Femmes SDF "Une femme à la rue est violée dans les vingt-quatre heures"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] merci an vraine merci de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu de Paris membre du groupe les républicains on va parler de votre mission d'information sur les femmes sans domicile dans quelques instants mais d'abord évidemment on l'a vu dans le journal l'actualité hier au Sénat c'était cette audition de Judit gaudrch pourquoi vous avez souhaité cette audition et qu'est-ce que vous avez ressenti pendant cette audition écoutez j'ai été extrêmement ému parce que c'est une femme extrêmement courageuse qui a eu la force d'oser briser l'omerta euh de des violences sexuelles dans le milieu du cinéma et c'est vrai que pour avoir suivi en fait son discours pendant la cérémonie d'ouverture des Césars j'ai trouvé qu'elle avait trouvé les mots justes comme hier d'ailleurs pendant l'omission pendant l'audition mais ce qui nous a quand même beaucoup étonné c'est cette forme comment dire de silence assourdissant euh lors de sa déclaration lors don son discours qui était pour le coup extrêmement puissant devant devant Ben un par terre de producteurs d'acteurs et c'est vrai qu'après avoir fait son discours on a l'impression qu'elle était un peu seule elle l'a dit hier d'ailleurs dans l'audition elle a dit après il y a un dîner et on s'est tous retrouvé j'étais relégué à la fin ou en tout cas dans une dans pendant le dîner des César au fouc exactement et voilà donc euh comment dire c'est très symbolique en fait d'une forme de de de d'isolement ou de l'acheté de ce milieu et même de la société je pense euh alors que euh plus que jamais on a besoin de mettre fin comment dire non seulement à cet omerta mais surtout à cette situation qui est quand même dramatique il s'agit de quoi il s'agit on on parle d'enfants on parle de mineurs toutes les femmes toutes les actrices qui ont parlé jusqu'à maintenant n'ont pas été entendus et le message que nous avons porté hier justement devant elle devant l'audition c'est de lui dire nous vous avons entendu nous vous avons entendu nous avons d'abord entendu Sophie Marceau qui s'était exprimé on avait eu également Victor couchner qui s'était exprimé 14 ans Vanessa springora 13 ans et donc la société ne peut pas rester sourde à ces situation mais qu'est-ce que vous pouvez faire parce que elle vous l'a dit hier juditerch elle a dit je vous demande de m'aider à faire en sorte que les violences sexistes s'arrêtent dans mon milieu comment vous avez pris cet appel et que peut faire le législateur d'ailleurs il faut arrêter d'accepter l'inacceptable la la la la première des choses c'est comment dire ces injonctions paradoxales c'est-à-dire que on dit aux jeunes on dit aux enfants allez-y parlez sortez de votre silence et nous serons là pour vous accompagner pour vous soutenir or et le juge Édouard Duran l'a très bien dit on se rend compte qu'aujourd'hui 92 % des enfants qui s'expriment ne sont pas aidés 60 % de ceux qui dénoncent des actes de violence d'agression sexuelle alertent un professionnel qui finalement ne font rien et donc la première des choses d'abord c'est d'essayer de protéger ces enfants et d'essayer de les accompagner dans dans ce qu'ils vivent de plus violent à titre personnel dans leur chair première chose la deuxième chose c'est de faire en sorte qu'aujourd'hui euh la justice puisse véritablement agir parce qu'il y a une forme d'impunité finalement encore aujourd'hui mais bien évidemment impunité des agresseurs et elle est pas venue les mains vides elle est venue avec des propositions elle a demandé une commission une commission sur les violence exxiste dans le milieu du cinéma est-ce que vous vous allez porter cette demande aussi au Sénat bien évidemment moi je vais soutenir cette demande d'abord parce qu'une commission d'enquête ça permet d'avoir des pouvoirs extrêmement importants sont des pouvoirs très spéciaux qui en en fait oblige toutes les personnalités que nous demandons à auditionner à accepter cette audition sinon il y a même des pénalités on l'a connu d'ailleurs il y a une commission d'enquête exactement à parlé sous serment il y a une commission d'enquête qui avait été demandée sur la souveraineté énergétique on avait eu deux anciens présidents de la République qui s'était qui s'était exprimé à cette occasion il y a eu 60 recommandations donc vous voyez la commission d'enquête je pense que ça permet d'approfondir d'avoir des informations plus confidentielles