Apolline Matin du 7 octobre - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:14OuverteRéponse directe
Les cours vont-ils reprendre ce matin ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Le gouvernement propose des demi-journées banalisées pour évoquer le mouvement lycéen. Qu'en pensez-vous ?
- 9:56OuverteRéponse directe
Pour vous, cette demi-journée banalisée, est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise idée ?
- 10:59RelanceRéponse partielle
Est-ce que depuis plusieurs jours que dure ce mouvement, vous ne pouviez pas anticiper cette manière de tenter d'avoir des espaces qui permettent aussi à ces jeunes de pouvoir exprimer leurs revendications ?
- 14:07OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous auriez proposé, vous, aujourd'hui ?
- 14:15OuverteRéponse directe
Comment vous réagissez, vous, ce matin, à ces annonces du Premier ministre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19PrésentateurChiffre
« 528 lycées sont encore touchés par les blocages. »
- 2:34PrésentateurChiffre
« Vous savez qu'on dépasse les 6000 interpellations depuis le début du mouvement fin septembre. »
- 2:46PrésentateurChiffre
« Dans près d'un cas sur cinq, les jeunes ne font pas l'objet de poursuites. »
- 6:28PrésentateurChiffre
« C'est un record le plus long séjour pour un astronaute européen, homme ou femme confondu. »
- 24:58InvitéChiffre
« Pour la France, c'est l'inverse parce que si on enlève la fameuse part de la dette qui est détenue par la BCE, la Banque de France, ça a été un des sujets de la rentrée, en fait c'est 70% de la dette sur le marché qui est possédée par les intérêts étrangers. »
- 28:28InvitéFait
« Les marchés publics sont surestimés, coûtent trop cher, il y a des cartels et à la fin, l'argent, au lieu d'être bien investi dans les travaux, bien investi au service des élèves et des enseignants... »
- 29:31InvitéChiffre
« La commande publique, c'est plus de 200 milliards au moins. Donc si on fait ne serait-ce que 5% d'économie, c'est 10 milliards. »
- 31:06InvitéChiffre
« On vend l'électricité à un prix trop bas et on pourrait gagner 3 milliards d'euros si on faisait un prix français avec nos partenaires européens. »
- 35:44PrésentateurPromesse
« le permis de conduire gratuit pour tous les jeunes qui auraient un casier judiciaire vierge. »
- 38:03InvitéChiffre
« Le 5 milliards de contributions nettes, c'était le montant que Jacques Chirac acceptait de verser après l'élargissement à 27 pays. »
- 38:42InvitéChiffre
« Les dépenses de l'administration européenne sont complètement hors contrôle. C'est plus de 5% de hausse de dépenses par an. »
Temps de parole
- Invité34 %
- Présentateur25 %
- Présentateur 224 %
- Invité 28 %
- ?4 %
≈ 20,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous
écoutez RMC. Merci d'avoir choisi RMC. Très belle journée à tous. Il est 8h. RMC. Apolline Matin. Le journal de Quentin Vinet. Bonjour Quentin. Bonjour Apolline. Bonjour à tous. Les cours vont-ils reprendre ce matin ? Il est 8h. C
'est
en ce moment que ça se décide. 528 lycées sont encore touchés par les blocages. C'est ce que dit à l'instant le ministère de l'éducation au lendemain des manifestations dans les grandes villes.
On
va largement y revenir. On vous racontera dans ce journal le long voyage retour qui attend l'astronaute Sophia Deneau. Elle va quitter la station internationale dans l'après-midi. Et on va vous raconter aussi le tout dernier match de Lionel Messi cette nuit avec l'Argentine et RMC était sur place. Les cours sont censés reprendre ce matin dans les lycées. Oui alors ça c'est ce que souhaite le gouvernement qui propose des demi-journées banalisées pour évoquer le mouvement lycéen dans les salles de classe. Mais une organisation lycéenne appelle de son côté à redescendre dans la rue demain. Et en attendant à continuer les blocages dès ce matin il y
en
a à Paris, à Nice, à Strasbourg en ce moment. Le ministère de l'éducation vient de parler de 528 lycées encore touchés par ce mouvement en précisant que c'était un chiffre qui était en baisse. Voyons voir ce qu'il en est dans les villes de l'ouest avec notre correspondant Martin Lange.
Devant
le lycée Simone Veil d'Angers, les stigmates des feux de poubelle sont encore visibles. Après deux jours de cours en distanciel, le proviseur Sébastien Ficot a décidé de rouvrir son établissement ce matin.
La place des élèves c'est dans la classe pour qu
'on
puisse apaiser et aussi engager un travail d'échange, d'écoute, de dialogue avec les élèves. Et il n
'y
a que lorsqu'ils sont présents qu
'on peut le
faire. Un dialogue avec les élèves demandé par le Premier ministre. Mais rouvrir
c'est aussi prendre le risque d'un nouveau blocus. On n'est pas que serein, on sera vigilant pour éviter qu'il y ait des intrus, quelques craintes bien évidemment, d'agissements extérieurs en espérant que ça ne déborde pas à l'intérieur de l'établissement. D'ailleurs
les
proviseurs sont conscients que cette reprise des cours sera progressive avec des élèves absents. Gérard Heinz, chef d'établissement du lycée Renaudot à Cholet et membre du SNPDEN, le syndicat des proviseurs. Je ne pense pas que ce sera une journée normale, bien évidemment qu
'on
va être tolérants. Mais le signal c'est quand même à un moment donné que les élèves doivent retrouver leur place. Avec dans certains établissements des rentrées échelonnées, Olivier Beaufrère, secrétaire national du SNPDEN. Ça peut être effectivement ne faire rentrer que certaines classes ou ne faire rentrer peut-être que les secondes pour commencer et puis les premières terminales juste après. Le ministère a d'ailleurs demandé aux chefs d'établissement de privilégier les classes à examen.
Et le syndicat des proviseurs dénonce la cacophonie qui entoure cette reprise des cours. Donc voulu par le Premier ministre Sébastien Lecornu qui était convoqué à l'Elysée hier soir par Emmanuel Macron. Tout comme les ministres de l'Intérieur et de l'Éducation, eux seront auditionnés ce mercredi à l'Assemblée nationale, notamment sur la réponse policière face aux lycéens. Vous savez qu'on dépasse les 6000 interpellations depuis le début du mouvement fin septembre. Alors que se passe-t-il ensuite, une fois que ces jeunes sont interpellés ? Eh bien, dans près d'un cas sur cinq, les jeunes ne font pas l'objet de poursuites.
Ils doivent réaliser des stages ou réparer les dégâts qu'ils auraient commis. C'est le cas par exemple à Compiègne, Maxime Clier-Usa. Oui, et ces mesures visent les jeunes, inconnus de la justice et qui n'ont commis que des petits délits, explique Caroline Gazio, procureure de la République de Compiègne.
On a eu des mineurs de 13 ans notamment qui ont été poursuivis sous cette voie. Par ailleurs, j'ai aussi un autre exemple en tête d'un mineur qui avait commis des outrages à l'encontre des gendarmes qui souhaitaient l'interpeller et ensuite qui s'étaient rebellés. Donc là, typiquement, écrire une lettre d'excuse aux gendarmes et puis éventuellement faire aussi une immersion auprès d'un service X ou Y pour qu'ils puissent derrière comprendre aussi le sens de l'infraction commise.
Pour la procureure, ces mesures permettent de responsabiliser les jeunes, souvent mineurs, mais aussi leurs parents. Ils signent un contrat de confiance et sont suivis par les services éducatifs.
Notre objectif à nous là justement, c'est par ce contrat de confiance qui est à la fois répressif mais aussi pédagogique, d'essayer de endiguer le phénomène délinquantiel ou en tout cas d'empêcher la réitération. Les
mises en cause ont ensuite six mois pour effectuer ces mesures alternatives, faute de quoi ils retourneront devant la justice.
