Invités Nathalie Levy : Daniel Garrigue et Marie-Anne Montchamp
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse directe
Vous avez claqué la porte à la veille de la présentation du programme 2012 de Dominique de Villepin. Qu'est-ce qui vous a poussé à lâcher prise ?
- 1:45OuverteRéponse partielle
Marianne Monchamp, vous comprenez les raisons de Daniel Garrigue ?
- 3:57RelanceÉludée
Vous partagez ce point de vue ?
- 4:10RelanceRéponse directe
Ça veut dire quoi ? Il a du mal à travailler en équipe aussi, Dominique de Villepin ?
- 4:55FerméeRéponse directe
Il a essayé de vous retenir, Dominique de Villepin ?
- 5:33OuverteRéponse directe
Vous le trouvez comment aujourd'hui, ce projet de revenu citoyen à 850 euros ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:53Invité politiqueFait
« il a lancé un certain nombre de propositions, dont la proposition phare de revenu citoyen. »
- 1:15Invité politiqueFait
« le débat assistance-insertion et puis le coût de cette mesure. »
- 1:49PrésentateurChiffre
« c'est en fait le nœud du problème, c'est ces 850 euros par mois, cette création du revenu citoyen chiffré à 30 milliards d'euros par mois. »
- 2:58Invité politiqueFait
« le revenu citoyen, un revenu d'autonomie de 850 euros, m'a semblé être, effectivement, une idée qui a le mérite d'exister »
- 3:24Invité politiqueFait
« ce décrochage d'avec la vision gaulliste, notamment à propos de l'équilibre des régions dans notre pays »
- 4:11Invité politiqueFait
« Je pense qu'il y a de vraies convictions gaullistes chez Dominique de Villepin »
- 5:44PrésentateurChiffre
« avec un coût aussi important de 30 milliards d'euros par an »
- 9:10Invité politiqueFait
« Vous savez, aujourd'hui, nous avons réformé les retraites. »
- 9:16Invité politiqueFait
« Demain, nous allons aborder ce difficile dossier qui est celui de la dépendance. »
- 10:20PrésentateurFait
« il lui aurait proposé, que Nicolas Sarkozy aurait proposé un ministère, peut-être le Quai d'Orsay à Dominique de Villepin. »
Temps de parole
- Marie-Anne Montchamp50 %
- Présentateur29 %
- Daniel Garrigue17 %
- ?4 %
≈ 20 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Merci d'être avec nous en direct sur BFM TV ce soir. Nos deux invités, Marianne Monchamp, secrétaire d'Etat aux Solidarités. Elle était jusqu'en novembre dernier la porte-parole du parti vilpiniste République solidaire. Merci Marianne Monchamp d'avoir accepté de nous répondre en direct ce soir. On va vous retrouver dans un tout petit instant. Nous sommes également en ligne avec Daniel Garrigue. Bonsoir Monsieur Garrigue. Vous, vous êtes le tout fraîchement ex-porte-parole de République solidaire, également députée de Dordogne. Évidemment, ma première question s'adresse à vous. Vous avez claqué la porte, là, juste à la veille de la présentation du programme 2012 de Dominique de Villepin.
Qu'est
-ce
qui vous a poussé à lâcher prise ?
Écoutez, j'ai renoncé à exercer les fonctions de porte-parole. Et j'ai dit que je ne renouvellerai pas ma cotisation en République solidaire. Parce que je pense qu'il n'y a pas eu
suffisamment
de concertation sur le projet
qu
'a présenté ce
matin
Dominique de Villepin. parce qu'il a lancé un certain nombre de propositions, dont la proposition phare de revenu citoyen.
Nous
sommes un certain nombre à avoir émis des réserves dès le départ là-dessus. J'ai à nouveau renouvelé mes réserves par écrit.
A
la fois, si vous voulez, c'est le débat assistance-insertion et puis le coût de cette mesure. Moi, j'ai demandé également qu'on puisse avoir une réunion de travail approfondie sur ce
sujet. Et malheureusement,
ça n'a pas été possible.
