"Dans les trois ans, une à deux salles rafraichies par école" promet l'adjoint à l'éducation de la ville de Poitiers
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:46OuverteRéponse directe
Concrètement, qu'est-ce que la ville de Poitiers peut faire pour prendre soin de ses élèves ?
- 1:13OuverteRéponse directe
Concrètement, quand vous dites que vous accompagnez ses enfants, ça se traduit comment ?
- 2:03OuverteRéponse directe
C'est un travail que vous faites en collaboration avec les équipes éducatives ?
- 2:33OuverteRéponse partielle
Sur ce sujet-là, quels sont un peu les grands chantiers que vous préparez pour les six années à venir ?
- 2:56FerméeRéponse directe
Le harcèlement à l'école entre élèves, c'est ça que vous dites ?
- 3:50OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est un sujet sur lequel vous travaillez aussi, vous, en ce moment, sur la prise en compte et justement sur la sécurité des enfants dans ces temps-là ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:13PrésentateurChiffre
« Oui, 9 fois de 20 sur 10, par exemple, sont pessimistes pour l'avenir de leurs enfants. »
- 0:17PrésentateurChiffre
« Dans notre enquête Dites-le ici, vous avez été 15 000 à nous répondre. »
- 6:07Invité politiquePromesse
« Dans les trois ans, ce qu'on veut, c'est une salle à deux salles par école. »
- 5:59Invité politiqueChiffre
« on demande des subventions auprès de la CAF pour mettre en place des climatisateurs, pour mettre en place des brasseurs d'air. »
- 4:01Invité politiqueFait
« Je rappelle que nous sommes rattachés au service départemental de la jeunesse et de l'engagement et du sport. »
- 4:16Invité politiqueFait
« on a des obligations, dont celle d'inscrire sur une plateforme tous les personnes et agents qui travaillent. »
- 4:20Invité politiqueFait
« On regarde le casier judiciaire, le B3. »
Temps de parole
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- Présentateur 23 %
- ?2 %
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Matinale spéciale sur ICI Poitou à 7 mois de l'élection présidentielle. Nous vous avons consulté sur l'avenir de vos enfants, de nos enfants. Il en ressort une inquiétude généralisée, Clément. Oui, 9 fois de 20 sur 10, par exemple, sont pessimistes pour l'avenir de leurs enfants. Dans notre enquête Dites-le ici, vous avez été 15 000 à nous répondre. On apprend plusieurs choses. Que vous voulez renforcer, par exemple, l'éducation à la citoyenneté, lutter davantage contre les violences sexuelles et physiques à l'école, ou encore lutter contre le manque d'activité physique et l'addiction aux écrans. Ce matin, on s'arrête à Poitiers.
Pour se demander comment et ce que peuvent faire les collectivités pour agir sur ces sujets très sérieux et qui vous tiennent à cœur. Bonjour Stéphane Cusantino.
Bonjour, bonjour à vos auditeurs.
Vous êtes adjoint à l'éducation et aux écoles à Poitiers. Concrètement, déjà pour commencer, qu'est-ce que la ville de Poitiers peut faire pour prendre soin de ses élèves
?
Alors, pour prendre soin de ses élèves, c'est ce qu'on appelle la continuité éducative.
C
'est-à-dire que
la
journée de l'enfant ne commence pas en rentrant dans la classe, mais elle commence dès le périscolaire. Elle commence pendant la pause méridienne. Et pendant tout ce temps-là, on accompagne l'enfant pour qu'il soit autonome, pour qu'il puisse vivre ensemble et de pouvoir prendre des décisions par lui-même.
Concrètement, quand vous dites que vous accompagnez ses enfants, ça se traduit comment ?
Ça se traduit tout simplement qu'on met à disposition des agents sur le périscolaire qui suivent ses enfants, ont un véritable projet pédagogique avec eux. Et tout le long de cette journée-là, amènent l'enfant à se développer, à créer un esprit critique.
Et
à la fois aussi, pendant la pause méridienne, c'est aussi le moment où on peut apprendre au goût, on peut apprendre à différentes choses. Donc ça veut dire que tout le long de la journée, nous mettons à disposition des agents, mais aussi auprès des enseignants, des actions qui permettent à l'enfant de se développer, d'être conscient de sa situation et d'être un futur citoyen en ayant ses capacités à agir. C'est un travail que vous faites en collaboration avec les équipes éducatives ? Alors, oui. C'est pour ça que je parle bien de continuité éducative, ça veut dire qu'on travaille avec l'éducation nationale sur ce langage commun, parce qu'un enfant, il faut qu
'il
ait confiance avec les adultes. Et pour avoir cette confiance envers les adultes, il faut qu'il ait le même discours tout le long de la journée. Et pour avoir ce même discours, il faut bien sûr qu'on travaille avec l'éducation nationale et il faut qu'on puisse apporter à cet enfant-là des repères et surtout une confiance envers les adultes. Sur ce sujet-là, quels sont un peu les grands chantiers que vous
apprêtez
à mener pour
les six
prochaines
années
?
