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interviewLCP - Assemblée nationale· 5 décembre 2025 22 min

Coups de pression et trahison : quel avenir pour le budget de la Sécu ? | Bourbon hebdo,

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je suis Clément Mic et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction d'CP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. La séance est ouverte. Bonjour à tous et bienvenue dans notre podcast hebdomadaire Bourbon hebbdo.

Au sommaire cette semaine, le budget de la sécurité sociale dans la dernière ligne droite. Sébastien le corn met la pression sur les députés. Édouard Philippe donne des sueurs froides au socle commun et au partis socialistes.

Alors, il y aura-t-il une majorité pour voter ce budget mardi prochain ? On vous dit tout dans Bourbon hebbdo. Dans le reste de l'actualité, on vous racontera les coulisses de l'audition de Jean-Luc Mélenchon qui est prévue ce samedi par la commission d'enquête sur les éventuels liens entre partis politiques et réseaux islamistes.

On fera le point sur le feuilleton Chine qui refuse toujours d'être auditionné à l'Assemblée et puis on jettera un œil sur les rendez-vous de la semaine prochaine. Et pour vous servir cette semaine, je suis avec Elsa Mondingava, Stéphanie Despierr et Anne-Charlotte Dusseau. Bonjour à toutes les trois.

Bonjour. Bonjour. Alors Elsa, je rappelle que tu présentes l'émission qui est autour des questions gouvernement, c'est tous les mardis et mercredis sur LCP.

Stéphanie, toi tu interviens dans l'émission d'Elsa mais aussi dans celle d'Adeline François. Chaque voix compte, ça c'est le soir sur l'antenne d'CP. Et puis Anne Charlotte, toi tu c'est sur le site d'CP qu'on peut te lire chaque semaine.

On commence par les différents coups de pression de Sébastien Lecornu sur les députés cette semaine. Vous auriez préféré que j'é gouvernement. Je vais vous demander d'engager votre propre responsabilité pour notre sécurité sociale qui vous en conviendrait mérite parce que c'est les 30 ans du PFSS création par le premier ministre Alain Jupé en 96 et l'anniversaire de la sécurité sociale.

Il y aurait quand même quelque chose d'absolument incroyable à ce que le Parlement se dessaisisse de sa propre compétence pour donner un budget pour la SQ. Est-ce qu'il y a un schéma dans lequel nous pouvons nous permettre qu'il n'y ait pas de projet de loi de finance pour la sécurité sociale ? La réponse est non.

Il n'y a pas de PLFSS voté à la fin de cet exercice. Vous aurez globalement un déficit cible en dérive autour de 29 à 30 milliards d'euros. Alors c'était un médel un best off on va dire des coups de pression du premier ministre sur les députés cette semaine.

Et alors ça finit par produire des résultats. Il a fallu attendre la séance de jeudi soir. Exactement.

Déjà donc Sébastien Lecnu assiste aux séances. Il voit bien que sur le budget de la sécurité sociale, on est encore loin d'avoir un atterrissage. Donc il va en séance, il prend la parole parfois longuement, on l'a vu, pour mettre des coups de pression aux députés et jeudi soir, il a même demandé une suspension de séance pour dire bah sur la CSG, sur le capital, ça coince, il faut qu'on trouve un compromis.

Mais on va s'arrêter. Ça a duré assez longtemps, je crois, presque une heure. Ils se sont retrouvés dans le bureau de Gabriel Atal avec le premier ministre, les responsables des groupes du socle commun pour essayer d'aboutir à un accord sur cette question de voilà de la CSG du capital qui coinçait beaucoup, qui est demandé par les socialistes, sur laquelle Horizon et la droite freinent des quêtes fer et donc le compromis se fait quasiment en direct.

Scaldon d'agaccer certains. Mathilde Panot dit on va pas s'arrêter toutes les demi-heures pour que dans les couloirs de l'assemblée vous puissiez voilà travailler. Mais Sébastien Lecornu le premier ministre je pense qu'il assume cette méthode.

