Budget 2026 : un accord est-il possible ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est 23h59 hier soir à l'assemblée. Les députés n'ont pas terminé leur discussion sur le volet reset du budget, mais ils doivent s'arrêter. C'est la loi.
La Constitution fixe les délais d'examen du texte. Mais avant la date butoire du 23 novembre, il reste beaucoup à faire. Trop selon le député LFI ÉCrell qui craint une stratégie du gouvernement pour passer renforce.
Moi, je pense qu'il joue la monte. Voilà, mon avis c'est qu'il joue la monre certitude. C'est votre conviction.
Ouais. C'est ma conviction. Je pense que ce gouvernement a deux façons de faire passer son le budget, soit par ordonnance, soit la loi spéciale.
Voilà aujourd'hui parce que le buget sera battu à la fin. Donc je crois que c'est les deux options qu'il a en tête et pour l'instant c'est ces deux de saures de sécurité, il en joue. De son côté, le gouvernement dit chercher à tout prix un compromis et accuser la fille et le RN de tout faire pour saboter le vote du budget.
Cette majorité, elle s'oppose aujourd'hui à deux blocs. Celui du Rassemblement national d'un côté, celui des insoumis de l'autre qui eux parient sur l'échec et ne veulent pas de ce compromis. Ce que je peux vous dire et c'est une annonce, c'est que le premier ministre et tout le gouvernement s'engage à ce que ce qui est fait aujourd'hui comme travail et qui est assez inédit selon les configurations politiques qui permettront de les transmettre au Sénat.
Transmettre au Sénat le travail fait par les députés une manière pour le gouvernement de montrer sa bonne foi et de rassurer les parlementaires sur sa volonté de ne pas passer en force et notamment les socialistes qui restent à la recherche d'un compromis après le rejet de la taxe dumane. J'avance, je ne suis pas je ne cherche pas. Il y a des gens qui sont tellement cyniques que au fond rien ne les intéresse.
La seule chose qu'ils veulent que tout tombe et qu'à la fin il tirer le profit maximal. Moi je ne suis pas là jeis pu être protégé et faire que nous puissions avoir des services publics qui fonctionnent que nous puissions avoir des gens qui n'est pas des fin de mois plus difficile que ça n'est le cas déjà aujourd'hui. Et si ces conditions là sont remplies, j'achète.
Les députés reprendront l'examen du budget le 12 novembre et devront rendre leur copie définitive le 23 novembre. Un calendrier difficile à tenir. On va en parler avec nos invités.
Bonjour Jean-Françoison, merci d'être avec nous. sénateur LR de Meurmoselle, rapporteur général du budget au Sénat. Bonjour Anapic, merci d'être avec nous, député socialiste de la Manche et bonjour Tom Aménager.
Merci également d'être là député RN du Loiré. D'abord sur la forme, est-ce que vous pensez que ce budget pourrait être soumis au vote des députés dans les temps à partis à l'heure où on se parle ? Pique.
Et bien écoutez, il faut faire en sorte que ce soit le cas parce qu'évidemment les Français ne comprendraient pas que nous passions tout ce temps à discuter de choses avec de sentiments qu'on fait exprès de faire du rbat. Je crois qu'aujourd'hui, il y a un certain nombre de sujets qui ont été posés sur la table. Néanmoins, nous ne sommes pas parvenus aujourd'hui à quelque chose de satisfaisant.
Nous avons encore un peu de temps mais aujourd'hui, il faut vraiment se fixer l'objectif d'avancer et d'être dans les temps. C'est aussi votre objectif Tom Aménager ou est-ce que comme le dit la ministre des comptes publics, vous pariez sur l'échec vous ? Dans tous les cas, l'objectif c'est qu'on aille au vote.
Nous on rejettera la copie. On a été on a été assez clair mais on essaie de limiter la casse. On essaie d'éviter un certain nombre de folies et de mesures où sur lequel on est opposé.
On considère qu'ils vont dans le mauvais sens pour les amendements mais on c'est pour ça parce que globalement la copie nous convient pas. Mais l'idée c'est pas il y a pas c'est soit tout l'un soit tout l'autre. Vous pouvez quand même améliorer.
C'est le rôle des des parlementaires. On n'est pas là pour la politique du pire. Nous, on n'est pas là pour la politique de la terre brûlée.
