sait très bien que l'échec aujourd'hui à PISA se joue dès l'école primaire et pas dans l'enseignement

5:25
Locuteur 8

au lycée. Ce matin, le ministre a acté qu'actuellement, il dit 7,5% des heures n'ont pas lieu. C'est-à-dire sur 12 ans de scolarité, vous avez à peu près, nationalement, et c'est plus forcément à Saint-Saint-Denis, une année entière

5:36
Locuteur

qui n'est pas remplacée. C'est quand même énorme. Pardon.

5:39
Présentateur

Mais il faut un reset total. Vous avez une génération quasiment perdue pour certains. Il fait chaud l'été et il fait froid l

5:46
Locuteur

'hiver.

5:46
Présentateur

C'est grave. Mais est-ce que la réponse attendue vraiment,

5:51
Locuteur

quel

5:52
Présentateur

que soit le gouvernement, est-ce qu'il aurait pu répondre à une crise aussi systémique de l'éducation nationale

5:57
Locuteur

? Non,

5:58
Locuteur 9

sur l'éducation nationale, c'est évident qu'il y a beaucoup de

6:03
Locuteur 8

réformes à faire.

6:03
Locuteur

C

6:03
Locuteur 8

'est évident aussi qu'on ne peut pas improviser des solutions et qu

6:07
Locuteur

'il

6:07
Locuteur 8

n'y

6:07
Locuteur

a

6:07
Locuteur 8

pas de baguette magique. C'est vrai

6:09
Locuteur 9

qu

6:10
Locuteur

'on

6:12
Locuteur 9

a fait pourtant beaucoup de réformes dans l'histoire de l'éducation. Là, on

6:17
Présentateur

a

6:17
Locuteur

besoin...

6:17
Locuteur 5

Oui, bien sûr.

6:19
Locuteur

On

6:19
Présentateur

a

6:19
Locuteur

besoin de beaucoup d'aller autour. Mais Alain, il y avait de la vision ce soir. Il y avait du souffle.

6:24
Locuteur 5

Quand on fait beaucoup

6:25
Locuteur 9

de réformes, c'est que les réformes n'ont pas

6:26
Locuteur

réussi comme on le

6:27
Locuteur 5

voulait.

6:28
Locuteur

On l'a fait. Donc, aujourd'hui,

6:32
Locuteur 9

il se présente sans réforme pour l'éducation. Bon, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que jusqu'en tout cas à l'élection présidentielle,

6:43
Locuteur 5

on va gérer l'indigence.

6:45
Locuteur

On va gérer la pauvreté. Je donne mon sentiment,

6:47
Présentateur

peut-être que je me trompe. Est-ce qu'il n

6:48
Locuteur

'y

6:48
Présentateur

a pas une forme de sidération ? On dirait qu'il y

6:50
Locuteur

a

6:50
Présentateur

une forme de sidération par rapport à ce qui s

6:52
Locuteur

'est

6:52
Présentateur

passé. Mais quelle que soit la couleur politique de ce gouvernement, Marie Chantret, vous allez réagir, monsieur Jacques. Est-ce qu'il

6:57
Locuteur

n'y a

6:57
Présentateur

pas une forme de sidération ? Et on essaye de rattraper un temps perdu...

7:01
Locuteur

Mais nous, on est sidérés de cette

7:02
Locuteur 8

sidération. Moi, je pense

7:04
Locuteur

aussi qu'il

7:04
Présentateur

y avait une totale sous-estimation de ce qui s'est exprimé dans la rue depuis maintenant une douzaine de jours. Le gouvernement anticipait, vous savez, ces mouvements, ces appels à manifester et notamment le point d'orgue le 17 octobre prochain parce que pouvoir d'achat, parce que prix du carburant. Ils anticipaient la crise agricole. Il y a des situations dramatiques. La crise lycéenne, la manière dont elle s'est exprimée depuis maintenant le début du mois de septembre, ça, en effet, il y a peut-être eu un trou dans la raquette, des manques de signaux. – Marie

7:38
Locuteur 8

-Jandré, c'est un classique.

7:40
Locuteur

–

7:40
Locuteur 8

Si je peux me permettre.

7:40
Locuteur

– La

7:40
Locuteur 8

France s'ennuie à la veille de mai 68. –

7:42
Locuteur

Non, non. –

7:42
Locuteur 8

Titré Le

7:43
Locuteur

Monde. – Non, non, mais

7:43
Locuteur 8

attendez,

7:44
Locuteur

ça n'a rien à voir. –

7:44
Présentateur

Alors vous, vous rêvez du grand soir tous les soirs. –

7:47
Locuteur

Non, je ne rêve pas. – Si je peux me permettre. – Du

7:48
Locuteur 8

grand soir de chez...

7:50
Présentateur

– Si je peux me permettre. –

7:52
Locuteur

Ça

7:52
Présentateur

fait dix ans qu'on a un gouvernement de la même couleur politique. Ce n

7:56
Locuteur

'est

7:56
Présentateur

pas arrivé souvent dans les décennies qui nous ont précédés. Dix ans. Et ce soir, le Premier ministre, avec tout le respect que j

8:02
Locuteur

'ai

8:02
Présentateur

pour lui, on a l'impression de voir une poule qui a découvert un couteau. C'est-à-dire... C'est une expression, ce n

8:07
Locuteur

'est

8:07
Présentateur

pas du tout...

8:08
Locuteur

– Vous avez compris. – Merci de me

8:09
Présentateur

rappeler. – Non, non, mais ce n

8:10
Locuteur

'est

8:10
Présentateur

pas une insulte. Mais pourquoi ? Enfin, on le sait qu

8:12
Locuteur

'il y a

8:12
Présentateur

un problème dans l'éducation nationale. Ce n

8:14
Locuteur

'est

8:14
Présentateur

pas ce soir, ce n

8:14
Locuteur

'est

8:14
Présentateur

pas en six mois de fin de règne qui vont arriver à réformer les choses. Bien sûr, c'est un problème puisqu'il y

8:19
Locuteur

a

8:19
Présentateur

un tiers des gamins qui arrivent au collège sans savoir lire ni écrire. Le problème, il est évident.

8:23
Locuteur

On

8:23
Présentateur

voit bien les classements PISA. On voit bien les formations sans déboucher.

8:27
Locuteur

On

8:27
Présentateur

voit bien des jeunes qui sont désœuvrés face à un marché de l'emploi qui a évolué plus vite que l'éducation. Tout ça, il faut le réformer. Ils avaient dix ans pour le faire. L'essence, plus de la moitié du prix du litre, ce sont des taxes. Et ils le savent puisque c

8:40
Locuteur

'est

8:40
Présentateur

Édouard Philippe qui par deux fois les a augmentées. Donc,

8:42
Locuteur

ce

8:42
Présentateur

n

8:43
Locuteur

'est

8:43
Présentateur

pas une découverte. Et on connaît bien la situation géopolitique. On sait bien que la planète n'est plus stable. Rien n'avait été prévu. Alors, ce

8:51
Locuteur

n'est pas en six mois qu'ils vont changer les choses. Si on arrive à voir tous

8:53
Présentateur

les conflits, les

8:54
Locuteur

guerres, il devient

8:55
Présentateur

Mme Yermin.

8:56
Locuteur

Ce n'est pas la poule et

8:56
Présentateur

l'œuf. Dire que la situation internationale est instable, honnêtement,

9:01
Locuteur 9

et que ça joue sur une énergie que nous ne produisons pas, il ne

9:03
Locuteur

faut

9:03
Locuteur 9

pas être

9:03
Locuteur

grand

9:04
Présentateur

clair.

9:05
Locuteur 9

Simplement, si demain,

9:07
Présentateur

il présente des solutions, il va falloir qu'il fasse des économies. Je le répète, nous, on a des lignes rouges. Pas d'impôts

9:13
Locuteur

supplémentaires.

9:14
Locuteur 4

Donc, vous

9:15
Locuteur

voyez, la situation est totalement inextricable. Il y a des agences

9:19
Locuteur 9

gouvernementales qui ne servent à rien, qui l'en suppriment. 40 milliards de dépenses supplémentaires prévues au budget, c'est-à-dire une aggravation du déficit. Il faut qu'il arrête. Donc,

9:28
Présentateur

s'il y a des mesures d'économie en face, d'accord, mais sur le train de vie de l'État, et je crois qu

9:32
Locuteur

'il

9:32
Présentateur

n

9:32
Locuteur

'est

9:32
Présentateur

pas prêt à le faire. Emmanuel Lechypre

9:34
Locuteur 3

? Non, mais d'abord, la situation n

9:36
Locuteur

'est

9:36
Locuteur 3

pas complètement désespérée. Il faut rappeler qu'il y a des pays qui ont connu, comme nous, des grandes difficultés de leur système scolaire, qui ne dépensaient pas plus que la France. Parce qu'il faut rappeler que, grosso modo, le paradoxe,

9:50
Locuteur

c

9:50
Locuteur 3

'est qu'il

9:50
Locuteur

y

9:50
Locuteur 3

a bien une

9:51
Locuteur

question d

9:52
Locuteur 3

'allocation des moyens, mais qu'au niveau de l'enveloppe globale du budget de l'éducation, quand vous regardez, par exemple, combien on dépense en France pour un lycéen, on est un des pays qui dépensons le plus. Donc, ce qu'il faut dire, quand même, pour vous rassurer, c'est qu'effectivement, vous avez raison, le problème n'est pas nouveau. Les manifestations de 90, je parle sous le contrôle de Véronique, c'était exactement les mêmes revendications sur les conditions, etc. Et il faut rappeler qu'il

10:13
Locuteur

y a

10:13
Locuteur 3

des pays, je pense à l'Allemagne, au Portugal, qui, en l'espace

10:15
Locuteur

d

10:16
Locuteur 3

'un mandat présidentiel, c'est-à-dire en 5 ans, ont fait des réformes qui ont

10:20
Locuteur

obtenu des résultats. Et vous avez

10:22
Présentateur

raison.

10:23
Locuteur 3

Notamment dans le classement.

10:24
Locuteur

Mais ce n'est pas qu'une

10:24
Présentateur

question de moyens, je vais utiliser un mot qui va faire hurler M. Corbière, l'effacement de l'autorité à l'école. Mais

10:30
Locuteur

oui !

10:31
Locuteur 3

Mais

10:31
Locuteur

quelles que soient les bords... Cette crise

10:32
Locuteur 3

lycéenne,

10:33
Locuteur

ça n'est qu'une des multiples

10:36
Locuteur 3

manifestations de cette montée de l'impuissance publique, liée effectivement à nos difficultés.

10:43
Locuteur

C

10:43
Locuteur 3

'est-à

10:43
Locuteur

-dire

10:43
Locuteur 3

que le problème des étudiants et le problème dans les lycées, vous le retrouvez à l'hôpital, vous le retrouvez dans la police, vous le retrouvez partout. Et on a cette vraie problématique, aujourd'hui, d'impuissance publique qui se traduit par une

10:55
Locuteur

perte d'autorité de

10:56
Locuteur 8

l'État. Moi, l'impuissance publique, quand j'ai été élu en 2017, élu de Saint-Denis, Édouard Philippe, j'avais déjà raconté ça, nous avait reçu à la préfecture de Bobigny comme premier ministre. Et tous les députés, on était là, et on avait dit, il

11:06
Locuteur

y a

11:06
Locuteur 8

un problème dans le département, c'est l'école. On nous avait dit, vous avez parfaitement raison. On avait dit, 18 mois de scolarité perdue, vous avez raison. Il ne s'est rien passé. Il y a, au début septembre, M. le Préfet, M. le Recteur, nous réunissent tous les élus sur la rentrée. Le Recteur, qui n

11:19
Locuteur

'est

11:19
Locuteur 8

pas un mauvais type d'ailleurs, avait dit, cette rentrée se passe bien, on lui a tous dit, ça va mal se passer. Bon, ce que je veux dire, c'est que ça fait un moment que ça alerte.

11:25
Présentateur

Donc, ils ont des signaux

11:26
Locuteur

d'alerte, c'était... Moi, je veux

11:27
Locuteur 8

bien,

11:27
Locuteur

Marie

11:27
Locuteur 8

-Chantal, ça a sans doute surpris, mais je veux dire, c'est pour ça qu'il y a une colère particulière. Le pays, tout âge confondu, est en colère. Et la jeunesse, qui est une plaque sensible de la société, exprime ça à sa manière, de manière brutale, violente, regardez les agriculteurs, regardez les paysans, regardez, pardon, différentes professions. Il y a de la violence aujourd'hui dans la

11:49
Locuteur

société. Pardonnez

11:50
Présentateur

-moi, mais ce n'est pas parce qu'il y en a qu'il faut qu'elle soit exprimée.

