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Interviewi24NEWS Français· 3 novembre 2025 26 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesNumérique

Le Grand Oral de Xavier Bertrand par Michaël Darmon | 03/11/2025

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse directe

    Bonsoir Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France. Vous publiez un livre, son titre Rien n'est jamais écrit. Vous racontez votre enfance, votre parcours...

  • 0:57OuverteRéponse directe

    Vous y pensez depuis quand à être président de la République ?

  • 3:02OuverteRéponse directe

    Ce qui vous fait dire "On ne dit pas la vérité aux français" ?

  • 3:39OuverteRéponse directe

    Pourquoi parler tant des classes moyennes ?

  • 11:10RelanceRéponse partielle

    Ce peuple dont vous êtes cette classe moyenne dit "On veut le RN". Non, il a tort ?

  • 12:31OuverteRéponse directe

    La crise des gilets jaunes est-elle une rupture pour vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:37Fait
    « Il faudra dire la vérité aux français. »
  • 4:16Fait
    « La politique sert à apporter des solutions au problèmes. Ça sert à améliorer la vie des gens. »
  • 5:38Fait
    « Rien n'était écrit que je vienne un jour à Saint-Quentin. Rien n'était écrit que je fasse de la politique que je m'y intéresse. »
  • 9:06Fait
    « Pour détenir le bouton nucléaire un jour, il faut passer par la braderie de Saint-Quentin ou de Lille où vous tenez un stand chaque année. »
  • 9:51Fait
    « On a le droit aussi de cultiver son bon sens, d'essayer aussi de savoir se mettre à la place des uns et des autres. »
  • 12:31Fait
    « Cette crise des gilets jaunes, elle est très difficile parce qu'il y a aussi les violences d'un certain nombre de ces gilets jaunes. »
  • 13:14Fait
    « Le RN progresse grâce à vous. »
  • 16:33Fait
    « La première des choses, ce vote va changer quoi que ce soit à la politique diplomatique de la France. Mais il est pas contraignant. »
  • 17:57Fait
    « Ce que je souhaite c'est que notre pays non seulement évite une instabilité plus importante encore et deuxièmement qu'il évite l'immobilisme. »
  • 22:05Fait
    « Je combattrai toutes celles et ceux qui veulent faire passer le Hamas pour une organisation de résistance. Ce sont des terroristes. »
  • 24:50Fait
    « En 2027, il faudra dire la vérité aux français qu'il y a beaucoup de métiers qui vont disparaître. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique] [musique] [musique]

0:17
Locuteur

Bonsoir et ravi de vous retrouver pour le grand oral. Bonsoir vous avez Bertrand. Bonsoir. Président donc des Haut de France. Ravi également de vous recevoir sur ce plateau. Vous publiez un livre, son titre Rien n'est jamais écrit, publié chez Robert Lafond. Vous racontez votre enfance, votre histoire familiale, votre parcours. Vous réaffirmez vos convictions de républicain, d'hommes d'une droite sociale dans la lignée de Jacques Chira qui a été votre chef de parti à l'époque que vous avez servi au gouvernement, à la santé, aux affaires sociales. Puis vous avez ensuite rejoint Nicolas Sarkozi pour la présidentielle de 2007.

Vous serez donc à ce moment-là son porte-parole avec madame Dat puis vous serez ministre et vous entamez en 2015 une nouvelle étape en étant à la tête de la région élu à la tête de la région des Haut de France contre Marine Le Pen que vous battez une fonction que vous exercez toujours. Alors je rappelle ces état 60 ans 60 secondes. Voilà c'est un c'était c'était un un défi. Je rappelle ces étapes parce qu'en fait elles elles ont aussi servi de moteur et depuis longtemps à mûir un projet devenir un jour président de la République. Alors on va dire des choses. J'observe votre parcours depuis une vingtaine d'années. Je vous interroge régulièrement.

