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ChroniqueCNEWS (sur YouTube)· 3 octobre 2026 5 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsNumérique

L'édito de Mathieu Bock-Côté : «Jordan Bardella : la fin de la vie privée ?»

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « j'ai eu l'occasion cette semaine à face à l'info de revenir justement sur cette polémique, mais je pense qu'il faut revenir sur cette dimension qui semble complètement aujourd'hui oublié, c'est existe-t-il encore quelque chose comme une vie privée ? »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « Les conversations privées tenues il y a plus de 10 ans sur Messenger deviennent la vérité le révélateur de l'âme de Bardella. »
  • 1:22Invité politiqueFait
    « Heureusement qu'on était avant les photos partout, avant les conversations qui laissent des traces partout. »
  • 1:59Invité politiqueFait
    « Quelles que soient les raisons, nous sommes dans un monde intégralement archivé aujourd'hui et les propos qui nous sont livrés sur le Bard apparemment sont livrés sans contexte. »
  • 2:36Invité politiqueFait
    « De quoi parle-t-on dans la séquence Média part en ce moment ? On raconte donc des journalistes qui se prennent pour des journalistes d'enquête. »
  • 3:15Invité politiqueFait
    « La question n'est pas là c'est un garçon de 17 ans, on remonte à la surface des conversations privées tenues sur Messenger qui avait probablement disparu oublié c'était des propos qui dans ce monde normal auraient été oubliés avec l'adolescence et ses bêtises. »
  • 3:48Invité politiqueFait
    « Tout ce que vous pouvez dire en privé peut devenir matière politique et publique. On sait que c'est la l'ambition de l'État. »

Temps de parole

  • Jordan Bardella100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Jordan Bardella

Ouais. Alors, j'ai eu l'occasion cette semaine à face à l'info de revenir justement sur cette polémique, mais je pense qu'il faut revenir sur cette dimension qui semble complètement aujourd'hui oublié, c'est existe-t-il encore quelque chose comme une vie privée ? Quel est le cœur de la polémique en ce moment ? Nous parlons ici des propos tenus en privé théoraux à ce qu'on hypothétiquement, il le conteste mais bon des propos correctes tenus en privé. un garçon de 17 ans sans culture politique préalable qui entre en politique sous le signe de la radicalité transgressive et qui s'improvise quand on voit ça théoricien avec un insupportable esprit de sérieux.

C'est un garçon de 17 ans qui par ailleurs, vous le savez la crise d'adolescence ça prend plusieurs visages. Dans une société quand on a un discours officiel et bien la tentation c'est souvent d'aller contre ce discours qui est à dire des horreurs. Quelquefois qui est à dire des horreurs. Donc là qu'est-ce qu'on fait ? Les conversations privées tenues il y a plus de 10 ans sur Messenger deviennent la vérité le révélateur de l'âme de Bardella.

Apparemment, je vais vous dire, j'ai souvenir, je raconte une anecdote québécoise, j'ai souvenir il y a quelques années, un jeune homme vient me voir pour me demander différents conseils dans la vie intellectuelle et politique et puis je constate que très rapidement, on pourrait dire il s'oralise exagérément pour même et là il dit des coleries, je suis désolé mais avec de tels propos, on travaillera pas ensemble. Je suis je trouve ça je trouve ça bien malheureux mais c'est absolument inacceptable. Il m'est revenu 2 ans plus tard en me disant Mathieu, le nombre de conneries que j'ai pu dire quand j'étais tout jeune en révolte contre le monde ainsi de suite.

Franchement j'ai honte de ce que j'ai dit. Mais qu'est-ce qu'on voit dans les circonstances actuelles ? L'oubli n'existe plus parce que dans le monde des réseaux sociaux il n'y a que des traces laissées partout. les conversations que j'ai eu quand j'avais 17 ans, 18 ans, je regarde le jeune homme que j'étais à 17 18 ans. Heureusement qu'on était avant les photos partout, avant les conversations qui laissent des traces partout. Quel que soit le sujet, le jeune homme que j'avais à l'époque, heureusement qu' que j'étais à l'époque, heureusement qu'il n'est pas exposé publiquement aujourd'hui.

Quelles que soient les raisons, nous sommes dans un monde intégralement archivé aujourd'hui et les propos qui nous sont livrés sur le bard apparemment sont livrés sans contexte. sont censés dire la vérité première d'un homme. On oublie que le propre des conversations privées, c'est le lieu du second degré, de l'humour, de l'exutoire. Euh, je vais vous donner un exemple en privé. Imaginons que quelqu'un me tape vraiment sur les nerfs là, j'ai franchement, je lui péterai la gueule. Je lui péterai la gueule ce connard. Ça veut pas dire que je veux vraiment lui péter la gueule. C'est une manière de faire passer la colère pour ensuite en société ne pas me comporter comme un imbécile.

Mais de la même manière, un jeune homme en crise d'adolescence qui s'init à la vie politique et qui est à la recherche de discours transgressif peut embrasser des sottises d'un moment et ne plus s'y reconnaître du tout le lendemain ou le surlendemain. De quoi parle-t-on dans la séquence Média part en ce moment ? On raconte donc des journalistes qui se prennent pour des journalistes d'enquête. Si je comprends bien, ils ont rencontré des gens qui ont raconté avoir eu des conversations privées scandaleuses et a odieuses. Les propos sontables en soit, ça va de soi avec Bardella qui remoné à peu près une 13 à peu près 13 ans.

Méia part demande aux personnes s'il est possible pour eux de retrouver la conversation. La demande est faite à Big Brother pardon à Meta et le tout remonte à la surface et on nous présente cela comme un travail d'enquête censé révéler la vérité finale sur Bardella. qu'il ait tenu ou non ses propos et c'est s'il les a tenu c'est évidemment absolument regrettable. La question n'est pas là c'est un garçon de 17 ans, on remonte à la surface des conversations privées tenues sur Messenger qui avait probablement disparu oublié c'était des propos qui dans ce monde normal auraient été oubliés avec l'adolescence et ses bêtises. Et ben non aujourd'hui c'est le cœur de la présidentielle.

Autrement dit cette enquête relève pour vous d'un travail de police politique. Mais mais bien évidemment c'est la surveillance universelle est un rêve totalitaire. Tout ce que vous pouvez dire en privé peut devenir matière politique et publique. On sait que c'est la l'ambition de l'État. Quelque fois en Écosse, on a parlé ici souvent de cette loi qui voulait rendre interdit interdire les propos haineux dans la vie privée. Bon, mais là, qu'est-ce qu'on voit ici ? Les conversations privées du passé tenues pendant votre adolescence peuvent remonter à la surface et sur cela vous serez jugé. Euh, comment voir ce monde autrement que le paradis absolu des délateurs ? C'est le paradis des délateurs.

C'est la paradis de la revanche. C'est la paradis des petites vengeances mesquines. À partir d'une capture d'écran vi d'un truc d'il y a 13 ans, il sera possible de vous exécuter socialement qu'on ne voit pas à quel point il y a quelque chose d'absolument terrifiant dans cette prémodérateur qui existe aujourd'hui dans notre société. Qu'on ne voit pas à quel point c'est totalitaire. M'inquiète.