11:53
Locuteur

Mais je ne sais pas ce que je veux dire. Mais quand

11:54
Locuteur 8

je suis, depuis 2022, que nous sommes parlementaires, nous ne votons plus de budget. Ils sont tous imposés par 49-3. Donc, tout ça et l'expression... Je

12:02
Locuteur

vais m

12:02
Présentateur

'expliquer une chose, quand vous dites qu

12:03
Locuteur

'il y a

12:03
Présentateur

de la violence. Moi, je veux comprendre. Si les lycées sont vétustes, pourquoi on brûle des établissements ? Si c'est les policiers qui sont violents, pourquoi on attaque des pompiers,

12:12
Locuteur

des processions... Les viticulteurs brûlent le

12:14
Locuteur 8

Parlement de Rennes. Pourquoi

12:15
Locuteur

le brûle-t-il

12:15
Locuteur 8

? Il ne faut pas, quand les viticulteurs dont je suis originaire, casser la préfecture de Montpellier, parce que la vigne est en danger... Il y

12:22
Locuteur

a

12:22
Locuteur 8

des degrés dans la violence, quand même.

12:24
Présentateur

Reconnaissez qu'on a atteint

12:25
Locuteur

un niveau. Mais des jeunes... 800

12:26
Présentateur

personnes

12:26
Locuteur

blessées. D'accord, Jacques Béli. Monsieur Jacob Béli. Monsieur

12:28
Présentateur

Jacob Béli, 6500 interpellations. On a atteint un

12:31
Locuteur

niveau inattendu. Non, mais le sujet de la violence,

12:33
Locuteur 8

regardons-le, que c'est la société aujourd'hui qui rentre en grande turbulence...

12:37
Locuteur

Et certains en

12:37
Locuteur 8

profitent. ...d'un dégoût politique. Certains

12:39
Locuteur

en profitent. Si vous voulez

12:39
Locuteur 8

dire ça,

12:40
Locuteur

très bien.

12:41
Locuteur 8

Comprenez-le, que effectivement, les revendications de la jeunesse sont très politiques. Mais moi, ça m'étonne à quel point ça part dans tous les sens. C'est un

12:48
Locuteur

changement... Vous l'avez dit

12:49
Locuteur 8

vous-même, d'ailleurs.

12:50
Locuteur

Le dit

12:50
Locuteur 8

le cornu. Le Covid, 30% de notre jeunesse qui a des problèmes psychiques, c'est important.

12:55
Locuteur

Il y avait des problèmes... La génération de futur. Mais attendez, rassurez-moi, le Covid était ailleurs

13:00
Présentateur

qu'en France.

13:01
Locuteur

Absolument. Et la

13:02
Locuteur 8

question de parcours sup.

13:03
Locuteur

Ça ne peut pas arrêter à nos

13:04
Locuteur 8

frontières. cristallise le fait qu'en plus ils ont senti... Les réseaux

13:07
Locuteur

sociaux ont joué au

13:08
Locuteur 3

moins autant que

13:08
Locuteur

le Covid. Sans doute.

13:09
Locuteur 8

Mais ça, ça veut dire qu'effectivement, on est face à quelque chose qui est significatif. Donc s'il n'y a pas... Et là, c'est pour ça que je termine, mais M. Lecornu nous dit en quelque sorte, je reste dans le budget qui vient et en gros, ce que je demande, c'est au Rassemblement National ou d'autres, de me sauver la tête. Bon, on va vers la crise. Je vous l'annonce. Je pense que leur stratégie, de ce que j'ai vu ce matin, mais je peux me tromper, c'est d'aller jusqu'aux vacances scolaires,

13:35
Locuteur

c

13:35
Locuteur 8

'est là, peut-être que ça continuera, peut-être dans d'autres secteurs.

13:38
Présentateur

Pitié, M. Le Gouraud,

13:39
Locuteur

encore

13:39
Présentateur

quelques minutes.

13:40
Locuteur

C

13:40
Présentateur

'est exactement

13:40
Locuteur

ce que vous voulez dire. Oui, on rendez-vous à

13:41
Présentateur

plus tard pour

13:42
Locuteur 4

dire... Je

13:42
Locuteur

pense qu'il y

13:42
Locuteur 4

a quand même des cartouches. Moi, je pense aussi qu'ils gardent un peu des cartouches en réserve. On a entendu parler d'un décret qui pourrait peut-être accélérer les carrières des enseignants. Vous savez que le gros problème de la rémunération des enseignants, c'est le milieu de carrière qui n'a pas été augmenté. Et on sait qu'une des clés, quand même, pour calmer la colère dans les lycées, c'est aussi que les professeurs soient un petit peu mieux rémunérés. Parce qu'évidemment, qu'ils adhèrent aux

14:08
Locuteur

colères des lycéens. De là, de la brûler des professeurs

14:10
Présentateur

comme l

14:11
Locuteur

'ont

14:11
Présentateur

fait certains lycéens.

14:12
Locuteur

C'est les chefs d

14:12
Présentateur

'établissement qui ont beaucoup pris... Oui, oui, mais c'est pas normal.

14:15
Locuteur

Moi, je ne voudrais pas qu'on élude... Vous voulez saluer ? Ils vont

14:18
Locuteur 4

continuer à devoir... Je

14:19
Présentateur

ne

14:19
Locuteur

voudrais

14:19
Présentateur

pas qu'on élude la question de la sécurité qui est une grosse défaillance.

14:23
Locuteur

On y vient. Regardez ce qui s'est passé aussi de ce gouvernement. Ce

14:25
Présentateur

matin, nous sommes au cœur du... Enfin, pas loin du quartier latin. Nous sommes à côté du boulevard Saint-Germain, à côté de Sciences Po. Vous voyez des forces de l'ordre. Vous voyez des étudiants. Donc là, malaise des étudiants aussi. Ou alors en solidarité avec les lycéens. Et on a vu des élus de la France insoumise

14:43
Locuteur

qui

14:44
Présentateur

se sont... Alors, interposés. Ce n

14:47
Locuteur

'est

14:47
Présentateur

pas le mot. Qui se sont mis entre les forces de l'ordre et les étudiants. C'est vraiment une question me semble légitime. Quel est le rôle d'un élu aujourd'hui ?

14:56
Locuteur 8

Quel

14:56
Présentateur

est le rôle d'un

14:57
Locuteur

élu

14:57
Locuteur 8

?

14:57
Locuteur

Il peut

14:57
Locuteur 8

être au contact des luttes.

14:58
Locuteur

Il

14:58
Locuteur 8

peut être en

14:59
Locuteur

gros. Au

14:59
Présentateur

contact des forces de l'ordre

15:00
Locuteur 8

? Non. Écoutez, ce que j'ai vu, ils ont jeté des sandwiches sur des étudiants un peu chers. Non mais je veux dire, il

15:04
Locuteur

faut

15:04
Locuteur 8

arrêter. Tout à l'heure, hier soir, je taquinais.

15:07
Locuteur

Ils

15:07
Locuteur 8

leur

15:07
Locuteur

ont donné des vives. Je ne sais pas, il y a peut-être

15:08
Locuteur 8

une cagnotte quelque part. Chaque fois que le mot France insoumise est prononcé, ça fait monter un peu les enchères.

15:13
Locuteur

Vous en êtes extirpés. Donc vous voyez bien, demain matin,

15:17
Locuteur 8

je vous annonce, madame Mabrouk, je serai devant les lycées de ma circonscription. Je vais aller voir, je vais discuter avec les jeunes,

15:21
Locuteur

je

15:21
Locuteur 8

serai avec Moné Charpe. S'il y

15:22
Locuteur

a

15:22
Locuteur 8

le commissaire qui est là, je discute avec lui, je vais voir comment ça se passe. Vous

15:25
Locuteur

n'allez pas

15:25
Présentateur

marguer les policiers, vous n'allez pas leur dire

15:27
Locuteur

la violence est légitime. Je vais écouter l'analyse d'Alain Duhamel sur

15:30
Présentateur

cette scène. Un élu,

15:31
Locuteur 8

c'est classique, regarde les années 70, il y

15:34
Locuteur

a

15:34
Locuteur 8

des manifs, il y avait François Mitterrand, je me souviens, Michel Rocard, dans les manifestations.

15:38
Locuteur

François Mitterrand n'a

15:39
Présentateur

jamais agressé un policier. Honnêtement, quand on voit M. Thomas Porte ou M.

15:43
Locuteur

Bakayoko qui s

15:44
Présentateur

'interpose entre la police et machin, et

15:46
Locuteur

qui... M. Jacovin,

15:47
Présentateur

vous ne pouvez

15:48
Locuteur 8

pas dire

15:49
Locuteur

que les élus que vous avez cités ont

15:50
Locuteur 8

agressé des policiers. C

15:51
Locuteur

'est un peu grave. Et dans l'attitude,

15:53
Locuteur 5

bien sûr.

15:54
Locuteur

Non, non, non, attendez, je rétabille les choses. Moi, la question que je pose, est-ce que la violence des

15:58
Présentateur

mots précède celle des actes, parfois, Alain

16:01
Locuteur

Duhamel ?

16:01
Présentateur

En

16:02
Locuteur 9

l'occurrence, c'est le sentiment que ça donne. Et comme on est à la fois dans une période économique et financière, ce dont on a moins conscience, mais économique et financière, très difficile,

16:14
Locuteur 5

et qu'on est à 6 mois, 8 mois d'une élection décisive, évidemment, la crise ne peut que se compliquer. Je veux dire, on

16:22
Locuteur 9

y court tout droit. Et d'ailleurs, c'est pour ça que c'est important d'avoir quelques personnes de sang-froid. Je ne dis pas sur les

16:30
Locuteur 8

plateaux, je veux dire au

16:31
Locuteur 9

gouvernement.

16:32
Présentateur

Il en faut partout, je suis d'accord. Et nous a rejoint Bruno Pommard, merci d'être là, ancien instructeur du RAID et président de think tank initiative sécurité intérieure. On a entendu, Bruno Pommard et d'autres, on a entendu différentes forces de l'ordre qui se sont succédées, des policiers, des syndicats de policiers sur nos plateaux, en disant, nous, on ne peut pas porter la réponse politique qui doit être donnée, Marie Chantret. Nous, on ne peut pas, tout simplement, fournir, nos billets des ordres et on ne peut pas faire le reste du travail. C'est-à-dire que là, est-ce qu'il est demandé en creux ce soir aux forces de l'ordre

17:06
Locuteur

de

17:07
Présentateur

tenir ? Et de tenir en enlevant aussi quelques outils que certains appellent armes de guerre. Ce sont des armes intermédiaires.

17:14
Locuteur

Avec un

17:14
Présentateur

gouvernement, un ministre de l'Intérieur qui a aussi entendu certains syndicats qui se sont exprimés disant que, dans ces conditions aussi, face à une extrême violence exacerbée de certains individus qui ne sont la plupart du temps pas des lycéens, ils pourraient faire valoir leur droit de retrait. Ça aussi, ça fait partie des configurations envisagées aujourd'hui du côté de la place Beauvau dans les prochains jours. Après, effectivement, on leur demande de s'adapter

17:43
Locuteur

à

17:43
Présentateur

un public très jeune qui pourrait aussi impliquer d'autres méthodes du maintien de l'ordre sans faire abstraction de la situation sur le terrain, de fait. Mais la

17:54
Locuteur

tragédie de l'ordre... C'est de la fermeté

17:54
Présentateur

et de la retenue, vous m'expliquerez.

17:56
Locuteur

Oui, la proportionnalité

17:57
Locuteur 5

du discernement,

17:58
Locuteur

il

17:58
Locuteur 5

y

17:58
Locuteur

a

17:58
Locuteur 5

tout un tas de mots que tout le monde utilise évidemment, mais le seul problème c'est que sur le terrain, ce ne sont pas les élus qui sont au contact des casseurs évidemment et qui doivent en même temps assurer la sécurité de ces gamins. Donc, vous voyez, on nous parle de discernement, de proportionnalité. J'entendais le Premier ministre qui nous expliquait tout à l'heure les forces de l'ordre n

18:19
Locuteur

'ont

18:19
Locuteur 5

pas d'instruction d'affronter les lycéens. Mais ils n'affrontent pas les lycéens. Les forces

18:22
Locuteur

de l'ordre... Alors, le mot

18:23
Présentateur

m'a interpellé.

18:24
Locuteur

Mais moi aussi, c'est

18:26
Locuteur 5

d'une stupidité,

18:27
Locuteur

ça

18:27
Locuteur 5

non. Alors,

18:27
Locuteur

il veut faire

18:28
Locuteur 5

plaisir peut-être à la gauche pour dire... Vous

18:31
Locuteur

imaginez

18:31
Présentateur

des instructions dans le pays d'affrontement

18:33
Locuteur

de

18:34
Locuteur 5

manifestants ? Le président de la République, je cite, demande plus d'humanité dans le maintien de l'ordre des gentils.

18:39
Locuteur

C'est ce qu'il aurait dit. Et de pédagogie. Dans son

18:41
Locuteur 5

fauteuil...

18:41
Locuteur

Et d'empathie. C'était chiant. Arrêt de déconner.

18:44
Locuteur 5

Ça fait peur. Et moi, je vous dis...

18:45
Locuteur

Vous avez l'air en scolaire. Oui,

18:47
Locuteur 5

parce que j'ai eu beaucoup de mes amis policiers qui sont sur le terrain et qui souffrent comme des malades qui en ont ras la casquette. Ras la casquette qui a une récupération, évidemment. Avec des élus, parfois, qui sont agressifs. Là, on a vu, les élus, les trois élus qui sont présents, ils sont en effraction.