Et
on apprend à l'instant que Sébastien Lecornu, le Premier ministre, va prendre la parole. Une allocution est prévue depuis Matignon. Il sera question de la crise des lycées, de la crise agricole, des prix des carburants, de la situation plus généralement financière du pays. Ce sera donc ce soir avec en toile de fond, vous savez, la journée du 17 octobre, la mobilisation du 17 octobre qui arrive. Alors on parlait des jeunes, ils sont dans le viseur des parlementaires, rien à voir avec leurs revendications pour les lycées mais pour leur santé. Une mission parlementaire propose, et on vous le révèle ce matin sur RMC, d'interdire la vente des boissons énergisantes au moins de 16 ans.
Pour les épargner en fait, il y
a
des taux élevés de caféine présents dans ces boissons. Candice, tiens, les ados que vous avez rencontrés à Paris, Solène Leroux.
Consommer une boisson énergisante, c'est devenu un rituel, un petit plaisir pour ces ados. J'en bois souvent, plusieurs fois par semaine, tous les jours. Alors quand on leur dit qu'ils ne pourront peut-être plus en acheter à l'avenir. Pourquoi ? Alors si c'est interdit, ce sera un peu compliqué pour moi. Je ne dirais pas que c'est une addiction mais voilà. Je ne
vois
pas trop l'utilité de faire ça. Même si certaines comme Angela et Abby reconnaissent que ce n'est pas une boisson comme les autres.
Il
y
a
de la taurine dedans, beaucoup de sucre et tout. Je sais que c'est mauvais pour la santé et qu'en vrai il y aurait plein d'autres alternatives naturelles. T'empêche que beaucoup disent que cette proposition est irréaliste. Si c'est interdit, j'en vois mon frère prendre.
Je vois mal les caissiers demander une carte d'identité pour une Red Bull ou voilà.
Le cardiologue François Carré explique que ces boissons peuvent notamment empêcher les jeunes de dormir la nuit. Il va donc accumuler une dette de sommeil etc. Et ceci peut retomber sur les capacités d'attention et les résultats scolaires. Pour le médecin, ces boissons énergisantes sont avant tout la responsabilité des parents. Il leur conseille d'éviter d'en boire à la maison pour montrer l'exemple.
A
l'actualité ce matin, c'est cette minute de silence observée en Israël à 5h29 précisément. Heure à laquelle
ont
démarré les attaques terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. Trois ans après des commémorations sont prévues ce mercredi sur les sites de ces attaques qui ont fait plus de 1200 morts. Les Etats-Unis demandent officiellement là ce matin plus d'informations. De la transparence à la Russie sur les soupçons de peste en Sibérie où une employée de laboratoire est morte la semaine dernière. Donald Trump a même dit qu'il allait en parler avec Vladimir Poutine. Le risque d'une épidémie de peste est faible. Tente de rassurer de son côté l'Organisation Mondiale de la Santé.
C
'est l'heure du retour, je vous le disais, pour l'astronaute français Sophie Adnaud. Après 8 mois passés dans l'espace et plus de 200 expériences menées pour faire avancer la science, Romain Houck pour RMC, elle va donc quitter la Station Spatiale Internationale dans l'après-midi. Oui, départ prévu aujourd'hui 14h05 de l'USS après 235 jours passés en orbite. C'est un record le plus long séjour pour un astronaute européen, homme ou femme confondu.
Ce qui l'attend, c'est tout simplement plus d'une journée de voyage à une vitesse folle jusqu'aux dernières minutes de vol où la capsule sera ralentie par de puissants parachutes avant d'amérir demain au large de la Californie dans l'océan Pacifique à très exactement 17h34, nous dit la NASA. Après autant de temps passé en apesanteur à 400 km de la terre ferme, Sophie Adnaud assure avoir hâte de retrouver ses proches bien sûr et de manger une galette bretonne. On la comprend,
c
'est ce qu'elle a assuré sur son compte Instagram.
Et
puis surtout après ce périple, elle va rapidement se rendre à Cologne en Allemagne où elle va suivre trois semaines de rééducation car dans l'espace, le corps s'adapte à l'absence de gravité. Ça se traduit par une perte osseuse, une fonte musculaire ou encore des troubles visuels. Il lui faudra au total plusieurs mois pour retrouver sa forme d'avant-vol. Alors en attendant de manger une galette bretonne, donc Sophie Adnaud, de là où elle a peut-être observé les Lumières de Buenos Aires en Argentine où Lionel Messi a disputé cette nuit le 208ème et dernier match international de sa carrière.
C'était contre le Bénin, l'Argentine a gagné 3-0, Lionel Messi a marqué et notre envoyé spécial Edgar Grolot nous raconte ses adieux depuis une grande fanzone installée à Buenos Aires. Oui, dans les rues de Buenos Aires, les supporters ont commencé la soirée en chanson
et
ont terminé en larmes.
Avec
la retraite internationale de Lionel Messi, c'est un monde qui s'écroule pour les Argentins.
Je
ressens une douleur pire que de perdre une finale de Coupe du Monde. C'est une tristesse et une grande angoisse. Maradona a marqué mon père et mon grand-père. Moi et mes enfants, Messi nous aura marqué. Moi j'ai pleuré, à la fin j'ai pleuré des larmes de joie pour tout ce qu
'il
nous a apporté. Le capitaine va laisser un grand vide derrière lui qui inquiète déjà les supporters. Ça ne
sera plus pareil d'allumer
la télé et de ne plus le voir.
Il
y a de la nostalgie,
on a
eu
Maradona, Messi et maintenant quoi ? Il y a beaucoup de doutes sur l'avenir.
Avant de penser à l'avenir, les Argentins n'ont qu'un message à passer à leur idole. Lionel Messi termine sa carrière en sélection avec deux Copas America et une Coupe du Monde gagnant 2022 face à l'équipe de France.
Une page se tourne en Argentine, Lionel Messi, c'est fini.
Et
voilà, c'est fini. Et c'est aussi le journal de Quentin Vinet. Qui tourne une petite page jusqu'au prochain. Il est 8h09 sur RMC. Instaurer un dialogue entre lycéens et la direction des établissements. Voilà ce qu'a demandé hier le Premier ministre Sébastien Lecornu. Écoutez. Des jeudis, des vendredis, banalisation complète des emplois du temps pour permettre à chaque équipe de direction d'avoir un temps de démocratie interne au sein du lycée. Un temps de démocratie interne. Ça va marcher comment ? De quoi s'agit-il ? Dans un instant, je pose la question à un proviseur de lycée à Strasbourg. Il est représentant du syndicat des proviseurs. Sans parti pris,
c
'est que les directions d'établissements sont envoyées en première ligne. Et il ne sait pas quelle est la réponse qu'il faut apporter aux élèves. Il nous le dit dans un instant.
Il
est 8h13 et vous êtes bien sûr RMC et RMC Story. Des cours banalisés pour organiser un temps, je cite, de démocratie interne au sein des lycées. Voilà ce qu'a exigé le Premier ministre hier pour sortir de la crise, pour permettre aux lycéens de retourner dans leurs établissements et de s'exprimer. Agnès Anderson est avec nous. Bonjour.
Vous êtes
proviseur d'un lycée à Strasbourg. Vous êtes la secrétaire générale du syndicat des proviseurs IDFO. Pour vous, cette demi-journée banalisée, est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise idée ?
Alors,
ce n
'est
ni une bonne ni une mauvaise idée. Ce n'est pas, en tout cas, ce qui va permettre de sortir de la crise. Et ce que nous contestons, tout d'abord, c'est le timing et la méthode employée par le Premier ministre.
C'est-à-dire, pourquoi le timing
?
