« Le 14 avril est morte la Vème République. » Clémentine Autain invitée de Questions Politiques
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous répondez à Elisabeth Borne qui veut accélérer ?
- 0:45RelanceÉludée
La loi était validée par le Conseil constitutionnel, c'est un point marqué pour le gouvernement ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Vous dites que la Ve République est morte, pourquoi ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Remplacer le Conseil constitutionnel par quoi ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Comment vous voyez la suite du conflit et votre rôle dans la mobilisation ?
- 8:30OuverteRéponse partielle
Est-ce que les excès de la gauche favorisent l'arrivée du RN ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Clémentine AutainFait
« la légalité ça n'est pas la démocratie »
- 2:30Clémentine AutainFait
« le 14 avril est morte la 5ème république »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour merci d'avoir accepté notre invitation vous êtes député LFI deuxième Saint-Denis vous appartenez donc à cette interview de la nuque hier Elisabeth borne a répété qu'il n'y avait ni vainqueur ni vaincu et devant le Conseil national du parti Renaissance elle a décidé de regarder vers l'avenir alors dans les semaines et les mois qui viennent autour du président de la République [Applaudissements] une première ministre déterminée à accélérer qu'est-ce que vous lui répondez accélérez quoi accélérer la déconnexion du président de la République du gouvernement avec les Français accéléré des choix politiques que les Français ne veulent pas que les syndicats ne veulent pas accélérer quoi accélérer le mépris dont ils font preuve il y a une dimension assez orwellienne dans la façon dont Elisabeth borne comme le président de la République s'adresse aux Français jour après jour depuis le début de cette crise qui dure quand même depuis mais attendez chacun joue son rôle la loi elle était validée en grande partie par le Conseil constitutionnel elle a été promulguée c'est un point marqué par le gouvernement ou pas non la légalité ça n'est pas la démocratie et vous le savez donc cette décision n'a pas de légitimité elle a une elle a la légalité d'une certaine manière pour elle mais ça n'est pas la légitimité et d'ailleurs ça pose un problème au président de la République parce qu'au fond il n'a plus d'autorité vous savez c'est justement ce qui s'assoit sur la légitimité l'autorité vient d'un mot latin qui veut dire augmenter donc un président de la République il y a de l'autorité c'est quelqu'un qui est capable de nous hisser vers le haut voilà or ce qu'il fait c'est qu'il nous tire vers le bas et qu'il n'a pas cette légitimité aujourd'hui le Conseil constitutionnel et vous le savez bien après une décision qui est assez responsable parce que la matière juridique c'est une matière qui n'est pas c'est pas une science exacte c'est c'est une affaire d'interprétation et il y a de l'irresponsabilité dans le choix du Conseil constitutionnel de décider de valider un texte qui est rejeté par l'écrasante majorité des Français qui n'a pas la valve des syndicats qui n'a même pas été voté à l'Assemblée nationale qui met le pays dans un secteur de colère magistrat Conseil constitutionnel quand vous dites la grande l'Assemblée nationale et l'Assemblée nationale a voté et les syndicats dans une démocratie digne de ce nom la démocratie sociale ça existe dans une démocratie digne de ce nom quand vous avez des millions de gens dans la rue ça existe ça n'est pas on ne peut pas être dans le déni sinon ça veut dire qu'un homme seul un homme seul peut décider au mépris du peuple de la majorités je voudrais juste ça ne vous pose pas un problème qu'on revienne dans les parties partout ça me pose un problème la légitimité vous essayez de dire que c'est quelque chose une espèce de d'esprit public qui est quelque chose qui s'impose à tous non ça doit être comment vous faites cohabiter la légitimité de l'Assemblée la ligibilité d'un chef de l'État qui est jusqu'à nouvel ordre et élu avec la légitime que vous vous ressentez et que c'est peut-être pas la même que moi que celle de Françoise Karine ou de Thomas alors on va laisser notre réponse par tous les bouts de personnes donc vous avez un président de la République seul qui décide d'imposer aux Français de travailler deux ans de plus alors que mais attendez le vote du 49-3 c'est quand même le gouvernement qui a mis en jeu sa responsabilité donc vous pouviez le renverser si vous aviez la majorité de l'inverse écoutez c'est là qu'il y a c'est là qu'il y a un sujet c'est-à-dire que vous pouvez je pense que le sujet n'est pas là je pense qu'on est on est on est bien au-delà du sujet alors pour répondre sur la notion de censure il manquait 9 voix ce qui est quand même très peu et vu ce qui s'est passé avec le Conseil constitutionnel vous avez vu que les cavaliers législatif c'est-à-dire des mesures qui ont notamment été introduites sous la pression de de LR qui était censée être les carottes par rapport au bâton de travailler deux ans de plus bon l'essentiel est passé à l'amende aussi bien l'index des seniors ça peut revenir dans un prochain texte le gouvernement potentiellement mais parce que complètement fou c'est qu'ils avaient une note du Conseil d'État disant que ses cavaliers ne seraient pas validés donc ils ont menti ils ont menti à la représentation nationale ils ont menti dans les négociations avec elle donc voyez il manquait 9 mois et nous avons pris l'initiative et c'est notamment mon collègue Eric Coquerel qui est président de la commission des finances de prendre attache avec nos partenaires de la nups et avec le groupe liotte pour redéposer une motion de censure et on peut penser que vu la situation les choses pourraient être différentes dans un prochain vente éventuel d'une motion de censure donc ça on va y aller mais je veux dire ici très solennellement que le problème que nous traversons aujourd'hui c'est une crise de régime c'est que d'une certaine manière le 14 avril est morte la 5ème république je rappelle qu'elle est je rappelle qu'elle est née d'abord je pense qu'elle ne correspond plus du tout du tout pourquoi la mort de la Cinquième République parce que si les sages les prétendus ça devient ironique de dire les sages parce