On essaie de limiter la casse, limiter la pression fiscale pour les Français et puis à la fin vraisemblablement faudrait une surprise incroyable, nous rejeterons ce budget. Par contre, au niveau des délais, il reste plus de 2000 amendements. Le vote solennel normalement devait être aujourd'hui.
Il est reporté et on commence le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Donc vraisemblablement, sauf miracle, on ne voit pas comment on tiendra les délais et on ne voit pas comment on peut malheureusement s'orienter soit vers une loi spéciale pour prolonger le budget de l'année précédente, soit vers l'utilisation des ordonnances. On va dire mais effectivement Jean-Françoison, il y a un risque que le Sénat récupère le texte en vote de l'assemblée compte tenu des délais.
Vous avez entendu Amélie Monchalin, la ministre des comptes publics hier annoncé qu'elle s'engageait à transmettre au Sénat ce qui avait été voté par l'Assemblée, que donc ce serait pas des débats pour rien qui se fasse en ce moment à l'Assemblée nationale. C'est la bonne méthode. Je dois avouer ma perplexité.
Je pense qu'aujourd'hui les Français n'y comprennent plus grand-chose pour une raison assez simple. Moi, je respecte le choix du premier ministre de d'ouvrir la discussion à 360°. Je ne comprends toujours pas comment quand on a des règles du jeu constitutionnell, on décide de les mettre de côté. le 493 le 493 enfin il y a il y a beaucoup de modalités de travail qui ont été imaginées sur les décombres de la 4e République où il y avait une grande instabilité.
J'entends beaucoup le le l'exécutif sautier stabilité stabilité stabilité mais je veux pointer à nouveau du doigt l'instabilité a pris naissance avec cette idée funeste de la dissolution à l'été 2024 et depuis c'est une instabilité gouvernementale permanente et donc j'ai le sentiment que c'est une aventure extrêmement périlleuse dans laquelle la France est aujourd'hui engagé avec d'ailleurs la contradiction permanente qui est aussi un peu celle qui nous remonte du terrain, il faut l'avouer. Entendez-vous, mais simultanément chacun reste sur ses positions. Donc ça devient, je dirais un dispositif, un système qui est arrivé, me semble-t-il à son terme, il faut remettre, je crois une autorité.
Et puis surtout le gouvernement avait dit le gouvernement propose, nous débattons, vous votez. Mais quand le gouvernement propose et qu'il ne tient pas sa proposition, faut avouer que ça devient compliqué à gérer et à comprendre. Et je le dis aujourd'hui, les Français sont un peu comme les élus d'ailleurs, profondément déboussolés et inquiets.
Mais est-ce que là vous avez l'impression que le le Parlement, alors les députés, le le Sénat va va discuter de ça dans dans quelques jours, mais est-ce que vous avez l'impression d'être entendu lors de l'examen de ce texte ? Non, il est quand même extrêmement compliqué d'avoir un gouvernement qui considère qu'il serait un gentil animateur qui prend pas position. C'est euh là notre difficulté aujourd'hui, mais on n' pas on n' pas cessé de l'entendre ces derniers jours.
Moi, je suis là, euh, vous organisez, vous faites comme vous voulez, j'ai pas d'avis. Non, la réalité c'est que si nous avons monsieur le Cornu, c'est parce que le président de la République a dit que monsieur le Cornu avait plus de députés qui pouvaient le soutenir que les autres groupes de l'Assemblée. Donc, il semble qu'aujourd'hui, il peut pas passer tout son temps à nous expliquer qu'il est le chef d'aucune majorité même relative.
Lorsque nous voyons des positions hier, je crois que sur un certain nombre d'amendements, y compris sur un amendement de de monsieur Casneu de monsieur Jean-René Casneu, nous avons 50 % du groupe EPR qui votent pour voilà et 50 % qui votent compte sur un avis de sagesse du gouvernement. Bon, je crois que si on veut éclairer un petit peu quand même ce débat pour les Françaises et les Français et disons-le, c'est complexe, on arrive dans une telle technicité parlementaire. Oui, c'est vrai, il y a des outils qui ne sont pas utilisés dans le débat parlementaire, mais il y a aussi tous les outils qui sont là et et ils ont le droit, le gouvernement a le droit ou non de les utiliser.
Il fait ses choix mais il y a tout qui ne sont pas utilisés parce que vous l'avez demandé vous notamment les demandé pour que justement nous ayons un débat où chacun soit dans son positionnement, c'est certain, mais qu'en même temps fass nous fassions des compromis. Nous avons essayé de le faire, c'est-à-dire que nous posons nos exigences et ça paraît logique. Nous avons une ligne politique, une ligne de conduite.