En
même temps, on ne
va
pas attendre, on ne
va
pas faire ça dans un mois. Ah oui, mais la discussion, je suis bien à croire que la discussion doit avoir lieu rapidement. Mais pas avec nous. Elle doit avoir lieu avec, sans doute, le Premier ministre. En fait, le Premier ministre a annoncé cette demi-journée hier à l'Assemblée nationale. Personne n'était prévenu. Et des modalités de reprise avaient déjà été convenues avec les recteurs. Et vous pensez bien qu'une journée de réflexion, c'est quelque chose qui s'improvise. Il faut aussi qu'on dorme la nuit, nous. Non,
mais ça, je comprends bien,
je
comprends bien, Madame la provise. Mais est-ce que depuis plusieurs jours que dure désormais ce mouvement, vous ne pouviez pas anticiper cette manière de tenter d'avoir des espaces qui permettent aussi à ces jeunes de pouvoir exprimer leurs revendications, les difficultés auxquelles ils font face, qui sont souvent aussi des revendications locales
?
Mais, Madame, si vous voulez, le dialogue avec les lycéens, nous l'avons toute l'année sur les problématiques locales. Voilà, souvent, enfin, j'ai entendu qu'il y avait des expressions autour des toilettes, par exemple. Ça, ce sont des choses qu'on travaille en termes locales. Après, les questions qui relèvent des politiques éducatives, comme par exemple Parcoursup, comme par exemple la réforme du lycée, qu'est-ce que vous voulez ? Le proviseur, il est représentant de l'État. Moi, je mets en œuvre les politiques éducatives. Un lycéen qui va contester Parcoursup pour la réforme du lycée, eh bien, qu'est-ce que je vais lui dire ? Je ne
peux
pas lui dire, vous avez raison, moi j'applique. Donc, si vous voulez, là, en fait, la technique, c'est de retourner la responsabilité vers l'échelle d'établissement. Et c'est pour ça que nous, disons très
clairement, nous refusons les exclusives de cette
crise. Je trouve que vous qualifiez mal la décision du Premier ministre, si je puis me permettre. En réalité, il responsabilise tout le monde, y compris les élèves. C'est-à-dire qu'à partir du moment où on dit que les élèves peuvent manifester, peuvent bloquer le lycée, peuvent exprimer légitimement des revendications, pourquoi est
-ce
qu'ils n'auraient pas le droit, comme tout le monde, de discuter au sein, entre guillemets, de l'entreprise dans laquelle ils travaillent, c'est-à-dire le lycée ? Eh bien, leur problème. La discussion, ce n
'est
pas la décision. On discute tous dans cette société sans être député ou sans avoir de pouvoir. Ça fait partie de la démocratie, tout ça.
C
'est une
éducation.
Mais, pardon, excusez-moi, je n
'ai
pas compliqué la personne qui vient d'intervenir.
Arthur
Chevalier, chroniqueur dans Apolline Madon.
D
'accord, ok. Lui
-même jeune et historien, par ailleurs.
Oui,
oui, oui.
Très bien, je vous remercie. Donc, en fait, ce que nous disons, c'est que les discussions suivant les thématiques doivent avoir lieu au bon niveau. Ça, c'est la première chose. Ce qui relève des questions de l'établissement, qu'elles soient discutées au niveau de l'établissement, ça, il
n
'y a aucun problème, puisque c'est déjà ce que prévoient les modalités avec les CVL, n'est-ce pas ? Il y a les conseils d'administration. Ensuite, là, si vous voulez, pour répondre, le sujet, je crois qu'il ne faut pas se perdre. Le sujet, c'est la désescalade. Vous savez, comme moi, l'encoeur d'immobilisation, etc. Vous savez, il faut quand même voir ce que c'est que la réalité d'un proviseur et d'un proviseur adjoint. Parce qu'il
y a
les adjoints aussi. Ça veut dire que ça fait plus de dix jours. On est dans les établissements. Le matin, on se lève extrêmement tôt, cinq heures, voire avant, pour être devant, pour être au pied, pour être prêt pour les blocus éventuels. On dort très mal. Et quand même, la vie administrative, la vie pédagogique continue. Les collègues sont épuisés. Les collègues ont subi des violences. Certains sont choqués, sont traumatisés. Là, le Premier ministre fait une annonce. La veille pour le lendemain, ce n
'est
pas acceptable.
Agnès Anderson, je vais vous demander ce que vous,
vous auriez proposé. Mais je voudrais d'abord accueillir Fabien, qui est un auditeur qui nous appelle de Vendée. Vous êtes chauffeur routier. Bonjour Fabien.
Bonjour, bonjour à tous.
Comment vous réagissez, vous, ce matin, à ces annonces du Premier ministre, qui dit qu'une des voies de sortie, ce serait d'organiser ces espaces de temps, d'échanges, notamment dans les lycées
?
En fait, moi, j'ai juste deux petits points qui vont se trollier. Moi, ce qui se passe à l'heure actuelle, je
ne
suis pas à leur place pour savoir ce qu'il faut faire exactement et tout ça. La seule chose que je vois, c'est une image déplorable de la France. Quand on voit les gens, alors attention, il
y
a des bonnes choses dans leurs revendications, mais quand on les voit tout le monde, ils sont
tous
saccagés, on les voit dehors. Alors chez nous, en Vendée, il y
a
moins de casse, il y
a
moins de feu, tout ça. Mais ils sont là dehors à se promener. Ça leur libère du temps. On ne peut pas savoir si les deux clés sont rapprochés, mais ça libère du temps, on voit les jeunes dehors. Après, ils vont dans les églises, profaner les églises.
Oui,
on a vu effectivement cette image, ce à quoi vous faites référence.
C
'est effectivement en Vendée, des jeunes qui se sont filmés dans une église de Vendée, en faisant l'apologie du terrorisme, et me semble-t-il, de Mohamed Merin. Fabien, effectivement, vous faites un lien entre le fait qu'ils ne soient plus en cours, de fait, et le fait qu'ils aient tenu ces propos absolument immondes. Fabien, je voudrais quand même donner un dernier mot à Agnès Anderson. Je comprends très bien, vous dites, vous, en tout cas, on aurait eu besoin de temps, on ne peut pas enchaîner. Qu'est-ce que vous auriez proposé, vous, aujourd'hui ? Et d'ailleurs, est-ce que les lycées, celui où vous travaillez, ou les autres, sont rouverts ce matin
? Alors,
moi, je ne vais pas vous parler de mon établissement, parce que je suis en tant que représente syndicale. Après, je peux vous dire qu'il y a des lycées qui n'ont pas fermé, des lycées qui rouvrent, et d'autres dont la reprise sera progressive, et tout ça a été convenu avec les recteurs. Voilà. Et bien sûr, certains collègues avaient déjà prévu, si vous voulez, nous, on sait faire, il faut laisser la main aux chefs d'établissement. Certains collègues ont déjà prévu, voire ont déjà fait, des temps de réflexion avec leurs équipes, mais en fonction des circonstances locales. Voyez-vous, quand je parle du problème de méthode, c'est ça.
Merci beaucoup, Agnès Anderson, d'avoir effectivement répondu à nos questions. Vous êtes proviseur d'un lycée à Strasbourg, et effectivement, vous répondez à nos questions en tant que secrétaire général du syndicat des proviseurs IDFO. Merci aussi à Fabien pour son témoignage depuis la Vendée. 8h20, Arnaud Demanche.
RMC, Apolline Matin.
C'est tous les jours Demanche. Et bonjour. Bonjour à tous, les amis. Dites donc, je ne
sais
pas si vous avez vu ça, il y
a
eu un truc impressionnant hier, dans l'actu. Emmanuel Macron était à bord du sous-marin Le Vigilant. Vous avez vu ça ?
Ils ont tiré un nouveau missile balistique. Magnifique. Le
M51-3, qui peut contenir une charge nucléaire.
C
'était spectaculaire.
Eh
ben voilà,
c
'est pas mal ça. Vous pouvez m'en mettre 400, c'est pour débloquer les lycées.