qu'ils n'ont fait preuve d'aucune sagesse mais si les membres du constitution du Conseil constitutionnel nous disent que c'est donc légal conforme à la Constitution de pouvoir imposer une loi contre la vie du peuple alors dans des lopes sont les sondages d'opinion est-ce que ce sont les sondages d'opinion madame précise des millions de gens dans la rue tous les syndicats vendent à partir de combien de millions alors vous savez vous savez très bien qu'il y a eu des millions de gens là soyons un tout petit peu sérieux vous contestez le fait que la majorité du peuple aujourd'hui ne veut pas de cette loi sérieusement vous êtes capable de me dire ça repose sur des sondages d'opinion des sondages juste une seconde on a plein de questions à vous poser on d'accord qu'il s'est précipité autant couper court à toutes les toutes les possibilités de RIP etc ok ok mais il se précipite alors qu'il sait que la colère est immense dans le pays donc il prend deux fronts le peuple le président de la République normalement il est le garant de l'unité de la nation on est d'accord avec ça et là aujourd'hui qu'est-ce qu'il fait il divise il fracasse il met en colère la majorité de la population donc vous voyez bien vous voyez bien qu'il y a un problème la majorité un problème qui est constitutionnel il n'est pas normal dans une république digne de ce nom qu'un homme seul puisse décider au mépris de la majorité sur des sujets positifs juste allons jusqu'au bout de cette idée là parce que vous dites la 5e République ça c'est pas la première fois que la part d'un insoumi ou d'une insoumise on l'entend pour fin de la 5e République fin du Conseil constitutionnel si je vous entends bien allons jusqu'au bout on remplace le Conseil constitutionnel par quoi parce que dans tous les pays démocratiques on a des assemblées qui sont là pour contrôler la Constitution on aura toujours j'imagine constitution donc en fait on fait comment si on veut vraiment suivre le raisonnement jusqu'au bout parce que c'est intéressant vous proposez votre forme des retraites qui sera sans doute pas non plus de la volonté de la majorité du peuple comment vous la faites adopter alors déjà je pense que c'est important de prendre acte du fait qu'on est dans une cinquième république et nécrosée et qui va falloir changer de régime ça c'est un préalable à la discussion une fois qu'on dit que il faut changer il faut savoir quel est le sens le sens c'est donner davantage de pouvoir au législatif par rapport à l'exécutif le sens c'est de donner deux secondes je fais le contraire de ce que j'avais dit mais juste parce que j'aimerais qu'on comprenne bien quand même est-ce que pour vous la 5G République à un moment donné trouver grâce à vos yeux et ce qui a eu un moment vous dites là elle fonctionnez bien et elle fonctionne plus mais vous dites elle est nécrosée donc ça veut dire que elle a fonctionné à un moment donné et quand je pense qu'il y a un problème dès le départ je n'oublie pas qu'elle a été fondée par et pour un général que c'est ça a été d'ailleurs une forme on l'oublie mais c'est arrivé dans une forme de coup d'état on parle de coup d'état démocratique et d'ailleurs il s'agissait par cette cinquième de redresser l'État et de sauver l'empire colonial et l'Algérie contre on parlait à l'époque des barbares indépendantistes oui enfin n'oublions pas d'où elle vient et pour qui elle a été faite et je pense qu'en effet dans ce 21ème siècle où l'exigence pouvoir participer aux décisions de pouvoir compter ce qui est quand même bien légitime et non un problème d'ailleurs c'est bien la loi contre la peine de mort 65% des Français étaient contre cette abrogation il l'a fait quand même bien sûr il y avait au moins une légitimité non il y avait zéro légitimité mais c'était illégitime la part de François Mitterrand d'imposer ça au peuple je pense que à ce moment-là il n'y a pas eu des millions de gens dans la rue et une mobilisation telle que il fracturait le pays ça s'est pas passé comme ça il y a un autre moment d'ailleurs le président de la République François Mitterrand quand il s'était agit de l'école libre il a reculé parce que là il voyait bien qu'il fracturait donc donc c'est une affaire voyez de de compréhension du pays et on a le sentiment qu'Emmanuel Macron lui se fiche littéralement de cette ambiance du pays qu'il est déconnecté s'il y a quelque chose à chercher du point de vue psychanalytique à mon avis c'est du côté de cette déconnexion une dimension que vous ne prenez pas toute puissance chez mais le problème n'est pas d'analyser manuel Macron d'un point de vue psychanalytique le problème est de se dire comment pouvons-nous avoir un mécanisme institutionnel qui permet à un homme aussi déconnecté de pouvoir agir au mépris de son peuple et bien désolé mais là je pense qu'on touche à un problème qui après au régime et c'est pourquoi je pense qu'il faut prendre des initiatives sur la 6e république et c'est pas que la question des retraites parce que la question de qui décide dans un monde où vous voyez bien que la finance a pris énormément de poids sur le choix des citoyens et bien cette question de qui décide elle concerne des champs entiers c'est aussi bien de savoir qui décide par exemple du coup de fin des prix aujourd'hui qui va décider que on se laisse aller à l'inflation ou est-ce qu'on est capable de comprimer les plis et de et de et de les contraindre on a perdu un vote alors c'est quoi votre solution compromis de tous les parties à l'Assemblée ou parce que au fond personne n'est majoritaire aujourd'hui dans cette assemblée personne n'est en mesure d'impos sa loi donc comment vous faites vous et surtout qu'est-ce que vous proposez pour demain est-ce que ça veut dire qu'il y a plus de président de la République dans votre système j'ai commencé à vous expliquer vous m'avez écouté coupé donc je vous disais d'abord le législatif qui doit primer sur l'exécutif ce qui est pas le cas aujourd'hui ensuite d'avoir davantage de médiation qui est du pouvoir c'est ce qu'on appelle parfois aussi les contre-pouvoirs de les doter de davantage de pouvoir je pense qu'il faut aussi consolider des droits dans le cœur même de la Constitution pour éviter que nous ayons des mesures aussi antisociales aussi injuste aussi contraire aux principes de liberté d'égalité de fraternité j'étais très