En 2007, après l'élection de Nicolas Sarkozi, je vous ai posé une question. Quel projet proposé au Français après Nicolas Sarkozy ? Du tac au tac que vous m'avez répondu. Il faudra dire la vérité au français. Alors ce soir, on va pas se mentir comme on dit, hein. Vous y pensez depuis quand à être président de la République ? Pas depuis pas depuis 60 ans et pas depuis que je suis jeune. Je je le dis dans dans ce livre. Quand j'étais jeune, mes idoles étaient pas politiques. J'ai grandi dans une famille qui ait pas vraiment de référence politique. On parlait pas politique à table. Moi, mes idoles c'étaient Platini, c'était Cruif.

Ça commence d'ailleurs de ne citer à tr avant de passer à 50 ans plus tard. Exactement. C'est c'est l'histoire de notre famille. Mais c'est ça mes idoles. On dit que certains avaient les les portraits et les photos des présents de la République dans leur chambre. Moi non, c'était les footballeurs. Non, l'idée l'idée me vient pendant le quinquena Nicolas Sarkozi. C'est Jacques Chira qui me fait confiance le premier en nomant à l'assurance maladie, secrétaire d'état d'assurance maladie avec Philippe Doublasi, ministre de la santé mais avec Nicolas Sarkozi en étant le porte-parole de sa campagne, je suis associé de très près comme d'autres au cœur de la machine présidentielle.

également je je vois de de près la crise de 2008, la crise des subprimees, ses conséquences, la crise grecque et la crise de l'euro. Et là, je vois autour de la table nombre de responsables. Je vois un Nicolas Sarkozy courageux qui sait prendre les décisions au bon moment et je vois parfois dans l'attitude des uns et des autres, je me dis "Mais si ça n'est pas lui, qui prendrait les décisions comme lui le fait ?" Et c'est là où je me dis que euh en travaillant, en me préparant euh je pense savoir prendre ce type de décision. C'est à ce moment-là que vient cette idée. Très concrètement, jamais avant moi, mon ambition c'était de devenir maire de ma ville de Saint-Quentin.

Ce que vous avez d'ailleurs atteint comme objectif entre trop trop peu de temps parce que c'est le mandat dont j'ai le plus rêvé mais vraiment et c'est celui que j'ai exercé peu de temps parce que à un moment donné, c'est la question qui se pose qui va empêcher que la région ne tombe aux mains du Front National alors que tout semble l'écrire. Mais rien n'est jamais écrit comme vous comme vous le dites. Mais euh à ce moment-là, qu'est-ce qui vous fait dire "On ne dit pas la vérité aux français ?" Parce que c'est ça votre réponse qui m' marqué, que je n'ai jamais oublié à ce moment-là. Euh depuis ce moment-là, qu'est-ce qui vous faisait dire à l'époque ?

"On ne dit pas tout." On dit pas tout sur les défis auxquels on est confronté. On dit pas tout parce qu'on cherche en permanence, je pense que c'est là le travers de la politique. Il y a l'obsession de l'élection, l'obsession de la réélection. Euh pour tout vous dire, en politique, ce qui m'a toujours surpris, surtout avec les grands fauves politiques, c'est qu'on on a le sentiment que toute l'énergie, toute la passion, c'est pour conquérir le pouvoir et qu'ensuite l'exercice du pouvoir semble secondaire. Moi, ce qui m'intéresse, c'est d'exercer des responsabilités, de prendre des décisions. Logique suivra comme comme on disait, hein. Ouais.

Parce que je je pense que la politique sert à apporter des solutions au problèmes. Ça sert à améliorer la vie des gens. et et j'ai beaucoup plus de satisfaction, même si tout est difficile à exercer et je pense que du coup pour conquérir le pouvoir ou le reconquérir dit pas toute la vérité sur nos fragilités, sur nos faiblesses alors qu'au final il faut bien regarder que la France est un pays qui a des atouts formidables mais qui a besoin très clairement de dire les choses en transparence en vérité. Alors vous avez commencé et vous décidé justement d'être en transparence en vérité avec ce livre. Rien n'est jamais écrit.

