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Podcast / conversation28 minutes - ARTE· 29 octobre 2026 45 minMixteÉducation & rechercheEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

La plus petite école de France / COP17 : la biodiversité en sursis ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:13OuverteRéponse directe

    Madame la directrice d'école, bonsoir. Sylvie Mercier, bonsoir. Bienvenue dans 28 minutes.

  • 2:58OuverteRéponse directe

    Pascal Pisson, grâce à votre film documentaire, nous suivons une année scolaire dans la plus petite école de France à la Gurase. Comment préserver l'enseignement en milieu rural ?

  • 4:21OuverteRéponse directe

    Notre petite école, elle risque toujours tous les ans de s'arrêter. Qu'est-ce qui vous a donné envie de venir enseigner là-bas ?

  • 5:44OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a donné envie de filmer cette école et de passer quatre saisons là-bas ?

  • 7:11OuverteRéponse directe

    Comment on fait pour gérer une classe unique avec plusieurs niveaux au quotidien ?

  • 9:12OuverteRéponse directe

    Pascal Plisson, on l'impression que la caméra n'existe plus. Comment avez-vous réussi à vous faire accepter ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:21Chiffre
    « Plus de 17000 écoles ont été fermées en France ces 40 dernières années. »
  • 11:10Fait
    « Quand mes trois CM2 et mes trois CM1 seront rentrés au collège, je n'en aurai plus que trois. »
  • 13:52Fait
    « Selon un rapport rendu public lors de la COP, c'est moins de la moitié des objectifs nationaux pour 2030 qui pourraient être atteints à temps. »
  • 15:21Chiffre
    « La communauté internationale devait rassembler 200 milliards de dollars par an d'ici 2030 pour financer ses actions. »
  • 28:21Chiffre
    « Ce n'est pas 1 milliard de dollars qui a été versé, mais 7000 dollars. »
  • 30:47Chiffre
    « 2000 milliards par an subvention néfaste. »
  • 31:20Fait
    « On consacre des sommes beaucoup plus colossales à détruire la nature. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:06

Bonsoir à toutes et tous. Bienvenue dans 28 minutes. Merci de votre fidélité. Bonsoir mes camarades que vous êtesab. L'actualité internationale c'est la COP 17, COP sur la biodiversité qui se terminera demain soir à Erevan en Arménie. Disparition des espèces, morts des coraux, déforestation, surpêche, effondrement des populations d'oiseaux ou encore d'insectes. La 6e extinction menace et nous menace nous humains à terme. Pour protéger, il faut de l'argent et personne ne veut faire de sacrifice pour le futur.

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La biodiversité de notre planète s'effondre. A-ton encore les moyens de tout sauver ? On en débattra tout à l'heure avant de vous retrouver. Théophile Cossin et Xavier Maudu pour vos merveilleuses chroniques de avec le dépôt de bilan du BHV à Paris-Élisabeth le bazar de l'hôtel de ville après de mauvais choix faut le dire souhaite un redressement judiciaire pour se relancer. Je vous propose un petit tour du côté de l'hôtel de ville et du second empire. Ah évidemment. Et vous Théophile ? Un sujet ambiance Halloween ce soir. Connaissez-vous ce qu'on appelle les maisons de l'horaire grosso modo des baraques où il s'est passé des faits d'hiver horrible ? Elles sont la bête noire des agents immobiliers mais peut-être l'avenir de ce qu'on appelle le dark tourisme. Je vous explique en

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fin d'émission s'il vous plaît. Et pour commencer, on part dans la plus petite école de France, l'école de la gure qui est perchée à 1600 m d'altitude dans la haute tarenthèse. Hit élèves dans une classe unique qui va de la maternelle au CM2 et une directrice prof des écoles archiensationnelle dévouée corps et âme à ses h marmeux et luttant quotidiennement pour que l'école ne ferme pas. On reçoit tout de suite les patentes Sylvie Mercier et le réalisateur du documentaire Ma toute petite école Pascal Plisson.

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Madame la directrice d'école, bonsoir. Sylvie Mercier, bonsoir. Bienvenue dans 28 minutes. Pascal Plisson, bonsoir et bienvenue dans 28 minutes. Bonsoir. Je vous présente Julia Vanelst et Benjaminou qui ont adoré votre documentaire consacré à la plus petite école et la plus haute peut-être de France. C'est les vacances, elle vous manquent euh l'école ? Oui, mais je suis avec mes élèves donc finalement en gogette. parisienne, vous êtes descendu des Sims. Alors, on va évoquer cette plus petite école de France, votre sacerdoce mais mais que vous faites avec passion et enthousiasme quotidiennement et puis ce documentaire pour lequel vous avez consacré quatre saisons de tournage à cette petite école après votre profil idéal à tous les deux réalisé par Gaë Legra.

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Pascal Pisson, grâce à votre film documentaire, nous suivons une année scolaire dans la plus petite école de France à la Gurase. Un hameau de la Haute Tarantase situé à 1600 m d'altitude, Sylvie Mercier vous donner cours à 8 élèves de la maternelle au CM2. Alors que plus de 17000 écoles ont été fermées en France ces 40 dernières années, comment préserver l'enseignement en milieu rural ? Pour répondre à cette question, vous avez tous deux le profil idéal. Le thème de l'éducation me touche profondément, dites-vous Pascal Plisson. En 2013, dans sur le chemin de l'école César du meilleur documentaire, vous relatez les difficultés et les dangers auxquels sont confrontés quatre enfants pour rejoindre leur classe au Maroc, en Inde, en Argentine ou encore au Kenya où

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Jackson doit marcher 15 km à l'allée et au retour. Dans l'école de Jackson, chaque année 5 ou six enfants se font tués par des éléphants, par des buffles, par des ils se font enlever par des bandits. C'est un chemin risqué tous les matins qu'on prenne Jackson mais pour lui il a pas le choix. En 2019 dans Gogo, vous vous intéressez à Priscilia Ceney, une kenane de 94 ans privée d'école dans sa jeunesse et qui décide de suivre les cours en primaire avec un slogan adressé aux enfants "Sans éducation, il n'y a pas de différence entre vous et un poulet". J'ai décidé de venir à l'école car j'ai vu beaucoup de jeunes rester à la maison sans travail. Après We have a dream sur des enfants en situation de handicap, vous sortez donc mercredi prochain ma toute petite école avec Sylvie Mercier.