choquée d'entendre j'étais très choquée d'entendre le président de la République dire ne rien lâcher c'est ma devise la devise de la République c'est liberté égalité fraternité et ce serait bien qu'il s'en souvienne et ce serait bien qu'il s'en souvienne plutôt que d'en faire ce que vous aimeriez mettre dans la Constitution j'ai pas compris ça consolider des droits vous savez que la Constitution peut être la Constitution peut-être par exemple et bien commun on a un problème avec l'eau typiquement et bien on peut consacrer dans la Constitution la consolidation d'un droit à l'eau je prends cet exemple on le sait sur le droit à l'avortement on peut constitutionnaliser le droit à l'avortement c'est à dire que la Constitution peut élever le socle des droits et des protections et que donc le sens de notre avenir commun un peu contradictoire avec une phrase que vous avez dit au début de l'émission quand vous dites l'égalité c'est pas la démocratie là vous voulez légaliser des tas de choses non ce que je veux c'est que le le socle de départ ne permet pas que des gouvernements successifs puissent produire tant de loi qui sont régressives qui sont contraires à l'intérêt général et qui tourne le dos à nos valeurs premières à nos principes premiers et et pour moi la justice aussi en fait partie donc c'est ce que j'appelle consolider mais tout ça doit être le fruit d'un processus constituant j'ai pas je vais pas vous donner les réponse à toutes de cette sixième de déshydroliser un peu les choses je pense que c'est exactement l'inverse et je pense qu'aujourd'hui si on est ici et que donc c'est dans la Constitution si on élucide on voit bien qu'on a un teint un tel niveau de défiance entre la majorité de nos concitoyens et celles et ceux qui les représentent vous êtes d'accord avec sa voix et bien qu'il y a un problème oui mais c'est pas en constitutionnalisant l'eau etc que ça va régler ce problème là essentiel et donc du coup on n'a pas très bien compris vous ne comprenez pas vous donner plus de pouvoir au législatif sur l'exécutif et alors quel est vous savez que très bien fonctionné je pense que ça serait intéressant de regarder aussi cette page de l'histoire parce que on fait l'éloge de la cinquième mais je rappelle que c'est sous la Quatrième République qu'on a réussi à remettre notre pays sur pieds qui s'appelle la guerre d'Algérie donc vous vous dites il faut passer à 6e république mais en attendant comment est-ce que vous allez comment vous voyez la suite du conflit et comment vous vous greffez sur cette journée du 1er mai comment vous vous essayez de d'agir avec l'Inter syndicale sachant que les relations sont pas toujours très faciles d'abord vous conviendrez avec moi que rien n'est fini c'est à dire que la loi a beau être promulguée je ne sens pas des Français prêts à rentrer chez eux et d'ailleurs vous avez cité tout à l'heure ce cet enquête d'opinion qui dit que la tente vis-à-vis des syndicats c'est 60% des Français qui disent au syndicat continuer je pense que ce premier mai va être historique il va être énorme il va être énorme les gens ne supportent pas non seulement l'idée de travail deux ans plus mais maintenant ne supporte pas ce climat anti-démocratique qui s'installe et par tous les bouts par tous les bouts c'est aussi la répression il y a pas eu de réaction pardonnez-moi au moment où la promulgation de la loi a eu lieu il y a eu des réactions toute petite il y a eu une annonce immédiate une date de transaction réelle et massive enfin je veux dire il s'est pas passé grand chose pour l'instant ce weekend on aurait pu imaginer si vous inquiétez pas ne l'ont pas patiente vous allez voir même du 49-3 utilisez des gains par Elisabeth borne il y a tout de suite des réactions dans la rue là il y en a pas vu vous allez voir lundi soir vous savez lundi soir il y a déjà un mot d'ordre qui est lancé de casserole au moment de l'intervention du président de la République il y a non mais je veux dire faut faut entendre et c'est spontané jeudi mais jeudi vous avez une journée de la colère des cheminots d'accord la colère va s'exprimer des Jeudis ensuite vous aurez cette date du 1er mai mais je vous assure que ça va pas être terminé ça va pas être terminé et si le président de la République pense qu'il suffit d'attendre et est-ce qu'on compte sur une forme de sidération parce que c'est vrai qu'il y a de la sidération ou de la résignation il y a de la il peut y avoir une part de résignation mais je trouve que depuis deux mois et demi c'est pas ce qui domine c'est plutôt au contraire une colère qui s'exprime avec les difficultés qui sont les nôtres moi je voudrais à la fois tirer mon chapeau à l'intérieur syndical qui a mené la bataille de main de maître mais aussi dire que cette impressionnant la mobilisation et les grèves qu'il y a eu dans un contexte qu'on fait mine d'oublier mais qui est un contexte de où les prix explosé non mais je veux dire ça a exploser quand vous avez 17 % d'inflation sur une année et des salaires qui n'augmentent pas vous voyez bien que vous m'avez jamais une journée de rêve c'est 70-80 100 euros c'est énorme ici mais pourtant ils l'ont fait et vous avez des caisses de solidarité qui se remplissent à une vitesse plus claire nous comment vous vous voulez vous intégrer dans ce cette jusqu'à présent une volonté de l'intersyndicale de rester sur un mouvement syndical et de pas être récupéré par le politique juste je précise parce que vous venez de dire que le 1er mai sera une journée importante qui dépassera si j'ai bien entendu la question des retraites vous évoquez la question de la démocratie c'est pas le sujet de Laurent Berger des syndicats à ça donc est-ce qu'il y a pas la deux discours qui peuvent qui peuvent je veux pas parler à la place de Laurent Berger je ne suis pas sa porte-parole mais je le lis et je pense que la question démocratique l'intéresse quand on lui demande quand on lui demande par exemple s'il faut une nouvelle république ou s'il faut renverser le gouvernement il dit c'est pas mon sujet ça c'est pas son sujet mais par contre le fait que la démocratie sociale à ce point bafouer je pense que c'est le sujet de Laurent Berger vous voyez et que il voit très bien qu'elle est problème le fait que la majorité des Français soient contre cette loi et que cette loi cette appliquait je pense que