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interviewLa France insoumise· 13 septembre 2025 78 min

Les perspectives du mouvement septembriste | Fête de l'Humanité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] Merci de l'accueil. Bonjour à toutes et tous. J'espère que vous allez bien, que vous passez un bon début de fête de l'humanité dans un contexte qui est évidemment un contexte assez intense, assez dense politiquement puisque cette semaine, on a quand même eu à la fois la chute du gouvernement, c'était lundi et à la fois une première journée de mobilisation très importante, c'était ce mercredi 10 septembre.

Et évidemment, puisque la fête de l'humanité s'inscrit dans ce contexte, bah c'était assez naturel pour nous ici sur le stand de la France insoumise de pouvoir débattre de ce sujet, de cette question. Euh et on l'a appelé ce débat les perspectives du mouvement septembriste parce qu'on savait pas trop comment appeler cette date de mobilisation du 10 septembre et comme c'est en septembre, on a parlé de mouvement septembriste et l'idée c'est de discuter ensemble à la fois sur bah le bilan qu'on peut tirer de cette semaine, de cette première mobilisation à la fois sur aussi les perspectives euh puisque vous savez d'ors et déjà qu'il y a une nouvelle date de mobilisation à l'appel de l'intersyndical qui a été appelé la semaine prochaine pour le 18 septembre et donc de pouvoir débattre ensemble de comment se combine aussi le mouvement social, le mouvement citoyen, le mouvement syndical, les initiatives d'autoorganisation populaire et c'est la raison pour laquelle on a essayé d'avoir pour cette conférence un plateau assez large. Donc autour de moi, vous avez à ma droite Céline Verzelletti qui est syndicaliste CGT que peut-être certains d'entre vous connaissent.

Vous avez à ma gauche Fabien Vildieu secrétaire fédéral de Sudraille et on salue les chemineaux qui se sont en particulier mobilisés mercredi. Vous avez à ma droite Éloïse Lefèvre Milon qui est cécrétaire national de l'Union étudiante parce que c'était important aussi dans la mobilisation du 10 septembre. les jeunes, les étudiants, les lycéens qui étaient très mobilisés et à ma gauche Camel Brami qui est secrétaire général de la CGT de Sani, CGT du 93.

Et donc pour le débat d'aujourd'hui, bah tout simplement je vais donner la parole d'abord à l'ensemble des intervenants. Chacun prendra la parole pour une dizaine de minutes et puis j'interviendrai moi aussi et puis à la fin on vous proposera pendant une demi-heure d'avoir un échange un échange avec la salle. Vous êtes déjà nombreuses et nombreux pour un samedi matin et je suis sûr qu'il y a encore du monde qui va arriver.

Alors Céline, je te propose qu'on commence avec toi. Je le disais un petit peu dans l'introduction. Évidemment cette semaine, ça a été une semaine importante et notamment une semaine avec une première journée de mobilisation qui est la journée de mobilisation qui a eu lieu ce mercredi le 10 septembre.

Je crois savoir que tu as participé et tu as appelé à participer depuis plusieurs semaines maintenant à ce à ce mouvement. Tu as aussi participé à un certain nombre d'initiatives de construction de ce mouvement. Bah tout simplement, je voulais aller avoir ton regard sur le bilan qu'on peut tirer de cette de cette initiative, le bilan qu'on peut qu'on peut tirer aussi de la construction de ce mouvement et de certains points de vue, qu'est-ce que ça augure comme perspective pour cette mobilisation populaire et citoyenne ?

Merci euh Manu, merci euh euh de m'avoir invité et merci à à tous ceux et toutes celles qui ici euh présents parce que je pense qu'en effet euh c'est un moment important comme tu l'as dit euh on est euh on est après ce fameux euh 10 septembre bloc tout. On est après toutes les mobilisations et on est avant les les les futures mobilisations puisque bien évidemment et bien on ne va pas s'arrêter à une seule journée de mobilisation. D'ailleurs, ça continue encore aujourd'hui et demain et les perspectives sont nombreuses.

Alors juste pour commencer quand même quelques petits chiffres justement de cette journée de mobilisation du 10 septembre, même si c'est quand même très difficile d'avoir un calcul très précis de savoir exactement combien de personnes se sont mobilisées donc ce 10 septembre parce que vous avez pu le voir pour ceux qui ont participé c'était des mobilisations multiformes comme on a rarement le le cas des de de de voir hein d'ailleurs je je reviendrai là-dessus dessus sur la préparation et euh et donc même d'ailleurs bon le ministère de l'intérieur, on sait très bien que souvent les chiffres qui donnent c'est largement de ça mais quoi qu'il en soit là c'était quand même pour tout le monde très compliqué de savoir exactement combien de personnes. Nous on estime quand même de manière assez large et je pense que c'est même en de ça de ce qui s'est passé mais on estime qu'il y a eu à peu près plus de 500000 personnes qui se sont mobilisées euh lors de ce 10 septembre. Il y a eu à peu près, on a comptabilisé les uns et les autres comme on a pu avec les différentes organisations.

Oui, c'est vrai, on peut l'applaudir parce que c'était pas gagné et c'est déjà très important cette première journée. Donc, on a estimé à peu près à 850 mobilisations avec plus de quasi 600 points de rassemblement, plus de 250 blocages. Euh, il y a eu aussi les blocages des lycées, mais certainement que tu en parleras.

On a estimé qu'il y a eu à peu près 150 actions de blocage de lycée. Euh ensuite, au niveau des appels à la grève, c'est en tout cas un chi de la CGT donc qui revendique 1000 appels à la grève avec 200 rassemblements qui ont réuni, en effet à peu près 250000 personnes. Et la grève la grève a été suivie dans différents secteurs de manière assez importante, même si bien évidemment et bien il faudra essayer de de faire en sorte mais ça c'est c'est c'est dans en construction et je pense que Camel en parlera un peu plus de faire en sorte que ça soit encore plus important mais pour en tout cas une première étape il y a eu en effet des donc des dégévistes assez importants. notamment dans les collectivités territoriales avec des centaines de sites fermés au moins donc 10000 grévistes aux finances publiques, ce qui est important puisque c'est quand même un petit ministère au niveau de la SNCF mais ça je pense que on y reviendra aussi à peu près 25 % de grévistes des sites au niveau de la métallurgie des appels aussi euh donc à la grève au niveau de la chimie et donc euh avec euh tout ce qu'on peut avoir vu au niveau donc des différents blocages.

Donc ça c'est un premier point. Euh donc euh sur les revendications, je vais revenir aussi puisque euh les revendications mais comme tout mouvement citoyen en construction, elles ont pu évoluer avec le temps. Mais quoi qu'il en soit, dès le départ ce qui a pu faire la focale sur tous les réseaux qui ont permis ce 10 septembre au départ, c'était le sujet, c'était contre le budget de Beirou.

C'est vraiment ça euh qui a été le départ de tout et euh qui a, on va dire, canalisé, rassemblé euh toutes les colères par rapport donc aux annonces de Beerou et par rapport à ce budget particulièrement violent, particulièrement mortifère et particulièrement austéritaire, ça on le sait bien, même si c'était pas le premier budget qui était donc dans cette ligne là, mais là c'était véritablement la goutte qui a fait déborder le vase, même Ça fait maintenant plusieurs années et plusieurs oui plusieurs années que la situation sociale se dégrade particulièrement notamment pour les plus précaires. Donc il y a eu cette envie, cette volonté de s'organiser et de dire à un moment donné stop, ce n'est plus possible de subir toutes ces mesures qui ont véritablement un impact concret dans la vie quotidienne d'une grande majorité des personnes. impact concret avec finalement de plus en plus de personnes qui ne peuvent plus finir les fins de mois, qui ont des salaires qui sont en dessin de ce qu'il devrait être pour pouvoir vivre dignement qui qui sont en dessin de ce qu'il devait devrait être pardon pour être en relation aussi avec le niveau des qualifications et avec la production des richesses avec des minimas sociaux qui ne permettent plus non plus de vivre dignement pour ceux et celles qui sont pour la plupart privé d'emploi avec des pensions de retraite qui sont de plus en plus bas aussi et qui ne permettent pas à nos anciens de pouvoir vivre dignement alors qu'ils ont passé une grande partie de leur vie à travailler parfois très durement et donc avec donc des des rémunérations globalement qui sont en dessous de tout.

Donc ça ce sont des situations qui s'aggravent et qui sont de moins en moins acceptées. De moins en moins accepté. Pourquoi ?

Et c'est ce qui se disait aussi par toutes celles et ceux qui ont commencé à débuter cette mobilisation du 10 septembre, c'est que il y a des richesses. En vrai, il y a des richesses. Il y a encore beaucoup de richesses qui sont créées dans notre pays.

Mais il y a un véritablement un problème au niveau de la distribution et de la répartition des richesses. Et ça, tout le monde en a de plus en plus conscience. cette conscience de classe qui grandit de plus en plus dans une grande partie de la population et donc cette envie de ne plus subir, d'être acteur et actrice chacun à son niveau avec les possibilités que chacun peut avoir pour agir, pour justement stopper d'une part toutes ces mauvaises mesures et pour dire enfin à ce gouvernement complètement illégitime depuis au moins 1 an de dire à ce gouvernement "Ça suffit, vous devez partir, vous n'avez aucune légitimité." Ainsi, oui, mais particulièrement il y a 1 an, ainsi que le départ de Emmanuel Macron qui est un des responsables de la crise dans laquelle on se retrouve aussi, crise institutionnelle, crise sociale, crise économique et crise politique.

Donc oui oui mais je dis donc un an par rapport je repars au moins des législatives 2024 où il y a eu des élections où il y a eu donc une force le NF le NFP pardon qui est sorti vainqueur de ces élections et où ça n'a absolument pas été respecté par Emmanuel Macron. Donc cette situation politique bien évidemment et cette situation sociale que je viens de décrire, elle a laissé des traces et donc elle a elle a permis à un certain nombre comme je disais de de citoyens et citoyennes de de s'organiser pour avoir un déboucher et une perspective de lutte au mois de septembre. Et ça c'est important sans attendre bien évidemment.