C'est aussi une manière lorsqu'on lit votre livre au fond de dire on peut grandir dans un HLM, on peut être assureur, on peut venir cette petite classe moyenne qui travaille du matin au soir mais rien n'empêche de devenir un député à 37 ans comme vous l'avez été. Puis ensuite ministre, franchir tous les les échelons de l'élection et puis avoir même cette ambition devenir président de la République. C'est la force de vos failles. Oui. Oui. Oui, vous avez raison de le dire. Ouais, c'est la force des failles.

Ça commence plutôt que ça parce que je vous une reconnaissance à mes parents parce que je fais partie de ceux qui je le dis, je l'assume, j'ai une enfance heureuse et et c'est peut-être aussi pour ça que la question de l'enfance quelque chose qui compte beaucoup pour moi. J'aimerais que tous les enfants puissent avoir cette enfance heureuse et de vraies perspectives. Euh si mes parents n'avaient pas dit non, je serais pas là parce qu'on était à une époque en 64 65. qui sont amoureux l'un de l'autre et un enfant rive qui était pas véritablement prévu.

Euh et puis la pression sociale à l'époque fait que d'enfant de jeunes qui sont mineurs, ils avaient 17 ans et demi, la majorité était à 21 ans à l'époque, cet enfant qui allait venir fallait peut-être pas qu'il vienne qu'on connaissait sous le manteau des noms de feuuse d'ange. Et mes parents disent "Il est pas question, on va le garder." C'était pas écrit donc que je vienne au monde et c'est leur courage qui a fait cela. Et rien n'est jamais écrit parce que pour la suite, vous l'avez dit, rien n'était écrit que je vienne un jour à Saint-Quentin. Rien n'était écrit que je fasse de la politique que je m'y intéresse.

Rien n'était écrit parce que c'était pas mon ambition première de devenir député et encore moins ministre. Peut-être aussi parce que j'avais nourri un complexe. Vous parlez des failles ? Oui, on va parler de pas être parisien, de pas avoir fait ma scolarité à Paris, de pas être dans un clan de telle ou telle personnalité sociale. Vous en avez souffert ? Ouais. Souffert, je l'ai senti sur moi mais ça n'a jamais été un moteur la revanche. Jamais. Parce que j'essaie de faire de la politique pour et pas en contre. Mais c'est vrai que je l'ai senti en permanence. Certains qui peut-être bien nés, bien formés et autres me l'ont fait sentir à différent à différents moments. Dérive au potentiel.

Nicolas Sarkozy s'amusait à vous brocarder en parlant de l'assureur. Il y avait même un surnom d'ailleurs qui vous était affublé. J'en ai eu pas mal je crois. Oui mais c'est qui était lié aux chaussures que vous portiez voilà qui était avec le bruit qu'elle pouvait faire parce que c'était pas flop. Exactement. Mais j'ai lu ça. J'ai lu ça. Pas courage et vous l'avez entendu. Ouais. par définition dans dans l'album photo que de que que vous mettez dans votre livre, vous vous faites un clin d'œil justement au tuch cette famille populaire et franchère du cinéma français. Leur saga c'est un peu les Simpson à la française.

Euh c'est pas il y a pas de risque que ça soit un peu contreproductif de dire je m'associe, je m'identifie tellement à au fond à cette France populaire que peut-être d'autres voudraient maintenir à distance vis-à-vis d'un président. Ah mais je me moque de ce qu'ils disent. Je m'en moquais perdument. Moi, c'est un film, une série de films qui qui m'a amusé. On est un groupe d'amis où on se surnomme justement les tuus. Non, non, ils peuvent dire ce qu'ils veulent. Non, attendez, il y a eu un moment dans ma vie politique et aussi personnelle quand je rentre sur la scène politique nationale où normalement je n'y ai pas ma place, mais vraiment pas ma place.

Quand Nicolas Sarkozi nous fait la proposition à Rachid Adati et à moi-même de devenir porte-parole, il dit "Tous les deux vous ressemblez au français mais derrière je cherche à ressembler à ceux qui sont dans la scène politique. C'est l'époque des conseillers en communication, conseillers en relouage. Quel succès ! les dîners en ville et tout ça. Et c'est là où où je vois bien que je me transforme et je suis plus moi-même. Et en 2012, il y a le déclic "Je regagne aux élections législatives. Elles sont terriblement difficiles ces élections législatives mais je suis sur la liste noire de Jean-Marie Le Pen pour me faire chuter.

