J'ai sondé la "start-up nation" sur son bilan...
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 57 %Attaque 29 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:21OuverteRéponse partielle
Est-ce que l'écosystème tech est une histoire d'amour avec le président de la République ?
- 2:01RelanceRéponse directe
Si ce n'est pas une histoire d'amour, pourquoi selon vous ?
- 3:29OuverteRéponse directe
Il y a eu une lune de miel au départ, mais aujourd'hui ?
- 4:45OuverteRéponse directe
Vous étiez là en 2016, quelles étaient les questions posées à l'époque ?
- 7:32OuverteRéponse directe
Pourquoi les objectifs de licornes n'ont pas fonctionné ?
- 10:04OuverteRéponse directe
Quel rôle pour la commande publique dans la stratégie numérique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 49:45non_speechChiffre
« tu regardes que tu as 280 milliards ou 300 milliards de dollars de dépenses européennes sur les cloud américains par an. »
- 50:29non_speechFait
« Tout le monde est OK là-dessus. Pourtant, c'est très très lent. [grognement] Euh et ça bloque. »
- 51:05non_speechChiffre
« L'État français au sens large, c'est 1700 milliards d'euros. Euh la dépense sur le cloud, c'est 70 millions, tu vois. »
- 51:47non_speechFait
« il y a une responsabilité sociale aussi bien des gouvernements mais de toutes les boîtes du CAC 40 de dire "OK, c'est sûr j'ai une partie critique, je veux pas la bouger, c'est trop dangereux." »
- 52:25non_speechFait
« il faut utiliser de l'argent public pour développer pour aider des développants développement open source euh parce qu'en fait il y a un vrai sujet de euh qui qui est pas vraiment de la souveraineté mais qui est de l'autonomie numérique. »
- 55:14non_speechFait
« l'État c'était 1700 milliards et enfin tu vois on est les les les bisb n'ont pas de sens parce qu'il faut aller beaucoup plus loin en fait. »
- 55:58non_speechFait
« tu as qui fait data center, qui fait le cooling de data center, qui te fabrique les puces et cetera. »
- 56:32non_speechChiffre
« sur les briques logiciel, l'ordre de grandeur, si tu comptes vraiment large sur 5 ans, c'est 1 milliard pour chacune des briques. »
- 57:12non_speechFait
« l'État se dit "Oh là là, il y a un truc s'appelle l'open source, je vais acheter du Microsoft". »
- 58:24non_speechChiffre
« Louvoi le fameux Louvoi qui a coûté 200 millions 300 millions qui a été arrêté. Il y a pas longtemps, on a parlé quand même de sirène, hein, la même la même erreur 10 ans plus tard, exactement la même euh à l'éducation nationale. 300 millions d'euros minimum ont été dépensés pour rien. »
- 59:04non_speechChiffre
« avec 300 millions, moi je te l'aurais fait ta suite numérique. »
- 1:00:26non_speechFait
« Skalway on vous connaît, on vous a vu il y a 4 ans, bon bah vous étiez pas au niveau et maintenant vous arrivez, vous avez une offre. »
- 1:11:54Éric BeautorelFait
« il y a eu un certain nombre de choses sur la partie formation. Euh je pense qu'on appréhende mieux euh aujourd'hui ces sujets parce qu'on a fait des modifications euh au lycée, on apprend des choses qu'on apprenait pas il y a il y a 10 ans. »
- 1:14:07Éric BeautorelFait
« la réaction de tous les politiques hein de l'extrême droite à l'extrême gauche sur la la coupure de l'accès à au modèle Fable F de d'entropie qui sont modèle d'IA le plus avancé parce que l'administration de Donald Trump lui a demandé de ne pas donner accès à ce modèle aux étrangers y compris d'ailleurs aux étrangers aux États-Unis fait un truc improbable mais bref cette réaction là généralisée des politiques françaises ça vous a surpris ? »
- 1:15:24Éric BeautorelFait
« il a lancé pourquoi on a lancé France 2030 qu'on célèbre aussi de nouveau ici dans cette enceinte, c'était cette nécessité d'aller investir sur des sujets de d'innovation de rupture, les diptech, le quantique et cetera. »
- 1:16:03Éric BeautorelFait
« Peut-être je le porte de manière un peu différente de ceux qui par radicalité iraient jusqu'à dire que on serait mieux si on ne discutait plus ni avec les Chinois ni avec les Américains. »
- 1:16:38Éric BeautorelFait
« je mets au défi quiconque de penser que on sera plus résilient demain si nos data centers sont totalement étanches du reste du monde parce que demain il y aura bien un fou furieux qui cherchera à nous nuire et pas uniquement encore une fois avec des octé et et et probablement que là on aura intérêt à avoir un peu de backup à certains endroits du monde. »
- 1:20:11Jean CatanFait
« Le New Deal Mobile c'est quand même quelque chose de très audacieux pour le coup qui est innovant, qui est unique en son genre et qui a permis de finaliser la couverture du territoire en 4G. »
- 1:21:29Philippe NotChiffre
« On dépense 260 milliards en Europe par an sur les technologies sur des gars femmes, c'est 260 milliards et c'est 2 millions d'emplois. »
- 1:24:24Jean CatanFait
« Emmanuel Macron qui prend la parole dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne pour l'anniversaire de l'Arcep et qui invite cette autorité très cher à mon cœur à voilà être audacieuse »
- 1:25:50Jean CatanFait