Hein les
puceaux ? On va continuer à faire les malins avec ces petites pancartes. Maintenant
j'ai des missiles.
Eh oui, parce que la
révolte
des lycéens et des étudiants faisait hier encore et aujourd'hui toujours l'objet d'une grande mobilisation. J'en ai discuté avec un ami boomer de mes parents, qui me
disait « Mais c'est rien
ça ! C'est pas une manif
! C
'est une kermesse ! » Moi à 16 ans, j'ai fait mai 68. C'était autre chose. On voulait abattre le grand capital, partager l'argent des riches, interdire la propriété privée, on était maoïstes. On se battait pas pour avoir plus de frites à la cantine, on avait des idéaux. Ah ouais ? Et maintenant, vous voulez toujours partager les richesses
?
Bah, maintenant je
suis plus dur
! C'est l'âge du
gagnant
-sagesse. Évidemment qu'abolir la propriété privée, c'était excessif. D'autant qu'on a bossé avec Catherine pour avoir la maison à Louve-Sienne. On n
'a
pas eu peur de s'endetter à l'époque de 25 000 francs, monsieur ! Donc on
l
'a bien mérité. Mais c'est bien de partager. Je trouve ça bien que sur vos fiches de paie, les jeunes, il y ait autant pour aider les petites gens comme moi. Parce que notre vie, elle
n
'est pas facile. Tu sais combien je paye en impôts locaux pour la maison de
l
'île de Ré ? Alors
qu'en
plus, je n'y vais jamais ! Et c
'est
un prédateur
! Et
c
'est
un prédateur ! Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé qu'aujourd'hui,
il
y aurait dans les classes un temps de démocratie interne. Vous en parliez à l'instant avec votre invité.
En
détente. Alors concrètement, ça veut dire quoi ? Concrètement, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que Sébastien
Lecornu a appelé un syndicaliste lycéen. Écoute Mathias, quel est ton ressenti ? Quelle est la couleur de ton émotion ? On est furieux ! Ah ouais, c'est foncé. Écoute,
je
propose qu'aujourd'hui, les élèves se réunissent autour d'un référent jeunesse pour faire émerger une parole lycéenne partagée, établir un diagnostic collectif des besoins, puis faire remonter les contributions dans une démarche ascendante de co-construction visant au bien-être des techniciens apprenants et des résectables éducables. Eh bien non, mais on s'en fout nous ! On manque de moyens !
C
'est pas vrai. Des moyens,
il
n
'y
a que ça. Vos profs sont moyens, vos lycées
sont moyens,
votre niveau est moyen, tout le monde est moyen !
Plusieurs
lycéens ont déclaré avoir reçu des messages de policiers sur Snapchat qui se faisaient passer pour des jeunes casseurs.
Vous
avez vu passer les captures d'écran ? Il y en a plein, Internet, c'est hilarant quoi ! Les jeunes, ils ont reçu « Yo mon ref, c'est Mohamed de la Tessie, je suis un pote à Boubacar, tu ne saurais pas c'est quoi les bails pour le prochain blocus ? Wallah, on veut trop casser du keuf mon frère ! T'inquiète, je suis de confiance, je ne suis pas un flic, je ne
vais
pas te poucaver ! » Drapeau de l'Algérie, drapeau de
l
'Algérie, drapeau du Maroc, smiley !
Vous avez vu ça ?
Je ne suis pas un keuf, moi c'est Mohamed ! Yo, j'adore Bouba ! Si on allait au Croustie Poulet, vive Bagui Bayacoco, drapeau du Bénin
!
C'est tellement ça !
On
dirait ton vieux daron qui vient te voir dans ta chambre ! Tu sais, moi aussi j'ai été Jones, je peux comprendre que tu kiffes une Femeu, donc je peux aller acheter des préservatifs à ta place à la pharmacie si tu veux ! Non, bah non ! Non !
Non
!
Alors,
question bête, pourquoi ils n'engagent pas juste des jeunes ? Des
vrais jeunes quoi
! Pourquoi ils font écrire ça par un Jean-Pierre de 59 ans à la préfecture de Paris qui tape avec deux
doigts ?
Martine
?
Bouba, c'est B-O-U-A ? J
'ai vu un type suggérer un
truc hilarant sur internet, c'est mettre tous les flics en question dans le même groupe Snapchat et voir en combien de temps ils se rendent compte qu'ils sont uniquement entre eux et
se faire yo
-yo avec les doigts ! Il
faut le
faire ! Faites
-le s'il vous plaît ! Faites-le !
Gabriel Attal a dressé son premier bilan, tiens, de son opération 1000 bistrots ayant pour objectif donc d'aller à la rencontre des électeurs !
Ouais,
alors bilan, 7% dans les sondages, 7 grammes d'alcool dans le sang, et Gabriel a tweeté, alors je vous jure que c'est un vrai tweet, 1013 bistrots, 17 000 participants, 4700 litres de boissons buts et 354 propositions. Alors, je sais pas vous, mais après 4700 litres de boissons buts, ça fait combien pas de propositions !
Surtout j'aimerais bien avoir la
gueule des 354
propositions avec les vitres de
boissons ! En 1, Gabriel, je propose que tu remettes ta tournée, fais pas ton A ! En 2, moi je te rétablirai la peine de mort au premier délit ! En 3, les lycées, je te les débloque avec l'armée ! En 4 ! Allez, entre nous, Macron, il est un peu… Hein ? Il est entre nous, Macron,
il
est un peu comme ça ! En 5, moi je te mettrai Apolline de Malherbe, premier ministre,
4 gamins,
ça file
droit, ça aurait été géré les lycéens
! Quelle salle de shoot ! Oh non ! Je suis défoncé ! Je plane à 4000 ! Trop puissant ! Monsieur Attal, je vous ai juste mis un coton d'alcool à 90 sur le bras pour l'instant ! C'est du pur délire quand même ! Et à demain ! Bonjour ! Merci beaucoup
!
On vous retrouve en podcast, c'est sur scène pour votre poitiers, épines à la Reims ou à hier, un spectacle RMC, il est 8h26, dans un instant, c'est le face-à-face, mon invité c'est Jean-Philippe Tanguy, le monsieur économiste du RN.
RMC jusqu'à 9h,
Apolline Matin, face-à-face,
Apolline de Malherbe,
8h29 sur RMC et BFM TV, bonjour Jean-Philippe Tanguy,
merci
de répondre à mes questions ce matin, vous êtes le président délégué du groupe RN à l'Assemblée Nationale, vous êtes député de la Somme, tout le monde vous appelle le monsieur économie du Rassemblement National et vous étiez d'ailleurs hier aux côtés de Marine Le Pen pour la présentation de son contre-budget, 140 milliards d'euros d'économique, vous promettez d'ici 2032, une règle d'or, un déficit qui passerait sous la barre des 3% avant 2030 et même 2,5% en 2032.
Je vous interroge là-dessus dans un instant mais on a reçu, nous tous journalistes, il y a quelques minutes à peine, un message de la communication du gouvernement qui nous dit, je le cite, le Premier ministre s'exprimera ce soir dans une allocution depuis Matignon sur les sujets suivants, deux points, situation dans les lycées, prix des carburants, crise agricole ainsi que sur la situation financière du pays. Est-ce que vous en attendez quelque chose Jean-Philippe Tanguy
?
Écoutez, j'espère en attendre quelque chose, c
'est
le Premier ministre de la France, il y a encore plusieurs mois avant les élections, il y
a
des décisions très importantes à prendre, vous en avez parlé, notamment l'agriculture, nos agriculteurs, nos éleveurs vivent une crise particulièrement douloureuse, Marine Le Pen est en déplacement à Cournon aujourd'hui au salon de l'élevage en novembre pour porter nos propositions de redressement de l'agriculture française, de soutien, d'accompagnement, de protection contre la concurrence déloyale et le prix des carburants évidemment qui d'ailleurs lie aussi à la crise agricole qui est extrêmement douloureuse pour les Françaises et les Français qui gâtent leur pouvoir d'achat et qui devient très préoccupant pour les entreprises.