et et et d'exposer publiquement par votre groupe et et par le Bureau du Sénat par la présidence mais ça me semble une obligation même morale vis-à-vis de ce qui se passe aujourd'hui encore une fois on parle de tout un système qui ne protège pas des mineurs euh et donc c'est le rôle de des des des élus des responsables politiques d'accompagner justement tous ces jeunes donc d'une part je je je le dis il faut briser véritablement ce silence il faut aussi et ça ça me semble absolument évident même si elle a répondu à cette question sur le rôle des parents oui aujourd'hui comment peuvent réagir des parents face à un enfant qui est sous emprise d'ailleurs dans le consentement le livre donc de Vanessa sprigora qui exprime donc euh son histoire qui est très douloureuse qui est très dure et et donc à l'âge de 13 ans elle tombe sous l'emprise donc de Gabriel matsnev qui avait à l'époque 49 ans elle en a 13 et euh on voit bien elle explique à sa maman que si elle ne le laisse pas euh être avec Gabrielle mastev alors elle se suicide alors elle rond les liens avec euh ses parents donc comment aider ses parents il ne faut pas juger il faut essayer de comprendre et de se mettre à la place euh d'une maman euh qui euh qui est déstabilisée et qui ne sait pas comment gérer cette situation donc je pense que nous en tant que responsable politique on doit aussi essayer de protéger les parents de les accompagner parce que souvent ils ne sont pas crus non plus souvent ils sont pris en quelque sorte pour euh des menteurs ou ceux qui affbulent donc il faut aussi qu'on réussisse en France à dire que euh la parole une fois qu'elle est déliée une fois qu'elle est dite on la croit et on la protège donc je te crois je te protège Judith grch elle a porté plainte contre Jacques Doyon notamment du coup la sortie du film de Jacques Doyon est reporté Rachid adti la ministre de la Culture elle se dit gêné par la sanction collective est-ce que vous aussiez je pense qu'elle était la difficulté c'est que chacun a des positions très divergentes en fonction de est-ce qu'il faut décorréler en fait l'auteur de l'œuvre moi je pense que dans ce dans ce cas-là Judit godr d'ailleurs a répondu elle considère que il y a eu un viol qui a été commis euh par lui-même et que donc dans ces conditions ça lui paraîtrait normal que le film ne sorte pas moi je peux parfaitement comprendre le positionnement de Judit codrege qui a été atteinte dans sa chair et qui encore aujourd'hui euh est dans une forme de souffrance on l'a vu hier lors de l'audition euh et donc moi ça me semble normal en effet de dire que la question aujourd'hui peut se poser donc pour vous il y a pas de sanction de collective et la justice n'est pas encore passée on le R judr a porté la justice ne s'est pas prononcé est-ce que du coup cette sanction elle doit arriver quand même ce report du film écoutez même s'il y a présomption d'innocence encore une fois moi j'ai entendu la parole de Judi godrch du point de vue même de la symbolique il faudrait aujourd'hui considérer que sa parole est entendue sa parole est respectée et sa parole est surtout prise au sérieux parce qu'encore une fois je le redis Judit godrch n'est pas la première actrice à avoir pris la parole on a eu Isabella janui on a eu Sophie mars on a eu adelle nelle pourquoi est-ce qu'il y a un tel silence assourdissant pour moi le véritable sujet il est là et on ne peut pas être d'un côté à pousser toutes ces personnalités à s'exprimer d'un autre côté se rendre compte que finalement il ne se passe strictement rien une fois qu'elles ont pris la parole on va parler d'une autre actualité Actualité du Sénat cette semaine c'est ce vote pour faire entrer l'IVG dans la Constitution un vote qui a été beaucoup plus large qu'annoncé seul 50 sénateurs se sont prononcés contre vous avez été surprise vous par l'ampleur du vote non pas particulièrement parce que j'entendais au sein de mon groupe pas mal de de de sénatrices dire que 50 ans après la loi veille il était tout à fait légitime de penser à inscrire donc l'IVG dans la Constitution et puis il est vrai qu'il y avait déjà eu 18 mois de débat 18 mois du débat où le Sénat avait fait entendre sa voix avec des concessions qui ont été faites en fait sur sur le texte et donc c'était un peu le texte de la du compromis c'est c'était la solution de compromis entre le texte des députés et le texte des sénateurs ce texte c'est 95 % du texte du Sénat qui a été adopté donc dans ces conditions ça semblait légitime et logique