Alors, le grand chantier, le grand chantier aujourd'hui, c'est sur le harcèlement. Ça veut dire qu'on veut avoir une... On va travailler sur une convention avec l'éducation nationale pour avoir le même discours, avoir les mêmes outils, avoir le même apport à l'enfant.
Le harcèlement
à l'école entre élèves ? C'est ça que vous dites
? Alors,
le harcèlement entre élèves, oui, tout à fait. Pourquoi je parle de ça ? C'est parce que quand un enfant parle au périscolaire ou à un enseignant, il doit avoir le même écoute, le même discours qui doit être fait, la même attention qui doit être apportée. Donc, sur le harcèlement, c'est quelque chose qu'on veut travailler et qu'on soit commun sur toute la journée. Et j
'ai
un exemple, c'est à Boulou, l'école Boulou, où il y a des enfants référents et qui travaillent autant sur le périscolaire que pendant la période de la classe, que pendant le temps du déjeuner. Donc,
l'idée, c'est de
responsabiliser les enfants pour qu'ils puissent eux-mêmes mieux s'exprimer, c'est ça ?
Dans ce cas-là, oui. Surtout, c'est qu'ils puissent être, dans tous les temps scolaires, sur la même position.
On
a parlé du périscolaire, justement. C'est un sujet qui fait beaucoup de bruit en ce moment.
On
l'a entendu à Paris, avec des cas de violences sexuelles. On a aussi eu des exemples à Chauvigny et Valdivienne au cours des derniers mois, années. Mais est-ce que c'est un sujet sur lequel vous travaillez aussi, vous, en ce moment, sur la prise en compte et justement sur la sécurité des enfants dans ces temps-là ? Poitiers, depuis longtemps,
travaillent dessus et a toujours fait quelque chose. Je rappelle que nous sommes rattachés au service départemental de la jeunesse et de l'engagement et du sport. Et dans ce cadre-là, on a des obligations, dont celle d'inscrire sur une plateforme tous les personnes et agents qui travaillent. et ce qui nous permet de savoir la probité de ces personnes-là. Nous, de notre côté, on regarde le casier judiciaire, le B3. Tout ça fait qu'on sécurise tout au long de l'année puisque cette vérification se fait tout au long de l'année et les services du département et de la jeunesse nous signalent s'il y avait un souci derrière.
Et par rapport à cette inquiétude-là aussi, c'est que nos agents, et comme les enseignants, on répète le message régulièrement, on fait attention que nos agents soient
attentifs
sur la
situation de chaque personne, de chaque adulte avec les enfants. Donc voilà. Mais cela, ça fait depuis un petit moment que la mairie travaille. Donc ce n
'est
pas une nouveauté.
Sur le côté des nouveautés, je veux absolument qu'on parle d'un sujet, le dérèglement climatique qui arrive en tête justement des préoccupations des Français pour leurs enfants. On a vécu un été terrible, donc forcément ça ressort. Qu'est-ce que vous allez faire pour adapter les écoles justement à ces vagues de chaleur qui vont se répéter ? Même on a envie de dire que là aujourd'hui, on commence l'année comme on l'a terminée parce qu'il fait déjà plus de 30 degrés cet après-midi.
Alors, juste pour dire déjà que même la dernière école qui a été construite n'a même pas répondu à cette situation-là.
Donc ça veut dire
que c'est l'école Mont-Midi, donc pourtant bien réfléchie et avec un espace de cours végétalisé très bien pensé. Mais on s'aperçoit que même en ayant prévu certaines choses, on ne peut pas prévoir l'imprévisé.
mais
aujourd'hui, vu la situation, oui, on a un plan à court terme et à long terme sachant qu'on avait mis des choses en place. Je remercie nos concierges qui se sont levés parfois à 5h du matin pour ouvrir. Donc
le
plan à court
terme, ça
consiste ? Alors, à court terme,
c
'est aujourd'hui, on demande des subventions auprès de la CAF pour mettre en place des climatisateurs, pour mettre en place des brasseurs d'air. Et dans les trois ans, ce qu'on veut, c'est une salle à deux salles par école. Alors, je ne parle pas de climatiser, c'est rafraîchi parce qu'on cherchera peut-être des moyens plus naturels que la climatisation. Voilà, c'est l'objectif dans les trois ans d'avoir une à deux salles. Et on ne parle pas de plan chaleur, mais on parle de plan de résilience parce que ces locaux-là seront utilisés aussi pour nos concitoyens en cas de forte chaleur pendant les vacances.
Merci beaucoup, Stéphane Cusantino. Je rappelle que vous êtes adjoint à l'éducation et aux écoles à la ville de Poitiers. Merci.