PRIMAIRE IMPOSSIBLE, GAUCHE ÉCLATÉE : MÉLENCHON TRACE SA ROUTE
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Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Méia TV et le Média 247, et d'activer la cloche. Il ferait peur. Il serait l'homme politique le plus détesté des Français, le grand manitou d'une formation politique dangereuse et pourtant il est actuellement le mieux placé à gauche pour atteindre le second tour de l'élection présidentielle.
C'est évidemment Jean-Luc Mélenchon. [musique] Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mercredi 12 novembre à environ 18 mois de l'élection présidentielle puisque sauf coup de théâtre, Emmanuel Macron ne semble pas pressé de rendre les clés de l'Élysée, du moins avant la fin de son bail.
Dans l'ombre, les prétendants au trône sortent peu à peu du bois au fil des mois. La dernière en date à gauche n'est autre que Marine Tondelier. La patronne des écologistes a grillé la politesse à son propre parti le 22 octobre dernier en se lançant dans la course avant même la désignation interne prévue pour décembre.
Reste pour elle à remporter la fameuse primaire de la gauche serpent de mer qu'elle appelle de ses vœux depuis Bellurette. À ses côtés, d'autres se préparent à enfiler les gants. Clémentine, la députée de Sensand pour l'après et François Ruffin, député de la Somme, sous les couleurs de son propre parti debout.
Et puis dans un retour que personne n'attendait vraiment ou alors juste pour le folklore, Segolen Royal est-elle aussi entrée dans la danse. L'ancienne ministre et candidate à la présidence n'a visiblement pas rangé ses ambitions au grenier. Le 21 juillet dernier, elle assurait ne pas vouloir se dérober pour une potentielle primaire de la gauche.
Chez certains, l'instinct de candidature survit à tout, même aux urnes. Toujours est-il que cette histoire de primaire est loin d'être acquise. En tout cas, certains partis du NFP s'y opposent.
C'est notamment le cas de Raphaël Gluxman et de place publique mais aussi de la France insoumise qui refuse pour l'heure d'y participer. Ces tractations internes autour d'une éventuelle primaire ne sont pas le propre de la gauche. À droite aussi les stratégies divergent.
David Linard ou encore Laurent Vaquier plaide pour le chef de fil des députés de la droite républicaine et candidat humilié à la présidence de LR réclame même l'union avec les droites extrêmes de Gérald d'Armanin à Sarah Knafo a-t-il dit d'autres personnalités de droite comme Édouard Philippe déjà positionné pour 2027 ne veut lui pas en entendre parler mais pendant ce temps-là les instituts de sondage tournent à plein régime. Il teste des noms chaque semaine et à ce jour tout indique que la reconfiguration du paysage politique français embrayé depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017 n'est pas terminé. Le bloc central et les partis traditionnelles décrochent complètement et au milieu de tout ça, deux tendances font beaucoup parler.
L'avance annoncée du RN dans un premier temps, mais également la position de Jean-Luc Mélenchon. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça en inquiète certains. On écoute Paul Melin, écrivain et éditorialiste habitué des plateaux de CS.
Jean-Luc Mélenchon est en croissance, Édouard Philippe est en diminution et Bardella ou Marine Le Pen sont sur des plateaux tellement hauts que personne pourra leur contester d'entrer au second tour. Donc là, on est face à quelque chose qui serait de l'ordre du séisme politique. Quelque chose qu'on n pas vu.
J'allais dire depuis 1958, je pourrais mettre aussi dedans la 4e République, voire presque faire une généalogie de la 3e République. C'est-à-dire que deux parties qui ne représentent pas la gauche modérée de gouvernement et la droite modérée de gouvernement ne seront au second tour. Et les parties du bloc central, la constellation du bloc central du PS OLR modéré, on recevait ici il y a quelques semaines madame PCRES seront complètement exclus du jeu politique alors que c'est ce personnel politique là qui gère le pays depuis 1958.
Et ça c'est un changement de paradigme total. Et je me demande ce soir ce que peuvent se dire les leaders du bloc central, la responsabilité qui leur incombe face à un tel score. Que pourrons faire si on fait de la politique fiction puisque c'est notre thème ce soir que pourront faire des Gabriel Atal, des Édouard Philippe, des recul qui sont tous les deux en recul tous les trois en recul ou même madame Bron Pivé, madame Borne.