c'est un problème pour Laurent Berger vous voyez donc la question démocratique elle nous est à tous poser qu'est-ce que vous faites à partir de maintenant jusqu'au 1er mai qui doit casser la baraque et après on appelle à la mobilisation historique ça c'est pour le 1er mai et après c'est pour le premier style nous voulons la progression nous prenons toutes les dispositions qui sont en notre pouvoir sur le terrain institutionnel pour essayer de continuer la bataille on a parlé tout à l'heure de la motion de censure on attend la décision sur le deuxième RIP on peut aussi si ça marche pas lancer une pétition comme à proposer Olivier Faure pour d'avoir très très vite 5 millions de signatures moi je pense qu'il faut également prendre une initiative sur le terrain des libertés publiques et de la démocratie autour de la Sixième République si nous avions des assises partout dans le pays pour poser cette question de qui décide et pour faire avancer l'idée de qu'est-ce que nous puisqu'il y a une crise de régime comment nous ferions vivre cette sixième république je pense que la nupesse et dans un front qui soit à l'affront un front politique mais aussi social et aussi culturelle j'insiste parce que souvent on parle de France sociale et politique mais je pense qu'il faut un front social politique culturels vous avez vraiment l'impression qu'on termine vous me dites qu'est-ce que vous allez faire je termine d'un mot parce que pour moi c'est aussi notre responsabilité notre responsabilité c'est de travailler et de faire grandir la perspective politique puisque ce régime nous est insupportable et qu'il faut en changer puisque cette politique est une politique au service du monde de la finance qui est rivé sur la loi du profit voilà et qui est obsédé par la réduction de la dépense publique qui est toujours d'ailleurs au service des grands groupes économiques à qui on donne beaucoup d'argent vous savez les exonérations des entreprises etc tout ça ça a un coût et un coup qui est supporté par les ménages en réalité par la baisse du moins 10 ans en terme de service public toute cette logique là qui est en plus folle du point de vue écologique puisque on ne sort pas des clous du consumérisme et du productivisme tout ça il faut tourner le dos donc il faut construire la perspective politique ou est-ce que c'est une proposition de la du peste maintenant collectif de faire de ce combat du 1er mai un objectif politique pour arrêter avec la Cinquième République non le 1er mai je sais pas ce que j'ai dit je crois qu'on se comprend pas très bien le premier mai c'est à l'appel des syndicats et nous mettons nos forces dedans et après et nous suivons les initiatives prises par les syndicats ça c'est une chose d'accord s'appelle la mobilisation sociale et et les syndicats conduisent cette marche là après nous en tant que force politique on a aussi des choses à dire et à proposer je pense que nous avons besoin d'un front social culturel et politique pour évidemment se battre contre la réforme des retraites mais aussi aller plus loin et je crois qu'aujourd'hui la crise démocratique la crise de régime nous impose de travailler sur qui décide mais vraiment l’impression que les Français sont prêts à se renversement de la Cinquième République et vous allez l’impression que les Français sont prêts à supporter qu'un up décide tout seul vous avez des Français me semble effectivement opposés à cette réforme des retraites de là à renverser la 5ème république vous allez vite qu'est-ce qui vous attache à ce point la Cinquième République moi rien mis avec de Gaulle de quoi de quoi vous voulez parler quand vous parlez d'un mais si vous ne voyez pas qu'il y a un problème qui dépasse la question des retraites dans ce qui est en train de se jouer en ce moment effectivement nous avons une divergence est-ce que les Français c'est dans leur priorité est-ce qu'ils y pensent est-ce qu'ils se disent vraiment mon problème c'est changer d'assainissement public et j'entends bien que la question est comment vous liée si vous parlez abstraitement juste changer la cinquième bon peut-être que c'est pas au quotidien quand les gens sont là confrontés à des tonnes de problèmes parce qu'ils sont confrontés aujourd'hui à des tonnes de problèmes on a l'impression qu'il y a plus grand chose qui marche dans cette société donc ils vont faire leurs courses c'est l'enfer ils voient leurs feuilles de paie c'est l'enfer et ils vont voir les services publics ils sont détériorés ils veulent prendre le train il y en a plus ou alors il est en retard bref il y a quand même beaucoup de choses qui ne fonctionnent pas donc c'est ça le problème quotidien des Français maintenant se dire que qui décide de tout ça qui décide qu'on investit ou pas de l'argent dans les hôpitaux dans les écoles qui décide qu'on donne plein d'argent aux grandes entreprises sans aucune contrepartie qui décide qui décide mais non c'est pas les Français aujourd'hui parce que je pense qu'on a un système mais vous voyez bien que 11 fois si le résultat des élections 11 fois depuis le début de la mandature nous avons été empêchés écoutez quand même un moment il faut il faut dire les choses aussi à un moment l'article 11 n'a pas été voté parce que vous avez pouvez organiser l'obstruction à l'Assemblée il ne vous a pas échappé que l'exécutif aujourd'hui avait des pouvoirs exorbitants par rapport au législatif donc moi je vous dis que toutes les questions très concrètes que je pose elles ont avoir avec notre régime institutionnel et notre démocratie pour qu'on soit clair et qu'on avance vous êtes favorable à un régime qui soit plus législatif plus parlementaire et qui peut aller jusqu'à simplement ça parce que vous savez on ouvre la boîte de Pandore je vais vous dire est-ce que vous faites avec je vais vous donner un autre exemple madame sangrik qui va vous parler c'est que je pense que dans une république digne de ce nom vous voyez le néolibéralisme depuis très longtemps il a fait émergé aussi des experts pour nous raconter que theresdo alternative on connaît non mais je veux dire c'est vrai et qu'on a un problème de concentration dans les médias et d'accès à l'information donc quand on touche à la non mais quand on touche à la démocratie ce que je veux vous dire c'est que c'est pas qu'un problème de ce qui se passe au Parlement le