Mais les gens chez moi me gardent et je leur éternelle reconnaissance. Et là, je me dis, tu t'es perdu pendant toutes ces années. Et clairement aujourd'hui, je suis en train peut-être devenir exactement qui je suis. Je suis bien mieux comme ça. Alors, ce que disent les autres, c'est vraiment pas mon sujet. Pour détenir le bouton nucléaire un jour, il faut passer par la braderie de Saint-Quentin ou de Lille où vous tenez un stand chaque année. C'est certainement pas dans les conditions siléquanon. C'est pas forcément dans le parcours obligatoire parce qu'il faut aussi avoir le sens de la gravité, de ce qu'est la fonction présidentielle.

Je le dis dans cet ouvrage, je suis très attaché à à la chose militaire depuis bien longtemps. J'ai eu l'occasion, je m'en étais jamais ouvert auparavant, d'avoir eu l'occasion de de monter à bord d'un d'un sous-marin nucléaire avant qu'il n'apparaille, de visiter effectivement nos nos structures opérationnelles de défense. Je pense que aujourd'hui on doit avoir beaucoup de reconnaissance pour ceux qui sont prêts à ce sacrifice ultime et comprendre qu'être présent de la République, c'est aussi assumer cette responsabilité.

Mais pour le reste, encore une fois, cette fonction de présidentielle, elle est absolument pas commune, mais on a le droit aussi de cultiver son bon sens, d'essayer aussi de savoir se mettre à la place des uns et des autres. Le problème de la politique, c'est que beaucoup de gens sont bien formés, c'est vrai, mais ils ont pas le sens de réalité du terrain. Regardez. avec ce livre, je l'ai fait aussi parce que certains me disaient "Mais on sait pas trop qui tu es, on sait pas trop ce que tu as fait." Oui, on a jamais vraiment su j'aim vraiment raconter, vous me connaissez depuis depuis maintenant près de 20 ans.

Euh le le bilan qui est le mien dans mes ministères, que ce soit la réforme des retraites en 2003, j'étais député, l'interdiction de fumer dans les lieux publics, la mise en place du service minimum dans les transports, la loi médicament, tout ça, c'est derrière nous. Mais ça m'a permis de de voir comment on était capable de bouger les choses, de changer les choses dans un pays comme le nôtre. Mais pour le reste, quand on me dit "Mais pourquoi tu parles tant des classes moyennes ? C'est ma vie. Pour beaucoup de technocrates, pour beaucoup de nos élites, les classes moyennes c'est qui ? Bah c'est une catégorie sociologique hein.

Ils sont capables de vous donner le nombre, le type de revenu que c'est, mais ils savent pas ce que c'est. Ils vivent pas. Ma famille est toujours euh au cœur de ces classes moyennes, que ce soit ma sœur, que ce soit euh mes cousins, c'est moi je le ressens et je le vis. Encore une fois, j'en parle parce que c'est le sens de mon projet parce que c'est ce qui me correspond, mais c'est toute la différence entre vivre et ressentir les choses. Justement, j'ai une question à ce sujet. Ce peuple dont vous êtes cette classe moyenne dont vous dites "Je suis à l'écoute" euh dit "On veut le le Rassemblement national". Non, il a tort le peuple. Non, ils disent pas ça. Ils disent pas ça.

Toutes les études les sondeurs auquels vous faites confiance absolument montrent que c'est une demande électorale qui se qui s disent à leur responsable politique, vous nous avez trahi. Ça aussi un message subliminal. Vous nous avez déçu. D'accord. Il dit ils disent pas on veut le on veut maintenant vous ne pensez pas à nous. et et dans ces conditions-là, il se tournent vers les extrêmes. Il y en a certains qui qui pensent que le Rassemblement national, que LFI notamment pour ceux qui sont à l'extrême gauche changeront leur vie. Mais le vrai sujet, c'est qu'ils se disent personne ne nous écoute.

