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Interviewyoutube.com· 30 octobre 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleSécuritéImmigration & asile

NATHALIE ARTHAUD : POURQUOI LA RÉVOLTE POURRAIT EXPLOSER

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ces bénéfices records de Total vous évoquent ?

  • 1:52RelanceRéponse directe

    Le gouvernement évoque des plafonnements des prix de l'essence par Total. Que répondez-vous ?

  • 2:35FerméeRéponse directe

    Vous faites du total bashing ?

  • 4:45OuverteRéponse directe

    Quelle serait la solution pour sortir de cette situation ? Nationaliser Total ?

  • 7:40OuverteRéponse directe

    Assiste-t-on à la naissance d'un nouveau mouvement social ?

  • 9:51OuverteRéponse directe

    Qui peut donner un horizon concret à cette colère ? Les syndicats, les partis ou la jeunesse ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Chiffre
    « Total Energie vient d'annoncer un bénéfice de plus de 8 milliards d'euros. Il l'a plus que doublé en un an. »
  • 6:56Fait
    « Il est grand temps d'exproprier les expropriateurs. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Profit record pour les grands groupes. Colère sociale, jeunesse mobilisée, répression des manifestations et monté du racisme. Les tensions sont nombreuses dans le pays. Comment transformer cette colère en véritable rapport de force et comment faire face à l'extrême droite et au discours qui stigmatise une partie de la population ? Pour en parler, ce soir, nous recevons Nathalie Harta, porte-parole de lutte ouvrière et candidate à la présidentielle. C'est parti pour l'entretien.

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Nathalie, bonsoir. Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Euh pendant que des millions de français surveillent chaque euroin pour se nourrir ou se déplacer, les grandes entreprises énergétiques continuent de réaliser des bénéfices énormes et aujourd'hui Total Energie vient d'annoncer un bénéfice de plus de 8 milliards d'euros. Il l'a plus que doublé en un an. Qu'est-ce que ça vous évoque ? C'était 5 milliards au premier trimestre, 5 milliards au 2è, 8 milliards, plus de 8 milliards au 3è. Bah oui, c'est quand même dingue. Bah ça m'évoque un gros voleur. Voilà. Moi, je pense que c'est c'est du vol, du vol pur et simple. C'est c'est du vol légalisé.

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Alors, tout ça c'est admis, c'est même couvert par la loi, mais en réalité c'est un pillage. C'est un pillage de de nos poches. Et euh ce qui est assez impressionnant, c'est de voir le gouvernement nous expliquer bah qu'on n'y peut rien, qu'en réalité total ne fait pas de bénéfice en France. Donc il faut surtout rien leur demander que même c'est limite si on devait pas se prosterner, le remercier, lui baiser les pieds parce que un grand seigneur il plafonne les prix les prix de l'essence. Non, la réalité c'est que Total fait partie de ces grands ces grandes majores qui contrôlent en fait le circuit hein

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de de du pétrole de de A jusqu'à Z. Donc toutes les étapes, le forage, l'exploitation, le le raffinage, la distribution et à chaque étape évidemment aujourd'hui il se gavent. Voilà. Donc euh euh nous euh euh nous pensons que c'est euh bah le symbole, c'est quand même euh Oui, c'est le symbole, c'est le reflet de ce capitalisme prédateur aujourd'hui euh ces compagnies pétrolières. Vous venez d'évoquer au début de au début de votre intervention le gouvernement. Je propose d'écouter justement mot de Brégon, porte-parole du gouvernement sur justement Total. Moi, je crois qu'on aurait tort de sombrer dans le total bashing. Je sais que c'est un sport national pour une partie de la classe politique. Moi ce que je vois concrètement, c'est que depuis

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plusieurs mois, Total a mis en place des plafonnements sur l'essence, sur le diesel. C'est une bonne chose parce que ça permet là aussi de tirer les prix à la baisse. Ça contribue à protéger les Français quoi qu'on en dise. Donc ça c'est la première chose. Et la seconde d'un point de vue plus macro et je peux vous le dire en tant que ministre de l'énergie, je vais terminer. Je peux vous le dire en tant que ministre de l'énergie, on a de la chance d'avoir un grand major pétrolier dans une crise telle que celle que l'on traverse et notamment pour palier à des risques d'approvisionnement. Donc nous on demande à Total d'être exemplaire. Donc on vient d'entendre Mot Bréon. Elle nous dit qu'on a de la chance. [rires] On a de la chance. Vous faites du du total bashing madame Marteau ?

