3ᵉ DÉBAT DE LA PRIMAIRE DE LA GAUCHE CHOISIR 2027
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 57 %Attaque 29 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 17:44OuverteRéponse directe
Que lui dites-vous ce soir ?
- 20:32RelanceRéponse partielle
Sur la liberté de manifestation, que répondez-vous ?
- 38:01OuverteRéponse directe
Que dit la charte de la primaire sur les divergences ?
- 48:29FerméeRéponse directe
Que faites-vous pour stopper les violences lycéennes ?
- 50:35RelanceRéponse directe
Concrètement, quelles mesures pour calmer les lycéens ?
- 56:27FerméeRéponse directe
Êtes-vous pour ou contre l'encadrement des manifestations par les parents ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:58Jérôme GegFait
« Je viens vous parler de dignité. Après 10 années de macronisme et de ces illusions et face au péril du Rassemblement national, je vous propose un chemin de courage pour répondre aux besoins de dignité exprimé par les Français. »
- 8:18Raphaël GluxmanFait
« On a l'impression d'être face à un pays qui tombe miné par des haines et tétanisé par la peur. Ça n'est pas ça la France. »
- 10:31Emmanuel MorelFait
« Ma candidature, c'est celle d'un militant humaniste qui ne veut pas que le Rassemblement national arrive au pouvoir et je ferai tout pour l'en empêcher. »
- 12:44Olivier FortChiffre
« SMIC à 1700 € indexation des salaires sur l'inflation. Taxe Zucman 500 milliards consacrés à la transformation écologique sur 10 ans. »
- 40:01Emmanuel MorelFait
« La gauche radicale ne peut pas battre le Rassemblement national au 2e tour parce que il y a trop de maximalisme, trop de propositions brutales. »
- 55:48Chiffre
« 30 % du bâti scolaire est délabré ou insalubre. »
- 1:25:24Raphaël GusmanChiffre
« Une femme sur deux a une retraite inférieure à 1200 €. »
- 1:46:43Fait
« le destin de la France, c'est d'être le socle de cette puissance européenne souveraine »
- 1:47:20Fait
« il faut maintenir la défense de l'Ukraine mais il faut en même temps faire le même effort pour arrêter cette guerre »
- 1:48:00Fait
« quand on veut agir, on trouve un moyen. Quand on ne veut pas agir ou qu'on pense qu'on ne peut pas agir, on trouve une excuse »
- 1:49:21Fait
« plus d'un million de morts, des jeunes qui vont se faire tuer et qui demain se diront quand la guerre se termine, regardez toutes les guerres »
- 1:50:03Fait
« négocier avec Vladimir Poutine, ça veut dire rendre possible une annexion de fait d'une partie du territoire ukrainien »
- 1:52:49Fait
« Saporja, c'est l'avant-garde éclairée de la sécurité, y compris du territoire national français »
- 1:54:54Fait
« à Kief, à Boucha, Saporija et bien aujourd'hui même une part d'entre eux ne descendent même plus dans les abris tant ils ont le sentiment d'être en permanence harcelé par les Russes »
- 1:56:21Fait
« Poutine dit tout. Poutine fait des discours toutes les semaines et si on lit Poutine, on sait que son objectif ne se limite pas à l'Ukraine mais qu'il a une volonté, c'est le nouveau Tsar »
- 1:58:23Fait
« le nucléaire est incontournable, les renouvelables sont irremplaçables et il faut les développer et la sobriété est nécessaire »
- 1:59:05Promesse
« moi, je défends l'idée d'une voiture électrique disponible pour tous les Français à 10 ou 15000 € produite en France ou en Europe »
- 2:00:22Fait
« le nucléaire autant que nécessaire, les renouvelables autant qu'il est possible »
- 2:03:40Fait
« la priorité, c'est l'électrification des usages. Et l'électrification évidemment, ça passe par le recours au nucléaire »
- 2:04:25Promesse
« il faut baisser la TVA sur l'électricité abonnement et consommation »
- 2:07:16Fait
« il y avait un lobby très fort des voitures à énergie fossile qui les a empêché de faire ça »
- 2:08:00Fait
« le socialisme, c'est le pacifisme »
- 2:10:06Fait
« la première des laisses, il y a la laisse technologique qui nous lie à la Chine et aux États-Unis qui nous transforme en colonie numérique américaine et chinoise »
- 2:10:51Chiffre
« on dépense 1 milliard, on importe pour 1 milliard d'euros par semaine de pétrole »
- 2:12:15Fait
« la France est en retard sur les renouvelables »
- 2:13:40Promesse
« nous ce qu'il faut qu'on fasse là c'est l'équivalent de 73 un grand plan de révolution énergétique »
- 2:14:23AmandineChiffre
« 34 % des familles monoparentales elles vivent sous le seuil de pauvreté »
- 2:17:05Fait
« il y a une directive européenne sur la transparence sur l'égalité salariale entre les femmes et les hommes »
- 2:17:44Chiffre
« 83 % des situations de monoparentalité sont des mamans »
- 2:19:43Fait
« quand vous versez 100 € de cotisation, il y en a que 80 qui vous reviennent parce qu'ils doivent payer des pages de pub, des courtiers d'assurance et du marketing »
- 2:20:22Fait
« on ne verse les allocations familiales qu'à partir du 2e enfant »
- 2:21:07Fait
« on est aujourd'hui en France en train de devenir une société d'héritier et de rentier »
- 2:23:13Fait
« le problème des mères ou des pères solos c'est en réalité aussi beaucoup le problème de la fragmentation du travail »
- 2:24:32ChristopherFait
« il y a des dépenses des dépenses des dépenses et la France quand même est au bord de la faillite »
- 2:25:58Promesse
« je suis pour la baisse des taxes sur l'essence, pour remettre l'essence à 1,70 € et la baisse de la TVA sur l'énergie »
- 2:36:15Fait
« j'avais créé la semaine des parents à l'école pour encourager les équipes pédagogiques à accueillir les enfants »
- 2:39:01Chiffre
« Dans en 2050, il y aura 700 millions de locuteurs français. »
- 2:43:12Chiffre
« La France avec ces 3600 milliards de dettes, elle est plus respectée à l'échelle l'international. »
- 2:49:02Fait
« l'honneur de l'Europe a été représenté par P Sanchez et qu'il a eu raison de régulariser les travailleurs sans papiers »
- 2:59:43Fait
« Carl Marx hein qui parlait de l'armée de réserve du capital. C'est vrai que le MEDF parfois il dit faites venir des immigrés pour travailler parce que ça fera une pression à la baisse des salaires. »
- 3:06:17Chiffre
« il avait fait une campagne en disant notre c'est la de finance, on va renégocier le traité budgétaire européen et que finalement il fait le crédit d'impôts compétitivité. C'est-à-dire, on donne 100 milliards d'argent aux entreprises sans aucune contrepartie. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Ouais. Bonsoir Sonia. Bonsoir à toutes et à tous. Soyez les bienvenus effectivement pour cet ultime débat de la primaire organisée par le Parti socialiste et place publique. On est à 5 jours, 5 jours du vote et ce soir ils sont cinq à débattre en direct sur BFM TV. Bonsoir Apoline, bonsoir Maxime. Bonsoir à tous. Débat décisif. Donc dernière chance pour pouvoir convaincre et justement vous allez débattre face à h français h électeurs indécime mais électeurs de gauche qui veulent pouvoir voter pour cette primaire si toutefois vous arrivez à les en convaincre. Le débat décisif c'est tout de suite sur BFM TV. Le débat décisif de la primaire de la gauche. Cinq candidats, rien n'est joué. Olivier Fort, Raphaël Gluxman, Jérôme Geg, Emmanuel Morel.
Et au milieu de tout ça, il y a Segolen Royal, jamais là où on l'attend. Rapha Guxman, il a jamais géré quoi que ce soit et le temps viendra peut-être pour le stagiaire. L'entourage de Raphaël Guxman répond qu'il faut sourire en disant que ça prépare bien les débats à venir. Cette primaire, c'est le moment de la refondation. Moi, j'appelle l'ensemble de la gauche démocratique qui refuse les dérives de Jean-Luc Mélenchon à se réunir. Vous avez les NFI compatibles. En gros, c'est Golen Royal, Olivier Fort. Vous ne pouvez pas jeter à la mer toute une série de gens qui votent à 80 % avec vous à l'Assemblée nationale. On a des divergences mais on a aussi des convergences et puis un idéal commun. Qu'est-ce qu'il y a à choisir ? Un style, un tempérament, une expérience,
des propositions et une stratégie. En politique, les attaques viennent souvent davantage plus de son propre camp que de l'extérieur.
Soyez donc tous les bienvenues dans cette soirée politique exceptionnelle débat débat organisé par BFM TV en partenariat avec le journal Libération. Voici donc les cinq candidats que nous saluons. Emmanuel Morel, Jérôme Geg, Raphaël Luxman, Seggolen Royal, Olivier Fort. Bonsoir à tous les cinq. Face à vous donc on le disait huit électeurs de gauche indécis sélectionnés par l'Institut de sondagable. Il y a par exemple Amandine du Nord, Nicolas de Brive la Gaillarde ou encore Ismaël de Paris. Ils écouteront attentivement vos réponses avant de vous interroger tout à l'heure et de se faire évidemment une opinion. Mais d'abord d'abord les règles du jeu de cette primaire avec vous Samis Faxy. Bonsoir Samy. Dans 5 jours donc vendredi et samedi le vote pour cette
primaire aura lieu. Mais qui pourra voter ? Bonsoir Maxime, bonsoir Apoline. Alors je vais tout vous expliquer. Vous allez voir, c'est très simple. D'abord peut-être un petit point sur le timing. Une date à retenir, c'est celle de demain puisque vous avez jusqu'à demain 23h59 pour vous inscrire pour participer au premier tour de cette primaire de la gauche. Si vous ne vous inscrivez pas demain, pas de panique, vous pourrez quand même voter pour le second tour, mais dans ce cas-là, il faudra s'inscrire avant le 12 octobre. Qui peut voter ? absolument tout le monde, vous allez voir, mais à certaines conditions. Si vous êtes militant et que votre cotisation d'adhérent est à jour, dans ce cas, il vous suffit de vous connecter à votre espace client. Si vous n'êtes
pas encore militant, et bien dans ce cas-là, il faudra payer 15 € avec un tarif social pour les personnes les plus précaires. Tarif social de 10 € avant demain, donc 23h59. Et tout cela se passe sur un site choisir 2027.fr. FR et c'est évidemment destination des militants socialistes et place publiques qui peuvent aller sur leur espace et GRS militant adhérant vous oubliez la gauche République socialiste. Ça commence mal vous allez pouvoir le dire justement mais c'est aussi possible c'est aussi possible pour tous les Français qui partagent nos valeurs ont la possibilité de venir s'inscrire directement ils sont pas obligés d'adhérer au parti obligé d'adhérer au parti mais on peut venir soutenir la primaire. Voilà, c'est donc la dernière fois, on le disait
avant le vote de vendredi que vous vous retrouvez ensemble et que vous allez avoir l'occasion de vous expliquer alors en guise d'introduction une question et le tirage au sort a désigné Jérôme Gadge pour répondre en premier à cette introduction. Pourquoi êtes-vous candidat et qu'est-ce que vous attendez de la soirée de ce soir ? Ce soir, je viens vous parler de dignité. Après 10 années de macronisme et de ces illusions et face au péril du Rassemblement national, je vous propose un chemin de courage pour répondre aux besoins de dignité exprimé par les Français. Dignité du pouvoir de vivre avec des salaires et des retraites décentes et en conciliant écologie et production sans laquelle il n'y a pas de
possible redistribution. dignité avec la République du soin pour accompagner toutes les vulnérabilités liées à la maladie, lié à l'âge, lié au handicap, à la protection des enfants et des femmes. Dignité avec ce droit inaliénable à la sécurité pour chacun. La dignité, c'est aussi la lucidité face à la dette à laquelle il faudra répondre avec sérieux budgétaire et rigoureux et rigoureuse justice fiscale. Il y aura aussi devant nous à rassembler l'ensemble des Français autour de nos valeurs, celles de la République et de la laïcité. Mais la dignité, c'est aussi la manière de faire de la politique.
Vous allez avoir le pouvoir de trancher un désaccord durable qui existe entre Olivier Fort. Il défend la possibilité d'alliance avec la France insoumise. Je m'y oppose résolument comme 73 % de nos sympathisants au nom de cette gauche populaire, républicaine et crédible que je veux incarner. Alors ne soyez pas spectateurs, soyez acteurs de cette nécessaire et grande clarification au service du pays. Inscrivez-vous sur sur choisir2027.fr. Évidemment, pourra vous répondre tout à l'heure, mais le tirage au sort a désigné Golen Royal. Bonjour à tous. Je me suis dit quand je vois la
situation de la France dans cet état de tristesse, de chaos, de fracture, de déclin, que les Français allaient choisir quelqu'un qui a de l'expérience. Moi, je suis la 4e d'une famille de h enfants. Mon père était militaire, pour ça que j'ai voulu avoir des échos et sur l'ordre juste que je défends depuis toujours. Et ensuite, je me suis engagée au service du de mon pays. Mon premier métier, ça a été au sortir de l'ENAT, magistrat au tribunal administratif de Paris. Donc là aussi, j'ai le sens de l'ordre et de la justice. Et je sais que sans ordre, sans justice, il n'y a pas d'ordre. Ensuite, j'ai exercé des responsabilités au sein de l'État. Ça c'est très important parce qu'on voit que l'État est complètement en état de décomposition, c'est le cas de le dire
euh puisque cet état n'a même pas été capable de protéger des enfants victimes de prédateurs sexuels et donc il faudra remettre de l'ordre dans l'État et j'ai été plusieurs fois ministre donc je connais de l'intérieur le fonctionnement de l'État. Ensuite, il faut être capable de comprendre les Français dans leur diversité et ça c'est mon mandat de député des deux celles d'un département très rural et je suis profondément attachée à la ruralité et au monde agricole parce que ce sont nos identités territoriales. Ensuite, j'ai présidé une région pendant 10 ans et c'est les régions comme vous le savez ont la responsabilité des lycées. Donc nous aurons l'occasion d'en reparler tout à l'heure. Et donc cette expérience, je veux la mettre au service de de mon pays si les Français le le souhaitent.
Et je pense que ce soir, c'est très important ce débat. Qu'est-ce que j'en attends ? et que ceux qui viennent voter à la primaire puissent se dire que au-delà de l'électorat des primaires, ils ont une responsabilité majeure, c'est de choisir quelqu'un qui sera au second tour de l'élection présidentielle face à l'extrême droite. Et donc quelqu'un qui aura aussi l'expérience d'une campagne présidentielle et qui sera capable de déclencher un mouvement pouvant porter la gauche et ensuite élargir entre les deux tours au second tour de l'élection présidentielle. Merci. C'est Galen Royale. Raphaël Gluxman. Vous avez été tiré au sort pour être le 3è sur cette introduction. On a tous mal quand on voit l'état de notre pays, quand on voit les
travailleurs qui n'arrivent pas à boucler leur fin de mois, quand on voit la violence, la tension qui monte partout dans la société française. Quand on voit l'été qu'on vient de passer avec la sécheresse et les mégafeux auxquels nous n'avons pas su faire face, quand on voit l'état de notre service public, de notre hôpital, de nos écoles, de nos lycées et quand on voit la dette qui explose, quand on se rend compte à quel point la voix de la France n'est plus écoutée ni en Europe, ni ailleurs dans le monde. On a l'impression d'être face à un pays qui tombe miné par des haines et tétanisé par la peur. Ça n'est pas ça la France. Ça ne peut pas être ça la France. On doit et on va relever la
tête. Partout où je vais, je vois des Français qui ont encore envie, qui ont encore envie d'un destin pour leur pays, qui ont envie de ne pas subir mais d'être acteur de leur propre existence. Ces millions de bénévoles qui tiennent la République, ces forces vives de la nation, ces millions de Français qui refusent la résignation. Il demande une chose, qu'on reconstruise ensemble la France, qu'on lui fasse retrouver sa grandeur et son esprit de justice. Et bien, c'est pour ça que je suis candidat et c'est le sens du nouveau contrat patriotique que je propose aux Françaises et aux Français. transformer radicalement sans brutaliser. Moi, je crois qu'il n'y a que notre famille politique qui peut faire ça. La famille de la gauche
démocratique. Un changement profond, sans violence. Notre responsabilité, elle est donc immense. Notre combat, c'est sans doute le combat le plus important de nos vies politiques. C'est le combat le plus important de ma vie. Ensemble, nous allons redonner de la force à la gauche et de la puissance à la France. Emmanuel Morel, c'est à vous. Bonsoir, je suis candidat parce que je veux servir la France et les Français. Notre pays, il est abîmé. Il est aussi miné par des fractures sociales, territoriales entre les générations. On le voit aujourd'hui. Et l'enjeu de cette élection présidentielle, c'est de réparer le pays. C'est de
recréer du commun entre Français. c'est de redresser notre pays dans la justice. Ma candidature, c'est celle d'un militant humaniste qui ne veut pas que le Rassemblement national arrive au pouvoir et je ferai tout pour l'en empêcher. C'est celle aussi d'un passionné de nature qui sait que le premier défi de l'humanité pour nous, pour notre jeunesse, c'est la préservation de la biodiversité et c'est transmettre à nos enfants, à nos petits-enfants une planète habitable. C'est celle aussi d'un amoureux des arts et des lettres qui veut défendre l'exception culturelle. La liberté de la création, elle est menacée et puis aussi faire rayonner la francophonie partout
dans le monde. C'est celle d'un militant de gauche enfin. évidemment qui n'a pas renoncé à changer la vie et qui sait pour qui il se bat. Les salariés du public comme du privé. Et c'est pour ça que je propose l'indexation des salaires sur l'inflation, le dégel du point d'indice pour les fonctionnaires, la démocratie sociale dans l'entreprise. Moi aussi, j'ai une expérience d'élu. J'ai été vice-président de région, chargé de l'apprentissage et de l'emploi des jeunes. J'ai été député européen pendant euh plus de 10 ans. J'ai été aujourd'hui, je le suis encore député. Et le fil rouge de mon combat, c'est la redistribution des richesses. C'est la lutte pour les services publics. C'est l'égalité entre les territoires. Cette expérience, ces combats, ils ont
nourrit un projet, un programme, un programme de défense du monde du travail et de redressement du pays. Merci Olivier Fort. Pendant 10 ans, le pays s'est abîmé et la question aujourd'hui au fond, elle est de savoir comment incarner et bien le changement espéré. Les 9 et 10 octobre prochain, lors du vote, le choix sera simple. Soit ce sera le rassemblement de la gauche, des écologistes, des syndicalistes, des associatifs, cette gauche populaire décomplexée, soit ce sera le retour au rafistolage sans rupture et sans force. Cet éternel
en même temps qui a fini par donner l'opportunité à l'extrême droite de se présenter comme l'exclusive alternative. Avec moi, ni flou ni loup. Priorité à la jeunesse. Abrogation de la réforme borne. SMIC à 1700 € indexation des salaires sur l'inflation. Taxe Zucman 500 milliards consacrés à la transformation écologique sur 10 ans. Défense d'un ordre mondial fondé exclusivement sur le droit. Mais je veux terminer aussi par un avertissement. On ne peut pas faire comme vient de le
faire Raphaël un appel à la non brutalisation de la vie publique et tomber dans l'outrance comme cela a pu être le cas lors du dernier débat. On ne peut pas prétendre rassembler le pays quand on a par son expression en permanence la volonté de rendre les uns et les autres irréconciliables. Mon chemin, il est droit. Je n'ai jamais dévié. Je n'ai jamais navigué à vue entre la droite, la gauche, au centre libéral. Je suis resté fidèle à mes engagements depuis l'âge de 16 ans. La gauche, c'est la gauche et sa victoire,
elle passe par son unité. Je finis simplement en vous disant que la France ne peut pas être confiée l'année prochaine à une reprise de justice et son acolite antisémite. La France c'est celle de Victor Hugo et d'imé Césarer. La France elle est vivante, elle est résistante et c'est la raison pour laquelle monsieur Sc patientez encore un instant, je rassemblerai et c'est comme cela que ensemble nous gagnerons. puisque vous avez mis en code Raphaël Gusman immédiatement au début d'émission, si vous voulez répondre Raphaël Guusman à Olivier Fort. Je ne vois pas de quelle brutalisation tu parles lors du dernier débat. Nous avons juste une divergence de lignes, nous avons une divergence de doctrine et
nous avons une divergence de stratégie. Mais ce qui m'importe moi, c'est que nous soyons capables de trancher. Et ce sont les militantes et les militants, ce sont tous les Français qui vont adhérer à la primaire, qui vont trancher cette ligne. Et cette ligne, c'est une question de clarté. Moi, je suis pour l'Union de la gauche. Je suis pour l'Union de la gauche démocratique avec les écologistes, avec les communistes, avec les humanistes. Moi, je veux que nous puissions gouverner. Je veux que nous puissions gouverner dans la clarté. Mais non, je refuse les compromissions. Je refuse les compromissions avec la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon. Et au fond, au fond, ce qu'on doit décider aujourd'hui, c'est pas
simplement une ligne stratégique, c'est un projet de fond. Et je suis convaincu moi qu'une fois que la primaire aura tranché cette question, on sera ensemble Olivier pour aller se battre contre l'extrême droite et non je ne veux pas comme ça a été répété 17 fois d'une alliance avec la droite et oui je pense qu'il y a une différence avec la entre la gauche et la droite. Et oui, je veux gouverner à gauche et je veux que nous gouvernions ensemble. Donc ça sert à rien d'étaler là des fausses divisions puisque en fin de compte ce que nous allons faire c'est nous battre pour empêcher que la France ne sombre. C'est nous battre pour empêcher Marine Le Pen de prendre le pouvoir. C'est nous battre pour queon retrouve l'esprit de justice dans notre pays. Et là-dessus, je suis
certain que sur ce combat, on sera ensemble, n'est-ce pas ? Bon, moi je je suis pour un débat apaisé. Je remarque simplement que le ton va changer peut-être encore que j'ai été interpellé par Jérôme il y a un instant. Je n'ai jamais parlé d'alliance avec Jean-Luc Mélenchon, mais c'est en permanence le débat qui s'installe débat après débat comme si c'était en fait le seul sujet, comme si le débat de fond devait tourner autour de cela. Vous aurez noté qui remarqué qu'on a posé aucune question par mais vous noterez que c'est ce que vient de dire à la fois Jérôme Gage et qu'est-ce que vient de dire Raphaël Glxman ? Pas parlé pas parlé. C'est toi qui c'est toi qui mentionne cela. Mais écoutez-vous un peu. Faites faites
simplement le replay de vos propres émissions et écoutez-vous. Faites attention à ce que vous dites. Vous avez réussi à faire tourner une primaire socialiste autour de Jean-Luc Mélenchon. C'est absurde. C'est le moment de l'affirmation. Oui, je finis juste d'un mot pour dire que oui, effectivement, je pense que il faut éviter toute forme de brutalisation de la vie publique. Et ce que je ne comprends pas, c'est que dans les débats vous êtes en permanence à chercher à rendre irréconciliable y compris les socialistes entre eux et j'ajoute que y compris cette vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, on va les gens les gens savent pas de quoi on parle. On a évidemment prévu deux grands thèmes ce
soir. On va y venir sur la question du vivre ensemble, sur la question du pouvoir d'achat, sur toutes ces questions évidemment de programme. Les lycéens, on y vient et on va commencer par ça. Mais puisque vous l'évoquez et on ne peut pas faire comme s'il ne s'était rien passé ce weekend dans une vidéo prise vraisemblablement lors d'une réunion de campagne et révélée par le média militant le média. On vous entend Raphaël Gluxman dire de Segolen Royal qu'elle a fait, je cite, la danse du ventre pour obtenir un poste d'Emmanuel Macron. Cette vidéo, elle a été très regardée, très commentée depuis 48 he Golden Royal vous avez répondu sur les réseaux sociaux accusant Raphaël Luxman de mensonge et de sexisme. Que lui dites-vous ce soir ? Ah bah ça c'est direct. Alors moi je
j'espère qu'on va vite parler des préoccupations des Français surtout avec avec les lycéens qui les lycéens qui souffrent et le la crise du pouvoir d'achat. Mais puisque vous m'y invitez, je répondrai. J'ai j'ai l'habitude, vous savez, des agressions verbales pendant mes campagnes électorales, mais venant que de de vous, ça m'a particulièrement choqué parce que c'est une agression en plus la connotation sexuelle. quand je vous entendez je fais la danse du ventre pour obtenir des postes et vous l'avez répété plusieurs fois. Vous savez quand j'entends une agression de ce type-là qui sous-entend donc avec la danse du ventre, j'aurais obtenu des postes, je pense à mes enfants parce qu'ils en ont entendu pendant mes campagnes présidentielles. Donc je prenais sur moi
et je me disais "J'espère qu'ils n'ont pas entendu". À chaque fois, je me disais "J'espère qu'ils n'ont pas entendu." Et quand je voyais ne vous en faites pas, vous savez, c'est c'est des dérapages et cetera. Mais je je n'accepte pas si vous voulez qu'une fois de plus on puisse dégrader une femme, on puisse avoir des connotations sur son corps, avoir des connotations sexuelles, sous-entendu qu'elle vend son corps et qu'elle fait des danses pour obtenir des postes. Je n'ai jamais demandé de poste à Emmanuel Macron. Jamais. J'ai même été viré par Emmanuel Macron quand j'ai défendu euh les gilets jaunes et quand j'ai défendu les manifestants et la et les frappes qu'il subissaient dans les dans les manifestations pour les retraites. Emmanuel Macron m'a dit "Où
tu te tais, où on te débarque de la mission ambassadrice des pôles qui était d'ailleurs bénévole." J'ai dit "Je ne peux pas me taire. C'est l'engagement de toute ma vie de lutter contre les violences faites faites aux manifestations et la répression sociale. Et au conseil des ministres qui a suivi, j'aiétais débarqué par une décision mise par Emmanuel Macron sur la table du conseil des ministres pour me débarquer de ma mission pour l'épaule et tant mieux finalement parce que moi j'ai gardé la dignité pour moi-même et j'ai continué les combats. Et aujourd'hui, vous avez vu par rapport aux violences que subissent les lycéens, j'ai repris la parole aussi parce que je considère que nous devrons refonder le pacte de l'ordre républicain. parlera des lycéens
évidemment dans un instant mais faudrait Rapha Gman vous réponde quand même parce que sur la question de la liberté de manifestation c'est un combat c'est un combat de ma vie les libertés on va en parler dans un instant ce sera le premier thème c'est go royal mais ce que disait Pauline histoire de purger cette question et cette vidéo qui a beaucoup tourné Raphael Guxsman que répondez-vous à Segan Royal ce soir je vais vous répondre mais d'abord de quoi parle-t-on parle de deux vidéos qui étaient dans un cadre privé non qui n'avait pas vocation à devenir publique. C'était une réunion avec une dizaine de militants dans un café et euh il y a évidemment eu une fuite et c'est sorti sur la plasme. J'étais pas sur un plateau de télé, je n'étais pas