Il y avait urgence et ça s'est construit ce qui est assez rare. Ça s'est construit cet été au mois de juillet et au mois d'août. Ça s'est construit sous la forme de d'autoorganisation et ça s'est construit comme je le disais avec des personnes qui étaient issues de différents horizons.

Qu'il soi engagé dans une organisation politique syndicale ou qu'il ne soit pas engagé. En tout cas, il y a eu une volonté commune de construire ensemble une mobilisation forte qui allait donc jusqu'à bloquou pour bloquer l'économie et sur une mobilisation qui se veut aussi être dans la durée et comme je le disais sur le fait que on se se batte contre un budget austéritaire mais qu'on se batte aussi pour donc une justice sociale notamment et une meilleure répartition des richesses. Donc ça, je pense qu'on a réussi malgré tout à donc mobiliser suffisamment comme je l'ai dit, ça s'est construit, ça continue à se construire parce que je pense que comme vous certainement vous le savez, le but et l'objectif c'est d'ouvrir d'autres perspectives.

Une mobilisation notamment de grèves, mais pas que de blocage de manifestation, de rassemblement et de boycotte. que cette mobilisation puisse s'inscrire donc dans la durée et qu'elle puisse aussi s'inscrire avec les organisation syndicales bien évidemment, mais aussi à un moment donné avec les organisations politiques pour qu'il y ait véritablement des débouchés politiques puisqu'à un moment donné, il faut qu'il y ait aussi des débouchés politiques très concrètement. Donc juste pour dire que il y a là en perspective bien évidemment vous le savez et c'est à l'appel de l'intersyndical complète de toutes les organisations syndicales le 18 septembre qui doit être une mobilisation très forte et il y aura certainement j'en suis persuadé avec la dynamique qui a été créée de nombreuses grèves.

Il y aura aussi avant ce 18 septembre bien d'autres initiatives mobilisation et blocage. Mais je pense qu'il y aura de toute manière aussi des mobilisations après le 18 septembre parce que je pense que aujourd'hui on est tous motivés pour aller jusqu'à la victoire et ne pas s'arrêter avant. Merci.

Merci Céline Fabien avec Sudraille, vous faites partie des des syndicats qui très tôt en vérité ont appelé à à rejoindre cette journée de mobilisation du 10 septembre et puis je me rappelle qu'on a on a partagé un meeting commun dans lequel tu as appelé aussi à intensifier la grève. Voilà. Quel est ton regard sur le 10 du point de vue de ces objectifs et sur sur les suites qui vont être données maintenant ?

Oui. Euh merci. Bah comme beaucoup cet été, j'étais en vacances, en tout cas comme certains et quand j'ai entendu le plan d'austérité de 44 milliards, comme beaucoup de syndicalistes, je me suis dit mais comment on va faire ?

Comment on va faire pour créer cette résistance, pour créer cette mobilisation et pour le tordre le bras ? Bon 2 mois avant, on avait fait une greffe catégorielle des contrôleurs et des conducteurs. On s'en était pris plein la gueule et on avait pas gagné.

Donc on avait un peu le moral dans les chaussettes. Je me suis dit mais quel dans quelle merde on va être ? Jamais on va réussir.

Et puis finalement il y a cet appel un petit peu inattendu du 10 qui tombe. Et quand on rentre de vacances comme beaucoup de syndicalistes, on se regarde, on dit bon bah qu'est-ce qu'on fait les copains et les copines ? Est-ce qu'on regarde passer le train du 10 ou est-ce qu'on se dit bah finalement ça quand même de la gueule.

C'est la date qui est plantée dans le décor. Ça a pas l'air trop pourri ce qu'il propose. Donc on y va.

On arrête de tortuiller du cul et on y va. Bon, on a nos petites instances démocratiques, donc on a consulté un peu les syndicats et c'est vrai que clairement tous les syndicats de la Fédération Sudra sont dit bah évidemment évidemment qu'il faut y aller. Évidemment qu'il faut y aller via la grève.

Donc tout ça un peu se construit, se mobilise et alors qu'on pense qu'on a un gouvernement de combat, un gouvernement un berou de dingue, bah on se rend compte que il est pas si costaud que ça parce que il tombe avant même la il tombe lui et son budget d'austérité avant même que commence la mobilisation parce qu'il tombe le 8 et que la grève est le 10. Donc finalement, on se dit bah la situation, elle est plutôt pas mal. Au lieu d'avoir une rentrée sociale toujours un petit peu compliquée où on galère à mobiliser les copains et les copines dans nos chantiers et tout, là on a un truc qui tombe, on a un gouvernement avec une attaque centrale de 44 milliards et avant même le début du commencement de la mobilisation parce que c'est le 10.

Et ben le gouvernement dit "Moi, je me retire" et en dehors du fait qu'il se retire, je retire mon plan d'austérité. Alors est-ce que ça veut dire que tout est gagné ? Évidemment que non, mais quand même ça plante le décor.

On aura tous compris que quelle que soit la politique du prochain gouvernement, ça va être quand même un petit peu compliqué pour eux de nous faire une copie conforme du plan d'attaque de Berérou. Ça risque de se voir. Donc moi, je trouve quand même que c'est quand même une première victoire l'histoire des deux jours fériers, toutes les attaques.

Alors, il y aura sûrement d'autres. Il y a pas de problème là-dessus. Mais en tout cas aujourd'hui, on arrive avec une mobilisation le 10.

Franchement la rentrée scolaire des gosses, je sais plus, je crois que c'est le 5. Après, alors tout le monde est un peu la tête dans la rentrée scolaire, l'inscription des enfants et tout. Tac !

On se retrouve avec une situation sociale et politique que moi en 25 ans, j'ai jamais connu. Alors oui, les organisations syndicales, on s'est fait bousculer. Bon, généralement comme tout le monde, on aime pas trop ça.

Bah, se faire bousculer, on aime pas trop ça. Bon, nous Sudraille, on s'est dit bah c'est pas trop grave. Oui, effectivement, on se fait bousculer, c'est pas trop grave de temps en temps un peu de nous challenger comme on dit.

Certains ont suivi, certains ont point suivi, mais ça c'est pas le débat, c'est pas ce qui est important. Ce qui est important, c'est le point d'appui du 10. Le 10, c'est un succès.

C'est un succès en terme de mobilisation, en terme de participation, en terme de gréviste, mais en plus c'est un coin dans la politique du gouvernement. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le gouvernement n'a jamais été aussi faible. Et ça, c'est le capital, c'est le fruit de ce rapport de force que nous avons construit.

Alors avec internet, avec on bloque tout avec les orientations syndicales et y compris avec le deuxème appel et avec le deuxè round qui est le 18 et qui est le nouvel nouveau point d'appui auquel on doit se saisir parce que moi je veux sortir parce qu'on est entre camarades donc il faut se dire tout bloquer tout par les mobilisations comme ça a été fait c'est très très bien mais ça montre quand même un certain nombre de limites parce que pour tout bloquer Enfin, moi je le pense et tout ce débat. Rien que tel que la grève, c'est la grève, la centralité de la grève. Et pour faire grève, on n pas besoin des chemineaux à la SNCF.

On peut chacun dans son secteur mettre sa petite pierre à l'édifice. Et d'ailleurs, les grandes grèves qui sont des grandes victoires, c'est pas quand tu as un ou deux secteurs qui se mobilisent. Parce que dans ce cas-là, ils savent les chemin toujours en grève, toujours privilégié.

Ah, monsieur Vildieu, alors quelle grève vous allez nous annoncer ? C'est toujours ça. Si c'est ça, c'est plié.

Les grandes grèves qui sont des grèves victorieuses, c'est que lorsque dans toutes les entreprises à commencer par les petites, on utilise ce droit constitutionnel qui n'est jamais utilisé, qui est le droit de grève. C'est ça l'enjeu. La meilleure façon de tout bloquer, c'est d'arrêter la machine de production.

Et lorsqu'on arrête la machine de production, et ben je peux vous dire qu'on bloque tout. Alors est-ce que ça veut dire ? Et oui, n'ayons pas peur.

Alors moi, on me dit oui, la grève générale, ça se discrète pas. Faut arrêter que Fabien arrête de dire la grève générale. Bon, OK.

Bon bah oui, il faut la grève générale. Alors oui, ça et oui et oui, ça ne se décrète pas, il n'y a pas de problème. Sauf qu'il faut la construire et nous pouvons tous la construire dans tous nos secteurs.

Alors est-ce que ça veut dire que la grève et rien que la grève, uniquement la grève évidemment que non. Voilà, on est en 2025, les choses ont changé. Bon, nous on a une petite expérience à Gard Lyon, c'est qu'on fait des actions médiatiques, on fait des grèves.

Voilà, moi je suis conducteur sur la ligne D et R, on a eu 83 % de grviste le 10. Donc voilà, on a fait une bonne grève qui a bien bloqué. Mais on peut faire des actions et on fait des actions.

Là, on a fait un tour en gare parce qu'il y avait tellement de flics, je sais plus, il y avait 300 flics donc c'était compliqué de faire des actions dingues. Mais on a fait des actions, je me rappelle en 2023, on est rentré au siège de Black Rock, rappelez-vous, en 2023 sur les retraites où il nous expliquait qu'il y avait pas d'argent pour financer les retraites. On a été dans le siège de Black Rock en disant de l'argent, il y en a à Black Rock.

On a été au siège de LVMH, rappelez-vous, en 2023, on avait un peu forcé pour rentrer en disant "Oui, aujourd'hui, il y a les entreprises du 440 qui se font un pognon de dingue. Donc, au lieu d'aller chercher de l'argent, toujours dans le service public." C'est-à-dire le bien, le seul bien qu'ont les pauvres de ce pays, c'est quoi ?

Les pauvres, ils ont pas des villas à s'introper. Les pauvres de ce pays, la seule chose qu'ils ont, c'est le service public. C'est pour ça que ça me rend toujours dingue quand je vois des gens que les bourgeois du capital critiquent le service public, c'est normal.