qu'il puisse SAF que dans la première adoption par exemple dans votre groupe hein pour parler de votre groupe il y avait 119 sénateurs LR qui avaient voté contre mercredi en avait plus que 41 comment vous expliquez l'évolution de ces positions encore une fois je le redis je pense que il y a eu le fait que les Sénat avaent demandé que qu'il n'y ait pas de référendum et que ce soit un projet de loi gouvernementale on l'a obtenu le Sénat avait demandé demander que le mot droit soit retiré au profit du mot liberté on l'a obtenu on a également obtenu l'emplacement en fait du texte à l'article 34 ça a été obtenu donc encore une fois à partir du moment où la plusvalue du Sénat a été prise en compte ça semblait légitime d'accepter ce texte après je trouve que il y a eu une forme d'injustice qui a été faite vis-à-vis du Sénat quand Gérard Larcher qui est le troisème personnage de l'État se pose la question tout simplement de l' ortunité ou non d'inscrire l'IVG dans la Constitution il a raison de se poser la question la Constitution c'est c'est notre trésor national il est normal que dès qu'on le révise dès qu'on y touche c'est un acte courageux fondateur et et très important c'est normal que on se pose la question à titre personnel non mais je respecte le choix de de Gérard Larcher qui était de de et puis il a raison de de de de considérer que la Constitution ne peut pas être un outil politique au service de l'immédiateté et ça moi encore une fois je respecte parfaitement moi je pars du principe que compte tenu des évolutions des plaques tectoniques qui bougent très très vite dans cette société française il est essentiel aujourd'hui de graver dans le marbre cette ce droit fondamental de recourir à l'IVG toutefois la constitutionnalisation de l'IVG est insuffisante il faut ensuite en effet que cette décision soit effective dans la pratique on va en parler mais seulement 50 sénateurs qui ont voté contre est-ce que c'est pas un désaveux pour Gérard Larché et pour Bruno retaillot non pas du tout je vais vous dire pourquoi parce que Bruno rotaillot et Gérard Larcher ont été très très clair dans nos réunions de groupe ils ont dit qu' n'y avait pas de dél d'opinion sur ce sujet encore heureux et que par ailleurs chacun voterait en son âme et conscience voyez il y a pas eu de on n'est pas dans une caserne c'est un débat de société dans un débat de société il est parfaitement normal que chacun puisse voter comme il l'entend de ce point de vue-là il y a pas eu de consignne il y a pas eu de pression il y a pas eu de est-ce que pour les républicains politiquement il y avait aussi intérêt à tourner la page de livg moi je le pense je pense que on a une échéance électorale qui va arriver bientôt avec les Européennes et qu'il était important de décorréler ce texte qui est très symbolique du du vote des élections ça aurait pu peser sur la campagne de François Xavier bam si les av ét opposé oui oui ça aurait pu peser mais vous savez personne dans notre famille politique et d'ailleurs dans aucun groupe politique ne remet en question la loi veille personne et ça c'est très important de le dire vous savez la droite elle a beaucoup porté le le combat féministe évidemment c'est Simon veille qui avait porté le recours à l'IVG toutes les lois sur la contreéception la pilule c'est les lois ne virirt la parité dans les conseils d'administration c'est les lois également copéimerman voyez donc la droite elle a porté des combats féministes et et on voit bien le résultat aujourd'hui puisque il y a eu plutôt un consensus au sein même de notre groupe et vous l'avez dit il y a des sénateurs des sénatrices surtout qui qui ont alerté mercredi soir sur justement l'effectivité de l'accès à l'IVG et notamment ce chiffre donné par la sénatrice centrce anque billon qui a rappelé que 18 % des femmes sont obligées d'aller dans un autre département que le leur pour avorter est-ce que vous craignez que la constitutionnalisation éclipse cet enjeu concret pour les femmes mais tout à fait parce qu'encore une fois je le redis il est vrai que dans le pays de Simone veille de Giselle Alimi du Manifeste des 343 c'est un symbole très puissant envoyé à toutes les femmes puisque nous sommes donc la première Constitution à l'inscrire euh dans la à inscrire l'vg dans la Constitution sauf que dans la réalité c'est compliqué d'avoir accès c'est insuffisant c'est pas ça qui règlera qui résoudra donc les problèmes d'accès à l'IVG puisqu'on voit bien euh le nombre de centres 130 IVG 130 centres d'IVG ont