Il vient il parle il demande queon sorte pour continuer à discuter et ensuite ils ont abouti à quelque chose en tout cas sur la CG. Mais ça veut dire que les irritants comme on dit euh sont en train de tomber les uns après les autres ou ? Alors il y en a beaucoup qui sont tombés hier soir, il y a donc un accord, un compromis sur la CSG patrimoine qui était un épouvantail notamment pour la droite républicaine et pour Orizon.

Toute la semaine, moi j'ai discuté avec des députés de droite en disant la CSG patrimoine, on nen veut pas, on on en veut pas. finalement hier et Laurent Vequier le dit dans l'hémicycle, il accepte parce que le le périmètre, si on va dans les trucs techniques de cette CSG patrimoine est réduit et que elle rapportera deux fois moins d'argent que la version qu' avait proposée à les socialistes. Donc là, il accepte le renvoquer de euh de au moins de s'abstenir, on verra à la fin sur les votes, mais de de soutenir ce ce dispositif là.

Donc là, il y a un compromis. On a aussi vu le gouvernement euh qui hier et ce matin redit "Bon bah, les franchises médicales, on se rend bien compte euh qu'il n'y a pas de majorité pour les voter, pour les adopter. Donc, on ne passera pas en force." Ça, c'est le premier ministre qui le dit euh clairement.

Donc là, il y a tout un tas d'héritants qui dans l'après-midi et dans la soirée hier, en effet, sont tombés alors que c'était dans les tuyaux depuis le début de la semaine. Initialement, les sujets CSG patrimoine, le gouvernement avait demandé à ce qu'il soit discuté mercredi et puis se voyant que bah les choses se tendaient, ça s'est décalé. Finalement, on en a discuté qu'hier.

Alors euh c'est coup de pression qu'on a entendu de Sébastien Lecornu, il s'adressait à quelqu'un en particulier et plus particulièrement, on va dire, c'est Édouard Philippe et son groupe Horizon à l'Assemblée. Il y a pas mal de tension hein dans les débats en séance autour de ce groupe Horizon. Pourquoi Édouard Philippe cible-t-il comme ça ?

Pourquoi Sébastien Lecornu ? Pourquoi Sébastien Lecornu cible-t-il comme ça Édouard Philippe ? parce que mardi Édouard Philippe a dit à la réunion du bureau de son parti et à la Réunion de groupe que il fallait soit s'abstenir, soit voter contre.

Donc ce qui est quand même va très loin. C'est-à-dire que sans le vote des députés Horizon, ça complique encore davantage la tâche. Je rappelle qu'orizon donc est censé faire partie du socle commun et il y a des ministres au gouvernement même s'ils y sont allés contre l'avis du parti. et qu'eddouard Philippe est un ami de Sébastien Lecornu, sont des intimes.

Euh donc là, c'est clairement celui qui est en train de compliquer la tâche de Sébastien Lecnu. Je rajoute une petite anecdote, c'est que Jérôme Geg qui lui négocie pour le PS est un ami d'Edouard Philippe. Donc en fait tous voilà, on est entre il y a aussi pas d'amis en politique, voilà.

Et sauf qu'effectivement en ce moment on dit plus d'amitié exactement mais il y a plus d'amitié qui compte et on voit bien qu'Edouard Philippe a décidé depuis qu'il a annoncé vouloir la démission d'Emmanuel Macron bah il acte des ruptures très franches et là ça a le don de profondément agacer. Moi je demandais à un député modem ce matin mais alors est-ce que pour horizon ça peut changer les choses ? Il me dit qui ça ceux qui veulent désormais un chaos complet.

Hm, il y a vraiment ça met en colère les autres partenaires du socle communard. Et justement, est-ce que Anne Charlotte on peut décrypter euh les raisons de ce choix d'Edouard Philippe ? Pourquoi il fait ça ?