Mais quand on a nos propres collègues qui disent "Oui, il y a trop de fonctionnaires". Mais mais espèce de con, mais fonctionnaires, c'est ceux qui bossent dans les écoles publiques, dans les hôpitaux publics, dans les trains publics. Les Bourgeois, ils ont pas besoin d'hôpitaux publics.

Ils ont leurs cliniques, ils ont leurs écoles privées. Donc il y en a ras le bol que ça soit toujours les mêmes qui payent. Alors le pognon, on sait où il est.

On sait où il est parfaitement. Il y a plein d'idées, je suis sûr ici pour avoir du pognon. Alors là, l'enjeu évidemment, on va soutenir toutes les mobilisations qu'il y aura au 18, mais l'enjeu et je sais qu'il y a des syndicalistes, mais il y a pas besoin d'être syndicaliste, encore une fois, il faut aller dans les entreprises, voir vos collègues et vous redire e c'est le 18 que ça se passe.

Le 2è round, c'est le 18, il faut y aller. Et ce travail là qui est peut-être effectivement, moi je vous le dis, je vous ai expliqué ce que j'ai fait vendredi. Vendredi, j'ai passé ma journée en gare de Lyon, je vais en garde souterraine, je tape au carreau du conducteur.

Bon, les mecs, ils me connaissent tous et je lui dis "E copains, copines, le 18 poste ta D2 dei." Alors les Di, c'est les déclarations de grève. Il faut faire ce travail minutieux.

Je me suis fait chier vendredi toute la journée. Ben, c'est pas grave parce qu'il faut faire ce travail là, ce travail souterrain. Mais qui marche ?

Et si le 18 si le 18 est puissant dans les manifestations, oui. Dans les blocages, oui. Mais dans la grève, si le 18 est puissant dans la grève, et ben je peux vous dire que là la situation, elle sera complètement différente de ce qu'elle est aujourd'hui et il faut faire des grèves offensives.

Nous à la SNCF, on n' pas de problème pour dire ça. On va partir sur des histoires d'augmentation de salaires. Comment ça se fait que la NCF fait 1 milliard de bénéfices même pas en un an, en 6 mois et qu'à un moment donné, il y ait pas le début de commencement du retour sur les salaires et toutes les entreprises.

C'est le cas. Il ne faut pas hésiter aller se battre sur les augmentations de salaires, sur l'emploi, sur la défense du service public. faire des gaves offensives.

Ralbol de toujours plier les jeines. Ralbol de toujours garder ses pieds. Il se gave comme jamais.

Il nous culpabilise. Et Manu, j'avoue que tu es très très fort parce qu'ils arrivent pas de culpabiliser en permanence et la dette ceci et les notations alors je crois que vendredi il y avait une agence de notation et les notations machin que des trucs que tu ne comprends même pas de ce qu'il te raconte. en permanence.

La machine médiatique est là. Il ne faut pas culpabiliser. Et moi ce que je dis tout le temps, la victoire c'est dans la tête.

Si on pense qu'on peut gagner et ben je vous dis qu'on ne peut pas nous arrêter et qu'on nous arrêtera pas. Merci camarade général général général général général général Merci merci Fabien. Alors tu l'as dit et on l'a dit on a été plusieurs à le dire dans la journée de mobilisation du 10 septembre il y avait des salariés il y avait des grévistes et je crois queon l'a tous observé.

Il y avait aussi beaucoup de jeunes, une mobilisation, beaucoup de jeunes. Il y a des lycées qui ont été bloqués, il y a des étudiants qui étaient dans la rue aussi. Et donc Eloïse, tu es csecrétaire national de l'Union étudiante.

C'est ça. Peut-être nous dire aussi toi ton regard du point de vue de la jeunesse et de la mobilisation de la jeunesse. Bah du coup euh enfin vous l'avez vu le 10 quand vous étiez dans la rue, la jeunesse, elle a été évidemment de de la partie ce mercredi en se en se joignant depuis plusieurs semaines déjà aux assemblées générales, aux manifestations, aux actions de blocage.

Nous, avec l'Union étudiante, à la fin de l'été, on s'est posé la question et ça a été une évidence d'appeler à la date du 10 septembre parce que la jeunesse, elle a très elle a énormément de bonnes raisons de se mobiliser pour pouvoir tout bloquer et faire tomber ce gouvernement, de faire tomber Bairou et maintenant faire tomber Macron. La question là en France aujourd'hui, c'est qu'étudier en France dans la France de Macron, c'est un véritable parcours du combattant. On a sorti un dossier à l'Union étudiante qui en témoigne en cette rentrée.

D'abord, on se fait trier parcours sup puis par Montmaster qui détermine qui a le droit d'étudier ou non. Ensuite, on galère à trouver un logement abordable et descend sur un marché qui est complètement dérégulé et bloqué. Et enfin, à la rentrée, ben on doit repayer les frais d'inscription.

La CVC qui augmente chaque année alors que les bourses, elles n'augmentent toujours pas. Et donc le résultat de tout ça, c'est qu'il y a un étudiant sur deux qui sautent des repas au moins une fois par semaine. C'est qu'il y a des étudiants qui sont surreprésentés dans les fils de de l'aide alimentaire.

C'est qu'il y a la moitié des étudiants qui sont contraints de se salarié en parallèle de leurs études pour pouvoir les financer au risque de les rater. Et ça c'est un véritable triocial et un triracisme qui est fait au sein de l'université et qui est organisé par Emmanuel Macron depuis 8 ans. Et ça c'est la c'est la réalité de ce qui se passe aujourd'hui dans l'université, c'est qu'il veut mettre la jeunesse au pas. il veut faire de enfin il veut faire tout ça en faisant de l'université un lieu qui trie, un lieu qui sélectionne, un lieu qui discrimine.

Donc c'est pour tout ça que on était mobilisé contre tout ce projet qu'on était mobilisé le 10 septembre et avec l'Union étudiante, on a décomté qu'on était 80000 jeunes. Donc on est très fier de tout ça. 800 jeunes mais aussi parce que bah le 9 septembre quand on regardait où est-ce qu'il y a des assemblées générales, combien on était en assemblée générale.

Donc il faut savoir que dans les universités, la rentrée, elle a pas vraiment eu lieu. Elle a lieu en réalité ce lundi. La plupart des étudiants, ils rentrent en cours ce lundi.

Le 9 septembre, il y avait plus de 30 assemblées générales dans toute la France, dans les universités, dans lesquelles on était des centaines. Là où c'était la première journée d'assemblée générale pour préparer le 10, là où on était pas encore rentré. C'estàd il y a des étudiants qui sont venus jusque dans leurs universités pour venir en assemblée générale alors même qu'ils avaient pas cours.

Ça c'est des chiffres qui sont inédits et qui prévoient aussi la suite et le fait qu'on va continuer plus fort et que ça va être encore plus fort ensuite. Donc c'est une dynamique qui a été inédite. [Applaudissements] Ensuite mercredi donc peut-être que vous l'avez vu, donc le 9 les assemblées générales, elles ont pu voquer voter un certain nombre de blocages.

Dès le 10 au matin, il y avait des universités qui annonçaient qu'elles étaient fermées administrativement pour empêcher les étudiants de bloquer leurs propres universités. Donc malgré ça, il y a des il y a on décomte au moins une quinzaine d'universités qui ont été bloquées. Et surtout en tant qu'étudiant aujourd'hui dans les assemblées générales, ce qu'on voit et ce qu'on ressent c'est le fait que les étudiants, ils ont compris, ils ont appris des mouvements sociaux auxquels on avait participer précédemment et que la question aujourd'hui c'est plus seulement de rester dans les universités, de bloquer nos universités, mais c'est aussi et surtout d'aller soutenir les travailleurs et les travailleuses en grève comme ça a été très bien dit auparavant, c'est surtout d'aller faire ça parce que on a bien compris que de bloquer en boucle les mêmes universités que quand Macron il voit Tolbiac et Ren de bloqué ça lui fait pas vraiment peur.

Mais par contre quand on voit des centaines de milliers de grévistes, ça ça lui fait peur. Quand on voit des blocages de la roquate, quand on voit des blocages des axes autoroutiers, c'est ça qui lui fait peur. Et c'est ce rapport de force là qu'on a vocation en tant qu'étudiant et étudiantes à construire.

Et donc pour nous la perspective de cette mobilisation c'est évidemment la semaine prochaine, c'est d'appeler tous les étudiants et tous les étudiantes à être encore plus nombreux la semaine prochaine en assemblée générale sur toutes les initiatives qu'on peut construire pour avant même avant la date du 18 parce que dès jeudis peut-être que vous l'avez vu, ça a été moins médiatisé mais il y avait dès le 11 des d'autres universités qui étaient bloquées, d'autres universités qui étaient en assemblée générale et ça ça va continuer jusqu'au 18 la semaine prochaine pour que ce soit une nouvelle grande journée nationale de mobilisation pour défendre une université publique gratuite, ouverte à toutes et tous pour défendre une université telle qu'elle aurait jamais dû cessé d'être, c'est-à-dire une université qui a un lieu d'émancipation pour toutes et tous. Et du coup, on m'avait demandé de répondre un peu à la question de comment est-ce qu'on fait pour mobiliser les étudiants et les étudiantes ? Comment est-ce qu'on parle aux jeunes pour mobiliser ?

Du coup, comment est-ce qu'on construit concrètement la suite de cette mobilisation ? Donc moi, en tant que syndicaliste étudiante à l'Union étudiante, je vais d'abord vous dire que pour mobiliser, c'est le travail syndical local combatif qui compte et qui est indispensable. c'est traiter nos conditions matérielles d'existence en tant qu'étudiant et c'est cette auto-organisation au sein des syndicats étudiants pour les étudiants par les étudiants dans nos lieux d'étude là où on subit nous de plein de le plein fouet ce triocial ce triraciste au sein de l'université qui est important parce que du coup l'outil syndical y permet on le dit souvent l'union étudiante de passer du singulier au collectif de montrer qu'on partage tous des galères de retard de bourse d'accès à des logements décents et queon est capable ensemble en se regroupant ensemble d'un outil qui est celui du syndicat de nous organiser pour résoudre ces galères individuelles mais surtout pour aller au-delà et mener des combats contre tout le système et contre toutes les politiques qui organisent le fait qu'il y a un tri social à l'université par la précarisation généralisée des étudiants et des étudiantes.