Et quand vous êtes
porte-parole d'un mouvement, s'il n
'y
a pas un minimum de symbiose avec le leader, ça devient extrêmement
difficile. Alors,
Daniel Garrigue, si vous le voulez bien, on va donner la parole à Marianne Monchamp, puisque vous, vous connaissez, vous avez occupé les mêmes fonctions. Marianne Monchamp, on a entendu à l'instant la réaction de Daniel Garrigue. C'est en fait le nœud du problème, c'est ces 850 euros par mois, cette création du revenu citoyen chiffré à 30 milliards d'euros par mois. Oui, vous allez nous dire évidemment les autres problématiques, Daniel Garrigue, dans un tout petit instant. Je voudrais juste entendre Marianne Monchamp sur ce sujet, puisque vous connaissez Marianne Monchamp.
Vous comprenez, là, les raisons de Daniel Garrigue, c'est un peu ce que vous avez vécu il y a quelques mois, jusqu'en novembre, où vous étiez encore aux côtés de Dominique de Villepin
?
Écoutez, moi, je ne vais pas me prononcer sur ces éléments. Ce que je peux vous dire, c'est que j'ai écouté avec beaucoup d'attention le discours de Dominique de Villepin, un discours de politique générale, et que dans ce discours, j'ai à la fois reconnu le constat éclairé qu'il fait de la société française, mais en même temps, une forme d'étonnement à le voir décrocher en quelque sorte de convictions gaullistes que je lui connaissais et qui, je pense, sont également les convictions du gaulliste social qu
'est
Daniel Garrigue. En particulier, le revenu citoyen, un revenu d'autonomie de 850 euros, m'a semblé être, effectivement, une idée qui a le mérite d'exister, mais qui ne correspond pas du tout, parce que c'est un nouveau guichet social, à l'approche d'une politique sociale contemporaine qui doit davantage être tournée vers l'inclusion sociale, vers les parcours et vers l'avis en mouvement de nos compatriotes éloignés de l'emploi en particulier.
Et puis l'autre étonnement, et c'est celui qui m'a le plus, je dois dire, alertée, c'est ce décrochage d'avec la vision gaulliste, notamment à propos de l'équilibre des régions dans notre pays, des régions que Dominique de Villepin voudrait plus grande, dans une approche qui est quasi fédéraliste, où là je ne retrouve plus du tout, en effet, des convictions gaullistes qui ont pu être les siennes. Donc à la fois une vision solide, comme d'habitude, mais également un décrochage par rapport à cette pensée gaulliste qui, effectivement, est la patte d'une république des solidarités que je partage.
Daniel Garrigue, un petit mot, décrochage des convictions gaullistes, dit à
l
'instant Marianne Monchamp, vous partagez ce point de vue ? Non,
moi je ne partage
pas ce point de vue, je regrette que Marianne Monchamp ait-elle décroché de ses convictions gaullistes pour se ranger derrière Nicolas Sarkozy
? Vous la suivrez donc
pas
sur ce... Je pense qu'il y a de
vraies convictions gaullistes chez Dominique de Villepin, je pense que le problème, il est plus
sur
la méthode que sur la nature de ses convictions.
Ça veut dire quoi ? Il a du mal à
travailler en équipe aussi, Dominique
de Villepin ? Il fait un peu cavalier seul ?
Je le regrette, et ce qu'il ne comprend pas, c'est que les gens qui l'ont rejoint,
c
'est souvent des gens qui étaient déçus par le fonctionnement des formations dans lesquelles ils se trouvaient, et qui souffraient justement d'un manque de débat, notamment
ceux
qui sont venus comme moi à l'origine de l'UMP. Et je crois qu'aujourd'hui, malheureusement, il ne réussit pas à ouvrir le débat qui est nécessaire,
et
qui se replie sur lui-même, alors que s
'il
veut vraiment bâtir une alternative politique, il faudrait que ça se fasse dans la discussion et dans le débat.