Que feront tous ces gens si demain ils ont à choisir entre Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella ? Bon, on le sait, les sondages sont à manipuler avec précaution, surtout quand le scrutin est encore loin. Ce ne sont que des instantanées, des intentions de vote.
Si l'élection avait lieu dimanche prochain, c'est ce qu'a rappelé Hugo Touusé, sociologue et spécialiste des sondages sur le plateau de Toujours Debout. C'était le 3 novembre dernier. L'entretien est d'ailleurs à retrouver en intégralité sur notre chaîne YouTube Le Média.
Et d'ailleurs, il met surtout en garde contre un travers classique, la surévaluation de la droite et de l'extrême droite qui donne l'illusion d'un paysage politique plus favorable à ses camps qu'il ne l'est réellement. L'extrême droite est toujours euh très survalorisé dans les sondages, très surreprésenté dans le sondage. Euh effectivement, ils sont régulièrement mis au-delà de 30 %.
Je rappelle que sur les deux dernières élections présidentielles, Marine Le Pen finit à 21 % et à 23 %. Donc on est très loin, c'est des scores très importants. J'essaie pas de leser.
Alors il y a plusieurs manières de les expliquer. Euh peut-être il faut rentrer sans être trop précis mais dans la technique un peu des sondages. Aujourd'hui les sondages, ils sont faits majoritairement sur internet.
C'est-à-dire que vous avez des panels constitués de gens qui sont inscrits pour répondre à des sondages. Et on sait que ces panels sont pas totalement représentatifs de la major de la population dans son ensemble. Ils vont sur des enjeux politiques par exemple, on sait que ça va être des gens davantage politisés qui vont davantage suivre l'actualité et on sait que ce sont aussi des gens qui vont être tendantiellement plus à droite. par exemple ces enquêtes qui ont été montrées notamment par Nona Mayor Vincent Tibéri si on pose des mêmes questions à un panel en ligne ou à un panel au téléphone ou en face à face sur les modes d'administration, les gens en ligne pour lui dire vite vont être plus racistes, avoir des des scores plus racistes sur les mêmes questions que d'autres modes de de d' enfin de pardon d'autres modes d'administration des questionnaires.
Ça c'est la première chose. Ensuite, on sait par exemple que sur ces panels, les ouvriers non qualifiés sont moins présents. Or, en sociologie électorale, on sait que les ouvriers, pas dans leur ensemble, votent davantage pour Marine Le Pen, mais surtout les ouvriers qualifiés.
Les ouvriers qualifiés vont davantage voter pour Marine Le Pen alors que les ouvriers euh non qualifiés vont soit davantage voter pour la gauche, soit s'abstenir. Et comme dans ces euh panels les ouvriers qualifiés sont surreprésentés, bah vous pouvez avoir aussi un effet euh de de surreprésentation du vote RN. À l'inverse, Jean-Luc Mélenchon ne bénéficie pas vraiment des charmes des sondages, surtout à cette distance de l'élection, on l'a dit, l'analyse démontre que plus le scrutin est lointain, plus les personnes sûres d'aller voter appartiennent aux catégories aisées et diplômées, celles qui ont tendance à bouder LFI.
Résultat, le paysage sondagier est un miroir quelque peu déformant qui fait les beau jours de la droite et de l'extrême droite tout en laissant la gauche radicale dans l'angle mort. Et puis vous avez aussi une un autre élément qui explique par exemple pourquoi Jean-Luc Mélenchon est toujours assez loin dans les sondages qui sont éloignés de l'élection de son score final. C'est aussi que quand vous demandez aux gens pour qui allez-vous voter, vous prenez en compte une certitude de vote.
C'està-dire vous demandez aux gens sur une échelle de 0 à 10 êtes-vous sûr d'aller voter ? D'accord ? Et plus on est à distance d'une élection, plus on est loin d'une élection, plus les gens qui sont certains d'aller voter ont des caractéristiques spécifiques.
Ça va plutôt être pour le dire vite, les catégories aisées diplômés, les CSP+. J'aime pas utiliser cette expression, mais globalement les CSP+. Et ces gens-là, ils votent moins pour Jean-Luc Mélenchon.