Donc grâce à ce travail sur le terrain et en parallèle celui de l'action dans la mobilisation, on arrive à construire petit à petit des luttes, la construction aussi de conflictualité de rapport de force parce qu'on le sait très bien et on en discute beaucoup nous de notre côté, c'est la question de ce rapport de force qui est d'autant plus nécessaire aujourd'hui pour réussir à gagner parce que dans la France de Macron, peu importe l'avis des syndicats, on l'a vu ces dernières années, peu importe l'avis des millions de gens qui se qui sont à leur manifestation contre la réforme des retraites, peu importe les 2 millions de signatures qu'il y a eu contre la loi du plomb, Macron, il ignore toujours les mobilisations, il les criminalise et même il les réprime. Donc les jeunes, ils constatent comme le reste de la population qu'il faut passer au-delà des formes dites traditionnelles aussi de mobilisation. Moi je suis parisienne, les République nation, bah finalement ça a pas l'air de fonctionner.

En tout cas, à terme, ça va pas réussir à nous faire gagner comme ça nous a pas réussi à faire gagner pendant la réforme des retraites. Et donc, il s'agit de passer aussi maintenant à réinventer au moins à diversifier ces fautes de ses formes de mobilisation. Et c'est ce qu'on voit là avec le 10 septembre, les manifestations sauvages, les blocages, des départs communs dans plein d'endroits de la ville aussi pour perdre les flics qui veulent absolument nous réprimer [Applaudissements] parce que réinventer nos méthodes de mobilisation, c'est aussi faire face à la répression organisée, orchestrée par Bruno Rotaillot parce queil nous a laissé aucun répit déjà dès ce 10 septembre parce que la date, elle était annoncée à l'avance, le nombre de flics aussi, il était annoncé à l'avant, c'était 800 policiers sur le 10 septembre quand nous on décompontait 80000 jeunes.

Il y avait un flic pour un jeune sur la manifestation les manifestations du 10 septembre qui visait à tuer dans l'œuf une mobilisation qui fait déjà trembler le pouvoir et qui avait déjà réussi à faire tomber le premier ministre. Et donc c'est en ce sens qu'à l'Union étudiante pour s'organiser concrètement contre cette répression, on forme tous nos camarades pour qu'on soit en capacité d'aller sur ces lieux de blocage, pour qu'on soit en capacité d'aller aider là où il y a besoin, former à la lutte contre la répression, se former en tant qu'antir, de se donner tous les outils nécessaires à ce qu'on évite et qu'à ce qu'on fasse bloc ensemble contre cette répression, qu'on appelle à des rassemblements de soutien quand nos camarades il se retrouvent en 48 he en garde à vue comme ça a été le cas à Camp, comme ça a été le cas à Renn, comme ça a été le cas à Paris déjà cette semaine parce qu'ils essayent de faire des exemples Mais si on fait bloc ensemble contre cette répression, bah c'est là aussi où il nous arrivent pas à nous attaquer. Et du coup, je vais conclure en disant que pour la suite, nous on appelle à construire toutes les initiatives, toutes les assemblées générales, tout ce qui peut faire grandir la date et toute la mobilisation qui est celle du mois de septembre pour le moment.

Donc, il faut qu'on soit encore plus nombreuse la semaine prochaine pour combattre le projet de Macron qui est bien d'en finir avec l'université gratuite et publique. Leur projet, c'est qu'il y a des entreprises qui financent des faces d'élite qui sont réservées à la bourgeoisie à côté de garder des facces poubelles pour les enfants d'ouvriers qui insisteraient pour continuer leurs études. Leur projet, c'est aussi de professionnaliser l'ensemble des filières pour que les lycéens qui rentrent à la fac il ressortent avec des compétences qui sont taillées sur le besoin du patronat pour faire de la main d'œuvre facile.

Leur projet, c'est aussi d'aggraver la précarité étudiante pour pouvoir fournir encore plus de main d'œuvre bon marché aux entreprises qui ont besoin de cette main d'œuvre pas chère pour maintenir leur profit indécent. Leur projet, c'est aussi de vider les caisses des universités comme ça s'est vu l'année dernière parce que l'année dernière, peut-être que vous l'avez vu, mais nous on était déjà mobilisé tout le semestre dernier contre 1,5 milliards de coûts budgétaires qui avaient lieu dans l'université publique. Et donc ça, nous on s'est déjà entraîné l'année l'année dernière et donc là, on est prêt à recommencer en cette rentrée.

On est prêt aussi à converger avec le reste du monde du travail pour réussir à enfin gagner contre le budget austéritaire de Macron. Du coup, face à toute cette situation, n nos revendications, elles sont très claires sur ce mouvement. C'est la question de la réquisition des logements vides.

C'est la question de la rénovation des logements crues et de la construction en urgence de logements crues parce que les étudiants, ils peuvent pas être vivre à la rue et étudier en même temps. C'est aussi un plan massif d'investissement dans l'enseignement supérieur public. C'est aussi l'abrogation de parcours sub de mon master et de tout types de sélections à l'université comme le plan raciste.

Bienvenue en France. C'est la question de la gratuité de l'enseignement pour toutes et tous et surtout c'est la question d'un revenu d'autonomie pour qui serait à la hauteur du seuil de pauvreté qui serait financé sur les grandes fortunes. Pascal l'Union étudiante face au projet de Bairou, face au budget austéritaire des macronistes, eux ils veulent nous retirer 40 milliards.

Nous en cette rentrée, on a remis un contreprojet sur la table. On demande 47 milliards au gouvernement pour financer un revenu d'autonomie à hauteur du stock de pauvreté. ce serait 1288 € pour permettre à tout le monde d'étudier dans des bonnes conditions.

Et ça c'est le contreprojet qu'on entend porter avec l'Union étudiante. C'est des revendications qui sont très concrètes. Cet argent, on sait comment les trouver ces 47 milliards.

On a fait un dossier détaillé. Nous, on sait en tant qu'étudiant trouver cet argent pour retrouver ces 47 milliards d'euros. Et vous pouvez tout retrouver tout ça sur un dossier détaillé qu'on a fait.

Et ça c'est les revendications qu'on porortte avec l'Union étudiante sur la suite pour le 18 septembre et après. Merci beaucoup. Je pense que ça augure tout ça de bonnes perspectives pour la mobilisation de la semaine prochaine.

Alors précisément Camel, comment on se prépare pour le 18 septembre dans la CGT du 93 dans la CGT de manière générale ? CGT qui appuyé à la fois le 10 et le 18. J'imagine que là aussi le travail est en préparation.

Qu'est-ce que tu peux nous dire sur ce sujet ? Écoutez d'abord merci merci pour cette invitation. Merci aux insoumis.

Oui, quelques mots sur la préparation du 93. Mais avant quand même ce se se donner du bon au cœur, faut dire qu'on a vraiment réussi quelque chose d'intéressant. Le 10, c'était pas gagné et c'était pas gagné pour deux éléments me semble-t-il.

Tu l'as dit au niveau de la CGT, on a appelé à soutenir le 10 et à en faire une première étape pour un grand 18 et aussi à construire les grèves le 18. Mais on a eu des débats, on a eu des débats au démarrage. Alors la CGT, c'est un gros pack, hein.

Donc euh il y a besoin de délibération interne et très vite euh et monter l'idée qu'il fallait soutenir le 10. Mais dans les débats, il y avait euh le sujet autour de ce qui peut se passer ailleurs dans le monde, des colères populaires qui sont instrumentalisées par des forces qui ne sont pas très amicales. On a quand même le euh l'exemple argentin, j'espère qu'ils vont dégager d'ici peu de temps, mais il y a quand même une poussée populaire de ral qui a été captée par des forces d'extrême droite.

Donc c'est quand même un premier succès. dire que en France quand se soulève quelque chose ça parle capital, ça parle redistribution, ça parle Arnaud, ça parle VMH. Voilà, on est dans un rapport de classe comme ça a été dit et on peut dire que dans la bataille des idées, dans ce qu'on appelle la bataille culturelle, on se prend des coups effectivement mais on n pas perdu cette bataille parce que il y a des jeunes qui sont soulevés le 10 et qui ont parlé de redistribution des richesses de services publics et cetera.

Donc c'est un point d'appui intéressant. Autre élément euh voilà, on se dit les choses, les histoires de blocage, c'est pas complètement la culture de la CGT. On est, comme tu l'as dit, camarade, avant tout sur la construction dans l'entreprise de la grève, sur, je le disais, la lutte capital travail et là où se joue la production, c'est là où doit se jouer le rapport de force.

Mais effectivement, le monde a changé, le travail a changé, on a pris des coûts, la précarité, l'atomisation, les lois travail et cetera et le pouvoir d'achat fait qu'il est de plus en plus compliqué pour des entiers du salariat de se mettre en grève et pourtant ils veulent en découdre. Donc voilà, ça bouscule comme tu dis les organisations syndicales et on a eu le 10 l'addition, la conjugaison de blocage, de grèves, d'initiative de déambulation, des manifes sauvages et cetera, des rassemblements plus ou moins déclarés et tout ça c'est amalgamé et je pense que c'est assez inédit. C'est quand même assez inédit.

Ça bouscule les organisations syndicales mais aussi ça permet à des jeunes et des moins jeunes qui se mobilisent et ben de rentrer en contact avec le fait syndical avec des militants un peu plus classiques et de voir comment qu'on va pouvoir construire ensemble les batailles à venir. Je pense c'est intéressant parce que on peut se dire aussi toutes les choses. Les gilets jaunes ça a été compliqué. la CGT, notre premier mai, c'est voilà, on est un peu arrogant la CGT, c'est notre premier mai.

On a eu des premiers mai assez compliqués dans la période où des choses qu'on comprenait pas au niveau de la CJT. On dit "Mais qu'est-ce qui se passe ? On est là tous ensemble normalement pour batailler contre le capital." Ça fait partie du réel, des gens qui sont plus défiants vis-à-vis des organisations politiques et syndicales et ce 10 septembre a créé quelque chose de nouveau.