18:59
Locuteur 8

Non,

18:59
Locuteur

ils

18:59
Locuteur 8

sont pas... C'est pas vrai.

19:00
Locuteur 5

Non, on est en effraction. Non,

19:01
Locuteur

c'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Mais vous vous prenez pour qui ? Un élu fait ce qu'il veut. Non, mais vous dites en effraction. Oui, il fait ce qu'il veut. Parce

19:08
Locuteur 8

que peut-être demain... Non, mais un élu...

19:09
Locuteur

Mais on n'a pas le droit Vous avez mis

19:10
Locuteur 5

une rue, monsieur. Vous le savez, ça ?

19:12
Locuteur 8

Vous êtes

19:12
Locuteur

député ? Mais

19:12
Locuteur 8

c'est les étudiants

19:13
Locuteur 5

qui sont

19:13
Locuteur

là.

19:13
Locuteur 5

Non, non, non. Mais ils sont présents. Ils sont complices.

19:15
Locuteur

Donc vous êtes pour les mettre

19:15
Locuteur 5

en prison

19:16
Locuteur

? Mais non,

19:16
Locuteur 5

pas du tout. Ils n'ont

19:17
Locuteur

pas à être là.

19:18
Locuteur 8

Moi, je pense...

19:19
Locuteur

Mais non, mais non... Vous avez fait un

19:19
Locuteur 5

effet, monsieur.

19:20
Locuteur 8

Oui, mais non, mais

19:21
Locuteur

monsieur Pommard,

19:21
Locuteur 8

ne venez pas dire qu'ils sont en effraction.

19:23
Locuteur

On a le droit comme élu. Non, mais ce n'est pas exact. D'ailleurs, la partie... On n'a pas tous les droits, monsieur. Mais ce n'est verbalisé. Pour dire toutes

19:29
Présentateur

les

19:29
Locuteur

choses, la manifestation n'était pas déclarée. Le bloc plus, normalement, est interdit. Mais quand quelqu'un qui est policier

19:34
Locuteur 8

ou vous avez été policier qui vient de dire ce qui n'est pas exact...

19:36
Locuteur

C'est la vérité, monsieur Le Corbière. Vous savez très bien que vous avez la voie et que je la mienne.

19:40
Locuteur 8

Non, mais je vais vous dire qu'en élu,

19:41
Locuteur

on

19:41
Locuteur 8

peut même... Monsieur Jacobi l'a déjà fait. On peut même traverser un barrage de police. On présente sa carte d'élu. On peut se rendre dans un commissariat. Un élu, il n'est pas... Il peut être où il veut. D'accord ? Vous le

19:51
Locuteur

savez très bien. C'est de la particularité. Ce n'est

19:53
Locuteur 5

pas autorisé, monsieur

19:54
Locuteur

Le Corbière. À l'instant, réaction. C'est des jeunes de Sciences Po. C'est très important parce que demain, ça sera,

20:00
Présentateur

sauf surprise, bis repetita.

20:02
Locuteur

À vous

20:03
Présentateur

entendre, rien n'a changé par rapport à des annonces. Je rappelle quand même que les annonces, un point de vue financier, Emmanuel Le Chypre, délicien, c'était 10 milliards. 10 milliards. Ce soir, si j'ai bien compris, sanctuarisation, en tout cas le budget, il y a 1,2 milliard pour l'éducation. Des décisions à venir...

20:18
Locuteur

Mais c'est l'inflation,

20:19
Locuteur 8

ça, pardon, Sonia Mabrouk.

20:20
Locuteur

Je voulais répondre à cet argument. C'est ce que j'allais dire. Le 1

20:21
Locuteur 8

,2 milliard, c'est 1,7% d'inflation. Elle est à 1,8. Effectivement. Donc, il n

20:26
Locuteur

'y

20:26
Locuteur 8

a pas d'augmentation.

20:27
Locuteur

C

20:27
Locuteur 8

'est un

20:28
Locuteur

budget...

20:28
Locuteur 3

C'est 1,2 milliard cette année. C'était 0,2 milliard l'année dernière. Donc,

20:33
Locuteur

c

20:33
Locuteur 3

'est un peu plus.

20:34
Locuteur

Et ce qu

20:34
Locuteur 3

'on a compris, c'est qu'effectivement, il y avait peut-être des arbitrages possibles dans cette enveloppe. Moi,

20:38
Locuteur

je

20:38
Locuteur 3

ne

20:38
Locuteur

sais

20:38
Locuteur 3

pas, j'avais cru comprendre en écoutant Roland Lescure ce matin qu'il avait dit qu'il y avait quand même quelques petites marges de manœuvre. Donc, manifestement, le Premier ministre a durci un peu le discours. Mais c'est très clair qu'aujourd'hui, à part finalement ce qui va peut-être être annoncé pour les agriculteurs, il n

20:52
Locuteur

'y a

20:52
Locuteur 3

pas un euro supplémentaire d'annoncés comme dépenses.

20:56
Présentateur

Réaction à l'instant de Marine Le Pen, Marie Chantret, vous pourriez agirer, M. Jacobelli, mais est-ce que vous pouvez nous décrypter ?

21:01
Locuteur

Parce

21:01
Présentateur

qu'effectivement, elle a dit que c'est ce qui a été demandé sur le gazole. Absolument. Marine Le Pen, jointe par Sophie Dupont du service politique de BFMTV, quand elle annonce très précise sur les carburants et donc cette libération de 10 millions de stocks stratégiques qui auraient donc pour conséquence immédiate de faire baisser le prix à la

21:19
Locuteur

pompe. C'est 5

21:19
Locuteur 3

% de la consommation.

21:21
Présentateur

Absolument. De 12 à 18 centives. Avec une précision ce soir de la part de Matignon, ça ne serait effectif qu'au début du mois de novembre. Encore une fois, il faudra attendre trois semaines environ avant que ça ne puisse être visible à la pompe. Attention aux téléspectateurs qui nous regardent. Si demain matin, vous y allez, ça n'aura pas

21:41
Locuteur

une émission illimégale. Bruno

21:44
Présentateur

Jeudy, bonsoir, qui nous

21:45
Locuteur

a rejoint. Merci d'être là.

21:46
Locuteur 3

Ça veut dire aussi que si c'est en gros pourquoi les prix baissent,

21:49
Locuteur

parce

21:50
Locuteur 3

que manifestement ces stocks vont être mis sur le marché

21:53
Locuteur

au

21:53
Présentateur

prix où ils

21:54
Locuteur

ont été achetés.

21:55
Locuteur 3

Mais attention,

21:56
Locuteur

ça veut dire qu'on n'est pas dans

21:58
Locuteur 3

un mécanisme où vous avez un influx massif de pétrole qui va faire baisser les prix pour tout le monde. Manifestement, j'ai l'impression qu'il y

22:06
Locuteur

aura

22:06
Locuteur 3

des systèmes de rationnement peut

22:09
Locuteur

-être

22:10
Locuteur 3

et qu'en gros, il n'y

22:12
Locuteur

en

22:12
Locuteur 3

aura pas pour tout le monde avec ces rabais annoncés.

22:15
Présentateur

Mais expliquez-moi, Bruno Jeudy, plus largement, comment vous expliquez quand il y a des feux, véritablement des crises et des feux partout, comment vous expliquez ? Vous arrivez avec un seau d'eau et

22:25
Locuteur

vous

22:25
Présentateur

dites « Ah non, c'est dans un mois que je vais verser

22:27
Locuteur

».

22:27
Locuteur 6

On commence à toucher du doigt ce que ça veut dire un pays qui n'a plus de marge de manœuvre financière. En fait, c'est ça ce qui se passe ce soir. Et vous savez, les représentants des partis qui aspirent à prendre la place de Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron, ils seront à peu près dans la même situation. Ils ne

22:43
Locuteur

vont

22:43
Locuteur 6

pas inventer l'argent qu'il n'y a plus en France. Alors peut-être que Sébastien Lecornu, dont on connaît aussi un peu un homme organisé, se dit que ce conflit avec les lycéens va sans doute durer et peut-être qu'il s'est gardé les quelques marges de manœuvre dont parlait Emmanuel à l'instant via les déclarations de Roland L'Escur parce que c'est vrai qu'ils sont d'une partie pour une crise qui va durer un petit peu plus longtemps que la fin de la semaine. Donc on verra. Mais c'est vrai que pour l'instant, les Français vont découvrir que oui, les précédentes crises d'ICN, 90, 98 et encore plus près de nous, à chaque fois, les gouvernements lâchaient entre 1 et 2 milliards.

Eh bien cette fois-ci, on ne les a pas pour l'instant.

23:19
Locuteur

Est-ce que vous êtes sûr ?

23:20
Présentateur

Je ne

23:21
Locuteur

suis

23:21
Présentateur

pas sûr qu'on

23:22
Locuteur

les ait.

23:22
Présentateur

Pour les gilets jaunes, bon la situation budgétaire était différente mais elle était, voilà. 11 milliards

23:26
Locuteur

Il a été lâché.

23:28
Locuteur 3

Plutôt 15. Plutôt 15. Est

23:31
Présentateur

-ce que vous êtes sûr que dans quelques temps, avec tout ce qui va se passer, le gouvernement ne va pas parvenir ? Que M. Lecordi ne va pas s'exprimer de nouveau en disant

23:38
Locuteur

on

23:38
Présentateur

n'a pas le choix compte tenu de la situation. Voilà.

23:41
Locuteur 8

Mais moi je voudrais rappeler que la gauche, le NFP, nous avons mené la bataille budgétaire notamment sur la célèbre taxe Juckman. On disait ça peut rapporter 15 à 25 milliards. Tout le monde se met à rire, c'est pas possible et tout. Je pense qu'on est dans un moment exceptionnel, on voit bien. Si l'on ne se donne aucune marge budgétaire, s'il n

23:55
Locuteur

'y a

23:55
Locuteur 8

pas quelque chose d'exceptionnel, où ceux qui ont accumulé des richesses participent davantage, c'est-à

23:59
Locuteur

-dire

23:59
Locuteur 8

payent 2% de leur

24:02
Locuteur

fortune accumulée. Si on emploie les impôts,

24:03
Locuteur 6

ça donne des marges budgétaires.

24:04
Locuteur

Non mais si... C'est quand

24:05
Locuteur 6

on vient remercier des gens dans un pays qui paye beaucoup d'impôts. Non

24:07
Locuteur

mais là, on

24:08
Locuteur 8

parle de ceux qui ont accumulé, qui ont vu leur fortune doubler. On est dans un moment très particulier. La politique d'Emmanuel Macron a eu des conséquences. Je vous redonne ce chiffre. 53 personnes les plus riches du pays possèdent désormais autant que 32 millions les plus pauvres. C'est du jamais vu. Vous avez une accumulation de richesses sur une minorité qui en plus, je ne développe pas, mais on l

24:24
Locuteur

'a

24:24
Locuteur 8

fait 50 fois, a un système fiscal plus avantageux pour le haut haut du sommet. Nous, on a mené et on va le refaire dans ce budget, Madame Mabrouk. Ce que je veux que les Français comprennent, c'est que nous déposons des amendements et même d'ailleurs le Rassemblement National.

24:35
Locuteur

Moi, j'entends des propositions des deux côtés de la table. La

24:38
Locuteur 8

discussion jusqu'à présent depuis 2022,

24:40
Locuteur

c

24:40
Locuteur 8

'est que chaque fois on dit 49,3 circuler, il

24:42
Locuteur

n

24:42
Locuteur 8

'y

24:42
Locuteur

a

24:42
Locuteur 8

rien à voir. Donc, si on ré... Moi, je veux bien... Parce que là, il va nous faire... Et Le Cornu, il a un talent incroyable.

24:46
Présentateur

Il vous a dit ? Vous n'êtes pas triote

24:48
Locuteur

?

24:48
Présentateur

Il est

24:48
Locuteur 8

ronronné, c'est un chaton. En plus, je viens de comprendre qu'il a moins un signal au RN sur la question du pétrole. Mais si au bout du bout, chaque fois que nous,

24:55
Locuteur

on

24:55
Locuteur 8

présente des amendements qui parfois peuvent être adoptés dans la discussion budgétaire pour des rentrées fiscales,

25:00
Locuteur

il n'y a rien. Mais M.

25:01
Présentateur

Corbière, il ne

25:01
Locuteur

s

25:01
Présentateur

'adresse plus à vous. C'est fini.

25:03
Locuteur

Ça, j'ai compris. Je vous remercie

25:04
Présentateur

parce que je n'avais pas compris.

25:05
Locuteur

Vous l'avez très bien compris. Non, non, je l'ai mieux compris

25:07
Locuteur 8

avec vous. Elle a raison.

25:09
Présentateur

Il s'adresse à M. Jacobelli et au RN. Voilà pourquoi sur le gazole et la chissa. Et il tire la fibre patriotique en disant non. Mais si vous êtes responsable, mesdames, messieurs, du RN, vous devez accompagner le budget. Vous êtes un homme responsable, M. Jacobelli. Je vous le confirme. Mais soyons honnêtes, Sonia Mabrouk, il envoie aussi des signaux à M. Corbière quand il demande aux

25:29
Locuteur

policiers de

25:29
Présentateur

renoncer à certaines armes quand le président de la République

25:33
Locuteur

jette l'opprobre. Il y a aussi des enfants de Jean-Duré Ré. Attendez, je

25:36
Présentateur

termine. Jette l'opprobre sur nos policiers en leur demandant d'être un peu en empathie comme si c'était des monstres. D'abord, je pense que c'est mal vécu pour nos policiers et dont je salue le courage. Mais il envoie un signe de violence.