Situation financière de la France, c'est également ce qui est mentionné parmi les sujets que le Premier ministre abordera donc ce soir, vraisemblablement depuis le perron de Matignon, situation financière du pays que vous prenez donc visiblement très au sérieux
?
Oui, la situation est très sérieuse et je pense que les Françaises et les Français, c'est le sens de la campagne à venir que nous allons faire avec Marine Le Pen et Jordan Bardella doit démontrer aux Françaises
et
aux Français qu'il faut se ressaisir,
qu
'il faut reprendre le contrôle de nos finances publiques parce que nous sommes en train de perdre notre souveraineté financière et donc la liberté de la France. Pourquoi ? Il y a plus de la moitié de la dette qui est possédée par des intérêts étrangers. Ce n
'est
pas le cas de tous nos partenaires, par exemple l'Italie qui a une dette très importante également, c'est 70% de la dette qui est possédée par les Italiens eux-mêmes. Pour la France, c'est l'inverse parce que si on enlève la fameuse part de la dette qui est détenue par la BCE, la Banque de France, ça a été un des sujets de la rentrée, en fait c'est 70% de la dette sur le marché qui est
possédée par les intérêts étrangers. Donc si les marchés d'eau... Mais est-ce que ça veut dire, Jean-Philippe Tanguy, on va rentrer dans le
détail de ce que vous proposez pour mettre fin à ce mur de la dette, ou en tout cas pour le réduire, mais Jean-Philippe Tanguy, est-ce que ça veut dire que quand on voit la situation du pays, je ne fais que citer également les problèmes auxquels Matignon dit que le Premier ministre va s'attaquer ce soir. Mais ne prenons que les lycéens, par exemple, qui demandent plus de moyens, qui pour nombre d'entre eux constatent que leurs locaux sont vétustes, qu'il manque des professeurs, qu'ils n'ont pas les moyens d'étudier normalement. En fait, vous-même, vous reconnaissez qu'on ne pourra pas faire grand-chose pour eux, on n'a plus de sous
?
Si, c'est très intéressant le fait que vous fassiez le lien entre les deux, parce qu'en fait les lycées,
c
'est vraiment la démonstration de la désorganisation de l'État, le fait que l'argent, les moyens se perdent en route. Est-ce que la France met des moyens sur l'éducation nationale ? Oui, en moyenne, plus que l'Union européenne. Est-ce que les gens, les enseignants, le personnel éducatif, les élèves voient sur le terrain cet argent ? Non, il
y a une désorganisation. Mais comment vous allez faire
pour boucher tous les trous du tuyau ? Parce que si je comprends bien, c'est qu'il y
a
un tuyau et en fait, tout se perce et tout s'écoule avant d'arriver à l'objectif. Vous, vous allez faire comment pour mettre des rustines partout ? Je ne vois pas.
C'est au contraire, il faut simplifier. Il faut faire en sorte qu'il y
ait
ce millefeuille territoriale. Vous avez d'un côté l'éducation nationale qui gère les professeurs et vous avez les régions qui gèrent les lycées. Il n
'y
a pas de coordination entre eux, il n
'y
a pas de symbiose entre eux, il
n'y
a pas de volonté d'aller dans le même sens.
Prenons ce budget-là ? Dites-nous comment vous,
vous
feriez le budget de
l
'éducation nationale ? D'abord, est-ce que vous le maintenez à
ce niveau-là ? Qu
'est-ce que vous changez dans l'organisation pour que l
'argent
arrive au bon endroit ? Il faut le maintenir. D'ailleurs, nous sommes opposés ces quatre dernières années aux suppressions de postes dans l'éducation nationale, notamment l'année dernière, puisque nous avons de très mauvaises performances bizarres, de classements de nos résultats éducatifs. Il faut améliorer l'encadrement, il faut améliorer l'encadrement des élèves et justement qu
'il
y ait des professeurs partout, lutter contre l'absentéisme. Mais ce n
'est
pas un problème de moyens, en l'occurrence, c'est vraiment un problème d'organisation. Comme dans l'hôpital, la bureaucratie, la sur-administration gêne l'effort du service public, gêne l'effort des enseignants plutôt que de l'aider. Mais tout le monde connaît ça au quotidien. Parfois, le fait d'avoir trop d'encadrement, d'avoir trop de normes, trop de règles gêne votre
effort, gêne votre travail. Est-ce que ça veut dire que
vous allez supprimer des postes intermédiaires, des postes administratifs dans l'éducation
nationale ?
Il
faut
supprimer des postes administratifs,
il
faut se débarrasser d'un certain nombre d'échelons. Par exemple, il y a deux rectorats aujourd'hui. Vous avez un rectorat d'académie et vous avez une coordination régionale. Tout ça n'est pas efficace. On l
'a
vu
au
moment du pas de vague, par exemple, de professeurs qui ont des difficultés. Le rectorat, paralysé par la bureaucratie et la bien-pensance, n'est pas capable d'être efficace.
Ça veut dire
moins de monde, mais plus responsable
?
Oui, exactement. Moins de monde, plus responsable, faire plus confiance aux enseignants, aux personnels éducatifs qui sont dans les établissements eux-mêmes et cesser aussi cette manie, parce que c'est ça aussi la bureaucratie. La bureaucratie,
c
'est non seulement vous gêner les enseignants et le personnel, les fonctionnaires au quotidien, mais c'est aussi que personne n
'est
jamais responsable de rien. Tout le monde se renvoie toujours la balle, les dossiers traînent et pour aussi la question des lycées, on a un énorme problème de marché public. C'est aussi une des pistes de réflexion de Marine Le Pen et
de
Jordan Bardel sur les économies. Les marchés publics sont surestimés. coûtent trop cher, il y
a
des cartels et à la fin, l'argent, au lieu d'être bien investi dans les travaux, bien investi au service des élèves et
des enseignants... Vous parlez de ce cartel en disant d
'ailleurs que vous pourriez faire économiser là-dessus presque une dizaine de milliards d
'euros.
Bien sûr,
et
juste pour finir sur cette histoire, des cartels qui est lié au fait aux moyens qui finissent vraiment...
C'est quoi ce cartel ? Ça marche comment ? Ça veut
dire
quoi un cartel
?
Vous
en
parlez souvent sur RMC, Madame de Malherbe,
c
'est les fameux catalogues des marchés publics qui
sont...
Oui, on a eu
un certain nombre de maires
locaux qui disent ne serait-ce que pour acheter une machine à café. Moi, je suis obligée de l'acheter sur les catalogues des produits auxquels j'ai droit, moi, en tant qu'institution publique, dit-elle. Sauf que la machine à café, elle vaut, je ne
sais
pas,
250
euros dans le catalogue, alors qu'elle voit la même machine chez Lidl à 80 euros. Et elle dit, c'est quoi ? Ça veut
dire
quoi
? C'est une forme
de
mafia ? Oui,
c
'est une forme de mafia, de détournement des marchés publics, de règles qui sont trop lourdes, qui font que ça coûte trop cher.
Mais vous
pensez franchement que là-dessus, vous allez trouver des
10
milliards ? Bien
sûr,
vous vous rendez compte, c'est chaque achat public, Madame de Malherbe. Là, vous parlez des maires, mais c'est valable pour les échelons supérieurs, c'est valable pour l'éducation nationale, c'est valable pour tous les échelons de l'État. La commande publique, c'est plus de 200 milliards au moins. Donc si on fait ne serait-ce que 5% d'économie, c'est 10 milliards. Le problème,
c
'est que les gens, nos adversaires politiques, ne vont jamais au bout des phénomènes. Excusez-moi, je vous écoute attentivement. Tous les jours, quand il y a des crises sur ces catalogues-là, tous les hommes politiques viennent vous voir en disant, c'est inadmissible, il faut le réformer. Ça fait 30 ans que c'est le cas. Le Code des marchés publics français, il est pourri depuis 30 ans, et ils ne font rien. En fait, ils sont dans la dénonciation permanente, ils ne vont pas au bout des phénomènes. C'est comme un sujet qui empoisonne le débat public depuis 5 ans. Le prix de
l
'électricité européen, la formation du prix. Tous les hommes politiques qui viennent ici vous disent que cette formation du prix n'est pas opérationnelle, n'est pas optimale. Et dès qu'il faut le réformer pour rendre l'argent aux
Français aux Français, il n'y a plus
personne.