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Notre petite école, elle risque toujours tous les ans ben peut-être de s'arrêter parce qu'on on est de moins en moins nombreux. Au fil des saisons, vous montrez le quotidien des huit élèves dans leur classe unique mais aussi les devoirs à la maison. 3 x 3 8 6 + 3 ça fait 8 non 9. Voilà. Donc à chaque fois, tu as compris comment ça ? Oui. 3 x 4 13 et Sylvie Mercier, vous précisez cette classe unique à petit effectif est une chance. Travailler au rythme des enfants, prendre le temps de les écouter et de créer un lien durable. Oui, Sylvie Mercier, on sent que enseigner, diriger la petite école,

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c'est presque une rencontre, c'est votre destin. Alors que vous veniez d'Orléan, vous enseigniez dans des qu'est-ce qui s'est passé pour que vous arriviez là il y a 3 ans que vous décidiez de vous investir pleinement ? Alors moi, j'ai toujours rêvé de venir vivre à la montagne. En fait, j'ai vraiment un amour pour la montagne depuis des années. C'était très compliqué. Je ne réussissais pas à sortir du Loiré qui est un département déficitaire donc qui laisse pas sortir ses enseignants. Voilà. Et puis j'ai pu bénéficier donc il y a 3 ans de ce poste qui fait partie de ce qu'on appelle les postes à profil, c'est-à-dire des postes très compliqué euh qui n'arrivaient pas à trouver d'enseignants justement ou qui n'arrivaient pas à fixer les enseignants. Euh les enseignants étaient

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nommés là au dernier moment de jours avant la rentrée et n'avaient pas envie de d'y rester. Et donc moi, j'ai postulé pour ce poste et et depuis et depuis voilà, ça s'est fait, j'ai été retenu, il y a eu à peu près 200 candidatures. Donc euh voilà, donc j'ai été retenu et je suis euh et depuis vous êtes la plus heureuse du monde à Lagure, donc Pascal Plesson la gure à de 35 bipèdes et un peu plus de vaches et de chèvres sans doute à 1600 m d'altitude. Qu'est-ce qui vous a donné envie de filmer de vous de de de vous dévouer et en fait de passer un an là-bas, quatre saisons ? Bah moi, vous et une année scolaire. Oui, en moi je voulais absolument faire un film sur la les petites écoles rurales qui ferment les unes après les autres dans le dans le milieu de montagne de campagne. J'ai

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eu pas mal pas mal d'écoles en France mais la petite école de la m'a plu parce qu'elle avait tout ce qui tout ce qui faisait que j'avais tous les éléments pour faire un film de cinéma. J'avais un casting incroyable avec les les huit enfants de la gure, j'avais Sylvie, j'avais le maire, j'avais le décor du village emprunt génial. les saisons qui sont très marquées là-bas et puis le fait que ce village soit très isolé dans la montagne m'offrait toutes les caractéristiques pour faire un film de cinéma. Bonannonce. Euh pourquoi il y a pas du sucre dessus ? Ah c'est génial. sont pas très bonnes. Merci Nadine. Mais elles sont bonnes quand même un peu.

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Une classe unique, c'est une classe où tu as tous les niveaux. La maîtresse des fois on l'aide quand on est en temps libre parce qu'il faut mieux aider les plus petits. Non. Et voilà qui dit classe unique. Cie Mercier dit plusieurs niveaux hein, au moins quatre. Alors comment on fait pour gérer cela au quotidien ? On se démultiplie ou alors on demande de l'accompagnement par les élèves eux-mêmes, ils s'entraitent. Comment ça se passe ? Alors il y a un peu des deux en fait. Donc je me démultiplie dans le sens où je dois préparer tous les niveaux. Donc effectivement le temps de préparation est assez long. Il faut aussi que je connaisse les programmes de tous les niveaux, savoir où je les emmène. Et puis par contre après une fois dans la classe, moi je

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j'essaie justement de de mettre en avant l'autonomie, l'entraide. Donc je fonctionne beaucoup avec ça. C'est-à-dire que moi, j'ai des petits zilos dans la classe par niveau et euh les enfants savent quand je suis avec un groupe, il doit travailler tout seul en autonomie euh sans traider avant de venir me déranger. Donc après par contre évidemment he si vraiment ils sont bloqués, ils viennent me voir. Mais ça c'est l'ultime recours. Donc ils ont ce mode de fonctionnement c'est et ça marche bien et justement les grands aiment beaucoup ça. Aiment beaucoup Ouais. beaucoup aider les plus petits. Ouais. Et vous, vous avez une autorité très souriante. Pascal Plisson, on l'impression que la caméra n'existe plus. Vous avez passé des mois et des mois dans l'école et autour de l'école,

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dans le village et la caméra n'existe plus. Il y a pas de regard caméra quasiment, sauf à la fin. Vous êtes fait complètement accepter par les parents, par les enfants, par Sylvie Mercier qui était un peu réticente au début, je Oui, c'est vrai. Non, mais j'ai réussi à les convaincre. C'est vrai que sur le chemin de l'école m'aide beaucoup dans ce genre de film à convaincre. Oui, mais c'est vrai que les enfants, moi j'étais venu de 3 mois avant la fin de l'année scolaire en juin en juin 2024 pour justement qu'il se fasse qu'il s'habitue à moi à me connaître. J'ai discuté du projet, j'ai réussi à convaincre Sylvie et puis avec Simon le chef opérateur, on est notre technique, on est vraiment on essaie vraiment de s'immerger dans un univers particulier et de disparaître

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et de disparaître et de devenir transparent de manière à pouvoir être très proche des enfants sans que on ait des regards caméras qui soient vraiment ou alors des regards caméra qui nous servent. Ceuxl on les garde. Oui, il y a de la caméra furtif, on les prend pas. Oui. Le petit garlin. Oui. Oui. Le petit guerlin entre autres. Alors, on va évoquer avec vous deux et avec Julia. Une très bonne nouvelle, des écoles en zones montagneuses devraient être mieux protégées de renovant contre les risques de fermeture définitive. Oui, grâce à la loi montagne qui est passée cet été et qui va modifier le code de l'éducation. Désormais, avant de décider toute fermeture de classe dans une ville ou un village de montagne, l'éducation nationale devra prendre en compte certains paramètres, notamment

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l'isolement de la commune, les conditions d'accès, le temps de transport scolaire en hiver. concrètement combien de temps hein met un véhicule à se rendre à l'école par route enneigée parce que ce sont des spécificités propres à la vie en montagne et que vivent plus de 400000 élèves en France hein. Tout de même, les rectorats devront également recueillir l'avis du conseil municipal de la commune et en tenir compte dans la décision. Alors Sylvie Mercier, le passage de cette loi, elle cette loi qui va entrer en vigueur l'année prochaine. Est-ce que pour vous c'est rassurant ? C'est même une lueur d'espoir. Alors oui oui, c'est rassurant parce que nous justement on a on a ces conditions d'isolement l'hiver. Nous l'hiver la route d'accès au village peut être fermé.