été supprimé il y a des inégalités d'accès euh au centre d'IVG il y a des disparités territoriales et euh on on manque de gynécologue bref il faut maintenant sur le terrain se battre pour une égalité euh d'accès à l'IVG et et permettre que quand on demande un rendez-vous on n'attende pas entre 7 et 13 jours pour certains ou entre 3 et 6 jours pour d'autres donc maintenant il faut se battre de ce point de vue-là c'est très important on va parler d'un autre sujet puisqu'à votre initiative le Sénat travaille sur une question de société celle des femmes sans domicile notre journaliste Amia dechir vous a suivi son documentaire femmes SDF sans toit ni droit et diffusé demain à 18h30 sur notre antenne elle nous rejoint pour en parler [Musique] bonjour Samia bonjour orien bonjour Sverine bonjour et Samia on va parler de cette mission d'information demandée par Ania sen mission d'information c'est un travail d'enquête de 6 mois ici au Sénat sur les femmes sans domicile Samia vous avez donc suivi le début des travaux on regarde tout de suite un premier extrait ensemble oui tout à fait le premier extrait que j'ai choisi c'est une visite au Samu social de scne SaintDenis c'est là que convergent en fait tous les appels au 115 du département le 115 15 le numéro d'urgence pour les personnes sans abri et vous allez voir qu'ils n'ont plus du tout les moyens de faire face aux demandes des personnes à la rue on reçoit entre 1500 et 2000 appels par jour et on en décroche entre 350 et 500 par jour ce qui est très peu ça va oui madame je vous ée 24 écoutant se relis jour et nuit pour tenter de répondre aux demande de mise à l'AB deux demandes le certificat d'hébergement et la demandeide alimentaire d'accord je vais vous prendre l'exemple de du lundi 22 janvier donc qui était une journée pendant laquelle on a reçu 1594 appels sur ces 1594 appels on a décroché 403 ce jour-là on a eu uniquement deux personnes qui ont pu être mises à l'abri deux places pour plus de 500 demandes ce jour-là 44 femmes enceintes sont restées sans solution jamais le 115 de scè Saint-Denis n'avit connu une telle saturation madame bon je vais relancer la demande pour votre hébergement alors deux places pour mettre à l'abri plus de 500 personnes sur une seule journée est-ce que vous vous attendiez à de tels chiffres avant de commencer vos travaux AG sen ben écoutez oui c'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai demandé cette mission d'information parce que on est tous scandalisés par cette situation qui est totalement indigne on a tous les soirs sous nos yeux des femmes qui parfois avec des bébés dorment à la rue voilà c'est pas dans la France qui est la 7e puissance au Monde une situation d'ailleurs qui tend à se banaliser qui tend à devenir normal en fait puisque le phénomène nouveau c'est la recrudescence du nombre de femmes à la rue depuis la création en fait du Samu par Xavier emmanueli Jacques Chirac à l'époque jamais jamais on aurait refusé une femme avec des bébés en pour une place d'hébergement et aujourd'hui c'est ce qui se passe de de plus en plus c'est pour ça qu'il était important de demander cette mission d'information pour faire des recommandations et pour alerter en fait sur le désinvestissement de l'État l'État dont la mission première est d'assurer la mise à l'abri aujourd'hui ne joue pas son rôle et c'est ça qui en quelque sorte je trouve et d'une irresponsabilité absolue vous avez beaucoup parlé au cours de cette visite des critères en fait face à la pénurie on a dû mettre en place des critères de priorité dans l'accès à l'hébergement d'urgence quels sont ces critères alors ces critères sont pour le coup totalement indignes c'est-à-dire que aujourd'hui comme le Samu Social gère la pénuie puisqueen fait tout est plein comme un œuvere tout est absolument saturé l'État a demandé au préfet en fait de prioriser les place d'hébergement donc c'est par exemple pour les femmes qui sont enceintes de plus de 7 mois c'est-à-dire que si vous êtes enceinte de 6 mois et bien vous n'avez pas le droit à une place d'hébergement ensuite ce sont pour les mamans qui qui ont un bébé de moins de 3 mois donc si vous avez un bébé de 4 mois vous n'avez pas le droit à une place d'hébergement moi je trouve ça d'autant plus indigne d'autant plus monstrueux même inhumain c'est de se dire comment est-ce qu'aujourd'hui on peut choisir entre un bébé de 3 mois et de 4 mois c'est même en terme c'est d'une violence insupportable c'est-à-dire que même en terme d'éducation vis-à-vis