Et ensuite, je voudrais revenir sur la colère des lycéens. Jean-Pierre Tanguy,
sur ce
point-là, j'ai
constaté en tout cas qu'il y avait une évolution, oui, au moment du début de la guerre en Ukraine et des tensions non seulement sur les prix d'énergie, mais aussi sur l'approvisionnement et la peur d'un blackout d'électricité. Le ministre de l'économie de l'époque, qui était Bruno Le Maire, disait qu
'il
faut qu
'on
revoie la façon dont on décide des prix de l'énergie, parce qu'on payait cette énergie plus chère qu'on aurait pu l
'acheter sur la fabrication.
Sauf qu'aujourd'hui, comme on est exportateur, à nouveau, parce que nos centrales fonctionnent à nouveau, qu'elles ne sont pas en réparation comme elles étaient à l'époque, aujourd'hui ça nous arrange, parce qu'on vend notre électricité beaucoup plus chère à l'étranger. Donc
en fait, ce serait quand même dommage.
Vous êtes complètement à contre-temps.
Si vous voulez revoir ces formations du prix maintenant, alors que ça gagne de l'argent...
Vous verrez à la campagne présidentielle que nous avons raison de le dire. Nous ne vendons pas l'électricité au bon prix. On vend l'électricité à un prix trop bas et on pourrait gagner 3 milliards d'euros si on faisait un prix français avec nos partenaires européens. Mais tout est là. Ils ne vont jamais au bout des sujets. Donc tous les sujets, comment dire, s'accumulent, pourrissent.
Et
donc, des années après, ça coûte très cher aux gens et il n
'y a
plus de moyens sur le terrain. L'une des colères... Où va le pognon ? Vous savez très bien que les gens se posent cette question. On n'a jamais payé autant d'impôts
en
France.
Où va
le pognon et vous dites qu'en fait c'est pourri et c'est des
paniers percés ? Oui, c'est des paniers percés.
C'est ce qu'on a appelé le tonneau des danaïdes. C'est pas géré. Il n
'y a
pas d'autorité. Il n
'y a
pas d'autorité pour l'ordre public et il n
'y a
pas d'autorité sur les comptes.
C'est ça qui va changer avec Marine Le Pen. On va revenir concrètement
sur où est-ce que vous les feriez ces économies qui, pour l'instant, ne convainquent pas la plupart des économistes. Mais sur la question qui ont participé au saccage. Bruno Retailleau, qui était ici même, estimait, et il a eu cette phrase, il a dit que
c
'est une répétition générale pour des mouvements d'ultra-gauche qui sont cités également par des notes des renseignements généraux,
pour
ce qu'il se passera si Marine Le Pen est élue. Il disait au fond, si Marine Le Pen est élue, le lendemain, on verra dans les rues de France ce que l'on voit depuis plusieurs jours au niveau des lycées, c'est-à-dire une colère, un chaos. Est-ce que vous l'antiquez anticipez ? Est-ce que vous imaginez effectivement que ça puisse être le cas ?
Il n
'y a
pas à
l
'anticiper. Le chaos, il a lieu tous les jours dans la rue, toutes les manifestations, tous les mouvements sociaux sont pourris par les black blocs, des mouvements violents, un certain nombre de festivals, de lieux de moments culturels et nos lycées. Donc, M. Retailleau, ce cauchemar,
on
le vit en direct, y compris quand elle était ministre de l'Intérieur. C'est quand même fascinant, Mme de Malherbe, d'avoir des responsables politiques qui ont été aux manettes et qui nous expliquent que si Marine Le Pen, qui n
'a
jamais été au pouvoir, serait au pouvoir, ce serait pire qu'aujourd'hui. Alors qu'aujourd'hui, ils ne sont pas capables... Mais
vous dites, Jean-Philippe, si nous on arrive, on va
mettre en place une discipline budgétaire, tout sera en ordre dans les rues. Pensez-vous que ça le sera ? Est-ce que les forces de l'ordre réussiront à calmer le jeu ?
Mais bien sûr, mais excusez-moi, en l'occurrence, au contraire. Les forces de l'ordre, toutes les enquêtes le montrent, ont confiance dans Marine Le Pen et Jordan Bardella pour assurer cette autorité. Je ne comprends même pas ce fantasme de M. Retailleau qui dit « Si les Françaises et les Français font un choix libre avec Marine Le Pen, ce sera le chaos ». Mais qu'est-ce que c'est que cet argument ? En plus, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faudrait se plier dans l'imaginaire de M. Retailleau à la volonté des voyous, à la menace des voyous, au chantage de la racaille. Je veux dire, ça n'a ni que ni tête. Je pense que M.
Retailleau panique parce que, malheureusement pour lui, sa campagne ne prend pas. En fait, il ne se remet pas de sa compromission avec la Macronie et qu
'il
passe toute sa campagne à nous insulter. C'est dommage.
Jean-Philippe Tanguy, un mot quand même sur le maintien de l'ordre avec des dérapages au point d'ailleurs que Laurent Nunez annonce ce matin, le ministre de l'Intérieur, que les grenades assourdissantes ou de désencerclements qui ont été utilisés et qui ont causé hier l'arrachage de la main d'un jeune à Lens seront désormais interdites d'usage dans ce genre de rassemblement. Ça veut donc dire qu'il y avait un problème
?
Déjà, je déplore toutes les victimes, toutes les violences, qu'on soit un enfant, qu'on soit un jeune. Même si on est dans une manif qui peut être violente, on n
'a
pas à perdre sa main ou être blessé, évidemment. Et c'est encore le cas, évidemment, plus le cas pour les forces de l'ordre qui nous défend. Moi, je ne suis pas un spécialiste du maintien de l'ordre, donc je ne vais pas prétendre savoir ce qu'il faut utiliser ou pas. Je fais confiance aux spécialistes sur ce domaine-là. S'il faut retirer ses équipements, il le faut, mais il ne faut pas non plus exposer nos forces de l'ordre à la violence parce qu'il y a plusieurs centaines de blessés quand même chez nos policiers et on pense à eux.
Je
rappelle qu'il y a 18 enquêtes de l'IGPN qui sont ouvertes.
C'est très intéressant ça parce que la police française est très disciplinée, elle a des règles, il y a toujours des enquêtes sur les violences et il y
a
un certain nombre de forces politiques que vous connaissez bien qui insultent la police. M. Mélenchon, candidat à la présidentielle, a eu un discours irresponsable en disant que la police était raciste, pouvait être raciste. C'est une insulte faite à la police qui est un creuset d'assimilation de tous les Français, tous les Français et c'est très grave ce
qui
a été dit. Est
-ce que vous avez vu ce qu'a dit Donald Trump hier soir ? Il a dit que ce qu'il se passe en France n'est rien de moins qu'une migration de masse hors de contrôle. Il ne s'agit pas ici d'école, il s'agit de l'islam qui tente de prendre le contrôle d'un pays autrefois grand.
Je ne sais pas de quoi parle M. Trump. Écoutez, qu
'il
s'occupe des problèmes de sécurité aux
Etats-Unis. Il parlait des mouvements lycéens, c'est impossible. Oui, mais
nous ne s'occupons pas des problèmes intérieurs des Etats-Unis et les Etats-Unis n'ont pas à s'occuper des problèmes intérieurs de la France.