Et le le moment spectaculaire, ça a été quand sur le à Porte de Montreuil, à côté du parvis de la confédération CGT, la CGT a ouvert ses portes à des jeunes qui se faisaient gazer et matraquer par des CRS. Et là là à ce moment-là, on a eu un truc où voilà, on était vraiment tous ensemble à se protéger contre cet cet état, on va le dire avec nos mots de la fête de les mains un peu un peu fâchot, voir carrément fachaot quand on entend Rotaillo. Donc voilà, à partir de là, qu'est-ce qu'on fait euh pour la suite ?

Évidemment, le 18. Comment qu'on construit le 18 à partir de ces multiples boo télégram ? Moi dans 93, j'ai les tris/4 de mes villes qui sont couvertes par des des boucles télégramm.

Là, il y a plein d'actions qui se mettent en place dans je le disais les entreprises. On a un mot d'ordre général au niveau de la CGT, c'est on boycotte les instances. Plus un seul camarade ne doit discuter avec quelque direction que ce soit.

Là, le temps est au terrain, au travail de terrain. Donc, on boycotte les instances pour construire des assemblées générales, pour construire euh les grèves. On a euh aussi euh la perspective d'une manife et alors je reviens sur cette histoire de manif.

On peut dire "Ouais, les manifes ça sert à rien." Mais la manife, ça consacre la grève. On fait des manifes en fait pour après sa journée sa matinée de grève se rassembler, scander des scand des des des slogans tous ensemble, donner à voir notre force du nombre.

C'est pas la manife pour la manife et euh on espère que la manife consacrera euh un grand moment de grève et qu'on va euh faire des bruits du bruit dans les rues de Paris et partout dans le pays parce que c'est aussi un des éléments du 10, c'est qu'il y avait des choses dans tous les coins de France sur les perspectives euh au niveau de 93 et la construction, c'est euh tu l'as dit camarade, c'est s'appuyer sur les luttes déjà existantes, les ferments de luttes déjà existantes. tu l'as dit sur la question des salaires, on a plein de de de batailles sur sur les salaires. On peut se flageller en se disant "Bah oui, c'est vrai, on n pas gagner de grandes victoires sociales, le mouvent social et le mouvement syndical, mais au quotidien dans les tôles, on arrache des victoires." Ça, il faut se le dire.

Il faut se syndiquer, il faut construire le syndicat dans l'entreprise parce que c'est le meilleur outil pour arracher des victoires dans les dans les boîtes et on en obtient. Donc s'appuyer sur ce qui se fait déjà pour essayer de tirer, de faire cheminer vers le 18. S'appuyer aussi sur les mobilisation qu'on a eu dans le 93.

On a eu un grand mouvement euh de l'éduc pour un plan d'urgence euh pour l'éducation nationale dans en Saint-Denis et c'est pas pour rien qu'on a eu des grands taux de gréviste le 10 en scène Saint-Nig et s'annonce très fort aussi le 18. Voilà, c'est-à-dire on part pas de rien, on construit à partir de l'État et on essaie d'élargir. Et deux trois éléments aussi sur euh élargir.

Il y a voilà, il y a eu des limites aussi au 10. Il faut construire quelque chose qui élargit. On voit qu'il y a une partie du peuple nous en Sain Saint-Ni qui est pas encore dans la boucle.

C'est évident. C'est la frange la plus politisée, la frange qui est enartée, mais la frange aussi qui n'est pas enartée, euh assez politisée. Il manque une partie de nos classes populaires.

Euh je le dis comme ça, il y a l'unité de la classe populaire, mais on nous a tellement divisé, on est tellement dans des statuts sociaux différents que il y a quelque chose quand même qui est relativementé et nous notre rôle c'est de rassembler tout ça. Donc il y a il va y avoir un boulot à effectuer dans les quartiers pour le dire vite chez les ouvriers, les employés à la plateforme de Roissie et ailleurs pour essayer de rassembler tout ce beau monde. Le 93, un mot aussi sur le 93.

Avant on était un département où on vivait, on travaillait dans le 93 en fait c'était voilà les banlieux ouvrières, banlieu rouge. Donc c'était facile. Il y avait la section du PC, la bourse du travail, le maire coco, les assos et on avait du lien, il y avait des relais.

C'est beaucoup moins ça. Et maintenant, on vit de plus en plus dans 93 parce que les logements sont un peu moins chers qu'ailleurs, quoique ça dépend où. Mais on travaille moins dans le 93.

C'est plus un site de production, on va travailler ailleurs en tant que livreur, employé. Donc le le syndicat ancré dans le 93 des fois il touche pas les salariés du 93. On est dans un truc qui est quand même un peu plus délicat.

Donc cette histoire hors les murs de l'entreprise via des boucles télégrammes, via des déambulations, via des euh des actions euh euh à l'attention euh euh des quartiers, elle est nécessaire euh dans la période. Il va falloir euh faire feu de tout bois. Pour pas être trop long, je pense qu'ussi les éléments de perspective pour le 18, je disais au démarrage, on a aussi un défi, c'est gagner sur le social mais gagner sur le politique.

Et gagner sur le politique, c'est faire reculer l'extrême droite. Il faut faire absolument reculer l'extrême droite parce que au-delà du fait que bon je suis assez concerné vu ma tranche et ma carte, c'est je suis pas certain que il me kiffe beaucoup mais au-delà de ça, ça glace une partie de force pour le le rapport de force. Il y a une partie des gens qui pourraient se mobiliser qui sont captés par des idées de merde et il faut maintenir cette bataille.

Et je pense que la propulsion, la construction d'un grand mouvement social, c'est un outil, l'un des outils les plus efficaces pour faire baisser l'influence de l'extrême droite. La le deuxième élément que je voulais aussi porter, c'est il faut qu'on bosse chacun à son poste, chacun dans son rôle. Le mouvement social, il a besoin d'un déboucher politique.

Évidemment qu'on a besoin d'un déboucher politique. De grands mouvements sociaux qui ont débouché sur des impasses politiques, ça existait. On va prendre même si c'est pas complètement comparable mais tout de même les pays du Maghreb nous sont assez proches.

Les révolutions du Maghrebini en are boudin. Il y a pas il y a pas eu de débouché politique. Et d'autres exemples, on peut en citer.

S'il y a pas de débouché politiques, c'est les professionnels de la tambouille politicienne qui peuvent s'accaparer les mouvements. Donc chacun dans son rôle mais de façon complémentaire. Voilà, il faut dans ce moment-là faire de la politique en grand.

Je le disais, le débat est sur la question de la redistribution et et des services publics. Donc on est dans un rapport capital de travail. Donc faut y aller, faut y aller auprès de la population pour dire que c'est là c'est là l'enjeu, c'est là où il faut taper parce que c'est là qu'on va construire du tous ensemble pour gagner.

Dernier élément, pour revenir sur ce que je disais au départ, peut-être que ce mouvement-là aussi va nous bousculer, nous les organisations syndicales, parce qu'on s'est peut-être un peu tôt enfermé dans un moment sur ce qu'on appelle le dialogue social. Et ce dialogue social, c'est peut-être un peu trop du monologue patronal. Donc cette vivacité qui est en train de naître, qui est parfois un peu défiante et ben moi je je je souhaite qu'on ouvre les bras, qu'on ouvre les porte pour qu'elle aille bousculer un peu les grandes centrales ouvrières pour que demain on ait davantage de conflictualité parce que moins il y a de journée de grève, plus on gagne et plus il y a de journée de grève, plus on gagnera.

Merci camarade. [Applaudissements] Alors merci à vous d'abord parce que je pense que ça donne de l'enthousiasme, ça donne de l'énergie, ça donne la pêche en particulier pour la semaine prochaine. Merci aussi parce que vous avez bien respecté toutes et tous vos temps de parole.

Moi, je vais ajouter quelques remarques sur le bilan du 10 et sur les perspectives dans le même état d'esprit que ce qui a été dit avant, c'est-à-dire dans un état d'esprit, on réfléchit ensemble sur comment on fait en sorte que ce mouvement social naissant. Et tu l'as dit, c'est quand même rare que dès le tout début du mois de septembre dans notre pays, il y a un mouvement social aussi puissant qui commence à naître. Bon, on est tous en train de réfléchir à comment on fait en sorte que ce mouvement social, il permette de gagner d'autres victoires.

Parce que première remarque, Fabien l'a dit, mais je veux insister là-dessus parce que je connais le traitement médiatique qui vise en permanence à essayer de nous démoraliser, de dire que ce qu'on fait ça sert à rien et cetera. Je voudrais quand même rappeler que l'ex-premier ministre monsieur Baï lui-même la semaine dernière à la télévision dit "Si j'ai demander le vote de confiance, c'est parce que j'ai vu que commencer à naître dans ce pays un mouvement social puissant et que je me suis dit moi mon budget je ne peux pas le passer si c'est dans le contexte d'une mobilisation populaire très large." Et donc oui, la chute de Bairou c'est déjà une première victoire de ce mouvement.

La chute de Baou, c'est déjà une première victoire de ce mouvement qui a déjà gagné quelque chose. Deuxièmement et ça fait écho peut-être à même si évidemment ça suffit pas à ce que tu viens de dire Camel, ce mouvement il apparaît aussi comme un révélateur un révélateur du fait que l'extrême droite qui au début a cherché une forme d'ambiguïté vis-à-vis de cette date de la mobilisation du 10 septembre quand le mouvement a commencé à se préciser dans ses revendications. Quand c'est le peuple qui a commencé à déterminer que ces exigences étaient des exigences de justice sociale, des exigences de justice fiscale, des exigences de refus de l'austérité, du partage de la richesse, du développement des services publics et cetera et cetera.