Dernière question, Daniel Garrick, très rapidement. Il a essayé de vous retenir, Dominique de Villepin ? Il a essayé de vous convaincre de rester à ses côtés ? C'est important, un porte
-parole, on le sait combien ?
Il m'a téléphoné après que je lui ai envoyé cette lettre de démission, mais je veux dire, moi, je pense que s'il avait vraiment la volonté, et s'il a encore la volonté
qu'on puisse
reprendre, discuter ensemble, il faut vraiment qu'on se mette autour d'une table.
D'accord, donc vous ne fermez
pas
la porte définitivement
?
Je
ne ferme pas définitivement la porte, mais je pense qu'il faut vraiment qu
'il
se remette en question.
Merci beaucoup, Daniel Garrick, d'avoir répondu à nos questions en direct ce soir sur BFM TV. Marianne Monchamp, merci d'avoir patienté quelques instants. Je voudrais revenir sur le contenu du projet, s'il vous plaît, de Dominique de Villepin. Alors, on a parlé beaucoup de cette mesure citoyenne à 850 euros, avec un coût aussi important de 30 milliards d'euros par an, c'est ce qui fait beaucoup jaser. Très concrètement, vous le trouvez comment aujourd'hui ? Donc, vous avez dit qu'il s'éloignait des convictions gaullistes, ça veut dire quoi ? Qu'il est où aujourd'hui, Dominique de Villepin ? À gauche ? Au centre ? Plus
proche de Jean-Louis Borloo ?
Je ne souhaite pas vous polémiquer, si vous voulez, sur ces sujets. Dominique de Villepin est un ancien Premier ministre. D'une majorité dans laquelle nous nous situons tous les uns et les autres. Dans cette idée, cette belle idée d'ailleurs, d'une république des solidarités,
il a
une place extrêmement importante et il a une voix qui est entendue. Pour autant, dans la partie applicative de ce discours de politique générale qu'il a fait le choix de tenir aujourd'hui, il y a des événements qui décrochent à la fois avec les idées gaullistes et à la fois avec la situation de notre pays. Je n'y entends pas parler suffisamment de France. Et surtout, ce qui me frappe,
c
'est que dans une situation de tension de nos finances publiques, ces mesures semblent, pour une part, difficilement applicables. Ce que je retiens, c'est effectivement l'intérêt du constat qu'il dresse. Le fait que ce constat n'a de sens que dans notre famille majoritaire, que dans la majorité présidentielle, et plus que jamais, avec force et avec admiration pour l'homme d'État qu'est Dominique de Villepin, j'en appelle au rassemblement. Nous avons, dans cette famille majoritaire, derrière le président de la République, la nécessité de poursuivre les réformes engagées pour amener notre pays dans la situation d'être cette France forte qui est importante dans le monde d'aujourd'hui.
Nous venons de le voir sur la scène internationale. Pour moi, pour faire prospérer l'idée d'une République des solidarités, il n'y a pas d'autre chemin. C'est pour cela que, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, mais tant, joignant les actes, effectivement, à mes convictions, j'en appelle vraiment aujourd'hui aux contributions au débat, mais toujours et encore au rassemblement.
Alors,
vous appelez donc au rassemblement. Néanmoins, vous avez choisi, vous, votre camp, il y a quelques mois maintenant, depuis novembre. Vous avez intégré le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Est-ce que vous n'avez pas un peu le sentiment que Dominique de Villepin, en y allant, comme il ne
l
'a pas dit, mais en tout cas, il a présenté un projet assez touffu, assez concret aujourd'hui, plus de 30 pages, je crois, c'est quoi ? Il se lance par ambition personnelle, par conviction ou pour faire perdre Nicolas Sarkozy
?
Non, je pense encore une fois qu'il a, Dominique de Villepin, une vision très précise, très éclairée de la situation de la France et que sa voix compte. Mais encore une fois, elle ne compte que dans cette logique du rassemblement et dans l'esprit de la famille majoritaire, de la majorité présidentielle, dans laquelle il se situe nécessairement vouloir réduire des idées à une position dans un centre un peu improbable ou dans une compétition de pure forme ne serait pas à la hauteur de cette ambition d'une république des solidarités.