dans un meeting et je vais vous dire une chose, il n'y avait aucune connotation sexiste dansse du ventre. J'ai regardé dans le dictionnaire, c'est multiplier les gesticulations pour obtenir un poste. Et d'ailleurs, il y a 4 jours sur un plateau de France Télévision, lors de notre précédent débat, Jérôme Gage a utilisé le même terme pour qualifier l'attitude d'Olivier. Pardon, pardon. Une insulte de ce type faite à un homme et une insulte de ce type faite à une femme, c'est pas la même chose. Une femme qui qui montre son ventre et qui se C'est pas la même chose. Les hommes ne font pas la danse de danse du ventre. Donc c'est pas la même chose. On sait bien que les insultes faites aux femmes ne sont pas de même porté que les insultes faites aux hommes. Et me dire parce que vous
l'avez dit à un homme, c'était pas une insulte la connotation sexuelle me concernant. Si et en plus vous l'avez répété plusieurs fois l'histoire de la danse du ventre dans vos réunions publiques. Vous l'avez répété le fait que j'ai fait la danse du ventre pour obtenir des potes, vous l'avez répété plusieurs fois dans les émissions face au public dans vos réunions publiques et dans cette réunion qui c'était une réunion de du courant politique. Je n'ai jamais dit ça publiquement et puisque nous crevons l'abès, allons jusqu'au bout parce qu'il y a eu deux vidéos qui sont sorties et une autre où je m'adresse dans des termes qui sont euh qui sont vulgaires à Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Vous voulez qu'on les donne ? Non non, on va les donner. Laissez-moi laissez-moi finir. Donc déjà
ces vidéos n'avaient pas vocation à être publique. C'était une réunion interne. Ah ça fait réagir les Français qui vous écoutent. Ça fait réagir les Français qui qui vous écoutent. Vous aurez la parole tout à l'heure. Non, mais je ne dis pas mais je dis je précise le contex. J'entends ce que j'entends à mes côtés c'est notamment la question assumer mais on vous entend pas en fait sans micro on vous entend pas. Vous êtes un homme public disent-il. Vous devez assumer ces assumer mais je précise que c'était d'abord dans un cadre privé et ensuite c'est sorti. D'accord. Une fois que c'est sorti oui j'assume. J'assume complètement ses propos. Je vais pas vous faire une bardé là. C'était moi sur cette vidéo, c'était ma voix, c'était pas euh euh c'est indénégiable. Et donc je vous le dis de
manière très clair, je ne pense pas qu'il faille utiliser ce type de langage dans le débat public. J'en suis, j'en suis absolument conscient. Maintenant, ce que je disais sur le fond, ce que je disais sur le fond, c'est-à-dire qu'il fallait absolument pas céder à ce que Marine Le Pen était en train de faire ou Jean-Luc Mélenchon en encourageant les fièvres identitaires qu'il fallait pas aller sur leur terrain et qu'il ne fallait pas avoir peur d'eux. Et bien cela je l'assume. Et oui, dans un cadre privé ben qui ici n'a pas employé des fois ce type de langage on va redire les propos parce qu'on me dit qu'on les a pas entendu et c'est important. Tout le monde n'a pas vu cette vidéo. Raphaëlman il y a eu deux parties en effet. Lune où vous parliez de Segoline Royal et
d'Olivier Fort d'ailleurs et de la question de savoir s'il était vraiment à gauche ou pas. Il aura l'occasion j'imagine de répondre. et une autre où vous disiez sur les questions économiques, je vous cite le script de cette vidéo, sur les questions économiques, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon était méga à la ramasse. J'ai vu les yeux perdus à ce débat de Jean-Luc Mélenchon et après que s'est-il passé ? Elle elle a ramené le voile, lui il a remis la baya mais on leur pisse dessus [ __ ] mais on va pas rentrer là-dedans. Voilà. Et donc parce qu'on me demandait mais si ils reviennent avec leur discours identitaire et là j'ai cette réaction et effectivement c'est pas des mots qu'il faut utiliser. Donc mais simplement ce que je veux dire, ce que je voulais dire c'est que on doit
refuser ce débat que quand on on échoue à convaincre sur la dette sur la politique commerciale et qu'ensuite on propose quoi ? d'aller faire la chasse au foulard dans la rue pour remettre des questions identitaires au cœur du débat parce que là-dessus, on se sent à l'aise quand on est Marine Le Pen et bien il faut savoir le refuser et je le disais à des jeunes militants à tabler un café pour leur dire n'ayez pas peur n'ayez pas peur d'eux ne vous laissez pas imposer ces thèmes, on va porter nos thèmes pendant la campagne. Et quand tu dis reviennent avec ça, on va parler ce soir vous, vous allez pouvoir répondre Rapha, vous avez déjà énormément de d'avance. C'est vous qui êtes interpellé. Non mais si honnêtement si vous décomptez le temps de parole quand je
suis interpellé et que ensuite j'ai pas le temps de parler de ce qui compte vraiment, c'est-à-dire de la révolte lycéenne de l'état de notre école, on y arrive, on y arrive, on y arrive compte, on compte, on y arrive forcément, on y arrive forcément. Attendez, c'est sympa pour les autres simplement. Donc, il faut faire partie d'une polémique pour qu'on pour avoir plus de temps de parole. Vous allez pensé quoi de vous ça ? De tout ça vous ? Mais attendez-moi, je je je me mets à la place de ces panélistes qui sont là, qui sont venus pour nous interroger sur des sujets qui leur importent. Je me mets à la place aussi des téléspectateurs, il sont pas tous sympathisants, socialistes, mais ils sont quand même intéressés par les débats démocratiques. Je suis pas sûr
que tout ça les passionne. Moi, en revanche, vous parlez de brutalité. Bah, j'aimerais qu'on parle de la brutalité d'un président de la République qui s'adresse à un chômeur en lui disant "Bah, si tu veux trouver du travail, tu as qu'à traverser la rue. Je voudrais qu'on parle de la brutalité des ordonnances Macron qui ont supprimé les comités d'hygiène et de sécurité dans les entreprises et on a vécu durement ça pendant les canicules. Je voudrais qu'on parle de la brutalité, du budget, le cornu où on gèle les APL, on gèle le point d'indice pour les fonctionnaires, on s'attaque même aux familles monoparentales. C'est cette brutalité moi qui me révolte ou celle par exemple d'un gilet jaune qui se fait éborgner alors que ça a été un mouvement très important pour la France et les
Français. La brutalité du pouvoir qui prend tous les cahers de dolérance qui les met à la poubelle. Donc moi je veux bien qu'on parle de brutalité mais concentrons-nous sur l'essentiel. On est là quand même. On est là quand même parce que on a la passion de notre pays. On veut aider les Françaises et les Français à s'en sortir. On pense que ce pays, il doit être réparé parce qu'il y a énormément de tensions, il y a énormément de fractures et notamment entre les territoires. Ça sera un des enjeux de ser tous les sujets et l'un des enjeux de ce soir évidemment on va en parler et vous en parlerz tout ave commencer l'émission là-dessus et laisser à penser que finalement les divergences entre nous c'est parce qu'il y a des noms d'oiseaux des expressions maladroites ou ou qu'on est obsédé par
une seule personne en l'occurrence je ne dirai même pas son nom mais un leader d'un autre parti de gauche ben non nous on se positionne par rapport à nous-mêmes Emmanuel Morel vous aurez entendu que cette clarification ces clarifications sur le leader dont vous parlez en La vidéo a été lancée par la vidéo. Alors, vous savez, c'est comme dans les pièces de Féo, c'est comme dans les pièces de Fedo. Ça y est, on a purgé bébé, passons aux choses sérieus. Jérôme Geg, vous avez entendu, j'ai souhaité placer cette soirée sous le signe de la dignité parce que je considère que la politique, c'est la dispute apaisée par laquelle on se frotte sur les idées entre nous parce que dans la famille de gauche, nous avons des divergences et donc cette dispute apaisée n'interdit pas
d'exprimer les désaccords qui existent. Et donc je voudrais pas que nous ayons des pudeurs de gazelles à évoquer euh une question stratégique décidément une question stratégique. J'espère que l'expression pudeur de gazelle est entendable par tout le monde. Elle veut dire qu'il ne faut pas s'interdire de parler des sujets qui sont au cœur de cette primaire. Et je l'ai dit, j'ai un désaccord stratégique avec la position défendue par Olivier Fort qui laisse possible un accord avec la France insoumise mais pas uniquement pour des questions de valeur, précisément sur la nature et la qualité des réponses que nous pouvons apporter aux besoins de dignité de nos concitoyens. Et je le dis, ce sujet dont
nous reparlerons peut-être n'est pas tabou et Jean-Luc Mélenchon n'est pas vol de mort. Nous pouvons nommer que à gauche aujourd'hui, il est un boulet sur la perspective de victoire face au Rassemblement national et laisser entendre comme cela a été fait d'interview en interview. C'est ta stratégie Olivier, elle est respectable mais elle est délétaire. de laisser entendre que nous aurions des passerelles possibles. Je le dis et je le redis, c'est tous nous fragiliser parce que laisser entendre cela et bien ça donne un bon de sortie pour ceux des électeurs qui pourraient être tentés par la crédibilité et la dignité de nos propositions, mais qui se disent puisque le premier secrétaire du Parti socialiste qui a déjà fait des accords
électoraux avec la France insoumise laisse entendre qu'il pourrait en refaire demain aux élections législatives, et bien alors allons directement voter pour la France insoumise. Et c'est la raison pour laquelle, je le redis, un des enjeux centraux de ce vote. Un des enjeux, je sais que ça te désespère Olivier, mais parce que ça met le doigt sur la fragilité première qui est celle de ta position qui consiste à dire "J'essaie d'être gentil avec tout le monde, y compris avec ceux qui nous insultent matin, midi et soir." On ne gagne que dans la cohérence, dans la constance, dans la fidélité aux valeurs et dans l'exigence d'efficacité. ce que tu ne fais pas et c'est la raison pour laquelle je le redis le vote du 9 et 10 octobre c'est de trancher ce débat stratégique qui
jusqu'à présent n'a pas été tranché par un premier secrétaire qui ne souhaite pas le faire mais que tous les sympathisants de gauche peuvent faire aujourd'hui pour remouver les crédibles. Bon, d'abord simplement pour clore le chapitre sur les vidéos et cetera, je le dis à Raphaël, le plus simple c'est de s'excuser parce que la réalité c'est que en fait cette vidéo, elle n'était ni faite ni à faire. Ça n'était pas un cadre privé, c'était une réunion militante. Et par ailleurs, si on commence à dire que le cadre privé ne compte pas, alors dans ces cas-là, j'imagine que demain Jordan Bradala nous dira que les messages qui ont été captés par Média Part étaient des messages d'ordre privé et qu'il n'avaiit pas à être placé sur la place publique. Moi, je crois que quand on est
un homme ou une femme publique, quel que soit le lieu, on doit se tenir à une certaine forme de rigueur parce que c'est ce qui est exigé de nous. Voilà. Bon maintenant tu fais tu t'excuses, tu t'excuses pas, ça ne me regarde pas. Maintenant, je veux répondre à Jérôme Gage parce que Jérôme Geg a cette capacité incroyable à remettre à chaque débat les mêmes sujets comme si c'était le seul sujet. Il a cette volonté de me coller à Jean-Luc Mélenchon pensant qu'il a un atout électoral et que parce que les gens détesteraient Jean-Luc Mélenchon, il viendrai voter pour lui. Pardon mais enfin la ficelle est grosse et moi je vais tout simplement en fait te lire comme ça ce sera plus simple même te citer. Alors d'abord parce que
en février toi-même au sur ce plateau là ABFM, tu es venu dire que face à l'extrême droite que tu ne considé pas que la gauche radicale et l'extrême droite cétait identique. Tu as dit même je voterai pour la gauche radicale contre l'extrême droite au municipal. C'est ce que tu as dit. Oui mais pas au présidentiel au législativ. Ça change tout évidemment. Mais mais je comprends que en fait en réalité et c'est le problème c'est que vous avez fait un moment le choix de la défaite parce que je te lis page 190 de ton livre. C'est gentil à toi de te donner à connaître nous. Voilà. Absolument. Et tu dis des choses très claires. Tu dis aucune force politique en l'état actuel ne pourra gouverner seule.
Et donc tu déroules tout le reste et tu parles en réalité d'une coalition avec les hommes et les femmes de bonne volonté. Et on sait très bien ce que sont pour toi les hommes et les femmes de bonne volonté. Et donc c'est facile de m'expliquer à moi ce que je n'ai jamais dit que je ferais alliance avec la gauche radicale mais toi tranquillement tu écris que tu es prêt à faire alliance avec la droite et ça ne gêne personne. Alors effectivement ce soir c'est un moment de vérité pour tout le monde parce que les gens qui vont voter, ils doivent savoir effectivement avec qui on veut gouverner. Je vais je vais répondre évidemment parce que tu mens à l'instant Olivier. La lecture attentive de mon livre dit que le prochain président de la République et c'est ma position et je
vais l'oraliser pour que tu la comprennes bien plutôt qu'une lecture paresseuse. La position que je défends est de dire que le prochain président de la République n'aura pas de majorité naturelle et que par conséquent nous aurons à construire des compromis républicains sur les grands sujets, sur l'école, sur la santé, sur les finances publiques, sur la transition écologique. Il y a un an, jour pour jour, Olivier, quand toi et moi nous étions à la table de Matignon devant Sébastien Lecornu et ses ministres. Absolument. Pour négocier un compromis sur le budget. Est-ce que tu as fait alliance avec la droite ? Non, c'est exact, laisse-moi terminer. C'est exactement la méthode que je propose, celle de partir de nos convictions et de nos valeurs et de construire des compromis avec celles
et ceux avec lesquels nous pouvons discuter. Ils seront de gauche et de droite. Mais j'ai la lucidité de dire que ça sert à rien de vendre du rêve et de dire que 100 % de ton programme sera appliqué au lendemain d'une élection présidentielle. Il n'y aura pas de majorité parlementaire. La tripartition, la quadripition ne va pas disparaître. Et donc, tu es à ce point caricatural de confondre lucidité sur la nécessité de construire des compromis républicains pour les transformer en alliance législative avec la droite ou le centre. Je m'y refuse. Alors que toi tu envisages la possibilité d'une alliance avec la France qui elle nous mettra dans le mur, elle nous mettra dans le m de cette alliance. Tu l'as déjà faite, tu l'as déjà défendu et moi je reçu. Dans
ce cas, on est encore là. On est encore à 2h du matin à parler. Non mais d'un mot j'ai été interpelé, je vais répondrez-y. Et donc il me semble donc en fait faut être interpellé à tout prix faut répondre. Je m'inscris ça mérite je m'inscris pour interpeller quelqu'un une clarification parce que nous sommes au 3è débat. H dans le débat précédent, en fait Raphaël et Jérôme s'emportant l'un et l'autre expliquaient que j'étais moi un capitular, que je voulais en fait, j'avais l'esprit de défaite. Mais quand je me suis remis à lire le livre de Jérôme, je m'aperçois que c'est en fait ce qu'ils disent exactement cette capitulation expliquant que en réalité on ne pourra pas gouverner seul. Et donc ils ont déjà admis le fait que la gauche ne pourrait pas gouverner et donc elle
serait obligée à des alliances avec la droite. Et c'est ça le problème parce que il parle mais Jérôme je te renvoie à la page. Alors je vais toutes les pages. Oui mais je suis venu avec parce que si tu l'avais lu intégralement tu défendrais la République du soin la sécurité sociale intégrale les allocations famili et et ce que je dis c'est que en fait tu parles de coalition à l'allemande. Ben donc c'est en réalité c'est en réalité une vision. Moi ce que je crois c'est que nous devons tout faire pour obtenir derrière une élection présidentielle une majorité qui soit une majorité de gauche qui permettent le changement qui permettent de rompre avec 10 années de macron pas de faire ce que tu fais en disant on va rompre avec le macronisme avec les macronistes ça n'existe pas parler des
lycées juste une vous a demandé rappelle vous voulez vous excusez pas vous excuser oui non mais je suis vraiment désolé si ces propos ont était perçu comme étant sexiste. Moi, je suis opposé à toute forme de sexisme de manière radicale. Donc, je vais vous le dire, il n'avait pas vocation à sortir. Je suis désolé dans Mais non, ça par contre c'est faux. Mais ça c'est faux. C'est faux. Mais moi ce que je veux vous dire aussi, c'est que quand même soyons sérieux, qui brutalise le débat public aujourd'hui ? C'est moi, c'est moi. Réellement, vous pensez que aujourd'hui en France le le débat public est brutalisé par par moi ? Non, soyons
sérieux 2 minutes. On a une situation dans notre pays qui est extrêmement grave. Il y a des propos inélégants qui sont sortis. Maintenant, la vraie question, c'est comment on va battre l'extrême droite et remettre de la justice dans ce pays. C'est ça la vraie question. La vraie question, c'est comment on répond aux lycéens qui sont dans la rue ? Comment on répond à leurs aspirations ? Comment on répond à la catastrophe écologique ? C'est justement c'est vous justement c'est vous qui avez été tiré au sort pour répondre à la question. Non mais attendez moi je dans un instant attendez juste un point de méthode juste un point de méthode qu'on se met tous d'accord parce que sinon on pas y arriver Emmanuel Borel puis Solan Royal on close ce chapitre introductif et on
parle des lycéens j'ai une question c'est-à-dire là vient d'être abordé le thème des alliances on est d'accord ? Oui, ben finissons le thème des alliances et ensuite consacrons-nous vraiment au projet opérationnel sans y revenir à la fin. Vous pouvez dire un mot des alliances maintenant si vous le souhaitez. Emmanuel Morel voulez la parole. Oui oui oui moral ensuite c'est col royal comme ça on aura réglé ce problème et on se consacrera essentiellement au si vous arrivez à le régler en 2 minutes on pensait qu'on par j'ai l'impression que c'est un problème c'est comme dans les lycées c'est l'autoorganisation des débat c'est les assemblées générales moi je n'ai pas lu le livre de Jérôme j'ai pas eu le temps si euh en revanche j'ai lu j'ai l c'est pour tous les interpeller parce que j'ai
compris que c'est il faut interpeller pour avoir du temps de parole en revanche j'ai lu un tout petit texte un tout petit texte que nous avons tous rédigés et signés ensemble. C'est la charte de la primaire. Qu'est-ce qu'elle dit cette charte ? Je le dis notamment à nos panélistes qui sont là et qui voient le débat qu'il y a entre nous. c'est que en dépit des divergences, des débats qu'on va avoir qui sont parfois rudes comme vous pouvez le constater, pas sur l'essentiel, pas sur les les principes les plus importants. En dépit de tout ça, dans une semaine ou deux, on est censé se mettre tous derrière le même ou la même candidate, donner de sa force, de son énergie pour qu'il arrive au deuxème tour et qu'il batte le Rassemblement national. Et moi la question que j'ai
envie de poser puisqu'il faut interpeller, c'est est-ce que ça sera une primaire comme en 2011, c'est-à-dire où Martin Aubry, battu au deuxème tour par François Hollande a été hyper loyal et a soutenu François Hollande jusqu'à la victoire ou est-ce que ça sera une primaire de type 2017 où Benoît Amont chaque semaine voyait un nouveau traître partir chez Emmanuel Macron ? Et ben je vous la pose à tous parce que moi en tout cas en ce qui me concerne j'ai tranché. Je soutiendrai le ou la gagnante et je donnerai de toute mon énergie et de toute ma force, même si j'ai des divergences avec les uns et les autres parce que j'ai envie qu'on gagne. Et en plus, vous savez quoi ? Je pense que c'est possible parce que si on en revient à la politique, l'analyse que je
fais moi, c'est que de toute façon et on voit encore les tentatives désespérées de monsieur Atal aujourd'hui pour essayer de se raccrocher aux branches, un ancien premier ministre d'Emmanuel Macron ne gagnera pas la présidentielle. C'est vrai parce qu'ils ont pas un bilan, ils ont un passif. La deuxième chose normalement que nous avons en commun, c'est que la gauche radicale ne peut pas battre le Rassemblement national au 2e tour parce que il y a trop de maximalisme, trop de propositions brutales, trop de tension cette volonté de tout conflictualiser. Oui, à un moment ça pose problème. Donc c'est à nous qu'il revient de faire la preuve devant les Françaises et les Français qu'on peut non seulement gagner mais qu'on peut apaiser la société, qu'on peut réparer le pays, qu'on peut
recréer du commun. Donc je pense qu'il faut vite passer à autre chose. Et moi je m'engage je m'engage à ce que cette primaire elle se passe bien. Quant à la question des alliances franchement je vais pas refaire à chaque fois la même chose mais autant je je je comprends qu'on puisse avoir le débat sur la présidentielle. La présidentielle jusqu'à preuve du contraire nous sommes concurrents de Jean-Luc Mélenchon. Concurrent il y aura pas d'alliance et on le soutiendra pas. La seule question, mais vous êtes vachement savant parce que vous connaissez déjà le résultat de l'élection avant même qu'elle ait lieu. Parce que si on gagne la présidentielle, excusez-moi, mais la question va pas se poser de cette façon-là. Puis monsieur Mélonchon, euh c'est sûrement sa
dernière campagne. Donc de toute façon, c'est nous qui allons donner le cadre pour législative. Si en revanche et là je pose la question parce que vous êtes tous des sympathisants de gauche, il paraît si en revanche par malheur madame Le Pen elle gagne l'élection présidentielle si ça arrive je ne le souhaite pas on va tout faire contre ça mais si ça arrive est-ce que vous croyez sérieusement un instant qu'on va pas se rassembler pour faire en sorte qu'il y ait pas de majorité renne à l'Assemblée nationale vous savez quoi je vous prends un témoin si par malheur ce cauchemar arrive on sera tous unis parce qu'on voudra pas qu'il y a une majorité aérienne à l'assemblée C'est aussi simple que ça. Donc là alors là, je sais pas ce qui s'est passé. Non non, tout va bien, tout va bien.
Tout va bien. Tout va bien. Ne vous inquiétez pas. Notre débat est renversant de retour. Tout va bien. Faudrait pas que vous soyez perturbé à ce point pour le débat même s'ils sont vifs. Donc voilà, moi je vous ai pris un témoin. Vous verrez comment ça se passe. Moi ce que je pense c'est qu'on peut gagner et si on gagne vous verrez ça se passera très bien. C'est Golen Royal. Est-ce que vous voulez dire un mot là-dessus ? Moi, je pense que c'est un sujet important, il faut dire les choses clairement. Euh cette, comment dirais-je ? Remettre toujours LFI effectivement au cœur du débat et confondre l'appareil et lesfill avec les militants a un objectif stratégique. L'objectif stratégique, c'est de justifier de votre part à un moment
l'alliance avec la droite pour dire "Ils sont tellement horribles, ils sont tous antisémites, même le moindre militant est antisémite et cetera." Donc c'est tellement horrible confondant donc les électeurs que moi je respecte du de l'appareil politique en effet avec lesquels nous avons des désaccords profonds et y compris sur la méthode et sur des déclarations et sur les jeux antisémites sur les noms et la dynamique de la gauche. Et donc ce que je je voudrais dire, c'est que les militants là qui vont voter, il faut qu'il votent pour un candidat, une candidate socialiste parce que finalement, il y a une forme de holdup qui est en train de se faire sur le Parti socialiste. C'est-à-dire que Raphaël Gluxman qui n'a pas réussi à faire son parti politique, une dynamique
politique avec s'il avait réussi à faire ça, vous auriez été candidat avec votre parti politique qui aurait une dynamique politique. Il n'a pas réussi à faire cette dynamique politique. qu'il vient dans la primaire de la gauche tout en mettant des freins. Alors c'est la c'est voté à 15 € au lieu de 4 €. C'est refusé des débats finalement en étant obligé de les accepter quand même et cetera. Donc il est venu vraiment en traînant la jambe sur pour faire les pour faire ses débats dans la primaire pour essayer de la gagner pour faire un holdup sur le Parti socialiste et ensuite aller avec ce butin du parti socialiste faire alliance avec la droite puisque de toute façon lesf est horrible y compris même avant
le premier tour car si un jour si un jour au moment du premier tour on voit que Mélenchon est capable d'arriver au second tour Raphaël Gluxman dira ben pour empêcher Raphaël Gluxman faisant tout de suite avec attends je finis pour empêcher Mélenchon faisons tout de suite alliance avec la droite et Tripatouillon d'ailleurs ce matin à dans le parisien il donne une interview pour dire on va faire une grande primaire jusqu'à Raphaël Gluxman on va il veut tiens donc oui mais c'est propre jusqu'à Raphaël Gluxman ça veut dire que avec la droite c'est compatible et puis la gauche c'est non moi c'est pas ça que je vous propose si je suis désignée au cours des primaires Vous allez me laisser répondre ou pas ? Je vais finir quand même sur ma
candidature, c'est tout le contraire. C'est tout le contraire. C'est rassemblé les socialistes. C'est rassemblé ensuite les communistes et les verts qui ont déjà dit qu'il n'iraient pas avec vous. C'est ensuite dans cette dynamique là faire revenir vers nous les militants, les élus de gauche qui sont partis ailleurs. Il y en a il y a même des élus de gauche qui sont partis au RN. Ceux-là, il faut les faire revenir avec un programme et avec une une volonté politique de redresser le pays et une capacité de rassembler des hommes et des femmes qui croient que la gauche peut être au second tour de l'élection présidentielle. Moi, je crois que je peux dans une dynamique de campagne être au second tour de l'élection présidentielle face à Marine Le Pen et par rapport à tout ce que toutes les
brutalité que subissent la France, je pense qu'il faut une autre façon de gouverner avec bienveillance, avec quelqu'un qui pense que présider un pays, c'est d'abord l'aimer, c'est d'abord l'apaiser, c'est d'abord prendre soin des gens, c'est d'abord régler de façon opérationnelle les problèmes et c'est cela que je veux aujourd'hui pour mon pays. Raphaël Grusman, vous pouvez répondre évidemment mais court s'il vous plaît, sinon on n'arrivera jamais à parler des lycéens. Hold up sur le Parti socialiste. Voilà, c'est du pur procès d'intention. C'est Golden Royal. J'ai fait deux campagnes européennes à la tête de liste socialiste et place publique. Nous avons mené des combats électoraux pendant ces 10 dernières années. D'ailleurs Olivier, je sais ce que je te dois et ce que je
dois aux militantes et aux militants du Parti socialiste. Des combats permanents pendant 10 ans. À ce moment-là, madame Royal, vous n'étiez pas là puisque vous souteniez Emmanuel Macron. Moi, je soutenais Benoît Amont. Si en 2017, c'est vrai, tout le monde pourra vérifier en 2017 tout le monde tour et ensuite et ensuite pendant tous ces combats, j'ai montré au Parlement européen et place publique dans toutes les enceintes à quel point nous partageons les mêmes principes, les mêmes valeurs que nos camarades socialistes. Oui, mais ça c'est l'Europe, c'est c'est une liste européenne. Non, pas simplement à l'échelle européenne, partout.