C'est une évidence et les gens nous reconnaissent comme tel. Mais dans le même temps, nous savons que nous devons faire des amendements de repli. La difficulté que nous avons aujourd'hui, c'est que nous avons un gouvernement qui dit "Moi, je prends pas position." Au mieux, il donne un avis de sagesse et il ne dit pas à ceux qui normalement sont le socle de sa majorité et bien nous aimerions que vous alliez vers ce compromis.
Donc tout le monde fait à l'envie et même individuellement alors que nous avons besoin. Mais néanmoins ce qui ressort et et je crois qu'il faut le dire, c'est le positionnement politique. Nous voyons ceux qui votent pour les milliards d'air et ceux qui essaient de faire en sorte que justement les économies et la fiscalité ne pas soient pas dans la poche des travailleurs, des malades.
Vous visez le rassemblement national. Je vise celles et ceux qui aujourd'hui prétendent en effet euh s'attacher à au travailleurs, s'attacher au plus fragiles de ce pays et qui en réalité maintiennent une fiscalité qui est au bénéfice des ultra riches. Dans ménager, je crois que vous êtes un peu visé.
Oui, enfin c'est ce qu'on entend. On a on a on a on a d'un côté les républicains qui considèrent qu'on est socialistes et d'un côté les socialistes qui considèrent qu'on est trop libéraux. Je crois je dire ça veut dire qu'on être un peu près au bon endroit.
Euh ce qu'on constate c'est que malgré tout après euh cette première euh semaine de débat euh et c'est la ministre qui fait le mieux le bilan, il y a eu une baisse de la pression fiscale sur les PME, les ETI de près de 3 milliards, 2 milliards de baisses sur les ménages. Alors oui, sur certaines multinationales, certains gars femmes qui optimisent fiscalement, qui font remonter leur bénéfices notamment dans un certain nombre de paradis fiscaux dans certains pays européens comme en Irlande, et bien ils vont être entre guillemets rattrapés parce que pardon mais la ministre elle sur un taux de prélèvement obligatoire trop élevé 45,2. Oui mais elle a dit aujourd'hui elle a dit qu'il y avait un rééquilibrage et que pour les PME, les ETI, pour les ménages, c'està dire ceux qui souffrent le plus, il y a une diminution et c'est ça l'objectif.
C'estàd de dire que euh demain Starbucks payera les mêmes impôts que euh le la brasserie du coin de la rue. C'est logique et ça c'est tant mieux. On a fait qui a été voté par le Rassemblement national.
Sincèement en fait si vous regardez l'ensemble si vous regardez l'ensemble des votes, oui, sur des choses un peu symboliques, vous voulez bien faire l'effort en sachant qu'évidemment c'est les dispositifs qui sont les moins efficaces que vous utilisez et les plus difficiles à mettre en place. Néanmoins, sur la réalité de l'attaque Zucman. Mais parce que c'est une folie.
Mais parce que on assume. On assume madame, on assume de pas vouloir faire partir les riches de notre pays. Mais on veut que les riches investissent dans notre enfance.
Et d'ailleurs, il y a aucune étude qui montre qu'il mar croyez qu'il vont vous faire un chèque de 500 millions à 2 milliards d'euros chaque année et vous remercier et pas être en capacité vous pouvez pas les points liés à leur domicile en France doivent payer le maximum, doivent payer 50 % voire 51 % de prélèvement obligatoire. Mais par contre ceux qui peuvent s'enfuir, sauf qui peuvent s'exiler fiscalement, ceux qui peuvent trouver dans les paradis fisé, alors en réalité ce qui va se passer que cela on leur demande de bien vouloir. Hierfusé de voter l'exit taxe que nous avons rétabli.
L'exit de taxe sur un amendement de Jean-Philippe Tangli a été réétabli hier. Dispositif qui est pas un dispositif socialiste plus un dispositif de monsieur Sarkozi qui a été supprimé par Emmanuel Macron. Et sur ce dispositif, vous avez refusé de le voter alors que là c'était un mécanisme pour éviter que les gens partent à l'ét.
Jean-François, on imagine que vous regardez avec attention ce qui se passe à l'Assemblée nationale. Est-ce que vous allez conserver certaines démesures ou est-ce que vous considérez que le Sénat repart de zéro ? D'abord, on va garder notre ligne.