de nos enfants de voir une femme à la rue avec un bébé d'un mois parce que ça se brduit de plus en plus c'estàdire que comme il y a pas de place parfois certaines restent dans la maternité et bloquent des lits donc je le dis même en terme l'éducation vis-à-vis de nos enfants quand on passe dans la rue et qu'on voit une maman avec un bébé d'un mois il y a 10 ans ça n'aurait jamais existé et donc je me demande même si les Parisiens aujourd'hui qui voient ces femmes à la rue savent qu'il y a ces critères de vulnérabilité en fait je pense que personne n'est au courant de ces critères de vulnérabilité moi je pense qu'il faudrait les supprimer il faudrait que l'État prenne enfin ses responsabilités et crée 10000 places d'hébergement on est en pleine opération préparation des Jeux Olympiques on est bien capable de créer des villages olympiques dans un pays de solidarité comme la France on laisse des mamans dormir avec des bébés à la rue il faut savoir ça c'est important de le rappeler qu'une femme à la rue est violée dans les 24 heures dans les 24 heures donc qu'est-ce qu'elles font parce qu'elles ont peur elles s'invisibilisent donc elles passent leur temps dans des parkings elles passent leur temps dans des dans des dans des caves pour certaines elles font tout un trajet en bus toute la journée parce qu'elles se fondent dans la masse en fait pour ne pas être une cible pour ne pas être une proie et je ne vous dis pas évidemment l'état de santé mental psychique dans lequel elles peuvent se retrouver parce que elles sont dans le qui vivent permanent une femme à la rue elle ne dort pas en fait elle a peur donc elle est sur le qui vive donc elle est elle est épuisée et quand elles ont la chance parfois de de d'avoir une place dans un foyer d'accueil euh c'est là où enfin elles peuvent dormir parce que elles ne sont pas en proie la cible d'hommes potentiel qui risque que de les violer honnêtement je le dis parce que il faut comprendre que quand elles arrivent souvent parfois certaines tombent dans la prostitution certaines acceptent des prestations sexuelles pour un toit on en est là aujourd'hui donc la situation elle mérite d'être véritablement prise en compte et encore une fois je le redis l'État ne joue pas son rôle de mise à l'abri aujourd'hui il est indigne que des mamans avec des bébés si petits se retrouve à la rue et Samia même parmi les femmes prioritaires celles qui ont un nouveau né de quelques jours certaines restent quand même dehors oui on est allé tourner à la maternité de la fontaine à saint-ni avec mon collègue Jonathan Dupriez c'est un hôpital qui refuse de mettre à la rue des femmes qui viennent d'accoucher elles sont de plus de plus en plus nombreuses hein vous venez de le dire résultat certains lits restent bloqués jusqu'à 3 mois c'est la première fois qu'une équipe de télévision a pu entrer dans le service à la rencontre de ces femmes et puis des soignants bien sûr qui se sentent un peu démuni face à tout ça vous allez voir on regarde tout de suite un extrait ça va oui ça va bah oui je ai eu vous me reconnaissez comment ça va depuis ça va ouais et coucou toi vous donnez que le vibron vous donnez aussi ça un peu des deux ouais ça se passe comment l'ement pass ouais vous avez un moyen de rentrer à la maison non non on a déjà parlé avec la dame on d'attendre de paent par là il sa pas où je vais je va mettre d'accord donc il faut qu'on patiente encore peutêtre vous allez pas sortir aujourd'hui dans ce cas bon courage sa petite fille n'a que 3 jours jusqu'à l'accouchement cette jeune ivoirienne et son épou étit à la rue malgré leurs appels au 115 en 2021 je suis arrivée en Tunisie et de Tunisie j'ai fait la traversée pour venir en France depuis lors je dors dans la rue c'est dans la rue même que je suis tombée enceinte j'ai eu des contraction j'ai appelé le 15 et c'est eux qui m'ont conjuit à l'hôpital de la Fontaine parce que c'était jeens donc je suis venue là jusqu'à j'ai j'ai j'ai accouché je su là je sais pas où où je vais partir avec ma fille donc là je m'inquiète un peu donc c'est un peu difficile alors c'est ces femmes elles devraient être dans des centres d'hébergement d'urgence ils sont saturés c'est pour ça qu'ell se retrouve dans cette maternité qui a parfois le sentiment de devenir un centre d'hébergement d'urgence mais concrètement comment on fait pour le désaturer pour les désaturer ces centres d'hébergement d'urgence pour que ces femmes se retrouvent plus dans les maternités ou dehors est-ce que vous avez déjà