D'accord. Vous pensez qu'il peut aller jusqu'au jour ? Moi, personnellement, je
souscris au constat, pas aux propositions. Certaines d'entre elles ne correspondent pas, effectivement, notamment pour ce qui concerne l'action sociale, à ce que nous pouvons attendre aujourd'hui et à ce dont nos compatriotes ont besoin, notamment pour les mettre en mouvement, les aider à sortir de l'exclusion. Je le disais il y a un instant. J'appelle vraiment de mes voeux ce rassemblement pour que, dans la famille majoritaire, nous trouvions, effectivement, par une vision équilibrée, complète des choses, la possibilité de poursuivre des réformes engagées. Vous savez, aujourd'hui, nous avons réformé les retraites.
Demain, nous allons aborder ce difficile dossier qui est celui de la dépendance. Il faut vraiment que nous consacrions
toute notre énergie,
au-delà du constat et au-delà du débat d'idées, maintenant, à ce rassemblement tellement important pour nos
compatriotes.
Alors, très pratique, Marianne Monchamp, cette question. Vous avez travaillé aux côtés de Dominique de Villepin. Est-ce que vous pensez qu'il ira jusqu'au bout ? Est-ce que vous pensez qu'il aura les moyens de ses ambitions ? Est
-ce
qu'il aura les finances, l'indépendance, les signatures, les fameuses 500 signatures ? À l'UMP, on dit que non.
Je ne sais pas quels sont les moyens et dans quelles conditions cette question d'une éventuelle candidature peut se poser. Encore une fois, je ne peux que redire ce que je dis maintenant depuis des semaines. La place de Dominique de Villepin n'est pas ailleurs que dans la famille de la majorité présidentielle, avec toute sa place et sa pleine contribution.
Alors, si on parle de la famille présidentielle, donc très bien. Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, on en est où aujourd'hui
?
Est
-ce
qu'ils peuvent se réconcilier ?
Est
-ce que les relations sont apaisées ? On croit savoir qu'il y a quelques semaines, il lui aurait proposé, que Nicolas Sarkozy aurait proposé un ministère, peut-être le Quai d'Orsay à Dominique de Villepin. Ils peuvent se réconcilier, ces deux-là
?
Écoutez, moi, ce que je sais, c'est que quand la France s'est trouvée confrontée à une situation internationale sans précédent, avec des difficultés considérables, notamment face à ces mouvements et à ces révolutions des pays arabes du pourtour de la Méditerranée, le président de la République a fait le choix de consulter très largement l'ensemble des premiers ministres qui, autour de lui, ont apporté leur vision de la situation internationale. Dominique de Villepin,
par
deux fois, deux reprises, a apporté sa contribution. Il a fait part de son analyse. Je crois savoir que, notamment pour ce qui concerne la réunion du Conseil européen extraordinaire, il a été entendu par le président de la République. Je vois là des signes extrêmement constructifs et positifs qui montrent qu'effectivement, dans notre famille majoritaire, nous pouvons effectivement exprimer de temps en temps des nuances, des pensées différentes, mais qu'en tout état de cause, quand l'heure est difficile, quand
l'heure
est grave, la vertu du rassemblement
opère toujours et encore.
Merci beaucoup, Marianne Monchamp, d'avoir répondu ce soir en direct à nos questions. Vous êtes, je le rappelle, secrétaire d'État aux Solidarités depuis novembre 2010. Vous étiez porte-parole de République solidaire jusqu'alors, aux côtés de Dominique de Villepin. Merci de nous avoir répondu en direct. 19h24, restez avec nous sur BFM TV. Un nouveau journal complet avec Mathieu Coache dans un instant.
Et
puis le face-à-face du jour entre deux économistes, Bernard Maris versus Alain Cotta sur la réforme fiscale de l'exécutif ou encore les programmes pour 2012 en matière d'économie du FN et de République solidaire. de Villepin.
Marie-Anne Montchamp