Et c'est vrai que les deux quinquenats d'Emmanuel Macron ont été jusqu'au bout de cette distanciation vis-à-vis du du peuple, ont été jusqu'au bout de ce manque de considération. et l'explosion avec Édouard Philippe premier ministre, c'est la crise des gilets jaunes. Et cette crise des gilets jaunes, c'est la rupture pour vous. Oui, je pense que ce ce premier quinquena s'arrête à ce moment-là. Cette crise des gilets jaunes, elle est très difficile parce qu'il y a aussi les violences d'un certain nombre de ces gilets jaunes. Mais tous le message est clair. On est là, on existe, on narrive pas à s'en sortir. On travaille, on narrive pas à s'en sortir.

Mais ce problème, il est pas franco-français. Dans toutes les sociétés occidentales, quand les classes moyennes travail n'arrivent plus à s'en sortir, il y a rien de plus terrible à vivre. Parce que derrière, il y a une autre question, c'est qu'ils ont la conviction, la certitude que leurs enfants vivront moins bien. On peut pas vivre comme ça. Bertrand, vous êtes en 2019 dans le bureau du président de la République, vous avez une discussion sur les dossiers régionaux et euh entre autres, ça part en vri vers la politique. Il vous accuse de souffler sur les braises contre lui et là vous le faites un reproche fondamental.

Vous lui dites "Le RN progresse grâce à vous." Oui, c'est l'action de son gouvernement, le cynisme de son gouvernement qui décide, allez de signer l'arrêt de mort d'une Assyrie avec ces centaines de salariés alors qu'on peut la sauver la Syrie. C'est c'est ça n'est pas uniquement quelque chose effectivement de de général d'Européen comme vous l'avez dit. C'est vrai. Mais en France depuis 2017, il y a une politique qui est mise en place qui et qui qui fait que le plus loin on va aller plus loin là. la Syrie en question, c'est parce que il y a une immense proximité, une consanguinité entre des décideurs politiques et des décideurs économiques.

À l'époque, à la tête de de de Valoré qui il y a quelqu'un, monsieur Cruset, qui a été dans tout ce monde-là et effectivement quand il leur dit que cette table est grise alors que les ouvriers disent qu'elle est blanche, on écoute monsieur Cruet et on fait crever cette entreprise. C'est un assassinat et moi je remueel et terre pour qu'on entende ce que disent les salariés. Et bien évidemment, comme il y a l'itinérance mémorielle du président, la visite, ils se disent, faut quand même qu'on aille voir. Et quand ils vont voir et quand ils écoutent les salariés ce qu'ils ont pas fait, ils se disent c'est peut-être eux qui ont raison cette table.

Ça c'est effectivement et je me souviens de ce moment-là, mais ça c'est au fond des des événements qui peut-être sont ont été oubliés pour le grand public. Non, mais je reviens par rapport à ce que vous disiez et le reproche fondamental que vous faites à ce moment-là au président Macron. Je l'entends, je le note, il est pag dans votre livre et je me dis mais comment finalement quelques années plus tard vous az vous auriez accepté d'être son premier ministre puisque vous racontez aussi une séquence passionnante dans ce dans le livre, c'est la coulisse comment de l'été24, comment vous êtes au port de Matignan.

Mais comment vous pouvez accepter alors que quelques années avant vous lui avez dit le RN progresse grâce à vous, ce RN que vous combattez. Attendez, je viens pas lui déposer mon CV, hein. J'ai pas dit ça. Je pos la question sur lui dire vous auriez pas une place pour moi parce que si j'avais une cohabitation que vous lui proposez. Si vous si j'avais cherché une une place pour moi dès 2017 hein, j'aurais pu rentrer dans son gouvernement, je je l'explique justement dans cet ouvrage et je refuse parce que j'ai des différences fondamentales sur le cœur du projet qui pour moi doit être effectivement en faveur des classes moyen et puis sur le régalien.