Eddouard Philippe, il est un peu persuadé que Édouard Philippe, il est un peu persuadé qu'il faut qu'il prenne ses distances avec Emmanuel Macron. Il il joue cette technique là. Sauf que certains disent qu'à court terme ça marchera pas et que ça peut marcher à long terme et que ça peut être dangereux parce que l'électorat de droite ne veut pas le chaos et cetera.

Et c'est pour ça que le modène, les macronistes ont beaucoup insisté en disant en disant ça Édouard Philippe est l'artisan du chaos. C'était même aussi les mots, je crois d'Olivier Fort. En fait, la déclaration d'Edouard Philippe a provoqué un émoi colossal mardi à l'assemblée puisque Olivier Fortiste, lui aussi tape sur Édouard Philippe en disant "Bah écoutez, vous êtes censé être au gouvernement, soutenir le bloc commun.

Si si personne y met du sien, nous on va pas mettre du nôtre et il y en a marre. à droite, ça a créé les mois aussi parce qu'en fait Laurent Voquier était plutôt disposé à voter pour le ou s'abstenir sur le projet de loi de budget de la sécurité sociale parce qu'il sait que son groupe est très divisé. Il essayait d'arriver sur une position commune et puis finalement vous avez Édouard Philippe qui fait cette déclaration et moi il y a un député de droite qui me dit enfin on peut quand même pas être plus à gauche qui corrigison et Édouard Philippe sinon il faut qu'on change de place dans l'hémicycle.

Donc ça cette ce coup de pression a complètement rebattu les cartes et mis tout le monde en est moi. Et et est-ce que ça fait débat au sein du groupe Horizon ? Alors, je pense que Édouard Philippe, il est quand même relativement suivi parce que dans le groupe, quand on entend les prises de parole, Laurent Marcangélie notamment, on voit que c'est euh voilà qu'ils sont assez farouchement opposés au texte.

Frédéric Valtou dit que au niveau de la cohérence du texte, ils peuvent pas voter pour. Ils veulent pas de la suspension de la réforme des retraites. Exactement.

Mais moi, j'ai discuté avec d'autres collaborateurs de ministres Horizon, de députés Horizon qui disent déjà qui minimisent un peu en disant là c'est le jeu de poker menteur, c'est de la négociation. Moi, je peux pas croire que ce soit autre chose qu'un coup de pression et cetera. euh mais qui s'étonne un peu de la stratégie d'Edouard Philippe en disant "Sinon, fallait être plus clair il y a 2 mois".

Euh qui disent aussi que c'est quand même étonnant que ce soit Édouard Philippe qui veulent saboter Sébastien Lecnu. Donc certains disent "Est-ce que c'est parce qu'il y voit un futur concurrent pour 2027 ? Certains parlent aussi des futurs municipals où Édouard Philippe se représente au Havres où est-ce que la situation qui est compliquée le force un petit peu voilà à être dans une opposition ?

Non, il y a quand même certains députés du groupe qui sont moins à l'aise avec ce que dit Édouard Philippe. Après, je pense malgré tout qu'il y a beaucoup de députés qui le soutiennent, qui sont d'accord avec lui, qui ne sont pas d'accord avec ce budget de la sécurité sociale. Alors, on va voir que le Premier ministre n'est pas le seul à en vouloir à Édouard Philippe.

Au PS aussi, on est très remonté contre lui. Après, s'il y a des gens qui considèrent que rien ne leur va et que tout est toujours trop et cetera, ben voilà, on ira devant les Français et quand on ira devant les Français, on expliquera ce qu'ils ont fait. Et pourquoi ils ont refusé d'annuler en fait la désintexation des pensions de retraite.

Mais vous pensez que Philippe va avoir le courage de dire aux Français que il a voulu qu'on repasse au projet originel. Le projet originel c'est que on bloque les pensions, on bloque les prestations, on on fait en sorte que la CSG soit plus élevée pour tout le monde et on fait en sorte qu'il y ait moins d'argent pour l'hôpital. C'est ça qui veut Édard Philippe mais qu'il le dise.