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En fait, on a deux barrières. On a une barrière en bas qui empêche de monter au village et la barrière en haut qui nous empêche de sortir. Et donc ça ça arrive, ça peut arriver tous les ans. L'année dernière c'est arrivé, on a été bloqué de jours. L'année du tournage c'est arrivé également quand on voit justement un moment c'est moi qui filme avec mon portable. En fait, il y a pas d'école, on est bloqué. Voilà, les enfants sont tous en train de jouer dehors. Donc justement, oui, cette loi montagne fait que notre petite école est toujours là et euh et on sait que voilà, l'effectif peut encore descendre. Euh on est quand même l'effectif de d'élèves hein parce que d'ici quelques années, il y en aura plus que ça. Le le problème c'est que nous, on a quand même le coup prêt pour la

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rentrée de septembre 2028. Quand mes trois CM2 et mes trois CM1 seront rentrés au collège, je n'en aurai plus que trois. C'est-à-dire Guerlin, la petite Gaë que vous voyez dans le film et Alix, le petit frère de Guerlin qui doit rentrer l'année prochaine. Donc il faut absolument qu'on ait quand même de nouvelles familles qui viennent s'installer au village. C'est un appel. Oui pour septembre 2028. Ouais. Ou et en même temps, on a l'impression que vous allez trouver la solution pour qu'il y ait aussi une réussite scolaire. La moitié du temps à la dans la classe, le reste la moitié hors les murs. C'est ça qui est important. la moitié. Enfin, voilà, ça se découpe pas comme ça, mais disons que dès qu'on en a l'opportunité, on sort de la classe, on sort voilà souvent.

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En ville, on devrait faire la même chose aussi, vous qui avez travaillé. Oui, on devrait pouvoir sortir aussi souvent. Après, en ville, tout est plus compliqué évidemment. C'est vrai que Mais vous les emmenez dans les prairies, vous faites de l'école en prairie comme le font les les les institutes dans les pays nordiques. Oui. Alors, nous c'est pas aussi, mais par contre, oui, dès qu'on peut, on on sort en fait, on n'hésite pas à en randonner. On rendonne beaucoup. Alors, c'est des vrais petits montagnards hein, des vrais petits marcheurs. Voilà, là on est monté au mois de septembre pour l'inauguration d'un refuge. Euh, il crapaut sans aucun problème. Donc, et voilà, toutes les occasions sont bonnes pour aller voilà pour aller observer cette nature et au contact de

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la nature. Pascal Pisson, 17000 écoles françaises qui ont été fermées en 40 ans. Vous diriez que votre film qui est d'une tendresse folle est aussi un film de combat, un film politique ? Ouais, c'est un film engagé. C'est un film qui défond les petites écoles rurales. Euh quand on voit la vie de ses enfants dans dans les villages, on n'a pas envie qu'ils allent dans les vallées et prendre des bus pendant 40 minutes. Mais ils ont pas envie hein. Et d'ailleurs, ils veulent travailler plus tard hein. On va pas dévoiler la fin mais ils disent ce qu'ils veulent faire quand ils seront grands. C'est bouleversant. Ouais. Et puis l'école l'école de ces villages souvent quand une école ferme, c'est un peu la mortlande d'un village annoncé. Les familles s'en vont, les

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commerces ferment et c'est vrai que il faut maintenir cette petites écoles le plus longtemps possible avec les enfants, avec une démographie compliquée, c'est pas facile mais il faut essayer de se battre pour ça. Très bien. Le réarmement démographique et vivent les petites écoles et vive ma toute petite école, la plus petite école de France avec Sylvie Mercier comme directrice et professeur des écoles et célébré par Pascal Pisson. Le film sort sur les écrans le 4 novembre prochain. Ça tombe bien, c'est après les vacances scolaires. Merci à tous les deux d'être venus dans 28 minutes. On va passer à notre débat sur la biodiversité, pas seulement de la haute parenthèse mais de la planète qui est en voie d'effondrement du fait des activités humaines de de l'anthropocène comme on

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dit. Quelles avancées à la COP 17 biodiversité qui se déroule en Arménie jusqu'à demain. La clé de la préservation est-ce financement, la pédagogie, les initiatives locales ou la réduction drastique des subventions néfastes à la biodiversité ? débat après la mise au point d'Amiras Willem.

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Ils disparaissent sans faire de bruit. Les abeilles, les poissons ou encore les oiseaux. Autant d'espèces menacées essentielles à la survie sur terre. Face à cette situation, près de 200 pays sont réunis jusqu'à demain à Yerevan en Arménie pour la COP 17 avec un but tenté d'enrayer le mouvement. Ce qui se passe ici à Yvan compte. La vie de milliards de personnes est bouleversée par les conséquences de la perte de la biodiversité. Leur vie dépend des avancées qui seront réalisés ici au cours des deux prochaines semaines. Pour l'instant, les résultats ne sont pas vraiment bons. Selon un rapport rendu public lors de la COP, c'est moins de la moitié des objectifs nationaux pour 2030 qui pourraient être atteints à temps. Agriculture intensive, pollution

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ou encore réchauffement climatique, certaines espèces n'arrivent plus ou difficilement à se renouveler. Depuis des années, certains scientifiques tirent la sonnette d'alarme. Si on compare à la dernière extinction de masse où 70 % des espèces sur terre avaient disparu, la vitesse d'extinction actuelle par exemple des des Batraciens, elle est près de 150 fois plus élevée. Le dérèglement climatique va conditionner comment on va vivre. L'effondrement de la biodiversité va conditionner si on va vivre. Un défi écologique mais aussi économique. Selon la Banque mondiale, plus de 50 % du PIB de la planète dépend de la biodiversité. Les conférences se multiplient mais les fonds alloués à la protection de la biodiversité pnent à

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arriver. La communauté internationale devait rassembler 200 milliards de dollars par an d'ici 2030 pour financer ses actions. Les financements des programmes de sauvegarde sont particulièrement en retard et ça c'est d'autant plus difficile à comprendre qu'on échoue aussi sur l'objectif d'arrêter de subventionner les activités néfastes à la biodiversité. Au vu de l'ampleur de la tâche, certains appellent à faire des choix d'espèces à sauver en priorité. Est-ce réellement une solution ? Biodiversité, a-t-on encore les moyens de tout sauver ? Trois bios invités pour ce débat. Florian Kirchner, bonsoir. Vous êtes écologue, responsable du programme espèce à l'UICN France. L'UCN, c'est l'Union internationale pour la

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conservation de la nature. Vous estimez que les COP biodiversité restent des rendez-vous importants, même si nous sommes très loin des objectifs qui avaient été fixés pour 2030. On manque, ajoutez-vous, de moyens humains et financiers pour protéger les espèces et leurs espaces de vie, les espèces qu'elles soient animales, végétales ou encore marines. À côté de vous, Marc André Solos, bonsoir. Biologiste, professeur au muséum national d'histoire naturelle. Dernier essai euh de la biodiversité comme un humanisme aux éditions du Seuil. Selon vous, le vrai problème par rapport à la protection de la biodiversité, c'est le manque de volonté politique, notamment des pays du nord qui devraient davantage aider ceux du sud. Il faut aussi changer en profondeur nos modes de production. Et à