Et donc à l'été 24, après cet échec de la dissolution qui pour moi était une folie, je lui en veux profondément parce que d'une certaine façon, on s'apprête à donner les clés du pouvoir au Front National compte tenu de son score aux européennes. Euh là, bien évidemment, je ne me dérobe pas. On me dit "Est-ce que tu accepterais de rencontrer le président de la République ?" Et je lui explique comment je vois les choses. Mais une politique radicalement différente. Justice, sécurité, la fin de l'impunité. l'immigration la maîtrise de notre jusqu'à même construire déjà la l'armature de votre gouvernement.

la peur de madame le tr entretien même un un dans l'air boutique dans l' cuisine pardon au Touquet chez lui à la fin il a quoi il a peur de Marine Le Pen bien sûr parce que madame Le Pen dit si c'est Bertrand on va le censurer oui enfin elle censurera bien évidemment et Michel Barnier et François vous n'avez rien à attendre ni de LFI ni de rassemblement attendez pourquoi parce que eux visent à chaque fois à avoir en quelque sorte une sorte de coup d'état provoquer les échéances rapprochées pour pouvoir prendre le alors on n a pas que les coups d' cas des coups d'état pardon Marine Le Pen a obtenu sa première victoire symbolique politique avec le le vote de la résolution qui dénonce les accords franco-algériens de 68 Sébastien Lecnu dit tout de suite aprè il faudra renégocier les accords donc qu'est-ce qui s'est passé là il y a il y a il y a les les les planètes s'alignent, elle donne le tempo, ça a été une victoire politique.

Qu'est-ce que vous en pensez ? La première des choses, ce vote va changer quoi que ce soit à la politique diplomatique de la France. Mais il est pas contraignant. Voilà. Mais Sébastien Lecornu dit il faut renégocier, faudra renégocier les accords et non. Deuxièmement, la niche parlementaire du Rassemblement national, elle est consacrée à quoi ? Elle est consacrée au pouvoir d'achat ? Elle est consacrée à nos services publics. Les premières priorités des Français ? Non, elle est toujours dans la logique du Rassemblement national. Il y avit une disposition qui consistait à rendre gratuit les parkings pour les hôpitaux. La chasse au chasse aux immigrés puis les choses clairement.

La chasse aux musulmans, c'est toujours le même registre pour le rassemblement national. Depuis 2021, je dis que il faut renégocier ces accords avec l'Algérie depuis 2021, je le dis. Et donc très clairement encore une fois on est sur une posture, ça ne dépend ces questions diplomatiques que du chef de l'État. Et je pense qu'au moment où nous espérons toutes et tous que Boem Sansal soit enfin libéré, est-ce que ce vote va changer quoi que ce soit ? J'espère qu'il ne compliquera pas les choses. J'espère qu'il ne compliquera pas. J'espère ça veut dire que vous avez le sentiment que c'est en train de les compliquer plutôt non ? Bien évidemment. Mais bien évidemment.

Donc vous voyez, j'ai certainement beaucoup de défauts mais pas l'incohérence et je reste intimement convaincu que sur ces sujets là, on doit faire preuve d'un maximum de sérieux. Bertrand vous connaissez les trajectoires politiques, les essorts, les fins de règne. Comment vous qualifiez cette fin de présidence Macron, cette fin de bientôt de décennies Macron ? Ce que je souhaite c'est que notre pays non seulement évite une instabilité plus importante encore et deuxièmement qu'il évite l'immobilisme et je pense que c'est possible. Je pense que c'est possible. Je pense aussi qu'il faut que chacun fasse la formule. Un immobilisme est en marche. Ouai, d'accord.

Mais en attendant justement et c'est pas écrit hein, rien n'est jamais écrit. Ni justement la bascule vers plus d'instabilité ni l'immobilisme. Et c'est d'ailleurs le message que j'adresse également au Premier ministre. Il nous faut un budget et heureusement d'ailleurs heureusement qu'à l'époque Général de Gaulle et Michel Debré a su écrire une constitution qui ne soit pas en carton patte. Si la colonne vertébrale de beaucoup de responsables politiques est en carton patte, heureusement que les institutions ne le sont pas et nous avons les moyens d'avoir un budget avant la fin de l'année. Si chacun sait faire preuve d'esprit de responsabilité, ce sera mieux. Ser mieux.