« c'est l'ARCEP qui met le sujet euh du contrôle des OS sur les App Stores et sur les applications qu'on installe sur la table dès 2016. »
- 1:26:30Jean CatanFait
« il y a un moment où on se croise à South by South West en mars 2019. On est dans deux salles différentes. Sébastien Soriano intervient dans une, Margaret Vestager intervient dans l'autre. »
- 1:28:26Jean CatanFait
« il y a toutes les initiatives qui ont été portées dès le mandat Hollande avant qui ont fait la Frenchstech et compagnie. »
- 1:29:06Jean CatanFait
« première fois non ben c'était le gouvernement numérique de l'époque dison donc on pourra faire le calendrier mais où dès on me parle de régulation systémique inspirée du secteur bancaire et bah c'est ce qui s'est passé en réalité sur le DSA »
- 1:30:33Jean CatanFait
« on a voulu avancer donc c'est dire aussi on a fait des concessions et j'utilise le on là-dedans. Euh c'est de dire bah on n pas assez porté attention au modèle économique. »
- 1:33:58Jean CatanFait
« on veut tant de licorne, on veut tant d'investissement, c'était vraiment des marqueurs importants ça. »
- 1:34:42Jean CatanFait
« il y a eu une marge d'action pour l'autorité publique dans le développement de logiciel alternatif. La suite numérique que tout le monde doit évoquer à ton micro aussi est un très bon exemple de cette capacité des agents publics à faire, à innover dans des start-ups d'État »
- 1:35:21Jean CatanFait
« L'Élysée lui-même était contre ça. L'Élysée avait promu Olvid. Nous on était sur Chap depuis 2010. »
- 1:38:42Fait
« Est-ce qu'on n'est pas un peu hors sol euh du côté des décideurs publics sur cette question de l'intelligence artificielle ? »
- 1:40:03Fait
« C'est aujourd'hui une mission installée au ministère de l'économie. C'est quand même quelque chose c'est je crois unique en son genre. »
- 1:41:22Chiffre
« On est le seul pays au monde. Le seul pays au monde. Alors l'arcep me dit non non, il y a un autre pays généralement mais c'est voilà, j'oublie à chaque fois lequel et c'est plus nouveau qui a la capacité de collecter des données environnementales aux acteurs du numérique. »
- 1:42:01Fait
« Du rond-point des gilets jaunes au data center, il y a vraiment juste une rue à traverser généralement et géographiquement. »
- 1:47:23Fait
« Scaleway Dorenavant héberge les données de santé des Français, les données HDS et puis vous venez de gagner la migration vers DGSI. »
- 1:48:59Fait
« Quand on parle de compétition géopolitique quand on parle d'instrumentalisation des dépendances par la Chine ou les États-Unis fondamentalement on parle de tech. »
- 1:53:13Fait
« À ce jour, j'ai pas eu entre les mains une étude scientifique qui prouve que l'IA va remplacer l'humain où on va perdre des emplois. »
- 1:53:50Fait
« La responsabilité, elle est globale en fait, elle est gouvernementale bien entendu, mais elle est aussi des chefs d'entreprise, les centres de recherche, les centres de formation, les écoles d'ingénieurs, de techniciens. »
- 1:54:33Fait
« On ne pourra pas être souverain, on ne pourra pas protéger notre autonomie stratégique dans même dans le secteur de l'intelligence artificielle si elle n'est pas sécurisée. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Madame la ministre, c'est 10 ans de vivate, 10 ans aussi de politique publique du numérique porté par Emmanuel Macron. Qu'est-ce que vous retenez de ces 10 années ? Moi, je trouve que déjà euh ce que je vois ici aujourd'hui, l'ambiance en fait, c'est un anniversaire déjà. Donc, je vois beaucoup de sourire, beaucoup d'énergie. J'ai beaucoup échangé avec Carston Viberger, mon homologue allemand puisque l'Allemagne est pays d'honneur de cette 10e édition. C'est qu'ici nous sommes en fait euh dans le plus grand salon européen de la tech. Ça se voit, ça s'entend. Ça bouillonne.
[musique]
Bienvenue dans politique numérique alias Poline. Je suis Delphine Sabatier, observatrice depuis de longues années aux avant-postes de l'innovation dans des médias spécialisés et donc j'ai décidé de lancer la première émission politique sur le numérique parce que derrière chaque choix d'un décideur public, d'un élu, d'un conseiller de contraindre ou de porter une technologie bastessine un projet de société, mais c'eston bien ce qu'il se passe dans la techniquoi, pourquoi et avec quelles conséquences ? Alors cet épisode est tourné à Vivateek, épicente de la startup nation rêvé par Emmanuel Macron qui vient faire ici le show pour la dernière fois en tant que président de la République.
Cette année, c'est donc les 10 ans de Vivateek et autant d'années finalement de politique d'Emmanuel Macron sur le numérique. Mais avec quel bilan c'est ce qu'on va voir et puis quel héritage pour 2027. En studio avec moi, madame Catherine Morin de Saill, sénatrice de la scène maritime. Bonjour. Bonjour. Membre du groupe Union centrist et à côté de vous, monsieur Philippe Platon. Bonjour Philippe. Député de la première circonscription de Vendé, membre du groupe les démocrates. J'ai envie déjà poser une première question. Si selon vous l'écosystème tech, c'est vrai qu'applaudit beaucoup Emmanuel Macron ici à Vivatech depuis ces 10 dernières années.