L'extrême droite, non seulement elle s'est mis à distance de ce mouvement, mais pire encore, elle s'est mis à reprendre les propos qui étaient les propos de Bairou, de Macron, à jeter l'eau propre sur la mobilisation, à dire que c'était une mobilisation infiltrée par des gauchistes et cetera et cetera qui était exactement la terminologie de l'idéologie dominante pour essayer de dénigrer cette mobilisation. Et donc s'il y a des gens qui doutent, faites-leur et là vous avez une capacité de leur faire la démonstration que quand le peuple se met réellement en mouvement, quand le peuple se met en mouvement, l'extrême droite, elle est pas du côté de la mobilisation populaire, elle est du côté du pouvoir pour essayer d'empêcher cette mobilisation populaire de prendre de la force, de prendre de la puissance et de prendre de l'importance. Et ça, je pense que c'est un 2uxème enseignement du début de cette mobilisation qui est très important à faire remarquer.

Troisièmement, et ça me paraît intéressant de de le faire remarquer, de le faire, de l'analyser, c'est que quand le peuple se met en mouvement, il tient compte aussi des limites des mouvements socials précédents. Et ça, c'est fort parce que c'est comme ça qu'on peut gagner. C'est en réfléchissant à ce qui a bien marché dans les mouvements socials précédents et en même temps en réfléchissant à ce qui a moins bien marché qu'on cherche à améliorer.

Dans la naissance de cette mobilisation du 10 septembre, de mon point de vue, il y a la prise en compte de deux limites qui ont été deux limites des mouvements socials précédents. Je pense au mouvement des gilets jaunes et je pense à la mobilisation contre la retraite à 64 ans. La première de ces limites et tu l'as dit, on en avait tous une responsabilité, c'était que dans la mobilisation des gilets jaunes, c'était installer dès le début une sorte de rupture de coupure entre le mouvement citoyen et le mouvement syndical.

Je dis pas partout, je dis pas qu'il y avait pas des endroits où on avait réussi un peu à à combler cette fracture et cette et cette rupture, mais c'était un peu le péché originel de cette mobilisation où il y avait cette sorte de rupture et de coupure et cette sorte de défiance assez réciproque. D'ailleurs entre côté des gens disant bon les formes organisées en quelque sorte elles servent à rien, elles sont au service du pouvoir et de l'autre côté des formes organisées qu'elles soient d'ailleurs syndicales ou politique qui regardaient parfois le mouvement des gilets jaunes avec une forme de défiance. Ce que je trouve très important dans la préparation du 10, c'est que précisément ces erreursl elles n'ont pas été reproduites et que il y a eu dans les assemblées général de préparation du 10 septembre à la fois des personnes qui étaient membres d'organisation syndicale, membres d'organisation politique non encarté et qui travaillaient tous ensemble et qui a eu à la fois du côté des formes organisées la prise en compte de la nécessité d'une dimension citoyenne dans la mobilisation et à la fois du côté de la mobilisation citoyenne la prise en compte du fait que les formes organisé disait bah ell pouvaient elles amenaient de l'expérience, elles amenaient du savoir-faire, elles amenaient des pratiques, elles amenaient des pratiques organisationnelles et que les deux ensemble ça nous permettait d'être plus fort.

Ça je pense que c'est un premier enseignement très important parce qu'il faut à mon avis le garder en tête pour la suite de la mobilisation. Le deuxième enseignement plutôt enseignement de la mobilisation contre la réforme des retraites et ça rejoint un peu ce que tu disais sur la manife et cetera. Évidemment que il s'agit pas de dire les manifes, ça sert à rien, personne ne pense ça.

Mais je pense que un des enseignements qui a été tiré de la mobilisation contre la réforme des retraites, c'est quand vous avez un gouvernement qui a un gouvernement de plus en plus autoritaire, qui a un gouvernement qui en quelque sorte le joue pas à la loyale dans le rapport de force qui s'installe avec le pays. Vous ne pouvez pas vous contenter, ça veut pas dire que ce n'est pas nécessaire. Vous ne pouvez pas vous contenter si vous voulez gagner seulement de démonstrations de force par le nombre de manifestants dans la rue et vous devez penser et réfléchir à des actions qui augmentent le rapport de force et qui pèsent sur l'économie du pays.

Et ça c'est la raison pour laquelle dans la mobilisation du 10 c'est la raison pour laquelle dans cette mobilisation du 10 il y a eu ce mot d'ordre autour de la question du blocage et comme tu le dis comme tu l'as dit Fabien lui-même ce mot d'ordre il a aussi une limite et une contradiction ou en tout cas il ne suffit pas tout seul parce que vous voyez bien que quand le blocage est un blocage entre guillemets purement citoyen et ben du côté du pouvoir vous avez des moyens moyen de répression qu'il est plus facile d'utiliser pour empêcher le blocage pour prendre une image. Quand vous êtes devant le dépôt de bus de la RATP pour empêcher les bus de sortir, c'est assez facile de vous déloger. Mais s'il y a personne pour conduire les bus, c'est plus difficile de trouver des gens pour les conduire à la place des grvistes.

Et ça ne veut pas dire que le blocage citoyen est une forme d'action qu'il faut proscrire. Ça veut dire qu'il faut chercher une complémentarité entre les formes de blocage citoyen et l'entrée dans la grève. Et ça se décrète pas.

ça a été dit, ça se travaille et vous faites ce boulot de dizaines de milliers de salariés partout dans le pays. Donc je trouve intéressant dans ce mouvement à analyser le fait qu'il a essayé de tenir compte des limites des mouvements socials précédents. Et puis enfin, comme autre remarque, évidemment en tant que responsable et député, membre d'une organisation politique, notre devoir, tu l'as dit, c'est aussi de travailler et de proposer à des perspectives qui sont des perspectives aussi politiques dans ce mouvement.

Et là, moi ma conviction c'est que ce mouvement il pourra gagner, il pourra prendre de la puissance s'il ne se résout pas en quelque sorte dans ses revendications à se cantonner à des changements de curseur. en gros comme si finalement ce qu'on voulait c'était le budget de Baou les deux jours fériers et que si on veut que ce mouvement il prenne de l'importance et de la puissance, il doit poser la question des ruptures qui sont les ruptures nécessaires avec la politique qui est en place aujourd'hui. Et c'est pas seulement en disant "On va pas faire 44 milliards d'économie mais on va en faire 30.

On va pas supprimer de jours fériers mais on va en supprimer un ou on va faire de l'austérité et on va faire des économies. Mais les économies on va les répartir un peu différemment. Je pense que si on en reste uniquement à ce discours-là, on va passer à côté de la radicalité qui existe dans le pays et de la radicalité qui demande une rupture avec les logiques politiques et économiques qui sont à l'œuvre aujourd'hui.

Donc oui, c'est bien la fiscalité. Évidemment qu'on souhaite qu'il y ait de la fiscalité sur les plus haut les plus riches, les plus hauts revenus, les plus hauts patrimoines évidemment. Mais si on en reste en quelque sorte à accepter le chantage de la dette et à dire que face au chantage de la dette, il faut répondre en disant que c'est pas au peuple en ensemble de faire des efforts mais uniquement aux plus riches, on passe à à côté d'une question qui est la question de savoir comment on a une politique économique et une politique qui rond avec l'économie, avec la politique de l'offre, qui rond avec la logique de l'austérité budgétaire, qui rond avec la logique du pouvoir au marché financier et qui pose au contraire qui pose au contraire la question d'une politique de la relance de l'activité qui pose donc au contraire pas uniquement la question de comment on fait des économies mais de comment on a aussi des dépenses publiques pour investir dans les services publics pour investir dans la transition écologique pour relancer l'activité économique qui pose pas seulement la question d'une modification de la fiscalité mais qui pose la question de la modification du rapport de force entre le capital et le travail et donc d'avoir des exigences d'augmentation salariale et pas uniquement ne pas avoir l'impôt qui nous pèse sur nous mais qui pose sur les autres, mais de faire en sorte que les travailleuses et les travailleurs, ils gagnent du salaire dans cette revendication, que le l'État et le pouvoir il gagne que la puissance publique, elle gagne aussi des responsabilités, elle gagne du pouvoir sur l'économie.

Comment on fait en sorte que dans ce mouvement qui naît par exemple les revendications contre les plans de suppression d'emploi qui égrrainent le pays partout sont prises en compte et sont prises en charge et ça sera pas uniquement par des revendications qui sont uniquement des revendications d'ordre budgétaire. Voilà pourquoi je pense qu'on a besoin de poser dans le débat et dans la préparation de ces initiatives des revendications politiques qui sont des revendication politique de rupture. Évidemment pour nous après et évidemment c'est pas le rôle des syndicalistes des organisations syndicales mais pour nous après la satisfaction de ces revendications, c'est-à-dire de rupture avec la politique actuelle, l'analyse politique qu'on en fait, l'analyse politique qu'on en tire évidemment c'est que ça sera pas possible avec un gouvernement macroniste et que ça sera pas possible avec un président de la République macroniste.

Et ça c'est l'enseignement de ce qui s'est passé ces derniers mois. Et c'est pourquoi que pour nous l'aboutissement de cette mobilisation, c'est un premièrement pas jouer la comédie, des négociations avec le cornu et cetera, c'est d'essayer d'obtenir la chute immédiate de le cornu et ça passe par la motion de censure immédiate que nous déposerons dès le premier jour de la rentrée parlementaire. Et ensuite pour aller au bout de la démarche et je m'arrêterai là évidemment de pas jouer non plus la comédie, de faire comme si il suffisait changer de premier ministre pour changer de politique dans ce contexte et donc c'est la question du départ de Macron, de la démission de Macron ou de la destitution de Macron qui doit être posée à l'aboutissement de cette mobilisation.

Et moi je le dis sincèrement, je respecte le travail des organisations syndicales qui évidemment doivent faire monter cette aspiration à travers des revendications qui sont des revendications salariales, des revendications qui correspondent aussi aux revendications immédiates et principales des salariés aujourd'hui dans les entreprises. Et je pense que notre travail ensuite, c'est de faire le lien entre ces revendications immédiates et cette perspective de changement de politique et d'être en quelque sorte le haut-parleur institutionnel de ces revendications sociales, de ces revendications syndicales, de ces revendications populaires et de les porter dans le champ politique. Voilà quelques remarques que je voulais ajouter par rapport au débat que nous avons eu en remerciant les intervenantes et les intervenants pour leurs différentes intervention et en vous appelant toutes et tous ici, vous avez été nombreux à participer à ce débat évidemment de prendre votre part dans cette bataille que vous soyez syndicalistes, syndiqué, salariés, travailleuses, travailleurs, je crois qu'il y a des choses très fortes qui ont été dites sur ce sujet, les étudiantes, les étudiants, les lycéens aussi, je crois que tout le monde a quelque chose à faire pour faire en sorte que le 18 sont encore une montée en puissance pour un mouvement social qui nous permett d'obtenir enfin le changement de politique dont on a besoin.

