Edgar Grospiron démissionne des JO-2030 : "Peut-être que le costume était un peu trop grand", estime Sandrine Lefèvre
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Assisterons-nous aux Jeux Olympiques d'hiver en 2030 dans les Alpes ?
- 0:39OuverteÉludée
Est-ce qu'on a une chance de vivre ces Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver en France en 2030 ?
- 1:12OuverteÉludée
Est-ce qu'on a péché par orgueil ?
- 2:48OuverteÉludée
Est-ce qu'on pouvait nous dire quelles sont ces tensions ? De quelle nature sont-elles ?
- 4:19OuverteÉludée
Est-ce que le départ d'Edgar Grospiron peut suffire finalement à relancer la dynamique ?
- 4:30OuverteÉludée
Qui pour le remplacer aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Edgar Gropiron écrivait hier, après plusieurs mois de tensions au niveau de la gouvernance, je tire la conclusion que les conditions ne sont plus réunies pour continuer cette aventure. »
- 3:24PrésentateurChiffre
« Actuellement, il y a 130 salariés. »
- 4:44PrésentateurChiffre
« la carte des sites a mis deux ans pour aboutir. »
- 5:14PrésentateurFait
« on n'a pas de sponsor. »
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Assisterons-nous aux Jeux Olympiques d'hiver en 2030 dans les Alpes ? C'est la question qui se pose après l'annonce faite hier de la démission d'Edgar Gourpiron de la présidence du comité d'organisation du projet Alpes 2030. L'ancien champion de ski de bosse ne donnera pas le coup d'envoi des Jeux Olympiques et Paralympiques prévus en février 2030, donc une tempête de plus dans une organisation chaotique. Bonjour Sandrine Lefebvre. Bonjour Eva. Vous êtes journaliste au service des sports du Parisien, vous connaissez ce dossier par cœur pour le suivre déjà depuis plusieurs mois.
Sandrine Lefebvre, est-ce qu'on a une chance de vivre ces Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver en France en 2030
?
J'espère bien parce que tous les Français se souviennent de la parenthèse enchantée de l'été 2024 et de ces Jeux fabuleux que Paris nous avait offerts. Alors là, effectivement, on était dans l'expectative, dans la joie de revivre cet événement et c'est un peu plus chaotique. Mais rassurez-vous, quoi qu'il arrive, les Jeux dans les Alpes 2030 auront bien lieu. Auront
bien lieu. Mais c'est vrai que le contraste, il est saisissant avec Paris 2024. Est-ce qu'on a péché par orgueil ?
C
'est-à-dire, parce que les Jeux de Paris avaient été une immense réussite, on s'est dit que ce serait pareil avec les Jeux d'hiver et on s'est lancé peut-être avec moins de préparation.
Effectivement, moins de préparation parce qu'il faut rappeler aussi qu'à l'époque de Paris 2024, il y avait eu toute une phase de candidature. Une phase qui avait duré entre 2014 et 2017, pendant laquelle les équipes avaient bâti le dossier. Ils avaient essayé de convaincre le comité international olympique de leur confier l'organisation. Rappelez-vous qu'on était face à Los Angeles et
que donc il avait
fallu un petit peu défendre son dossier, ses champs, ses arguments, expliquer ce qu'on allait en faire. Pour Alpes 2030, ça a été complètement le
contraire.
Là,
on
s'est retrouvés dans une...
La liaison n
'est
pas très très bonne, Sandrine Lefer. Oui, on vous entend, on vous entend.
On s'est retrouvés dans une situation à Alpes 2030 où le CIO nous a offert une sorte de cadeau. Cadeau
empoisonné, c'est ça
? Un peu un cadeau empoisonné aujourd'hui ?
Empoisonné aujourd'hui, effectivement. Mais à l'époque, on était tous dans l'euphorie de Paris 2024. Et puis, c'est une discussion entre le président international olympique et Emmanuel Macron. Le comité international est embêté, il n
'a
pas beaucoup de candidatures. On est dans l'effervescence des Jeux de Paris. Le dossier apparaît complètement dingue de Paris. Et puis, le CIO demande à la France si la France ne souhaiterait pas organiser les Jeux de 2030.