Est-ce qu'il vous semble pour autant que c'est une histoire d'amour avec le président de la République ? Moi, j'en suis pas si sûre, mais ça m'intéresse d'avoir votre point de vue là-dessus. Vous avez dit Vivateek, c'est le salon de la startup nation. Ouais. Moi, je voudrais dire que si c'est pas tant que ça une histoire d'amour, c'est parce que ça n'a pas su être le salon de la l'infrastructure nation. C'est-à-dire que le slogan a toujours été pour Emmanuel Macron, la startup nation, la French. Or, on s'est pas posé les bonnes questions depuis 10 ans pour moi au niveau politique hein de ce gouvernement.
Mais je pourrais dire la même chose en fait de l'Union européenne dont dépend la régulation de cette nouvelle société de de l'information et du marché numérique. En réalité, quel est le phénomène en présence ? On bascule dans un monde avec ces nouvelles technologies jusqu'à l'IA dont on va beaucoup parler ces jours-ci à Vivateek. En réalité, tout est question d'infrastructure comme si l'intelligence artificielle, bah c'était le nouveau carburant de nos économie, de nos démocraties, de nos sociétés. Et donc se poser la question de qui va dominer ces infrastructures, c'est aussi dominer l'économie dans le monde.
Et on voit bien aujourd'hui que c'est un enjeu géopolitique, c'est un enjeu éminemment stratégique. La startup des jeunes d'Emmanuel Macmont, c'est bien mais c'est largement insuffisant. Ouais, c'est c'estàdire que il y a la question des infrastructures, il y a la question du logiciel, il y a la question du matériel. Là-dessus, on pour l'instant on rame on rame derrière les puissances euh numériques. Dans votre question, c'était est-ce que est-ce que c'était une histoire d'amour ? Est-ce que c'est toujours une histoire d'amour ? Il y a eu euh une lune de miel au départ parce que effectivement c'est un vrai succès viac.
Ça permet de mettre la tech française au centre du monde pendant quelques temps et donc ça a donné un éclairage à des entreprises en création françaises pendant relativement longtemps avec une politique économique accommodante. En plus, on a vu depuis quelques années que cette politique accommodante mais ça a pas plu à tout le monde quand même y compris au sein de l'écosystème politiquement.
Il y a il y a des choses qui et au sein de l'écosystème, il y a eu quelques quelques réticences qui se font de plus en plus jour depuis quelques temps que la politique est moins accommodante au niveau de l'État parce que il y a pas les financements et qu'il y a plus la capacité budgétaire pour et puis parce que euh mettre le le visuel, le la lumière sur un écosystème, c'est pas suffisant. et on se rend compte aujourd'hui que il fallait derrière aussi un modèle économique. On a quand même des start-ups qui ont péricité ou sont en grande difficulté et donc on a une sorte de d'inquiétude de la part de l'écosystème sur l'avenir.
Et effectivement comme comme l'a dit Catherine, c'est pas suffisant simplement de pointer des jeunes pouss aller chercher aussi des infrastructures. Ce qui avait été un peu oublié il y a 10 ans. C'est que le cloud à l'époque, souvenez-vous, c'était Cédric qui nous disait que le cloud s'était perdu et que on avait plus besoin d'y aller. On était plusieurs à dire que c'était pas une bonne idée et ben ça revient là aujourd'hui et on le voit avec tout ce qui se passe sur l'IA avec la volonté de créer des clouds, créer des data center, créer la puissance de calcul. Alors vous étiez là en 2016 tous les deux pour le premier. Oui j'étais déjà élu.
J'étais déjà élu, j'étais sénatrice et d'ailleurs je tiens à le dire c'est vous étiez surc. Oui, c'est précisément le moment où je publie un second rapport qui s'interroge sur comment l'Europe peut participer à la gouvernance mondiale de l'internet. On est en plein dans le sujet aujourd'hui. C'est vrai. Euh quelle politique industrielle elle doit mener ? la question qu'il aurait fallu se poser dans le cadre de cet objectif de souveraineté numérique dont on a plein la bouche aujourd'hui mais à l'époque faut se souvenir que ça allait brider l'innovation ça allait brider le développement du marché numérique. Or aujourd'hui on s'aperçoit de de quoi ? que c'est la vraie question à se poser.
La géopolitique nous a appris ces derniers temps queon n'est plus dans le monde des bisouours, hein. C'est vraiment l'internet, c'est vraiment un terrain d'affrontement mondial pour la domination du monde. Et donc, il faut se poser la question aussi de notre dépendance technologique devenue dangereuse. L'affaire entropique de ces derniers jours l'a complètement démonté.
Donc on se posait la question donc nous en tout cas au Sénat en 2016 donc il y a 10 ans date d'anniversaire de Vivateek et et je voudrais insister sur le fait que bah voilà c'estes 10 années qui ont été quelque peu perdu alors on rattrape aujourd'hui il y a des nouvelles décisions qui sont brises par le gouvernement au niveau européen on a enfin dessillé les yeux mais ce qu'il faut aujourd'hui parce que c'est soit le sursaut soit l'agonie c'est pas plus compliqué que ça d'ailleurs le rapport dragiy vous donne un certain nombre de leçons à cet égard Si l'Europe ne se ressaisit pas, on peut reprendre en main ce destin numérique, c'est l'agonie.
