"Ce qui compte, c’est la sécurité de nos élèves et de nos personnels", affirme le recteur de l'académie d’Aix-Marseille
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 56 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:12OuverteRéponse directe
Les cours vont-ils reprendre normalement cette semaine ?
- 1:37RelanceRéponse partielle
Le choix de fermer les lycées ne donne-t-il pas raison aux bloqueurs ?
- 2:38OuverteRéponse partielle
Si un lycéen signale un manque de prof depuis trois semaines, qui répond ?
- 3:24RelanceRéponse partielle
Le taux de remplacement des professeurs absents est très bas, non ?
- 3:36OuverteRéponse partielle
Où allez-vous trouver ces professeurs manquants ?
- 4:27RelanceRéponse partielle
Ces critiques ne vous découragent pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:25Invité politiqueChiffre
« Dans l'Académie d'Aix-Marseille, on a une soixantaine de lycées qui sont en enseignement à distance. »
- 1:33Invité politiqueChiffre
« C'est à peu près un tiers des lycées de l'Académie d'Aix-Marseille. »
- 3:07Invité politiqueChiffre
« Je pourrais vous dire qu'on arrive à remplacer 99% des professeurs. »
- 3:41Invité politiqueFait
« nous avons réussi grâce au concours et à la réforme du concours enseignant à faire le plein des recrutements. »
- 3:48Invité politiqueFait
« Et donc, c'est la première année où on a amorcé, je dirais, vraiment une reconquête de l'attractivité du métier enseignant. »
Temps de parole
- Invité politique62 %
- Invité31 %
- Présentateur4 %
- Présentateur 22 %
≈ 16,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
D
'ici Provence, ici Matin. Et les 7h46, David Dussiou, l'invité d'ici Provence, c
'est
la semaine de vérité dans les lycées.
Il
y a
une question que tout le monde se pose, de l'élève de seconde jusqu'au ministre de l'éducation nationale. Les cours vont-ils reprendre normalement cette semaine ? Aujourd'hui, entre 4 et 500 lits,
c
'est fermé. C'est le cas du lycée Lampéry à Salon, victime d'un incendie volontaire samedi matin. Le premier ministre demande que les cours reprennent dès ce lundi, partout, dit-il, où la sécurité le permet. Et qu'est-ce que propose
Sébastien
Lecornu, justement, au lycée
?
Alors,
sur
les profs absents, ils souhaitent que dans chaque académie, dès cette semaine, il y ait un traitement prioritaire pour les absences longues et les postes non pourvus. Sur l'état des lycées, une réunion est prévue demain, avec les présidents de région. Et Sébastien Lecornu veut aussi une amélioration de Parcoursup d'ici la fin octobre.
Bonjour Benoît Delaunay. Bienvenue. Vous êtes recteur de l'Académie d'Aix-Marseille.
Elle
vous inquiète, cette nouvelle semaine ?
On
est évidemment concentré. Les événements auxquels on a assisté la semaine dernière, sont, pour certains, très préoccupants. C'est des violences de jeunes ou de moins jeunes. Et puis, pour d'autres, sont des événements qui peuvent survivre dans la vie d'un pays. Des contestations d'élèves ou d'étudiants sont des choses qu'on peut voir. Et donc, il faut arriver à bien distinguer les deux, et surtout à permettre le dialogue. Combien de lycées fermés, ce matin, dans l'Académie ? Dans l'Académie d'Aix-Marseille, on a une soixantaine de lycées qui sont en enseignement à distance. C'est à peu près un tiers des lycées de l'Académie d'Aix-Marseille.
Le choix que vous avez fait de les fermer, est-ce que finalement, ce n
'est
pas donner raison aux bloqueurs ? C'est exactement ce qu'ils cherchent, non ?
Non, ce qui compte, c'est la sécurité. Sécurité de nos élèves, sécurité de nos personnels. Et là où cette sécurité ne peut pas être assurée, ou parce qu'il y
a
eu des dégradations telles, vous faisiez référence au lycée de l'Empéry ce week-end, il y a encore des suies, des fumées. Mais évidemment, c'est ce qui compte, la sécurité. Ce
qui change aussi aujourd'hui, c'est que le ministre invite les lycéens à s'exprimer sur une plateforme de concertation en ligne. Dès ce matin
?
La plateforme va
ouvrir dans l'après-midi. Elle est vraiment l'une des étapes ou des briques de cette concertation. J'ai moi-même reçu vendredi les élus lycéens dans le cadre du Conseil académique de la vie lycéenne. On a une démocratie lycéenne, un cadre démocratique. Il faut s'appuyer dessus. Peut-être qu
'il
faudra aussi le rénover, aller plus loin. Mais on a des élèves qui sont élus. Et démocratiquement, c'est un élément évidemment central.
Concrètement, si un lycéen vient sur cette plateforme, il vous écrit, il dit par exemple, il manque un prof depuis trois semaines. C'est vous qui lui répondez ? C'est son proviseur ? Comment ça va marcher ?