25:46
Locuteur

Et

25:46
Présentateur

donc, à la gauche, la proposition de déstocker le gasoil, effectivement, Marine Le Pen l'avait faite.

25:54
Locuteur

C

25:54
Présentateur

'était la solution d'urgence face à l'envol des prix. La solution pérenne étant la baisse de la TVA de 20% à 5,5%. Mais je vois qu'à chaque fois qu'on fait une proposition, on nous dit « Vous n'y comprenez rien, c'est impossible. » Et que 6 mois après, elle est adoptée. Donc, moi, je reviens à la conférence de presse de Marine Le Pen qui a dit qu'il faut désendetter la France et

26:14
Locuteur

qui a présenté un plan notamment avec la règle d'or. Parce que si on garde ce niveau de dette,

26:20
Présentateur

si on garde ce niveau de dette, on ne pourra plus rien se permettre. Écoutez, d

26:25
Locuteur

'accord. Et arrêtons

26:25
Présentateur

la folie fiscale, s

26:26
Locuteur

'il vous plaît, chers collègues. Alors, il faut arrêter la folie

26:28
Présentateur

fiscale,

26:28
Locuteur

il faut

26:28
Présentateur

arrêter la folie d'échec, mais en même temps, il faut répondre à toutes les colères. Et puis quand même, il y a eu cette phrase du Premier ministre, écoutez, sur la colère qui vient de quelque part. Mais on aurait aimé qu'il précise davantage. Écoutons-le.

26:42
Locuteur

La

26:42
Locuteur 9

colère des jeunes ne vient pas de nulle part. Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu'ils expriment. Ces lycéens, on le sait, étaient enfants ou en tout cas entrés dans l'adolescence pendant le Covid.

26:54
Locuteur

Nous

26:54
Locuteur 9

leur avons demandé des efforts considérables. Depuis, ils voient les guerres, le changement climatique, parfois leurs parents ou leurs proches en difficulté. Malgré ces angoisses, nous leur demandons pourtant de choisir leur orientation et de regarder l'avenir

27:09
Locuteur

avec

27:10
Locuteur 9

confiance.

27:11
Locuteur

Et

27:11
Locuteur 9

la responsabilité du gouvernement et de l'ensemble des formations politiques doit être de rétablir cette confiance.

27:17
Locuteur

Et

27:17
Locuteur 9

cela commence, évidemment,

27:19
Locuteur

et

27:20
Locuteur 9

déjà, par les écouter.

27:21
Locuteur

Alors,

27:22
Présentateur

dans quelques instants, de nombreuses réactions politiques à notre micro. Mais tout d'abord, expliquez-moi, le Covid, il y a dans d'autres pays. Il

27:30
Locuteur

y a

27:31
Présentateur

la

27:31
Locuteur

bonne dose. Les guerres, on ferme d

27:32
Présentateur

'autres jeunesses. Alors, certainement qu'il

27:34
Locuteur

y a

27:34
Présentateur

d'autres jeunesses qui se mobilisent en Europe, mais pas en tant qu'en France. Pourquoi ? Il y a quand même une spécificité chez nous.

27:40
Locuteur 3

La spécificité, elle est objectivement beaucoup dans la mobilisation. Parce que, honnêtement, tout ce qu'on voit en France, la plupart de tous les phénomènes qu'on a cités, sont des phénomènes qui se produisent ailleurs en Europe. La montée des extrêmes, c'est quelque chose qu'on voit partout en Europe. La crise du logement, c'est quelque chose qu'on voit partout en Europe. Donc, on a quand même des tendances très lourdes qui ne concernent pas que la France. L'impact des réseaux sociaux sur le niveau d'éducation, etc., c'est quelque chose qu'on voit aussi dans toute l'Europe.

Et il y a quelque chose de spécifiquement français qui est effectivement cette capacité à exprimer des colères brutalement

28:17
Locuteur

que

28:18
Locuteur 3

certains pays d'Europe nous envient d'ailleurs.

28:20
Locuteur

C

28:20
Locuteur 3

'est-à

28:20
Locuteur

-dire

28:20
Locuteur 3

qu'aujourd'hui...

28:21
Locuteur

Vous vous trouvez bien

28:21
Locuteur 6

tendre.

28:22
Locuteur 3

Ah ben, je vous assure qu'il

28:23
Locuteur

y

28:23
Locuteur 3

a aujourd'hui des... Moi, je vois dans la presse étrangère regarder les Français, ils savent se mobiliser.

28:30
Locuteur

Alors moi, j'ai lu la presse anglo-saxonne pour dire regarder la France droit dans le mur de la dette. Excusez-moi, mais

28:38
Présentateur

les pays européens vivent tous à peu près la même chose au même moment. Il y a en ce moment des gens qui payent leur plein d'essence 1,80 euros le litre. Il y a en ce moment des pays paisibles où les étudiants sont brisiants et rivalisent avec nous même avec des pays d'Asie dans les classements. Donc, il n

28:53
Locuteur

'y

28:53
Présentateur

a pas de fatalité. Le c'est pas moi, c'est lui. C

28:55
Locuteur

'est un manque de courage du gouvernement. Manque de courage de faire des réformes. Il y a des

28:59
Locuteur 6

pays qu'on ait marge financière. Et pourquoi

29:01
Locuteur

on n'a pas de marge financière ? Et donc, ils ont fait leur réforme. Donc, il y a une responsabilité

29:05
Présentateur

politique.

29:06
Locuteur 9

Ils n'ont pas eu le courage de dégraisser le mammouth, c'est-à-dire les mauvaises dépenses

29:10
Locuteur

de l'État. Il faut

29:11
Locuteur 6

faire ce boulot. Comme tous les partis

29:16
Locuteur

et les agences qui ne servent à rien. Attendez, s'il vous plaît, les réactions politiques parce qu'il nous attend depuis tout à l'heure. On ne nous sonne pas au pouvoir, M. Jeudy. Pardonnez-moi, Bruno Jeudy.

29:24
Présentateur

Pardonnez-moi. François-Xavier Bellamy, bonsoir. Merci d'être avec nous.

29:27
Locuteur

Vous

29:27
Présentateur

êtes député européen Les Républicains. Vous avez écouté cette allocution du Premier ministre. Tout d'abord, on parle quand même d'enjeux qui sont fondamentaux, d'une crise brûlante des lycéens avec son cortège de violences. On parle aussi de pouvoir d'achat et du mur de la dette. Est-ce que vous pensez, un temps soit peu, que la prise de parole ce soir est à la hauteur de tous ces enjeux

29:47
Locuteur

? La

29:51
Locuteur 2

vérité, c'est qu'il faut avoir le courage d'assumer que ces enjeux, nous ne pourrons pas les résoudre en un jour. Et aujourd'hui, nous sommes dans le temps des mesures d'urgence qui s'imposent. Il y a, dans ce que le Premier ministre a annoncé, quelques évolutions qui vont dans le bon sens. Il y a aussi beaucoup d'attentes non résolues sur la question du prix des carburants. Nous demandons depuis très longtemps que soient enfin suspendus les certificats d'économie d'énergie. Ce serait pour le coup une mesure qui ne coûterait pas un euro à l'État et qui rendrait immédiatement aux Français 17, 18, 19 centimes d'euros par litre sans être obligés d'aller puiser dans nos stocks stratégiques.

Il faut absolument mettre en œuvre cette mesure en urgence parce qu'aujourd'hui, beaucoup de Français et notamment parmi tous les Français qui travaillent vivent une sorte d'asphyxie économique qui ne peut plus durer, évidemment.

30:39
Présentateur

Comment vous expliquez ce soir ? On a entendu ce que vous proposez, François-Xavier Bellamy. Le président a parlé d'une nécessaire empathie. Le Premier ministre dit qu

30:49
Locuteur

'il

30:49
Présentateur

y

30:49
Locuteur

a

30:49
Présentateur

un devoir d'écoute. Est-ce qu'il suffit d'écouter ? Est

30:51
Locuteur

-ce

30:51
Présentateur

que vous avez l'impression quand même qu'il

30:53
Locuteur

y a

30:53
Présentateur

un début de réponse de crise ? Ou est-ce que vous craignez que la situation ne finisse, comme certains l'ont dit sur ce plateau, par même dégénérer, en tous les cas s'aggraver, s'enquister dans le pays

31:02
Locuteur

?

31:04
Locuteur 2

La situation a déjà dégénéré. Et aujourd'hui, la vérité, c'est que ce que nous voyons dans nos rues n'est pas tant un mouvement lycéen spontané que la réalité d'une forme de chaos organisée par une force politique qui s'appelle la France insoumise. Ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les services de renseignement qui ont publié une note que vos confrères du Figaro ont relayée qui est très claire sur ce point. Et je remercie le Premier ministre d'avoir été extrêmement ferme dans sa condamnation de la violence.

La violence dont les premières victimes sont des lycéens eux-mêmes envoyés en première ligne, y compris pour aller d'une certaine façon charger la police derrière le député Louis Boyard. Tout le monde a vu ces images qui en réalité mettent en danger. Ces élus mettent en danger des jeunes dans une spirale de violence qui n'a rien à voir avec la démocratie ni l'expression d'une contestation légitime. Donc oui, il

31:54
Locuteur

faut que tout cela s

31:55
Locuteur 2

'arrête maintenant. Il faut que les cours reprennent.

31:58
Locuteur

Vous

31:59
Présentateur

dites rien à voir avec la démocratie, François-Xavier Bellamy. C'est quand même de l'ordre du débat politique ou alors on n'est plus dans le champ politique ? On a entendu Bruno Rotaillot parler d'une interdiction de la France insoumise dans un pays comme le nôtre. Personne n'imagine qu'on puisse interdire un parti politique malgré tout avec des millions d'électeurs ou de sympathisants. Qu'est-ce que vous entendez par ce n'est plus dans le champ démocratique

32:20
Locuteur

? Moi,

32:23
Locuteur 2

ce que je n'imagine pas, c'est qu'il n'y ait pas de réponse à ce que fait aujourd'hui la France insoumise. Quand vous avez un élu de la République, un maire, M. Bagayoko, qui, au début de ce mouvement, explique que, je le cite, la violence est légitime. Le principe de la démocratie, c'est que les forces politiques et que tous les citoyens s'engagent à renoncer à la violence pour imposer leur vue. Je suis en désaccord profond avec les élus de la France insoumise sur à peu près tous les sujets politiques. Ce n

32:48
Locuteur

'est

32:48
Locuteur 2

pas du tout un problème. Le pluralisme fait partie de la démocratie. Le vrai problème n'est pas que nous ayons des avis politiques différents. Le vrai problème, c'est que nous avons manifestement un avis différent sur ce que c'est que la politique. La politique, ça consiste à refuser la violence.

33:02
Locuteur

Et

33:02
Locuteur 2

encore une fois, je le redis, quand on entend les élus de la France insoumise qui, depuis des jours maintenant, ne cessent d'attiser la haine, d'attiser la violence. Vous parliez d'empathie, mais j'aimerais qu'on ait un peu d'empathie pour les 780 policiers et gendarmes qui ont été blessés depuis le début de ce mouvement. Pour les professeurs agressés, pour les enseignants menacés, pour les pompiers qui ont été pris pour cible. Qu'est-ce qu'ils ont fait, les pompiers, pour devenir les cibles d'un mouvement comme celui-là ? Ça n'a rien à voir, je le redis, qui est la faillite de notre système éducatif. Et je le dénonce depuis très longtemps et on devrait s'en saisir tous collectivement.

Mais ce n

33:37
Locuteur

'est

33:37
Locuteur 2

pas en arrêtant les cours, ce n

33:38
Locuteur

'est

33:38
Locuteur 2

pas en bloquant les lycées. Rien que ça est une violence qu'on va réparer cette injustice. C'est au contraire en rouvrant nos lycées à un fonctionnement normal, en rendant à nos élèves la possibilité, dans les cours qu'ils reçoivent, d'apprendre, de recevoir l'expérience d'une forme d'exigence, de transmission, de recevoir la plénitude d'un héritage scientifique, intellectuel, culturel qui est la condition pour réussir leur avenir. Ceux qui sont en train de déconstruire et de détruire cela aujourd'hui ne se préoccupent pas de l'avenir des jeunes. Au contraire, ils le mettent en danger comme jamais.

34:08
Présentateur

Merci François-Xavier Bellamy, eurodéputé Les Républicains pour votre première réaction sur BFM TV. Je vous remercie. Je salue ceux qui nous ont rejoints ce soir pour commenter cela et se projeter également sur la suite parce que l'acte 4 demain, il est déjà acté et ce n'est certainement pas à en croire en tous les cas la première réaction. Eh bien, quelque chose qui va être amoindrie ou atténuée demain. Bonsoir, Thuc Duel-Denis, merci d'être avec nous, éditorialiste politique. Nous sommes toujours avec Laurent Jacobelli, avec Alexis Corbière. Laurent Saillet nous a rejoint. Merci pour votre présence. Nous sommes également avec Manel. Manès

34:46
Locuteur

Nadel.