D'abord, nos meilleurs amis ou nos meilleurs et cherchent bien le désintégration de l'Europe. On le voit aujourd'hui, et que nos dépendances technologiques, elles ne seront pas résolues du jour au lendemain, mais il faut commencer à constituer des briques de de de souveraineté et c'est une politique globale et offensive qui convenait à l'époque de mettre en en œuvre. Voilà. Et donc c'est maintenant ou jamais. C'est maintenant ou jamais il suffit pas faire que les déclarations, je vais mettre tant d'argent dans l'IA et cetera. Il faut un plan de bataille parce que en 2016, j'ai regardé un peu parce que on oublie en fait ça passe super vite.
Les sujets qu'on traitait, c'était la réalité virtuelle et puis on était super content d'utiliser les outils des big tech américaines. C'était au contraire. On était même heureux d'accueillir Marc Zuckerberg. Emmanuel Macron était à l'époque ministre de l'économie, il avait déjà fait le déplacement. C'est vraiment son 10e vivatech. et et l'objectif ensuite en tant que président c'était d'avoir des licornes. Oui. Pourquoi ça marche pas en fait de succès ce genre d'objectif ? Parce que justement, je pense qu'on s'est trempé, on s'est trempé d'objectifs. D'abord, il y a eu une question de comment est-ce qu'on met en lumière la techque française ?
Donc il y a eu la question de on fait venir des Américains, on va montrer ce qu'on sait faire avec des jeunes pouss et ensuite on va montrer que ces jeunes pousces, elles peuvent devenir des licornes un peu comme les États-Unis. Et donc on a fait une politique de décomte des licornes. C'est qu'il y avait un objectif comme les entreprises, je veux tant de licorne à la fin de l'année. Sauf que à contrario de ce qu'on fait les Américains ou ce qu'on fait les Australiens, on a eu des licornes qui étaient des licornes euh myc, c'est-à-dire on prenait de la tech américaine, on la transformait marketing pour correspondre à un besoin pensé pour les les consommateurs.
et on s'est rendu compte que ce modèle-là n'avait pas forcément de de d'avenir parce que d'abord la rémunération euh faire payer le consommateur, c'est toujours un peu compliqué et en plus il y avait pas de révolution technique et donc en fait euh elle ne draînait pas d'argent. C'était le fameux la fameuse théorie du russellement. Il y a pas tant de russellement que ça sur d'autres start-ups qui avaient des technologies et qui voulaient développer les technologies. Et donc on a abandonné l'infrastructure pour faire du marketing. Et c'est pour ça que la plupart des licornes d' 10 ans qui étaient des des pousses en train de devenir des licornes à centre d'entre elles ne sont plus là. Ouais.
Elles étaient très marquées sur des des segments très particuliers de de besoins marketing. Je pense par exemple à une société connu qui était là il y a il y a 10 ans qui voulait faire les cartes Panini dématérialisé de l'avenir. On en a même fait un bout de loi entier pour ça c'est la la mode des NFT. C'est ça. Ouais. C'est pour pas la nommer parce qu'on voilà. Et et ben cette boîel là, elle est en grande difficulté parce qu'elle n'a pas trouvé ce son ses consommateurs et son et public qu'on a besoin.
En contrepartie, on a lâché les infrastructures comme l'a dit Catherine, on a lâché le cloud, on a lâché un de choses qui aujourd'hui sont nécessaires et donc on a perdu du temps et en fait on n pas eu de politique industrielle, on a une politique d'entreprise. Et pourtant pourtant vous êtes là vous vous êtes sur ces sujets depuis plus de 10 ans, vous travaillez sérieusement sur ces sujets. Il y a des conseillersà ils n'écoutent pas au niveau décisionnaires de au niveau des gouvernements. On n'écoute pas dire on a été vraiment dans la mondialisation heureuse voilà en pensant que les Américains étaient nos nos alliés et que c'était très bien de finalement leur confier voilà nos données.
Leur a confié nos données. Bon alors ce que je veux dire pour rebondir sur ce que dit très justement Philippe c'est que comme il y a pas eu d'énonciation d'une stratégie d'une doctrine de stratégie globale et offensive a sorti d'une personne qui au cœur du gouvernement aurait été un chief technical officer un peu à l'américaine qu' aurait conçu la politique dans son ensemble. Prenons le cas de la commande publique. La commande publique aurait dû servir comme ça a été le cas aux États-Unis en Chine à prioritairement est orienté.
Ça devait être un des critères de choix aussi des entreprises qui répondent aux appels d'or aurait dû faire partie d'une stratégie pour confier des marchés à nos propres entreprises qui en auraient profité justement pour se développer, pour grandir, se nourrir des nouvelles applications et cetera au fur et à mesure. On a fait le contraire, on a intégré dans une forme d'autodigrement permanent que on ne savait pas faire. En 2016 quand on interroge le ministre à l'époque de du numérique Cédrico, pourquoi il a fait appel à Microsoft sans appel d' confié le datab la plateforme des no de santé à Microsoft ? La seule réponse est personne ne sait faire en France ou en Europe.
Ce qui n'était pas tout à fait exact. Donc on voit bien que au niveau stratégique au niveau conceptualisation d'une doctrine on n' pas été au rendez-vous. Chacun a fait ce qu'il voulait dans son coin, confier ses marchés de données euh voilà aux entreprises américaines parce qu'elles savaient mieux faire et pendant ce temps-là et nos entreprises on les a pas aidé à grandir en réalité. Et qu'est-ce qu'on a bien fait ?