Ouais. Et moi je vous le dis, je veux que nous gagnons l'élection présidentielle en 2027. Je n'ai aucune intention mais aucune intention de diluer la famille socialiste, sociale démocrate qui nous rassemble ni dans le mélanchonnisme ni dans la droite. J'en ai aucune envie. Je pense même qu'il faut faire l'inverse. Il faut affirmer nos principes et il faut faire ce que Bloom exhortait la SFIO à faire en 46 dans son discours sur le candiraton communiste. Arrêter d'avoir peur de ce que pense de vous et la droite ou alors le parti communiste de l'époque. Soyez fier de ce que vous êtes. Soyez fier d'être socialiste. Et moi je pense que nous allons gagner l'élection si nous
affirmons nos principes. Je n'ai aucune envie ensuite de diluer cela, de diluer nos valeurs, de diluer la rupture qu'on veut proposer, de diluer la révolution écologique, la révolution démocratique dans une alliance qui serait ni de droite ni de gauche. Je ne crois pas à ça. Je n'y crois absolument pas. Ensuite qu'un ancien premier ministre d'Emmanuel Macron fasse une interview où il faut pardon mais il faut il faut vraiment il faut vraiment qu'on en vienne à parler entre 2007 vousz Nicolas Sarkozy puis ensuite vous avez dit qu'il fallait il fallait que le PS disparaisse puis ensuite que vous aviez souffert du mitérandisme qu'est-ce qui s'est passé pour que tout d'un coup vous soyez à gauche mais écoutez-moi j'ai une questionuse qu'est-ce vous avez le droit de changer mais qu'est-ce qui
s'est passé dans ce que vous dites il y a beaucoup de choses fausses déjà mais ensuite sur l'évolution Oui, je l'ai dit, je ne suis pas né socialiste. J'ai été séduit par la philosophie libérale. J'ai écrit un livre de 300 pages pour m'en expliquer sur ce parcours intellectuel. Ça s'appelle les enfants du vide. Je vous l'enverrai. Vous pourrez constater ce que ça veut dire qu'une introspection, qu'une révolution philosophique. Comment on découvre que le combat de ma vie qui est le combat pour la démocratie et bien il suppose quoi ? Il suppose la solidarité sociale. Il suppose la défense vos parcours personnel. On en parlera tout à l'heure dans la dernière partie. question il y a des questions politiques bien sûr mais là vous avez beaucoup d'avance et on a ça fait 50 quasiment de
la démocratie et que donc nous ne pouvons pas nous allier avec des mouvements autocratiques. Alors on y va justement allons-y. Première grande partie de ce débat après cette longue introduction. La gauche est-elle toujours garante de vivre ensemble et d'abord le mouvement lycéen. Quelle réponse pour la jeunesse ? On est à 48h de la grande journée de mobilisation de mardi avec des craintes évidentes de débordement. On a 24 lycées qui ont été dans et déjà saccagés ou incendiés selon le ministre. 170 lycéens ont été blessés, 78 personnel de l'éducation, 5000 jeunes ont été interpellés. 5000 la semaine dernière. 5000 jeunes pardon cette semaine. Vous président Jérôme Gedge, que faites-vous pour calmer les choses et pour stopper ces violences ? D'abord, il faut
rappeler une évidence. L'école est le lieu où l'on forme des citoyens. Et la citoyenneté, c'est la dispute apaisée et régler les désaccords, les revendications sur la base pacifique. Et donc je le dis avec gravité à l'ensemble des lycéens et l'écrasante majorité d'entre eux en est parfaitement conscient, la violence ne sert absolument à rien. Des lycées brûlés, des profs oupillés, des policiers en réponse violent ou en violence spontanée, ce n'est pas acceptable non plus. leurs revendications, elles sont absolument légitimes. Il faut donc faire de la question de la jeunesse et de la question de l'école. Et je suis sûr que nous serons là pour le coup tous
absolument d'accord. La priorité du prochain quinquena avec profiter de la baisse de la démographie pour baisser le nombre d'élèves par classe, pour améliorer la rémunération des enseignants pour que ces métiers redeviennent attractifs et qu'on ait pas pénurie de prof qui explique que dans temps de classe, près de 10 % des cours ne sont pas donnés faute de prof. Il faut s'attaquer au bâtis des fours l'été et des frigos l'hiver. C'est des conditions de travail pour les enseignants comme pour les élèves qui sont absolument Jérôme G. Je vous repose la question parce que évidemment il y a les questions de fond, les revendications qu'on va aborder dans un instant mais il y a une urgence mardi nouvelle journée de mobilisation avec
des risques de violence. Je vous repose la question vous président concrètement qu'est-ce que vous faites pour stopper cette violence ? dire aux jeunes la violence te sert à rien, je suis pas sûr que ça suffise. Il faut que les enseignants, les parents d'élèves, l'ensemble de la communauté éducative puisse participer à ce mouvement de manière organisée et pacifique. Il faut donc aussi, je le dis, que les parents puissent d'une certaine manière être présents. La semaine dernière, j'ai appelé et j'entends que le ministre commence à envisager cette option à ce que dans chaque lycée dans chaque lycée soit organisé des temps de dialogue et de revendication sur les problèmes spécifiques de chacun des lycées avec les enseignants, les parents d'élèves, les professionnels administratifs et
avec les élus du territoire pour faire la jonction sur l'ensemble des sujets. Moi président, je donnerai de nouvelles consignes de maintien de l'ordre aux forces de police parce que je le dis si je suis attaché à l'ordre républicain, je considère qu'on ne peut pas voir le recours à des armes comme les LBD ou des tirs de à proximité ou à bout portant de de gaz lacrymogène. Ça ce n'est pas acceptable. La jeunesse doit être protégée des casseurs et des violents qui existent en son sein ou qui viennent de l'extérieur mais elle ne peut pas être amalgamée avec celle-ci. Et j'ajoute un point puisque j'ai commencé à mentionner les revendications que cette jeunesse porte. C'est une jeunesse qui est angoissée, angoissée pour son avenir, la transition écologique, l'avenir de la planète, leur
insertion professionnelle et il faut donc y apporter des réponses concrètes. Je vous ai indiqué sur la priorité donnée au budget de l'éducation nationale, mais il y a tant d'autres sujets qu'il faut aborder. Et je vous en donne deux. Moi dans ma permanence à Massie toutes les semaines, je vois des jeunes qui ont l'obligation de faire un stage ou l'obligation d'avoir une alternance et qui sont inquiets parce qu'ils ont pas le piston, parce qu'ils ont pas le bon carnet d'adresse, parce que leurs parents ne connaissent pas l'entreprise qui peut les accueillir. Une société qui se préoccupe de sa jeunesse, elle ne dit pas d'un côté vous devez faire des stages dans votre formation et elle ne les aide pas à les trouver. Donc moi, je demanderai à toutes les entreprises qui bénéficient
d'aide publique, d'exonération, de cotisation sociale, comme à toutes les administrations, d'avoir l'obligation de proposer des terrains de stage et des terrains d'alternance qui seront proposés sur une plateforme unique. Vous savez, j'invente pas ça. J'ai expérimenté ça quand j'étais président du département de Lesonnes pour les jeunes stagiaires de 3e et ça a très bien marché. Ça c'est des sujets d'inquiétude que j'ai entendu de lycéens que j'ai rencontré qui disent on est inquiet de parcours sup parce que c'est opaque et parce qu'il y a pas assez de place à l'université et parce queil y a de l'enseignement supérieur privé. Vous maintenez parcours sup ? Parcours sup c'est c'est opaque. Ça angoisse les les étudiants, ça angoisse enfin les les lycéens, ça angoisse le
père que j'étais. Il faut un processus qui permett en toute transparence. Et pourquoi c'est angoissant par pourquoi c'est angoissant parcoursu ? parce que à la sortie du lycée, il n'y a pas assez de place dans les filières et que donc on a vu se développer de l'enseignement supérieur privé avec des fonds d'investissement notamment étrangers qui se disent "Ah bah tiens, c'est un bon marché en France parce qu'ils n'ont pas créé." Est-ce que ça veut dire ? Est-ce que ça veut dire Gage que le problème c'est parcours ou que le problème c'est qu'il y a pas assez de place dans les fac ? Le problème c'est qu'il n'y a pas assez de place dans les fac et le problème c'est un parcours sup dont l'algorithme qui demeure au pâ n'introduit pas les uns cours est-ce qu'il y en a un qui
le maintient ou est-ce que vous voulez tous faire évoluer par couru ? Moi je veux l'abroger moi. Abroger carrément. Allez-y Emmanuel. Absolument. Je vais l'abroger parce que c'est une source d'angoisse et pour les parents et pour les élèves et pour les profs euh que ça crée un sentiment de frustration et d'injustice. Enfin, on a tous autour de nous, on est même tous concernés en réalité et on l'a tous vécu. Mais au-delà de ça, moi je reviendrai aussi sur la réforme du lycée de 2019. On en parle pas mais vous savez avant il y avait des filières la filière S pour les MATS la filière et elle Non mais c'est très important. La réforme a dit maintenant on va passer aux spécialités. Donc maintenant, il y a 13 spécialités qu'on peut choisir dès la dès la première. Le problème, c'est que
ça fait 286 combinaisons. D'accord ? Ce qui explique que c'est un cass-ête monstrueux pour faire des emplois du temps pour les personnels de direction et pour les élèves parce que vous avez vu que une des revendications des lycéens c'est dire la question des horaires avec des journées parfois très très long et beaucoup plus cour voilà on a on a on a un emploi du temps, on s'en sort pas, parfois il y a des énormes trous mais ça c'est lié à la réforme la réforme du lycée donc moi je la supprime également et puis après vous dites moi président mais la première des choses c'est je fais pas ce que fait monsieur Macron estce qu'il a déjà fait bah c'est qu'il attend toujours que ça brûle et que le mouvement prenne de l'ampleur et que les les gens commencent à se
saisir du problème pour se dire bah tiens, on va peut-être soit recevoir les concernés, soit faire en sorte que le ministre réponde vraiment parce que je rappelle quand même que la première réponse du ministre monsieur Jeffrey, c'est de dire on va faire une plateforme une sorte de numéro vert. Vous voyez bien que c'est pas ça le souci. tous demandé qu'il y a des lieux de de discussion mais il il lui fallu anticiper davantage et puis et puis attendez, il y a des représentants des lycéens, il y a aussi des représentants des étudiants et d'ailleurs la grande manife. Moi je suggère que euh c'est pas moi qui vais faire le boulot à la place des syndicats de salariés mais ça serait formidable s'il y avait beaucoup d'adultes dans la manifestation pour protéger les jeunes.
Vous savez quand nous on était jeune, on a participé à des manivres de lycéen, enfin quelques-uns ici en tout cas j'en suis sûr. On avait le service d'ordre des organisations politiques, c'est des costaud. Le service d'ordre de la CGT, de la CFDT ou du FO, c'était des costaud. Ça ça manque aujourd'hui. Et donc moi, je veux que les adultes protègent les jeunes et qu'il les Oui. Et je crois que la CGT vient de le faire. Alors alors et je vais plus loin après faudra quand même régler un certain nombre de questions. Les questions matérielles qui ont été qui ont été évoquées par par mes collègues. Qui doit payer qui doit payer la question ensuite de des dégradations. On a évoqué là. Je vous parle, je vous parle surpris qui doit payer la vç qui doit payer la véuscé des locaux, qui
doit remettre du papier toilette dans les toilettes. Bien sûr, ça oui, bah ça c'est les établissements donc l'état. Donc l'état, les régions sont les régions mais enfin vous savez bien vous savez bien que les régions vu comment elles sont étranglées par les derniers budgets, c'est pas eux qui vont le faire tout seul. Alors, attendez Olivier Fort, une question, on l'a entendu ici. Est-ce que vous êtes plutôt, j'allais dire dans la team GG Morel à dire "Les parents, vous devez aller mardi aussi manifester, encadrer, aider vos gamins qui seront qui seront dans la rue ou vous êtes dans l'équipe du préfet de police de Paris qui appelle les parents à ne pas envoyer leurs enfants manifestés ?" Je serai mardi avec les lycéens dans la rue. Il portent des revendications
parfaitement légitimes et ils doivent être entendu. S'il fallait plagier François Hollande, moi président, je reçois je reçois les lycéens à l'Élysée. J'essaie de comprendre ce qu'est leur colère. La réalité, c'est que je l'ai fait avec ceux de ma circonscription. C'est la honte. C'est la honte. Quand vous avez des lycées dans lesquels il y a effectivement des toilettes où les portes ne ferment pas, il y a pas de papier, quand vous avez des plafonds qui s'écroulent, quand vous avez des enseignants qui ne sont jamais remplacés, que vous avez à la fin de l'année, vous avez le bac et parcours sup et que vous ne pouvez pas réviser quoi que ce soit parce que vous n'avez pas eu le prof de philo, le prof de math, le
prof de français, bref français c'est passé mais enfin c'est quand même inquiétant et donc ces jeunes-là ils ne demandent pas à casser il demande à pouvoir étudier et donc je crois que le président de la République serait bien inspiré de comprendre tout cela et de convoquer des états généraux lycéens, les états généraux académie par académie, permettre aux lycéens de présenter leur doléances et qu'ensuite il y ait un plan qui soit un plan de rénovation des locaux. effectivement trop chaud l'été, trop froid l'hiver avec un moment quand même qu'il faut saisir pendant les 10 prochaines années. L'enseignement, il va y avoir 1700000
élèves en moins. Il faut profiter de cette déprise démographique, non pas pour faire comme ce que fait le ministre actuel, commencer à vider les établissements de leurs enseignants, mais en profiter pour justement permettre d'avoir moins d'élèves par classe et de faire en sorte que à commencer par et là je parle, vous savez qu'il y a des ce qu'on appelle les reps en fait l'éducation prioritaire, ça marche en élémentaire, ça marche au collège, ça s'arrête au lycée et bien il n'y a aucune raison à cela et donc il faut avoir des lic lycée qui soit aussi surdoté avec et on commencera par eux franchement que ce soit d'abord ces lycées là où il y ait 19 élèves par classe. Golden Royal, c'est Golen Royal. Même question, est-ce que vous
encouragez les enfants à les manifester et les parents, les adultes à les encadrer mardi ou est-ce que vous dites attention, vu des violences, au vu des risques, méfiance. Moi, j'encourage les adultes bien sûr à être au côté des lycéens, mais ce que je voudrais dire surtout, c'est que avec moi, il y aurait pas de mouvement social. Ah, c'est c'est d'une tristesse infinie de voir la France au bord de la faillite financière et n'être pas capable d'anticiper, de régler les problèmes avant qu'il n'éclate. Je vais vous dire, avec moi, il y aurait pas eu les gilets jaunes parce que j'aurais retiré tout de suite la taxe carbone. Je l'avais dit d'ailleurs à Emmanuel Macron, il l'a pas fait. On a eu souffert pendant 9 mois. avec moi, il y aurait pas eu les manifestations des
pompiers parce que je sais en tant que ministre de l'environnement qu'en effet les pompiers avaient raison de demander des moyens supplémentaires. On l'a vu d'ailleurs 2 ans après avec les incendies qu'on a subi. Avec moi, il y aurait pas eu les manifestations des personnels de santé avec des infirmières même frappées au sol parce que la priorité pour la santé, pour l'éducation, c'est vraiment ce qui a au cœur du du pacte social à gauche. avec moi, il y aurait pas eu les manifestations d'agriculteur parce que j'ai été élu d'un milieu rural et je sais à quel point les agriculteurs on en a besoin et qu'il faut être à leur côté et qu'on a pas leur envoyé des gendarmes mobiles pour abattre les troupeaux qu'il y a d'autres solutions. Et les et les lycéens, ça fait 2 ans qu'il tirent la
sonnette d'alarme. Donc là, en effet, j'avais proposé des états généraux de des lycéens avec des cahiers de doléance, mais surtout je me souviens d'une part qu'en tant que ministre à l'enseignement, à l'éducation nationale, j'ai fait des réformes difficiles, mais elles se sont faites dans le calme parce que tout le monde a été associé, les élèves, les parents, les enseignants, les personnels éducatifs. Avec Macron, on a eu, tenez-vous bien, sep ministres de l'éducation en 10 ans. Vous m'entendez ? Sepistres de l'éducation en 10 ans. Tous plus farfelus les uns que les autres. Ils arrivent, il y en a même un qui a supprimé les maths et qui a supprimé les filières du lycée en en me je t'en mets un chaos indescriptible dans les lycée en perturbant les épreuves au dans au baccalauréat. Alors
que ce qui est important, c'est ce qui se passe dans les classes. C'est la réussite des élèves, c'est l'encadrement par des adultes, c'est la présence des enseignants. Et le second point, j'étais ensuite présidente de région pendant 10 ans. On a rénové tous les lycées et vous savez comment on l'a rénové grâce au lycéen. J'ai fait le budget participatif dans les régions. C'estàd que le lycéen débattait et votait dans chaque lycée sur 10 % du budget d'investissement. avec et bien je puis vous dire qu'ils étaient intelligents, qui prenaient des bonnes décisions, qui faisaient ça avec discernement, qui hiérarchisaient les priorité entre l'entretien du matériel ou au contraire équiper une salle de sport ou équiper une salle culturelle ou équiper donner des instruments de
musique avec une salle de musique et cetera. Et donc ils choisissaient en fonction du territoire et même sur l'alimentation, ils ont eu des propositions. Ils ont monté de l'alimentation avec les agriculteurs du coin pour fournir les repas. Ils étaient intelligents et c'est ça que je veux dire, c'est que il faut aimer les gens quand on dirige un pays. Il faut aimer les jeunes, c'est notre avenir. Il faut les accompagner et il faut pas leur taper dessus. Je précise qu'il y a eu huit ministres de l'éducation nationale. Vous dis c'est plus encore un mot Olivier Fort et Raphali. Peut-être que c'est tu as un peu poussé parce que là c'était un peu Wonder Woman mais euh parce que j'étais avec des équipes dans chaque conseil d'admin beaucoup de respect pour ce que tu viens
de ce que tu es et ce que tu viens de dire. Pourquoi le Non mais parce que tu peux pas dire on a'urait jamais eu avec toi ni les gilets jaunes ni la grève des ni les agriculteurs ni les ni rien. Non la réalité c'est que tout pouvoir peut être confronté à un moment. Non s'il règle bien les affaires et ben c'est pas mon avis c'est le tien. Donc il y aura des mouvements sociaux. Non ce que je dis simplement c'est que même celui que nous avons tous accompagné aimé François Milteran même sur François Milteran il y a eu des mouvements sociaux. La question qui est posée la vite rectifier les choses à chaque fois. Oui, mais c'est ce que c'est ce que j'allais dire. C'est ce que le problème c'est pas de dire qu'il y aura jamais de mouvement parce qu'il y a toujours des
mouvements de colère qui compris on n'anticipe pas. Oui, je veux pas tu as raison. Je veux pas d'ambiguïé. C'estàdire que quand la colère sociale est là, on la règle. Comment est-ce que on a un pouvoir qui a une méthode n'est pas tout à fait gouvernement question quand même sur l'urgence. En effet, Maxime donnait ce chiffre terrible. 5000 interpellations de jeunes de très nombreuses dégradations des blessés y compris parmi les professeurs sur cette question aussi de l'urgence à ce que les choses soient apaisées et que les manifestations puissent se tenir dans le calme. Vous feriez comment ? Et est-ce que vous considérez que les violences c'est la faute de la police ou c'est la faute des jeunes ? Mais d'abord, la première chose c'est que si j'avais été président de la
République, j'aurais demandé à ce que le gouvernement n'attend pas 10 jours pour commencer à recevoir les lycéens. Au début, c'est quelques lycées, à la fin, c'est l'embrasement. Ensuite, jeordonné comme consigne très simple, très simple. Ce sont des enfants. Des enfants. Et donc, on ne tire pas à bout portant sur des enfants. C'est point barre. Il y a pas plus simple et plus basique comme règle. On ne tire pas ni les menotes ni même l'humiliation des uns ou des autres. Ce sont des enfants. Ce sont nos enfants. Et donc il n'est pas permis que sur nos enfants, on puisse à un moment avoir ce type de gestion. Attendez Olivier, vous dites pas de menotte non plus. Mais attendez, quelle est la menace
réelle ? Mais je vois des images. Un jeune qui est plongé la tête dans l'eau, une jeune fille qu'on qu'on étrangle complètement, un autre qui a perdu son œil. Attz Olivier, je vais vous donner d'autres exemples. Je vais vous donner d'autres exemples. Le le jeune qui a aspergé de spray enflammé une passante, celui qui a aspergé d'essence un prof vous l'arrêtez. Il y a pas de par là. On parle d'un délinquant ils ont 16 ans l'arrestation par exemple délinquant Olivier c'est un criminel criminel mais la vie de quelqu'un c'est un criminel quand même essayons de distinguer les choses on ne peut pas parce que c'est évidemment l'amalgame qui rapidement fait on sait qu'il y a des gens qui viennent qui ne sont pas des lycéens qui profitent du mouvement pour sommer le chaos cela évidemment il
doivent être appréhendés cela il mérite la condamnation cela il mérite d'être appréhendé cela il mérite les monen ce lycée là. Mais c'est c'est la doctrine de l'ordre public de toute façon. La doctrine de l'ordre public c'est quoi ? C'est la liberté de manifester. Là, il y a des jeunes qui se font prendre uniquement parce qu'ils sont debout statiques. Et ça s'est fait aussi ça s'est vu aussi au moment des gilets jaunes. Même étant là, au moment de la manifestation, ils se font arrêter. Non, il y a une liberté de manifester. Et le rôle de de la force publique dans la doctrine de maintien de l'ordre public, c'est la protection des personnes et des vrais que Rapha et tu puissent parler des lycé parce qu'ils se sont pas exprimés encore là-dessus. Je je finis juste ma phrase ou un jeune qui
s'en prend à une personne effectivement il tombe sous le coup de la loi et là il est il est arrêté mais un jeune qui est juste là statique pour regarder ce qui se passe il se fait pas passer les menottes lui. Ça c'est pas c'est pas cohérent avec la loi sur le maintien de l'ordre. Tout à fait. Il faut être inflexible avec les casseurs qui viennent voler la mobilisation des lycéens. Mais quand on est au gouvernement, quand on est ministre de l'éducation nationale et qu'on a une telle crise dans les lycées, on ne répond pas avec une plateforme de consultation. On ne répond pas en promettant une forme de discussion vaine. On répond aux revendications qui sont légitimes des
lycéens. Et donc, il ne faut pas que les fracas des casseurs viennent couvrir la voie des lycéens. Et de manière plus générale, puisque tout le monde s'est exprimé, c'est à mon avis le sujet fondamental. La France est une nation qui a été créée, façonnée par son école publique. Regardez l'état de nos écoles, regardez l'état de nos collèges, regardez l'état de nos lycées. 30 % du bâti scolaire est délabré ou insalubre. On a les enseignants les plus mal payés d'Europe. On a le nombre d'élèves par classe parce que là, on parle des lycéens. Mais regardez, même en maternel, en maternel, la moyenne de l'OCDE, c'est 15 élèves par classe. En France, c'est 23. On a
délaissé l'école publique, on a abandonné l'école publique. Donc le premier acte, si je suis élu président, le premier acte, ce sera une loi de programmation sur 5 ans, justement pour répondre à cette instabilité permanente et à ces h ministres de l'éducation des dernières années. une loi de programmation éducation et culture qui fixe le cadre rénovation du bâtis scolaire, augmentation du salaire des enseignants, diminution du nombre d'élèves par classe et transmission du savoir. Moi ce que je veux, c'est que la France renoue avec elle-même. En fait, ce ce à quoi on assiste aujourd'hui, si on ne parle que de des casseurs, on va rater ce moment de bascule. Ce à quoi on assiste aujourd'hui, c'est au divorce de la
France avec elle-même. Les écoles publiques françaises, c'est des maternités. C'est là où la République accouche des citoyens et on a un gouvernement, des gouvernements successifs qui depuis 10 ans ont délaissé l'école publique. Dans les départements, ce qu'on voit et en particulier dans les départements de droite, c'est finalement empirer la crise du collège public et du lycée public pour pouvoir favoriser le collège privé et le lycée privé. Et bien moi ce que je vous dis c'est que avec nous au gouvernement la France reprendra soin de son école et donc d'elle-même. Et comme cela effectivement on évitera ce type de mouvement. Oui. Mais parce que c'est fondamental l'éducation nationale c'est le cœur de notre vision
du monde. Qui vous écoute attentivement et qui a deux petites filles qu'elle a mise à l'école publique dit-elle par conviction. raison parfois c'est plus difficile mais c'est précisé non mais ça fait partie du problème il faut qu'on avance et qu'on parle des retraites parce que tout est une minute en une minute je vais vous répond laiss parler en une minute c'est vrai que quand on parle d'école faut faire preuve d'humilité beaucoup de volontarisme et beaucoup d'humilité parce que ça se règle pas en un coup de baguette magique mais ce qui est vrai c'est que à partir du moment où on dit on va rénover le bâti on va augmenter le salaire des profs ça c'est évident plus de formation continue et initial ça va coûter très cher, ça va coûter de l'argent et là on est
obligé de parler d'un problème qui a soulevé de grands et mois il y a quelques décennies. C'est quand même la question du financement public, des écoles publiques. Vous l'appelez libre privé le grand débat sur l'école libre. Aujourd'hui, l'État et les collectivités locales sont obligés de financer l'enseignement privé. 10 milliards et et mais 10 milliards c'est énorme et en plus ça crée quand même une ségrégation alors même que dans ce pays il y a un besoin d'égalité il y a même une soalité Emmanuel Morel jusqu'à dire ça suffit on arrête privé ou alors les écoles privées elles sont non je vais pas dire je vais pas dire ça suffit les écoles privées
par vous pourriez relancer un Non mais par contre je vais dire l'argent public doit aller prioritairement et à long terme exclusivement à l'enseignement public parce que sinon à l'entra ça veut dire que vous mettez fin au financement de l'éc. Non mais le l'enseignement privé les parents payent. On peut ils ont plein de raisons de le faire. J'en connais plein qui le font mais à un moment on constate qu'il y a une détresse en gros vous comme en Angleterre les écoles privées c'est vraiment privé 100 % privé les écoles publiques mais vous savez que vous savez serai plus payé comme en Angleterre aujourd'hui il y a une une ségrégation spatiale sociale scolaire qui est insupportable. La mixité est fondamentale mais pour qu'il y ait de la mixité à un moment faut
qu'on mette le paquet sur l'école pub. Mais la mixité ça pas faut qu'on avance, il faut qu'on avance. Ça va très loin. Olivier for faut qu'on parle des retraites. On s'est tous mis d'accord précisément làdus d'une phrase Maxime Stech dire simplement que effectivement 70 % des budgets des écoles privées sont sur des financements publics. C'est pas normal. C'est un problème et donc ça suppose un minimum que la carte scolaire et bien elle en soit aussi appliquée. Pourquoi ? pour qu'il y ait de la mixité. Ce soit pas uniquement le public qui a géré la mixité et le privé ce soit des écoles pour enfants plus riches. Et ce que ce qui m'est insupportable c'est qu'on est aujourd'hui, mettons les pieds dans le plat, on a des écoles des riches, on a des écoles de pauvres, on a des écoles
pour les enfants issus de l'immigration et les écoles pour les blancs. Ça n'est pas tolérable. Et donc oui, il faut réintroduire de la mixité sociale partout. en avance comme vous continuerez à financer les écoles privées mais à condition à conditionner. C'est une proposition qui est dans notre ADN je pense à tous qui est d'imposer la mixité sociale via la participation à la carte scolaire pour qu'il y ait pas une minorité d'élèves en situation défavorisé comme c'est le cas aujourd'hui dans l'enseignement privé. Ils peuvent y participer mais avec cette contrepartie au financement public. Parce qu'il faut pas oublier une chose, moi je suis pas pour réouvrir une guerre scolaire, je peux avoir des convictions, mais la contrepartie, c'est que il y a un programme qui est celui de
l'éducation nationale qui est enseigné dans euh ces écoles privées euh en contrepartie du financement public et que je ne suis pas je ne suis pas pour les écoles privées sous contrat pour une sorte de séparation dans laquelle on dirait chacun fait ce qu'il veut avec ceux qui peuvent payer. Voilà, on y va. Comment maintenir le retraite sans condamner les jeunes générations ? la question que nous posons ce soir. Et pour entamer ce débat, notre partenaire Libération a interrogé la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. Elle a une question pour vous cinq ce soir. En 2023, des millions de salariés se sont mobilisés contre la retraite à 64 ans. J'ai deux questions. La première, vous engagez-vous à abroger les 64 ans si tôt élus et à mettre en perspective
la retraite à 60 ans ? La deuxième, le patronat veut instaurer aujourd'hui un étage de capitalisation complémentaire à la retraite par répartition. On sait ce que ça donne. Ça existe déjà chez les fonctionnaires et dans de très nombreux pays étrangers. Le résultat c'est de toutes petites retraites ou pas de retraite du tout en cas de crise financière, des inégalités renforcées notamment au détriment des femmes et la financiarisation de nos entreprises. Alors, vous engagez-vous à refuser fermement l'introduction de tout étage de capitalisation dans notre système par répartition. Deux sujets, l'âge de départ et la capitalisation. Vous gardez la main Jérôme Gat, c'est vous qui êtes en retard.