Et
c'est comme ça
qu'on
se retrouve dans cette situation où on a senti qu'il y avait des flottements, notamment dans la nomination des Jongs qui allaient être au comité exécutif de cette préparation des Jeux olympiques. Edgar Gropiron écrivait hier, après plusieurs mois de tensions au niveau de la gouvernance, je tire la conclusion que les conditions ne sont plus réunies pour continuer cette aventure. Sandrine Lefebvre, est-ce qu'on pouvait nous dire quelles sont ces tensions ? De quelle nature sont-elles
? Alors,
concernant les tensions, elles
sont
multiples. Elles sont à l'intérieur même du comité d'organisation, parce que le comité d'organisation,
c
'est une immense machine. Actuellement, il
y
a 130 salariés. Il y a ça et en même temps, il faut composer avec ce qu'on appelle le bureau exécutif et les parties prenantes. Et les parties prenantes, ce sont des gens qui se mettent autour de la table. Il y a la ministre des Sports qui représente l'État. Il y a le comité olympique, le comité paralympique. Et il y a également les deux régions hautes des Jeux olympiques, la région Sud et la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Et
toutes ces personnes n'ont pas forcément les mêmes intérêts au même moment. Tout le monde a envie un petit peu d'être l'organisateur des Jeux. Et Edgar Gropiron, il a fallu qu'il compose avec tout le monde, qu'il satisfasse aussi tout le monde. Et il s'est retrouvé à un moment donné dans une situation très, très compliquée, parce que peut-être aussi que pour lui, le costume était un petit peu trop grand. On l'a beaucoup comparé à Tony et Sanguet. Mais voilà, quelques mois après, on se rend compte que la comparaison n'était pas tout à fait exacte. Oui,
ce qu'on entend dans ce que vous nous dites, c'est qu'il y a des enjeux de pouvoir qui l'emportent sur tout. Est-ce que le départ d'Edgar Gropiron peut suffire finalement à relancer la dynamique ? Et surtout, Sandrine Lefebvre, qui pour le remplacer aujourd'hui
? Alors,
c'est bien entendu pas trop tard, parce que les Jeux ont lieu dans trois ans et demi. Mais le temps commence à compter. Il faut bien se rendre à l'évidence qu'on est en retard au niveau de la carte des sites. Je ne
sais
pas si vous vous souvenez, mais la carte des sites a mis deux ans pour aboutir. Et elle s'est finie par le fiasco à Nice. À Nice, avec le retrait du pôle de glace. Et une bagarre entre le président de la région et le gouvernement de Nice et le Chiotie. Et voilà,
une
bataille qui a rejailli aussi sur le dossier Alpes 2030 et qui a montré une image un petit peu compliquée de ce dossier.
Puis,
on n'a pas de sponsor. L'ironie voulait qu'un deuxième sponsor annonce sa
participation le mercredi.
Et ça a
été retardé. Ça
a été reporté dans la catastrophe. Reporté dans la catastrophe parce que le départ d'Edgar Gropiron approchait. Donc, il a fallu se retirer. Voilà.
Et
puis, pour le maintenant, la suite, c'est le grand mystère. Tout le monde pense à Martin Fourcade. Alors,
c
'est pareil.
Dont le nom avait déjà été avancé plusieurs fois.
Exactement. Et c'était un petit peu le candidat idéal. C'était la personne qui est six fois champion olympique en biathlon. Il connaît parfaitement le comité international olympique parce qu'il est membre du CIO. C'était lui qui était désigné pour mener à bien ce dossier. Et puis, ça ne
l
'a pas fait. Là encore, pour des tensions politiques. Parce que tout le monde n'était pas OK pour prendre. Parce que ces champions auraient un peu pris la lumière. Donc, on estimait qu'il fallait composer sans lui. Maintenant, est-ce qu'on va le rappeler ? Est-ce que lui-même,
déjà, a
envie de retourner ? On peut imaginer qu'un champion de cette tranche, et
t'as envie de venir.
Mais maintenant, est-ce qu'on va l'appeler ? Ça, je n'en sais rien. Dans
tous les cas, pardon
Sandrine Lefebvre, je vais vous couper malheureusement. Mais on sait qu'il
y a
une assemblée générale lundi qui sera là pour organiser l'intérim au sein de ce comité exécutif. Et on verra dans la suite des jours qui sera là pour remplacer Edgar Goupirouin. Pardon de vous couper. En plus, la liaison n'est pas très bonne. On vous remercie infiniment d'avoir été avec nous ce matin. Je rappelle que vous êtes journaliste au service des sports du Parisien. Je vous souhaite une très bonne journée. À suivre la météo de Marie-Pierre Planchon.