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côté de vous, Laorian Moïset, bonsoir. Bonsoir. Économiste de la biodiversité, philosophe essai. Dernier essai, la liberté des limites viennent de paraître à l'observatoire. Selon vous, l'argent est nécessaire pour protéger la biodiversité, mais ce n'est pas la priorité. Ce qu'il faut, c'est articuler les enjeux écologiques avec la liberté des individus. Autrement dit, comment ne pas vivre cette protection comme une contrainte, ne pas tomber dans l'écologie punitive, j'imagine. On en parlera dans le débat, mais euh on évoque l'oiseau du jour pour démarrer. Tout à fait. Regardez le le tweet de la Réunion qu'on appelle aussi les chenilleurs de la Réunion est un passero que l'on trouve donc exclusivement sur l'île de la Réunion et on risque de parler bientôt au passé car il est sur

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la liste rouge mondiale de l'UICN donc l'Union internationale pour la conservation de la nature. Il est classé dans la catégorie en danger critique d'extinction. Florient Kirchner, c'est vous qui nous avez signalé cet oiseau. Pourquoi est-il emblématique de votre combat ? C'est un oiseau emblématique. Alors, d'abord, il est unique. Il existe que à la Réunion. Nulle part ailleur au monde. Il est endémique des forêts de l'île de la Réunion. Il y a des acteurs sur place qui se battent pour le préserver. On ne connaît actuellement pas beaucoup plus de 100 tuet. Il y a 50 couples nicheurs. 50 couples, ça fait un peu plus de 100 oiseaux. Il est extrêmement menacé. Dans la liste rouge de Luisen, il est classé en danger critique. C'est la catégorie de menace la plus forte. Ça veut dire qu'il est

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vraiment sur la brèche proche de s'éteindre. Ce qui est important pour nous, c'est que son sort nous préoccupe bien sûr, mais ce n'est qu'un symbole parmi beaucoup d'autres espèces. Actuellement, il y a 10500 espèces qui sont classé en danger critique qui sont vraiment sur la crête proche de basculer vers l'extinction si on agit pas. Ouais. Et Marc André, ça ne concerne pas seulement des espèces dont il reste une poignée d'individus. Par exemple, la louette des champs, des espèces communes sont-elles aussi menacées de d'effondrement quant à leur biomasse. He oui et d'ailleurs, on est souvent dans une effondrement des population qui réduit la diversité génétique qui a un aspect de la biodiversité. Or, dans la diversité génétique des espèces, il y a des individus qui vont pouvoir réussir

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avec un nouveau pesticide ou avec un nouveau climat. Donc en ce moment, ce qui est en train de se passer quand les populations s'effondrent, même si les espèces ne disparaissent pas, c'est qu'on perd la diversité génétique qui leur permettrait de sur de s'adapter, de survivre. et on compte aujourd'hui que les espèces ont au moins perdu 10 % de leur biodiversité. C'est c'est énorme. C'est c'est l'heure de la diversité génétique qui qui s'efface. La minute d'après, c'est les espèces qui s'effacent. Oui. Lean Moïs, on va regarder ce euh ce graphique de l'UICN. Près de 50000 espèces sont menacées d'extinction et en même temps, bon, il y a quelques exceptions, quelques signaux parfois positifs comme le panda géant par exemple qui n'est plus en voie de disparition. Est-ce que quand même on

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doit se dire qu'il y a quelques progrès ou c'est une manière de se rassurer ? Bon compte. Aujourd'hui, je crois ce qu'il faut comprendre de ces de ces chiffres et de l'exemple que vous donnez, c'est que le la crise de la biodiversité, c'est un une question qui est complexe, qui est polymorphe. Ça veut dire qu'il y a plusieurs facettes. Ça a été mentionné un petit peu précédemment. En fait, il y a pas de d'enjeu unique de crise de biodiversité ou d'objectif de biodiversité. Il faut s'interroger sur ce qui va nous intéresser et ce qu'on veut préserver ou au contraire qu'on on a pas les moyens de préserver. Est-ce que ce sont les espèces, la diversité génétique, l'irrésilience, l'adaptabilité au changement climatique ? Tous ces objectifs peuvent parfois être

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contradictoire et c'est pour ça que c'est important de s'interroger collectivement en tant que société sur les objectifs que l'on a envie de poursuivre. Mais il y en a quand même qui ont été établis hein euh par euh la la COP de Montréal en 2022 hein. 23 objectifs pour 2030. Un seul Florian Kirchner est en passe d'être atteint. L'objectif numéro 9, c'est cela. C'est exactement ça. Donc ça veut dire qu'il y a 22 ce l'objectif numéro 9. Alors l'objectif qui progresse le mieux, c'est celui qui permet de restaurer la capacité des espèces et des écosysthèmes à affronter le changement climatique. Donc c'est un objectif d'atténuation et d'adaptation des effets du changement climatique. C'est le seul qui tend à progresser. Ça veut dire que les 22 autres sont pas du

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tout en chemin d'être atteints en 2030. Donc pour nous le bilan, il est préoccupant, il est extrêmement décevant et il appelle ça se passe maintenant les discussions, il appelle à un sursaut et à des efforts amplifiés et renforcé pour atteindre ses objectifs en 2030. C'est dans 4 ans parce que l'objectif d'ici 2030 c'était 30 % des zones marines côtières et terrestres protégées. Voilà, c'est le 30 30 % des des aires marines terrestres protégées. On en est loin de là, on est à à 20 % pour les marines, 10 % pour les terrestres et avec des statuts de protection qui sont chelous. Si je peux ça veut dire quoi chelou ? Ça veut dire que dans les réserves françaises, par exemple, les réserves mar françaises, on peut chaluter hein. Alors ça, bah je suis désolé,

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c'est une perturbation qui ressemble pas du tout à ce que vivaient les espèces qui étaient là et qui risquent d'en mettre certaines. Quand vous parlez de chaluté, c'est chalutage en eau profonde. Oui, c'est ça. C'est c'est chaluté. Alors, en plus, c'est pas très bon pour le climat parce que ça mélange les eaux et ça fait ressortir du CO2. Et la seule réserve, alors ce qui est intéressant, c'est que la seule réserve que je connaisse moi sur nos côtes où on chalute pas, c'est la réserve près de Marseille. Je je vais retrouver son nom. Ça reviendra. Et cette réserve où on peut pas chauter parce qu'il y a des y a des il y a des des plantes marines au fond qu'on peut pas arracher. La réserve des calanqu arrive et bien en fait ça a redressé les stocks de poissons pêchables autour de

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la réserve de 30 d'un facteur 3. Ça ça veut dire une chose importante. Ça veut dire que cette histoire de réserve, ce 30 % en réserve, c'est pas qu'un boulet. Ça peut être quelque chose qui a des effets positifs sous forme de valorisation touristique avec un faible débit ou sous forme de restauration des activités autour. Hm hm. Alors justement alors quelque chose qui pourrait sembler contraignant mais qui a des effets bénéfiques. Oui. Alors ça dépend de la perspective que l'on décide d'adopter sur ces objectifs de de biodiversité et c'est pour ça que il faut poser la question sur les arbitrages. Qu'est-ce que ça veut dire en fait protéger la biodiversité quand on se comporte, quel que soit le comportement auquel on fait référence, se déplacer, manger, avoir des loisirs,