Un président isolé, musée du lourd dévalisé, budget coincé, économie française dégradé. Comment ça faut arrêter ça ? Faut arrêter. On est en train de se couvrir se couvrir la tête de cendre. Rien ne va tout ça. Ce pays a de formidables atouts. Le vrai sujet, vous avez parlé du Louvre, c'est c'est une tragédie au niveau de notre histoire, de notre patrimoine, mais de dire aussi que c'est un symbole de l'affaiblissement de la France. Ça ça fait plaisir à qui ? Ça a fait plaisir au Rassemblement national qui comme des vautours sitôt sorti en disant regardez rien ne va dans notre pays. Bon au bout d'un moment ça va bien.

Moi de toute façon je vais vous dire une chose la différence fondamentale que j'ai avec la France insoumise et le Rassemblement national eux profitent des difficultés et à la limite aimerait bien que tout aille mal parce que quand ça va mal pour les Français et la France ça va plutôt bien pour eux. Ils sont dans le rejet. Monsieur Mélenchon, c'est le rejet des riches et le rejet aussi bien souvent des juifs. Madame Madame Madame Le Pen, c'est le rejet des immigrés et aussi le rejet des musulmans. Moi, je propose un projet. Je suis pas en contre, moi, je propose notamment projet pour la classe moyenne pour Mais c'est aussi un nini votre projet, c'est ni LFI ni RN.

Non, je viens de vous démontrer le contraire. Je viens de vous démontrer le contraire. Moi, si je me bat, c'est pour renouer avec la promesse républicaine parce que c'est mon histoire et parce que je pense que c'est aussi la vraie voix pour notre pays. Je suis intimement convaincu qu'il nous faut le retour de l'ordre et de l'autorité, d'avoir un projet qui soit centré autour du travail mais pas de parler de la valeur travail sans repenser le rapport au travail. Et puis on est en France, monsieur d'Armond. Et en France, les services publics, ça compte parce que ça tise des liens entre les Français, la santé, l'école, le logement et tiens la puissance de la culture.

La culture, ce qui unit les uns et les autres. C'est ce qui fait que nous avons les moyens aujourd'hui parce que rien n'est jamais écrit, encore moins le fatalisme, de renouer avec ce qui fera à nouveau la fierté pour nos consultan. C'est souvent d'ailleurs au sein de ce non, c'est au sein souvent de ce d'ailleurs de ce milieu culturel dans lequel d'ailleurs vous êtes très à l'aise puisque je rappelle que vous présidez, vous avez lancé organisé la le festival céréania à Lille tous les ans. C'est au sein de ce monde culturel qu'on voit aussi beaucoup s'organiser dès le mouvement de boycott contre tous ceux qui soutiennent Israël, qui viennent Israël parmi souvent des artistes.

Depuis le 7 octobre, vous avez toujours eu la même la même ligne, hein. considérer que le Hamas c'est une organisation terroriste qu'il faut donc combattre avec son idologie islamiste. Pourtant, on a le sentiment quand même que le Hamas a gagné la bataille de l'opinion, celle de l'inversion accusatoire, celle qui au fond véhicule la et permet une haine au nom du bien. Je suis pas naïf mais non, je suis pas naïf, mais je pense que grande majorité de Français et et les sondages sont concordants les uns après les autres, tous sont toujours amés d'Israël. toujours. Je sais quelle est l'action des réseaux sociaux, je sais quelle est l'inversion des valeurs, je sais ce que certains propagent.

Mais je pense que les Français avec beaucoup de bon sens ne se laisse pas abuser. Et je combattrai toutes celles et ceux qui veulent faire passer le Hamas pour une organisation de résistance. ce sont des terroristes. Ce qui s'est passé le 7 octobre pourrait se passer avec la même ampleur dans d'autres pays. Et quand je je suis au côté d'Israël, quand je dis aussi qu'en France cette question de la lutte contre l'antisémitisme doit être une priorité nationale, ça ne concerne pas que les juifs, ça nous concerne tous sur l'idée que nous nous faisons de la République. Et c'est pour ça que je me mobilise autant. Vous savez, j'ai été frappé en 2012 Toulouse.