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Euh je je fais euh enfin [grognement] comment dire je moi je j'accuse oui bien sûr j'accuse tous les groupes capitaliste de d'exploiter le monde du travail ici mais à l'échelle du monde entier et de mettre l'humanité tout entière en coupe réglée. Voilà aujourd'hui on voit de partout de partout la misère s'accroître. qu'on voit des gens dans le dans le dénuement total dans dans un très grand nombre de pays et en fait y compris on voit des régions entières mise à feu et à sang pour les intérêts de cette minorité de cette minorité de grands capitalistes de grands trust qui imposent leur loi sur le monde entier ils imposent leur loi sur les

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travailleurs salariés mais aussi sur les autres entreprises qui sont en dessous en réalité et quelque part on leur verse tous notre contribution. Il faut réaliser que c'est comme ça que le capitalisme marche en fait hein. C'est que qu'on travaille dans des petites entreprises mais y compris pour un certain nombre de de services publics, y compris quand on travaille des fois dans dans dans un secteur associatif, on a un rôle utile et à chaque fois ce que nous produisons, ce que nous permettons de faire fonctionner et bien ça remonte hein par comme par capillarité hein. Le pognon remonte toujours dans les poches de ces grands capitalistes, de ces grands actionnaires là. Et nous nous disons que il faut pas seulement être révolté par euh le le l'aspect

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exorbitant de leur richesse, il faut être révolté par la politique et par l'impasse, voir enfin dans la par la catastrophe dans laquelle ils nous embarquent tous en fait parce qu'avec leur politique, ils sont en train bah de de bah d'avoir de en l'air la planète. Ça c'est une évidence, mais surtout ils sont en train de de répandre la misère partout. Euh quelle serait la solution ? Certains parlent de nationalisation. Est-ce qu'il faudrait nationaliser une entreprise comme Total ? C'est quoi la solution pour qu'on sorte enfin de ça ? Mais nous nous sommes pour exproprier pour exproprier Total mais aussi les grandes banques, tous ces grands trusts là. On est en train de parler en effet d'un trust qui fabrique du carburant dont on estime que c'est finalement

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quelque chose d'essentiel à la vie quotidienne, hein, une sorte de de de de produit de première nécessité finalement hein, parce que bon, dans les grandes villes, on a encore un peu les transports en commun et encore hein, il faut pas commencer le boulot à 5h du matin et parce que là c'est pas possible, on n'y arrive pas avec les transports en commun. Mais euh partout euh dans le reste de de du pays, il faut une voiture pour aller bosser. Voilà, donc c'est quelque part hein une euh une un produit de première nécessité. Bon ben nous disons qu'il faudrait bien sûr que ça soit entre les mains de l'ensemble de la société que euh ces grandes trusts fonctionnent comme des services publics. Donc nous sommes nous pour les expropriés. les exproprier, ce qui veut dire en effet donc les les

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mettre au service de la collectivité mais sans n'avoir rien à rembourser à leurs actionnaire. Nous sommes absolument pas pour la nationalisation qui nécessiterait de mettre quoi combien de milliards sur et et pour pour des gens qui ont déjà euh ramassé plus que euh bien sûr ce qui ce qu' ce qu'ils ont placé dans toutes ces entreprises. Donc nous ne leur devons rien. Il faut arrêter avec cette idée-là, hein. Il faut arrêter avec cette idée-là. Euh euh Carl Marx, il avait une une phrase euh qui je pense est d'actualité. Il disait que il est grand temps d'exproprier les expropriateurs parce que c'est exactement ça. Tous ces gens-là finalement, qu'est-ce qu'ils font pour s'asseoir sur leur montagne d'or ? Ils euh font plonger le reste de l'humanité