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on va affecter des dynamiques écosystémiques, on va en préserver certaines ou on va au contraire en affecter d'autres. H h et donc il faut s'interroger sur les dynamiques que l'on a envie d'affecter ou au contraire de préserver en fonction de ce qui compte pour nous en tant que société. Mais ça veut dire faire des choix par exemple de protéger certaines espèces plutôt que d'autres ou dans nos comportement ne plus prendre l'avion mais continuer à utiliser sac plastique, qu'est-ce qu'il faut faire ? Alors, il faut faire des choix, ça c'est sûr. Les choix, c'est pas forcément une espèce versus une autre. Comme je l'ai dit tout à l'heure, ça peut être des choses un petit peu plus complexes comme la résilience, l'adaptibilité au changement climatique en particulier

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parce que il faut avoir une vision de la biodiversité qui n'est pas fixe. La biodiversité, les écosystèmes en fait, ce sont des dynamiques et ça a toujours évolué et donc vouloir protéger à tout prix une espèce, bon, il faut s'interroger sur la raison pour laquelle on veut protéger à tout prix. Justement le point de vue FL Kner sur la question sur la question des choix. Oui, des choix. Alors, c'est une question sensible. Alors le point de départ, c'est qu'il y a tellement d'espèces menacées dans le monde et on a tellement peu de moyens. Mais il y a pas que des espèces animales par ailleurs, il y a aussi tout le végétal, les forêts, végétal, des petites comme des insectes, des champignons et cetera, bien sûr, toutes les espèces. Alors le le groupe d'experts

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international sur la biodiversité hein a exprimé le fait qu'on a actuellement probablement 1 million d'espèces qui risquent de disparaître si on agit pas. C'est c'est si on agit pas. Donc ça c'est le l'IPBES qui a dit ça qui est le GC de la biodiversité. Euh donc du coup certaines personnes postulent qu'il faut faire des choix parce qu'on a simplement pas les moyens de sauver toutes les espèces. Le problème c'est que si on fait des choix lesquels on sauve en priorité ? C'est une question qui est pas facile. Est-ce qu'on sauve les 10500 espèces en danger critique dont je vous parlais tout à l'heure ? Comme elles sont en danger critique, elles sont prioritaires. Si on agit pas, elles vont disparaître. Ou alors est-ce qu'on se dit on doit sauver peut-être les espèces les plus

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originales ? Un mammifère qui pont des œufs comme l'ordi torinque, il est extrêmement original. Il y en a que cinq dans le monde qui pent des œufs. Cinq mammifères comme ça. Si on perd le nor d'orin on perd un pendu vivant. Hm. On peut aussi dire euh c'est une question de société qui intéresse tout le monde. On peut protéger les espèces que les gens aiment bien, les tamarins liyon et les pandarou par exemple. Donc les espèces les plus mignonnes, pourquoi pas ? Et on peut aussi être stratégique ou ou utilitariste, c'està dire sauvons les espèces qui nous sont utiles. Voilà les verrs de terre et la faute des sols qui régénèrent la fertilité. les abeilles qui pollinisent les cultures ou les éponges des mers tropicales qui recèent des molécules incroyables grâce

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auxquelles on trouve des médicaments. Mais ce que en conclusion ce qu'il faut dire c'est que il y a pas de bonne façon de trier les espèces et de choisir. Il faut faire des priorités c'est évident mais surtout ce qu'il faut c'est préserver toute l'intégrité et la diversité de la nature et on peut se permettre interdépendant tout est interdépendant et cera on peut pas choisir quelles espèces on sauve et lesquelles on laisse à leur sort. Et on peut se permettre cette position parce qu'on sait comment faire en fait. On doit préserver les espèces, on doit préserver plus largement les espaces et surtout on doit enrayer les pressions. On va en parler après. Ça vous cette idée de faire des choix, des priorités, c'est déjà un échec. Marc André Solos, je crois que vous le disiez justement,

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on sait pas trop comment choisir avec ce 30 % de réserve. On a des endroits où on n'induit pas de nouvelles pressions, de nouvelles règles du jeu, où on maintient l'existant et puis ailleurs, il faut aussi gérer les choses correctement pour pas l'atténuer. Mais excusez-moi, mais dans les années 20, si vous choisissez de sauver ce qui est utile à l'homme, vous ne sauvez pas tous les microbes qui produisent des antibiotiques à les années et qui vont sauver dans les années 20 du 20e siècle. Vous ne vous ne sauvez pas tous les microbes qui vont sauver des vies avec des antibiotiques parce qu'on les connaît pas encore. Récemment, on a découvert que les microbes qui dans le sol détoxifient les pesticides. C'est les six microbiota. Ces si microbiota bah on les connaissait pas du tout il y

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a 5 ans. Donc on est ignorant en matière de biodiversité notamment de toutes les fonctions support notamment ce fait que les êtres vivants s'appuissent sur d'autres êtres vivants qui s'appuissent sur d'autres êtres vivants qui s'appuissent. On est face à un miadeau et nous sommes en train dans ce miquel nous sommes issés de retirer une par une les aiguilles en attendant quoi ? que nous-mêmes choons choisir prioriser, c'est potentiellement nous mettre en danger. Du coup, Laorian Moissé, on est obligé de faire des choix et donc il faut avoir un débat au niveau de la société, au niveau des citoyens qui soient éclairé par la connaissance scientifique, mais ce débat, il ne peut être porté que par des citoyens parce que c'est ça qui va donner une direction pour le développement

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socio-économique, pour le dire simplement. Alors, on va évoquer euh une tentative avec vous Julia. Tentative de mettre à contribution le secteur privé parce que la question de l'argent, on va quand même bien venir, elle est fondamentale. Mettre à contribution le secteur privé de l'économie mondiale avec le fond Cali pour sauver, préserver la biodiversité. Oui, ce nouveau fond est lancé lors de la COP 16 en Colombie en en 2024. Objectif lever chaque année 1 milliard de dollars pour la protection de la nature en faisant payer des entreprises des secteurs de la pharmacie, des biotechnologies ou encore de la cosmétique. L'idée en fait c'est de leur demander de payer une sorte de droit d'auteur sur les séquençages ADN de la nature librement accessibles dans des