J'ai manifesté en 2023 contre la réforme borne et avec d'autres aux groupes socialistes. Nous avons négocié pour obtenir la suspension de l'application de cette réforme des retraites. D'ailleurs, sous les colibés de ceux qui nous disaient "Vous trahissez le mandat qui vous a été donné, nous avons obtenu une avancée." Et donc évidemment que l'objet de cette suspension c'était d'en finir avec cette réforme injuste et inégalitaire d'un 64 ans appliqué de manière totalement indifférenciée pour les uns et les autres. Aujourd'hui, on est à 62 ans et 9 mois. Le compteur s'est arrêté à 62 ans et 9 mois. Après, donc première réponse à la question de Sophie Binet. Oui, il y aura
une nouvelle réforme des retraites qui devra être juste et financée notamment en mobilisant d'autres sources de financement pour la sécurité sociale. Quel âge ? Quel âge ? Moi, je ne défends pas le principe d'un âge légal pivot qui est générateur de beaucoup de contraintes. Moi, la porte d'entrée, c'est la nature du métier qu'on a exercé. C'est la fameuse pénibilité et la fameuse usure professionnelle en changeant d'approche. Aujourd'hui, on la constate à postériori. Aujourd'hui, ce serait de négocier dans chacune des branches celles des activités qui vous donneront droit avec des trimestres de cotisation à pourvoir partir plus tôt. Et j'ajoute un point qui pour moi est essentiel. Donc ce qui compte avec vous, c'est uniquement le nombre de trimestre. C'est le nombre de trimestres modulé
avec la pénibilité. la pénibilité mais modulé pas avec les quelques critères qui ont été introduits par une réforme d'ampleur sur la prise en compte d'une pénibilité pas constaté à postériori de manière médicale mais au regard de chacune des fiches de poste et des activités qui sont identifiées. Et j'ajoute un point qui pour moi est essentiel. Aujourd'hui, il y a presque 10 % des femmes qui sont obligées de travailler jusqu'à l'âge de 67 ans pour avoir une retraite à ta plein. Et je mets des guillemets. Je proposerai de baisser cet âge de la décote à 66 voire à 65 ans parce que c'est aussi quelque chose qui abîme les corps. Donc pénibilité, pas d'âge légal et maintient, je tiens à le dire parce que dans toute la droite a déjà commencé à le faire en nous disant vous avez un
système de retraite qui est beaucoup trop généreux en France et c'est un scandale. C'est vrai que nous dépensons plus que les autres pays pour notre système de retraite mais on oublie toujours de dire une chose. En France, nous sommes le pays d'Europe où le taux de pauvreté des retraités est le plus faible. Il est il y a et c'est déjà trop 8 % des retraités qui vivent en de en dessous du seuil de pauvreté. C'est 17 % en Allemagne. Et moi, comme je vous l'ai indiqué, il faut un salaire décent et des retraites décentes. Et donc je ne suis pas pour que le montant des pensions soit la variable d'ajustement de l'équilibre de ce système. La dernière question qui est posée sur la capitalisation, je ne défends pas la le principe d'une capitalisation individuelle. Elle existe
de fait elle existe de fait avec des plans d'épargne retraite avec même de l'assurance vie mais je ne souhaite pas que la capitalisation vienne se substituer au principe de répartition par contre je défends le principe d'une capitalisation collective. Lionel Josport en 1999 avait créé le fond de réserve des retraites qui avait été abondé par les excédents budgétaires ou par les produits exceptionnels que l'État avait et qui a été siphonné par Nicolas Sarkozi. Si ça avait pas été le cas au moment de la crise des subprimes, si ça avait pas été le cas, on aurait 150 milliards. Je propose qu'un fond souverain soit abondé par la taxation de la robotisation, de l'intelligence artificielle, par des taxations de plus-value. Bref, qu'on fasse de la solidarité collective pour lisser le
déséquilibre et pour pouvoir limiter la pénalisation de l'ensemble des travailleurs et des retraites. Énormément de sujets à passer en vue évidemment fait des réponses. Vous admettrez que le sujet des retraites ne s'évacu pas sûr, bien sûr, mais les lycées aussi, l'agriculture aussi, l'écologie aussi. C'est ce que vous allez me dire tout à l'heure. J'anticipe Emmanuel Morel, les deux questions de Sophie Binet, quel âge et capitalisation ou pas ? D'abord, je veux saluer Sophie Binet parce qu'on a une chance dans ce pays en ce moment. On a l'unité syndicale et on a des dirigeants de syndicat qui sont particulièrement responsables. Je le dis d'autant plus qu'ils ont été attaqués il y a pas longtemps par le président du MEDEF qui a reproché notamment à madame Binet de
d'être politisé. C'est l'expression que Patrick Marin a utilisé poisé politisé pourquoi ? Parce qu'elle disait que en tant que représentante des salariés, elle comme Marlise Léon, il combattait le Rassemblement national et son programme. J'ai lu juste avant de venir une étude de la fondation Jean Jorè qui racontait que il y avait plutôt un problème du côté du patronat européen qui était de plus en plus poureux au test de l'extrême droite. Et bien moi, je salue leur combat. Ça c'est dit première chose. Deuxième chose, on s'est battu ensemble à l'Assemblée nationale pour faire en sorte et c'était une victoire des socialistes, faire en sorte qu'on suspende la réforme d'Élisabeth Borne. Donc moi, j'en reste, on n pas eu beaucoup de victoires. Alors celle-ci, on la garde. Et donc
moi, j'en reste à ce qu'on a obtenu, c'est-à-dire les 62 ans dans le cadre d'un compromis. D'ailleurs, dans ben c'est forcément, mais il y avait quand même un rapport de force, c'est une logique syndicale, moi ça me va sur la capitalisation. J'y suis totalement hostile, mais surtout j'aimerais quand même qu'on n'oisse pas nos compatriotes, qu'on les angoisse pas. Le déficit des retraites aujourd'hui n'est pas important. Les retraites complémentaires, c'est excédentaire. Le fond de réserve, il y a encore un peu d'argent. 20 milliards. 20 milliards. Mais surtout, c'est les mêmes qui sont en train de nous angoisser en disant le mur de la dette retrait qui après nous parlent de l'intelligence artificielle. Est-ce que Est-ce qu'on sait nous ce qui va se passer en 2030 2032 ? C'est le
moment où on va se poser la question, ben moi je ne le sais pas. Comment sera la productivité ? Je ne le sais pas. À quel niveau de chômage on sera ? Je ne sais pas parce que je vous le dis à vous qui nous écoutez, à ceux qui nous regardent, si on gagne en productivité, si on relance l'activité économique, si on a moins de chômeur, alors la question se posera complètement différemment. Donc moi, je m'en tiens à une position revenu pour l'État. Ben oui, ben c'est quand même l'essentiel. Vous savez que si on gagne si on gagne un point de productivité, la question de la retraite se pose plus de la même façon. Donc plutôt les gens, moi je préfère en rester aux équilibres d'aujourd'hui et de construire ensemble une société où on redresse le pays, on produit en France et il y a moins de chômage.
Olivier Fort l'âge et la question de la capitalisation. Je pense que la question qui est posée au-delà de la question de fond sur les retraites, c'est la question de notre fiabilité. Quand on manifeste, quand on accompagne un mouvement social et que l'on dit quelque chose, on le tient. Si on ne le fait pas, alors on n'est plus jamais cru. Et donc oui, il y aura si je devenais président de la République abrogation immédiate de la réforme borne. Nous avons tenu sa suspension qui a bloqué effectivement le compteur à 72 ans et 9 mois. On reviendra à 62 ans. On fera et c'est un point que je partage avec Jérôme Gedge, attention au fait que la deuxième borne
d'âge puisse se rapprocher de la première puisque c'est celle du taux plein pour les femmes notamment essentiellement qui n'ont pas long nombre de trimestres requis et qui doivent attendre 67 ans pour pouvoir enfin partir à la retraite. Ça peut être 65 ans. C'est en fait la possibilité pour des gens pour des métiers qui sont souvent des métiers pénibles pour des femmes qui sont souvent des mères qui ont élevé seul leurs enfants qui ont eu des métiers qui étaient des métiers très difficiles avec des carrières très hachées avec des avec malheureusement fin avec avec le tau plein qui était avec pardon le tau plein avec le temps plein qui était souvent une option mais souvent des temps partiels subis et donc oui il faut effectivement que nous
puissions faire en sorte que il y ait un peu de justice et Et donc pour en venir au financement 62 ans c'est la butée donc que je conserve contrairement à ce que dit Jérôme et donc qui laisse penser que on pourrait se retrouver dans une situation où on pourrait partir à n'importe quel âge avec une décote avec un nombre d'annuités qui resterait à définir. Ensuite, moi je la décotte Olivier justement la décotte c'est à partir d'un âge légal donc je peux me permettre cette clé il y a pas de décotes ni de surcôte quand il y a plus d'âge légal là en l'occurrence il faudrait bien que tu fixes un nombre d'annuités à réaliser par métier qui permettrait de partir ou pas et donc partir à un âge et cetera ce
que je individualisation du départ à la prête en fonction de la nature des métiers qui est soumis à la négociation des partenaires sociaux évidment à qui il faut donner la gouvernance construire une opposition fact entre Non non non, c'est juste un échange làdessus. On a beaucoup échangé et en réalité il y a des options qui sont assez voisines. Ce que je dis simplement c'est que il va falloir se poser la question effectivement de l'intelligence artificielle. Ça a été dit avant moi. Mais si vous avez dans une entreprise ben 10 comptables et que d'un seul coup parce que vous avez l'intelligence artificielle qui vient remplacer neuf comptables, vous avez là neuf cotisations qui ne rentrent plus et vous avez pour la sécurité sociale la charge de neuf personnes qui sont désormais au
chômage. Et bien, il faut à un moment payer aussi ce que rapporte l'intelligence artificielle et donc c'est ce qu'on a appelé le dividende IA qui permettrait effectivement de financer, de participer. Vous avez quelqu'un comme Michelard Leclerc a un vrai problème, c'est que les caisses automatiques ne cotisent pas. Il le dit tel quel mais c'est exactement raison c'est exactement la question d'élargir socle de pardon il faut introduire dans l'assiette de la masse salariale actuelle sur laquelle les cotisations patronales sont payées les investissements de type IA ou robotisation qui à court terme se traduisent par de la destruction d'emplois qui de fait ne cotisent plus à notre modèle social. C'est Golden Royal sur les retraites. Oui ben sur ce pointl ça fait longtemps
qu'on dit pourtant faut faire cotiser les machines et voyez il y a encore le débat qui est aujourd'hui là et effectivement comme il y a une mutation très profonde de la société notamment sur le contenu des emplois il faut préparer l'avenir. Moi ce que je ne veux pas c'est qu'on continue à faire peur au retraités. Ça suffit toutes les toutes les tous les ans. Il y a des réformes. On fait peur au retraités et faire peur au retraités ça aggrave la crise économique. Pourquoi ? parce que d'abord ils diminuent leur consommation, ensuite parce que ça fait peur à leurs enfants et à leurs petits-enfants qui se disent bah nous on aura pas de retraite. Donc si on n pas de retraite ben on aura pas d'enfant, on ne va pas faire des enfants. Donc il y a une diminution
aussi de la natalité qui est aujourd'hui une des conséquences de la peur qui est faite aux jeunes générations qui se demandent si demain elles auront encore de la protection sociale. Donc je ne veux plus que l'on fasse peur aux retraités. Deuxièmement, les retraites, c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas et c'est des gens qui ont cotisé. Et je ne veux pas qu'on diminue les retraites tant que l'on n' pas réglé le la question de la justice fiscale. Tant que l'on n' pas remis l'impôt de solidarité sur la fortune, il y a aucune raison de s'en prendre au retraiter. Tant qu'on n pas réglé la raison pour laquelle les actionnaires reçoivent 61 milliards de dotations de de rémunération et et de dividendes et on s'en prend encore au retraités. Et donc
la façon dont ce pouvoir fait peur au retraités et s'en prend toujours au même, c'est aussi pour lui une façon de ne pas poser les autres problème de justice fiscale et de justice entre la rémunération du capital et la rémunération du travail. Et le dernier point euh que Sophie Binet d'ailleurs évoque souvent, qui est en effet une excellente dirigeante syndicale parce qu'en plus elle a de l'imagination, elle dit souvent "Mais s'il y avait l'égalité salariale homme-femme dans les entreprises, y compris dans le déroulement de carrière, on aurait déjà réglé une grande partie de de la question du financement des retraites et donc il faut exiger du patronat l'égalité salariale homme-femme." Je rappelle quand même qu'une femme sur deux a une retraite inférieure à 1200 €.
Donc faire peur à des gens qui ont qui ont que 1200 € et que c'est souvent d'ailleurs sur la génération des retraités que pèse le soin et l'entretien de la génération qui les a précédé et donc qui pèse lourd aussi dans le dans le budget des familles. Ils aident leurs enfants, ils aident leurs petits-enfants et du jour et là ils ont aussi une réduction du pouvoir d'achat avec la crise des prix et la et la flambée du prix de l'énergie. Ça pèse aussi très douloureusement sur les retraites. Donc arrêtons de faire peur aux retraités parce que ça aggrave la crise économique et en plus c'est très injuste. Raphaël Gusman, vous êtes aussi attendu là-dessus avec vous âge de départ et capitalisation ou pas ? Pour lui répondre euh directement, nous
abrogerons la réforme injuste de 2023. Et pour lui répondre aussi catégoriquement, il n'y aura pas de capitalisation. Maintenant, il faut savoir dire aussi quand on est en désaccord, non, on ne pourra pas faire 60 ans, donc ce sera 62. Mais il y a surtout la pénibilité qu'il faut prendre en compte parce que nous sommes dans une situation où on ne prend pas en compte l'inégalité. L'inégalité face au travail, l'inégalité face à la retraite, l'inégalité face à la vie. Vous savez combien quelle est la différence d'espérance de vie en bonne santé entre un cadre supérieur et un ouvrier quand il arrive à la retraite ? plus de 10 ans.
Et donc en réalité toute réforme juste des retraites doit partir de là, doit partir de ces critères de pénibilité qu'Edouard Philippe, l'ancien premier ministre d'Emmanuel Macron aujourd'hui candidat à la présidence de la République a supprimé doit partir de ces critères de pénibilité que la CFDT avait mis sur la table lors du conclave et que le MEDEF a refusé une réforme juste des retraites par-di. Oui, les femmes sont les premières victimes. Les carrières hachées sont les premières victimes du système. Et donc, il va falloir travailler là-dessus. une femme de ménage ou un un ouvrier qui arrive avec le dos brisé, ils doivent pouvoir partir plus tôt. Par contre, oui, il y a certains qui vont partir à la retraite,
h les cadres supérieurs dans les grandes administrations, les grandes entreprises et et cela c'est la justice. En réalité, vouloir fixer un âge de départ universel, c'est profondément injuste parce que nous ne sommes pas égaux face à l'existence, nous ne sommes pas égaux face au travail, nous ne sommes pas égaux face à la vie et face à la mort. Et une politique publique de gauche, elle corrige ça. Elle corrige ses inégalités d'existence et elle prend en compte le réel. D'un mot, Jérôme G, vraiment un demiot. Je sais pas si j'aurai l'occasion d'en reparler plus tard parce qu'on parle des retraités et moi j'ai un combat identitaire depuis 25 ans qui est que pour une partie de ces retraités h la grande inquiétude qui devrait tous nous mobiliser, c'est l'accompagnement
du vieillissement et de la perte d'autonomie. Notre société ne répond pas. On a parlé de l'indignité des réponses à la jeunesse. Elle ne répond pas de manière digne à l'accompagnement du vieillissement parce que quand il y a que six ou sep salariés dans un épat pour 10 résidents, que la nuit il n'y a que deux personnels qui sont présents et que donc on doit aller à l'hôpital sur un brancard et attendre toute la nuit, c'est un accompagnement qui est indigne. Quand aides à domicile, j'en ai encore rencontré il y a quelques jours, sont tarifé à la minute. C'est un système moyen-âgeux. Nous n'accompagnons pas de manière digne le vieillissement. Quand l'isolement touche des millions de personnes âgées, quand je prends un sujet qu'on évoque jamais dans le débat
public, chaque année, il y a 450000 chutes de personnes âgées avec près de 10000 décès. Ce n'est pas une fatalité que les vieux tombent et qu'ils décèdent. Je veux une politique d'accompagnement des vulnérabilités. s'agissant du vieillissement et du handicap qui devra mobiliser des moyens, ce que nous ne faisons pas jusqu'à présent et qui créera des emplois non délocalisable et non substituable contrairement à ce qu'Eric Zemour a inventé en pensant que des robots pouvaient faire la toilette des personnes âgées. C'est un chantier qui est devant nous qui est de cohésion nationale, de solidarité. Moi, j'ai créé un service public de maison de retraite dans le département que j'ai présidé et ça fonctionne. Je le dis pourquoi ? Parce que je sais que vous nous dites
faut passer à autre chose mais ces questions de vulnérabilité des plus fragiles de la protection de l'enfance du handicap c'est des sujets qui préoccupent nos concitoyens maintenant par ceux qui sont là ce soir eux ce sont eux qui doivent être pris en compte dans le débat public beaucoup plus que ça n'est le cas aujourd'hui. Merci beaucoup. On en arrive au moment de cette discussion de ce débat aussi entre vous et les Français qui vous écoutent ce soir et on va pouvoir vous donner la parole. Vous avez écouté attentivement. Parfois même on l'entendait avec une forme de rumeur. Il y a beaucoup de questions qui se posent avis des notes. Des questions sur les retraites, des questions sur le pouvoir d'achat, des questions sur le logement et d'abord sur l'écologie, sur l'agriculture. Oui,
on va vous présenter évidemment au fur et à mesure mais Bernard Sanè nous a rejoint. Bernard, c'est vous avec Elab qui composé ce panel de 8 français ce soir. Vous les avez sélectionné comment ? D'abord, nous sommes partis d'un chiffre. 41 % des lecteurs nous disent dans notre dernier sondage d'intention de vote pour BFM TV, nous sommes intéressés par la campagne, nous irons certainement voter, mais nous avons une préférence mais nous pouvons encore changer d'avis entre deux ou plusieurs candidats. Et pour suivre ces hésitants, ces indécis, nous avons constitué un panel de 40 personnes qui vont venir dans toutes les émissions. Ces personnes ont été choisies en fon pour représenter la diversité territoriale bien sûr, sociale évidemment, générationnel également. Et puis il représente trois
espaces politiques différents. Espace politique de la droite radicale, l'extrême droite, espace politique du centre et de la droite, l'espace politique de la gauche. Ce soir, vous avez devant vous des électeurs indécis. Soit ils hésitent entre deux candidats candidates de la primaire, soit ils hésitent entre un candidat de la primaire et un candidat de la gauche, soit parfois ils hésitent entre un candidat de la primaire et un candidat issu du centre ou du centre gauche. Voilà ces indécis que vous allez maintenant interroger. Et on va commencer par vous Claire. Euh Claire, vous êtes psychologue, vous avez 68 ans, vous avez quatre enfants, vous avez écouté attentivement et je vous ai entendu dès le début de de ce trouve que vous étiez pas loin de moi, mais je vous
entendais vivement réagir au propos avec même un certain découragement, m'a-t-il semblé. Est-ce juste et il vous écoute ? Oui. Alors si si le but de ce débat c'était de convaincre des abstentionnistes ou des gens qui sont découragés par la politique, je peux vous dire c'est raté. Ouais. Euh franchement, moi je suis de gauche, je revendique cette positionnement ce positionnement, mais aujourd'hui, je suis découragée. Découragé de pouvoir vous vous chamailler euh de cette façon-là. Découragé aussi et triste, vraiment triste, de me dire que peut-être qu'on va pas y arriver et ça me ça m'afflige beaucoup. Alors, je suis inquiète et je pourrais bien sûr vous poser des questions sur l'environnement, notamment moi la politique de l'eau, moi ça m'intéresse beaucoup. Je pourrais vous
interroger sur la régulation de l'IA, sur l'école, sur l'université, sur la recherche, le statut des chercheurs, sur l'hôpital public en faillite et la santé mentale. Ça me concerne directement. Je précise que je suis psychologue conventionné, ça veut dire que c'est une forme d'engagement et on est très peu à le faire et et il y a une demande qu'on narrive même pas à réguler tellement il y a de la demande. J'aurais aussi pu vous demander des questions sur la justice débordée, sur la protection des enfants ou des femmes, mais ce soir, j'ai l'impression surtout que c'est un grand oral. On vous demande d'être compétent en tout et en réalité moi ça m'intéresse pas que vous soyez compétent en tout. Euh je voudrais plutôt vous demander de vous appuyer sur des gens compétents dans chaque domaine
et que et que vous soyez capable de de solliciter pour la justice des gens compétents en justice pour l'hôpital des les les gens strictement concernés. Quelle question vous voulez poser à ces cinq candidats là ? Alors la question parce que du coup je il y a pas de question directe mais la question je me dis finalement ce qui va vous départager c'est comme un recrutement une je vous fais je vous embauche et quelles sont vos trois qualités qui vous différencient des quatre autres ah allez Raphaël Guxman les trois qualités déjà je veux répondre à la première partie de de votre intervention parce que je partage votre sentiment je vais être très honnête et direct je pense pas qu'on ait été au niveau Euh je pense pas qu'on était haut niveau
parce que la France elle est à un moment de bascule de son histoire. On a la perspective de la victoire de l'extrême droite. On a des services publics à redresser. On a une catastrophe écologique à à combattre et une adaptation au changement climatique à mener. On a une disparition de la biodiversité. On a on a des crises extrêmement profondes. Une désaffection pour la politique, pour la démocratie, partout. Non mais partager le le constat. Je Non mais ce que je veux lui dire c'est que Non mais donc ce que je veux lui dire c'est que la première des choses c'est que moi je suis capable de vous entendre et et je vous entends je partage votre sentiment et je partage aussi ce que vous avez dit derrière ce mythe du président omnipotent qui doit avoir réponse à tout
le temps. Les Français n'ont pas besoin d'un dieu romain, d'un Jupiter à la tête de l'État. Et moi à l'Élysée, il y aura uncrit un petit, on va pas gâcher les murs, mais cette phrase de Montaigne et on va encore me dire que je suis vulgaire, mais cette fois-ci c'est Montagne, je m'abrite derrière Montaigne, c'est même sur le plus haut trône du monde, vous n'êtes jamais assis que sur votre cul. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en fait il doit y avoir une équipe. Moi ce que je veux c'est construire une équipe. Cette campagne on déjà on doit la projeter en équipe avec des gens qui sont compétents, des gens qui sont prêts à occuper les ministères et c'est pas un homme qu' aura réponse à tout. Et donc il faut une révolution démocratique dans ce pays. Il faut rendre aux citoyens le
pouvoir de décider de leur agir. Mais c'est ça. Mais moi je suis un démocrate. Un démocrate convaincu. Ah ça clair dit ça répond à la question. Ah non mais un démocrate convaincu, ça veut dire quoi ? c'est que c'est pas juste que je vais rentrer dans des institutions démocratiques, je vais les changer. Le président de la République n'aura plus une cour autour de lui. Il ne nommera plus l'ensemble des haut fonctionnaires. Ce qu'il va faire le président de la République et bien c'est qu'il va permettre à la démocratie d'arriver réellement au gouvernement de gouverner avec des ministres de plein droit. Emmanuel Macron, il a été directeur de cabinet de l'ensemble des ministères. Ça a conduit à quoi cette omnipotence ? Et bien ça a conduit à l'impuissance de l'État et à la
cacophonie. Et donc moi ce que je veux c'est que un on rééquilibre les pouvoirs, on les déconcentre, on décentralise, on laisse aussi sa place à la démocratie sociale qui a été maltraitée depuis 10 ans. Que les syndicats soient à leur place, que les travailleurs et voient au chapitre dans leur entreprise. Donc ce que je veux faire, c'est une révolution démocratique, une révolution écologique et démocratique dans ce pays. Des trois qualités, si on pouvait avoir trois qualités qui vont des qualités quités. Mais en tout cas, votre constat, je le partage mais tellement. Si vous devez être embauché, vos trois qualités. Ah je sais pas si je seris embauché. Non mais à un moment ne faites pas de fausse modestie. Allez-y. Vous êtes là comme vous pour les convaincre.