34:46
Présentateur

Pardonnez-moi, Nadel, on vous connaît très bien,

34:48
Locuteur

on

34:48
Présentateur

se souvient de vous lors de ses mouvements lycéens. Vous êtes ancien président de l'Union syndicale lycéenne, aujourd'hui étudiant, je suppose ?

34:55
Locuteur 9

C'est ça, classe préparatoire.

34:56
Locuteur

Et

34:57
Présentateur

donc peut-être aussi en soutien, même dans la rue, comme on a vu certains étudiants avec le mouvement lycéen ?

35:02
Locuteur 9

Bien sûr, j'étais sur les blocages, les manifestations hier et encore les blocages aujourd'hui qui vont continuer, comme vous le savez, puisque les revendications ne sont toujours pas entendues. Il n

35:12
Locuteur

'y a

35:12
Locuteur 9

donc aucune raison que ce mouvement s'arrête.

35:14
Présentateur

Rien, rien dans ce qui a été dit. Il y a eu, disons-le, il n'y

35:18
Locuteur

a

35:18
Présentateur

eu pas beaucoup, peu d'annonces en tout cas,

35:20
Locuteur

il

35:20
Présentateur

y

35:20
Locuteur

a

35:20
Présentateur

eu des paroles de compréhension, d'écoute des lycéens, affirmer également qu'il n'y a évidemment aucune instruction d'affrontement, ce mot, de la part de la police par rapport aux lycéens. Vous n'avez rien trouvé qui puisse un peu amoindrir la colère ou la grogne

35:34
Locuteur

? Je

35:35
Locuteur 9

ne pense pas. Je pense que l'idée, au contraire, de faire attendre un mois encore pour donner le début du principe d'une mesure, ça, c'est une décision qui est dangereuse. Parce qu'aujourd'hui, le seul moyen d'arrêter ce mouvement qui a pris une tournure nationale et qui a été rejoint par les étudiants

35:49
Présentateur

et hier par des travailleurs de nombreux secteurs, c'est de le laisser gagner sur ses revendications. Et je pense que ce qu'il y a de positif simplement dans cette soirée là où il a reçu les organisations et où il s'est exprimé, c'est qu'effectivement toutes les organisations ont

36:01
Locuteur 9

rappelé ce même message. Il y a aujourd'hui des mesures à mettre sur la table, très claires, 10 milliards d'euros à mettre sur la table et tant que ça ne s'est pas fait, eh bien il faut continuer à se mobiliser. Et il ne nous connaît pas s'il pense que pendant un mois nous allons nous taire, rentrer chez nous, arrêter de nous mobiliser

36:17
Présentateur

alors qu'on a rencontré depuis le début de cette mobilisation, début d'une mesure, mais du mépris, des paroles toute la journée. Les paroles,

36:25
Locuteur

il

36:25
Présentateur

y en a eu assez de Sébastien Lecornu, de Geoffrey, de Nunez. Ce qu'on veut maintenant c'est des actes et les actes doivent être posés rapidement. Mané Sandel, il souligne quelque chose qu'on a tous souligné tout de suite. Comment vous expliquez quand vous avez une crise aussi inflammable, brûlante, comment vous expliquez un report d'un mois ? Comment, Laurent ? Pour plusieurs raisons. Alors il y a déjà des mesures qui sont entendables et j'espère qu'ils seront écoutés et résolus rapidement.

36:47
Locuteur

C

36:47
Présentateur

'est notamment le remplacement des professeurs. Qu'il n'y ait pas suffisamment de professeurs devant les élèves, ça, ok. Mais si on parle de parcours sup, qu'est-ce que c'est le parcours sup en fait ? C'est juste le symptôme...

36:57
Locuteur

C'est

36:57
Présentateur

pour beaucoup une injustice. Oui, je

36:58
Locuteur

sais, je l'ai connu. Le symptôme, il manque de place. Mais

37:00
Présentateur

c'est le symptôme d'un véritable problème de fond. On a poussé tous les jeunes au bac. Alors, en dévalorisant totalement, et heureusement, il y

37:09
Locuteur

a

37:09
Présentateur

un petit retour, en dévalorisant totalement des métiers qui sont très intéressants, et on a baissé le niveau du bac et il n'y

37:17
Locuteur

a

37:17
Présentateur

plus assez de place derrière.

37:19
Locuteur

Est-ce que vous pensez... Ils avaient 10

37:20
Présentateur

ans pour y penser ? Oui, je ne... Non,

37:22
Locuteur

je sais bien. J'apporte une vision. Je reste ici avec

37:24
Présentateur

vous. Si vous voulez, j'essaie de... Parce qu'on peut changer tout le système. Ça ne changera rien. Quand vous arrivez avec des bacs qui sont bas en termes de niveau, et

37:33
Locuteur

que derrière... Quelle preuve de

37:34
Présentateur

ça ? Que le niveau a baissé

37:35
Locuteur

au niveau

37:35
Présentateur

du bac

37:35
Locuteur

? Monsieur, s

37:36
Présentateur

'il vous plaît, je ne vous ai pas coupé, donc je vais aller au bout. Que derrière, tout le monde n'est pas fait pour faire des études supérieures, et ce n

37:42
Locuteur

'est

37:42
Présentateur

pas négliger quiconque de faire ça. Avant, et heureusement on y revient, apprendre un métier, c'était une belle chose. L'apprentissage, c'est une belle chose. Mais simplement, on a eu cette idée dans les années 80 de pousser tout le monde au bac par principe. Est-ce que vous pensez que les gens qui glandent des années entières dans des facs à 10 heures de cours par semaine pour n'obtenir aucun résultat pendant 4-5 ans et qui au final finissent à faire des métiers qui ne sont pas du tout à la hauteur des études qu'ils avaient visées, ça fait des gens malheureux, ça fait des jeunes malheureux. qu'il n'y a que des professions qui sont issues de ces formations.

L'intelligence artificielle va remplacer tout

38:17
Locuteur

ça.

38:17
Présentateur

Moi j'ai entendu ce même gouvernement depuis 10 années dire que l'apprentissage est devenu la voie royale, que c

38:22
Locuteur

'est qu'on a mis... Il faut que ce soit. Il

38:23
Présentateur

faut.

38:24
Locuteur

Il a fallu que ça soit. Et tout est

38:26
Présentateur

respectable. Quand même, ce que vous dites, c'est assez... Je veux peut-être vous remercier parce qu'effectivement vous clarifiez de manière

38:30
Locuteur 9

vraiment, pour le coup, très nette, une position qui est celle du gouvernement. L'idéal

38:35
Présentateur

de leur société c'est qu'il y ait moins de gens formés après le bac. Mais qu'est-ce que c'est que la réforme du lycée professionnel qui là aussi avait été contestée ? Là aussi n'avait connu aucune discussion ni avec les syndicalistes du lycée professionnel ni avec les élèves ni rien. Effectivement, leur objectif en favorisant l'apprentissage, en dévalorisant de manière abjecte

38:57
Locuteur 9

l'enseignement supérieur, c'est une société avec des gens moins formés, moins efficaces, de moins bons travailleurs. Et bien nous, ce que nous voulons, ce n

39:04
Locuteur

'est

39:04
Locuteur 9

pas une société évidemment avec des millions de sociologues qui ont tous fait des facs de sociologie. Ça c'est les clichés, les poncifs que vous

39:11
Locuteur

recyclez

39:12
Présentateur

la

39:12
Locuteur 9

plupart

39:12
Locuteur

du monde. Regardez

39:12
Présentateur

les gens aujourd'hui, les jeunes qui sont malheureux parce qu'ils ont fait des années d'études après le bac, qui ne trouvent pas de job et qui sont au

39:18
Locuteur

SMIG. Il n'y a pas de job, mais c'est une chance pour un pays d'avoir des gens formés. Non mais moi je le dis avec cœur parce que moi... C'est la

39:23
Locuteur 8

grandeur d'un pays

39:24
Locuteur

d'avoir... Non mais parce que... Non mais moi je le dis avec cœur, mais non mais ne me caricaturez pas. Je veux vous dire, moi je dis

39:29
Présentateur

ça avec cœur. Je suis maman, c'est pas pour ça que j'en parle mieux que d'autres, mais moi ça m'intéresse la jeunesse et moi j'ai énormément de respect pour

39:37
Locuteur

tous ces

39:38
Présentateur

jeunes et moi ça me fait mal au cœur de voir que ces jeunes on va les basculer dans des systèmes où ils n'auront

39:43
Locuteur

pas de job. Mais moi ce qui m'étonne, on découvre tout ça aujourd'hui. Non, de tout. Il y a toute formation.

39:49
Locuteur 8

On fait tous

39:50
Présentateur

semblant

39:51
Locuteur 8

d'avoir une discussion rationnelle

39:53
Présentateur

et de discuter comme si on était dans les années 80-90

39:58
Locuteur

avec

39:59
Locuteur 8

des organisations lycéennes représentatives

40:02
Locuteur

des

40:03
Locuteur 8

lycéens qui manifestent avec des organisations étudiantes un peu structurées, avec des discours eux-mêmes structurés. Ce n'est pas un mouvement lycéen, c'est un concours TikTok de poubelles brûlées. Ce ne

40:16
Locuteur

sont

40:16
Locuteur 8

pas des manifestations,

40:18
Locuteur

ce

40:18
Locuteur 8

sont

40:18
Locuteur

bien souvent

40:21
Présentateur

des émeutes. Je ne crois pas, j'ai entendu évidemment le Premier ministre ce soir, mais même le ministre de l'Éducation nationale la semaine dernière, si vous voyez, pour moi il y avait une décorrelation totale entre ce qui se passe concrètement dans les rues et les réponses institutionnelles j'allais dire d'un autre temps comparé à...

40:42
Locuteur

Mais qui peut

40:43
Présentateur

apporter une réponse si ce n

40:44
Locuteur

'est

40:44
Présentateur

pas une

40:44
Locuteur

réponse politique, ce sont les forces de l'ordre ?

40:46
Présentateur

Non, mais c'est des anthropologues,

40:47
Locuteur

c

40:47
Présentateur

'est...

40:48
Locuteur

Non, mais

40:48
Présentateur

c'est...

40:50
Locuteur

Pardon. Est-ce que vous avez lu ce matin ? Le Premier ministre annonce une plateforme, vous vous

40:54
Présentateur

annoncez

40:55
Locuteur

une réunion

40:55
Présentateur

anthropologue.

40:56
Locuteur

On n'est pas sur ce qui se met en espagnol. Sonia, est-ce

41:00
Présentateur

que vous avez lu ce matin l'éditorial du Figaro ?

41:03
Locuteur

Je

41:03
Présentateur

suis sûr que

41:04
Locuteur

oui. Toujours, tous les jours. Sinon... Vous avez vu

41:05
Présentateur

ce que racontait Vincent Trémolet de Villers, il raconte que c'est une crise de l'autorité, que c'est une crise

41:09
Locuteur

de

41:09
Présentateur

la désinhibition.

41:15
Locuteur 8

Je respecte le Figaro parce que je lis le Figaro.

41:17
Locuteur

Mais

41:17
Locuteur 8

si c'est l'éditeuriste du Figaro qui est au diapason de l'état de la jeunesse du pays,

41:21
Locuteur

permettez... Je prends au diapason du diagnostic de la jeunesse de ce pays.

41:27
Présentateur

Je suis désolé, vous avez participé à des mouvements politiques.

41:30
Locuteur

Vous restez jeunes, M. Torbière. Je

41:32
Locuteur 9

pense que... Je ne

41:35
Locuteur

sais

41:35
Locuteur 9

pas ce qui vous arrive. Vous n'avez pas vu la réunion tout à l'heure avec tous les syndicats qui se sont mis d'accord sur

41:38
Locuteur

des mesures... Mais représente qui, le nom ? Il représente qui ces syndicats ? Il y a

41:41
Présentateur

des élections à la

41:42
Locuteur

fac. Vous pensez que les gens qui brûlent des

41:44
Présentateur

camions de pompiers, ils connaissent même le nom des syndicats ? Mais il faut atterrir, il faut être un peu humble dans

41:48
Locuteur

la vie. Alors, qu'est

41:48
Présentateur

-ce qu'on fait ? Qu'est

41:49
Locuteur

-ce

41:49
Présentateur

qu'on fait ? Dites-moi.

41:50
Locuteur

On tape ? Non, oui. C'est quoi l'autorité ? C'est tapé ? Oui, effectivement. Non,

41:54
Présentateur

mais ceux qui brûlent des poubelles, qui brûlent des camions de pompiers, effectivement, on...

41:58
Locuteur

Vous savez, ce mouvement, il atteint

42:00
Présentateur

les

42:00
Locuteur

majoritaires

42:00
Présentateur

de

42:01
Locuteur

la violence légitime. Ce genre de discours,

42:03
Présentateur

ce genre de discours, vous savez, ça ne marche plus,

42:06
Locuteur

en

42:06
Présentateur

fait, à partir du moment où ce mouvement,

42:07
Locuteur

justement... Mais vous pourriez que ça marche, de brûler

42:09
Présentateur

des

42:10
Locuteur

lycées à Nantes ? On a compris, brûler des

42:11
Présentateur

poubelles, etc.