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bases de données numériques et qui certent à la fabrication donc de leurs produits. Concrètement, cette taxe représenterait 1 % de leur bénéfices annuel ou 01 % de leur chiffre d'affaires. Une belle idée, très belle idée sur le papier, sauf que ça a fait un gros flop en un an. Ce n'est pas 1 milliard de dollars qui a été versé, mais 7000 dollars, ça fait pas beaucoup. Et seules trois entreprises ont ont contribué, deux entreprises britanniques et une entreprise belge. Il faut dire en fait que les entreprises ne sont pas obligées en fait de verser de l'argent. Le fond Cali est basé uniquement sur le volontariat. Aucune entreprise he de ce secteur ne souhaite donc être la première à payer pendant que les concurrents continue d'utiliser les données gratuitement. Laan Moussé,

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est-ce qu'il ne faut pas finalement rendre ces financements carrément obligatoires ? Alors, je pense pas qu'il rendre les financements obligatoires tout simplement parce que la transition écologique, elle ne peut passer que par un changement de paradigme dans la société et pour ça, il faut l'adhésion, l'adhésion des citoyens, l'adhésion des entreprises puisque ce dont vous parlez ici, par les entreprises et et donc il faut, moi je pense qu' alors je suis d'accord avec vous en revanche sur le fait que c'est un échec mais je pense qu'il faut analyser cet échec et c'est de le comprendre et comprendre qu'est-ce qui a posé problème, pourquoi les entreprises elles y sont pas allées. sont pas allé parce que en regardant regardant les arguments, on voit que l'argument qui

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était développé c'était celui de la liberté. On veut être libre d'entreprendre comme on le souhaite et on n pas envie de se mettre des contraintes pour le dire simplement. Et là, on comprend ce qui est aujourd'hui, de mon point de vue, le verrou essentiel dans la mise en place de la tradition écologique, c'est comment on articule la les enjeux écologiques avec le sentiment, la valeur, mais c'est en fait un sentiment de liberté qui est le sentiment structurant des sociétés libérales dans lesquelles on évolue. Comment vous répondez Marc André Salos ? Je suis tout à fait d'accord avec ce qu'il vient d'être dit. Il y a besoin d'un d'un assentiment général pour aller de l'avant. Il y a peut-être besoin de former peut-être plus les gens aux sciences du vent et et de

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l'environnement. Une heure par semaine au lycée, c'est peut-être pas suffisant. Mais il y a plus, il y a que on pera quand même. À un moment quand la biodiversité s'écroule, il y a des fonctions qui disparaissent. Quand on a arraché les ha bah elles avaient un rôle, elles empêchent 80 % des maladies de passer du d'un champ à l'autre. Il a fallu utiliser plus de pesticides. Aux États-Unis, dans les endroits où il y a plus de chauve-souris, il faut utiliser 30 % de pesticides en plus. Et ça, ça veut dire que c'est plus cher pour faire pareil. Vous allez vous référer à la à l'étude qui a été pubée par la revue Ner il y a 30 ans qui disait 33000 milliards de dollars c'est les services rendus annuellement par la nature. Faut jouer sur le pragmatisme. Si jamais elles sont plus là ces

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espècesl bah il faut les remplacer. quand il y a plus de pollinisateur, soit on pollinise à la main, soit on accepte que ça produise ou moins. Donc l'écologie punitive en fait est toujours l'écologie qu'on prend dans la gueule quand on n pas agi à temps. Et et c'est pour éviter ces ces ces punitions là qu'il faut aujourd'hui éventuellement anticiper, mais il faut avoir la conscience qui a un processus rémunérateur en filigrane contrainte ou adhésion libre en Kirchenner ? Non, il faut vraiment une je partage ce qui a été dit, il faut vraiment une adhésion le le changement qu'on souhaite voir advenir, c'est un changement qui doit embarquer toute la société le font pas. Si les entreprises ne le font pas, ils n'ont pas cette ne prend n'ont pas cette cons moyens, on a

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d'autres moyens que la contrainte. Alors, il y a un vrai problème de ressources financières pour atteindre les objectifs qu'on s'est fixé. Ça a été chiffré là dans le cadre de la convention sur la diversité biologique à 200 milliards de dollars qui doivent être additionnels toutes sources confondues qui doivent être mis sur la table pour atteindre les objectifs. Dans le même temps, ce qui a été dit aussi c'est qu'il faut réorienter ce qu'on appelle des subventions néfastes à la biodiversité. C'est ça. 2000 milliards par an subvention néfaste. Oui. Oui. Et l'objectif donc c'est de réorienter 500 milliards de dollars par an. C'est ce qu'a dit le président arménien de la COP. Aujourd'hui, on n pas assez d'argent pour préserver la nature, mais dans le même moment, on consacre des

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sommes beaucoup plus colossales à détruire la nature. Donc, ce qu'il faut faire en premier, c'est réorienter ces subventions néfastes à la biodiversité vers des pratiques vertueuses. C'est c'est très concret. C'estàd que au lieu de d'encourager, de subventionner la pêche qui surpêche, il faut subventionner une pêche qui est responsable. Il faut subventionner de la même manière une agriculture qui est pas dans sa forme intensive la plus destructrice de la nature. Il faut arrêter de subventionner l'exploitation forestière qui se fait avec des coupases. Donc tout ça est très concret. C'est l'argent qui est disponible. Il suffit de réorienter de manière beaucoup plus vertueuse en prenant en compte la valeur de la nature. Cette lutte contre l'effondrement des écosystèmes et contre

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la chute de la biodiversité, elle ne date pas d'aujourd'hui. Regardez une archive. Il y a 60 ans, un comédien français, Michel Simon, grand comédien, en parlait. Il déplorait la baisse de la population des hirondelles. L'année passée, j'ai eu deux nids d'irondel et pour la première fois, j'ai ramassé une irondelle qui était tombée de son nid, qui était tellement si pauvrement alimenté grâce au progrès de la science, la science chimique qui assassine la terre, qui assassine l'insecte, qui assassine l'oiseau, qui tue toute vie, qui assassine l'homme. On s'en apercevra peut-être trop tard. Grâce à cela, il n'y a plus d'oiseaux. Dans ce parc, quand je suis arrivé en 1933, c'était merveilleux. Le le printemps,

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c'était une orgie de de champ d'oiseaux. C'était quelque chose de merveilleux. Aujourd'hui, il n'y en a plus. Et je ramasse chaque chaque printemps des oiseaux morts tombés du nid ou des oiseaux adultes qui ont mangé des insectes empoisonnés et qui meurent. Marc André Solos, on s'est complètement planté. Depuis, on n'a pas pris conscience. de de l'urgence. Michel Carson publie le printemps silencieux printemps silencieux 62 il ne se passe rien si l'ar l'arrête du DDT de l'aspersion avec voilà mais c'est peu de choses parce que d'autres choses vont remplacer le DDT et au total il y a un problème en fait de tension entre le court et le long terme parce que ce que Michel Simon décrit c'est c'est du mal-être esthétique mais en fait ce qui est important c'est que si on investit