législatif doit prendre plus de poids sur l'exécutif mais il faut aussi lutter contre la concentration dans les médias pour on est un système d'information qui permette aux citoyennes et aux citoyens d'être mieux éclairés bien sûr il faut toucher à la justice c'est pour ça que vous parlez de front culturel l'expression m'avait un peu étonné tout à l'heure c'est vrai ça vous étonne parce que en tout cas ça me demande d'explication non ça veut dire que souvent on parle évidemment de l'espace politique du mouvement social et singulièrement du monde du travail et donc des syndicats mais je pense que dans les batailles politiques il y a aussi le monde culturel voilà le monde culturel ça veut dire des intellectuels ça veut dire des artistes qui ont aussi vocation à pouvoir s'engager et à participer à construire l'imaginaire qui va nous porter donner de l'espoir et nous amener à des victoires qui soient des victoires pour la justice sociale et des victoires pour la démocratie il y a pas de justice sociale s'il y a pas de démocratie c'est pour ça que je lis les deux voyez vous me dites qu'est-ce que les gens n'ont à faire de la 5e on peut le voir comme ça mais si vous le prenez par qui décide je vous assure que les Français ça les intéresse parce qu'il voit bien qu'il y a quelque chose qui tombe par rond ils le savent ils le voient question politique Thomas negarov sur France Inter [Musique] qui décide qui décide en France qui décide à la nupes aussi Fabien Roussel dessine aujourd'hui un rassemblement assez large d'une gauche capable selon lui de prendre le pouvoir et en général il réagit notamment à votre place il y a deux semaines favorablement à l'idée de travailler avec Bernard Cazeneuve d'avantage qu'avec Jean-Luc Mélenchon si j'ai bien lu entre les lignes et ce que ça vous inquiète sur la pérennité de la nupes ou de la nuque écoutez moi je suis engagée dans la nupes et je pense que l'enjeu aujourd'hui n'est pas de dépasser la nupes mais de la construire sérieusement et la construire à la fois par le haut et par le bas on a besoin de plus de nupes la nupaisse c'est la forme contemporaine de l'union de la gauche et je crois singulièrement dans la situation politique qui est la nôtre d'ailleurs on en parlait quand on parle de l'Assemblée nationale et du fait que en effet il y a un enjeu de savoir qu'elle peut être la majorité dans cette Assemblée nationale parce que nous sommes confrontés à ce que on appelle une tripolarisation c'est à dire qu'il y a trois pôles politiques vous avez la présidentielle puisqu'elle n'a pas de majorité en tout cas le camp macroniste vous avez de l'extrême droite et vous avez la nupesse et c'est pas la même chose que quand on avait une alternance droite-gauche République les trois forces on peut faire autre chose et penser une 6e je vous invite je vous invite de dire voilà je pense qu'on peut essayer de se projeter voilà dans l'avenir sans essayer de en retenant des leçons de l'histoire c'est pas moi qui vais vous dire autre chose puisque ma formation c'est une formation d'historienne néanmoins néanmoins ce que ce que je crois c'est que dans ce cas de trois pôles l'éclatement de nos forces de la nups voilà c'est l'échec assuré oui mais alors ça ne veut pas dire que l'unité avec l'unité on a gagné mais ce qui est sûr c'est que si on est divisé alors là je vois pas comment est-ce qu'on peut pas faire des choses pour vous ne le soyez responsabilité et ce qu'il n'y a pas quand on entend y compris Olivier fort lorsque la réaction commune au Conseil constitutionnel où on a entendu Mathilde panneau puis Sandrine Rousseau enfin et Olivier fort est-ce que finalement il y a pas des divergences quand on entend Cazeneuve Hollande Stéphane Le folle le Carole Delga ou même madame projet et ce qui a pas des gestes que vous pouvez faire ou Fabien Roussel c'est-à-dire qui dit on peut faire l'union de la gauche large est-ce qu'il n'y a pas un effort à faire de votre côté de manière à arrondir les angles et à pas donner l'impression que vous avez un comportement impérialiste vis-à-vis des autres alors moi je suis anti impérialiste à tout sujet tout va bien donc j'ai vraiment j'ai pas de souci avec ça et je pense qu'on est fait la nuit pèse doit être construite dans le respect des partenaires des uns des uns et autres après le problème c'est que vous le savez il y a un certain nombre de de socialiste qui aujourd'hui pense qu'il faut faire contre la nupesse et là le problème c'est que je vois pas il y a eu pendant tout le conflit des retraites des interrogations sur la forme d'opposition que vous initiez par exemple l'obstruction par exemple les pancartes par exemple les cris par exemple tout ça ça a mis un malaise d'accord je pense que vous dites il faut peut-être qu'on change d'attaque alors peut-être alors peut-être que ça dérange certains qui nous regardent mais je pense ou pas non mais attendez et d'autres moi je trouve qu'il y a plein de choses qu'on a fait qui sont bien vous savez aussi que je pense qu'il faut toujours essayer de trouver une tension juste entre des façons d'exprimer notre colère notre insoumission et de la sonalité indispensable surtout si l'on veut on prétend gouverner le pays néanmoins je pense que c'est quand même infiniment moins dérangeant que le bilan de François Hollande qui est autrement plus grave et autrement apprécié et français donc moi j'aimerais bien que ceux qui font la leçon à la nups commencent déjà par balayer devant leur c'est comme non je m'arrête là parce que c'est quand même assez grave sur le bilan de François Hollande vous pouvez effectivement contester dire qu'il a été droite il a trahi la gauche ok là c'est ce qu'on vous dit ce qu'on vous reproche que certains vous reprochent c'est de mener en fait une sorte de contestation des institutions républicaines y compris au sein du Parlement et ça c'est ça c'est beaucoup plus grave comme comme accusation qu'on vous porte vous trouvez que vous pouvez mettre les deux sur le même plan non parce que alors je suis attaché à la forme et je trouve ça important et je vous ai dit mon point de vue néanmoins néanmoins je suis désolé mais pour la majorité des Français c'est quand même autrement plus grave de par exemple voir qu'il y a un traité constitutionnel européen qui est rejeté par les Français et qu'ensuite on va signer les choses