Parce que là moi même si je regarde la manière dont ce sujet du numérique a été traité sur ces 10 dernières années au niveau gouvernemental, plus ça va, moins les responsables au sein du gouvernement sur ces sujets du numérique avaient de responsabilité hein parce qu'on a commencé avec un ministre des enfin secrétaire d'état. OK. Ensuite ministre délégué et puis ensuite on est on est sorti de Berily. Là on rentre dans Beril mais un peu par la petite porte.
On a l'impression pourtant là avec l'affaire d'entropique qui coupe l'accès à Fabac à son son modèle le plus avancé dans ce coup on entend toutes les voix politiques nous dire oh là là attention c'est pas normal il faut qu'on prenne la main sur intelligence artificielle de mais de tous les partis de tous les extrêmes même toute la palette politique se mobilise sur ce sujet mais on n pas l'impression que ce soit vraiment encore pris au sérieux dans les politiques au gouvernement au sein de l'exécutif il y a il y a deux choses la première c'est que je pense qu'on on a raté la transformation numérique de l'État et on le voit d'ailleurs en ce moment avec les fuites de données qu'on a de partout, c'est que on a raté cette transformation numérique.
On n pas été en capacité de monter techniquement les niveaux de l'État. Or, on a besoin de numérisation, c'est pas beau comme terme, mais on a besoin d'un état beaucoup plus numérique parce que on n pas la capacité de de fonctionner. On a transformé les services publics. Oui, mais mal. On n pas mis d'authentification multifacteur partout. On est encore sur des vieux systèmes parfois qu'on a connecté un peu n'importe comment sans se poser de questions et donc on n pas cette cartographie complète et on n pas eu un ministre chargé la transformation numérique de l'État à 100 %. Le ministre délégué il avait plein de casquettes en même temps.
Il s'occupait un peu de cyber un peu et surtout des réseaux sociaux et des mineurs sur les réseaux sociaux. Il s'occupait d'un tout petit peu de la promotion de la tech un tout petit peu d'IA mais en fait un tout petit peu de tout ne fait pas une une globalité. Donc en fait, on a on a perdu on a perdu cette capacité à voir de façon globale une stratégie numérique de l'État pour l'État mais aussi pour le le pays.
Et en plus, on a délégué à l'Europe beaucoup de choses et donc le ministre délégué au numérique, il est systématiquement à Bruxelles pour défendre la position singulière de la France vis-à-vis de l'Union européenne pour des textes qu'on avait nous-même initié, je pense au DSA, au DMA en particulier. Voilà, aujourd'hui l'Union européenne alors qu'on est poussé pour avoir Nice 2, Dora, recilience cyber, on n pas transposé, on est en retard et on va se faire rattraper par la patrouille puisque la Commission européenne nous envoie devant la CJI.
Voilà, on a perdu du temps et on a dû s'expliquer en Europe avec une perte de confiance de l'Union européenne vis-à-vis de la France sur la partie numérique. Il y a il y a vraiment quelques quelques batailles qu'on a raté. Et l'identité numérique est une de celles qu'on a gagné parce qu'on était très présent mais pour le reste on est passé un peu en retrait. Thierry Breton a fait plus pour le numérique que Emmanuel Macron en France. En tout cas, il a été vu aux États-Unis comme étant celui qui incarnait le numérique européen. Ouais.
Maintenant, je voudrais dire que c'est ce que dit la journaliste philippino-américaine qui a gagné le prix Nobel de la la paix qui disait "On a gagné la course des tortues en légiférant enfin, en régulant enfin l'espace informationnel, l'espace du numérique." Mais c'est déjà mieux que rien parce que on commence à être un peu un étalon d'or mondial à sorti en plus du RGPD. Ce sont des références importantes comme le règlement sur l'intelligence artificielle. Faut faut s'y tenir parce que c'est ce qui permet aussi de mettre un peu de condition loyal dans un marché sinon qui continue à être très largement dominé par les extrats européens. Mais ça ne suffit pas.
Il faut une politique industrielle extrêmement puissante. Encore une fois, c'est le surs ou l'agonie. Donc ça veut dire que ce que dit Philippe aussi c'est que au niveau européen, on n' pas su non plus développer des stratégies, ça c'est sûr. Même défaut que dans au niveau de de nos euh gouvernements successifs, on n' pas mesuré la puissance transformatrice de ces nouvelles technologies avec un phénomène euh d'accélération, le défi des États-nations, les menaces faites à nos démocraties et à nos systèmes politiques en tout cas occidentaux.
Et euh c'est un peu tard que l'on voit les choses parce qu'il a fallu les événements comme le Covid, la guerre en Ukraine, l'élection de Donald Trump pour mesurer en en réalité quel était l'enjeu maintenant sérieusement à à prendre en compte et il faut se mettre en ordre de marche et de bataille, y compris au niveau européen, hein, parce que c'est à ce niveau-là qu'on va pouvoir peser une masse critique suffisante d'abord pour développer les marchés pour nos entreprises, mais aussi pour bah construire ce qui est l'Europe de la défense tout simplement.