Plus vous vous approchez de l'élection, plus la campagne va devenir un élément central, plus ça va prendre l'ensemble de l'actualité, plus les classes populaires qui sont plus nombreuses dans l'électorat, par exemple, de la France insoumise vont s'intéresser à l'élection, vont répondre aux questions de sondage et donc mécaniquement faire monter le score de Jean-Luc Mélenchon. Ce qui explique par exemple qu' qu'à ce stade de l'élection, on puisse avoir l'impression, comme c'était le cas avec Annie Dalgo, aujourd'hui avec Gluxman que Jean-Luc Mélenchon et Gluxman soient à peu près au même point. On peut à peu près faire l'hypothèse que plus on va s'approcher de l'échéance, plus Glann va baisser et plus Mélenchon va monter parce que les catégories populaires qui sont encore aujourd'hui à distance de l'élection, à distance de ces questions-là et donc peu prise en compte dans les dans les sondages vont l'être davantage.
Toujours est-il qu'à 18 mois de l'échéance jamais les sondages et leur nombre biais non placé le tribun insoumis aussi haut dans les intentions de vote avec ces 12,5 % dans l'ensemble de la population. La dynamique est donc plutôt bonne pour les insoumis, même si le grand patron refuse publiquement d'y accorder de l'attention. Comme à son habitude, il ne manque pas de les balayer avec une petite phrase bien sentie politiquement, je le cite, des sondages qui n'interrogent pas les domes.
Comment voulez-vous que je prenne ça au sérieux ? Quand il y a un sondage à mon sujet, je pars avec cinq points en moins à chaque fois. Jean-Luc Mélenchon préfère l'action aux prédictions et ces derniers jours, il a multiplié les sorties notamment le dimanche 2 novembre en faisant une apparition remarquée dans un marché populaire de Chois le roi.
Pour ne pas dire un bain de foule. Rien d'étonnant, le candidat y avait frôé les 43 % des voix au premier tour en 2022 et il semble que rien nait vraiment changé là-bas depuis. Accueilli comme une rockstar par les habitants, tous réclamant leur petit selfie.
C'est un véritable camouflé pour la diabolisation de LFI martelé sur les plateaux de télé et aussi pour les baromètres de popularité. Encore des sondages qui font régulièrement du grand patron insoumis la personnalité politique la plus détestée des Français. Entre les plateaux et les pavés de Chois le roi, il semble y avoir un monde que les thermomètres sondagiers ignorent.
À ce jour donc l'homme politique le plus détesté de France serait donc le mieux placé pour atteindre le second tour de l'élection présidentielle qu'il n'avait d'ailleurs raté la dernière fois que de 400000 voix dans le reste de la gauche a commencé par les socialistes. Cette perspective donne quelques sueurs froides à certains. Pour Olivier Fort Jean-Luc Mélenchon, c'est le seul candidat dont on sait qu'il perd à coup sûr face au RN.
Pour Fort d'autres, la simple idée que Mélenchon atteigne le second tour suffirait à pousser les électeurs, même modérés, vers le Rassemblement national. Mais à l'inverse, les lieutenants insoumis croient encore au front républicain. Un Clément Bone, il votera Mélenchon face au RN, assure Manuel Bonpard à l'opinion.
Je ne dis pas que ça lui fera plaisir. Il dormira mal la veille, se bouchera le nez, mais il votera pour Mélenchon, pareil pour Charles de Courson. Au final, à 18 mois de l'élection, le paysage politique français ressemble moins à une carte qu'à un champ de bataille entre une gauche éclatée, des primaires incertaines, un RN en embuscade et un Mélenchon capable de défier toutes les prévisions.
Il ne reste qu'une certitude. La prochaine présidentielle promet d'être tout, sauf prévisible, que ce soit par les instituts ou les éditorialistes. N'oublions pas que la force de Jean-Luc Mélenchon, c'est de faire voter ce que les sondages ne comptent pas.
À chaque élection, la France insoumise parvient à faire voter de nouveaux électeurs tandis que le reste de la gauche, lui, grapile des miettes qui ne suffisent ni au premier ni au second tour. Alors, c'est peut-être à eux de faire mieux. Et on continue avec notre traditionnel point budget.
Cet après-midi, les députés ont examiné l'article 45 bis. Vous le connaissez bien, c'est celui de la suspension de la réforme des retraites. Rappelez-vous, son adoption et la condition de l'absence de censure du gouvernement le Cornu de la part du Parti socialiste.