J'entends cette joue verbal autour du sujet de la fiscalité. J'avoue que j'y perds grandement mon latin parce que entre les mesures qui relèvent d'une espèce de fit en avant comme si notre niveau de fiscalité poids de prélèvement obligatoire n'était pas assez élevé hein, on tient quand même le pompon et et en fait la a nécessité aujourd'hui de baisser la dépense publique. Le Sénat a remis une copie allaité à François Berou.
Nous l'avons transmise évidemment, on en a pas changé au nouveau premier ministre Sébastien Lecournu et on compte bien tenir le cap d'une baisse de la dépense publique. C'est vrai pour le budget, c'est vrai pour les dépenses sociales. Finalement, on est dans une forme de fuite en avant et on s'aperçoit, il suffit de regarder l'argent qui avait été mis par exemple sur le segure de la santé au moment des gilets jaunes et on peut en ajouter.
En fait, on a une difficulté, c'est que lorsque l'on consacre, parce que ça répond à des besoins, des sommes importantes pour assurer un certain nombre de missions au service public, en fait, on verse un peu comme de l'eau sur le sable chaud. Ça ne produit pas les effets. Pourquoi ? parce que ça manque de ciblage.
En fait, il faut bien regarder de quelle manière on peut à la fois améliorer le service et répondre au besoins. Je prends un exemple quand je lis que dans certains hôpitaux aujourd'hui les urgences ne peuvent plus tourner parce qu'il n'y a plus de cadre pourad mais encadrer les internes. Mais enfin excusez-moi, ça c'est quand même une forme d'impréparation.
Et je me souviens que le président de la République avait dit dès sa réélection au 31 décembre de l'année, il y aura plus de problème aux urgences. C'était en 2022, on arrive en 2025 et on pourrait multiplier ces exemples à l'envie. Et en fait, c'est ça qu'on doit absolument revoir.
De quelle manière on dépense mieux l'argent public pour qu'il produisent plus d'effets. Et puis je crois aussi, il faut redonner à l'économie dans tous nos territoires toute sa place. Ça va de la première entreprise de France, l'artisanat au grand groupe et puis évidemment à tout ce tissu de PME de de TI comme on dit habituellement parce que c'est avec plus et mieux de croissance qu'on recréera une différence.
Mais qu'est-ce du coup qu'est-ce que vous dites aux socialistes et au RN ? Il y a trop de taxes et pas assez de baisse de dépense. C'est ça le message.
Bah ils le savent, il y a rien de nouveau. Et on partage enfin à titre personnel nous nous on partage cette nécessité. Par contre, je vois pas beaucoup les baisses de dépenses on va y venir.
Je vous laisser exactement toutes les formules. C'est juste qu'on vous savez comment ça se passe cher collègue. Mais entre toutes les formules aujourd'hui qui ne sont pas conformes à la constitution ou contraire au droits européen, je pense qu'il faut faire attention de ne pas mettre en vitrine tout et n'importe quoi.
J'appelle chacun a davantage de précision et de raisons. On y gagnera tous d'ailleurs pour le débat public parce que nos concitoyens s'y perdent et je pense que notre travail, notre mission dans nos fonctions, nous devons justement mettre à la fois de la rigueur, de la sagesse et surtout donner des perspectives. Il faut pas laisser les Français se désespérer.
Pic, allez-y. Écoutez, la pression fiscale, je crois que tous les rapports que nous avons pu avoir montrent que nous avons un problème de recette. Moi, je suis d'accord pour que on s'attache à ce que notre tissu économique soit dynamique, à ce qu'il y ait de la réindustrialisation.
Mais aujourd'hui, c'est 211 milliards versé de subvention aux entreprises. Et ce que nous voyons, c'est que nous perdons euh quand même de l'emploi industriel, c'est que à nouveau le chômage remonte. Je viens d'une d'un d'une circonscription qui est très industrielle et sur lequel nous avons beaucoup travaillé.
Nous sommes passés de 12 % de chômage à 4 et demi. Aujourd'hui, nous sommes au plein emploi et nous avons encore des perspectives importantes et les collectivit collectivité territorial y ont pris toute leur part. Donc disons-le, nous considérons qu'évidemment il est essentiel de l'avoir de la réindustrialisation, de la croissance, de l'amélioration aussi du quotidien et c'est comment on combine ça ?