des pistes à ce stade il faut évidemment plus de place d'hébergement tout simplement il faut que vous des moyens supplémentaires de l'état des budget supplément il suffit de regarder les chiffres en 2023 euh le le le le budget qui a été dépensé donc pour l'hébergement c'est 3,1 milliards et en 2024 le budget qui est prévu est de 2,9 milliards alors que les besoins explosent je le disais tout à l'heure le phénomène nouveau c'est la recrudescence du nombre de femmes à la rue à Paris je vous donne des chiffres c'est très important aujourd'hui c'est 14 % des femmes qui sont à l'abri donc en 2023 en 2022 c'était 10 % et en 2010 c'était 2 % pourquoi parce qu'avec le contexte de libération de la parole aujourd'hui les femmes quittent le domicile conjugal quand elles sont violentées et puis il y a évidemment la précarisation aujourd'hui aussi cont tenu de l'inflation il y a aussi lesffet covid pendant le covid les hôtels sociaux en fait réserver des places pour ces personnes qui sont en situation de précarité et aujourd'hui elles sont redevenues sont redevenu en fait des hôtels euh et vous avez l'impression que c'est un sujet qui passe sous les radars politiques c'est-à-dire que le gouvernement les politiques n'en n'en tiennent pas compte n ont presque même pas conscience ou est-ce que il y a une une conscience de du sujet mais pas les moyens qui vont avec ben en fait c'est la question que posait Sami à laquelle j'ai pas encore répondu mais qui rejoint la vôtre c'est que le le fond du problème c'est aussi une crise du logement en France c'est le sujet le plus stratégique tout est lié puisque'en fait l'hébergement d'urgence est saturé il suffit queune personne sorte l'hébergement d'urgence s'il y avait des logements et bien très vite elle se réintégrerait ce serait de la réinsertion or ça ça n'est pas possible donc euh il faut évidemment des moyens budgétaires supplémentaires mais il faut surtout créer des places 10000 et notamment des places plus spécifiques pour les personnes qui sortent de la maternité et on l'a vu dans ce reportage elle dit je ne sais pas où je vais aller donc moi je pense qu'il faut 10000 places généralistes et des places spécifiques pour les femmes qui sortent de la maternité alors si les les hébergements d'urgence sont saturés c'est aussi en partie parce que vous l'avez dit les les femmes qui sont éberges dans les C ne trouvent pas de logement et parfois c'est des femmes qui travaillent mais comme elles n'ont pas de papier elles ne peuvent pas trouver de logement à la sortie et donc elles occupent parfois pendant plusieurs années une place dans les centres des femmes qui travaillent est-ce qu'il faut pas massivement les régulariser ces femmes sans abri qui qui parfois travaillent le le problème c'est que elles sont sans papier c'est ça la difficulté c'est c'est qu'en fait elles arrivent dans une situation irrégulière en France et et et d'où la difficulté le problème c'est qu'elles vont pas travailler elles sont sousqualifié alors on l'a vu il y a des femmes qui travaillent dans les centres que vous avez visité vous avez rencontré des femmes qui sont sans papier et qui travaillent et qui sont parfois depuis 4 ans dans des centres d'hébergement d'urgence est-ce que il faut pas envisager une régularisation pour désaturer l'hébergement d'urgence dans les secteurs antention encore une fois je le disais je vous le disais la dernière fois la difficulté aujourd'hui c'est que malheureusement le sujet il est pas tant migration le sujet c'est l'absorption du nombre d'immigrés et qu'on narrive plus aujourd'hui à insérer il est là la difficulté il faut pas nier le problème aujourd'hui malheureusement il est très très difficile de de d'intégrer parce qu'en 50 ans il y a de 2 et demi fois de plus d'immigrés en France et qu'on a du mal aujourd'hui donc tout simplement à trouver ben du travail à insérer toutes ces personnesl donc la situation n'est pas si simple en fait et on peut pas répondre oui non comme ça et votre reportage Samia très poignant à voir est à voir demain 18h30 sur notre antenne femme SDF sans toi ni droit c'est t'avoir demain à 18h30 merci beaucoup Samia merci bravo pour ce reportage merci amen évidemment vous êtes dans le reportage de samiia merci beaucoup d'avoir été avec nous pendant cette première demi-heure dans 20 minutes on reviendra sur l'audition de Judith godrch hier devant les sénateurs ce sera le débat du club mais d'abord on accueille notre prochaine invité Julien de Normandie nous rejoint
Agnès Evren