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dans la misère et il finalement il les prive de tout droit à à la propriété. Euh mais même celle d'avoir d'acheter une voiture, même celle euh de d'avoir un logement, vous voyez. Donc euh en fait, ils passent leur temps à nous exproprier nous, n'est-ce pas ? Donc il est grand temps d'exproprier les expropriateurs. Vous le disiez tout à l'heure justement, ces expropriateurs, tous ces grands industriels euh font en sorte que beaucoup de gens vivent dans dans la misère ou en tout cas avec de très grandes difficultés. On l'a vu récemment, beaucoup de mobilisations notamment en France avant et après les mobilisations du 17 octobre. On a vu d'ailleurs une jeunesse qui entend faire entendre et se faire entendre. Elle a été rejointe par les travailleurs depuis. Est-ce qu'on nous on assiste à

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la naissance d'un nouveau mouvement social ? Vous en plus qui êtes enseignant, vous avez pu voir de près en plus j'imagine dans le lycée dans lequel vous pouvez être ces jeunes se mobiliser. À à quoi on assiste actuellement ? C'est un nouveau mouvement social ou c'est une continuité par rapport à ce qu'on a déjà connu ? Oui, c'est un nouveau mouvement social euh qui euh euh a entraîné euh partie donc des lycées mais qui a entraîné quand même euh je dirais toute une génération hein de de jeunes et euh qui aujourd'hui j'espère euh redonne un petit peu cette envie de d'exprimer sa colère et de redonne l'envie alors à des jeunes travailleurs qu'on a déjà vu effectivement dans les manifestations, que ce soit le 17, que ce soit le 24 et euh et j'espère que ça ira plus loin en

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effet parce que bien sûr que cette mobilisation n'est pas seulement pour des revendications matérielles et d'ailleurs il y avait une forte coloration enfin il y avait aussi ce sentiment que bah voilà on est des jeunes de quartier populaire on est dans des lycées de quartiers populaires de ville pauvre en fait on est des fois dans des lycées professionnels et on est complètement méprisé voilà on n pas de prof on a pas de moyens hein le gouvernement ça le dérange pas donc il y avait aussi finalement une révolte contre l'inégalité contre l'injustice, contre aussi cette relégation, cette marginalisation qui existe he pour une partie de de la jeunesse. Donc c'est vraiment une aspiration qui est extrêmement large et

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qui ne peut que partagée par un grand nombre et qui s'ajoute en effet à ce raquette sur le carburant, qui s'ajoute à ce chômage de masse, au problèmes des bass salaires et cetera. Donc oui, il y a un cocktail explosif. Voilà. Moi, je crois qu'il faut aussi se dire que là, le gouvernement s'est senti obligé de faire quelques annonces qui à mon avis sont largement bidons, hein. Mais le simple fait qu' il a qu'il ait été forcé hein de faire comme s'il allait prendre au sérieux ses revendications et en tout cas mettre un certain nombre de choses sur la table, cela montre que finalement là il est euh enfin la contestation a établi déjà un certain rapport de force, hein. Donc cette brèche, elle a été ouverte par la jeunesse. Il faut absolument que le monde du travail s'y

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engouffre. Et nous les touvrières, c'est notre politique. Nous pensons queelle pourrait passer un cap tout autre si le monde du travail entrait dans cette contestation avec ses propres armes, hein, c'est-à-dire bah les manifestations et pourquoi pas dans les entreprises et pourquoi pas dans les les zones industrielles et par les grèves et même par les occupations d'entreprise. Vous voyez là, si on allait dans cette direction là et nous nous militons pour ça, là on imposerait un nouveau rapport de force y compris contre le grand patronat et c'est toujours ça qui a été une donnée essentielle pour faire reculer les classes dirigeantes. Il y a des justement des manifestations qui sont prévues notamment donc le samedi qui vient le 31 et aussi le 5