Si justement vous voulez que je vous dise plus je vieillis plus je suis modeste. J' témo plus je vieillis moins je suis sectaire. Voilà vous voyez c'est déjà ça fait de ça fait deux qualités. Ça fait deux. Non mais je vais vous dire je pense vraiment d'abord un modeste pas sectaire. Ouais. Euh, d'abord est très ambitieux pour mon pays. Alors, je pourquoi je pense qu'on peut pas se présenter à cette élection si on n' pas l' enfin la passion de la France euh de son histoire, de ses moments glorieux et moins glorieux. Regardez ce qui s'est passé autour du film de Gaulle. Tous ces gens qui sont allés voir le film en famille, de droite comme de gauche, pourquoi ils y sont allés ? C'est parce que c'est un moment particulier de notre histoire
où la France était humiliée, martyrisée et pourtant il y a des gens qui sont parfois un peu passés pour des fous mais qui se sont mis au service d'une idée qui les dépasse. Moi, il y a quelque chose qui me fascine dans cette période et j'y reviens parce que ça doit nous inspirer, nous qui aspirons à cette fonction là. Euh des gens, j'en ai pour 2 secondes, des gens, vous rendez compte, des gens qui étaient euh traqués par la guestapo, qui devait changer de lieu tous les jours, qui avait pas les mêmes idées, qui avaient comme seul objectif leur survie et l'organisation de la résistance, mais ils ont trouvé l'énergie pour se mettre autour d'une table, ils étaient pas tous d'accord et pour se dire quand le pays sera libéré, donc déjà é c'est sacrément optimiste, faudra
qu'on fasse ça. Ça a donné le programme du CNR, c'est-à-dire une révolution totale, la sécurité sociale dont c'est l'anniversaire aujourd'hui et cetera et cetera. Donc je pense que cette passion de la France, elle nous habite. Dernière chose ce que madame a parlé avec une seconde et ça c'est une qualité propre parce que je suis un randonneur donc je balade beaucoup en forêt et dans les prairies et les montagnes et et je veux parler de la biodiversité. Je m'en voudrais de pas en parler. Aujourd'hui, on parle de plein de sujets, mais le principal problème quand même pour nous, hein, c'est qu'on est en train de vivre la 6e extinction des espèces. La dernière extinction des espèces, c'était il y a 66 millions d'années. Donc moi, je veux que tous les Français
y participe de ce combat prioritaire qui est de préserver le vivant, les polénisateurs. S'il y a plus d'abeilles, il y a plus de fruits et légumes. S'il y a plus de verre de terre, il y a plus de sol fertile. Bah, ça c'est un sacré combat pour toutes les générations. On va pas réussir si vous allez pas droite au but. Allez-y. Jérôme Gage prend qualité. Ce que je dis à mes oui faudrait que tous les Français puissent vous interroger. Ce que ce que je dis à mes étudiants quand il y a un oral ou un entretien d'embauche, c'est la pire des questions de parler de ses propres qualités parce que c'est toujours un peu de la flagornerie. Moi je je vais quand même me livrer me livrer à l'exercice. La période, elle nécessite du courage. Voilà. Et le premier des courages, c'est
le courage de la vérité et de la lucidité pour pouvoir dire ça, on va pouvoir le faire, ça va être compliqué, ça ça va pas être tout de suite, ça on va pas forcément réussir à le faire tout seul. Et c'est certainement pas de plastronner en disant euh je vais avoir raison tout seul. Et le deuxième courage, moi je le revendique dans la période, c'est le courage de la nuance. On est dans une période où tout est très polarisé, où les gens sont dans leur camp et pensent que c'est dans la confrontation stérile et cetera. Je revendique la dispute apaisée, je revendique le compromis. ça m'est parfois reproché mais le pays il a besoin et je partage ce que dit Emmanuel du rassemblement des toutes les bonnes volonté quand en 1944 on revient toujours à la période de de Gaulle mais
quand il a failli faire la sécurité sociale il y avait des communistes, il y avait des socialistes, il y avait des démocrates chrétiens, il y avait des il y avait des des gaulistes évidemment et tous ces gens se sont dit on va inventer un truc qui n'existe nulle part ailleurs qui s'appelle la sécurité sociale. et bien il va falloir qu'on renoue avec cette capacité à travailler ensemble et avoir ce courage de la nuance dans la période. Et le courage, je l'ai essayé de l'incarner moi dans des choix personnel et des choix politiques alors que parfois j'étais pilonné parce que je disais les choses. Et la parole d'un mot vraiment royal Olivier Fort pour que tous les Français puissent vous interroger ce soir. Royal, d'abord, je suis une femme, je suis une femme qui pense profondément que dans la
politique, il faut mettre de la bienveillance et même de la tendresse, c'est aimer les gens, présider un pays. Ensuite, je suis une mère de famille et ce que je peux vous dire, c'est que sur la question des violences sexuelles faites aux enfants, il y aura avec moi, vous m'entendez, zéro tolérance et le problème sera éradiqué en quelques mois parce qu'en plus j'en ai l'expérience dans mes responsabilités ministérielles précédentes tant à la comme ministre de la famille et de l'enfance que comme ministre à l'éducation nationale. Et la dernière chose, c'est que j'ai une conviction profonde sur l'environnement, sur l'écologie comme vous le savez et que je pense que le source économique du pays peut venir de la transition
écologique et énergétique et qu'on en a le potentiel, qu'on en a les ressources humaines, qu'on en a les idées et qu'on en a les fondamentaux pour réussir cette transition et créer les nouveaux emplois pour les nouvelles générations justement en plus des emplois qui les passionnent. Olivier Fort d'abord, je veux vous remercier non pas pour la question mais pour ce que vous faites. Vous l'avez dit, vous êtes psychologue conventionné et pour reboucler avec un débat qu'on a eu juste avant, l'une des questions qui est posée aujourd'hui à l'enseignement scolaire, c'est d'avoir de retrouver des psychologues scolaires que vous n'êtes pas, mais enfin retrouver des gens qui s'occupent de la santé mentale des Français. Et quand on regarde les chiffres des jeunes qui sont aujourd'hui
touchés par ces problèmes de santé mentale, qui ont des pensées suicidaires, c'est affolant. Il y a une urgence à cela. Et donc merci d'avoir continué, y compris au-delà de l'âge de la retraite parce que ça reboucle aussi avec le débat précédent, c'est que vous avez fait un choix et c'est un choix extrêmement là pour le coup courageux et on doit saluer votre engagement. Bon, sur les qualités, j'avoue que la question très compliqué, très humble, vous remarquerez que tout le monde est très modeste d'un seul coup. Euh, pourquoi d'un seul coup ? Vous n'êtes pas obligé de répondre, on peut avancer hein. Avançons. Allez, on avance. Alex, non, enfin simplement peut-être un mot dire une chose, c'est que vous êtes souvenu d'une qualité. Non, je suis pas souvenu
d'une qualité, mais simplement quand on aspire à la présidence de la République et qu'on aspire donc à dialoguer avec des gens qui ne sont pas vos amis, il faut au moins deux choses, peut-être trois. Il faut du courage, ça a été dit, il faut du sang frroid et il faut parfois aussi de la diplomatie et de la patience. Je pense avoir démontré depuis 8 ans que je suis premier secrétaire que je pouvais réunir ces qualités là. Alexis, bonsoir. Vous êtes retraité, vous avez ans. Quelle est votre question, votre interpellation ? Je crois qu'il y a notamment les questions internationales qui vous euh qui vous tracassé. Moi, c'est le l'engagement d'un d'un futur de vous en tant que futur président par rapport à à l'Ukraine notamment parce que l'Ukraine ça va pas
se résoudre dans les quelques mois à venir, on le sait très bien. Et quelle est votre position aussi que vous Je viens dans le micro Alexis ? Pardon ? Ouais. la position par rapport à l'Europe aussi que vous avez tous et par rapport à au réarmement, la défense aussi parce que ça fait pas c'est des questions qui vont qui que l'on est en train de vivre actuellement et qui sont importantes pour les Français. Je pense qui veut répondre en premier ? Raphaël Gusman. Je je vais peut-être préciser la question. Je vais essayer d'avancer sur la question de la question était parfaite d'Alexis. La question, l'Ukraine, l'Europe, juste une question, une précision, la France depuis le début de la guerre a dépensé au total plus de 25 milliards d'euros d'aide en tout genre, vraiment en tout genre pour
l'Ukraine. Vous président, et j'espère que je je nature pas ce que vous pouvez avoir en tête, Alexis, vous président, Raphaël Gusman, est-ce que vous poursuivez cet effort-là ? Non seulement je le poursuis, mais je l'augmente. Moi, je pense que ce qui se joue en Ukraine, c'est pas juste l'avenir de l'Ukraine, c'est l'avenir de l'ensemble de l'Europe. Parce que nous sommes tous ciblés. Vous savez, moi j'ai euh pendant des années et des années essayé d'alerter les dirigeants européens sur la menace que faisait peser le régime de Vladimir Poutine sur nos démocraties. Et quand les services russes attaquent l'aéroport de Leipzig ou lancent des cyberattaques contre nos hôpitaux, ça se passe pas en Ukraine, ça se passe chez
nous. Et donc c'est un sujet qui n'est pas simplement un sujet de politique internationale ou de politique étrangère. C'est un sujet qui concerne la sécurité des Françaises et des Français de tous les Européens. Il faut aujourd'hui qu'on saisisse les avoirs publics russes, les 210000 les 210 milliards d'avoir public russes qui sont actuellement gelés dans nos banques et qu'on les affecte à la solidarité avec l'Ukraine. Il faut qu'on construise cette défense européenne souveraine autonome. Et moi j'y ai travaillé au Parlement européen. Je étais rapporteur sur les questions de défense aisée. J'ai lutté contre le complexe militaro-industriel américain pour pouvoir réserver les fonds européens aux productions européennes. Pourquoi ? Parce qu'il ne faut plus
qu'on dépende pour la sécurité de nos capitales de Washington et des Désidérat de Donald Trump. On vit un moment de bascule historique. Le prochain président de la République, il devra peut-être affronter une guerre sur le sol même de l'Union européenne. Et à ce moment-là, il faudra pas avoir la main qui tremble. À ce moment-là, ce qu'il faudra montrer, c'est que l'Europe est capable de se défendre, y compris seul. Et le destin de la France, le destin de la France, c'est d'être le socle de cette puissance européenne souveraine. C'est d'être la base qui permet de construire un destin libre et en paix pour l'ensemble du continent européen. C'est comme ça que la France renoura avec sa grandeur, qu'elle renoura avec le pacte puisque tu as mentionné de Gaulle, avec le pacte 20 fois séculaire
qui lit la grandeur de la France et la liberté du monde. C'est à travers son rôle à l'intérieur des structures européennes. Et donc moi ce que je veux c'est que notre pays redevienne le leader de l'Europe, une Europe libre, souveraine. Et ça ça passe par la défense, ça passe par l'industrie, ça passe par le changement des politiques commerciales, ça passe aussi par un saut en avant. Je le répète les question, on est désolé, on n arrivera jamais. C'est Golen Royal et Emmanuel Morel, vous êtes en retard sur le temps de parole sur cette question. Est-ce que vous maintiendrez le niveau des aides de la France à l'Ukraine ? Oui, bien sûr, il faut maintenir la défense de l'Ukraine mais il faut en même temps faire le même effort pour arrêter cette guerre. Et je ne veux plus qu'on fasse peur aux
Français en leur disant "Attention, peut-être qu'un jour vos enfants seront obligés d'aller se faire tuer en Ukraine." Non, vos enfants ne ser avec moi ne seront pas obligés d'aller se faire tuer en Ukraine ni d'avoir peur d'une nouvelle troisème guerre mondiale. Non, je pense qu'on a autre chose à leur transmettre et qu'on a leur devoir de leur transmettre un monde en paix. Alors, c'est difficile, j'entends bien. On dit "Mais c'est impossible, Poutine veut pas négocier" et cetera. Je vais vous dire une chose. Quand on veut agir, on trouve un moyen. Quand on ne veut pas agir ou qu'on pense qu'on ne peut pas agir, on trouve une excuse. Moi, je veux trouver des moyens avec la communauté internationale, avec l'Europe, avec Washington, avec tous les partenaires à
qui on dira "Maintenant ça suffit." D'abord, cette guerre aurait pu ne pas éclater. Je l'ai toujours dit depuis le début, il y aurait pu y avoir des forces d'interposition parce qu'on savait que la Russie allait attaquer. Ça n'a pas été fait. Il y a même pas eu l'effort diplomatique. Il faut donc un lieu de diplomatie où le dialogue n'est jamais interrompu. Comme vient de dire le pape au cours d'une visite extraordinaire en France où il a beaucoup parlé de la paix. Il a dit des choses très simples. Il a dit "Le dialogue ne doit jamais être interrompu. Il faut sortir des logiques de rapport de force. Il faut faire preuve d'imagination. Nous ne sommes pas ennemis des peuples et nous avons des choses à construire ensemble." Comme disait d'ailleurs le général de
Gaulle, il disait "La paix dans le monde, c'est d'abord s'entendre avec ses voisins et c'est que la France aide les pays à s'entendre avec leurs voisins. C'est dramatique. On ne parle jamais des victimes d'ailleurs. Sans doute plus d'un million de morts, des jeunes qui vont se faire tuer et qui demain se diront quand la guerre se termine, regardez toutes les guerres." On se dit "Quand une guerre se termine, on dit mais comment est-ce que ça ? Comment se fait-il qu'on ne l''est pas empêché ?" Ah tiens, on aurait pu faire ceci. Ah tiens, on aurait pu faire cela. Et donc je pense que cet effort diplomatique de paix sans en rabattre sur l'aide à l'Ukraine bien évidemment parce qu'il faut aussi négocier dans le cadre d'un rapport de force et bien sûr sans rien
faire sans son accord mais les aider à obtenir un cesser le feu et ensuite de négocier pour préparer l'arrêt de cette guerre. Oui. Allez Alex je crois qu'il faut pas faire preuve de naïveté. Les chancelleries ont fait le tout ce qu'elles ont pu avant l'intervention de de Poutine et l'entrée de Kief. Mais je crois qu'aujourd'hui on on euh reprendre les discussions, faut la volonté de Poutine, il en a pas envie. Poutine, il est dans un schéma du du l'empire. Voilà, c'est tout. Il faut essayer. Jérôme G, je voulais dire, on a un problème avec ce que dit Segen Royal. Je je le le discours est évidemment louable mais un peu sirupeux. Euh moi, je respecte les avis des autres. Respecte-moi s'il te plaît. Je ne suis
pas sirupeuse, j'ai un avis. D'autres personnes partagent mon avis notamment notamment des experts militaires avec lesquel je travaille contradiction une offense personnelle. Je dis je crois que supeu oui c'est même sexiste. Tu vois je suis pas sirupeuse. Je travaille avec je travaille sur ces sujets depuis longtemps et ave un discours que je trouve naïf et je vais poser une question. C'est pas naïf. C'est on négocie quoi avec Vladimir Poutine ? On négocie la fin de la guerre. Est-ce qu'on Oui, mais négocier de la guerre ça veut donc dire alors attendez si je peux dérouler mon raisonnement, je crois avoir eu la délicatesse, l'élégance et la courtoisie de ne pas t'interrompre dans ton propos. Je dis juste que négocier négocier avec Vladimir Poutine, ça veut dire rendre
possible une annexion de fait d'une partie du territoire ukrainien. Aujourd'hui, c'est en effet notre sécurité qui se joue qui se joue là-bas. Et Saporja, c'est l'avant-garde éclairée de la sécurité, y compris du territoire national français. Et donc, quand il y a la violation de l'intégrité territoriale, il faut il faut que l'Ukraine gagne cette guerre et que elle-même souverainement puisse décider des conditions dans lesquelles elle euh demande se cesser le feu et la récupération de sa souveraineté sur son territoire. Et j'ajoute un mot, il faut donc oui que la France continue le financement et la livraison des armes. Des missiles scalp, vous savez. Je vais vous terminer d'une phrase. On a deux acteurs du débat de l'élection présidentielle. le rassemblement
national d'un côté qui dit qu'il faut couper le robinet de l'aide à l'Ukraine et la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon qui explique que Volodimir Zelinski est un peu responsable de ce qui lui arrive parce que il fait des frappes en profondeur, y compris avec les missiles scalpes que les Français peuvent être amenés euh à livrer. Et bien, on a raison de le faire et vous voyez ce qui se joue dans cette élection présidentielle et c'est la raison pour laquelle il faut qu'il y ait une parole extrêmement forte et pas laissant entendre que des négociations peuvent s'ouvrir et que Vladimir Poutine peut obtenir gain de cause d'une manière ou d'une autre parce que ça c'est une défaite morale. Je l'ai dit, ce serait une paix munioise et dans l'histoire de la France, dans l'histoire de l'Europe,
on sait ce que des paix munioises, ça peut arrêter le caractère effroyable de la guerre mais ça peut ouvrir des guerres encore plus dures et encore plus effroyables. Je sais pas s'il faut évoquer Munich et d'une certaine façon je je comprends l'objectif de ces goalen royal parce que le socialisme c'est le pacifisme. Le problème c'est là qu'on a un désaccord c'est qu'on est confronté à des nationalistes des prédateurs. Poutine en est un et que il ne veut pas dialoguer. Donc notre responsabilité évidente c'est de continuer à aider l'Ukraine, de continuer les sanctions contre la Russie parce que quand même à un moment ça leur fera du mal. de saisir les avoir gelés des Russes pour financer les forts de guerre et puis de se préparer nous la
France non pas à la guerre mais à un certain nombre d'actes notamment contre des centres stratégiques névralgiques de faire de la cyberdéfense parce que oui les Russes et vont tenter sur le territoire français et sur le territoire européen de nous attaquer. quand même un mot sur l'Europe parce que l'Europe c'est une idée magnifique unifier des peuples d'un continent c'est une idée magnifique. La réalisation laisse quand même à désirer. D'abord parce que si on parle de la défense on a quand même un problème c'est que nos partenaires avec qui on pourrait coopérer militairement il continuent à vouloir préférer acheter des avions américains et ils continuent à être obsédés par leur relation atlantique alors même que c'est Donald
Trump. Et Donald Trump n'est pas un partenaire fiable. Ça n'est pas un allié non plus d'une certaine façon. Donc moi, je pense qu'il faut appeler les Européens à plus d'autonomie et plus d'indépendance par rapport à ce qu'il ce que ils ont considéré comme le grand frère américain mais qui ne l'est plus. Parce que sinon, j'ai fini là-dessus, je disais l'Europe, c'est une idée merveilleuse, mais enfin quand on voit la réalité euh économique de la construction européenne aujourd'hui, il y a plein de Français qui disent "Bah la concurrence libre est non faussée, les traités de libre échange avec tout le monde et puis l'austérité budgétaire, moi j'en veux pas." Et ces Français-là, moi je veux aussi les convaincre. Je rappelle que en 2005, la majorité des socialistes, ils avaient voté non. Je
parle pas des militants, je parle des électeurs, ils avaient été voté non au traités constitutionnel. Donc eux aussi, faut leur parler. Faut les respecter d'ailleurs, faut toujours respecter le résultat d'un référendum sur les questions de de l'Ukraine et la Russie. Bon Alexis, moi je partage votre inquiétude et votre désir de continuer à nous porter au côté de la résistance ukrainienne. Il faut comprendre ce qu'est la vie en Ukraine aujourd'hui. Je me suis rendu en Ukraine et on m'avait donné à ce moment-là une application sur mon téléphone qui est une application qui vous prévient de toutes les alertes et les moments où vous devez descendre dans des abris. Ça ça sonne tout le temps à tel point
que à Kief, à Boucha, Saporija et bien aujourd'hui même une part d'entre eux ne descendent même plus dans les abris tant ils ont le sentiment d'être en permanence harcelé par les Russes. Et la vérité c'est que aujourd'hui il n'y a aucune volonté de Vladimir Poutine d'entamer un dialogue de paix. Il est même en train de renforcer ses positions sur le front. et on parle de 300000 hommes qui viendraient maintenant à la conquête du Donbas. C'est donc un sujet que nous ne pouvons pas ignorer. Et c'est vrai aussi que ça pèse sur les finances de la France, de l'Europe parce que aujourd'hui nous sommes les seuls à financer les forts ukrainiens. Les Américains mais ils sont partis, ils en ils sont plus là. Et donc parce qu'ils
se sont rabattus sur Hormous, parce qu'ils ont une autre guerre à mener et donc ça pèse sur nous. Et alors, c'est la raison pour laquelle nous devons faire ce que Poutine lui-même fait sur les avoirs français en Russie. Hm. Lui, il confisque. C'est vrai. Et bien, nous devons faire la même chose en Europe. Nous devons aller chercher cet argent-là pour pouvoir financer, aider la guerre en Ukraine et ne pas la faire supporter exclusivement par les Françaises et les Français qui sont déjà étranglés. Mais il y a là des sommes considérables que nous pouvons mobiliser et c'est vrai que il faut continuer à le faire parce que Poutine n'est pas à son premier essai. Il y a eu évidemment il y a 4 ans l'invasion de l'Ukraine, mais avant il y avait eu la Tchée, la Geéorgie, la Crimée. Et donc on sait
très bien que Poutine parce qu'il le dit en fait, c'est ça qui est fantastique, c'est qu'on fait comme si Poutine était un type un peu mystérieux qui cachait un peu la copie ça. Non, Poutine dit tout. Poutine fait des discours toutes les semaines et si on lit Poutine, on sait que son objectif ne se limite pas à l'Ukraine mais qu'il a une volonté, c'est le nouveau Tsar. Et donc la réalité c'est que effectivement la frontière ukrainienne est aujourd'hui la frontière de la liberté, celle que nous devons maintenir, celle que nous devons conserver avec l'ensemble des Européens. Ismaël, vous avez 28 ans, vous travaillez dans le secteur de l'énergie et justement vous avez aussi des questions sur la question de l'énergie. On a bien sûr et vous en avez souvent
parlé ces dernières semaines, euh la hausse des prix du carburant, euh la question aussi du passage d'une énergie euh à une autre. À qui voulez-vous poser votre question et quelle question ? Alors moi c'était plutôt à l'ensemble des candidats. Je voulais surtout répondir sur la première question qui a été posée et sur le fait de s'entourer d'experts pour construire un programme. Je pense que sur la question énergétique, c'est d'autant plus important. Et euh voilà, on observe que aujourd'hui sur les euh sur les sur les rapports d'experts qui sont proposés à ce sujet, je pense par exemple aux travaux de RTE Future énergétique, RTE qui est l'entreprise qui gère le transport d'électricité en France. Dans leur travaux de modélisation, ils arrivent à la conclusion que les
configurations avec la relance du parc nucléaire sont celles qui permettent le les meilleurs retours économiques et aussi de minimiser les impacts environnementaux. Et en fait quand je regarde les propositions du Parti socialiste sur les dernières années, y compris sur les dernières élections présidentielles, bah je vois plutôt une opposition nucléaire et ça c'est une position que je comprends pas du coup en ayant ces informations en tête et donc je voulais savoir quelles étaient vos propositions à ce sujet. Vraiment réponse courte s'il vous plaît. Vraiment réponse courte sinon on n'y arrivera pas. Je Ouais je crois qu'il faut être extrêmement clair. Le nucléaire est incontournable. On n pas de pétrole mais on a cette électricité peu cher et s'il y a pu avoir en effet à certains
moments des ambiguités, le nucléaire est incontournable, les renouvelables sont irremplaçables et il faut les développer et la sobriété est nécessaire. C'est sur ces trois éléments que nous devons avancer mais certainement pas certainement pas se priver d'un avantage compétitif que nous avons en Europe et dans le monde avec avec cette électricité pardon peu cher. Il faudrait peut-être d'ailleurs sortir de la tarification européenne de l'électricité qui nous fait avoir une électricité en France plus chère que ce qu'on pourrait la vendre au regard des coûts de de production. développer euh les euh les renouvelables concomitamment et électrifier au maximum tous les usages. Moi, je défends l'idée d'une voiture électrique disponible pour tous les Français à 10 ou 15000 € produite en
France ou en Europe pour pouvoir sortir le plus vite du thermique et s'appuyer sur cette pied dans le mais Olivier Fort, vous évoquez le fait qu'il y ait eu des fluctuations du Parti socialiste sur cette question du nucléaire. François Hollande était allié des écologistes. Il s'était engagé parce qu'il était allié des écologistes à réduire considérablement la part du nucléaire à fermer Fessenheim. Olivier Fort vous vous dites on va se retrouver tous ensemble. Je suis le partisan de cette alliance notamment avec les écologistes. Eux ils veulent quand même réduire considérablement. Comment vous allez tenir et du coup quelle est votre position ? Est-ce que vous en avez une ou est-ce que ce sera celle des écolos ? J'ai cru que vous aviez me demandé d'être porte-parole de François Hollande
et c'est la première fois depuis longtemps donc euh je m'étonnais un peu. Bon, je veux répondre très directement à la question qui est posé. D'abord la vérité c'est que les socialistes ne travaillent pas en vase clos. Entre eux, il y a évidemment des rapports d'experts que nous lisons. Nous sommes, nous pratiquons des auditions et le travail qui a été mené par Chloé Ridel pendant de longs mois sur ce sujet comme sur tous les autres a conduit à l'adoption d'un projet qui est un projet qui est maintenant en vente libre et que vous pouvez vous procurer même gratuit sur le site du Parti socialiste. Et donc il y a là effectivement beaucoup de matières et que disons-nous sur la question du nucléaire ? C'est le nucléaire autant que nécessaire, les renouvelables autant
qu'il est possible. Pourquoi ? Parce que la question du nucléaire est une question de souveraineté. Mais ce que vous savez en tant qu'expert, c'est que le nucléaire en réalité est une énergie dont il faut mesurer non pas ça pas les risques, mais en fait la dépendance qu'elle maintient. Pourquoi ? Parce que l'uranium on en extrait plus en France depuis une dizaine d'années parce que les pays où on extrait l'uranium sont des pays, c'est l'OBistan, le Kazakhistan. Vous hésitez mais c'est c'était le Niger jusqu'au moment où la ginte militaire nous a refusé l'accès à ses mines et ensuite l'enrichissement il se fait en partie en Russie ces atomes et donc nous avons là
un sujet qui est un sujet que nous ne pouvons pas complètement ignorer par ailleurs nous savons aussi que dans les 10 prochaines années le marché mondial de l'énergie va être sur la question nucléaire un marché assez réduit et donc là où nous pouvions penser autrefois avec la filière nucléaire que nous pouvions avoir des coûts de production qui finalement se rattrapaient sur le nombre de Mais donc qu'est-ce qu'on fait Olivier Fort ? Et ben je viens de vous le dire, c'estàd que le nucléaire est une énergie de transition mais il faut mettre le paquet sur les énergies renouvelables, faire en sorte que nous puissions faire le même effort que celui que nous avons développé dans les années 70 avec Pompino Mess sur le nucléaire le faire désormais sur les énergies renouv je
voulais juste les inconvénients que vous lissez pour le nucléaire notamment sur les questions de souveraineté se pose aussi pour la filière renouvelable. Euh les matériaux qui sont extraits pour fabriquer des éoliennes ou des panneaux solaires ou même des batteries qu'on en a besoin pour un système qui contient beaucoup d'énergie renouvelable. On les extrait pas non plus ni en France ni en Europe. Les filières d'approvisionnement enfin les euh Ouais, pour l'instant elles sont essentiellement chinoises. Euh voilà, enfin c'est des photovoltaïque. Mais reconnaissez que sur les terres rares, on n'est pas limité à deux ou trois pays. Bah c'est pas le cas pour l'uranium non plus. Vous avez pas cité le Canada. Oui. Attendez. principalement aujourd'hui c'est Kazakhstan,