Mes collègues Lisa Lape et Andre Manivit ont tendu leur micro au premier secrétaire du PS pour questionner les députés sur leur vote. Ben, je considère que effectivement c'est une journée qui va être une journée importante dans ce débat sur le financement de la SQ puisque nous allons pouvoir pour la première fois nous attaquer à un totem de la Macronie qui était la réforme borne. Et effectivement, cette réforme va être suspendue.
Donc jusqu'en 2028, entre les deux, il y aura une élection présidentielle qui rebattra les cartes et donc soit bien on aura des gens qui prendront le fait d'aller plus loin encore, je pense à Édard Philippe qui parle de 67 ans, soit vous aurez des socialistes au pouvoir avec l'ensemble de la gauche et là vous aurez la possibilité de revenir 62 ans comme nous nous y sommes engagés. Côté écologiste, la position du groupe est claire. On soutient le décalage de cette réforme.
C'est pas une suspension, c'est un décalage dans le temps de euh la réforme d'Élisabeth Borne. Euh ce que euh ce qui est soumis au débat, c'est d'abord ça et donc c'est euh que les gens puissent partir 3 mois plus tôt que ce qui avait été prévu si la réforme borne continuait à s'appliquer tel que ça avait été prévu. Donc on met une forme de coup d'arrêt jusqu'en 2027 à cette réforme.
Bien, je crois qu'il faut pas s'opposer euh quand il y a des euh une amélioration de la vie pour les gens. Il faut pas s'opposer euh à cela à l'Assemblée nationale tout en continuant à demander et à se mobiliser pour l'abrogation de la réforme des retraites. Et c'est le sens de notre amendement puisque nous souhaitons qu'il y a un débat dès 2027 soit inscrit dans la loi que les parlementaires doivent débattre de cette question de l'abrogation de la réforme des retraites.
Pour LFI en revanche, il n'est pas question de voter pour on écoute à ce sujet le député David Guirou. Le le vote sur la sur cette question de la suspension, décalage, on l'appelle comme on veut, de la réforme des têes, elle remplit pour moi trois fonctions essentielles dans le débat. D'une, c'est quand même d'installer, de conforter un gouvernement qui est profondément illégitime et qui a rien à faire là.
Parce que encore une fois, je ne sais pas pourquoi, par quel hasard politique monsieur le cornu a été nommé premier ministre alors qu'il n'a toujours pas de majorité à l'Assemblée nationale. De deux, la réforme des retraites, elle n'a pas être suspendue. Il y a une majorité dans le pays et à l'Assemblée, en tout cas chez les partis qui se sont déclarés pour l'abrogation.
Donc je ne comprends pas moi pourquoi on ne devrait pas juste abroger cette réforme des retraite plutôt que de se contenter de la suspendre alors qu'on a la majorité pour et qu'il suffirait de le vérifier par un simple vote. Et enfin le problème de la réforme des retraites c'est que derrière il faut avaler tout ce qu'il y a dans le projet de loi de financement de la SQ et toutes les orreurs sociales qu'il y a derrière. Donc pour ces trois raisons au moins, nous on votera résolument contre.
J'ai l'impression que le cornil s'en sort bien en fait dans tout ça. Oui, il s'en sort bien. Il s'en sort bien.
Il y a il y a une forme de cogestion qui a été faite avec le Parti socialiste que je regrette. une forme d'attentisme aussi du rassemblement national et des partis qui se disent d'opposition mais bon après c'est pas fini he vous savez il faut que le projet de loi de financement de la SQ passe et on en est pas à une manœuvre autoritaire près de la part du gouvernement pour essayer d'imposer ses vues. Donc on verra mais nous on continue cette bataille-là pour le rassemblement national la posture des partis de gauche sont incohérents sur cette question.
Tout le monde est obligé de montrer son jeu si je puis me permettre et on va se retrouver avec des incohérences assez lourdes de ce que j'en sais en tout cas des bruits de couloir que je peux entendre puisque les LR qui depuis 1 an n'ont eu de cesse de hurler à la mort concernant la réforme borne vont s'abstenir sur la suspension quand même une lourde incohérence de leur part tout ça pour éviter de revenir aux élections, ça prouve que ils apportent beaucoup d'intérêt à leur confort personnel. Euh je crois savoir que un certain nombre de partis de gauche vont voter contre la suspension alors qu'ils sont eux-mêmes contre la réforme des retraites. Enfin, je sais pas si un français va réussir à s'y retrouver mais ce qui est sûr et l'explication qui est la bonne, c'est que ils font passer leurs intérêts personnels avant l'intérêt des Français.