42:12
Locuteur

Je pense que simplement... Arrêtez de dire poubelle, ce n'est pas des poubelles, c

42:14
Présentateur

'est des lycées,

42:15
Locuteur

c

42:15
Présentateur

'est des enfants attaqués,

42:16
Locuteur

un nourrisson... Il y a le cycle de la mobilisation de 2000 lycées à l'arrêt. Quel lycée a brûlé hier ? Mais c'est quoi la réponse pour ceux qui brûlent à l'école à Nantes ? Mais ce que je veux vous dire... Écoutez-vous, attendez. Le but du mouvement,

42:26
Locuteur 8

ce

42:26
Locuteur

n

42:26
Locuteur 8

'est pas de brûler des lycées.

42:27
Locuteur

Mais il n'y a pas de mouvement, il y a des émeutes, vous pensez qu'il n'y a pas bien ? Mais je vais vous apprendre... Il y a à peu

42:32
Locuteur 8

près près de 100 000 personnes à Paris qui ont manifesté.

42:35
Locuteur

Peut-être

42:35
Locuteur 8

que ça a fait lieu,

42:35
Locuteur

Et vous pensez que ces gens-là, ils sont... Après, tu ne vends que que le déjeuner par la de 100 000. Il y a une réalité qui a évolué. Mais

42:42
Présentateur

vous vous rendez compte que ça n'écoute même pas les revendications

42:44
Locuteur

?

42:44
Présentateur

Comment vous voulez qu'on y répondre

42:45
Locuteur 8

? Non, mais il y a une réalité qui a évolué et moi, je félicite le moment lycéen qu'on ait passé un moment de colère. Aujourd'hui, les choses se formalisent.

42:50
Locuteur

C'est sûr, des mots d'or.

42:52
Locuteur 8

Et les mots d'or, il

42:53
Locuteur

faut

42:53
Locuteur 8

les prendre au sérieux. Je vous ai raconté ce matin quand M. Jeffrey est reçu à la commission éducation et qu'il dit que sa grande mesure, c'est le truc agora. Non, il dit que c'est bien parce qu'il y

43:01
Locuteur

a

43:01
Locuteur 8

eu 30 000 contributions sur 5,5 millions. C'est du baratin. Voilà ce

43:05
Locuteur

que je pense. Et il dit qu

43:06
Présentateur

'il n'a que 8 mois. Est-ce qu'en 8 mois, il va lire 40 000 ?

43:08
Locuteur

C

43:08
Présentateur

'est 40 000,

43:09
Locuteur

je

43:09
Présentateur

crois. Mais ça,

43:09
Locuteur

je

43:09
Présentateur

suis d

43:09
Locuteur

'accord avec vous. Alors, écoutez, attendez, laissez-le parler. Je vais dire une chose, ce que j'ai à vous

43:13
Locuteur 9

dire.

43:14
Présentateur

Vas-y. Parce qu'au bout d'un moment, dès qu'on essaye de parler des revendications, on nous parle des feux, etc. Mais peut-être, laissez-nous parler sur le fond puisque vous dites justement que

43:23
Locuteur

ce mouvement n'est pas

43:23
Présentateur

légitime

43:24
Locuteur

parce qu'il n'y a pas de

43:24
Présentateur

revendications qui

43:26
Locuteur

viennent

43:26
Présentateur

depuis une semaine. Depuis une semaine, les syndicalistes, les parents d'élèves rejoignent les mobilisations. Je remarque quand même qu'elles sont particulièrement plus apaisées, depuis hier notamment. pique

43:38
Locuteur

de la

43:38
Présentateur

mobilisation. Moins de lycées, moins de cas que vous aimez monter en bourrique,

43:43
Locuteur

etc. Mais on n'aime

43:43
Présentateur

pas. Mais ça nous fait signer

43:45
Locuteur

que l'heure. On va

43:46
Présentateur

terminer.

43:46
Locuteur

C'est simplement l'heure. On n'aime pas. On n'aime ça.

43:48
Présentateur

Et un mouvement qui se construit sur des revendications claires,

43:50
Locuteur

des

43:50
Présentateur

mesures tout à fait claires. Monsieur Lecornu dit qu'il veut agir pour le bâti. Pour l'instant, la seule chose qui a été faite pour le bâti, c'est une visioconférence avec les présidents de région mais qu

43:59
Locuteur

'il

43:59
Présentateur

fasse un plan d'urgence, qu'il fasse un plan d

44:01
Locuteur

'urgence sur le bâti. Et là, la

44:03
Présentateur

mobilisation s'arrêtera. Et sur le parcours sup, la transparence, elle est très bien sur le parcours sup. Cette plateforme, elle est tout à fait claire

44:08
Locuteur 9

dans le fait qu'on sélectionne dans toutes les filières alors qu'auparavant, beaucoup de filières, et c'est toujours écrit dans le droit, n'étaient pas sélectives. Donc tout simplement, le parcours sup, il faut l'abolir. Le

44:19
Présentateur

bâti,

44:19
Locuteur

il faut faire un plan de plusieurs milliards dessus.

44:21
Présentateur

Vous proposez quoi à la place de parcours

44:23
Locuteur

sup

44:23
Présentateur

?

44:23
Locuteur

On met un

44:23
Présentateur

système où on a un accompagnement humain

44:27
Locuteur

par un algorithme. Vous m

44:28
Présentateur

'avez posé une question. Peut

44:30
Locuteur

-être cinq

44:30
Présentateur

secondes.

44:31
Locuteur

Peut-être cinq

44:31
Présentateur

secondes, je ne sais pas. Je vous en prie. On

44:33
Locuteur

met un accompagnement

44:33
Présentateur

humain, on sectorise les voeux pour pas que ce soit tout le monde qui soit dispatché sur des voeux à l'échelle nationale et qui se retrouve un mois avant la rentrée à devoir déménager de manière précipitée. Tout ça, on peut le faire. Les

44:45
Locuteur

solutions sont apportées à chaque fois qu'il y a des réunions. Il suffira de ne

44:47
Présentateur

pas transformer des lycéens en émeutiers. Par exemple, quand on est libre pour le parcours sup, moi je suis d'accord avec vous, je pense que c'est un sentiment de

44:54
Locuteur 8

dépossession pour les étudiants et pour les parents d'avoir l'impression que c

44:57
Locuteur

'est

44:57
Locuteur 8

l'algorithme qui décide à votre place. Par contre, je ne

44:59
Locuteur

suis

44:59
Locuteur 8

pas du tout sûr que certaines personnes cagoulées qu'on a vues ces derniers jours,

45:03
Présentateur

s'il

45:03
Locuteur

y a

45:03
Présentateur

une réforme de parcours sup, tout d'un coup, dans trois mois, dans six mois, ils sortiront pas. On ne

45:07
Locuteur

sait

45:07
Présentateur

pas que

45:07
Locuteur

si les

45:07
Présentateur

revendications étaient... On y a accédé, ce serait la meilleure manière d'arrêter ce mouvement-là ? Vous pensez qu'il y

45:11
Locuteur

a

45:11
Présentateur

une autre solution ? Moi, je ne

45:12
Locuteur

suis

45:12
Présentateur

pas sûr qu'il y

45:13
Locuteur

ait

45:13
Présentateur

des revendications

45:13
Locuteur

Moi, je ne vois pas d'autre solution que la

45:15
Présentateur

solution politique en tous les cas. Mais politique

45:17
Locuteur

avec lequel je m'envoie ?

45:19
Présentateur

Ce qui m'interroge ce soir,

45:20
Locuteur

c

45:20
Présentateur

'est quand même, on nous annonce une allocution et je salue Serge Raffi qui est avec nous, éditorialiste politique au point et écrivain avec vous tous. Ce qui interroge, c'est que c'est une allocution qui est annoncée quand même. Il y a plusieurs jours, il y a eu les revendications. Je suis allée les voir. Il y a dix revendications. Dix points.

45:37
Locuteur

Il

45:37
Locuteur 9

y a même

45:38
Présentateur

un site. Vraiment, oui, je suis allée sur le site, c'est assez clair. On dit oui ou on dit non. Mais la réponse ne peut pas être que politique. Qui va faire porter aux forces de l'ordre pendant plusieurs jours ? Qui

45:47
Locuteur

? On est

45:49
Présentateur

en train de dire aux forces de l'ordre non mais écoutez, la réponse politique ne vient pas. Tenez, tenez pendant un mois et on verra ce qui va

45:55
Locuteur

se passer.

45:57
Présentateur

On est en train de parler d'un problème majeur qui est l'éducation en France. Voilà. Et ce problème majeur, on a deux réponses face à cela et

46:04
Locuteur 9

il

46:04
Locuteur

n'y a

46:04
Locuteur 9

rien qui va. Rien qui va, désolé de le dire, dans le mouvement lycéen qui est récupéré par un parti politique des black blocs, des gens qui ne pensent qu'à foutre le feu et qui n'en ont rien à faire de vos études.

46:12
Locuteur

Je

46:12
Locuteur 9

vous le dis très franchement et rien qui va dans

46:15
Locuteur

la réponse

46:15
Présentateur

du Premier ministre qui est à côté de la plaque et qui a fait comme si rien ne se passait. Vous disiez tout à l'heure il ne faut pas de sélection.

46:24
Locuteur

Si, il

46:24
Présentateur

faut une sélection. Tout le monde n'est pas fait pour

46:25
Locuteur

tout. Je

46:25
Présentateur

ne

46:25
Locuteur

vous

46:25
Présentateur

ai pas dit ça. Il y

46:26
Locuteur

a

46:26
Présentateur

des filières qui ont toujours été sélectives et qui peuvent le rester.

46:28
Locuteur

Il

46:28
Présentateur

faut le faire. En revanche, tout le monde ne

46:30
Locuteur

peut pas avoir son bac. Arrêtez de ouvrir des

46:31
Présentateur

places à l'université. Tout le monde ne peut.

46:33
Locuteur

On fait

46:33
Présentateur

un

46:34
Locuteur

dialogue. Je vous écoute après. Beaucoup d'intérêt.

46:38
Présentateur

On ne peut pas dire aujourd'hui 95% d'une classe d'âge à le bac parce que quand on ne met pas les moyens dans l'éducation et qu'on baisse le niveau des programmes ça veut dire qu'on baisse le niveau du bac et

46:47
Locuteur

ce n'est pas un

46:47
Présentateur

cadeau pour les lycéens. Moi, vous savez, je pense qu'avoir un métier technique dès le collège avec à la fin une sécurité de l'emploi et que vous allez vivre une vie réalisée parce que c'est le métier qui vous plaît je pense que c'est mieux que d'aller dans une fac où on ne vous attend pas et où vous suivez des cours qui ne vous apporteront pas un boulot derrière. Je pense que c'est du pragmatisme et

47:05
Locuteur

je

47:05
Présentateur

pense

47:06
Locuteur

qu'il est temps

47:06
Présentateur

de voir

47:07
Locuteur

ça

47:07
Présentateur

en profondeur il

47:09
Locuteur

faut tout revoir de la carte

47:09
Présentateur

de

47:10
Locuteur

l'année. Il y a l'absence

47:10
Présentateur

des professeurs il y a il fait chaud l'été il fait froid l'hiver mais on a quand même une partie de la jeunesse ou une jeunesse angoissée par la crise climatique perdue face à un avenir incertain et ce n'est pas un chèque qu'il faut en vous écoutant j'impression que c'est un reset total tout changé.

47:23
Locuteur

C'est pas un chèque Je vais

47:24
Présentateur

travailler dès le collège.

