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InterviewAntoine Léaument· 31 octobre 2025 5 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesJusticeInstitutions & élections

Macron, PS, LR, RN : les magouilles sont finies !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Votre réaction à l'adoption de la taxation des holdings patrimoniales ?

  • 2:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi cette taxe est-elle qualifiée de 'taxe à trou' et vidée de sa substance ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous des négociations secrètes entre PS, LR et RN ?

  • 6:00FerméeRéponse directe

    Allez-vous persister pour la taxe Zucman malgré l'absence de majorité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Antoine LéomanFait
    « C'est une taxe à trou. C'est une taxe qui a été vidée de sa substance entièrement par un accord dont on comprend d'ailleurs pas très bien les contours. »
  • 1:00Antoine LéomanFait
    « On ne sait même pas combien ça rapporte. C'est ça qui est, si vous le permettez, euh que je trouve un peu dingue dans ce qu'on est en train de faire aujourd'hui. »
  • 7:00Antoine LéomanPromesse
    « Nous, on ira jusqu'au bout, on a déposé un amendement, on essaiera de l'amener au vote. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Antoine Léoman, merci beaucoup d'être avec nous en direct depuis l'Assemblée nationale. Vous êtes député la France insoumise de de l'essonne. Pour commencer tout simplement peut-être votre réaction avec, on l'a appris il y a quelques instants, la taxation des holdings patrimoniales qui a été adoptée par l'assemblée.

Bah déjà, il faut la nommer cette taxe prétendument sur les holdings patrimoniales. C'est une taxe à trou. C'est une taxe qui a été vidée de sa substance entièrement par un accord dont on comprend d'ailleurs pas très bien les contours.

Je ne comprends pas si c'est un accord qui s'est fait au détriment du PS ou avec lui. Ce que je comprends c'est qu'il s'est fait au minimum avec les Républicains, peut-être même avec le Rassemblement national. Je comprends pas bien, mais toujours est-il que cette prétendue taxe sur les holdings, en tout cas ce qui était au début à peu près un petit peu une taxe sur les holdings est devenu quelqu une coquille vide quoi, qui va taxer personne, qui ne va pas faire gagner de l'argent aux caisses de l'État et qui est un jeu de dupe.

On nomme ça taxe sur les holdings pour donner l'impression qu'on fait quelque chose en faveur de la justice fiscale et puis à la fin en réalité c'est complètement vide. Et d'ailleurs, je vais aller plus loin. On ne sait même pas combien ça rapporte.

C'est ça qui est, si vous le permettez, euh que je trouve un peu dingue dans ce qu'on est en train de faire aujourd'hui. Euh il y a des négociations qui ont lieu dans des salles, on sait pas où. En tout cas, ça se passe pas dans l'hémicycle et à l'Assemblée nationale.

On arrive, la ministre nous dit "Bon bah voilà, on va faire c, on va faire ça, on va soutenir tel amendement. Nous les insoumis qui ne participons à aucune de ces magouilles, on demande d'accord, ça rapporte combien euh l'argument que vous défendez ?" Aucune réponse.

On ne nous dit pas. On nous dit pas combien ça rapporte. On nous dit pas combien ça va coûter.

On nous dit pas quelle est la différence entre la première taxe qui était proposée et cette espèce de je sais pas quoi moi de de de d'eau tiède ou d'eau clair qui arrive à la fin. Donc tout ça et un jeu de dupe et ça commence à bien faire honnêtement. Antoine Léoman, vous vous parlez, vous faisiez référence à des réunions dans des salles on ne sait où.

J'imagine que vous faites référence au déjeuner qui a eu lieu entre le patron du PS Olivier Fort, le patron des députés PS Boris Valallot et Sébastien Lecorn à la mi-journée. D'ailleurs, Olivier Fort n'en a pas fait un secret. Il a tweeté sur le sujet.

Ce n'était ni discret ni secret. Nous avons répondu à la demande du premier ministre qui souhaite recevoir l'ensemble des groupes politiques et il finit en disant et pour ceux qui veulent en connaître l'issue donc peut-être vous Antoine Léoman en quelque sorte il vous répond "Nous n'avons pas avancé ni abouti." Qu'en dites-vous ?