Au Rassemblement national, nous sommes totalement cohérents. Nous sommes contre la réforme bande. Nous avons donc voté pour la suspension de cette réforme.
Du côté des syndicat, la CGT appelle à faire grève et à manifester le 2 décembre prochain. Ce matin, sur RMC, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, appelé les députés à demander au gouvernement de tenir vraiment parole et de mettre en place une vraie suspension de la réforme des retraites. En déplacement à Toulouse ce mercredi, Emmanuel Macron a été accueilli par un convoi d'agriculteurs en colère.
À l'appel de la FNSEA et des jeunes agriculteurs, environ 200 personnes ont manifesté au sud-ouest de la ville rose. Ces derniers reprochent au président son changement de position concernant l'accord entre l'UE et le Mercosour. Si Macron se disait plutôt opposé à cet accord commercial, jeudi dernier, le président a fait Volte face et le qualifie désormais de positif.
Notre correspondance, Côte du Bois s'est rendu sur place où il a pu échanger avec les agriculteurs qui attendent un positionnement plus clair de la part du chef de l'État. Aujourd'hui, on est ici déjà, je pense que c'est le président Macron qui a qui a un peu déclenché notre venue de par ses déclarations à la COP au Brésil où il a annoncé qu'il devenait plutôt favorable à signer les accords du Mercur. Alors que quelques temps avant en France, il nous a dit qu'il était contre.
C'est quand même, on va dire la goutte d'eau qui a fait déborder le vase au Brésil. il a dit que le Mercosur euh le satisfaisait alors que nous quand il est venu dans l'Avon, il a dit qu'il ne signerait pas le Mercosur et même euh je me souviens à Paris au salon d'agriculture, il a dit qu'il ne signerait pas le Mercur. Donc il va falloir qu'il clarifie sa position.
Ça fait quasiment 2 ans que on a commencé à à sortir avec des grosses mobilisations longues que tout le monde a connu. Depuis, il y a pas grand chose qui a bougé. On n'est toujours pas considéré.
On nous fait des belles paroles mais rien n'avance. Euh on nous met des contraintes en permanence, toujours un peu plus. Euh il y a la concurrence desloyale, ne serce que même avec les pays voisins dans la France.
Euh ça, on n peut plus. On n peut plus de ne pas être traité euh de sur la même pied d'égalité que nos voisins. Il faut que on travaille tous sur le même pied d'égalité.
On veut une Europe soudée. Soyons cohérents sur toutes les normes appliquées à tous les pays européens. Pour rappel, ce traité vise à faciliter les échanges commerciaux entre l'Union européenne et les pays d'Amérique du Sud.
Depuis plusieurs années, celui-ci suscite des inquiétudes notamment chez les agriculteurs. Nous en France, on a on a des produits qu'on qu'on applique sur nos cultures qui sont euh de plus en plus rares. Là-bas dans l'Amérique, en Amérique du Sud, il y a une quantité de produits autorisés que nous on a interdit depuis des années ici. qu'on va importer, on va faire un truc que ça soit euh de la viande, du lait, des céréales, des graines où il y a des produits appliqués dessus qui sont interdits en France.
Euh je vais vous citer notre slogan phare. N'importons pas l'agriculture que nous ne voulons pas, on ne peut pas et on ne veut pas la produire ici parce que on souhaite produire toujours plus vert mais aussi on souhaite garder un revenu. C'est ça va être une source de concurrence déloyale parce que ça sera des cultures qui coûtent moins cher à produire, seront vendu moins cher en France et donc nous on perdra des marchés.
On ouvre les marchés, on ouvre les marchés à des produits qui ont des coûts de production nettement inférieurs au nôtre. Donc comment vous voulez-vous qu'on soit concurrentiel ? Là, il y a toujours distorsion de concurrence.
Une délégation d'agriculteurs a finalement rencontré Emmanuel Macron. C'était vers 13h30 dans un lieu tenu secret. La ministre de l'agriculture, Annie Jeunev, a indiqué que le chef de l'État a assuré aux agriculteurs que la France s'oppose à ce traité.