Uzbekistan, Niger vous savez. Australie et Canada aussi. Mais Australie-Cada, c'est des producteurs beaucoup plus faibles pas du tout. Et donc nous avons là un besoin. J'ai pas mê information si vous voulez. Moi ce que je vous dis c'est que nous avons besoin en fait d'avoir une énergie qui est totalement souveraine et que les énergies renouvelables le sont et le permettent. Et donc je pense qu'il faut faire cet effort là parce que y compris sur le plan purement commercial et je n'ai rien contre le nucléaire, j'ai commencé ma vie professionnel dans une entreprise filiale du CEA. C'est vous dire à quel point je suis pas un obstiné contre le nucléaire. Simplement ce que je dis c'est que une une non souveraineté sur les minerais et en fait c'est le cas aussi
pour la filière renouvelable. C'est tout ce que je voulais souligner. Quand on a un marché qui se limite parce que vous savez très bien que on a un problème à Point Inkle Point en Grande-Bretagne, que nous avons eu de gros problèmes avec Flamville, que nous avons des des des clients potentiels dans toute l'Europe qui depuis des années des années nous boudent, nous essayons avec l'Inde que nous n'avons pas réussi. Et donc le problème c'est que il faut aussi avoir une capacité commerciale et une capacité de diffusion. Si elle n'existe pas, si elle n'existe pas, c'est un problème. Et donc l'énergie renouvelable, c'est une aussi une énergie qui s'exporte. Emmanuel Morel, ensuite, c'est quoi Royal ? Emmanuel, oui, parce queil faut rappeler l'objectif. L'objectif c'est
quoi ? C'est qu'on sort de notre dépendance aux hydrocarbures. C'est ce que vous dites en fait, le pétrole, le gaz, on le voit encore aujourd'hui, cette dépendance, elle nous coûte cher. Donc la priorité, c'est l'électrification des usages. Et l'électrification évidemment, ça passe par le recours au nucléaire. C'est une c'est c'est nous on a on a cette chance en France d'avoir des ingénieurs, des tecticiens, des entreprises pour qu'il la spécialité et d'ailleurs on a plein d'investissements nouveaux à faire parce que il y a les prochains réacteurs mais aussi les RNR neutrons rapide. À mon avis, il faudra s'y remettre dessus aussi. C'est c'est quelque chose de très important. Donc moi je je partage totalement votre objectif sur les alors sur les renouvelables, ça n'empêche pas
de le faire hein. Par exemple barrage, l'hydroélectricité, ça pour la France c'est une force. D'ailleurs que l'Europe voulait privatiser, hein. Parce que faut toujours faire le lien avec le débat européen. Marché européen de l'électricité, on avait notre avantage comparatif. Il a fallu qu'on indexe le prix d'énergie sur le gaz. Ça c'était une folie mise en concurrence de de DF avec des gens qui aujourd'hui ça nous sert mais longtemps ça nous a des servis ça nous a coûté très cher parce que quand on voit l'argent qui a été mis par la France envie de présid l'argent qui a été mis par la France depuis des décennies pour avoir ce parc nucléaire de qualité c'est beaucoup d'investissement et je finis là-dessus le premier acte de l'électrification c'est il faut baisser la TVA sur
l'électricité abonnement et consommation ça les Français ils en ont besoin Maintenant, en terme de pouvoir d'achat, en terme d'électrification des usages, c'est beaucoup plus utile que de baisser les taxes sur le pétrole. C'est Grenade Royale plus ou moins nucléaire ? Alors, d'abord l'énergie, c'est quelque chose de crucial effectivement pour deux raisons. D'abord, c'est la crise du pouvoir d'achat. Donc il faut obser l'énergie et deuxièmement c'est ce qui détruit la planète et c'est ce qui pollue avec les énergies renouvelables. Quand j'étais ministre de l'environnement donc j'ai fait voter une loi de transition énergétique qui a refusé de planifier la fermeture des réacteurs nucléaires. 58 réacteurs nucléaires. J'avais planifié la fermeture de de Flam de Flamenville de
Fessenheim à condition que ce soit au moment de l'ouverture de Flamville, c'est-à-dire sans baisser le potentiel de production de l'énergie nucléaire à 63,2 GW pour tout pour tout vous dire. Et je crois que dans ce domaine là, il y a plusieurs perspectives. D'abord, faut faire des efforts en matière d'économie d'énergie et ça on en parle jamais. Mais vous voyez si le programme que j'avais mis en place d'ailleurs de d'isolation des bâtiments avait été poursuivi, vous souvenez, j'avais créé le crédit d'impôts pour que les gens puissent faire leur leur leurs travaux sans payer trop cher avec une diminution d'impôts. Si ça avait été poursuivi, je pense qu'aujourd'hui on aurait 80 % du patrimoine immobilier qui serait correctement isolé et donc beaucoup
moins de de consommation d'énergie. Et ensuite pour la montée en puissance, effectivement il y a il y a une il y a une dépendance au combustible pour les centrales nucléaires, mais il y a un autre problème, ce sont les déchets nucléaires. Et moi, je pense avec le commissariat énergie atomique qui est dans son qui est en est cobalbuiment que peut-être un jour on arrivera à recycler les déchis nucléaires en combustible pour les centrales nucléaires. Ça c'est une perspective. La seconde perspective, c'est effectivement l'électrification. Donc avec la montée en puissance des voitures électriques, là aussi la MIA électrique, il y avait des producteurs français qui étaient les premiers au monde qui s'ils avaient été soutenus mais il y avait un lobby très fort des
voitures à énergie fossile qui les a empêché de faire ça. Donc je crois qu'il y a des perspectives, il y a des emplois, il y a de la créativité, il y a des choses à faire et c'est cette transition énergétique que je voudrais faire. Je voudrais pardon pardon parce que j'avais demandé la parole tout à l'heure sur la question de l'Ukraine en une phrase, j'ai pas eu l'occasion de répondre. Je vais vous dire une chose, j'ai bien vu les positions des uns et des autres, donc pas de négociation de paix. Le discours sur la paix, il est toujours méprisé, déclassé, euh ridiculisé. Donc, attendez juste un mot. J'ai entendu pacifisme, c'est-à-dire avec un côté péjoratif. Au contraire, moi non, je disais le socialisme, c'est le pacifisme. J'ai entendu sirupu et j'ai entendu
naïf. Écoutez-moi bien, je ne me laisserai pas influencer par ces discours parce qu'il y a beaucoup de gens qui pensent comme moi qui n'osent pas le dire parce qu'on leur dit tout de suite ah vous êtes des pacifistes, vous êtes des naïfs ou ou vous êtes des mauvais patriotes. Il a eu des questions très concrètes. Moi, je suis dans la lignée de Jean Jorè. Jean Jorè, il avait dit la guerre de 14, elle peut être évitable. il a été assassiné pour ça et s'il y avait pas eu la guerre de 14, il y aurait pas eu le nazisme, il y aurait pas eu la choa et il y aurait pas eu la Seconde Guerre mondiale. Et par conséquent, même si ceux qui ne son ce certains pensent et je je ne leur fais aucun reproche, c'est leur opinion, qu'on ne peut rien faire,
que la guerre doit continuer, qu'un jour il y aura une troisème guerre mondiale dans une espèce parfois de fascination morbide dans ce domaine. J'ai pas parlé de vous. J'ai dit il y avait des discours sincères qui sont là. Il y a des discours aussi de fascination morbide sur la guerre qui sont extrêmement dangereux. Et je vais vous dire en tant que fille de militaire et d'officier et petite fille de militaire et de général et fille d'un père qui s'est engagé à 19 ans et qui a été prisonnier dans les camps en Prusse, je vais vous dire une chose, les militaires sont les plus prudents. Ils sont beaucoup moins vat en guerre parce qu'ils connaissent le prix de la vie de leurs soldats. Ils connaissent le prix de la vie des gens et ils sont souvent beaucoup plus prudents que ceux qui
s'agitent parce qu'ils n'osent pas dire en effet qu'il faudrait peut-être faire la paix. Et bien, je vais vous dire une chose. Si je suis élu présidente de la République, ma première initiative ce sera de demander à nos amis américains Washington, à nos amis européens et à ceux qui voudront s'y joindre de faire un lieu permanent de négociation, de prise de contact, de discussion parce qu'un jour c'est pas le un jour il y aura un parce qu'un jour non parce que non parce qu'on est concerné, c'est à nos portes que cette guerre existe et donc il faut bien des initiatives et Et bien cette initiative moi je la prendrai sans complexe et sans avoir peur de me faire traiter de naïve ou de sirupeuse. La proposition é
entendue c'est col royal avant de vous répondre parce que vous posez une question essentielle avant de vous en tant que petitfils de résistant moi je suis fier que l'Europe défende défende la résistance ukrainienne mais j'ai pas dit le contraire et comprennent et comprennent parce j'ai pas dit le contraire non mais j'ai pas dit le contraire défend la résistance c'est pas de la fascination pour la guerre que de dire que que de dire que face au tyran qui déclenche les guerres le véritable pacifisme c'est celui des résistants qui leur opposent leur résistance. et doncomite bien sûr. Donc j'aimerais répondre à votre question parce que quand on se demande quel président on veut être, moi je veux être le président qui coupe au scalpel les laisses qui nous le coût et la
première des laisses, il y a la laisse technologique qui nous lie à la Chine et aux États-Unis qui nous transforme en colonie numérique américaine et chinoise. Il y a la laisse industrielle parce qu'on a laissé nos usines partir. Ça a été un grand consensus des années 80 90 des élites politiques économiques qui pensaient que des un pays sans usine était plus beau, plus moderne. C'était une erreur qui nous a plongé dans vraiment une crise dont on n'est toujours pas sorti aujourd'hui. Et la troisième laisse, mais la plus fondamentale, c'est laisse énergétique. On dépense 1 milliard, on importe pour 1 milliard d'euros par semaine de pétrole. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que
quand on va travailler avec sa voiture et bien on est dépendant des guerres de Poutine, de Netaniaahu, de Trump, des mollas iraniens. Et moi je veux couper cette laisse nuire. Oui mais justement laissez-moi parce que je vais développer. Pour couper cette laisse, j'ai besoin de l'électrification, j'ai besoin d'efficacité énergétique, j'ai besoin mais j'ai besoin et du nucléaire et des renouvelables. Je veux dire, c'est c'est l'évidence. Notre objectif non négociable, ça doit être il est double, c'est le climat, donc la décarbonation et la liberté, la souveraineté de notre nation. Et donc sur les moyens,
c'est pas là où il faut être dogmatique, c'est là où il faut être au contraire extrêmement pragmatique. On va avoir besoin des deux. La France est en retard sur les renouvelables. Donc il faudra mettre le paquet pour développer les renouvelables. Mais le nucléaire est fondamental. Et donc ce qui euh doit nous animer, c'est simplement cette idée. Nous ne pouvons plus aujourd'hui être à ce point dépendant de régimes qui ne partagent aucun de nos principes et qui sont en lutte contre nos intérêts. C'est ça qui doit obséder le président de la République. Et comment on fait derrière ? Parce qu'il faut créer de la demande si on veut électrifier. Et bien, on propose le leasing social sur les voitures. Vous savez après la crise énergétique de 2021
2022. L'État a dépensé 70 milliards en subvention au fossiles. Si on avait trouvé juste 8 milliards pour financer l'extension du leasing social, et bien aujourd'hui toutes les auxiliaires de vie en milieu rural, elles roulerait en voiture électrique. Elle ne dépendrai plus de Trump et Netaniaou et de leur guerre. Et moi, j'étais à Cléon. J'étais à Cléon. Non mais laissez-moi finir parce que c'est vraiment fondamental. J'étais j'étais à Cléon avant-hier. J'étais à Cléon avanthier où on produit le moteur euh de la R5 électrique. On va tous raconter qui ensuite assemblé à Douet avec des batteries qui viennent de Derk. Mais c'est ça la liberté de la France. On a réussi en 73 quand il y a eu le premier choc pétrolier à planifier une immense
révolution énergétique parce qu'on avait un état stratège qui ne faisait pas que d'éteindre des feux qui planifiaent pour notre nation la liberté. Et bien nous ce qu'il faut qu'on fasse là c'est l'équivalent de 73 un grand plan de révolution énergétique pour que notre pays soit à nouveau libre. Raphaël Gluxman point sur le temps de parole. Olivier Fort 22 minutes 22 Royal 23 minutes 29 Raphaël Gusman à 2334 Jérôme Gage à 2113 et Emmanuel Morel un peu en dessous à 20 minutes 04. On poursuit le dialogue. Il nous reste 10 minutes de dialogue entre les Français politiques. Amandine, vous vivez dans le nord euh vous avez 46 ans, nous avons le même âge. Euh vous êtes maman. Euh vous avez une question justement de de vie quotidienne, j'allais dire. Vous vouliez
interroger les candidats, je sais pas s'il y en a un en particulier à qui ça s'adresse sur la question des familles monoparentales. Alors, ma question s'adresse vraiment à tout le monde effectivement sur le quotidien. Alors, vous parlez pouvoir d'achat, vous parlez euh de des retraites. Donc, très bien. Moi, je suis la première à espérer parle bien dans votre micro, à espérer partir à la retraite. Mais avant ma retraite, il y a aussi mon quotidien, le quotidien des euh des des personnes lambda comme moi, mais principalement aujourd'hui, il y a beaucoup de familles monoparentales qui vivent dans une insécurité quotidienne. Bien sûr. Et euh et j'aimerais savoir si effectivement il y a enfin ce que vous pouvez faire pour aider ces alors la sécurité économique
la s la sécurité économique la sécurité des futurs euh travailleurs qui pairiront les retraites. Euh voilà. Alors déjà Emmanuel Morel déjà il n'y a pas de personne lambda. On a souffert suffisamment avec un président de la République qui a commencé son quinquenard en disant il y a ceux qui qui ont réussi et il y a ceux qui ne sont rien. En ce qui me concerne et je pense qu'en ce qui concerne ma collègue mes collègues pas seulement ces conoyal il y a pas de personne lambda. Ensuite vous avez raison de pointer ce sujet amandite parce que 34 % des familles monoparentales elles vivent sous le seuil de pauvreté. C'est énorme et ça doit être un enjeu de mobilisation
nationale. Alors pour ça, il y a des politiques qui sont faites dans certaines villes. Par exemple dans les ville socialiste, je sais pas où vous habitez dans le nord mais je sais que dans certaines villes socialistes du nord, il y a des politiques spécifiques qui ont été mises en place pour les mamans solo. En fait, mais au-delà de ça, je pense que il y a des mesures très concrètes. La défiscalisation des pensions alimentaires, l'augmentation de l'ASF, hein, c'est très important. Et puis si on regarde plus globalement, c'est la question des salaires. Et moi dans cette campagne, j'ai été très clair sur les salaires. D'abord, je pense un qu'il faut augmenter le SMIC. Deux, et c'est ce qui fait peut-être ma spécificité. Moi, je suis pour indexer les salaires sur l'inflation quand les
prix augmentent. Le seul d'ailleurs non, moi je l'ai proposé tout à l'heure en jusqu'au salaire médian, tu as dit mais attendez, je finis quand même. Je finis, excuse-moi. Sal médian, je pense. Donc, indexer les salaires sur l'inflation, ça veut dire quoi ? Quand les prix augmentent, alors les salaires doivent augmenter. La troisième chose, ça vous concerne peut-être, en tout cas ça concerne beaucoup de maman solo. Il y a plein de minima conventionnels dans des branches professionnelles qui sont inférieures au SMIC. qui sont inférieurs au SMIC. C'est-à-dire que on a des gens qui bossent généralement à temps partiel dans des travaux qui sont parfois pénibles et en plus il y a des minimas conventionnels inférieurs au SMIC. Ça peut pas durer. Puis la dernière chose, il y a une directive
européenne sur la transparence sur l'égalité salariale entre les femmes et les hommes. Bah ça serait temps qu'on avance là-dessus parce que vous savez quoi ? Je sais plus qui l'a dit tout à l'heure, mais s'il y avait l'égalité des salaires entre les hommes et les femmes sur un poste égal, le problème des retraites serait largement réglé. Alors si je peux si je peux me permettre effectivement il y a une question de salaire mais il y a aussi une question de charge mentale. Ah bah bien sûr mais ça oui. Et véritablement au quotidien donc non seulement le travail et la charge mentale est vraiment une une notion de pénibilité pour rebondir par rapport à la notion de pénibilité que vous avez abordé tout à l'heure. La la la question des mamans solo, c'est le trou dans la
raquette dans notre système de protection sociale qui n'a pas été pensé pour cette situation qui était euh celle du ménage avec vou préciser quelque chose je vais vraiment insister, il y a pas que que des mamans solo, il y a aussi des papas solo. Donc voilà la monopar 83 % des situations de monoparentalité sont des mamans. Mais vous avez parfaitement raison, la monoparentalité peut concerner aussi les hommes. Et je disais, c'est un trou dans la raquette qui d'ailleurs nous invite à penser que la sécurité sociale ou la protection sociale, c'est pas uniquement défendre ce qui existe mais répondre à des nouveaux risques. Il faut un statut de la monoparentalité avec des piliers qui sont d'abord parce que c'est un des sujets qui mine qui est la question du logement. Quel est l'accès prioritaire
au logement et notamment au logement social quand on est en situation de monoparentalité ? ce n'est pas toujours pris en compte à sa juste mesure. Il y a la question de la garde des enfants et de la manière de permettre la conciliation et de d'atténuer la charge mentale que vous évoquez à juste titre. Il y a la question des pensions alimentaires. J'ai travaillé à l'époque à la création de l'Agence pour le recouvrement des impayés de pensions alimentaires qui a permis de faire l'intermédiation entre des parents, souvent un père défaillant et je pense qu'il faut aller encore plus loin dans ce mécanisme. Et puis moi je veux qu'on atténue les coûts. Je vous ai parlé du logement mais il y a un sujet, c'est l'occasion pour en parler. Je suis sûr que vous avez une mutuelle ou une
complémentaire qui vous coûte beaucoup d'argent avec les enfants que vous avez 1 2 ou tr Vous savez combien elle vous coûte la mutuelle ou pas ? Vous arrivez à le dire ? Euh par salarial à peu près 150 € et à peu près équivalent en part patronale réintégré dans mon revenu fiscal de la part patronale voilà c'est touti toute l'intégration de ces mécanismes dans la perte d'un certain nombre de euh de dispositions. Moi je défends l'idée d'une sécurité sociale intégrale que la SQ vous rembourse à 100 % l'ensemble du panier de soins. C'est-à-dire que vous n'avez plus vous vous avez la chance d'avoir un employeur qui vous paye 50 % de votre cotisation euh de mutuelle ou de complémentaire santé. Mais les jeunes, les retraités, les chômeurs et les travailleurs indépendants, ils
vivent un système extrêmement inégalitaire dans lequel euh ils doivent payer plein pot. La SQ, l'ambition initiale de 1945, c'était de couvrir la totalité du risque et de ne plus avoir de complémentaires qui ont des frais de gestion. Quand vous versez 100 € de cotisation, il y en a que 80 qui vous reviennent parce qu'ils doivent payer des pages de pub, des courtiers d'assurance et du marketing. On peut baisser les dépenses contraintte. Et j'ajoute une dernière proposition dans le cadre de la politique familiale qui doit servir aussi l'ensemble des ménages et pas uniquement la monoparentalité, le versement des allocations familiales dès le premier enfant. Parce que je pense qu'on a aujourd'hui quelque chose de paradoxal. On ne verse les allocations familiales qu'à partir du 2e enfant
alors même que le pays a un besoin d'optimisme dans l'avenir. Et le fait de faire des enfants sans aucune injonction évidemment sur le corps des femmes, c'est aussi une confiance dans euh notre pays. C'est aussi une manière de financer notre système de retraite et d'être dans une logique croissante. Moi, je suis pas décroissant ni sur les les certains qui disent "Ben, on protégera la planète si on est moins nombreux sur la planète." Je ne crois pas à cette logique là. On protégera la planète si on organise la sobriété, la transition économique, il faut avoir confiance dans l'avenir. Mais donc la réponse principale c'est un statut pour les mamans y arriver on aura un mot un mot mais rapide. Demain, je me rends à Marseille pour présenter justement ce statut pour les
familles monoparentales, que ce soit sur le logement, tu l'as dit, sur la garde des enfants ou sur le transport même, la pension alimentaire aussi. Mais ce que je ce que je veux dire, c'est que vous avez un gouvernement et des gouvernements successifs si on aide qui n'ont pas vu l'évolution de la société. Et donc ce moment où on va prendre le pouvoir, il faudra que ce soit le moment de nouveau droit et qu'on ne répète pas tout le temps la même chose. Et on est aujourd'hui en France en train de devenir une société d'héritier et de rentier parce que vous mentionnez la question des salaires de manière générale. On est en train de devenir une société d'héritier et de rentier. Dis
dites-vous une chose, il y a 50 ans, les 2 tiers de la fortune des Français, c'était le produit de leur travail. un/3 seulement le produit de leur héritage. Aujourd'hui, c'est l'exact inverse. Les 2/3 c'est le produit de l'héritage et 1/3 le produit du travail. Moi, ce que je veux, c'est qu'on puisse redistribuer, mais une vraie redistribution fondée sur ce qui se passe en ce moment dans la société. Et ce qui se passe en ce moment dans la société, c'est que les salaires sont trop bas et que les travailleurs n'arrivent plus à vivre dignement de leur travail pendant que il y a une méga succession qui est en train d'avoir lieu de transmission des inégalités de génération en génération. Donc ce que je propose c'est de taxer les méga héritages au-delà de 2 millions d'euros
et de reverser l'argent ainsi obtenu en baisse de la CG sur les salaires. Pour un salaire à 1700 € par exemple, ça sera 105 € de plus par mois en salaire net sur la fiche de paix. Et moi ce que je veux c'est que la gauche soit fidèle à elle-même, c'est-à-dire qu'elle lutte contre les privilèges, qu'elle soit elle-même. Rapha, on a compris la mesure et vous venez. Non, non, il faut il faut il faut faut que ça tourne et pardon, il y a un dialogue qui se fait à distance avec les français qui vous réclament de pouvoir parler. Si vous faites tous des des questions royal est d'accordoup mais d'accord simplement juste d'un mot quand même parce que au-delà de la madame que je ne connais pas le problème des mères ou des pères solos c'est en réalité aussi beaucoup le problème de la fragmentation
du travail c'est le problème des de l'imprévisibilité des horaires, le problème de la du fractionnement dans la journée, le problème de tous ces de toutes ces questions qui ne sont pas réglées. Je propose par exemple que effectivement il y a des délais de prévenance obligatoires qu'on ne puisse plus ne pas compenser quand il y a des périodes qui sont des périodes pendant lesquelles en fait on ne peut pas rentrer chez soi et on doit rester à disposition pour pouvoir travailler plus tard. Je plaide le fait que les femmes de ménage par exemple n'est pas à venir le matin à 5h mais qu'elles puissent venir à des horaires corrects. Je plaide le fait que quand vous êtes dans une société sous-traitante parce que c'est ce qui s'est passé depuis de nombreuses années, vous avez des entreprises qui
autrefois intégraient dans leur masse salariale l'ensemble des métiers. Aujourd'hui, on passe par des sous-traitants qui eux-mêmes sont pressurisés et donc derrière au bout de la chaîne, ce sont en fait souvent des femmes qui sont invisibilisées mais qui payent. Donc je finis Maxime Stech quand même parce que c'est un sujet important et bien je souhaite que sur ces questions là et bien que ces hommes, ces femmes et bien puissent bénéficier de la convention collective du donneur d'ordre et non plus celle du sous-traitant. Ce qui permettra d'avoir des gens qui ont des conditions de vie qui changent drastiquement et qu'on en arrête avec l'externalisation du travail. M'adresse à la régie. Est-ce qu'on a encore le temps pour une question ou pas ? Allez. Oui. Christopher. Bonsoir Christopher.
Vous êtes commerçant. Je suis commerçant et en fait pendant ce débat, il y a une chose qui m'a fait tiquer un petit peu, c'est au moment de du débat sur le le lycée, vous avez tous parlé de rénovation, d'augmentation du nombre de professeurs, du diminuation du nombre d'élèves dans les classes. Mais ce dont on vous ai pas parlé, c'est de financement. Moi, je suis persuadé que gagner à gauche, c'est gagné sur la révolution fiscale, sur un renversement euh bah de cette fiscalité qui est a beaucoup été changée sous Emmanuel Macron. H concrètement, qu'est-ce que vous faites sur ce sujet-là de la fiscalité ? Quels sont concrètement vos angles d'attaque ? D'autant plus que je pense que c'est là-dessus qu'on peut battre le Rassemblement national. Voilà, c'est Golen Royal. s'il vous plaît à
chaque fois réponse courte s'il vous plaît parce vous avez tout à fait raison parce que là il y a des dépenses des dépenses des dépenses et la France quand même est au bord de la faillite. Euh là on a une gr grave crise crise financière qui se qui se profile et vous avez raison quand les Français nous entendent il dit mais comment on va payer tout ça ? La première chose je je je que je ferai moi, c'est le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune financière parce que c'est intolérable que les Français entendent menacer encore leur leur leur leur vie quotidienne et et ne pas rétablir un minimum de justice fiscale. La seconde chose, c'est que je pense que parfois l'allégement d'impôts permet la relance économique. Par exemple, je suis pour la baisse des
taxes sur l'essence, pour remettre l'essence à 1,70 € et la baisse de la TVA sur l'énergie parce aujourd'hui et alors on dit ça coûte cher, ça coûte cher. Non, je pense que baisser le prix de l'énergie aujourd'hui par rapport à la crise économique, ça permet au contraire de relancer de relancer l'activité économique. Et vous le dites, vous êtes commerçant. Quand on voit le nombre de commerces qui ferme dans les centres bours, c'est une désolation à cause de la de la hausse de la hausse des charges. Et puis je pensey allez-y Christopher. J'ai beaucoup de collègues commerçants évidemment qui sont victimes de la hausse du prix du pétrole. Dès que le dès que le dès que le le gazil augmente et ben les gens vont au centreville, c'est clair. Mais moi, c'est pas la question que je
posais. La question que je posais c'était qu'elle est à gauche chez place publique, au Parti socialiste, chez vous monsieur Morel, la révolution fiscale que vous proposez après 10 voire 15 voire 20 voire 30 ans de libéralisme. Qu'est-ce que vous faites concrètement concrètement qu'est-ce qui va changer demain ? Alors concrètement qui ser je termine juste la priorité pour moi la priorité pour moi ça sera la lutte contre la fraude fiscale parce qu'il y a des Français qui payent correctement leur impôts et aujourd'hui il y a plus de 100 milliards de fraude fiscal et je pense que dans ce domaine l'intelligence artificielle sera peut-être très utile pour faire rentrer les fonds parce que ça c'est une injustice. Vous avez droit à 45 secondes chacun s'il vous plaît sinon j'ai pas eu le
temps d'en parler plus mais ça ça sera la première première décision une mesure en 45 secondes sur la révolution fiscale. R le tour de l'ISF c'est bien mais enfin c'est 3 milliards. Donc la réalité c'est que nous avons besoin de beaucoup plus. Oui mais quand tu prôes par exemple la baisse de la TVA et les assises sur l'essence c'est 44 milliards. Donc il faut bien trouver de l'argent quelque part. Et c'est vrai que notre dette elle ne vient pas de nulle part. On nous bassine en permanence avec la dette comme si elle était tombée du ciel. La réalité c'est qu'elle est tombée non pas du ciel mais de Jupiter qui a imposé ce qu'il a appelé la théorie du ruissellement en laissant penser que quand on quand on était prévenant avec les plus riches, il finirait pour nous accorder les miettes.