Et ben très bien mais sauf que c'est vous vous voyez ce qui est en train de se passer. Donc alors que nos concitoyens demandent qu'il y ait davantage de justice fiscale, alors que il demandent très massivement qu'il y ait une imposition des patrimoines les plus riches et des personnes qui on qui ont le qui ont accumulé le plus de richesse dans les dans les dernières années, on a deux dirigeants du Parti socialiste qui vont à Matignon manger sous les dorures, négocier avec le Premier ministre, on ne sait pas quoi puisque monsieur Fort ne le dit pas et dont on ne sait même pas si ça a abouti ou si ça a pas abouti. Mais c'est ça qui est choquant si vous voulez parce que il y a pas que ce repas en réalité.

Ce matin à l'Assemblée nationale, on a eu deux suspensions de séances à la suite. Une première euh avec le Parti Social, une deuxième demandée par Laurent Voquier. Euh tous ces gens sont partis discuter dans des salles à l'intérieur de l'Assemblée nationale.

Ils reviennent et ils nous disent "Bon bah voilà, finalement on s'est mis d'accord sur tel amendement et nous les insoumis quand on demande un truc simple combien ça rapporte, combien ça coûte ce que vous nous ce que vous nous présentez là." La ministre n'est pas capable de nous dire. Personne n'est capable de nous dire ce que ça rapporte, ce que ça coûte.

Tout à l'heure, on revient à l'assemblée. Voici qu'on nous présente un petit tableau avec une partie des trucs chiffrés, l'autre partie pas chiffrée. Certains on nous dit c'est pas chiffrable.

Pardon, mais c'est ça n'est pas à la hauteur de d'une grande puissance comme la France. Il y a Julien Ana sur ce plateau qui voudrait vous poser une question. Allez-y Julien.

Oui, Antoine Léoman. Juste avant ce déjeuner, Olivier Fort avait été, j'allais dire un peu clair, peut-être par fatalisme en disant bah sur cette taxe duman, il y a pas de majorité, en gros, elle sera pas voter. Est-ce que vous vous persistez, vous signez jusqu'au bout, vous dites et ben on ira, on veut qu'il ait cette taxe Zucman ou vous l'appellerez comme vous voulez mais avec ce même objectif d'aller chercher de cibler tout ce qui est patrimoine et notamment appareil productif.

Alors, il y a un article de la Constitution qui dit "Le principe de la République, c'est gouvernement du peuple par le peuple, pour le peuple et un autre qui dit la souveraineté nationale appartient au peuple qu'il exerce par le référendum et par la voix de ses représentants." C'est normalement ce qu'on est censé faire là hein à l'intérieur de cette assemblée nationale. Il y a 90 % des Français qui sont d'accord pour qu'on mette en place cette taxman.

Même à droite, même à droite, même à l'extrême droite, les gens sont d'accord avec la mise en place de cette taxe du Zukman. Et là, à l'intérieur de de l'Assemblée nationale, ce qui est en train de se passer, c'est un jeu de dupe, un accord pour essayer d'éviter la volonté du peuple français sur cette imposition des plus riches. Il n'est pas normal que les plus riches dans notre pays, ceux qui accumulent des fortunes supérieures à 100 milliards 100 millions d'euros, ne participent pas au moins à hauteur de 2 % de leur patrimoine à l'impôt sur le revenu.

Ça n'est pas normal. Ça choque les gens parce que les gens ils voient bien que eux ils payent beaucoup plus que l'équivalent de euh 2 % de leur patrimoine. Si vous demandez aux gens combien ils payent rapporté à leur patrimoine en impôts, en TVA, euh en CSG, en en taxe sur l'essence, en taxe sur les cigarettes, et ben vous allez voir que vous allez être reçu si vous dites aux gens que c'est 2 % de leur patrimoine.

D'ailleurs, il y a des gens qui ont même un patrimoine négatif qui sont endettés. Bref, je reviens simplement sur ça. Donc ça, c'est ce que veulent les gens, c'est ce que demandent les gens, c'est ce dont on a besoin.

Mais c'est pas ce qui se passe à l'Assemblée nationale. Nous, on ira jusqu'au bout, on a déposé un amendement, on essaiera de l'amener au vote. J'espère qu'il sera voté largement.

J'ai compris aujourd'hui queil y avait une partie de l'assemblée, notamment à droite et à l'extrême droite, qui ne voulaiit pas de cette taxe Zucman. Et bien, ils iront en répondre devant leurs électeurs. Merci Antoine Léoman.

Je vous remercie beaucoup d'avoir accepté notre invitation.