Alors, cette plateforme va recueillir effectivement les difficultés que rencontrent les élèves et puis les propositions qu'ils font. S'agissant du remplacement, ce qui est important, c'est ce qui se passe très concrètement dans l'établissement. Et on doit être chaque jour plus attentif justement au manque de tel professeur ou de tel autre. Je pourrais vous dire qu'on arrive à remplacer 99% des professeurs. Mais vous pourrez me dire aussi que de manière très concrète, il manque ici un professeur de mathématiques, ici un professeur d'anglais. il faut qu'on arrive à traiter encore plus rapidement ces situations-là. Le
taux de remplacement, il est très bas pour les absences courtes. C'est 12%, même pas ce que dit un rapport parlementaire. C'est inquiétant ça, non ?
Et
c'est là où on a effectivement des marges de progrès. Et vous allez les trouver où ces profs ? Alors, les professeurs, ce qu'on peut se dire, c'est qu'à cette rentrée, nous avons réussi grâce au concours et à la réforme du concours enseignant à faire le plein des recrutements. Et donc, c'est la première année où on a amorcé, je dirais, vraiment une reconquête de l'attractivité du métier enseignant. Et donc, on va continuer à s'appuyer là-dessus. Ce n
'est
pas un sujet nouveau pour nous, mais il faut clairement aller plus vite.
Benoît Delaunay, vous êtes recteur. Ce que vous dites, on veut bien le croire, il y
a
une impression de dialogue de sourds entre l'éducation nationale et l'IC. Écoutez ce que dit Martha. C'est une élève de seconde. C'est à la garde, ce n
'est
pas votre académie. C'est près de Toulon. Mais ne croient pas en la volonté de dialogue. Écoutez-la.
Ça va faire comme il y a 5-6 ans quand on a essayé encore une fois de manifester. Chaque manifestation,
il
faut qu'ils nous écoutent, ils ne nous écoutent pas. Ils nous disent juste des trucs en plus, des trucs en plus, mais il
n'y a
rien qui change.
Il n
'y a
rien qui change. Ça ne
vous
décourage pas, ça, ce matin ?
Non, vous savez, quand on travaille dans le métier de l'éducation, on n'est pas découragé. Et on a l'habitude de travailler avec les plus jeunes. Et donc, il faut entendre un certain nombre de préoccupations des jeunes. Et puis ensuite, il faut construire des réponses concrètes. Parfois, certaines peuvent être de très court terme. On peut avancer vite sur certains sujets. D'autres, évidemment, demanderont davantage de temps.
J'entendais un maire de région parisienne qui disait cette semaine « Le problème, c'est que les recteurs, ils n'ont pas Snapchat. » En gros, sur les réseaux sociaux, les jeunes parlent,
mais
vous ne les entendez pas. Est-ce que vous êtes attentif à ce qui se dit sur les réseaux, vous ?
On est un peu comme tous les adultes aussi. On est attentif aux réseaux sociaux, mais on essaye aussi de ne pas en être esclaves. C'est le message aussi qu'on fait passer à tous. Nous passons tous beaucoup de temps sur les écrans. L'un des messages aussi, c'est d'arriver à faire autre chose.
Alors, ces lycéens, ils ont quand même des méthodes très traditionnelles. Ils ont des pancartes pendant les manifestations. Vous avez dû les voir. J'en ai récupéré deux. Je vais vous en faire lire la première. Rimbaud nous l'a montré. Être jeune, c'est se révolter. Vous êtes d'accord avec ça ?
Rimbaud est un de nos plus grands poètes. Et on n'est pas sérieux quand on a 17 ans. Mais vous vous êtes révolté, vous aussi, quand vous étiez ce lycéen. Chaque jeune a en lui une part de contestation. Ça, il faut l'entendre. Et puis aussi une part de proposition. Et ça, il faut l'entendre aussi.
Deuxième pancarte. L'éducation nationale, c'est mon ex. Beaucoup de promesses, peu d'engagement.
Ça,
c'est dur.
Il faut qu'on ait beaucoup d'engagement qui concrétisent toutes les promesses.
Et
si vous, vous aviez une pancarte à montrer au lycée, ce serait laquelle
?
Eh bien,
dialogue.
Dialogue,
vous y croyez encore ? Oui,
beaucoup.
N'avez pas peur
?
Écoutez, on est attentif. On est attentif. Il faut que parents et élèves soient bien conscients des questions de sécurité. Ça, c'est important. Mais en même temps, ce qui prime dans notre école, c'est l'enseignement. Et quand on a des revendications pour justement que les cours aient bien lieu, que le remplacement se fasse, ça veut dire qu'il
y a
une attente d'école. Et c'est ça qu'il faut entendre. Merci, Benoît
Delaunay. Vous êtes le recteur de l'Académie d'Ex-Marseille. Merci à vous et bonne journée.
Merci à vous.