Cette petite fille assassinée à bout portant. Il y a pas eu l'émotion nationale que ça aurait dû susciter. Pourquoi ? Parce que pour certains c'était une française de résine, c'était une petite fille. Vous avez l'occasion d'en discuter avec le président Macron ce sujet parce que ça prise de position pour l'état de Palestine. Qu'est-ce que vous dit que je comprends ? Ça c'est 2014 rue de la Roquette et et si on ne comprend pas que ça concerne toute la communauté nationale mais on a rien compris. Qu'est-ce que vous diriez au président Macron qui lui a tenu euh tête en disant la déclaration de l'État de Palestine, c'est euh pour le bien de la région, c'est pour le bien Je l'ai dit publiquement.

Je l'ai dit publiquement. Pour moi, les conditions ne sont absolument pas remplies. Il y a la question de l'éradication euh du Hamas complètement et désarmement maintenant. Oui, mais l'éradication du Hamas, seulement, l'éradication du Hamas, la reconnaissance de l'État d'Israël par l'ensemble des pays voisins. Il faut aller beaucoup plus loin encore sur les accords d'Abraham qui sont une voie formidable pour retrouver la paix dans ce pays dans ce pays du monde. Et très clairement, euh on ne peut pas dans de telles conditions reconnaître la Palestine. Je sais bien que cette solution à deux états et la voie de l'avenir, mais pas n'importe comment. Pas n'importe quand.

Alors quand je dis ça, je je sais qu'on me dit oui, il faut trouver les les voies des solutions. Non, il faut pas être dupe et de bien comprendre que Israël, c'est la seule démocratie dans cette partie du monde a besoin d'être soutenu. Faisons abstraction des gouvernants. Faisons abstraction des gouvernements. Le peuple israélien a besoin de ce savoir soutenu et les juifs de France ont besoin de savoir qu'ils ne sont pas seuls. Le pape et Yuva Larari, le professeur Yuva Larari dans une grande pétition ont pointé le fait que la famille humaine est en danger parce que les cerveaux vont être mis sous contrôle de la super intelligence.

En 2027, il faudra dire la vérité aux français qu'il y a beaucoup de métiers qui vont disparaître. Est-ce que vous allez leur dire tout ça quand vous serez dans une campagne présidentielle ? Oui, parce que c'est un sujet qui me passionne. C'est un sujet qui me passionne parce que nous avons peut faire fuir aussi les électeurs. Non, vous allez faire peur. Le pire, c'est de pas leur en parler parce que les gens se rendent compte des évolutions. Mais le vrai sujet des responsables politiques, c'est qu'ils doivent anticiper.

Ils doivent prendre à bras le corps le défi la démocratie sous contrôle de de la artificielle le défi le défi géopolitique, le défi climatique, le défi technologique, l'intelligence artificielle, le défi démographique, le défi également du rapport au travail. Mais j'aoudrais revenir sur l'intelligence artificielle et plus largement aujourd'hui. Parlons aussi des fondamentaux. Notre démocratie est en train de s'affaiblir et c'est comme si nous avions une sorte de consentement nous laissions faire.

Quand on remet en cause dans notre pays l'état de droit, quand on le le respect de la loi n'est plus fait par tous, quand le consentement à l'impôt est aussi affaibli et quand on voit le rôle des plateformes qui capte une partie du cerveau de nos enfants justement dès aujourd'hui, on ne se rend pas compte que même si on continue à parler de démocratie, ce ne sera pas il est temps de se réveiller et donc de dire la vérité. Merci beaucoup Bertrand. Je rappelle donc le titre de votre livre, rien n'est jamais écrit aux éditions Robert Lafond et comme vous dites et bien il reste certainement encore beaucoup à faire. À très bientôt et le grand oral comp.

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Non speech

[musique]