Ce que nous faisons, c'est pas plus de taxes, c'est pas plus de fiscalité, c'est non, ça n'est pas le cas. Ce que je vois c'est quand même beaucoup plus dans quelle poche dans quelle poche et dans quelle porte-monnaie on s'attache à aller chercher ces ressources financières dont nous avons besoin pour l'école, pour l'enseignement supérieur, évidemment pour nos hôpitaux mais pour tous les services publics. Et nous le savons très bien et nous le constatons parce que lorsque nous parlons avec les gens, ils nous le disent, ils ont la sensation que le service public recule et que il faut donc trouver les services publics, les financements pour ces services publics.
Aujourd'hui, nous sommes dans la partie recette donc nous ne pouvons pas parler des dépenses mais viendra vous auriez dû avoir fini. Donc il y a quand même dè de compréhension. Je dis un problème général monsieur vos vos grandes leçons mais nous verrons effectivement à quel point oui nous sommes dans cette première partie des amendements parce que nous devons trouver des compromis.
Évidemment, il y a un certain nombre d'amendements de repli, il y a des discussions parce que nous devons trouver un point d'arrivée. Soit nous considérons qu'il n'y a pas de chemin, il n'y a pas de chemin. Et donc dans ce cas-là, on arrête tout, on attend les ordonnances ou une loi spéciale.
Mais je ne crois pas que les Françaises et les Français attendent ça de nous. Ils attendent que nous trouvions un chemin pour avoir un budget pour la France, un budget qui leur permette de sortir de l'angoisse de l'avenir qu'ils ont aujourd'hui. Voilà avec calme et tranquillité et une certaine sagesse.
Je ne crois pas qu'il y a eu calme et tranquillité sinon nous n'aurions pas été dans une telle instabilité gouvernementale ces derniers mois et ces dernières années. Ce qui est certain qu'il y a il y a un il y a oui a un gros problème de méthode et là je partage ce que dit monsieur le rapporteur général. Aujourd'hui, nous on a fait le choix au rassemblé social d'avoir essayé de peu d'amendements de faire des prises de parole qui soient condensées pour permettre que l'on atteigne cette deuxième partie qui est la question de la baisse des dépenses.
C'est le vrai problème de notre pays. On est le pire pays en matière de prélèvement obligatoire. L'objectif c'est pas globalement d'augmenter la pression fiscale, il faut la diminuer.
Il faut par contre parfois la réorienter pour qu'elle soit intelligente, qu'elle oriente les capitaux, les fonds vers les les bons investissements, mais il faut passer à la partie dépenses pour faire des économies sur le train de vie de l'État, sur la question du coût de l'immigration, la question du budget de l'Union européenne, la question des agences. C'estàd que aujourd'hui, il faut essayer de faire des économies pour pouvoir au contraire donner de l'air à nos entreprises qui vont créer de la richesse, créer de l'emploi. Et c'est cette croissance qui permettra qu'on maintienne notre modèle social.
C'est pas en faisant des coups de rabot sur les classes populaires, les classes moyennes ou nos PME, nos ETI qu'on y arrivera. C'est au contraire leur donnant la possibilité de créer de la richesse, créer de la valeur et donc de faire rentrer des ressources fiscales. Du coup, on les baisse où les dépenses aménager ?
On les baisse où les dépenses ? Mais nous, on a eu un contrebudget de 57 milliards euh de de baisses de dépenses. Alors, il y en a certaines qui prendront un petit peu plus de temps parce que la question des agences, il faut après attendre un certain nombre de départs de fonctionnaires à la retraite dans ces agences et il faut après redispatcher rapport au sénateur Christine Lavarde à ce sujet.
Vous pouvez vous en inspirer je pense que avec plaisir, on on le lira mais il y a aujourd'hui 80 milliards 80 milliards 80 milliards. Alors, je pense que mes collègues qui traitent ces sujetsl l'ont déjà l'ont déjà consulté. 80 milliards, c'est le coût des agences dans notre dans notre pays.
Et donc euh il faut aujourd'hui faire en sorte qu'il y ait pas forcément au global beaucoup moins de fonctionnaires mais qu'il y a des fonctionnaires sur le terrain, des policiers, des infirmières mais moins dans des agences, moins dans de l'administrative, pas sur les ARS par exemple qui coûtent énormément. Donc il faut faire il faut revoir un petit peu notre schéma pour que ça soit plus efficient. partager là-dessus Anap.
Non, mais qu'il y ait des choses à revoir, c'est sans cesse qu'il faut remettre sur le métier un certain nombre d'organisations. Mais moi, je constate et je suis au conseil d'administration de LAADEM, je je constate que c'est un outil aujourd'hui qui permet d'avancer dans la transition et qui permet la rénovation aussi dans les collectivités territoriales. C'est une expertise technique et scientifique.