Bon alors Olivier Fort emploie des mots très durs contre Édouard Philippe Anchadot. Pourquoi est-ce qu'il est aussi en colère ? Stéphanie l'a un petit peu dit tout à l'heure.

En effet, le Parti socialiste, ils se sont mis dans une position d'essayer de trouver un compromis alors qu'ils sont opposés. Ils font pas partie du camp gouvernemental, contrairement à Édouard Philippe avec Horizon. Donc en fait, ils ont un peu l'impression de prendre la responsabilité pour tout le monde.

Sachant que voter un budget, c'est aussi normalement les gens qui votent le budget en temps normal, c'est ceux qui soutiennent le gouvernement. Donc on aurait une situation où des le Parti socialiste pourrait éventuellement soutenir le budget mais pas les soutiens du gouvernement. Enfin, tout est un petit peu lunaire et il y a eu ces échanges, il y a eu un échange jeudi dans l'hémicycle entre Jérôme Gat socialiste et Marc Angélie d'Oison où euh Jérôme Gat disait "Mais en fait, prenez vos responsabilités, vous êtes des alliés du Premier ministre, prenez vos responsabilités." Et Marc Angéli a répondu "Mais vous faites quoi ?

Nous, on a tombé le masque. Qu'est-ce que vous faites vous ?" Donc, il y a vraiment en fait une espèce de de parallélisme entre les deux mais qui s'est un peu à frond renversé quoi.

Exactement. Moi, j'avais Jérôme Gegge et Frédéric Valtou. Donc Jaome G socialiste et Frédéric Valtou Horizon mardi sur le plateau avant l'émission.

Et c'est vrai qu'en fait Jérôme Gat dit à Mar dit à Valaltou bah tu soutiens le gouvernement donc tu devrais quand même voter le texte. Valtou dit oui mais maintenant le budget il est socialiste. On vous a accordé plein de trucs donc vous votez.

Donc tout le monde se regarde en disant vote vote et à la fin en fait on voit que c'est très compliqué pour les uns et pour les autres. Jérôme G dit même je crois à Frédéric Valtou vous êtes les punk du commun. Vous devenez punk.

Exactement. Donc pour bien comprendre cette situation dans laquelle se trouve le PS aujourd'hui, il faut sortir sa calculette. La base de départ bah ce sont les 577 députés auquel on retire 493.

Et là ça donne quoi ? C'est pas vraiment 493 qu'on [rires] dire mais euh en fait euh c'est assez c'est assez facile en fait si on prend ce dont on est sûr qu'il s'oppose au budget, c'est-à-dire euh l'extrême droite, donc Rassemblement national, UDR et de l'autre côté la France insoumise, on a 210 voix. Et après, si on prend les groupes du camp gouvernemental, ce qu'on appelait ce qu'on appelle le socle commun, donc les républicains, le modèle, horizon et ensemble pour la République, on a aussi 210.

Donc en fait, sauf que là après, ça veut dire qu'il faut que tout le monde dans le camp gouvernemental et on a expliqué que c'était plus compliqué que ça soutienne le budget. Après, on peut rajouter des socialistes à ça, donc ça fait augmenter le camp des pour mais sauf que si Horizon du coup s'enlève, enfin tout est un petit peu ça peut effectivement être très serré. Et ça veut dire que le PS pourrait finalement voter pour ce budget plutôt que de s'abstenir ?

Parce que jusque là, on parlait d'une abstention du PS. Oui, moi je parlais avec un député PS qui me dit "Pour l'instant, ils le diront pas forcément publiquement, mais euh oui, il y aura des députés PS qui sont en tout cas il y en a qui sont prêts à voter pour quand on entend, on le cite beaucoup Jérôme Gedge, mais parce que c'est euh lui qui mène aussi avec Sandrine Runel euh les débats de son groupe. Il dit "Moi, si à la fin des fins on voit qu'on a gagné ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, j'ai du mal à expliquer pourquoi je voterai pas pour." Et surtout qu'on voit bien, Anne-Charlotte l'expliquait.