à Amsterdam au mépris de la parole des Français c'est quand même infiniment infiniment plus grave globalement en 2012 c'est infiniment plus grave moi je parlais d'un autre bilan j'entends bien mais c'est infiniment plus grave de faire des lois qui détricotent le code du travail que d'avoir une pancarte brandie à l'Assemblée nationale donc de le mettre sur le même plan là j'avoue que je je sais pas cette manière de le faire il y a un débat politique il y a un débat politique sur la nups c'est qu'effectivement elle elle crée un bouger qui est un bouger historique puisque c'est sans doute la première fois que la gauche qui vient dite radical celle qui veut prendre les les problèmes à la racine qui est porteuse d'un certain nombre en effet de rupture et la plus importante dans le rassemblement de la gauche et en est le faire de lance et je pense que profondément moi je veux bien qu'on discute du profil de telle phrase etc mais il faut se rendre compte quand je vous dis il faut se rendre compte de se bouger là la présidente de l'Assemblée nationale c'est une chef de bande est-ce de l'institution dans lequel vous êtes mais je pense que ceux qui aujourd'hui mettent à mal les institutions c'est la macronie avant tout c'est eux qui avec leur 49-3 avec la façon aussi dont il réprime le mouvement social avec c'est eux qui délégitime l'institution c'est eux les premiers responsables de la situation dans laquelle on est ça me rappelle le débat sans cesse qu'on a sur les violences vous savez de surtout les plateaux on nous demande à nous alors est-ce que vous condamnez les violences mais qui aujourd'hui génère de la violence quand par tous les bouts démocratiques vous renvoyez le peuple dans ses cordes alors qu'est-ce qui lui reste qu'est-ce qui lui est des gens qui sont le noir et qui allume des feux de poubelle et qui s'en foutent complètement des retraites c'est pas ça mais oui vous le savez j'ai un problème moral et un problème politique avec la violence je suis en plus militante féministe donc c'est vrai que dans oui quand on est féministe c'est vrai que la violence est quelque chose qui ne fait absolument pas partie de de nos outils pour pour gagner pour convaincre et par ailleurs je pense que c'est inefficace politiquement donc j'ai pas de problème avec ça je j'interroge juste ceux qui génèrent ça voire même il y a des moments je me demande s'il le souhaite pas qu'il le souhaite pas parce qu'il se dit bah si toute la journée on voit des feux de poubelles il va y avoir une volonté d'ordre et cette volonté d'ordre ça sera nous sauf que je pense que c'est un pari qui est un pari d'un cynisme épouvantable et extrêmement dangereux mais si on veut revenir au fonctionnement de la nuque puisque ce sont des parties de là est-ce qu'il ne faudrait pas pour qu'elle fonctionne mieux que elle est fit accepte d'être un peu moins hégémonique alors c'est ce que c'était ça la question de départ on a complètement perdu de vue je crois qu'elle est intéressante et surtout est-ce qu'elles font fonctionnerait mieux avec un un autre fonctionnement de la part de Jean-Luc Mélenchon pour dire des choses très simplement mais la nuit pèse c'est une alliance électorale qui a été faite en 13 jours 13 nuits qui a d'abord produit quand même un beau résultat puisque nous sommes passés de 75 députés à 150 qui est quand même pas rien mais il faut que de l'accord électoral nous passions à un accord politique durable et qui soit mieux structuré pour que nous donnions avoir cette chorale cette chorale que nous sommes de fait et davantage sa cohérence davantage que nous partageons et un peu moins effectivement les dissonances des uns et les autres à l'intérieur de la nuque il y a pas de gauche irréconscillables mais c'est justement une des leçons de la nups nous dit il faudra qu'on se mette d'accord il y a des choses sur la question de la République qui nous permettent pas de travailler ensemble je pense justement que la nupesse a tourné deux pages la page de 2005 ou le traité constitutionnel européen vous le savez à laisser lettrage puisque il y avait une partie de la gauche qui a été d'ailleurs victorieuse et camenet une campagne et j'en grande fierté d'avoir participé à cette campagne du nom de gauche qui était très populaire et il y avait des tenants du oui et ça a été quand même une forme de schisme à l'intérieur de la gauche qui a produit d'un côté notamment le bilan de Hollande qui en quelque part est un prolongement de ce de ces tenant du oui et de l'autre côté ben le fait que au final ceux qui sont devant et l'élection présidentielle l'a montré avec Jean-Luc Mélenchon qui comme a fait 22 % d'en avoir que c'était plutôt de ce côté là qui était la dynamique populaire potentielle et aujourd'hui je pense qu'on racommode les choses quand j'écoute Olivier Faure je pense qu'il y a pas d'hypothèse d'une candidature unique aux européennes ou et pourquoi bah parce que les écoles ont déjà dit n'en veulent pas forcément d'accord non non je pense que je pense que sur le libéralisme économique beaucoup de choses vont bouger j'ai même lu il y a pas très longtemps il y a Nick Jadot avoir une tribune dans Le Monde tout à fait intéressante sur la non mais ça a bougé ne croyez pas ça a bougé et même dans la France insoumise des seuls choses ont bougé et je pense que justement on arrive à maturation par rapport à ce schisme qui est un premier un schisme tu reviendrais sur les Européens qui est un premier schisme qui a longtemps divisé à gauche et le deuxième c'est la République mais c'est absurde c'est absurde moi un petit livre sur les faussaires de la République et là encore je pense que la nupesse est l'occasion de dépasser ce qui a été à mon avis parfois mal compris on finit par s'y perdre je veux dire un tel est ambigu tu vois ça veut dire quoi c'est quoi ça veut dire qu'il peut appeler à aller à une manifestation de lutte contre l'islamophobie qui est un endroit qui est truffé de personnes éventuellement un peu douteuses des manifestations que j'ai faite moi un peu douteuse il y en a par exemple quand j'ai manifesté pour Mireille Knoll je vous assure qu'il y avait beaucoup de gens par fréquentables dans la manifestation est-ce que la cause était juste pour mirecnold elle était est-ce qu'il est juste magnifique pour dire que il y a un rejet des musulmans dans notre pays