Alors maintenant, on va prendre des questions. Peut-être on va essayer d'en prendre 4 c parce que comme on est nombreux à répondre ensuite s'il vous plaît des hommes et des femmes dans les questions. On va essayer de de d'alterner et s'il vous plaît sous forme de questions en restant le plus court possible pour que un maximum de personnes puissent prendre la parole.

Alors il y a Nils qui est ici qui donne le micro. Nils, tu as deux questions au premier rang. Après, levez la main bien haut qu'on vous voit.

Présentez-vous rapidement. Allez, vas-y. Bonjour Jacques Michelet.

Je me présente, je suis je suis un dirigeant communiste après avoir été un dirigeant de la CGT. Euh je suis aujourd'hui très fier, excusez-moi si ce ne sont pas des questions, vas-y. Mais je suis très fier d'abord de voir que la fête de l'humanité puisse servir pour partie à cette montée de la mayonnaise qui fait que le mouvement révolutionnaire au sens noble et scientifique du terme prenne, qu'il rassemble l'ensemble des travailleurs mais au-delà je dirais l'ensemble des des du peuple français.

C'est ce que j'espère et vos témoignages me sont allés droit au cœur. Donc je suis fier de cette fête de l'humanité et ça me rend fier également d'être communiste dans ce mouvement qui va forcer en fait l'ensemble des difficultés interstructures à se résoudre pour le grand dessin qui nous attend tout de suite. Merci. [Applaudissements] Alors là, tu as une deuxième personne et après s'il vous plaît, on aura besoin voilà une intervention féminine et après on te redonne la parole.

Une question très courte. Pourquoi on va pas au bout du sujet quand on défend les travailleurs ? On doit reprendre notre outil de production et j'aimerais que vous prononciez le mot politique anticapitaliste. [Applaudissements] Merci.

Alors, tu as une question ici ? Bonjour Étienne CGT service public membre de l'Union locale Poitier Futur en charge la formation des gamins. Mon copecrétaire et Amine énergie Céline euh formation des gamins par le biais de la création d'un bidule qui s'appelle le CA syndicat étudiant au lycéen apprenti.

Également coanimateur d'un groupe d'action et les filles. Donc moi non plus j'ai pas de question mais je vais reprendre un mot de Camel. Je vais reprendre un mot de Camel.

Le mot PBO CGT. Le mot PBO CGT. Et euh Manuel ton mot sur le rassemblement nausé àabond.

Le 25 juillet, moi aussi j'étais en vacances Camel et j'ai envoyé un petit message au PBO de la CGT 86 en leur disant en 2018 pour les gilets jaunes, on voulait pas aller au rond-point parce qu'il y avait des fachots. On a vu le résultat en 2019 pour le passe de la honte. Les quelques camarades avec qui j'ai lutté contre ce passe de la honte.

On est passé pour des marchepieds d'extrême droite. Donc pour le mouvement septembriste, est-ce qu'on va attendre que les fachots occupent les ronds-points pour y aller ? Première question.

Et dans le cadre de la convergence des luttes pour avoir participé à de nombreuses actions et notamment à Sainte Soline et bien je pense qu'on ferait bien de s'inspirer de ce que font les soulèvements de la terre et Bassine Non merci pour réinventer nos manières de lutter. Merci. Merci.

Ouais, vous me dites hein quand moi je vais poser une petite question qui va peut-être un peu fâché mais par rapport à l'atteintale on est avec des syndicats qui nous ont trahi plus d'une fois notamment la CFDT en Luna et tout ça. Qu'est-ce qu'on fait ? parce que ben au bout d'un moment, ils vont lâcher ils vont lâcher le train.

Ah d'accord. Euh je crois qu'on a encore une camarade ici qui veut poser une question. J'en prends plusieurs parce que comme on est nombreux à répondre là je crois que la jeune fille qui est là.

Bonjour. J'espère que c'est pas hors sujet. En fait, je me pose la question de dans le contexte euh politique qui fait que tous les mouvements euh aussi euh large soit-il, était niés euh par le gouvernement macroniste, je me demande ce qu'il y a derrière euh en fait c'est ce vote de confiance de Bairou parce que j'ai je crois pas euh que ce soit enfin j'ai j'ai pas confiance en le fait que ce soit lié à la mobilisation et je me demande si vous savez s'il y a un plan différent derrière ce mouvement.

Merci. C'est bon. Alors, je sais pas qui on refera un tour après.

Qui c'est qui veut commencer après. Ça peut être des réponses à des questions ou des réponses ou des réactions aux différentes choses qui ont été dites sur la table. Tu veux commencer ?

Allez, vas-y. J'ai bon histoire du PBO tout ça. Bon et oui, nous on a des délibérations internes qui prennent un peu de temps et cetera.

Des fois créer un peu d'inertie. Enfin bon, un PBO ça fait voyager beaucoup de monde aussi. L'avantage, c'est que euh voilà, la CGT prétend être et souhaite être davantage une organisation de masse.

Et quand on souhaite organiser les masses, bah il y a un peu de complexité, quoi. C'est-à-dire que moi, je suis d'accord he destruction Macron, pas de problème. Mais je pense pas qu'on va tirer certains salariés qui sont empétrés dans leur difficultés sociales tout de suite sur ce mot d'ordre là.

Le boulot de militant de terrain que nous sommes, c'est de faire cheminer. C'est à partir de revendication quotidienne sur salaire, conditions de travail, on tire, on gagne, on crente et on continue d'avancer. Je pense c'est ce travail méticuleux qui doit tous nous habiter sur l'intersyndical.

Oui, pareil. Une intersyndicale à 8, c'est un point d'appui intéressant. Là, on va dire qu'on est entre camarades, mais il y a des gens qui se reconnaissent dans la CFTC ou la CFE CGC.

Ça fait partie du réel. et ben pourquoi pas les tirer pour les mobiliser le 18 et si jamais ça se passe mal avec l'intersyndical, on a d'ors et déjà dit que la CGT et solidaire, j'en suis aussi convaincu, on prendra nos responsabilités et là je pars pour pour nos deux. Nous prendrons nos responsabilités.

Nous sommes dans un moment où on va continuer à appuyer mais tout ce qui permet d'élargir la mobilisation, on va pas s'en priver mais on nen rabattra pas sur nos exigences et sur nos revendications. Voilà ce que je peux dire. Merci Fabien.

Céline Oui, c'est pareil. Enfin, ça répondra pas forcément à toutes les questions, mais mais je pense que en tant que syndicaliste, et ça a été dit aussi par Manu tout à l'heure, il faut vraiment queon puisse faire le point par rapport aux précédentes mobilisations et voir pourquoi finalement on n' pas réussi à aller jusqu'au bout, en tout cas réussi à gagner et à stopper toutes ces politiques austéritaires. Je pense qu'il y a eu en effet la mobilisation des gilets jaunes et il y a eu aussi en tout cas les dernières grandes mobilisations, il y a eu les mobilisations contre les lois travail, il y a eu les mobilisations contre la retraite où il y a eu des millions de personnes qui se sont emparées de ces mobilisations, qui se sont réellement mobilisées mais pourtant on n' pas gagné et je pense que c'est vraiment de notre devoir de faire un point sur ces mobilisations et je dirais qu'aucune mobilisation n'est inutile même si on ne gagne pas mais on doit apprendre prendre de ces mobilisations pour justement arriver à un moment donné à faire à créer un rapport de force suffisamment important pour enfin gagner.

Et c'est vrai que là c'est assez inédit ce qui se passe là actuellement. Alors, autour du mouvement blocou qui certainement va évoluer et va se transformer en autre chose, mais euh il est inédit parce que je pense qu'on a appris de ces différentes mobilisations et que on on arrive à transformer ce qu'on a essayé de faire à plusieurs reprises. Et pourtant, ces mobilisations, elles n'ont pas été menées forcément par les mêmes personnes.

Et si on se retrouve les uns et les autres enfin ensemble pour réfléchir et sur le revendicatif et aussi sur les modalité d'action que ça soit dans l'entreprise mais aussi hors entreprise parce que je pense que la mobilisation on doit la mener à tous les niveaux et ça c'est important et ça doit se mener au plus près de la population au niveau des bases que ça soit dans les entreprises ou hors entreprise. Et là, ça règlera la question que tu as posé à savoir les positions de certaines directions, de certaines centrales qui peuvent en effet à un moment donné trahir ce qui a pu être porté au niveau des bases. parce qu'il faut que chacun et chacune puisse véritablement être acteur et être mobilisé et ne pas attendre non plus trop des directions centrales parce que oui, bien évidemment, il y a des machines enfin les organisations et la société est une grande organisation démocratique et au bout de enfin la direction au moins la confédération ne pourra pas prendre certaines décisions très rapidement mais en fait en vrai on n' pas forcément besoin d'attendre non plus ce que va nous dire la direction confédérale.

Elle doit plutôt elle s'appuyer sur ce qui sera décidé au niveau de l'entreprise, au niveau des des syndicats professionnels locaux au niveau des unions locales et au niveau des unions départementales. Et ça c'est vraiment important de l'avoir en tête et c'est ce qu'il est en train de se passer et ça se passe localement pour avoir participé aux premières assemblées générales de ce mouvement bloquou. Au départ, nous étions très peu.

Au départ, on se disait voilà, ce mouvement est né des réseaux sociaux. Et donc tout le monde nous disait "Oui, mais bien sûr, on sait pas qui c'est qui a derrière." Bah non, on sait pas qui c'est qui a derrière, qui a été le premier, qui a finalement peut-être que si, mais bon, bref, on ne sait pas.