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novembre. Euh vous le dites souvent hein, le les travailleurs sont une force collective euh considérable. Euh mais justement aujourd'hui qui est capable de donner cet horizon concret euh au à cette colère et à ces travailleurs ? Est-ce que c'est les syndicats ? Est-ce que c'est les partis ou justement il faut se servir de la locomotive des jeunes là qui qui lancent quelque chose ? Oui, bien sûr. C'est c'est cette jeunesse qui euh a provoqué toute une ébullition euh à laquelle ne sont pas insensibles bah d'abord les parents et puis l'ensemble du monde du travail qui regardent et qui est d'ailleurs aussi particulièrement quand même choqué par euh la répression qui s'est abattue sur la jeunesse, hein, euh la répression policière, la répression judiciaire. Et

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ça, je peux vous dire qu'il y avait un certain nombre de manifestants dans la rue samedi dernier, samedi 24 qui étaient précisément là pour dire "Non mais là c'est pas possible. les interdictions de manifester, couvre-feu, euh voilà, intimidation, euh une espèce de propagande comme ça pour que que que euh pour euh pour se taire, pour qu'on se retrouve muselé. Donc vous voyez et et là oui, on a quand même pas mal d'ingrédients hein finalement pour que la colère sourde et bien elle explose et et nous on pense qu'il faut en effet que le monde du travail soit capable que il pourrait apporter non seulement un poids un poids énorme des millions de femmes et d'hommes en fait et puis pourrai apporter sa capacité

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d'organisation et aussi pourrait apporter un un cap une orientation à ce mouvement-là parce que c'est sûr que vous savez dans ce système là, on on touche vraiment le point sensible quand on touche en fait au capitalistes, quand on touche à leur profit, quand on touche là là où ils ont un cœur, c'est-à-dire au portefeuille en fait. Et c'est là que le bon du travail est absolument indispensable pour ça. Euh, vous venez de le dire hein, il y a une forte répression policière, forte répression judiciaire et là il y a même c'était hier euh avanthier même au Sénat, on a voté pour la loi casseur payeur. Donc le gouvernement et la droite explique qu'il faut faire payer euh les casseurs pour protéger les

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commerçants. Mais pas que d'ailleurs, il on peut se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment et on devra aussi payer jusqu'à 10000 €. On peut prendre sur les prestations euh sociales euh cette volonté de sanctionner au-delà même des des casseurs, est-ce que c'est justement pour aussi museler les les manifestants et les mobilisations ? Bah bien sûr, c'est la présomption d'accusation là, hein. Voilà, on est forcément accusé. Alors moi cette cette loi, je la mets en vis-à-vis avec la présomption de légitime défense, vous savez, de la police parce que là, voilà, les flics qui ont la gâchette facile, alors eux, c'est une présomption d'innocence. Nous, on va manifester, on a une présomption de culpabilité. Bah, c'est quand même dingue. Ouais, c'est ouf.

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C'est Et voilà. Non, encore une fois, moi j'ai envie de dire que les plus gros casseurs, ils sont pas là. Ils sont pas là. Là, on a effectivement des jeunesses. Vous savez, dans dans des pays pauvres, on aurait parlé des meutes de la fin en fait, ce qui s'est passé le 17 octobre, hein. Et ça, le gouvernement et les médias qui ont jeté toute une propagande en dénonçant les pillages, ils ne veulent pas le voir parce que ça c'est le fruit de leur politique en fait. C'est et en fait ils récoltent ce qu'ils ont semé, c'est tout. Euh mais donc moi je le redis ici, les plus gros casseurs, ils sont pas là. Les plus gros casseurs, les plus gros pillards, bah c'est total énergie. Ce sont toutes ces entreprises qui euh euh qui sont en train de fermer

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des sites, fermer des usines, licencier des gens. Et vous savez là, il casse fort. Hier, j'étais à à Cholé. Euh Michelin Michelin alors que il faisait 2 milliards de profits à fermer une usine, c'est euh 1000 salariés de Michelin plus tous les sous-traitants, plus les petits commerces autour et ils ont ils ont véritablement foutu par terre la vie de milliers de travailleuses et de travailleurs en fait hein. Et là, vous savez, cette détresse là euh qui est finalement quotidienne et qui touche des centaines de milliers de salariés, quand est-ce que elle est dénoncée par le gouvernement ? par tous ces médias, hein, qui nous ont montré euh les petits commerçants euh euh complètement démunis, des armées et cetera. Bon, mais