qui fait le lit de l'extrême droite et que c'est inadmissible oui c'est juste collectif contre l'islamophobie sont des gens quand même un petit peu particuliers oui mais je vous assure que parfois dans les manifestations je pense à celle de miracle il y a des gens plus que douteux également tout bon simplement alors est-ce que donc parlons de ce qui nous rassemble ce qui nous rassemble retrouvons le fil et le cœur de ce qu'est la République c'est Manuel Valls en particulier qui a distillé ces deux gauchers réconciliables et je le voyais il y a quelques jours encore et maintenant il y a à valeur actuelle il est en train d'épouser la thèse du choc de civilisation formidable vous le mettez dans le même camp Fabien Roussel lui dit qu'il peut y avoir une union qui aille jusqu'à Bernard Cazeneuve mais moi je suis toujours pour qu'on discute il faut être ouvert et être capable contre une candidate qui a été investie par l'anus Mathilde panot dès lors de l'élection dit elle ne doit pas siéger chez nous qu'elle aille ailleurs donc écoutez pas les socialistes qui parlent c'est mathildeau mais que disent les socialistes à Madame projet des choses qui sont un peu socialiste on est dans l'Inter groupe de la nupes est-ce que tu es partante pour être dans l'intergo de la nups madame projet a dit non et Madame projet n'est pas dans le groupe socialiste c'est pas moi qui le dis ce sont les socialistes en revanche il y a quelqu'un qui a fait son retour dans le groupe de LFI c'est Adrien catenens vous avez pas pris beaucoup là vous avez pas pris de quoi la parole depuis mardi depuis le vote interne et secret de LFI qui a voté son retour au sein du groupe mais pas de l'intergroupe si j'ai bien compris de la Nupe ça a l'air assez compliqué mais c'est comme ça que ça s'est joué je crois c'est ça vous confirmez il revient chez RFI mais pas au sein de la nuque c'est ça l'histoire il revient dans le groupe de LF je pense que la prévention qui avait nos amis avec lesquels nous nous retrouvons dans l'intergo enfin chaque semaine et d'ailleurs je veux dire ici que parce que j'y suis chaque mardi matin que c'est un endroit où la nupesse fonctionne bien alors l'occurrence en l'occurrence de se le dire parce que en l'occurrence mieux structuré être capable aussi d'avoir des collectifs locaux qu'il a font vivre mais c'est important de dire aussi les endroits où ça fonctionne ça fonctionne une déclaration très très dures sur le retour d'Adrien katmans au sein de vos partenaires de la nuque chez Sandrine Rousseau par exemple c'est quoi votre regard à vous vous avez rappelé que vous étiez féministe tout à l'heure je rappelle quatre mains ça a été condamné à quatre mois avec sursis pour violence conjugales est-ce que selon vous c'est une bonne chose qu'il revienne parmi vous écoutez je vais pas vous chanter Dalida non je n'ai pas changé parce que je vais pas vous faire une petite chanson mais le cœur hier écoutez je pense toujours que quatre mois c'est très court c'est trop court pour quadrien catenens puisse faire le chemin qui conduit des faits de violence conjugales pour lesquelles il a été condamné à la réintégration dans un groupe qui porte des valeurs féministes ou les députés ont signé une charte d'engagement donc la charte d'engagement signée par les députés et par les élus insoumis défendent les valeurs féministes et combattre les violences sexuelles et sexistes partout où elles se trouvent maintenant il y a eu une décision et une décision à l'Assemblée nationale je veux le dire et le saluer qui s'est faite dans des conditions démocratiques on a fait un travail au long cours d'ailleurs pas simplement sur ce vote là mais on avait déjà eu une discussion pour la première décision qui était de sanctionner Adrien catenens en l'excluant de notre groupe pendant quatre mois et ça s'est fait à l'issue d'un débat et donc quand il y a une décision démocratique vous je me dois de la respecter alors il y a cette règle qui consiste à dire qu'on ne doit pas dire son bottes ça peut être écouté ça discute je suis d'accord avec vous mais voilà est rarement publié et rarement secret c'est dans un groupe politique on explique parfois que le vote elle s'était fait un bulletin secret précisément pour ne pas savoir ce qui a choisi les uns les autres c'est pas un souci je pense qu'un bulletin secret quand il s'agit d'une personne on fait toujours des votes à bulletins secrets quand ça touche une personne même quand vous votez pour votre président de groupe on l'a fait on l'a fait à bulletin secret parce que ça touche une personne ou un principe les deux je crois que je viens de vous répondre je vais garder mais je vous aime non mais nous on aimerait savoir en fait on aimerait savoir ce que vous avez vous en vous fort voter ce qui était important pour vous et pourquoi pour vous ça peut compliquer plus tard un dialogue un discours politique sur les violences conjugales je crois que je vous ai répondu et ce qu'il faut quand même être difficile de le tenir ce discours là maintenant non sincèrement il faut qu'on prenne toute la complexité du sujet d'abord se rendre compte que c'est un c'est une histoire qui depuis le début nous a énormément divisé énormément divisé et je suis frappé de voir qu'il y a eu même un clivage souvent générationnel parce que ce sont dans nos cadres militants souvent les plus jeunes qui étaient vents debout et qui ne comprenait pas et d'autres à l'inverse qui dit mais enfin c'est incroyable il a la justice elle est passée si on commence comme ça on va mettre tout le monde enfin bon donc il faut il faut entendre que on a une difficulté une difficulté et une fracture donc moi ma question c'est comment on va résorber cette fracture et de préférence par le haut c'est à dire certainement pas en s'asseyant sur les principes féministes mais en essayant de convaincre et de faire avancer des choses et d'ailleurs je note que dans le communiqué de presse qui a été adopté mardi c'est un communiqué de presse qui dit par exemple moi ça me tenait à coeur et je trouve que c'est vraiment une bonne une bonne chose que la défense d'Adrien catenin sur BFM TV et sur dans la voiture du Nord ou au lendemain de sa condamnation il inversait les rôles entre l'agresseur et l'agresser ne convient pas et en quatre mois d'après ce que je comprends c'est pas moi qui ai discuté