Mais peut-être qu'on narrive pas à convaincre au niveau européen parce qu'on prend pas le sujet par le bon bout parce que de de mettre énormément de contraintes, d'interdiction. Moi ce que j'entends aujourd'hui par exemple sur les réseaux sociaux, la protection mineure, c'est pas tellement en phase d'ailleurs avec vos recommandations Catherine Morin de Ça y est, c'est vraiment tout interdire, on doit bannir, on doit c'est c'est pas la c'est enfin c'est normal si la France n'est pas tout à fait écoutée parce qu'en Europe, on a une vision peut-être un peu moins législative, peut-être un peu moins contraignante pour le numérique. Non, je pense qu'il faut de la régulation d'ailleurs.
peut pas y avoir d'innovation sans régulation. D'accord ? Maintenant, la régulation c'est pas forcément tout interdire, c'est ça ? D'accord. C'est peut-être autoriser à bon. C'est à sortir ses autorisations ou ses interdictions, bah d'une stratégie et d'une vision. Prenons le cas des réseaux sociaux que vous évoquez, moi je pense pas que ça soit une bonne solution de tout interdire aux jeunes et d'un coup d'un seul tout autoriser. C'est plutôt d'avoir les acculturé dans le monde dans lequel ils sont de toute façon.
En revanche, ce qu'il faut certainement interdire avec force parce que finalement ça concerne toute notre société, c'est des modèles algorithmiques extrêmement toxique et dangereux et on les connaît tous. Ce sont les fameux réseaux sociaux depuis TikTok, Instagram, méta et cetera qui ont des stratégies sont d'ailleurs connues depuis que Francis est venu lancer l'alerte à Bruxelles il y a quand même maintenant 4 ans. Dire ils prévigiront toujours le profit à la sécurité.
Donc c'est se dire et pour nous-même aussi nous adultes, c'est se dire queil y a euh un principe de safety by design qu'il faudrait instaurer quoi qu'il arrive au niveau européen, pousser beaucoup plus loin le DSA qu'il n aujourd'hui. Mais ça on responsabiliser définitivement les plateformes Infa, c'est ça c'est pour protéger la société et lui donner les les les moyens de son développement. C'est pas forcément tout interdire, c'est ne pas autoriser ce qui est toxique et dangereux pour notre société. Mais mais les nouvelles technologies nécessitent pour pour compléter nécessitent de penser la régulation et penser le droit différemment.
On ne peut pas régler des problèmes de nouvelles technologies qu'on a aujourd'hui avec du droit et une façon de réfléchir ancienne. Par exemple, la question du contrôle de l'âge. C'est très bien de mettre du contrôle, mais il faut aussi se dire que un VPN existe et que ça permet de le contourner. Comment est-ce que j'arrive à l'intégrer ? Comment est-ce que j'arrive à avoir la capacité à contrôler un algorithme qui va changer de façon drastique de jour après jour au fur et à mesure des mise à jour ?
Ça nécessite de penser le droit non pas comme un droit codifié mais comme un droit souple avec des valeurs, avec des autorités administratives indépendantes ou avec des juges qui mais pour ça il faut qu'il y ait une question démocratique derrière. Il faut qu'on arrive à à mettre de la démocratie dans les autorités administratives indépendantes parce que c'est elle qui pourrai prendre des décisions d'interdiction ou pas. On le voit avec le débat qu'il y a sur les réseaux sociaux avec l'ARCOM en ce moment et avec ces news. Et donc ça nécessite de penser autrement le droit. Or, on a fonctionné pendant 10 ans quasiment à droit constant. Oui.
Et en plus on a délégué à Bruxelles de choses en oubliant qu'il y avait un principe de primuté du droit européen sur le droit national. Et on a fait des allers-retours par exemple sur SEN en permanence pour savoir si ce qu'on mettait dans la loi Sen en France était compatible avec le droit européens. et les ministres successifs nous ont dit oui oui et à chaque fois la commission vous dit bah non ça marche pas comme ça ou donc cette itération elle est mortifère parce qu'on a perdu du temps, on n pas avancé et on a raté d'autres sujets.
Je reviens sur la cybersécurité on a raté la cybersécurité et pourtant on avait une bonne intuition au départ on a raté le développement de la gestion par exemple on a eu l'idée de vigilum en France c'est une très bonne idée mais on a raté la promotion de Viginum à l'extérieur de la France en Europe. On aurait dû être moteur sur le sujet parce qu'on était en itération sur les réseaux sociaux sur l'interdiction du porno pour les mineurs sur internet et ben on a raté un de de sujets. C'est ça aussi le bilan des des disants. Il y a des vrais succès vigil en est un mais il ne devrait être pas que franco-français.
Or on est resté encore une fois français français sur sur cette question effectivement du droit et de l'interdiction. Il y a une vision française qui vous semble différente de la vision américaine et il y a des choses qu'on devrait changer nous en France. Très clair très clairement la vision de la liberté d'expression est pas du tout la même entre la France et les États-Unis. Entre l'Europe et les États-Unis, c'est que c'est même pas simplement la France, c'est l'Europe en général. Euh oui, on a une façon, on va devoir changer les choses.
C'est pas qu'il faut qu'on change nos valeurs, c'est qu'il faut qu'on change la capacité que nous avons à nous opposer à des choses qui ne sont pas conformes à nos valeurs. Ça veut dire qu'il faut qu'on se réinvente. C'est là encore, je le redis sur sur la question de de l'équité en politique. L'Arcom, la vraie question qui est posée sur les réseaux sociaux, c'est l'ARCOM est-elle légitime pour faire ça ? Ouais. Et en fait, aux yeux de nos concitoyens, pas vraiment. Est-ce qu'un juge serait plus légitime dans le contexte actuel ? Je suis pas sûr plus. Et donc, il va falloir qu'on pense différemment la régulation.