Ils sont aussi l'opérateur de l'État d'un certain nombre d'entreprises. Je je comprends bien que c'est facile de dire c'est une agence donc c'est un truc, on comprend pas très bien et cetera. Ça coûte de l'argent.
La plupart du budget part justement dans l'investissement et nous avons besoin d'investissement parce que en réalité c'est effectivement 70 % de l'investissement sur nos territoires, c'est les collectivités territoriales à travers préfet ser pas capable de le faire madame. Les préfets seraient pas capable de le faire. L'administration centrale n'est pas capable de le faire.
Est-ce qu'on a besoin de payer un directeur très très cher ? C'est pas une question de directeur en fait. Oui, on a besoin d'une expert une expertise technique et scientifique parce que je ne crois pas que les fesses détendez-vous hein.
Non, [rires] vous savez moi je suis très détendu simplement je constate pardon mais en réalité je m' je constate qu'une agence qui est une expertise technique et scientifique non un préfet n'est pas un scientifique sauf erreur de ma part. Là-dessus Jean-Françoison parce que le Sénat est plutôt pour baisser leagence de l'État. De façon, il faut revoir le train de vie de tout le monde.
Bah, c'est pas nouveau, on le dit depuis des années, on voit le bilan en fait l'État continue d'avoir une dépense, des dépenses le concernant qui augmentent et des effectifs qui continuent de grossir. Je dirais presque moins il a de compétences, plus il a d'effectifs. Les agriculteurs l'ont dit, on marche sur la tête.
Donc aujourd'hui encore dans ce projet de budget, il y a plusieurs milliers d'emplois supplémentaire là où on devrait revoir les conditions d'exercice des fonctions. Le gouvernement propose de créer des tas de dispositifs France service, France AGRI, France santé et on ajoute et on met des kilomètres, une durée et cetera. Enfin la France, elle a pas changé hein, elle est assez immuable dans le temps.
Il y avait la France des sous-préfectures. Est-ce que c'est pas le moment de regarder d'un peu plus près tout ça ? Parce que finalement souvent les préfectures et les sous-préfectures se sont vidé.
Oui. Et aujourd'hui, par exemple sur tous les métiers techniques des grandes infrastructures, on a un déficit même de personnel en général. Et bien, il faut avoir un grand plan de reconquête industrielle des métiers.
Et bon, son sort, il faut aujourd'hui remettre de la créativité, de l'innovation sur nos territoires et je le dis en s'appuyant sur notre économie effectivement sur notre industrie, sur notre agriculture, sur nos services parce qu'on a aujourd'hui cette obligation de créer davantage de bien-être et je le dis de croissance. C'est pas un gros mot. Il faut la faire euh il faut la réconcilier avec l'écologie, l'économie.
Évidemment la cof un dernier mot rapidement chacun parce qu'il il nous reste peu de temps. Est-ce que vous pensez que ce budget aboutira ira à son terme ? En tout cas, je crois que il faut faire en sorte qu'il aboutisse.
Il faut faire en sorte que nous allions jusqu'à la fin de la discussion et après nous verrons nous verrons effectivement si nous sommes en capacité ou pas de le voter. Peut-être qu'il ne satisf pourz vous abstenir. Nous verrons à l'heure actuelle.
Nous ne pouvons pas nous abstenir parce que il y a des marqueurs parce qu'il n'y a pas eu la prise de position. du gouvernement qui aurait permis qu'on aboutisse à un compromis satisfaisant mais c'est pas terminé. Soutiennent le gouvernement avec le cordu du pendu hein.
C'est pas c'est quand même à regarder. Nous soutenons pas le gouvernement. En effet, nous sommes l'opposition.
Il peut aboutir ou pas ? Moi j'y crois pas et ce que vient de dire ma collègue le montre aujourd'hui depuis le début. On sait bien qu'on est dans un bourbier et qu'il y a qu'une solution, on [musique] le répète, c'est je pense une dissolution pour pouvoir qu'il y a un cap.
On fera on fera notre travail et on sera en tous les cas uni au rendez-vous pour donner un budget sérieux pour notre pays. Merci beaucoup. Merci à tous les trois d'avoir été avec nous pour ce débat.
Merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve demain. Très bonne journée. [musique]
Amélie de Montchalin