47:25
Locuteur

Sonia,

47:26
Présentateur

vous dites en même temps la réponse est politique enfin doit être politique mais le problème c'est que justement ce que souligne cette crise majorité à l'Assemblée Nationale vous avez un président de la République qui sait très bien que dans quelques mois c'est terminé pour lui vous avez des candidats à l'élection présidentielle qui ont tendance à pas non plus vouloir trop sortir de leur couloir de nage pour pas prendre de risques sur un plan purement électoraliste et vous avez aussi de toute façon une crise de la représentativité plus structurelle en France et donc c'est de cette

47:57
Locuteur

nature et en ordre du vide il faut dire les choses il y a une sorte de sidération le gouvernement attendait que

48:01
Présentateur

ça allait venir des automobilistes ou de la flambée des carburants c'est venu d'un autre mouvement il y

48:06
Locuteur

a

48:06
Présentateur

une forme de sidération il y a un manque de réponse

48:09
Locuteur

quand même tout le monde prédisait mais le

48:10
Présentateur

Premier ministre il peut tout à fait faire un chèque en bois c'est à dire que

48:13
Locuteur

s'il veut imaginez c'est

48:16
Présentateur

vous

48:16
Locuteur

qui

48:16
Présentateur

payez

48:17
Locuteur

non mais c'est pour ça

48:17
Présentateur

s'il était irresponsable qu'est-ce qu'il fait aujourd'hui il dit ok je vous donne 10 milliards ça sera pas lui dans

48:23
Locuteur

6 mois c'est fini je vous mets mon

48:25
Présentateur

billet

48:26
Locuteur

ce

48:26
Présentateur

sera un chèque en bois parce que le budget qui va être voté ne sera pas reconduit enfin sera modifié lors de l'élection du prochain président vous vous doutez bien qu'ils ne

48:38
Locuteur

vont

48:38
Présentateur

pas garder ce budget donc même si

48:39
Locuteur

on vous disait aujourd'hui vous vous dites bien qu'il rouvrirait

48:41
Présentateur

le front de la mobilisation lycéenne à peine élue mais

48:43
Locuteur

attendez mais même si aujourd

48:44
Présentateur

'hui mais ne croyez pas non plus que tout le monde est terrorisé enfin je vais dire

48:48
Locuteur

non je n'ai pas besoin d'y croire je constate un peu les réunions de Macron on est en République l'ordre est maintenu 55% des Français

48:56
Présentateur

aujourd'hui disent que le mouvement doit s'arrêter 3

48:59
Locuteur

Français sur 4 55% des Français le soutiennent les deux

49:02
Présentateur

c'est les deux mais

49:03
Locuteur

j'apporte un réplication ah non monsieur

49:05
Présentateur

ne vous moquez pas vous allez voir

49:07
Locuteur

les chiffres le paradigme c

49:09
Locuteur 6

'est qu'ils soutiennent et en même temps ils veulent que ça

49:10
Locuteur

s'arrête mais nous aussi on veut que ça s'arrête tout le monde est poché s

49:13
Présentateur

'il vous plaît il y

49:14
Locuteur

a

49:14
Présentateur

quand même quand vous dites le gouvernement ça ne fait pas trembler

49:18
Locuteur

il

49:18
Présentateur

y

49:18
Locuteur

a

49:18
Présentateur

quand même une hantise

49:19
Locuteur

de

49:19
Présentateur

tout au gouvernement quand il y

49:20
Locuteur

a

49:20
Présentateur

ces mouvements là c'est qu'il se passe quelque

49:22
Locuteur

chose et

49:23
Présentateur

qu'il y a un drame et là tout bascule et on a connu ça il y

49:26
Locuteur

a

49:26
Présentateur

le syndrome Alicoussikine il y a tout ce qui s'est passé on a en tête des émeutes extrêmement violentes Serge Raphaël on ne peut pas dire que le gouvernement vit une période où il n'est pas tous les jours en train de se dire mon dieu qu'est-ce qui va se passer

49:38
Locuteur

bien

49:38
Locuteur 8

sûr le problème

49:41
Locuteur

de

49:41
Locuteur 8

fond d'abord un le malaise de la jeunesse il est profond c'est pas juste un c

49:45
Présentateur

'est pas juste un coup de gueule c'est bien plus grave que ça

49:48
Locuteur

c

49:49
Présentateur

'est plus grave que ça c'est une génération qui est abîmée par beaucoup de choses qui est abîmée par la peur de l'avenir qui est abîmée qui a été abîmée par le Covid qui a été abîmée aussi par effectivement l'espèce de trou noir de parcours sup qui fait peur à tout le monde moi je me souviens quand on a fait pour mes enfants parcours sup ça a été un cauchemar à chaque fois donc cette angoisse générale

50:11
Locuteur

qui

50:11
Présentateur

est là elle ne va pas être résolue en trois secondes première chose deuxième chose ce gouvernement est le gouvernement le plus faible pratiquement de l'histoire de

50:19
Locuteur

la Vème République

50:20
Présentateur

il le dit lui-même voilà

50:21
Locuteur

et donc

50:22
Locuteur 8

si vous voulez prendre des décisions dans les conditions dans lesquelles il se trouve c'est très très compliqué d'autant

50:28
Présentateur

plus que les revendications qui sont présentées par les lycéens qui sont toutes légitimes ce sont des revendications que les professeurs les enseignants avaient déjà posées c'est à dire qu'elles étaient déjà sur la table depuis longtemps tout le monde est au

50:40
Locuteur

courant c'est pas très nouveau tout le monde

50:41
Présentateur

a compris mais personne

50:42
Locuteur

ne répond donc la

50:42
Présentateur

question c'est que c'est un gouvernement je dirais

50:45
Locuteur

qui est dans un état de vulnérabilité absolue pendant 7

50:48
Présentateur

mois on va tous ils vont lâcher du l'Est là ils nous ont fait le coup du grand débat on l'a bien vu c'est un marché je pense

50:54
Locuteur

il y a des

50:54
Présentateur

solutions par exemple une revendication les journées sont trop chargées oui c'est vrai et bien limitons les vacances parce que c'est ça notre déséquilibre avec le

51:02
Locuteur

geste j'ai oublié la

51:02
Présentateur

réponse du

51:03
Locuteur

bac moins de jours de vacances et des

51:06
Présentateur

journées plus légères et on va se mettre dans le même cadre de l'OCDE attendez proposez ça aux enseignants pour lesquels j

51:12
Locuteur

'ai

51:12
Présentateur

le plus grand respect et je suis vraiment stupéfaite de voir ce qui s'est passé en termes d'agression sur les enseignants ce qui montre l'effondrement de l'autorité parce qu'à l'époque qui était la mienne jamais on ne se serait imaginé même pardon mais oui à l'époque non mais à l'époque on respectait les enseignants je veux dire ça ne serait pas arrivé à l'idée de les taper sur des enseignants d'ailleurs je pense

51:32
Locuteur

que ça n'est jamais

51:33
Présentateur

arrivé

51:33
Locuteur

sur

51:34
Locuteur 6

ce mouvement c'est une des on

51:35
Locuteur

sait

51:36
Locuteur 6

que

51:36
Locuteur

c'est ça le trait de ce mouvement je

51:37
Locuteur 6

dis que ce mouvement qui ressemble à d'ombreux autres mouvements lycéens 98 et 90 pour parler des deux plus importantes ces 30 dernières années c'est vrai que ce qui a radicalement changé c'est la violence à

51:50
Locuteur

l'endroit des enseignants je vais juste saluer et des

51:54
Locuteur 6

proviseurs parce que pour le coup les proviseurs ils sont vraiment la cible préférée notamment

51:58
Locuteur

à côté de vous vous

52:00
Locuteur 9

évoquez cette

52:01
Locuteur

violence

52:01
Présentateur

qui est

52:01
Locuteur

réelle

52:02
Locuteur 9

elle est la conséquence comme le disait monsieur une atmosphère de tension qui est en effet inédite pour

52:07
Locuteur

un mouvement

52:07
Locuteur 9

lycéen

52:08
Locuteur

maintenant comment on y répond avec ce genre de syllogisme laissez-moi parler ce genre de syllogisme

52:14
Présentateur

on

52:14
Locuteur

peut on peut on dit comment

52:15
Présentateur

on y répond à la violence on ne la souhaite pas on ne souhaite pas l'enlisement

52:22
Locuteur

vous la justifiez vous la justifiez

52:25
Locuteur 9

est-ce que peut-être encore une fois je peux finir comment on y répond à la violence on peut y répondre

52:29
Présentateur

par les violences policières d'un autre côté on peut y répondre par l'attente pendant des mois et puis on peut y répondre par la politisation par ces revendications politiques qui émergent au départ de lutte locale c'est exactement ce que font les lycéens et ce que font aussi les parents

52:44
Locuteur

d'élèves les professeurs justement qui les rejoignent

52:47
Présentateur

vous dites violences policières il faut répondre mais expliquez-moi

52:51
Locuteur

il

52:52
Présentateur

y

52:52
Locuteur

a

52:52
Présentateur

des violences pompières il y

52:54
Locuteur

a

52:54
Présentateur

des violences professorales mais c

52:57
Locuteur

'est

52:57
Présentateur

la police qui affronte oui mais alors pourquoi on attaque des pompiers et des professeurs mais moi hier en manifestation

53:03
Locuteur

avant-hier avant

53:04
Présentateur

-hier

53:05
Locuteur

pas

53:06
Présentateur

hier

53:06
Locuteur

des attaques de pompiers

53:07
Présentateur

oui vous

53:08
Locuteur

l'avez vu les camions pompiers brûlés

53:09
Présentateur

lundi il y

53:10
Locuteur

en

53:10
Présentateur

avait écoutez-moi ces

53:11
Locuteur

violences-là si vous dites qu'il y a des violences

53:13
Présentateur

policières même je vais vous dire mieux

53:15
Locuteur

je vais vous dire

53:16
Présentateur

mieux on agit en particulier mon camarade encore à

53:21
Locuteur

ma droite

53:23
Présentateur

on

53:23
Locuteur

agit

53:24
Présentateur

pour qu'elle n'arrive pas et qu'est-ce qui se passe hier

53:26
Locuteur

le

53:26
Présentateur

mouvement est largement rejoint les manifestations se font moins d'images de violences parce que la politisation elle est en marche et c'est par la politisation qu'on y

53:34
Locuteur

répondra qu'est-ce que vous entendez par

53:35
Présentateur

politisation

53:36
Locuteur

mais s'il y a toujours ce que j'entends c'est quelque chose de

53:38
Présentateur

remarquable quelque chose de remarquable des lycéens qui saisissent de leurs problématiques les plus particulières de leurs intérêts les plus locaux et qui à partir de ça deux semaines après mais on a dix mesures et on a même dans le courrier de monsieur Lecornu on isole cinq points qui sont précisément

53:52
Locuteur

vous êtes politisé vous monsieur vous êtes

53:54
Présentateur

politisé vous vous

53:55
Locuteur

êtes un militant politique mais bien sûr j'ai été

53:56
Présentateur

syndicaliste et le syndicalisme

53:57
Locuteur

est la forme peut-être la plus élevée de politique non mais vous êtes un militant

54:00
Présentateur

LFI

54:01
Locuteur

non

54:01
Présentateur

je ne suis pas militant LFI vous ne soutenez pas Jean-Luc Mélenchon non je n

54:04
Locuteur

'ai

54:04
Présentateur

jamais fait preuve de soutien de Jean-Luc Mélenchon d'accord

54:08
Locuteur

vous ne faites pas de politique du tout et vous trouvez qu'il y a une

54:09
Présentateur

récupération je

54:10
Locuteur

peux saluer Marius Minil

54:12
Présentateur

qui est à côté bonsoir à vous consécrétaire général de l'union syndicale lycéenne et qui sera demain aujourd'hui aussi vous étiez mobilisé ou vous vous préparez pour demain

54:22
Locuteur 1

et effectivement demain c'est l'acte 3 de

54:24
Locuteur

la

54:24
Locuteur 1

mobilisation et

54:25
Locuteur

donc on appelle l'acte 4

54:26
Locuteur 1

pardon tous les lycéens

54:27
Locuteur

à

54:28
Locuteur 1

bloquer leur lycée le matin et à se joindre aux manifestations l'après-midi dans toutes les villes de France parce que là il faut intensifier la mobilisation encore une fois on n

54:35
Locuteur

'est

54:35
Locuteur 1

pas écouté sur nos revendications et tout le monde enfin vous l'avez dit et mon camarade Manès l'a dit la réponse ne peut être que politique par l'écoute de nos revendications qui sont très claires on a 10 points vous pouvez

54:44
Locuteur

aller les

54:44
Locuteur 1

voir sur le site 10mesures.fr et donc encore une fois on ne nous écoute pas c'est quand même incroyable il y

54:50
Locuteur

a

54:50
Locuteur 1

des centaines de lycées bloqués des centaines de milliers de lycéens qui sont mobilisés tout simplement pour pouvoir étudier dignement tout simplement pour avoir un professeur devant sa classe pour ne pas avoir des lycées qui tombent des plafonds qui tombent dans nos lycées donc on veut être écouté tant qu'on n

55:01
Locuteur

'est

55:01
Locuteur 1

pas écouté on continuera et la mobilisation va s'intensifier s'intensifier s'intensifier je

55:05
Présentateur

peux vous poser juste une question c'est une question que

55:07
Locuteur

je

55:07
Présentateur

me posais depuis le début du mouvement quand vous bloquez un établissement d'accord vous empêchez l'entrée on est d'accord c'est le système du blocage je ne parle même

55:15
Locuteur

pas des violences c'est le

55:15
Présentateur

principe donc par exemple vous empêchez des élèves d'aller étudier s'ils le souhaitent est-ce que vous trouvez

55:20
Locuteur

que c'est démocratique ça monsieur est-ce que vous trouvez

55:23
Présentateur

que c'est démocratique non ce n'est pas démocratique quand

55:25
Locuteur

il y a des assemblées générales c'est pas

55:26
Présentateur

démocratique

55:27
Locuteur

il n

55:27
Présentateur

'y a pas une question d'assemblées générales

55:28
Locuteur

la liberté non mais la liberté monsieur compliqué

55:31
Présentateur

de voter

55:32
Locuteur

contre la liberté je vais finir la liberté de chaque étudiant c

55:35
Présentateur

'est d'aller étudier que vous vous vouliez ne pas aller étudier c'est votre problème mais empêcher des autres élèves d'aller étudier ça c'est factieux vous n'avez pas le droit c'est interdit de bloquer la circulation des gens