On na rien vu venir. Et donc la réalité c'est que il faut retrouver des marges. Et ces margesl elles commencent effectivement par revenir sur une partie des cadeaux fiscaux qui ont été réalisés pendant ce quinquena. Il faut se rendre compte que il y avait au début de ce quinquena, il y a 60 milliards chaque année que nous avons perdu. C'est 80 milliards à peu près aujourd'hui. Et pendant ce temps-là, vous avez des gens, les 500 plus grandes fortunes de France, elles avaient un patrimoine de 600 milliards, il est passé à 1200 milliards. C'est la raison pour laquelle la taxe zu doit évidemment être imposée. Et là, on parle de gens qui ont un patrimoine de plus de 100 millions d'euros. La taxe du ça c'est une révolution
auquel on demande 2 % de leur l'équ en différentiel par rapport à ce qu'ils ont déjà payé. Moi évidemment j'aime beaucoup la taxe Zucman. Après j'aimerais bien que ça aille beaucoup plus loin sur la fiscalité. Je pense à la fiscalité des héritages par exemple. Justement donc tax taxation des taxation des plus haut patrimoines taxation des plus hauts patrimoines taxation des méga héritage et là on a une méga succession qui est en train d'arriver et c'est le sens de la mesure que je propose pour redistribuer du pouvoir d'achat au travailleur au salariés 200 milliard de plus par ensuite ensuite il faut aussi taxer les multinationales dans les pays où elles font leurs profits et il faut enfin taxer les super profits parce que qu'est-ce qui se passe aujourd'hui quand
il y a la crise du carburant Total 11 milliards de bénéfices au premier semestre 2026. Combien de dividende ou sous forme de rachat d'action hein en 202122 pendant la crise gazière déclenchée par Poutine ? 35 milliards versés aux actionnaires. 45 la nécessité aujourd'hui c'est de rétablir le contrat social. Et rétablir le contrat social ça s'appelle rétablir le contrat fiscal. Et le nouveau contrat patriotique que je propose et bien c'est une chose simple, un principe basique qui a été complètement bafoué par Emmanuel Macron qui a fait de la redistribution à l'envers, hein, et c'est vous contribuez selon vos moyens. Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire que
dans cet effort de redressement, dans cet effort de redressement et bien ceux qui ont le plus devront contribuer le plus. Jérôme Ge. Alors, je vais essayer de le faire en 45 secondes. La vraie révolution fiscale, c'est de réintroduire de la progressivité dans le prélèvement. C'est l'article 13 de la déclaration des droits de l'homme qui le prévoit et qui n'est pas appliqué. Quand des grosses entreprises en France payent un taux d'impôts sur les sociétés inférieures à des commerçants et les artisans parce qu'elles font des mécanismes de relocalisation de leurs bénéfices dans d'autres pays, ce n'est pas de la justice fiscale. De la même manière pour les hauts patrimoines, pour les plus hauts revenus, les mécanismes de niche et d'évasion ou d'optimisation fiscale, c'est une atteinte au
consentement, à l'impôt et ce qui fait le cœur de notre fonctionnement. Deuxème élément, ça veut donc dire aussi que ceux des impôts qui sont que proportionnels comme la TVA et je pense à la TVA sur les produits de première nécessité, il faut pouvoir qu'on puisse la baisser. Je pense notamment à la TVA sur le logement pour permettre de produire plus de logements. Et dernier mot sur une révolution budgétaire et je le dis à gauche, il faut l'assumer bien sûr, il faut de la justice fiscale, mais il faut aussi faire des économies sur les dépenses sociales comme sur les recettes, enfin sur le le budget de l'État, mais pas en pénalisant, en cherchant l'efficacité. Moi j'aiétais président de département et chaque euro que je prélevais sous forme d'impôt, je me posais la question est-ce que c'est
efficace ou pas efficace ? Et dès qu'on estimé que c pas efficace, on servis comme les les mamans solo ou d'autres disposé fiscale. Alors, je me méfie je me méfie de l'expression révolution fiscale. Le dernier avoir l'employé, c'était Emmanuel Macron. Ça s'appelait la théorie du ruissellement hein. On était censé faire payer moins d'impôts riches grandes entreprises, c'est ruissé sur tout le monde. On a vu le résultat. Donc moi, je proposerai pas une révolution fiscale, mais je propose déjà qu'on rééquilibre. Il y a 465 niches fiscales dans ce pays. Là, franchement, on peut en supprimer un certain nombre et je peux vous dire que ça fera de l'argent pour l'État. Il y a de la même façon euh des exonérations de cotisation sociale à hauteur de 80 90 milliards. Je pense
qu'il y a des entreprises qui n'en ont pas besoin. Mais pour avoir beaucoup d'argent parce qu'en fait la réalité, on est face à un mur d'investissement. Si on veut électrifier le pays, réussir la transition écologique décarbonée, la fiscalité ça suffira pas. Et moi, au cœur de mes propositions, il y a cette idée d'un grand emprunt citoyen, une solution souveraine et démocratique. Un pact entre les générations. Qu'est-ce que je dis ? Je dis il y a beaucoup d'épargne disponibles qui est détenu notamment par les plus de 65 ans participer à cet emprunt parce qu'on a besoin de lever plusieurs dizaines de milliards si on veut réussir à redresser ce pays et en faire le leader de la transition écologique. Donc ça ça c'est une vraie révolution et en plus ça permet de recréer du commun ce qui est
vraiment dans le fil de ma compagnie. Allez on en vient. Non c'est un débat ou c'est pas un débat ? Non mais il y en a deux qui ont pas la possible d'avoir juste un mot là-dessus. Je pense Morel a absolument raison sur la nécessité de du mur d'investissement réalisé. Mais là où j'ai un désaccord avec Emmanuel, c'est que enfin c'est pas un désaccord, c'est que je pense qu' problème Olivier, c'est qu'en effet de qui on répons débat, vous voulez que en fait ce soit bien qu'on déb Olivier Morel remarquez que vous êtes pas du tout le dernier Olivier Morel non est-ce qu'il est possible de glisser pas de synthèse lui attendez attendez c'est possible de dire que en fait il a raison de dire qu'il faut un grand emprunt simplement le grand emprunt ne suffira pas parce
que à chaque fois qu'on a cherché à lever l'emprunt en France, ça a mobilisé en réalité autour de 30 milliards. Le dernier c'était baladure, c'était à des taux qui étaient des taux de 6 % donc c'est très cher. Et que donc ce que nous devons mobiliser, c'est aussi tout simplement mobiliser par exemple l'assurance vie. Il y a la 2200 milliards dont 10 % seulement contribuent ben parce que on mettra en place une banque publique qui sera chargé par exemple exclusivement de la transformation écologique et qui aura en gestion par exemple cette questionlà et elle sera adossée à la case des dépôts. Je vois que vous allez m'arrêter moi. Enfin, ce que je vais vous dire Olivier fort simplement c'est que on s'était tous mis d'accord sur un horaire de fin. On va être obligé de le dépasser un peu parce
que on dépassera parce que je trouve quand même je veux pas troller votre pilotage mais il y a certains des panélistes qui ont pas pu poser de questions et on pourrait faire un truc prendre l'engagement mais vraiment et vous nous coupez de faire la réponse en 40 secondes. OK. Oui mais ça ça marche jamais depuis tout à l'heure ça marche jamais. Si on vous dit qu'on prend un engagement réponse simple. Attention parce que ça va être une question un peu philosophique. Moi, j'ai j'ai fait toute ma scolarité dans le privé. J'ai fait le choix de mettre mes deux filles donc de 6 et 8 ans, à l'école publique parce que je crois en l'égalité des chances et en l'intérêt, on va dire général de l'éducation. Euh, j'habite à Tour donc il y a une mairie écolooaliste mais et et je suis dans un
quartier aisé, donc il y a pas de problème de niveau. Merci la carte scolaire. Euh mais par contre, il y a des problèmes évidemment comme partout de trop chaud, trop froid. Euh c'est alors il faut appeler huit fois la mairie pour avoir une réponse qui va être négative. On n' pas d'argent. OK, très bien. Donc là où vient ma question philosophique, c'est moi ce qui m'a sidéré en fait, c'est que j'ai remarqué qu'il y avait aucune confiance entre les enseignants, la mairie et et les parents et que surtout les initiatives des parents en fait même quand nous les parents veut faire des choses, on nous la mairie nous dit "Ah bah non, vous pouvez pas parce que parce que il y a des normes." Voilà, on voudrait donner des coups de main, on voudrait faire les choses par nous-même,
mais on peut même pas parce que on a pas le droit parce que c'est pas la loi, c'est illégal machin machin. Voilà. Donc comment est-ce que on restaure l'initiative individuelle ? Comment on restaure la confiance entre les parents, les enseignants et et l'État ? Parce que c'est ça aussi qui compte dans l'éducation, c'est pas que l'argent pas. Priégoline royale et vraiment des réponses courtes. Ce que j'entends de ce que vous dites, c'est que l'école privée, vous comparez les deux écoles et vous dites à l'école privée, les parents sont beaucoup plus associés à l'équipe pédagogique et c'est pas le cas à l'école publique. Vous avez raison. Vous avez tellement raison que quand j'étais ministre de l'enseignement scolaire, j'avais déjà pris conscience de cette de ce problème-là et j'avais
créé la semaine des parents à l'école pour encourager les équipes pédagogiques à accueillir les enfants. Mais ça c'est pas une fatalité, c'est souvent le cas. Mais dans certaines écoles publiques, l'idée pour que l'école privée soit pas plus attractive, c'est que l'école publique dans les bonnes choses que fait l'école privée, que l'école publique se remette à niveau et et réciproquement si vous voulez. Et donc l'association des parents, c'est vrai que souvent le ministère de l'éducation nationale est beaucoup trop directif et souvent les maires demande une liberté pédag pas pédagogique une liberté de partenariat et je pense qu'il faut redonner au maire la liberté de partenariat pour qu'ils aient le droit ben justement d'autoriser les parents à faire des projets communs avec les
enseignants. Nicolas, est-ce que vous avez une question ? Une question qui va essayer d'appeler une réponse très courte. Euh, j'ai suivi les précédents débats, j'ai été frustré par l'absence de la place des relations internationales et aujourd'hui, moins que jamais, on ne peut pas déconnecter le débat des questions internationales. On en a parlé un petit peu avec Alexis sur la question de l'Ukraine et sur la question de l'Europe. Il y a beaucoup d'autres questions qui pourraient être posées sur les États-Unis aujourd'hui pour l'Europe. Est-ce que c'est une chance ? Est-ce que c'est un problème ? Les États le la Chine, est-ce que c'est un adversaire ? Est-ce que c'est un concurrent ? Est-ce que c'est une menace ? On peut parler, on a parlé déjà de dans les précédents débats de la
question Israël Palestine euh en Afrique politique africaine de la France, politique en Afrique de la France, c'est pas la même chose. Puissance coloniale ou pas. Euh donc beaucoup de choses peut-être alors j'en sais rien mais on peut essayer. Allez-y. Euh trois axes de votre politique étrangère en résumé en 3 second. On peut pas y arriver Nicolas, il faut nous aider aussi Nicolas moment doné. On va pas y arriver. Emmanuel en tr mots 1 indépendance moi je veux que la France commence bien chaud c'est efficace he allez-y vo indépendance de mais ça va de pa non alignement c'est moi je ne suis pas pour que la diplomatie française
elle demande la vie à monsieur Trump ou même à la responsable européenne pour fixer la diplomatie 3 plus de relations avec le sud Aujourd'h il y avait une tradition française, vous l'avez dit hein, la diplom ce qu'on appelait la politique arabe de la France. Aujourd'hui, nous la priorité à la Méditerranée, la priorité à l'Afrique, ça c'est important et c'est possible. Voyez, je suis hyper rapide moi, contrairement à petit camarad et c'est possible pourquoi ? Parce qu'on a un truc merveilleux qui s'appelle la francophonie. Dans en 2050, il y aura 700 millions de locuteurs français. Ça c'est une richesse et je propose dans mon programme de mettre en place ce qu'on appelle le réseau des cartes. Enfin,
c'est comme ça que je l'appelle en tout cas, c'està dire un réseau d'université francophone où on va pouvoir échanger avec tous ces pays avec qui on a tant commun. Donc indépendance et nonalignement et francophonie. Ça c'est déjà pas mal. Gérô G, faut des piliers, des concepts, pardon. D'abord le multilatéralisme. Voilà, il y a la tentation des empires aujourd'hui. Il faut renforcer les espaces où il peut y avoir de la coopération multilatérale. Le pilier qui va avec ça, c'est s'appuyer sur le droit international. Il y a pas d'autres principe que celui de s'appuyer sur le droit international quand certains décident de recouvrir de recourir à la force. Et puis il y a un principe qui doit nous diriger qui rejoint la question de l'indépendance. Moi, c'est un mot qui est parfois un
gros mot dans le débat dans le débat public, qui est d'assumer une recherche de souveraineté. Et la souveraineté, elle se construit à l'échelle de la France évidemment sur la question nucléaire, en tous les cas de la dissuasion nucléaire. Moi, je partage le nouveau concept présenté par Emmanuel Macron. de nouvelles dissuasions partagé ou en tous les cas avancé avec d'autres partenaires mais cette souveraineté elle se construit et il y a pas d'autre issu à l'échelle européenne. Je suis un un partisan de la construction européenne mais un partisan exigeant. On doit pas faire n'importe quoi pour la construction européenne mais on ne peut pas faire sans la construction européenne notamment sur les sujets de défense et de sécurité. Il faut un pilier autonome stratégique de l'Europe
parce que vous posiez la question hélas les États-Unis sont devenus un adversaire. Mais c'est intéressant parce que effectivement c'est vous voyez que vous n'étiez pas forcément d'accord vous avez Oui, c'est une chance parce que ça nous oblige à construire cette autonomie euh plus rapidement que prévu. Voilà, ce reflux des États-Unis qui n'a pas commencé avec qui a commencé avant nous oblige à accélérer parce qu'il y a une forme d'inertie. Tout ce qu'on se raconte sur le droit international, sur la vision du monde, tout ça suppose de la puissance et de la force. cette puissance et cette force, on ne les a pas aujourd'hui. Et donc comment on les construit ? Ça doit être ça notre obsession. C'est juste des mots quand on discute entre nous et on les construit d'abord quand on est
patriote français en construisant la puissance européenne. C'est à cette échelle-là qu'on pourra lutter contre la Chine de Shijinping qui veut ratiboiser nos industries. C'est à cette échelle-là qu'on pourra développer une intelligence artificielle souveraine. C'est à cette échelle là que la France pourra être plus que simplement une parole mais une politique. Et moi ce que je veux c'est assumer dans cette campagne de manière frontale face au rassemblement national et à son idéologie antie-européenne. Et bien une famille politique qui a confiance dans l'idéal européen, qui l'assume jusqu'au bout, qui soit capable
de dire qu'il faut aussi des sauts en avance. de cette construction européenne. Moi je pense que l'Europe n'est pas un populaire. C'est les politiques européennes qui ont fait en particulier en matière de commerce le cheval de 3 de la globalisation fédéral. Le l'Europe c'est très incertain. Vous savez qu'en 2027 par exemple l'année prochaine il y a 15 élections. Donc la personne qui sera élue, président ou présidente de la France va faire face à potentiellement 15 nouveaux dirigeants et cetera. Donc c'est aussi extraordinairement fragile de faire face à ça. Je suis d'accord sur le con mais mais vous savez c'est un moment de bascule pour toute la civilisation européenne et pour la France aussi en 2027 et il faudra savoir est-ce queon va continuer cette construction là ou
est-ce que partout en Europe les nationalismes vont gagner. Je ne m'y résoudrai jamais et je et je vous le dis si nous voulons avoir une voie et un destin et bien nous devons passer par la construction. Vous avez beaucoup d'avance en c'est royal ensuite fort et ensuite la question politique. Non, je je veux dire au-delà de de tous les de tous les sujets que vous évoquez, je pense que la France a beaucoup perdu en prestige international. Donc il faut que la France retrouve son prestige international. Ça ça sera ma priorité. Comment retrouver le prestige international ? D'abord, quand il y a des images de chaos là dans les rues de Paris qui font le tour du monde, la France perd du prestige. Donc c'est la paix sociale, la paix civile et la bonne gestion des comptes publics. La France
avec ces 3600 milliards de dettes, elle est plus respectée à l'échelle l'international. Donc une bonne gestion aussi des fonds publics, c'est très important. Au-delà de la politique diplomatique, il y a aussi un réseau qu'avait la France avant qui la faisait respecter sur le plan international. C'était le réseau des lycées français, des écoles françaises et des centres culturels français qui sont aujourd'hui en état de de paupérisation. Je vois que Emmanuel Macron est allé en Espagne. Il y a eu une une protestation justement des des personnels des centres culturels en disant "Mais on a même plus les moyens du prestige de la France et et de la des coopérations culturelles et éducatives qui sont quelque chose aussi de de très important." Et enfin, je pense que le le fait que la France se
soit fait éjecter du continent africain est un vrai problème parce que l'Afrique c'est à nos porte, c'est de l'autre côté de la Méditerranée. C'est de là que vont venir les migrations massives et notamment les migration du au dérèglement climatique, aux guerres, aux conflits, à la pauvreté et par conséquent des partenariats entre l'Europe et l'Afrique où d'ailleurs les autres pays du monde nous remplacent. On voit la Chine venir massivement, on voit les États-Unis investir massivement, la Russie investir massivement et c'est ce sont nos voisins européens. Et donc construire des partenariats, je pense que c'est un potentiel de croissance économique, de paix et de maîtrise d'immigration. Olivier pour conclure cette partie là avant la question politique. Bon, il y a un danger que
tout le monde perçoit, c'est que pour la première fois depuis 80 ans, l'ordre mondial, le multilatéralisme, ces institutions, l'ONU sont complètement piétinés d'un bout à l'autre de la planète et qu'on est dans une situation où évidemment il faut réagir et la parole de la France, ça doit d'abord être celle-là, un ordre mondial fondé sur le droit sans double standard avec la même appli application partout parce que nous avons une claire conscience du fait que les mêmes principes s'appliquent à tous et que chaque vie compte. Ensuite, il faut effectivement s'intéresser au sud, faut s'intéresser à l'Europe. Je partage beaucoup de ce qui était dit. L'opportunité qu' nous a présenté, c'est
que face à Donald Trump qui se désengage et qui permet pour la première fois de dire à nos voisin européens, j'ai assisté à un certain nombre de sommets avec les leaders premier ministres socialistes européens et les chefs de parti. La réalité c'est que pendant longtemps, tout le monde était un peu tourné vers le grand frère américain. Désormais tout le monde comprend qu'il y a plus de grand frère et donc il va falloir s'organiser. Ça c'est l'opportunité. Mais il faut aussi regarder plus au sud. Regardez par exemple, je pense à cela parce queon a parlé d'énergie mais pourquoi ne parleon pas davantage avec l'Algérie ? Pourquoi n'est-on pas capable de de renouer des partenariats avec toute une série de pays en Afrique qui nous ont complètement abandonné parce que nous
avons donné le sentiment que nous n'étions pas présents de la bonne manière. Et le bilan d'Emmanuel Macron parce qu'on les a pas compris. Oui, parce qu'on les a pas compris. Et vous avez raison de le dire que le bilan d'Emmanuel Macron en la matière, c'est quand même qu'on a quitté la bande saélienne, qu'on a quitté en fait le partenariat, qu'on a durci le climat y compris je parlais de l'Algérie à l'instant. Nous avons à peine renoué avec le Maroc que nous sommes dans une situation où aujourd'hui en réalité nous avons pas réussi avec le Liban alors queEmmanuel Macron s'était présenté comme celui qui devait sauver le Liban après les Oliv. Vous avez explosé le temps de parole et ben j'arrête là mais simplement pour dire que nous avons des opportunités et
qu'un président français doit commencer parler une langue qui est une langue simple, une langue claire qui est celle du droit. On voulait dialogue entre vous et les Frances évidemment. On passe ce soir dans ce débat aux questions politiques. Voilà les questions politiques qu'on a déjà largement évoqué mais on accueil pour la partie de la conclusion de cette émission. Jonathan Boucher Petterson éditorialiste à Libération. qui est euh notre partenaire pour cette soirée. Oui. Non, j'allais commencer effectivement en faisant le constat que ça avait été beaucoup abordé et en tant que premier téléspectateur et et lecteur de gauche beaucoup trop abordé en fait au début du débat. Je trouvais que le débat n'a fait que se bonifier au fil du temps. Donc je trouve que j'entendais
tout à l'heure Raphaël Gluxman on n'a pas été à la hauteur. J'entendais les uns les autres évoquer le fait on n pas pu aborder tel ou tel sujet. Je pense qu'il y a une responsabilité collective à mettre le débat de cette primaire sur les raides de cette façon. Honnêtement, vu de l'extérieur, il y avait quelque chose d'intéressant parce que les débats sont toujours intéressants, mais une forme d'inversion dans la façon de poser les priorité. Moi, j'ai eu le sentiment pendant 40 minutes d'assister à un congrès du PS. C'est pas toujours un compliment. Ça peut donner lieu à des débats qui peuvent intéresser évidemment les téléspectateurs et les électeurs, mais quand on voit la façon dont le débat a pris en qualité au fil des au fil des minutes et au fil des heures, je
voilà, je voulais je je pense que je m'en serais voulu que de pas avoir ce petit coup de gueule parce que je pense que c'est pas exactement ce que les électeurs attendent, même si voilà, c'est les tous les sujets sont intéressants. Il y a un sujet sur lequel je voulais revenir qui a commencé à être invoqué un petit peu creux et qui est absolument majeur dans les batailles culturelles que la gauche a pu perdre ces dernières années ou la dernière décennie, c'est la question de l'immigration. Question de l'immigration, c'est souvent un impensé, quelque chose à côté duquel on passe, c'est quelque chose qu'on aborde de façon assez morcelée. Donc je voulais vous entendre, je sais qu'il y a une personnalité en Europe, il y en a pas beaucoup he des leaders de gauche qui
exercent leur responsabilité en Europe. Il y a Pedro Sanchez en l'occurrence qui sur la question de l'immigration et en tout cas l'immigration de travail a posé des actes assez forts avec des régularisations. La régularisation de travailleurs de façon massive depuis Lionel Jospin, c'est quasiment quelque chose qu'on ose à peine dire à gauche. Donc pour reprendre ce que Royal disait aussi sur les migrations climatiques qui sont une réalité qui quoi en pense, qu'on la veuille ou non va s'imposer. Voilà, je me dis que dans cette bataille culturelle qui peut-être va être plus longue que la seule échéance de 2027, qu'est-ce que la gauche, la gauche social-démocrate ou sociale écologique, appelez-la comme vous voulez, à dire sur cette question qui est souvent une
question qu'elle esquive ? Ben moi, je vais vous répondre tout de suite vous dire que évidemment l'honneur de l'Europe a été représenté par P Sanchez et qu'il a eu raison de régulariser les travailleurs sans papiers et que nous devrons faire la même chose ici. Votre économier fort. Oui, bien sûr. Notre économie, elle ne tourne pas toute seule et c'est trop facile de faire comme si on ne voyait pas que sur les chantiers, que les livreurs que dans les assistantes à domicile. Il a toute une série de gens qui sont sans papier. Je devrais je devrais pas le dire mais enfin parfois dans les commerces de proximité aussi, je le vois dans ma propre ville, des gens qui sont sans papier et qui font tourner ces commerces là. Et donc qu'est-ce qu'on fait ? On fait comme si
on avait pas vu, on les laisse sans droit ou est-ce qu'au contraire, on dit que ces gens-là travaillent et qu'ils méritent parfaitement d'avoir des papiers, qu'il méritent d'avoir des droits et qu'il méritent d'être parfaitement intégré et et je vais vous dire une chose, je pense que nous le ferons et que ce sera populaire. contrairement à ce que tout le monde croit parce que ce que les Français rejettent, c'est l'impression de subir, c'est l'impression de chaos. Mais si on met fin à l'hypocrisie et qu'on régularise les travailleurs sans papier, et bien moi je suis sûr qu'on peut susciter une adhésion dans le pays en disant une chose simple, on met fin à l'hypocrisie. Et vous savez, il faut arrêter d'avoir peur en permanence des dictates du Rassemblement national sur
cette question parce que les tenants de l'immigration zéro, qu'est-ce qu'ils font quand ils prennent le pouvoir ? Regardez madame Mélonie, elle a pris le pouvoir en promettant d'envoyer les sous-marins pour couler les navires et derrière elle fait venir 500000 travailleurs immigrés une fois qu'elle a pris le pouvoir. Donc les tenants de l'immigration zéro, soit ils sont dans une forme de négation de toute forme de réalité, soit en fait ils mentent. Ils sont parfois à gauche hein. Ils sont parfois à gauche. Les socio-démocrates qui sont socialistes disent on coupe le leur expression coupe le robinet de l'immigration pendant 15 ans et ils sont socialistes. Non, je ne vois pas de tenant de l'immigration zéro à gauche. Et ce que je vous dis, ce que ce que je vous dis,
c'est que l'immigration zéro, c'est l'effondrement de l'économie française et que donc il y aura des arguments qui seront pas simplement des arguments humanistes qu'on peut avancer, qui sont des des arguments parfaitement réalistes sur l'état de l'économie française, sur l'état de la société française, sur la manière dont cette hypocrisie et bien crée de l'illégalité, crée de la clandestinité et crée col royal. Vous présidente, vous régularisez aussi massivement qu'Olivier fort Raphael Bruxman. je régularise ceux qui travaillent car il y a quand même une grande hypocrisie de laisser dans l'illégalité des des salariés qui qui sont qui sont que certains patrons ont fait venir. Donc il y a aussi la responsabilité du patronat parce que parfois les mêmes qui
protèent contre l'immigration sont ceux qui embauchent les immigrés parce qu'ils les payent moins chers que que des Français. Donc je pense qu'il faut aussi sortir de l'hypocrisie par rapport au comportement de certains employeurs et par rapport à la à la sécurisation des salariés. Mais ce que je voudrais dire c'est que la question des migrations, elle ne se résoudra que si il y a un meilleur équilibre nord-sud. Si j'ai je veux dire par là, on a parlé des migrations climatiques, c'est considérable. Là, on subit le réchauffement climatique mais on ne se rend pas compte qu'en Afrique, c'est terrible depuis plusieurs années, depuis 10 ans et au moins. Et ensuite, il y a la question de la misère. Vous n'empêcherez personne dans la misère, on le ferait nous. Si j'étais dans la
misère avec mes enfants, je les mets sur un canau et j'essaie d'aller vers une terre promise. Et donc, par conséquent, si on refuse de reposer la question notamment du développement de l'Afrique que j'évoquéis tout à l'heure, on ne freinera rien du tout. Et pourtant, il y a du potentiel. Le le la population africaine va doubler en quelques en quelques années d'ici la fin de de la décennie prochaine et donc il y a une pression démographique qui est considérable. Mais il y a en même temps du potentiel que les puissances coloniales ont exploité pendant très longtemps. Et donc si on coupe les liens avec tous les réflexes colonialiste qui continue à exploiter aussi certains pays et si on permet l'émergence des entreprises, la formation des jeunes,