C'est-à-dire que normalement dans un cas classique, les ceux qui soutiennent le gouvernement votent pour, les oppositions votent contre. Donc déjà normalement que des opposition envisage de s'abstenir, c'est déjà un grand pas. Sauf que comme on voit que tout est tendu, tout est hyper serré, l'abstention ne suffit pas.

À la limite, la droite et le PS pourraient dire "Bon, on n'est pas tout à fait d'accord mais on veut pas gêner, donc on s'abstient." Ce qui serait un petit peu déjà un signe d'ouverture, mais là ça ne marche pas. Il faut aller auelà. prêt aussi à aller on va parler de la droite mais d'abord écologiste et GDR, c'est-à-dire le groupe communiste.

Alors, on a quand même le sentiment que les communistes sont quand même plus sur une pente de voté contre, même s'il y en a deux ou trois qui certainement voteront pas contre. Les écologistes savent qu'ils ont une position centrale et pivot. Après, comme le disait Anne Charlotte tout à l'heure, les écologistes vont se dire "Attendez, si Horizon déjà n'est pas capable de voter, nous voilà, ça nous laisse tranquille aussi.

On peut voter contre si personne n'y met du sien et cetera." Et les écologistes étent sur une position très compte. La question est de savoir si hier par exemple voilà les gestes plus d'argent sur l'hôpital, la suppression des franchises médicales, est-ce que ça ça peut faire bouger leur position pour arriver sur une abstention ?

Sachant qu'il y a quand même un dernier point et on en discutait avec Stéphanie Elsa, c'est que il y a il y a voté pour pour faire passer un budget et il y a voté pour et que le budget passe pas. C'est pas en terme de responsabilité pour le Parti socialiste et voir les écologistes. C'est pas pareil de de faire la bascule pour permettre d'avoir un budget de la SQ en étant sûr qu'il soit voté. en étant s qu'il soit voté ou de faire ce pas là et en même temps il y a pas prise de risque.

Alors on n pas encore parlé de la droite dans tout ça. Est-ce que le groupe de Laurent Voquier pourrait finalement sauver ce budget et compenser les voies qui pourraient être perdu côté d'horizon ? C'est très compliqué parce que Laurent Veoquier en début de semaine voulait veut voulait tout faire pour que le projet de la SQ passe mais son groupe est très divisé.

Il y en a qui vont voter pour parce que ils sont pour la suspension de la réforme des retraites. Il y en a qui voteront contre, il y en a qui vont s'abstenir. Donc, il y aura quand même des pours a priori, moi j'en ai parlé avec plusieurs députés de droite.

Oui, il y aura des pours, c'est très clair. Il y en a qui veulent assumer cette subvention de la réforme des retraites. Donc, il y aura des poursu en même temps, il y a Michel Barnier dans une tribune qui dit qu'il ne votera pas le budget l'ancien premier ministre.

Donc, il aura ça sera assez partagé. Et le groupe DR, ils sont 49. Mais c'est très possible qu'il y ait trois lignes chez eux à la fin.

Donc là, le renvoquier essaie de faire en sorte qu'il y en ait peut-être que deux ou que la majorité du groupe s'abstienne ou voilà. Mais tout ça est très compliqué et on le voit dans cette assemblée éclatée, ce qui est compliqué aussi c'est qu'en fait au sein de chaque groupe bah souvent il y a plusieurs lignes et le budget est très révélateur de ça. Et il y a un député de droite républicaine qui a un rô rôle central dans ce budget, c'est Thbo Basin qui est rapporteur général du budget de la sécurité sociale.