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maintenant dans la biodiversité on va avoir moins de coûts à terme pour remplacer cette biodiversité ou au passage d'ailleurs parce que les pesticides n'affectent pas que la biodiversité ils affectent aussi l'agriculteur et le riverin, on va aussi avoir moins de frais de santé. Il y a en fait une question entre le court et le long terme. Là à voir. À long terme, on sera remboursé. Laan moissé, on parle notamment des investissements, du financement, mais est-ce qu'il ne faut pas aussi par exemple changer en fait les systèmes de production ? Euh oui, on dans à l'avenir. Alors, changer les systèmes de production très bien. Mais encore une fois euh je pense qu'aujourd'hui on a la connaissance à la fois technique, scientifique, euh économique pour pouvoir faire ces changements. Tout

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l'enjeu, il est d'arriver à euh convaincre les gens de faire ces changements. Et pour ça, ça passe par une lucidité, une lucidité sur les conséquences que vont avoir le choix productif numéro 1 et les conséquences que va avoir le choix productif numéro 2. La réalité c'est qu'aujourd'hui les gens ils ont ils font des choix mais avec une connaissance qui est hétérogène sur ces différentes conséquences. Et c'est pour ça que les les décisions, elles semblent parfois irrationnelles. Mais si on on donne accès à l'information scientifique, c'est pour ça que l'information scientifique, elle est essentielle et c'est essentiel de communiquer dessus. Si on donne accès à cette information scientifique et qu'on peut éclairer euh et donc être lucide sur les conséquences de nos actions,

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alors dans ce cas, on a on est libre dans notre choix. C'est ça la liberté de choix en fait, c'est d'être éclairé et de savoir ce qu'on fait comme décision. Florian Kichner, il faut valoriser euh l'approche scientifique malgré le climatoscepticisme. Il y a eu encore des tentatives lors de la COPE en Arménie par la Russie, l'Argentine et l'Arabie Saoudite des une fronde climatceptique et euh et sceptique. C'est essentiel. Les scientifiques ils décident pas mais ils mettent sur la table des diagnostics et il proposent des solutions. Ensuite c'est la société de son emparis. Mais c'est indispensable de réfléchir sur la base des constats scientifiques et les voies à suivre, elles existent en fait. Donc il faut vraiment écouter ce que disent les scientifiques et queensuite la société

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se prononce sur les les voies à suivre. Il faut bien avoir en tête que tout ce qui est en question là, tout ce qui est en jeu, c'est vraiment l'habitabilité de la planète. C'est la capacité de la planète à héberger l'humanité à l'avenir. Et donc on doit changer notre regard sur la nature, renouer avec la nature, ne plus faire contre elle mais avec elle pour notre propre prospérité et pour notre propre bonheur. Marcandr alors c'est notre affaire à tous. Qu'est-ce qu'on peut faire à titre individuel nous autour de cette table au quotidien ? expliquer merci de cette émission et enseigner donner la nature et les solutions fondées sur la nature et notamment sur la biodiversité à nos enfants en leur enseignant plus ce que c'est que le vivant comme une ressource

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et en leur donnant la possibilité de choisir comme disait ma collègue en connaissance de cause. Hm hm. Et sur nos balcons par exemple, je sais pas cultiver des choses qu'on des jardins botaniques de nos balcons à l'échelle de communauté de commune. Très on peut organiser l'échelle locale que c'est le plus locale parce qu'on est on est propriétaire des résultats quand on par exemple qu'on investit dans une filière bio locale pour les cantines bah ça fait de l'eau plus propre qui coule au robinet et ça stabilise des emplois et ça redresse à la biodiversité le bio hein de 30 % d'espèces en plus 50 % d'induit par espèce en plus en gros en moyenne et du coup bah on est propriétaire du résultat positif. très bien soi et les générations d'après. Merci à tous les trois d'avoir participé

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à ce débat. On va rester dans l'actualité vue par Théophile Cossa Xavier Maudit, le BHV Maret, un grand magasin parisien dont le rayon bricolage au sous-sol a enchanté des générations de géotrouvent tout et placé en redressement judiciaire et le castet des agents immobiliers les maisons de l'horreur. Mais d'abord le mot vedette du jour, ces petits candidats, on pense à la présidentielle de 2027, ça désigne les candidats les plus farfelus, improbables, d'où qui sortent, enfin et cetera. C'est entendu. Comme d'habitude, il y a une multitude de petits candidats. On les appelle les petits candidats. Est-ce que vous considérez être les petits candidat ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Exactement ce que ça dit. Merci de m'en dire un peu plus. Entendu. La vie secrète des mots vedettes.

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Déjà près de 30 prétendants à la présidentielle de 2027 et parmi eux une belle brochette de petits candidats. En politique, l'adjectif n'a rien à voir avec la taille ni l'ambition. Petit ne veut pas dire non plus amateur, certains ont déjà été députés ou ministres. Pour les historiens, le petit candidat, c'est souvent celui qui reste sous les 5 % à la présidentielle. Un seuil qui peut coûter cher, les tar remboursent alors moins les frais de campagne. Petit score, grosse facture. Flashback 1965, six candidats se disputent l'Élysée dont Marcel Barbu, entrepreneur utopiste qui récolte à peine plus de 1 % des voix et de gaul de traite en privé de Brave Couillon. Pour limiter l'affluence des candidatures, en 1976, on passe de 100 à 500 parrainages. En 1981, l'expression petit candidat

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apparaît dans le journal Le Monde avant de faire des petits un peu partout dans les médias. En 1981, Coluche, petit candidat nul, grimpe à 16 % d'intention de vote, pression, menace de mort. Il jette l'éponge. Jacques Cheminade, lui inscrit la colonisation de la Lune à son programme et vise trois fois l'Élysée. Mais les petits peuvent peser lourd. En 2002, Christian Tobira obtient 2,32 %. La gauche par divisé et Jean-Marie Le Pen accède au second tour. Les petits ruisseaux ne font pas toujours les grandes rivières. À l'approche de la présidentielle de 2027, les ambitions fleurissent. Nicolas Dupontignon espère que la 4e sera la bonne. Natacha Poloni déclare sa flamme. Le journal L'Opinion parle de candidat pop-up. Comme ces fenêtres qui surgissent sans prévenir

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sur nos écrans. Éclipsé par les favoris, ils peuvent pourtant lancer des idées qui durent. René Dumont avec ses 1,3 % en 1974 réclamait déjà des pistes cyclables et moins de viande dans nos assiettes. Alors parmi les petits candidats actuels, qui aura vu Coran avant tout le monde ? Mais oui, René Dumo visionnaire re bonsoir Théophile Cossa et Xavier Maudu alors on s'intéresse au BHV avec vous. BF qui a déposé le bilan, le bazar de l'hôtel de ville demande son placement en redressement judiciaire pour tenter de récupérer de l'argent pour financer sa relance en quelque sorte. Et vous allez à l'origine du BHB en 1852 Ellisabeth quand venu de Lyon Xavier Ruel accompagné de son