Macron a été extrêmement clair pour leur dire que le projet d'accord entre l'UE et le Mercossour, tel qu'il existe aujourd'hui, recueillera un nom très ferme de la France et c'est donc un nouveau retournement de vestes. Et on termine avec un petit peu d'actualité internationale. Au Kazakhstan, les députés ont adopté ce mercredi plusieurs amendements contre la promotion des propagandes de l'orientation sexuel non traditionnelle et de la pédophilie, je cite évidemment, "Les amendements prévoient notamment un étiquetage obligatoire pour tout matériel public évoquant les thèmes liés aux personnes LGBT plus, livres, films, programmes télévisés, affiche ou encore contenu en ligne.
Cette initiative fait suite à une pétition de 2024 signée par 50000 personnes exigeant des restrictions sur la représentation publique LGBT plus pour protéger les enfants, je cite, de la promotion des relations non traditionnelles. Hier, plusieurs ONG ont appelé les parlementaires à rejeter ces mesures homophobes dans un communiqué. L'une d'entre elles dénonce une loi qui, si elle est adoptée, violerait les droits fondamentaux de l'homme et augmenterait la vulnérabilité des personnes lesbienne, gay, bisexuelle, transintersexué et autres personnes cuir.
Même son cloche du côté d'Amnestie Internationale. Sa directrice pour l'Europe de l'Est et l'Asie centrale déclaré interdire la soi-disant propagande LGBTQIA plus ne concerne pas la protection des enfants, mais l'instrumentalisation de la stigmatisation, de la peur et de la censure. De son côté, le président Kazak a salué le texte au nom de la défense des valeurs traditionnelles.
Le texte doit désormais être examiné par le Sénat. En cas d'adoption, la loi a prévoiré des amendes voire 10 jours de prison pour les récidivistes. Et pour terminer, on l'a appris tout à l'heure, l'écrivain Boem sans salle incarcéré depuis novembre 2024 en Algérie va être gracié par le président Teboun.
Grâce à une médiation de son homologue allemand. Atteint d'un cancer de la prostate, l'homme de 81 ans va être transféré outrein pour des motifs humanitaires. Pour rappel, l'écrivain franco-algérien avait été condamné à 5 années de prison pour atteinte à la sûreté nationale.
Tout serait partie de cette interview qu'il a donné en octobre dernier pour le média d'extrême droite frontière. Une heure d'entretien qu'on va vous épargner, mais dans lequel il a tenu plusieurs propos polémiques. Il a par exemple affirmé que l'Algérie avait hérité sous la colonisation française de territoires appartenant jusque-là au Maroc comme les villes d'Auran et mascara situé dans l'Ouest algérien.
Nos reporters Lisa Lape et Andre Manivit étaient tout à l'heure à l'Assemblée nationale. Ils ont demandé aux politiques ce qu'ils pensaient de cette grâce présidentielle. Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement national et Olivier Fort, premier secrétaire du Parti socialiste, salue sa libération et la collaboration diplomatique entre l'Algérie et l'Allemagne.
Un immense soulagement pour nous toutes et tous. Ça prouve que la façon de procéder était la meilleure, c'était la diplomatie. Et je me réjouis pour lui, pour sa famille, pour toutes celles et ceux qui l'ont lu et qui voi en lui un immense auteur.
Et donc on ne peut pas être condamné pour sa pensée. Ça devrait être une règle partout dans le monde et je me réjouis que le régime algérien est fini par l'entendant. La diplomatie, c'est souvent l'art de la discrétion. c'est la capacité à avancer sans pour autant en faire à chaque étape un outil de communication.
Et c'est vrai que euh montrer ses muscles, ça ne sert souvent pas à grand-chose. Voilà. Donc la preuve en est faite une fois encore.
Il reste encore Christophe GL. Oui, absolument. Et il faut continuer à penser à lui et continuer à travailler dans les mêmes conditions et faire en sorte qu'il soit lui aussi libéré.
Nous saluons avec beaucoup d'émotion la libération de notre compatriote et nous pensons très fort à notre autre compatriote justement et encore emprisonné aujourd'hui en Algérie, Christophe Glaz et à sa famille. Le cas de Boem Sans sal était au cœur d'une grave crise diplomatique entre l'Algérie et la France. Son incarcération avait en venimé la brouille entre Paris et Alger déclenchée en juillet 2024 par la reconnaissance par la France d'un plan d'autonomie sous souveraineté marocaine pour le Sahara occidental.
Des tensions qui se sont encore aggravées par la suite notamment après qu'Emmanuel Macron ait suspendu un accord datant de 2013 qui exemptait les passeports officiels et diplomatiques algériens de Visa. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du Reap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé.
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Édouard Philippe