55:46
Locuteur 1

je vais quand même répondre quand on ne bloque pas les lycées on n

55:49
Locuteur

'est

55:49
Locuteur 1

jamais écouté je vais vous dire moi je suis élu académique

55:51
Locuteur

à la vie lycée quand on ne brûle pas on n'est pas écouté quand on ne prend pas des prix qu'on n'est pas écouté dans les

55:54
Locuteur 1

institutions

55:55
Locuteur

écoutez-moi dans les institutions dans les

55:57
Locuteur 1

conseils académiques tout le monde est d'accord sur nos revendications tout le monde est d'accord que Parcoursup est un mauvais système tout le

56:02
Locuteur

monde

56:02
Locuteur 1

est d'accord qu'il faut un professeur devant chaque classe et pourtant rien n'est fait pourquoi ? parce que les institutions aujourd'hui sont dysfonctionnelles et que ça ne marche pas aujourd'hui on bloque des lycées des centaines de lycées et on voit qu'enfin on peut parler des revendications enfin on s'active un petit peu et enfin on va pouvoir

56:15
Locuteur

enfin être écouté là

56:16
Présentateur

où j'apporte un point et je le dis malheureusement c'est qu'on a vu à l'aune de la crise des gilets jaunes qu'ils n'ont été entendus que lorsqu'il y a eu

56:24
Locuteur

malheureusement

56:24
Présentateur

donc on est dans un pays malheureusement et on peut tous le déplorer malheureusement

56:27
Locuteur

vous

56:27
Locuteur 8

savez entendu je ne

56:28
Locuteur

sais

56:28
Locuteur 8

pas si ils

56:29
Locuteur

ont été entendus ils ont eu le chèque ce qui est compliqué ce qui est un peu compliqué

56:33
Locuteur 8

c

56:33
Locuteur

'est un peu compliqué c'est un peu compliqué c'est un peu compliqué c'est un peu compliqué c'est un peu compliqué

56:34
Locuteur 8

c

56:35
Locuteur

'est un peu compliqué

56:35
Locuteur 8

d'abord

56:35
Locuteur

moi

56:35
Présentateur

je voudrais saluer les

56:37
Locuteur

deux

56:37
Présentateur

jeunes je ne

56:37
Locuteur

suis

56:37
Présentateur

pas du tout d'accord avec eux mais ça n'a aucune importance mais qu'est-ce que ça fait du bien

56:41
Locuteur

qu

56:42
Présentateur

'est-ce que ça fait du bien d'entendre des jeunes qu'en soit moi je suis un vieux con

56:47
Locuteur

je

56:47
Présentateur

suis

56:48
Locuteur

un vieux je suis un baby boomer dans toute sa splendeur

56:50
Présentateur

j'entends des jeunes j'entends leur colère vous savez à quoi je pense en ce moment je revois Danny Cohn-Bendit en 68 en train de narguer la police je

56:57
Locuteur

ne sais

56:57
Présentateur

pas si c'est un compliment non non mais si mais à

56:59
Locuteur

l'époque oui bien sûr aujourd'hui non mais à l'époque

57:04
Présentateur

peut

57:04
Locuteur

-être qu'ils ne connaissent pas mais moi je trouve ça très intéressant pour moi

57:06
Présentateur

ce qui m'intéresse mais il n'y a pas de solution pour le moment de ce pouvoir parce que ce pouvoir

57:11
Locuteur

est faible

57:11
Présentateur

il

57:12
Locuteur

peut lâcher du lest ils peuvent lâcher du lest

57:14
Présentateur

etc c'est le roi est nu c

57:17
Locuteur

'est une situation politique incroyable alors dites-le aux paysans dites-le à tout le monde

57:23
Locuteur 6

à la fin d'un mandat c'est vrai que et à

57:25
Locuteur

l

57:25
Locuteur 6

'approche d'une élection

57:26
Locuteur

c'est ça qui est nouveau

57:28
Locuteur 6

et qui est inattendu d'un point de vue crise sociale crise explosion mais

57:34
Locuteur

c'est justement parce que ce pouvoir est en fin de mandat et

57:37
Locuteur 6

ça rend très difficile la sortie de crise outre le fait que ce pouvoir ce pays n

57:43
Présentateur

'a plus d'argent j'imagine Bruno vous avez déjà entendu des hommes politiques et des femmes politiques de premier plan vous dire ces dernières semaines qu'ils ne sont même pas sûrs qu'on puisse arriver au premier tour de

57:52
Locuteur

l

57:52
Présentateur

'élection présidentielle dans des conditions on

57:54
Locuteur

ne lèvera pas la dette

57:55
Présentateur

conventionnelles il y a une crise de la dette qui peut

57:57
Locuteur

intervenir à n'importe quel point une crise de la dette une angoisse des

58:01
Présentateur

infirmières une angoisse

58:02
Locuteur

des milieux une crise de la dette ça va mettre tout le monde d'accord et honnêtement

58:05
Présentateur

c'est moins 30% des pensions mais écoutez ce

58:08
Locuteur

soir si vous nous rejoignez à l'instant ce soir

58:11
Présentateur

le premier ministre a pris la parole et moi je trouve incroyable la structure du discours il a parlé à la fois de la crise des lycéens de la flambée des carburants de la colère paysanne et donc et du mur de la dette

58:25
Locuteur

mais

58:25
Présentateur

il a fait lui-même la convergence des luttes

58:27
Locuteur

oui

58:27
Locuteur 6

d'ailleurs il a même parlé de la présidentielle à la fois

58:29
Locuteur

c'est

58:31
Présentateur

vrai il

58:32
Locuteur

a dit s

58:32
Présentateur

'il ne fallait pas lier c'est fait c

58:35
Locuteur

'est quand même assez inédit il faut comprendre

58:36
Présentateur

que les français ont un

58:37
Locuteur

sentiment d

58:37
Présentateur

'accumulation et

58:38
Locuteur

merci de me faire le sous-texte moi je pense que il y a de lui ce qui serait intéressant c

58:42
Locuteur 6

'est un aveu d'appuissance ce qui est

58:44
Locuteur

très compliqué ce qui est très compliqué ce qu'il dit ce qui serait intéressant

58:46
Présentateur

je pense pour les jeunes

58:47
Locuteur

il

58:47
Locuteur 6

est dans un corner et

58:48
Locuteur

c'est difficile c'est très difficile de créer

58:51
Locuteur 6

une crise lycéenne par ailleurs qu'il faut prendre au sérieux je suis d'accord mais c'est très difficile parce que ça coûte cher parce que ça mêle différentes différents pouvoirs les régions l'état enfin tout ça c'est pas simple quand on regarde l

59:05
Locuteur

'histoire quand on regarde l

59:06
Présentateur

'histoire l'état et le pouvoir en fonction de la période rappelez-vous 1986 c'est le projet le projet de loi de Vaquet il y a l'affaire

59:14
Locuteur

oui mais là il y a un projet de loi c'est pas n'importe quel gouvernement justement c'est ce

59:17
Présentateur

que j'essaye d'expliquer

59:18
Locuteur

oui

59:19
Locuteur 8

mais c'est plus facile

59:19
Locuteur

mais attendez c'est ce que j'essaye

59:22
Présentateur

d'expliquer vous me laissez pas finir ma phrase c'est justement

59:25
Locuteur

le

59:25
Présentateur

projet de loi de Vaquet a été retiré c'est à dire que l'affaire a été réglée en 2006 on a le même problème avec le CPE

59:32
Locuteur

et

59:33
Présentateur

il

59:33
Locuteur

y avait un projet

59:35
Locuteur 6

90 90

59:36
Locuteur

c'est

59:36
Locuteur 6

exactement le

59:37
Locuteur

même débit il y a un an que vous ne citez pas les

59:40
Présentateur

revendications même si elles

59:42
Locuteur

sont

59:42
Présentateur

légitimes elles sont disparates

59:44
Locuteur

il y a un an

59:44
Présentateur

que personne

59:44
Locuteur

n'a cité je suis très étonné c'est beaucoup plus

59:46
Présentateur

dur

59:46
Locuteur

de céder je suis très étonné parce que c'est trop

59:48
Présentateur

compliqué non

59:49
Locuteur

non nos revendications elles sont très claires c

59:51
Présentateur

'est l'éléphant au milieu de la paix mais pardon il y a quand même un président qui s'est présenté en disant la jeunesse vous allez voir ce que vous allez voir

1:00:02
Locuteur

si j'avais un conseil à donner pardonnez-moi pour moi c'est bonnet

1:00:05
Présentateur

blanc

1:00:05
Locuteur

et blanc bonnet si j'avais

1:00:06
Présentateur

un conseil à donner aux jeunes ils ne

1:00:08
Locuteur

vont

1:00:08
Présentateur

pas m'écouter en plus je pense que vous n'avez pas de sympathie pour moi vous voyez pourquoi vous dites ça vous croyez que je suis contre vous

1:00:13
Locuteur 1

pas du tout j'ai écouté ce que vous avez dit et par l'instant je pense que

1:00:16
Locuteur

votre conseil je pense qu'il faut

1:00:17
Présentateur

solliciter les candidats à la présidentielle mais ne vous moquez pas vous savez il faut solliciter le respect aussi c'est bien il faut solliciter les candidats à la présidentielle c'est eux qui vont c'est ceux qui vont gagner la présidentielle qui vont pouvoir vous donner des choses celui qui est

1:00:32
Locuteur

là en ce moment je vous

1:00:34
Présentateur

assure qu'il y

1:00:35
Locuteur

aura

1:00:35
Présentateur

un budget rectificatif donc même si aujourd'hui il vous donne 10 milliards si le candidat qui sera élu vous n'arrivez pas à le convaincre ou si ce n

1:00:42
Locuteur

'est

1:00:42
Présentateur

pas un candidat que vous avez choisi il fera sauter cet argent là parce qu'il va être obligé de présenter un budget à l'équilibre parce que la BCE et vous êtes suffisamment intelligent pour le comprendre va tenir le crayon

1:00:53
Locuteur

du prochain budget Laurent

1:00:54
Présentateur

ça y est on critique les élus on critique les élus LFI sont critiqués le gouvernement dit et les renseignements disent mais ils sont auprès des jeunes moi je m'interroge aussi pourquoi les autres élus ne sont pas sur le terrain alors oui il y a Robert Ménard à Béziers mais je ne vois pas il y a certainement d'autres mères non mais je donne toutes les tendances c'est important aussi

1:01:16
Locuteur

oui

1:01:16
Présentateur

il est allé avec l'Élysée

1:01:17
Locuteur

pardon

1:01:17
Présentateur

? il est allé avec l'Élysée non il

1:01:18
Locuteur

est allé

1:01:18
Présentateur

à la rencontre

1:01:19
Locuteur

il est

1:01:20
Présentateur

allé pour leur parler pour

1:01:21
Locuteur

leur parler c'est une démarche

1:01:23
Présentateur

plutôt

1:01:23
Locuteur

positive et empêché certains il

1:01:26
Présentateur

y

1:01:27
Locuteur

a beaucoup de mères il y a beaucoup de mères il y a beaucoup de mères il y a

1:01:29
Présentateur

beaucoup

1:01:30
Locuteur

de

1:01:30
Présentateur

mères une écoute etc on pourrait les aider et ils ressortent ils disent très bien on a été reçu mais en fait ils ne peuvent rien faire c'est ce pouvoir qui peut faire quelque chose et c'est ce pouvoir qui se tait ou alors qui parle pour

1:01:39
Locuteur

ne rien dire est-ce que

1:01:40
Présentateur

franchement vous ne trouvez pas que les élus insoumis vous instrumentalisent un peu ou instrumentalisent un peu la lutte en venant

1:01:46
Locuteur 8

faire des séquences TikTok auprès de lycéens en promettant pas grand chose parce que de toute façon ils n'ont rien à promettre mais en soufflant plutôt sur les braises en essayant de les laisser entendre qu'effectivement les policiers sont très violents avec vous

1:01:58
Présentateur

est-ce que vous n

1:01:58
Locuteur

'avez

1:01:58
Présentateur

pas l'impression à un moment d'être instrumentalisé par vous

1:02:01
Locuteur 1

? Non non et on vient de le dire en fait tous les élus devraient être là à venir nous écouter sur les blocus ce qu

1:02:06
Locuteur

'on

1:02:06
Locuteur 1

demande si je pourrais étudier dans des conditions normales et les élus devraient s'ils avaient vraiment fait leur travail on ne serait pas mobilisés parce qu'on aurait un professeur devant chaque classe et on n'aurait pas des lycées qui se sont délabrés donc tous les élus devraient venir nous on remercie les élus qui viennent et qui nous écoutent évidemment d'autant plus qu'on observe que quand les élus sont là il y a moins de violences policières et donc vous par exemple je ne comprends pas pourquoi vous

1:02:24
Locuteur

n

1:02:24
Locuteur 1

'êtes pas venus nous écouter

1:02:25
Locuteur

voilà parce

1:02:26
Présentateur

que moi je préfère aller écouter les agriculteurs qui sont en vrai galère vous

1:02:29
Locuteur

choisissez un peu vous

1:02:31
Présentateur

merci pour ce

1:02:32
Locuteur

débat

1:02:33
Présentateur

restez avec nous on va marquer une

1:02:35
Locuteur

pause