les partenariats économiques avec ce pays, l'accès à l'énergie solaire parce qu'on parle beaucoup d'énergie, comment se fait-il ? Et on l'avait décidé à la COP 21 à la conférence de Paris sur le climat que j'ai présidé, on avait créé l'alliance solaire internationale avec l'Afrique pour que en Afrique a des panneaux solaires sur toutes les maisons qui ait des téléphones solaires qui est du centrales solaires. Aujourd'hui, il y en a pas une seule. Il y a pas une seule usine de panneaux solaire en Afrique. Et bien moi présidente, je ferais en sorte que au niveau des relations internationales, on s'occupe aussi de choses concrètes et de l'accès de l'Afrique à l'énergie pour que les gens puissent vivre heureux dans leur village. Jérôme Geg Emmanuel Mêre juste avec une
précision, c'est que souvent c'est la facilité quand on reste à la régularisation des travailleurs, on trouve même le MEDF pour dire que c'est plutôt une bonne idée. Peut-être qu'on peut aller plus loin sur l'humanisme qu'on peut attendre de la gauche justement les les réfugiés climatiques qui sont des gens qui sont pas forcément utiles entre guillemets. Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on a une politique d'accueil qui assume une bataille culturelle en disant il y a une responsabilité collective d'un continent aussi riche comme l'Europe de trouver les moyens non pas de construire Frontex, des frontières, des murs, mais d'avoir une responsabilité historique à l'égard de migration qui de toute façon auront lieu. Je vous ai dit tout à l'heure qu'il fallait avoir le courage
de la nuance et ce sujet-là nous invite à l'avoir. Immigration zéro, c'est une impasse évidemment, mais de la même manière que le discours tenu par certains d'une ouverture pleine et entière des frontières. Moi, j'assume un discours parfois iconoclast à gauche qui est celui de planifier l'immigration pour réussir l'intégration. Je préconise une loi de programmation débattue au Parlement sur les capacités d'intégration et les et l'immigration que nous pouvons organiser. Ça c'est pour ça veut dire des cots. Vous assumez le mot de cot c'est de pouvoir avoir une immigration qui est planifiée, qui est organisée à la fois en faisant des en faisant moment faut app. Est-ce que ça veut dire que vous allez faire des quotas ? parler de quota en fonction de
la nationalité ou en fonction de l'origine, c'est pas de ça dont il s'agit. Il s'agit de répondre à des besoins des secteurs. Moi, je veux introduire la préférence plutôt de droite, je introduire plutôt la préférence travail plutôt que la préférence nationale et que en effet les besoins de secteur qui sont ceux des services à la personne, qui sont ceux de l'hôtellerie, qui sont ceux du bâtiment mais à la condition que les branches concernées réhaussent d'abord les conditions de rémunération et de les conditions de travail pour que ces emplois ne soient pas pourquo votre quota qui est posé par Apoline vous gêne ? Pourquoi est-ce que ce mot-là vous gêne ? parce qu'en ce que vous proposez c'est exactement ça. Non, ça c'est partir des besoins et des capacités du pays et d'être la
préférence de le négocier. Non mais parce que derrière le mot de quota, pardon de le dire, vous introduisez l'idée que on va choisir telle ou telle nationalité, pardon, des besoins. Non non non c'est la logique de planification mais je veux répondre à la question domaine professionnel à la fois par domaine professionnel avec bien sûr enf je voudrais juste avec bien sûr la sanctuarisation d'un principe constitutionnel qui est celui du droit d'asile et son extension mais ça pose la question mais ça pose la question de l'immigration de l'immigration aussi climatique dont parol royal ça rentre pas dans vous avez des gens qui partent d'un côté et vous vous dites bah nous on a OK on a besoin de 25 de tel truc c'est deux sujets différents. C'est la question des du droit d'asile
qui existe et qui doit être préservé parce que c'est autre chose qu'une politique d'immigration. C'est le messianisme et l'universalisme républicain français qui s'applique en protégeant ceux qui sont opprimés et persécutés à raison de leur combat politique, à raison parfois de leur orientation sexuelle ou toute autre raison. Et sur les réfugiés climatiques, oui, je pense qu'il faut étendre. Vous savez quoi ? Je vais citer quelqu'un qu'on a pas encore cité ou peut-être tout à l'heure François Hollande, il a déposé ou il dépose un texte de loi sur une proposition de loi pour la reconnaissance des réfugiés climatiqu et je trouve que c'est l'honneur de ce que quelque chose que nous pourrions défendre. J'ajoute deux points et j'arrête là juste après, j'ajoute deux points. Il faut réussir
l'intégration et après pour les générations de ceux qui sont issus de l'immigration, il y a une priorité qu'on doit avoir, c'est lutter contre les discriminations qui abîment le pacte républicain. Et je fais deux propositions. Remettre en place le CV anonyme pour les recrutements dans les entreprises et les administrations et mettre en place les récipités de contrôle d'identité. Ça renvoie aux préoccupations de la jeunesse parce que quand on n' pas un entretien d'embauche, qu'on arrive même pas à décrocher alors qu'on a envoyé des centaines de CV à raison de du quartier où on habite, à raison de la couleur de sa peau ou de la consonance de son nom, c'est la promesse républicaine qui fonctionne pas. Et de la même manière qu'on est contrôlé trois fois dans la
journée par les forces de Manuel Morel. Emmanuel Morel et ensuite viendras évidemment sur François Holland. Monsieur Boucher Petersen, il considère que la bataille culturelle, elle doit se faire sur pour la gauche autour de la question de l'immigration. On n'urait pu prendre d'autres exemple sur la dette par exemple, il y a une façon dont la droite est aujourd'hui en train d'essayer d'angoisser les Français qu'on peut contester radicalement quand on est de gauche. On pourrait même prendre la question du vocabulaire. Quand les gens disent charale plutôt que cotisation sociale, évidemment, c'est pour faire obéer aux gens que les cotisations, c'est du salaire différé pour toute la vie. De la même façon, peut-être même que dans l'B on peut lire coup du travail alors que moi je dis jamais coût
du travail. Je dis lisent le plus mais je suis content de savoir. Oui mais ça ça c'est quand même c'est aussi ça la bataille culturelle hein. Oui on l'amène tous les jours et et et et voilà. Et ben je l'amène aussi de la même façon qu'on peut l'amener sur les institutions. Cela dit est-ce que vous acceptez quand même de répondre sur la question de l'immigration vous posé ? Si je l'ai posé c'est que c'est pas celle que c'est pas la bataille culturelle que la gauche mène le plus spontanément. Évidemment. Non, je pense que sur la question de sur la question du des du vocabulaire souvent la gauche euh semble que Jonathan avait dit que parfois l'immigration, elle était un peu mise de côté. C'est ce que vous êtes en train de faire là quand même. Allez-y. Alors, elle n'est pas du tout mise de
côté. Il suffit de dire "Mon programme, il est il est très il est très complet." Moi, je pense que un d'abord il y a les choses élémentaires, les étudiants étrangers, c'est super. Faut qu'il soit mieux accueilli. C'est formidable de pouvoir que des gens viennent se former en France. Et ça refait le lien avec ce que je disais sur la francophonie tout à l'heure. Ça pour moi c'est une chance extraordinaire. De le droit d'asile et là c'est pas le droit toute gauche, c'est la tradition de la France depuis plusieurs juste siècles. Donc évidemment les bienvenu aux persécutés, aux opprimés, à ceux qui sont menacés dans leur pays et et à leur famille. Voilà, ça c'est la deuxième chose. 3 immigration du travail. Il y a en effet là il y a là il y a quand même
un débat qui avait été soulevé et qui même soulevé à gauche par un vieux monsieur barbu qui s'appelait Carl Marx hein qui parlait de l'armée de réserve du capital. C'est vrai que le MEDF parfois il dit faites venir des immigrés pour travailler parce que ça fera une pression à la baisse des salaires. Faut être méfiant. Mais en même temps, moi je suis pas contre l'immigration du travail. Et je vais vous dire par la question de la des sans papiers. Le principal problème, c'est qu'aujourd'hui, il y a des gens qui sont sans papier, qui travaillent et qui cotisent à la sécurité sociale. Ils cotisent à la sécurité sociale. Donc évidemment, il faut les les régulariser plus largement. Un, il y a une crise de l'accueil. Aujourd'hui, on est parlementaire, je sais pas combien on
reçoit de courriers de gens qui vont en préfecture une première fois, une deuxième fois, une troisième fois, qui font la queue pendant 3h et qui arrivent pas à avoir des papiers. résultat, il se retrouve sans titre de séjour et régulier alors qu'il y avait aucune raison qu'il le soit. Donc oui, ça c'est un c'est quelque chose d'important. Et puis plus largement parce que j'ai entendu le mot intégration et c'est très important. Avant l'intégration, elle se construisait autour du travail, se construisait autour de l'école mais il y a d'autres choses dont on parle pas. Il y en a il y en a qui sont trop jeunes ici, mais l'intégration elle se construisait autour des MJC par exemple, les maisons des jeunesses et de la culture, les associations, des syndicats
ça des syndicats évidemment et ça c'est tous les corps intermédiaires dont je parlais au début de l'émission qui ont été méticuleusement détruits par les libéraux. Et ben là, il y a une sacrée bataille culturelle à mener parce que justement la culture, il y a rien de plus beau pour émanciper, pour unir, pour rassembler au-delà de ces différences. Jonathan. Alors, je vous ai je vais être totalement schizophrène parce que je vous ai reproché il y a quelques secondes d'avoir trop parlé de Jean-Luc Mélenchon en début d'émission et en même temps je me vois pasir. Non non, c'est pas je vous je vous inquiétez pas, ce sera pas lui. Un autre éléphant qui plane de façon un peu plus avec plus peut-être de camaraderie. On peut faire ce paris là sur la sur la primaire socialiste. C'est c'est
évidemment François Hollande. Je crois pas qu'il ait beaucoup d'alliés ou de gens qui le regrettent. On l'a entendu au gré des des débats. Le quinquena de François Hollande en tant que tel, c'est quelque chose qui sûrement pèse encore de façon assez négative sur la famille sociale-démocrate que que vous représentez. Il se trouve qu'il annoncé qu'il allait participer à cette primaire en tant qu'électeur et qu'en même temps quand on regarde sa stratégie, on a le sentiment quel que soit celui ou celle qui serait désigné au terme de ce processus, il souhaite que celui-ci s'effondre dans quelques mois. Si j'ai bien compris, il a donné rendez-vous en décembre pour recomposer une forme de rassemblement don on comprend pas bien les les contours. Donc on va pas y
passer la soirée mais peut-être d'un mot. Est-ce qu'il y a quelque chose que vous sauvez du quinquena de Hollande et qu'est-ce que vous avez envie de lui dire alors qu'il continue à roder un petit peu autour de votre famille politique ? La nouvelle je vous sens le fait d'annuler la vente des mistrales à la Russie de Poutine. Ça vous gardez ça ? Mais plus que je garde hein, annuler cette vente scandaleuse que Nicolas Sarkozy avait faite et et je pense sa clairvoyance sur la question internationale, sur la question syrienne euh aussi. Mais maintenant, moi je suis content qu'il vienne voter et je pense que il va voter comme des dizaines de milliers de citoyens de gauche qui vont venir voter. Et vous espérez qu'il vote pour vous ? Ah mais je ne sais pas pour qui il va voter mais ce que je sais
c'est que nous aurons besoin de nous rassembler et franchement vous avez commencé comme ça mais le début de ce débat euh on vous a pas s pis hyper réconciliable voilà c'était cataclysmique quand on voit ce qui est en train de se jouer dans notre pays honnêtement le spectacle qu'on a donné pendant 20 minutes c'était honteux et vous pensez que c'était honteux donc on va pas continuer ce spectacle là en parlant d'un absent pour recréer une quelle moi je pense qu'on aura besoin d'être tous rassemblés là et que on peut si on se rassemble sur la ligne claire qui sera tranchée par cette primaire qu'on peut gagner cette élection présidentielle et on aura besoin que François Hollande soit avec nous à ce momentl c'est col Royal qu'est-ce que vous gardez du Hollande je préfère que les autres non
vous pensez esquiver cette question écouté qu'est-ce que vous gardez du coller votre temps de parole ah c'était pas ça la question c'était qu'est-ce qui va qu'est-ce que vous gardez du et qu'est-ce que vous lui dites ce soir ce que je garde c'est la la COMOP 21 l'accord de Paris sur le sur le climat Voilà auquel j'ai plus ce que j'ai présidé. Non non mais il avait fallu une volonté politique pour le faire. Et puis ce que je regrette c'est toute la fin du quinquena. C'est la déchéance de nationalité c'est la loi travail c'est les premières répressions sur les manifestants. Le premier manifestant et bornier c'était quand même à Renn. Moi je m'en souviens. Ça a été une souffrance. Il y a eu aussi le le la mort de Ry FR quand même avec la répression de Bervard Cazu. Donc il y a
eu des choses aussi de de de de et puis la fusion des régions qui a été je pense une catastrophe et qui a arraché les identités. Non mais vous me demandez non mais je je note quand vous faites le bil je note que il y a plus de négati ça y est ça va tout de suite ça va être le piège. Voilà c'est c'est la fin du bah sinon il aurait pu se représenter disons les choses très clairement ce qui a pas été le cas. Donc il faut il faut avoir l'honnêteté aussi de reconnaître les choses. Et au début du quinquena on avait tout. Il dit on avait tout. On avait le Sénat, les régions, les départements, les mairies, l'Assemblée nationale, on avait tout. À la fin du GAQ, on a plus rien. Il y a eu beaucoup de souffrance aussi dans les échecs électoraux successifs des uns et
des autres. Donc mais c'est je veux dire l'important c'est de tirer les leçons de l'histoire et de voir quelles sont les erreurs d'être dans l'autocritique et de reconstruire par rapport au je dois vous dire que du côté de de nos français de gauche j'entends le mariage pour tous et il a géré les attentats du clair qu'est-ce que vous moi j'ai suffisamment été critique par moment sur le quinquenaat de François Hollande notamment sur des choix de politique économique. Vous étiez plutôt du côté des frondeurs à l'époque du côté des frondeurs sur la question du déséquilibre entre le soutien aux entreprises qui peut être légitime mais à condition d'être conditionné avec des contreparties en terme d'emploi ou d'augmentation des salaires. Donc j'ai suivi suffisamment pour ne pas oublier
que c'est la gauche qui a été capable de réinstaller 60000 postes d'enseignant. on en a parlé après que Nicolas SarkoZi les ait supprimé ou de réintroduire 12000 postes de force de sécurité intérieure. On a pas beaucoup parler des questions de sécurité alors que c'est un sujet de préoccupation de nos concitoyens et qui a enjeu et qu'on peut prendre modèle en tous les cas sur remettre des moyens pour la police et pour la justice, réintroduire une police du quotidien et puis a évidemment, j'allais le mentionner, ce moment où il fallait assurer la cohésion nationale face aux attentats qui ont meurtri le pays. C'est vrai la gestion des attentes. Moi je vais être très honnête. J'ai quitté le Parti socialiste précisément à la fin du quinquen de François Hollande parce que je l'avait vécu
douloureusement comme d'ailleurs beaucoup de Français, beaucoup de lecteurs de gauche. Ce que je retiens alors et ça a commencé dès le début en fait hein quand àors même qu'il avait fait une campagne en disant notre c'est la de finance, on va renégocier le traité budgétaire européen et que finalement il fait le crédit d'impôts compétitivité. C'est-à-dire, on donne 100 milliards d'argent aux entreprises sans aucune contrepartie. C'était même pas une démarche social-démocrate. Ça c'est une démocr une démarche libérale. Je l'ai regretté comme j'ai regretté à la fin la loi travail qui a commencé à détruire la démocratie sociale que monsieur Macron s'est empressé de continuer avec les ordonnances Macron que vous connaissez bien qui fait que aujourd'hui quand même hein aujourd'hui
bah il y a plus de communauté d'hygiène et de sécurité que vous n'avez pas que vous avez un plafonnement des indemnités prédomales. Tout ça c'est douloureux. Mais je retiens quand même une chose et comme comme quoi je je suis au tout début du quinquena il avait tenu une promesse, c'était la retraite à 60 ans pour ceux qui avaient cotisé très longtemps. Carrière longue. Ça c'est pas mal. En revanche la question que je me pose parce que monsieur Boucher Perteron nous est invite, c'est à quoi il joue aujourd'hui. C'est-à-dire on parfois il fait penser le CV. Ben je sais pas moi je pense au vous savez le le cowboy dans Lucyuc qui mesure la taille de ceux qui vont se faire tuer par Lucyuc avant pour savoir comment vont être les cercueils. Moi je sais pas si vraiment il se sent un
destin et s'il pense que la France a envie de lui et a envie de ses idées, bah pourquoi il est pas avec nous à défendre ses ses ses propositions ? Je pense ça serait plus honnête que de miser sur un éventuel échec de son propre camp. Moi je ne crois pas qu'on reconstruise à partir des ruines. Olivier Fort vous lui dites quoi ? Mais d'abord évidemment que gouverner c'est difficile et qu'on peut lui reconnaître le fait d'avoir géré parfois des situations très compliqué en Syrie, au Mali, les attentats sur le sol français et que ça il l'a bien fait, qu'il a tenté au début au moins de rétablir une part de justice fiscale. Ce fut le cas quand il a imposé au même niveau les revenus du capital et du travail. Mais
c'est vrai aussi que nous avons finalement sombré en fin de quinquena. Il y a d'abord eu le CICE sans contrepartie. Moi, j'aurais souhaité qu'il y a des contreparties et que ce soit même un instrument pour rétablir de la négociation collective dans les entreprises. J'aurais voulu que on nit pas la défence de nationalité qui n'avait aucun sens et qui était en réalité un clin d'œil fait à la droite et même malheureusement à l'extrême droite. aurait évolu que dans la loi travail, on ne dise pas qu'on était prêt à inverser la hiérarchie des normes et que désormais à l'endroit où on est le moins on a le plus vulnérable au niveau de l'entreprise et bien ça puisse s'imposer davantage plus haut que enfin que l'accord d'entreprise puisse s'imposer par rapport à reprendre la
question des man et qu'est-ce que vous lui dites et donc aujourd'hui c'est vrai que on a on est un peu je l'ai dit à plusieurs reprises je comprends pas très bien cette idée d'avoir quelqu'un qui est là sur le bord de la route qui regarde le corbillard passé et puis après qui se disent je vais remplacer celui qu'on enterre. Ça ça ne marche jamais jamais. Et donc je vois bien que il a un peu décalé le discours. Désormais il ne dit plus ça. Il ne dit plus qu'il veut être le candidat le candidat des socialistes. Il dit qu'il veut être le candidat d'un ensemble le plus large dont on ne comprend pas encore très bien de quel ensemble il parle. Mais pour recoller avec ce que vous nous posiez comme question juste avant parce que la question c'est le fond aussi à un
moment. Et donc sur quel projet on réunit les gens ? Moi je suis contre la télé sociale. Je n'ai pas changé d'avis depuis Fillon. Je suis contre le fait de restreindre le regroupement familial. Vous parliez d'humanité. C'est des propositions France a formulé dans son livre. Exactement. C'est pour ça que je le dis, c'est que moi je suis contre le fait de restreindre le recrouement familial. Je suis un enfant issu pour moitié de l'immigration. Ma mère est devenue française uniquement par mariage. Mais j'imagine si on avait dû lui demander de rester au Vietnam pendant que mon père était en France pendant 10 ans par exemple le temps d'une carte de séjour. Enfin franchement il y a un moment où il faut juste recoller avec ses propres valeurs term c'est terminé. On en arrive à la
conclusion. Vous avez chacun et nous serons intransigents 30 secondes 30 secondes chacun de conclusion ce soir. Et oui et c'est Golan Royal c'est vous qui avez été désigné par tirage au sort pour entamer ce cycle de conclusion. C'est quoi alors ? D'abord merci pour ce débat. Merci à vous d'être d'être venu, de nous avoir posé des de bonnes questions. Ce que je voudrais dire, c'est que les militants qui vont aller voter là ou ceux qui sont inscrits, mais le cœur aussi des militants socialistes, c'est que le choix que vous avez que vous allez faire, il est important parce que c'est pas que un choix interne, c'est pas un vote de congrès. C'est désigné celle ou celui qui sera au second tour de l'élection présidentielle. C'est-à-dire qu'il y aura d'abord l'expérience d'une campagne
présidentielle parce que vous avez vu qu'on a pris du retard par rapport aux autres d'une part. Donc il sera tout de suite opérationnel et surtout qui sera tout de suite opérationnel dès l'accession responsabilité et capable de rassembler comme vous l'avez très justement dit les les meilleures équipes. Et puis moi je veux que l'histoire du Parti socialiste continue parce que c'est la force de rassemblement. C'est ce qui nous fait exister. C'est ce qui nous rappelle aussi que cette histoire, elle ne nous appartient pas mais elle appartient à celles et ceux qui ont souffert pour défendre l'égalité, la liberté et la fraternité. Raphaël Buxman. Alors déjà, je voudrais vous remercier euh les panélistes, chers citoyens d'être venus parce que vous avez sauvé ce débat. Je vais vous dire la vérité.
On a enfin parlé de fonds, on a enfin parlé de sujets qui peuvent nous passionner et qui sont les raisons pour lesquelles on est entré en politique. Vous avez dit qu'il fallait s'appuyer sur des experts, sur des citoyens issus de la société civile qui ont des combats à mener et qui ont des expériences. Et ben moi, je pense qu'il faut le faire et il faut que ces citoyens ils participent déjà à cette primaire parce que vous avez vu que si vous laissez la classe politique toute seule, on va pas s'en sortir. C'est ça la réalité. Et c'est un moment de bascule historique. Et vous avez les clés en fait, vous avez les clés en venant participer à cette primaire en allant sur le site choisir 2027.fr, fr et bien vous tranchez vous tranchez sur les options stratégiques,
vous tranchez sur les méthodes, vous tranchez sur les personnalités mais plus que tout vous envoyez un message à la France en disant la gauche démocratique est prête à nouveau à remporter l'élection présidentielle et à gouverner ce pays mais pour transformer la France, pour changer la vie pour nous, pour nos enfants, on a besoin de ce moment-là et il dépend de vous. Emmanuel Morel, pour apaiser les inquiétudes et les colères, il faut opérer un certain nombre de ruptures. Alors, la rupture, c'est pas forcément le maximalisme ou la vocifération, mais faut quand même faire des ruptures. Et la première des ruptures, bah c'est avec une pratique du pouvoir méprisante, condescendante, indifférente au sort des gens. C'est avec une politique économique aussi et
sociale qui privilégie toujours le tout petit nombre au déprime. Et cette rupture, il faut qu'on la fasse résolument. Est-ce que c'est ce que je propose. Il faut aussi empêcher le Rassemblement national d'arriver au pouvoir parce que sinon ça sera le chaos et le déclin. Et pour ça, il y a un chemin. Ce chemin, c'est le redressement de la France en investissant massivement dans la transition écologique, dans la souveraineté industrielle, dans la formation, dans la recherche. Et puis c'est aussi parce que faut jamais l'oublier, la défense du monde du travail, les salariés du public et du privé. Et c'est pour ça qu'il faut augmenter les salaires. Et c'est pour ça qu'il faut plus de démocratie dans l'entreprise. Et c'est pour ça qu'il faut plus de démocratie dans notre pays.
À ces conditions-là, vous le verrez. Nous serons au deuxème tour l'élection présidentielle et nous la gagnerons. Jérôme GGE. Alors au terme de de ces trois débats, j'aurais voulu prendre le temps de parler des sujets sur la pratique du pouvoir pour un président qui ne décide plus tout seul. nous l'avons évoqué et pour des Français qui sont davantage respectés, par exemple en reconnaissant le vote blanc, en euh déployant des référendums plus euh réguliers, en renforçant les pouvoirs du parlement, en introduisant une proportionnelle pour que les différentes sensibilités puissent participer au débat et le cas échéant construire des compromis. J'aurais voulu vous parler davantage de ce qui tient le pays, laïcité comme objet de concorde nationale. Cette belle
loi qui protège celui qui croit comme celui qui ne croit pas sans aucune pression. J'aurais voulu encore plus vous parler de ce qui est au cœur de mon engagement à la République du soin les enjeux de santé parce que les dépassements d'honoraires, les difficultés à avoir un rendez-vous médical, les déserts médicaux, la tarification à l'activité qui industrialise l'hôpital public et le met en grande difficulté, c'est au cœur de notre pacte républicain comme est au cœur de notre pacte républicain la sécurité sociale. Et c'est pourquoi j'ai défendu cette logique de sécurité sociale intégrale. Maintenant, vous avez un choix à faire. Faites-le de manière souveraine. Si vous croyez à mon combat, à mon courage, à ma détermination, alors inscrivez-vous avant demain soir parce
qu'après il sera trop tard et les grands débats que nous avons évoqués, y compris sur les questions stratégiques parce qu'elles sont présentes, il faut que vous puissiez les trancher une bonne fois pour toutes. Olivier Fort, il vous reste 30 secondes. Vous êtes le dernier ce soir à conclure. Voilà. Merci. Merci pour ce débat. Je pense que nous avons montré que il y avait une forme de dignité et que même s'il y a parfois des échanges qui peuvent être difficiles, la réalité c'est que ici il y a des gens qui veulent changer, transformer leur pays. J'espère que chacun comprend aussi que pour le transformer et pour que tout ce qu'on dit ne se révèle pas être une gigantesque illusion, il faut aussi aller chercher des gens avec lesquels on peut transformer. J'ai dit la gauche,
les écologistes, les syndicalistes, les associatifs, toutes celles et ceux qui chacun dans leur couloir aujourd'hui espère mais en réalité désespère aussi de nous voir aussi diviser. Alors oui, il est possible de se rassembler, oui, il est possible d'avancer et oui, il est possible d'éviter la fatalité parce que la fatalité, ça n'existe pas. Et la politique, c'est justement la lutte contre la fatalité. C'est même sa raison d'être. Alors ne croyez en rien d'autre qu'à votre courage qu'à votre force et ensemble allons chercher la victoire. Merci beaucoup Oliv Fort. Merci à tous les C d'avoir participer à ce débat ce soir. On a quasiment réussi à respecter l'égalité des temps de parole. Je vous dois une minute Emmanuel Morel, j'en suis désolé. Je remercie les Français
également qui avec nous ce soir. Jonathan Apolline. Merci à tous les deux. Vous président reviendra très vite. Ce sera le 15 octobre. Le 15 octobre notre prochain invité ce sera Bruno Rotaillot. sera aussi face à noubliez pas de féminiser vous président ou présidente absolument les femmes en assez vous remarquerez c'est Gen Royal qu'on l'a adapté quand on vous a posé la question et vous inquiétez pas quand on aura des femmes candidates on dira vous président point d'interrogation et comme on essaie d'être sous-entendu toujours évidemment surtout quand vous allez avoir une bonne surprise tout de suite Alice d'feuille bonsoir Alice. Yeah.
Olivier Faure