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épouse Marie-Madeleine débarque à Paris. Oui, très beau prédau. Ah Xavier Ruel il a 30 ans à ce moment-là et déjà un beau petit parcours de vie. Il est né à Anonis, donc on est à 70 km au sud de Lyon, un milieu d'artisan modeste. Et puis il mène son petit bonhomme de chemin et avec son épouse, ils arrivent à ouvrir une boutique, une boutique de bonetterie. Ça c'est vraiment leur truc à Lyon, vous avez des tricots, des machins, des chaussettes absolument exceptionnelles. Mais il voit grand, il voit grand, il voit Paris. Et surtout ce couple ruel met en place un ingénieux système pour écouler leur marchandises. Pas besoin de boutique. Il s'appuie en fait sur une petite armée de Camelot, donc des vendeurs à la Soviette un peu plus d'une dizaine qui s'installent au

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coin des rues puis qui vendent bah les fabuleuses chaussettes. Sauf que ce qu'il regarde c'est l'endroit où se ça où ça se vend le mieux et ce qui repère c'est l'angle de la rue de Rivoli et de la rue des archives. C'est là que ça se vend bien. Et c'est pas parce que le camelot est meilleur que les autres, c'est parce que le lieu est génial. Et ben donc ils ouvrent en 1854 une boutique, c'est une petite boutique, le bazar ruel mais là un événement va bouleverser leur vie. Sans doute en 1855 selon la légende l'impératrice Eugénie. Se balade rue de Rivoli quand soudain les chevaux de sa calèche s'emballent, panique et ruelle surgit. Il arrive à arrêter les chevaux, il les calme et pour cela, il obtient une très belle récompense ce qui lui permet d'investir

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dans le magasin qui devient dès le lors grand. Il passe de la ruelle à la rue de Rivoli. C'est ça. Ouais. D'accord. Et donc c'est un truc d'époque. Bah oui, vraiment c'est dans l'air du temps parce que vous savez c'est le Paris qui est en train de se transformer les travaux d'urbanisation du préfet Ousman, voulu par l'empereur Napoléon 3 avec les grands magasins, le grand marché à la belge, vous avez les grands magasins du Louvre, enfin vous avez tout ça. Et donc Ruel, lui en 1856, il crée son grand magasin qu'il appelle le bazar Napoléon. Ah bah tiens qui devient après la chute de Napoléon 3 en 1870 le bazar de l'hôtel de ville. Vous savez alors cet homme-là il reste pas dans sa boutique hein. Il s'investit dans la cité. C'est ce qu'on appelle un républicain opportuniste. D'ailleurs, il

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devient conseiller municipal de Paris en 1884. C'est pratique, c'est quand même juste à côté de la politique, il y a pas aller loin. Et puis il a la légion d'honneur. Mais bon, ce qui est intéressant vraiment à Xavier Ruel, c'est qu'au-delà de son succès commercial, il est remarqué pour sa philanthropie. C'est un bienfaiteur. Bienfaiteur alors pour son quartier, c'estàd le Marais, le quartier de Notre Dame. Mais ça il s'appuie sur la municipalité aussi et jusqu'à Cann où ils font d'une maison de santé pour les jeunes filles. Cann où il meurent en 1900 après avoir bâti un empire commercial dont le palais serait le BHV. Moralité, il est possible d'associer la philanthropie et la réussite commerciale sans mettre le bazar. Si en faisant le bazar aussi en ville, c'est ça. Merci Xavier.

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Théophile, c'est bientôt Halloween, il paraît dans de tr jours. L'occasion de nous parler de ce que certains appellent les maisons de l'horreur. C'est quoi ? Oui, pardon d'avance, le sujet est unre sombre. Une question pour commencer. Est-ce que vous passeriez vos vacances dans cette maison ? Voilà, c'est à Nant, un quartier résidentiel, tout ce qu'il faut à proximité. Alors, juste un micro détail. Elle est appartenue à la famille du pont de Ligoness. Pareil, ce magnifique chalet en haut de Savoie qu'on va voir dispo sur Airbnb. Rien de particulier dans l'annonce. Alors, les commentaires sont top. Alors, oui, par contre, c'est là qu'un couple et leurs trois enfants ont été assassinés en 2003. L'affaire flactif compliqué, hein. Alors, imaginez carrément acheter une

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propriété où il s'est passé ce genre de chos. C'est le cassette de certains agents immobiliers comme le raconte le journal Libération réussirent à vendre ce type hein de de baraque car contrairement aux locations saisonnières, ils ont eu l'obligation de déclarer les morts violentes. Selon le code civil, vous ne pouvez pas euh cacher une information qui pourrait être déterminante pour l'acheteur. Or, comme le dit un agent, si j'explique qu'un meurtre a eu lieu dans une maison, 90 % des clients, voilà, jusqu'à leur intéressés n'achèteront plus. Résultat, il se passe souvent euh des mois, des années avant de trouver un acquéreur. Les prix sont cassés, c'est pas une science exacte, mais on estime qu'un suicide, c'est - 10 à 20 % du prix, un homicide jusqu'à - 40 % et même - 50

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voire plus pour les affaires très médiatisées. Le chalet qu'on voyait estimait 800000 €. Il a été vendu en 2009000 pareil hein. La maison de des Ligones vendue en 201500 € sans le drame, elle en aurait valu au moins 4500. Et quelquefois les accueilleurs découvrent l'histoire après l'achat. Oui. Par exemple en discutant avec les voisins. Ah bon ? Vous étiez pas au courant ? Aïe aïe aïe. Certains demandent carrément l'annulation de la vente. Mais c'est pas si simple. Il faut prouver que l'agent a volontairement omis de transmettre l'info et parfois il le sait même pas. C'est pas inscrit dans les registres des notaires ce genre de truc. Et d'ailleurs, jusqu'à quand un fait d'hiver passé doit-il être mentionné ? Bah aucun texte le dit. Tiens, par exemple, j'ai un scoop.

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Attention, c'est une enquête exclusive de la rédaction de 28 minutes. Cette maison très belle mise en vente en ce moment 890000 € c'était celle du célèbre tueur en série Landrue début 20e. Il y a eu tout un tas de de meurtres dedans. C'est pas précisé, ni dans l'annonce ni par l'agent. Alors selon vous, est-ce qu'il faut le dire ou bien il y a prescription ? Je vous laisse juge. Et alors il y a des gens qui aiment ça le morbide associé à l'immobilier. En France pas trop hein. Par contre aux États-Unis c'est beaucoup moins tabou. Les maisons de l'horreur se vendent beaucoup plus rapidement avec beaucoup moins de décotes. Mais ce qui se développe surtout, c'est ce qu'on appelle le dark tourisme, le tourisme noir. En gros, visiter des lieux associés à la mort, aux tragédies, ça

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cartonne et pas qu'aux États-Unis. Chacun son truc. Bien sûr, Théophile. Merci mes amis. Demain, vous retrouverez Renault Dél aux manettes. On se retrouve lundi. Tchus.