On ne sait pas si finalement ceux qui sont derrière les écrans vont rester derrière les écrans. Ils vont pas à un moment donné aller dans les âgés, aller à la confrontation réelle sur le terrain, dans la rue, dans la grève, au niveau de la grève des entreprises. On ne le savait pas.

Mais à un moment donné, il faut y aller. Il faut y aller parce qu'on a pas le choix. Il faut y aller et on a raison d'y aller parce que on avait peur en effet que ça soit l'extrême droite.

Et oui, l'extrême droite, elle a essayé de récupérer le mouvement. Et oui, au départ dans les boucles télégram, il y avait énormément de personnes qui a essayé de dissyler ces ces euh ces idées nausées à bondes, mais ils ont pas réussi parce qu'il y avait autant de personnes voir plus qui les ont stoppé, qui les ont virés des boucles télégramit là pour les virer parce que si on n'est pas là, oui, ils peuvent prendre le mouvement parce qu'on sait qu'aujourd'hui il y a beaucoup de personnes qui peuvent être tentées par l'extrême droite. Donc nous, nous devons être là.

C'est impératif, c'est notre devoir même. Alors oui, au départ les assemblées générales au moins à Paris alors enfin ce qu'il faut savoir aussi c'est que ça s'est délocalisé très rapidement, c'est-à-dire que la boucle nationale s vite organisée en boucle locale et là c'est un signe qui est positif. Ça veut dire que ça ne sera pas centralisé.

Ça veut dire que les boucles locales sont devenues indépendantes de la boucle nationale. Et ça c'est important. C'est un bon signe.

Et à partir de là, on peut parler d'autoorganisation. On peut parler de non centralisation et on peut parler de de de construction locale au plus près comme je le disais de la population. Et là les assemblées générales, elles se sont concrétisées très rapidement.

Là c'était du physique. On a vu les personnes venir venir de toute la région Île-de-France. Je vais parler de là parce que c'est là où j'ai participé qui ont fait des kilomètres et des kilomètres pour faire la première assemblée générale.

C'était dans un parc, c'était dans un jardin. On ne savait pas si on allait réussir à discuter 1h 2h, si on allait être délogé par les policiers, si on allait être emmerdé par l'extrême d'ot. On ne le savait pas.

Mais on y a été et on a eu raison parce qu'on a commencé à 80, on a on a fini à 500 des assemblées générales de quartiers de la ville de Paris. Et c'est comme ça qu'on a commencé à construire, qu'on va continuer. Et les assemblées générales continuent et c'est un début de construction.

Et oui, les moyens d'action, ça peut être des rassemblements, de la grève, des blocages. Alors oui, les blocages, ils sont illégaux. Alors, on s'expose et là, c'est pareil, on est en train de faire le point.

Est-ce qu'il faut continuer à bloquer le périf où on y arrive peut-être pas et où on se fait déloger, on se fait matraquer ? parce qu'il faut parler aussi de la répression policière qui a été particulièrement violente ce 10 septembre comme elle a pu l'être lors des derniers les dernières mobilisations. Donc ça, il faut y faire face aussi, il faut qu'on réfléchisse ensemble pour pouvoir mener des actions véritablement efficaces contre le capital, bloquer l'économie sans se retrouver en garde à vue ou devant en comparition immédiate.

Mais moi, je pense qu'on peut y arriver. Ça ouvre de belles perspectives et on peut y arriver avec les organisations syndicales, les organisations politiques et avec toutes celles et tous ceux qui ne sont pas engagés dans une organisation mais qui en ont assez et qui veulent en finir avec ce système justement capitaliste. Merci. dire quelque chose bien bon nous à à suil on n'est pas un pb on est plutôt une flotille donc c'est c'est plus facile de prendre des décisions.

Euh bon sur le 18 et les trahisons des directions syndicales, il y a un peu ça quoi. Moi dire les directions syndicales elles trahissent parce qu'on les laisse trahir hein. Si le 18 c'est puissant, s'il y a du monde en grève, et ben elles auront pas le choix, on continuera.

Et c'est ça qui qui se joue aujourd'hui. Soit on a la possibilité de donner des suites, de gagner sur nos revendications et surtout d'avoir un puin d'appui parce qu'aujourd'hui ça a été un peu dit par Manu, mais moi je trouve qu'aujourd'hui enfin on a une course de vitesse, j'ai l'impression parce que là presque les les D sont jetés. Soit c'est l'extrême droite qui gagne dans 1 an ou 2 ans ou soit c'est le mouvement social.

Moi, j'ai l'impression qu'il y a aussi qui se joue, de construire cette mobilisation justement pour que les gens ils arrêtent de passer leur temps à regarder ces news et toutes ces conneries et à se trouver des divisions les uns avec les autres et justement que nous on tourne le braquet vers des revendications sociales, vers du service public, vers des questions de salaires. Et ça c'est y compris l'enjeu qui se joue là. C'est pas qu'un enjeu de on va augmenter les salaires, on va défendre le service public.

Aujourd'hui, il y a une course, il y a une bataille, il y a une course de vitesse. Soit l'extrême droite gagne ou soit c'est le mouvement social qui gagne. Et si c'est le mouvement social qui gagne, bah évidemment le déboucher.

Je vais pas voilà pas être madame soleil pour savoir qui est-ce qu'il l'aura. Il y a aussi ça qui se joue. Allez, on fait Nils, tu es là encore ?

On fait un une dernière série. Non, on a pas le temps. Je sais pas, il y a marqué 1h15 là.

On a commencé à retard. Bon, alors peut-être ce que ce que je vous propose dans ce cas-là puisqu'on me dit que peut-être si vous avez un mot de conclusion chacune chacun ou euh Faou peut-être Éloï comme tu t'es pas exprimé si tu veux dire un mot. Bah du coup le enfin le mot de conclusion, moi je vous invite comme j'ai dit tout à l'heure à rejoindre toutes les initiatives et pour tous les jeunes qui sont là ici du coup de rejoindre toutes les assemblées générales dans vos universités de les construire si elles ont pas si elles sont pas encore là d'y participer et surtout de faire que les assemblées générales parce que du côté étudiant pour ceux et celles qui participent c'est souvent des lieux dans lesquels on débat sans fin entre les maouistes les trotskistes et cetera nous à l'Union étudiante on pense que ce qui fait aussi marcher parce que ce qu'on a vu dans les assemblées générales Un truc très concret, c'est que là dans les 300, moi j'étais à Jucieux mardi.

Jusieux, c'est une fac de science dans laquelle il y a moins de mobilisation. Pendant les retraites, les plus grosses âgées, elles étaient à 70 personnes. Là, on était à 300 et la moitié de nouveaux militants que des L1 qui viennent se mobiliser, qui sont curieux de ce qu'il y a à faire.

Et donc faut aussi leur dire bah du coup une assemblée générale c'est un lieu dans lequel on discute un peu de contexte mais surtout après on décide de ce qu'on va faire et on décide et on fait un truc tout de suite après parce que ce qu'on a fait avec les 300 personnes qui étaient là c'est qu'on s'est dit on est 300 on a discuté on a voté d'aller à X rassemblement le lendemain et cetera mais surtout avec les 300 qu'on était là c'est ce qu'on a appris l'année dernière aussi pendant la mobilisation contre qu'on a fait contre l'austérité dans l'université c'est de partir en action directe après les assemblées générales et ça c'est un mot que je passe parce que ça marche très très bien on est parti en déambulation on a fait tout le tour du campus de Juur en chantant des slogans et cetera et du coup on est ressorti autour de la mobilisation, on était plus que 500 alors qu'on était 300 dans l'assemblée générale. C'est comme ça aussi qu'on joint des gens à nous en faisant de l'action tout de suite, en allant concrètement faire les choses directement sur le terrain. Et c'est ça qu'on propose avec l'Union étudiante.

Et je vous invite aussi à vous tourner vers vos syndicats partout sur le territoire. Du coup, nous on s'appelle l'Union étudiante. On a un syndicat, le premier syndicat de France et on est présent partout sur le territoire pour s'organiser concrètement au quotidien, faire de la défense individuelle, de la défense collective, mais surtout participer à la mobilisation et construire le rapport de force avec les étudiants en soutien du monde du travail, de leurs grèves, de leur piquet de grève, mais aussi des blocages comme j'ai dit tout à l'heure.

Un mot ? Bon, alors euh comment on doit faire un mot de conclusion ? D'abord je fais la conclusion de la conclusion.

Merci aux différents intervenantes et intervenants qui étaient là avec nous ce matin. Je pense que tout le monde a vu que on est tous focalisés dans la même direction. Chacun a son poste de combat avec l'objectif de faire notamment parce que c'est pas la fin de l'histoire du 18 septembre prochain une date très très importante.

Donc d'ici là chacun a compris ce qu'il avait à faire. les étudiants avec les assemblées générales dans les universités, dans les lycées, les salariés auprès de leurs collègues pour essayer de les convaincre avec l'objectif de faire la grève tout le monde. Vous pouvez donner le coup de main évidemment donner le coup de main en soutenant et en appelant à participer au 18, en faisant connaître cette date, en distribuant autour de vous côté insoumis, vous le savez, vous avez du matériel militant, des tracks, des affiches pour essayer de faire en sorte que le 18 soit le plus réussi possible.

Et puis donner des coups de mains aussi pour les perspectives politiques. Il y a une petite pétition à signer. Elle s'appelle macron-destitution.fr.

FR, c'est pour appuyer la motion de destitution qui a été déposée par la France insoumise à l'Assemblée nationale. L'année dernière, on avait déposé à 71 députés cette motion de destitution. On est désormais 104 parlementaires, insoumis, écologistes, communistes, à appuyer cette initiative.

Donc là aussi, il y a une perspective politique qui prend de l'ampleur et de la puissance. Merci à vous d'avoir été présent à ce débat et on se retrouve jeudi prochain dans la rue. Et pour ceux qui sont encore là, on se retrouve à 17h sur le stand de la France soumise pour un grand meeting.

À tout à l'heure et merci à vous. Oh.