Jean-Philippe Tanguy, il y a effectivement ce que vous voulez tenter de faire comme économie et puis il y a un certain nombre de cadeaux et notamment le permis de conduire gratuit pour tous les jeunes qui auraient un casier judiciaire vierge. Ça, ça peut faire plaisir aux lycéens qui nous écoutent.
Oui, je pense que c'est une annonce importante qu'a fait Marine Le Pen. Vous savez à quel point le permis de conduire est un outil d'intégration économique. Si vous n'avez pas votre permis, vous pouvez parfois ne pas trouver de travail. Vous ne pouvez pas aller suivre vos études, prendre un travail étudiant également. C'est vraiment un moment qui peut causer des discriminations importantes. Donc effectivement, on considère que de la même façon que l'école, qu'un diplôme ou une formation, le permis de conduire c'est très important. Et souvent, vous savez, ceux qui n'ont pas eu leur permis de conduire à ce moment-là, ils galèrent toute leur vie après.
Quand vous avez 30 ans, 40 ans, si vous vous trouvez au chômage, imaginez, ça arrive souvent, vous avez eu un travail à côté de chez vous, une usine à côté de chez vous et puis cette usine ferme, moi c'est arrivé par exemple à Bernaville dans ma circonscription, du jour au lendemain, des ouvriers doivent aller trouver un travail beaucoup plus loin. Si vous n'avez pas votre permis à ce moment-là, c'est un risque d'exclusion. Donc je pense que vous présentez ça comme un cadeau parce que bon, effectivement, c'est une mesure généreuse, mais c'est quand même important pour l'économie, pour l'intégration. J'espère qu'on débattra de cette mesure dans la campagne.
Comment
allez-vous faire, Jean-Philippe Tanguy ? Vous promettez donc, je le disais, 140 milliards d'euros d'économie sur 5 ans, 30 milliards de baisse d'impôt, 18 mois pour arriver à l'équilibre, en tout cas hors dette. Roland Lescure dit, on rêvait en couleur, avec vous, on rêverait en couleur et on raserait gratis. Il parle d'un contre-budget avec des mesures incantatoires, inapplicables. Édouard Philippe parle d'une escroquerie intellectuelle. Paul Midi, qui est en charge de l'économie pour Gabriel Attal, parle d'économie fantaisiste.
Non mais moi, vous savez, je n'aurais aucune difficulté à débattre avec M. Lescure et M. Philippe pour qu
'il
nous explique pourquoi il nous insulte et pourquoi il nous critique, sans avoir donné un seul exemple.
Moi,
j'ai débattu hier avec M. Lescure, j'interrogue sur son propre budget parce que c'est quand même eux qui sont manettes. Je n'ai eu aucune réponse sur le budget qu'il présente aux Français et qu'un tombereau d'injure. Tout ça n'est pas très intéressant. La réalité, c'est que Marie Le Pen et Jordan Bardella vont s'attaquer au grand tabou, ce que la lâcheté n'a pas permis à ceux qui gouvernent de lutter
contre. Mais qu'allez-vous dire, par exemple, sur les 20 milliards
de baisse de contributions à l'Union Européenne ? Vous dites, on va négocier avec l'Union Européenne, on va réussir à faire baisser notre contribution. C'est une sortie déguisée de l'Union Européenne parce que si vous enlevez 20 milliards de ce que vous donnez normalement à l'Union Européenne, ça veut dire que d'une certaine manière, vous ne jouez plus le jeu du collectif. Pas
du tout. Le 5 milliards de contributions nettes, c'était le montant que Jacques Chirac acceptait de verser après l'élargissement à 27 pays. Parce que certains ont dit, oui, c'est facile, il y avait moitié moins de pays. Non, non. Après l'élargissement, il y avait 5 milliards de contributions nettes. Et ça fonctionnait très bien. C'est juste qu'on n'accepte plus de financer un certain nombre de programmes européens qui sont stupides, qui sont toxiques. Un exemple, les Français sont contre l'élargissement de l'Union Européenne aux pays de l'Est-Yougoslavie ou à l'Est. Pourquoi est-ce qu'on paye des crédits d'élargissement, de préélargissement ? Il n
'y a
pas à payer. Je ne veux plus payer. Madame Vaudalien s'est constituée une diplomatie. Madame Vaudalien n'a pas la compétence de la diplomatie. On arrête de payer. Ça et ça et des lignes et des lignes de dépenses. Les dépenses de l'administration européenne sont complètement hors contrôle. C'est plus de 5% de hausse de dépenses par an et notamment des hausses de salaire. Parce qu'il faut savoir que les fonctionnaires européens, les grands fonctionnaires européens et les commissaires, leur salaire est indexé sur l'inflation. Ce qui est interdit en France pour les travailleurs français
et les fonctionnaires français.
Oui, exactement. Donc, ça suffit les dépenses de l'Union Européenne et c'est exactement le problème. On en revient à l'autorité sur les comptes. C'est-à-dire qu'on présente la contribution à l'Union Européenne, aux adversaires, comme quelque chose de toute éternité. Il faudrait toujours accepter des hausses. C'est 3 milliards de hausses quand même cette année, Madame de Malherbe, qu'on fait dans le dos des gens. Donc, il n'y
aurait
pas un euro pour les retraites. Il y aurait toujours de l'argent pour la contribution européenne.
Sur les retraites, je n'ai
pas tout compris.
On va y revenir, il n
'y a
pas de problème. Et ne parlons pas du fameux prêt européen qui a été pris pendant le Covid, qui devait rien nous coûter. Ah bah ça y
est, on
commence à le rembourser. Voilà. Donc, si vous voulez, toutes ces dépenses sont inacceptables. Donc, oui, on fait un rapport de force. Et comme l'a dit Marine Le Pen, la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. Et donc, c
'est
la France qui donne à l'Union Européenne. C'est nous qui décidons.
Jean-Philippe Sanguilly, sur l'âge de la retraite, je n
'ai
pas bien compris si c'était 60 ou 62 ans. Et surtout, comment ça marche dans votre histoire de réduction des dépenses ? Parce qu'avec cette fameuse réforme de la retraite, ce serait 35 milliards d'euros par an.
Oui, alors on n'est pas du tout d'accord avec le chiffrage de nos adversaires qui a été fait il y a 5 ans. Donc, la réforme de Marine Le Pen,
c
'est que vous partirez entre 60 et 62 ans selon votre date d'entrée dans le monde du travail. Vous avez commencé à travailler à 18 ans.
C
'est-à-dire qu'à 62 ans, on pourra partir à taux plein ? Non, à taux plein, si vous avez fait votre trimestre. C'est le deuxième aspect de la réforme. Dans le système français, qui est très compliqué. C'est vrai que moi, j
'ai
beaucoup de gens qui viennent à la permanence, qui ne savent jamais où ils en sont dans leur vie et dans leur fin de carrière pour savoir quand est-ce qu
'ils
vont partir. C'est un système très compliqué qui n'aide pas les travailleurs à préparer leur retraite. Ça, c'est sûr. Donc, si vous avez commencé à travailler toi que Marine Le Pen, vous partirez plus tôt. Si vous avez commencé à travailler à 24 ans, vous partirez plus tard. Et il faut faire entre 40 et 42 ans de
cotisation. Quel sera l'âge maximum
? 67 ans. Ça, ça ne bouge pas. Mais c'est sûr que si vous avez commencé à travailler à 24 ans, pour avoir votre taux plein,
il
faudra travailler 42 ans, comme dans le système actuel d'ailleurs. Donc, jusqu'à 66. 66 ans, voilà. Et donc, nous, on est très clair. Justement, on ne rase pas gratis. C'est juste qu'on veut la justice sociale.