Et cette régulation, si elle est confiée uniquement à l'Europe, là aussi, il y aura un problème de légitimité européenne parce que la Commission est très critiquée sur sa capacité à écouter et le Parlement européen et les nations qui composent le Ça voudrait dire quoi ? Il faudrait aussi revoir la façon dont on fait de la politique, les la représentation nationale. Oui, il faut qu'on change la façon de faire la loi, faut qu'on change la façon de réguler et donc ça forcément ça veut dire qu'il faut qu'on change le processus démocratique. Ça veut pas dire qu'il faut tout jeter simplement adapter. Moi, je suis pas forcément du même avis qu'il faut changer notre façon de de réguler.
Ce qu'il faut peut-être poser comme cadre clair, c'est de quel de qui dépend cette compétence en réalité et revendiquer qu'elle soit davantage partagée entre l'Union européenne et qu'on respecte le principe de subsidiarité et les pays. La régulation, l'application de la régulation, de toute façon, elle est partagée entre la Commission européenne et nos autorités de régulation. On a cité la corordne donc c'était aussi l'accil qui va avoir son rôle à jouer dans le cadre de la régulation de l'intelligence artificielle. Je crois que le vrai sujet c'est il y a la régulation mais ça ne suffit pas. Tant qu'on n pas une politique industrielle.
Moi je mortelle je m'époumonne à dire ça depuis des années euh qui est conforme à ce que l'on veut mettre en place comme modèle de société. Si on continue à dépendre toujours de technologie extraeuropéennes où les modèles nous les jugeons dangereux, alors on peut toujours réguler, on sera toujours sur la défensive dans une stratégie de régulation. Il faut passer maintenant à l'offensive sweep. C'est ça le sujet, c'est qu'est-ce qu'on mène ? C'est un triptique, c'est la régulation, la politique industrielle et la formation et la formation. Je pense que nous sommes tous, tous les concitoyens ne sont pas assez cyber informés et cyberformés.
Ça c'est aussi un combat qu'on doit qu'on a mené ensemble avec exiger que la montée en compétence de numérique de tous soit grande cause nationale parce que aujourd'hui on voit bien que des gestes simples déjà de la vie dans au sein d'une entreprise sont pas forcément toujours au rendez-vous et peuvent commettre bah les réparable que sont les cyberattaques. C'est pas forcément toujours des attaques venues de l'extérieur, c'est les faiblesses aussi qu'on enjre nous-même. Mais comment on se prémunit aussi par rapport à tout ça ? être formé cyber informé c'est être aussi cyber résilient et je pense qu'on a un vrai sujet au cœur de nos administrations, au cœur de nos collectivités.
On l'a redit lors du débat la faveur de la transposition de la directive 19. Vous savez cette directive qui va fixer bah le cas d'harmonisé qu'on attend justement qu'on attend qu'on réclate l'un et l'autre depuis des semaines voir des mois.
Enfin, on a il doit y avoir un NIS de B qui est déjà en cours de préparation il faut perdre c'est dire que le retard c'est ça c'est là c'est là où on a une difficulté c'est que c'est ça le problème des 10 ans, c'est que nous avions des bonnes intuitions et parce que nous avons focalis nous avons été focalisés sur un nombre de sujets mais pas forcément les bons, on a perdu du temps sur les sujets de fond sur Nice 2 on n pas transposé aujourd'hui on n'est pas en capacité de peser dans la négociation de Nice 3 qui est la suite de Nice 2.
Ouais, mais on transpose pas pourquoi à cause de l'histoire du chiffrement parce queil y a Ouais, clairement clairement c'est c'est l'article 16Bis qui pose problème. C'est le le rapport de qui avait été confié à à Florian Boudier sur le chiffrement n'est pas sorti parce que il arrive pas objectivement à trouver une solution de compromis parce que finalement c'est une parce que c'est assez binaire, c'est oui ou c'est non. Et donc en fait la position de compromis quand c'est oui ou c'est non bah on l'a pas.
Et donc comme il arrive pas à remettre une position de compromis, il a reporté la remise du rapport et donc on reporte le texte de de résilience en septembre avec un vrai problème, c'est que comme c'est une commission spéciale au Sénat et à l'Assemblée et que le Sénat est en renouvellement en septembre, si l'assemblée l'adopte, il va falloir qu'on recompose une commission au Sénat, qu'on fasse une commission mixte paritaire avec des sénateurs qui peut-être ne seront pas les mêmes que ceux qui ont voté au départ. Ça ça montre une façon de fonctionner qui n'est pas normale. C'est un dysfonctionnement mais sauf que c'est assumé et volontaire. Enfin faut faut qu'on dise les choses.
Le gouvernement avait la possibilité de poser le texte dans le la session extraordinaire de juillet même avant. Il y a d'autres textes qui ont été qui ont été poussés devant parce que c peut-être plus politique plus consensuel. C'est vrai que l'Assemblée nationale, c'est pas le cas du Sénat mais l'Assemblée nationale c'est une cour de récrée dans lequelle chaque fois qu'on met un sujet un peu inflammable ça c'est il y a un incendie complet. Gros avantage, mais c'est un avantage ou un inconvénient, c'est que résilience était pas politiquement inflammable. Ça n'intéresse quasiment personne dans l'hémicycle à part les 15 ou 20 d'entre nous qui étions en commission spéciale.