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ce qui il faut réaliser que on a un grand capital des grandes entreprises euh de l'automobile, de la chimie, de la pharmacie, euh mais même dans les banques, mais même Renault Renault a un plan de suppression d'emploi de 1000 personnes dans l'ingénierie, vous voyez ? Parce que en fait, on n'est plus protégé par rien en fait. Et bien, ce sont ces ces ces grands trustes là qui se comportent comme un rouleau compresseur sur toute la société et en fait ils écrabouillent tout en fait. Et effectivement le tout écrabouillé. Roland l'Escure, ministre de l'économie parlait déjà le 4 octobre dernier sur le plateau deli euh de justement mettre la pression sur ceux qui n'ont déjà pas grand-chose les bénéficiaires des prestations sociales. Justement, je propose de l'écouter.

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Moi, je suis euh partagé sur euh ce qu'on peut faire sur les aides sociales pour payer des amendes, pour simplifier. Parce que les aides sociales sont souvent, j'allais dire heureusement, des filets de sécurité qui permettent de calmer tout le monde et de s'assurer que les gens puissent vivre relativement décemment. Soyons-en fier, c'est notre modèle. Mais en revanche, que quand tu casses, tu répares comme disait l'autre Gabriel Natal, le premier ministre, que quand tu sois quand quand on est coupable, on puisse être sanctionné. Évidemment, évidemment. Et s'il faut renforcer les sanctions pour que les jeunes qui sont parfois aujourd'hui en train de perdre un certain nombre de repères vis-à-vis des biens publics, des commerçants euh

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du mobilier urbain. Oui. Remettre un peu de pression, je pense que ça fait pas de mal. Je vous voyais pendant la diffusion de ce magnetto secouer la tête par rapport à ce que dit Roland Escur. Mais parce que les coupables ne sont pas là. Voilà, les coupables, ce sont les fanatiques des profits, ce sont ceux qui effectivement siment la misère, qui mettent les quartiers populaires là dans dans dans ce dénuement total, la planète tout entière aussi. Vous savez, au mois de juin, il y a l'altermondialiste Jean Zigler qui est décédé et il disait que la fin dans le monde c'était un assassinat de masse. Et ça, moi je suis d'accord, c'est un un assassinat de masse perpétré par les capitalistes.

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Vous voyez ? En fait, c'est cette classe capitaliste là qui qui dirige toute la société se comporte en en véritable criminel en fait. Et et et donc moi je je ne je trouverai jamais aucun coupable euh du côté des classes exploitées, du côté des classes opprimées, hein. Euh j'aimerais juste justement, il nous reste plus beaucoup de temps dans cette interview et j'aimerais parler de ce qui vient de se passer notamment à Trappe et cet attentat raciste à Trappe. Cette attaque que les gens de Trappe et de la Verrière ont ont vécu. Qu'est-ce que ça nous dit de cette société actuelle et des problèmes quand on

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désigne justement régulièrement dans le média ou même les politiques des cibles ou des populations et ça peut entraîner justement à ce qu'on a vu euh Kevin T qui ouvre le feu sur des personnes noires ou arabes. [soupir] Ben c'est voilà, c'est terrible. Moi, je pense à aux camarades et à tous ceux que je connais qui habitent à Trappe et aux alentours dans les Yvelines. J'ai quand même pas mal de camarades et euh bah je voilà, je me mets à leur place. Je me dis enfin c'est se dire quand même qu'on peut aller dans la rue, qu'on peut finir cribler de balle euh enfin c'est voilà c'est c'est c'est insupportable. Et euh moi, j'ai entendu leur peur, leur effroit, mais aussi leur colère parce qu'il y a eu pas mal de reportages quand même qui où les