Il est normal. Donc, en fait, quand
vous dites que vous êtes la retraite à 60, 62 ans, c'est faux. Parce que la plupart des
gens désormais, ils pensent beaucoup plus tard. C
'est surtout nos adversaires, Madame de Malherbe,
qui disent toujours... Non, mais vous aussi, ce n'est pas clair. Vous dites, ce n'est pas clair. Les gens qui nous écoutent, ils ont l'impression qu'ils vont pouvoir
partir à 60,
62 ans.
Et en
réalité,
non.
Ils pourront partir plus tôt s'ils le souhaitent, mais il y aura une décote. Mais on n
'a
jamais menti aux gens.
On
n
'a
jamais dit que c'était la retraite à taux plein pour tout le monde, à 62 ans. C'est pour ça que nos adversaires caricaturent tout le temps. Mais vous voyez, ça fait 5 ans qu
'on
propose cette réforme et nos adversaires n'ont jamais voulu en débattre. Moi, Madame de Malherbe, je suis disponible pour débattre avec les candidats, avec les équipes des candidats, sur la réforme des retraites, sur le fond, mais qu'on arrête toujours, si vous voulez, de limiter.
C
'est parce que vous faites vous. Nos adversaires sont toujours dans la caricature.
C
'est-à-dire que...
Hier, vous
avez eu un petit moment de caricature. Vous avez regardé votre téléphone et les courbes du prix auquel on emprunte la France. Et vous avez laissé entendre que, en gros, tous ceux qui nous prêtent seraient en train de regarder votre conférence de presse et seraient en train, du coup, de faire descendre le prix auquel la France emprunte. Je voudrais qu'on soit précis là-dessus. Vous-même, quand même, je ne sais pas si c'était une blague ou si c'était vrai. C'était sérieux ?
Évidemment qu
'il
y avait un côté humoristique, puisque j'ai fait référence au gouvernement qui, lui, quand il parle, nous accusait lui-même de ses propres responsabilités en disant Marine Le Pen a fait...
Parce que j'ai regardé minute par minute, effectivement, la courbe.
J'imagine que vous l'avez regardée
aussi.
La courbe de ce qu'on appelle l'OAT, c'est-à
-dire
les titres de dette émis par l'État français à 10 ans. Au réveil, elle était à 4,89 et à 11h15, elle était à 4,75. C'est effectivement une baisse et une baisse réelle et sérieuse. Sauf que quand vous regardez les autres pays, ils ont baissé aussi. Donc, c'est un moment de baisse quand même généralisée. Et il y a eu plein de facteurs. Il y
a
eu une intervention du ministre de l'Économie un peu plus tôt, qui disait qu'on n'aurait pas besoin d'une intervention de la BCE. Il y a eu vous. On ne
peut
pas dire que ça n'est pas joué. Mais on ne
peut
pas dire que c'est vous qui avez fait baisser les taux.
Madame, déjà, sur les écarts,
ce
qu'on appelle les
stress... Parce que sinon, c'est magique.
Mais ce n
'est
pas magique.
C
'est que Marine Le Pen, aujourd'hui, est favorite. Il faut rester prudent, évidemment. Il n'y
a
aucune arrogance là-dedans. Elle est la favorite pour cette élection présidentielle. Donc, oui, les marchés sont attentifs à ce qu'on dit. Et oui, le fait que Marine Le Pen ait annoncé notamment le retour de l'équilibre primaire dès le début de sa conférence de presse, oui, a été vu par les marchés. Moi, j'ai été appelé par des investisseurs. Ça a été vu. Donc, évidemment, dans mon propos, il y avait un côté humoristique parce que vous savez que c'est un peu mon genre et que j'essaie parfois de dédramatiser des sujets graves avec un peu d'humour. Mais oui, la parole de Marine Le Pen, elle était attendue. Elle a été entendue.
Et vous reconnaîtrez, parce que vous connaissez bien le monde politique, que si ça avait été l'inverse,
c
'est-à-dire que si pendant le discours de Marine Le Pen, les taux avaient monté, on s
'en
serait pris plein la tronche. Et j'ajoute quand même que ce qui s'est calmé, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, le spread, là, l'effet de Marine Le Pen est vraiment non-critiquable, est vraiment très visible.
Est-ce que vous vous dites que Jordan Bardella peut tenir ?
Bien sûr. Et puis, plus fort que jamais, puisque plus les jours passent, plus on voit que Mediapart a en fait ses livrets des manipulations assez sordides, il faut bien le dire, et qu'il n'y a aucune preuve que Jordan
Bardella... Vous maintenez qu
'il n
'y
a aucune preuve
? Il n'y a aucune preuve, notamment quand même ce mail. C'est quand même très grave parce qu'il a été révélé qu'une des preuves, entre guillemets, de Mediapart, le mail, c'est exactement ce que j'avais dit d'ailleurs quand le mail est sorti, il disait mais on ne
voit
pas la réponse et on ne
voit
pas à qui il est adressé et la personne à qui il a été adressé, entre-temps, a été révélée, ce n'était pas Jordan Bardella et Jordan Bardella n'y était pour rien dans ce mail. Mediapart devrait présenter ses excuses. Pour vous, Mediapart devrait présenter
ses excuses ? Maintenant, il
est temps de le faire, plutôt que d'aller faire des recherches sordides.
J'ai regardé les
échanges que vous avez avec Alain Soral, qui depuis plusieurs jours est à nouveau très présent sur les réseaux sociaux, qui dans un sens d'ailleurs donne tout à fait raison à Mediapart, en
disant que Jordan Bardella était
effectivement antisémite. Mais il dit aussi de vous, il faut te calmer la petite tapette zozotante. Tout le monde a compris que Mediapart dit vrai, mais que l'extrême droite juive va quand même le sauver, car elle en
a
besoin face à Mélenchon. Quant à toi, tapette zozotante, tu es ce qu'on appelle un retourné de naissance.
Oui,
j'en veux beaucoup à Mediapart d'avoir redonné de la lumière à M. Soral, qui était dans les poubelles d'Internet, là où d'ailleurs il devrait rester, et donner, voyez, Mediapart, les sources de Mediapart viennent de ce milieu, de ce milieu de gens haineux, homophobes, antisémites, et donner de la... Voilà, considérer
que c'est l'enchec une source fiable. Mais est-ce que le fait qu'il soit haineux
veut
forcément
dire qu'il mente ? Mais oui,
tout le business de M. Soral, depuis 15 ans, c'est de raconter n'importe quoi. Je n'invite personne à regarder ses vidéos, mais les journalistes qui l'ont fait le savent très bien. M. Soral raconte n'importe quoi, insulte tout le monde, comment dire, pourrit le débat politique, et le fait que Mediapart soit allé chercher dans les poubelles de M. Soral des fausses révélations pour diffamer M. Bardella, ça en dit beaucoup, malheureusement, de Mediapart, et de la haine, en fait, qu
'il
y
a
contre le Rassemblement
National. Merci Jean-Philippe Tanguy.
Tout semble permis, Mme de Malherbe, pour certains, pour salir le Rassemblement National, c'est dommage, plutôt que débattre du fond.
Merci Jean-Philippe Tanguy d'avoir répondu à mes questions. Permettez-moi juste de rendre remise aux victimes
aujourd'hui du 7 octobre. Nous
sommes le 7
octobre, et c
'est donc l'anniversaire des... On pense à
leur famille, on pense à leur mémoire.
Merci Jean-Philippe Tanguy d'avoir répondu à mes questions. Vous êtes bien sur RMC et BFM TV.
Ne
bougez pas dans un instant, l'actualité continue sur RMC, c'est les GG, avec Alain Marchal, Olivier Truchot. De quoi allez-vous débattre, messieurs ? Eh bien, nous allons débattre de la manifestation, des manifestations lycéennes, savoir s'ils doivent continuer. La police qui décide d'arrêter les grenades assourdissantes, et puis nous recevons Rosine Bachelot et Eric Dupond-Moretti. Ils ont un livre en commun. Sont-ils les derniers macronistes ? Rendez-vous dans les GG dans un instant.