C'est lui qu'on voit toujours au banc à côté de la ministre et qui répond aux uns et aux autres. Et très clairement, il est sur la ligne de dire il faut un budget. Même un budget qui ne convient pas, ce serait toujours mieux qu'un mauvais budget.

Et après, est-ce que devant un Édouard Philippe qui se défile, Laurent Voquier aura la tentation lui de se dégager en disant nous on prend nos responsabilités, on vote pour, on veut pas de désordre, on veut pas de chaos. Ça peut aussi faire bouger dans l'autre sens les hésitations d'horizon. Tout cela bah on sera fixé le verdict mardi après-midi après les questions au gouvernement à suivre évidemment sur LCP.

Ce n'était pas prévu mais la commission d'enquête sur d'éventuels liens entre partis politiques et réseau islamistes va devoir travailler ce weekend. Et oui, l'audition de Jean-Luc Mélenchon qui était prévu mardi dernier, ce sera finalement ce samedi à 14h. Euh tout ça s'est fait de façon un peu recambolesque.

Charlotte. Oui, en effet, on on l'évoquait la semaine dernière, en fait, sur les 10 derniers jours, il y a eu plusieurs épisodes. C'est-à-dire que la semaine dernière, le président et le rapporteur de cette commission d'enquête estimait avoir déjà convoqué Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon disait "Je n'ai rien reçu, je suis pas au courant et cetera." Et en fait, ça s'est décanté un petit peu le weekend dernier où un commissaire, un nuissier allit déposer une convocation au domicile de Jean-Luc Mélenchon samedi soir selon la France insoumise à 21h27. Jean-Luc Mélenchon n'était pas là.

Comment ils peuvent don ? J'imagine que c'était écrit peut-être parce que le lendemain dans sa boîte aux lettres, donc c'était au domicile de Jean-Luc Mélenchon, le lendemain dans sa boîte aux lettres, il dit avoir trouvé deux papiers pliés en quatre qui justement le convoquait officiellement à cette à cette audition. Avant cela, il avait dit "J'ai rien reçu, mais oui, je viendrai." Et finalement, la convocation mardi pouvait pas venir.

Le timing était trop serré. il a proposé de venir samedi ou dimanche et finalement c'est effectivement samedi à 14h. Voilà.

Après à quoi à quoi est-ce qu'il faut s'attendre ? Ah ben on connaît Jean-Luc Mélenchon, il faut s'attendre. Je je sais plus qui disait à la rédaction, il y a pas de petit Jean-Luc Mélenchon. effectivement, il a beaucoup critiqué cette commission d'enquête et qui est dirigée à la à l'origine contre la France insoumise, donc directement contre lui.

Donc donc à mon avis effectivement ça risque d'être assez intéressant et je pense qu'il aura bien préparé bien préparé son discours sachant que dans la réponse qu'il fait en disant je vais venir il écrit déjà enfin il est écrit que Jean-Luc Mélenchon promet je cite d'éclairer la commission sur l'histoire de la pensée républicaine en matière de relation entre religion et politique et qu'il le fait au titre [rires] de directeur codirecteur de l'enquête ça risque d'être assez intéressant pour tous ceux que ça intéresse Ça sera à suivre en direct sur LCP donc ce samedi à 14h et évidemment à voir en replay sur notre chaîne YouTube. Euh ça fait plusieurs semaines maintenant qu'on suit le feuilleton d'une autre audition, celle des dirigeants de Chein. Dernier épisode en date, c'était ce mardi.

Bien chers collègues, comme vous le savez, nous espérions entendre aujourd'hui des représentants de Chine France, en particulier monsieur Quentin Rufa, directeur des relations extérieures et porte-parole. Nous constatons l'absence de monsieur Ruffa. Je vais donc clore cette réunion et en accord avec le bureau, je saisirai la procureur de la République de Paris en application de la de l'article 5 bis de l'ordonnance du 17 novembre 1958 sur le fonctionnement des assemblées parlementaires.