avec Adrien catansse mais ce que je comprends c'est que lui-même en convient évidemment il a convenu un qu'il avait fait un stage donc c'était pas bien 3 qu'il avait eu tort c'est tout ce qu'on lui demande je parle aussi de BFMTV de la façon dont il s'est exprimé à ce moment-là et ça pour moi c'est important donc je réitère une proposition concrète parce que une fois que je vous ai dit ça que on est fracturé je vous ai donné mon point de vue je dis qu'il y a une décision démocratique écoutez je pensais pas aller jusqu'au bout du vote je crois que c'est assez clair la la question maintenant c'est comment on fait parce que il y a Adrien cattince mais avant il y a eu ta à bois fait demain il y aura encore d'autres choses et il y aura des cas dans tout toutes nos formations de gauche et je pense que on peut pas chacun pour l'instant il est hors de oui j'entends bien mais c'est un épisode qui enfin moi je le dis d'autant plus que j'ai été impliqué je pense que la façon dont les choses sont faites continuent de poser des questions vous avez une solution que la façon dont on est agit et régler toutes les questions que ça ouvre d'enquête interne soit totalement refonder je pense qu'il faut travailler et qu'il faut travailler à l'intérieur de la nups je sais que les cellules les cellules qui sont d'ailleurs toujours animé par des femmes évidemment parce que la parole des femmes s'adresse davantage aux femmes mais l'idée que c'est que les femmes qui s'occupent de ces histoires et quand même un petit problème ça serait bien que tout le monde s'en occupe et c'est pour ça que je réitère solennellement ma proposition qu'il y ait enfin un groupe de travail à l'intérieur de la nups dans lesquels il n'est pas que des femmes mais qui est aussi des hommes de premier plan et qu'on réfléchisse à comment on fait comment on fait quelle est la graduation des sanctions comment il peut y avoir réparation comment un homme qui a commis de tels actes peut continuer vous vous souvenez de cette phrase d'Adèle à NL qui m'a tellement marqué qui disait ce sont nos frères ce sont nos amis ce sont nos amants etc ce sont nos collègues ils sont avec nous voilà donc moi mon sujet c'est pour faire vivre ses principes féministes auxquels je tiens et je n'ai pas changé nous avons besoin de la clarté dans notre discours mais nous avons besoin aussi de dégager des procédures qui permettent que à chaque cas on ne soit pas à ce point déboussolé à ce point fracturé revenir en politique sur la question du Rassemblement National Marine Le Pen est en ce moment sur RTL elle évoque l'importance pour elle du moment que l'on vit elle vous met deux ados avec le gouvernement sur les raisons de la colère sociale est-ce que vous craignez oui par l'obstruction que vous avez pu produire à l'Assemblée nationale c'est pas moi qui parle c'est elle est-ce que vous est-ce que vous craignez que de cette col social naissent finalement un chemin de rose pour l'arrivée au pouvoir du rassemblement national moi je suis une responsable politique donc comme je suis une responsable politique je dis qu'il faut impérativement à la fois mettre fin à la macronie et en fait à ces politiques néolibérales qu'on a depuis les années 80 et qu'on empêche l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir c'est notre responsabilité est-ce que vous y prenez bien aujourd'hui est-ce que vos excès ne favorisent pas aujourd'hui le rassemblement national est-ce que vous êtes sûr que c'est le problème c'est les excès les excès de quoi je vous demande je sais pas si on s'entend tout à fait le fait qu'il joue les institutions et que vous vous jouez contre les institutions est-ce que c'est pas ça actuellement pour la gauche moi je pense que ce que nous dénonçons c'est le système institutionnel actuel et que ça ça peut rencontrer aujourd'hui une majorité dans le pays cette esprit critique voilà après moi je ne suis pas en train de vous dire que notre profil est en tout point parfait qu'on a de parfait je pense que je pense que aujourd'hui ce qui brouille le paysage et crée cette espèce d'angoisse qui vient aussi du covid qui vient de plein de choses on est dans un pays qui est quand même sidéré angoissé c'est que c'est dingue c'est d'abord les politiques qui ont été menées la responsabilité c'est d'abord du côté de ceux qui gouvernent après je veux pas dédouaner de notre responsabilité d'accord donc je pense qu'en effet il faut avancer réfléchir sur notre profil politique plus avant gagner je le crois en solennité ce qui ne veut pas dire ne pas critiquer les institutions et ce qui ne veut pas dire non plus soit l'indemnité ça vous le dites ça c'est très important ça veut dire qu'il y a une petite autocritique sur peut-être des excès que vous avez pu pratiquer il y a une tension entre les deux voyez moi je pense que quand on chante la Marseillaise dans l'hémicycle c'est mais ça peut être discussion on est là on est là l'Assemblée nationale par exemple c'est pas la Marseillaise à la mobilisation d'avoir marqué des points dans cette lutte que vous avez menée contre la réforme des retraites parce que dans les sondages Marine Le Pen monte parce que les syndicats engrangent de plus en plus de comment de d'adhérents on n'a pas le sentiment que la gauche est marqué des points d'abord c'est très lent le moment en train un mouvement social et il est fait politique on l'a vu toujours dans l'histoire non mais ce que je veux dire c'est que quand vous avez 68 c'est vrai que c'est long parce que 60 mais ça germe et parfois c'est plus court 95-97 plus aussi sur le voilà donc donc moi je suis à la fois en effet inquiète inquiète du poids de l'extrême droite dans notre pays alors qu'ils ne font rien ils ne participent pas rien ils sont contre la hausse du SMIC ils sont pour toujours que on continue de donner plus d'argent au plus riche et ils nous font plus rien dans cette mobilisation donc c'est incroyable qui puisse profiter de ce moment mais j'ai confiance dans le temps long et la capacité de la nups qui est la clé pour nous conduire à la victoire il y a urgence et donc j'appelle à notre responsabilité collective il faut que la nuit pèse consolide se renforce en haut et en bas merci Clémentine Autain qui était l'invité de questions politiques on se retrouve dimanche prochain pour un nouveau numéro [Musique]
Clémentine Autain