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gens là, ils ont ils ont vraiment dit ce qu'ils avaient sur le cœur et ça faisait vraiment du bien de l'entendre hein quand justement ils ont expliqué que hein ces euh ces assassins euh racistes bah en fait ils étaient armés idéologiquement en fait par bien sûr la droite, l'extrême droite, Trotaillot. Bon bah toutes les citations elles ont été elles ont été données hein. Bardella, Traple, la petite République islamique. Bon mais vous savez, j'ai envie de parler d'une autre citation plus au centre Bairou Bairou la la submersion migratoire. Mais ouais ben oui parce qu'en fait alors là on est un peu plus au centre hein, vous voyez mais c'est comme ça qu'on déshumanise les gens en fait. C'est comme ça qu'on les voilà c'est on parle plus de de d'être

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humain, on n plus et puis voilà et ça moi c'est vrai que je bah c'est c'est terrible et et toute la société elle nous conduit à ça finalement. Ils veulent que que voilà ce soit l'individualisme, qu'on s'occupe pas des autres, qu'on se replie sur soi, qu'on Mais c'est pas comme ça que ça ça se passe et puis nos vies elles sont pas comme ça. Donc bien sûr qu'il faut combattre tout ça, combattre ce racisme ce qui est une division. Je tiens à dire parce que j'ai écouté votre introduction, le racisme c'est une politique. Il est pas né avec le capitalisme, je je bien sûr, il est pas né avec le capitalisme, il existait bien avant. Mais le capitalisme, il en a besoin. C'est une politique, une politique des dirigeants et du grand patronat parce que ils ne pourraient pas

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régner s'ils ne divisaient pas les travailleurs. Ils ont besoin de les diviser en s'appuyant en effet sur les différences de couleur de pause, de d'origine, de nationalité et cetera et cetera. Eux c'est un besoin et nous travailleurs et ben notre besoin c'est de lutter contre justement toutes ces idées-là qui nous nous divisent et qui nous livre pied et point lié à l'exploitation et à tous ceux qui nous raquettent. Euh justement pour lutter contre ces idées-là et notamment aussi la banalisation du racisme, certains pensent qu'il faut peut-être interdire ces news, voir le Rassemblement national et on terminera là-dessus. Vous pensez quoi de de ces propositions qui viennent de de sortir là ces derniers temps ? Mais qu'est-ce que ça veut dire ? On va demander à qui d'interdire ces news ? Au

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gouvernement celui celui qui précisément n fait que courir derrière la droite et enfin et l'extrême droite. À qui ça n'a pas de sens et puis interdire des idées mais mais je crois qu'on fait fausse route là. On cherche la baguette magique, on cherche Il faut comprendre quand même que la montée des idées racistes et de l'extrême droite, elles ont une cause. Cette cause, c'est la crise, c'est le chômage de masse, c'est la précarité, c'est le fait que justement de plus en plus de femmes et hommes ont peur de manquer, se disent "Bah finalement, on est trop nombreux, il y a trop d'immigrés". Vous savez, c'est même cette fameuse phrase d'un socialiste, Michel Reocard, hein. On peut pas accueillir toute la misère du monde. Ça fait beaucoup de mal ça, vous voyez. Et contre euh cette situation

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là-bas, il faut dire justement il y a que la lutte. La misère, on doit la combattre. Il faut la combattre. La misère, on a les moyens de la supprimer. Ah là, la misère, on pourrait l'interdire en réalité. Et voyez, je reprends votre interdiction, mais on pourrait l'interdire si on va justement demander à total de rendre l'argent qui nous a qui nous a volé, si on va chercher sur les profits et c'est donc en menant cette politique là sur un terrain de lutte de classe, en emmenant les travailleurs vers une vie meilleure, qu'on est susceptible de couper l'arbre sous le pied des idées du Front National, du RN. Bon bah, en réalité, c'est pareil. Donc voilà, c'est ça notre politique. Et nous disons pas que c'est avec un bulletin de vote qu'on y arrivera, ça suffira pas. un bulletin de

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vote. Il y aura pas de barrage dans les urnes. Le barrage, ça va être notre conscience et notre combativité de reprendre le combat pour faire rendre gorge à la classe capitaliste qui est en train de nous enfoncer. Bah merci beaucoup Natalto d'avoir été avec nous ce soir. Je rappelle, vous êtes porte-parole de lutte ouvrière et candidate à l'élection présidentielle.

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[sifflotement]