Je vous remercie chers collègues. Alors c'était la présidente de la commission du développement durable la députée EPR ensemble pour la République Sandrine Leffer. C'était un drôle de moment une séance de commission qui dure comme ça quelques instants.

Pourquoi cette mise en scène Stéphanie ? 32 secondes exactement. Elle a duré cette mise en scène et bien parce que les députés voulaient montrer que Chine ne répond pas aux convocations.

Évidemment Chine étant assez fin et connaissant très bien les contours juridiques de la loi n'a jamais écrit noir sur blanc hors de question qu'on vient de répondre aux députés. Donc les députés se sont interrogés, se sont dit "Bah ça va être un peu bizarre de faire une audition, il vient pas de montrer qu'on nous a posé un lapin clairement" et en même temps ils avaient besoin de ça pour matérialiser le fait que Chine ne vienne pas répondre à la convocation et pour qu'ensuite la présidente de la commission puisse signaler à la justice. Alors il il Chine en cours qu'une amende mais symboliquement c'était important et c'était aussi important parce qu'il faut le rappeler.

Il y a des démarches du gouvernement pour suspendre la plateforme pour 3 mois. Euh l'audition euh là en justice de Chine est prévue ce vendredi. On aura on devrait avoir la réponse dans quelques jours.

Euh la justice va donner raison ou tort au gouvernement et c'était aussi symbolique euh pour les députés de montrer que Chine ne répond pas aux convocations parlementaires. Quels sont les arguments des dirigeants de Chines pour ne pas répondre à cette convocation ? Alors jusque-là, il ne voulait pas répondre aux convocations en disant qu'ils attendaient justement la fin du volet judiciaire qui les oppose au gouvernement français.

Mais euh la présidente de la commission dit bah on sait le principe des auditions, on sait faire, on sait ne pas empiéter sur les euh les euh les pardon les discussions en justice. Donc on pouvait très bien faire une audition. Euh il pouvait se se présenter.

Il est temps de jeter un œil à l'agenda de la semaine prochaine. Alors, on a tous en tête donc le rendez-vous de mardi pour ce vote solennel sur le budget de la sécurité sociale. On va aussi surveiller la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.

Oui, parce que en fait il y a Delphine Ernaut qui est auditionné, donc la présidente de France Télévision qui sera auditionnée mercredi après-midi et on sait qu'effectivement la situation de France Télévision financière notamment suscite beaucoup de questionnements de la part du rapporteur de cette commission Charla Long qui est un député UDR. Donc effectivement, elle est très attendue cette audition de mercredi après-midi. On va aussi parler du budget de la défense ce mercredi également un article 50-1 avec vote.

Alors on va rappeler ce que c'est [rires] un gouvernement qui va faire une déclaration sur les questions de défense et soumettre cette déclaration à un vote des députés. C'était une des façons pour Sébastien le cornu de faire trancher certains débats par les députés comme on sait que la partie dépense du budget a pas pu être examinée. Donc là, il commence par quelque chose d'assez facile entre guillemets parce qu'il y a un peu un consensus politique pour dire qu'il faut voilà plus de défense, plus de moyens pour la défense.

On rappelle que c'est 6,7 milliards d'euros supplémentaires et c'est une façon pour Sébastien Lecornu de dire bah si vous les voulez ces 6,7 milliards, il faut un budget. Ouais. C'est aussi une manière don de mettre la pression.

On est si tout le monde mercredi dit "Ah bah oui, il faut absolument des moyens pour la justice", bah pour la défense pardon. Il Sébastien le Cornu pourra se prévoilà derrière dire "Bah si vous les voulez, il faut voter le budget parce que là on a parlé beaucoup du budget de la sécurité sociale mais l'étape d'après c'est le budget général [rires] et c'est pas plus c'est pas moins simple, c'est même plus compliqué." Et ben merci beaucoup à toutes les trois.

Bourbon hebdo, c'est terminé pour aujourd'hui. Bon weekend et à la semaine prochaine.

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