Voilà, c'est c'est le on le voit bien l'interview de enfin l'audition de d'Arthur M dans la condition spéciale, on était quatre, ça a fait beaucoup jaser et pourtant c'est vraiment l'avenir et ça donne une image déplorable. C'est quoi ? Est-ce que c'est un sujet technique donc finalement c'est compliqué, il faut sérasser. Il y a une double difficulté mais finalement ça ne pas. Ouais, c'est et c'est pour ça aussi que c'est parfois difficilement appréhendable par nos propres concitoyens. C'est qu'il y a une double difficulté avant la définité technique. Faut c'est un monde quand même en soi. Ouais. Euh faut pouvoir s'ymerger.
Pour ma part, je suis pas du tout mathématicienne ou informaticienne. C'est un effort intellectuel et en plus c'est conjugué à la complexité du droit européen euh voilà euh articulé avec le droit des États membres. Donc c'est pas facile. Euh comment vous vous comment vous formez justement ? comment vous vous allez chercher l'information pour réussir justement à faire émerger des propositions qui sont quand même en en mettant les mains dedans, en lisant, en posant des questions, en s'intéressant, en allant sur les salons pas simplement pour faire une photo devant le panneau bibliothèque et on enlève voir des boîtes ou leur dire c'est quoi aujourd'hui l'avenir chez vous ?
Vous réfléchissez à quoi ? C'est quoi les nouvelles technologies ? Comment est-ce que vous y pensez ? Et puis c'est du droit. Nous avons surtout des outils de travail extrêmement importants dans nos assemblées, hein. Nous avons des missions d'information, des commissions d'enquête que nous euh activons euh avec des administrateurs de très grande qualité qui nous accompagnent dans des auditions. Micueuleusement, nous auditionnons toutes les parties prenantes, tous ceux qui peuvent nous éclairer parce que nous on dispose pas d'expertise a priori donc nous enrichissons de et nous faisons la synthèse de tout ce que nous entendons.
C'est comme ça que nous pouvons produire nos rapports, nos propositions et en savoir un peu plus. et et tenter voilà d'apporter notre contribution au débat public. C'est très important et c'est une vraie compliqué le ce que vous faites parce que quand quand vous venez par exemple des commissions d'enquête, je pense à celle où je pense aux travaux là sur l'IA et le droit d'auteur, on se dit bon bah finalement il y a plutôt un accord pour dire que par défaut on pourrait s'entendre en fait il y a une présemption de contrefaçon comme ça si moi j'estime que mon œuvre a été pillée bah mes démarches seront plus simples.
Sauf qu'en fait, on se rend compte que ça satisfait pas du tout enfin on se rend compte que ce ne va pas être applicable. Comment est-ce qu'on en arrive finalement à sortir des textes, des propositions qui ne seront pas applicables ? La vraie difficulté alors pour revenir sur une partie de la question, mais ça va faire le lien avec ce que vous avez dit, notre vraie difficulté, c'est qu'il faut aussi qu'on aille sur le terrain et on peut pas être quand on fait ce genre de choses, on peut pas simplement être dans notre circonscription ou dans notre département.
Ça nécessite d'aller voir un peu plus largement l'ensemble du territoire et même à Bruxelles ou même dans mes pays voisins pour comprendre ce qui se passe. Et ça ça nous a un peu reproché en tant que personnage politique, ben oui, vous êtes pas sur le terrain en train de de demander en vendez ce qui se passe exactement et comment ça doit fonctionner. Oui, mais on essaie de travailler un peu différemment. Euh et c'est et c'est et c'est justement ça qu'il faut qu'on arrive aussi à souffler, c'est que on travaille peut-être trop en vaste clos au sein de nos assemblées.
On va pas assez voir ce qui se passe vraiment sur le terrain pour voir concrètement comment est-ce que ça peut se matérialiser parce que parfois on a des réponses d'administration et je peux je peux les comprendre qui pensent que c'est comme ça que ça va s'appliquer parce qu'ils l'ont pensé comme ça. Sauf que quand on pose la question aux organisations patronales, aux gens sur les territoires, on leur dire on le décline comment ?
et nous dis c'est pas décrinable en l'état, il va falloir beaucoup d'autres étapes et puis en pratique ça peut pas fonctionner comme ça parce que il y a des nouveaux outils qui sont en train d'arriver qui font que nous ne savons pas si effectivement il y a une présomption qui doit être prise parce que le petit bout de l'œuvre qui est dedans c'est peut-être un reste de modèle d'entraînement ou c'est peut-être simplement quelqu'un qui avait mis une question avant vous sur dans le modèle et donc la vraie question c'est comment est-ce qu'on arrive à à les stampiller comme étant de la contrefaçon pour répondre à votre question et ça aujourd'hui l'idée de mettre une présomption de contrefaçon Pourquoi pas ?
Mais en déclinaison technique, comment est-ce qu'on fait ? Et ça aujourd'hui, c'est en allant à Vivatex, en voyant les entreprises coller quoi l'application de la loi, c'est pour ça qu' faudrait davantage privilégier l'expérimentation. Euh très important, surtout dans le domaine qui nous occupe. Aujourd'hui, les choses vont tellement vite que se donner du temps aussi pour l'expérimentation me semble être la période de nécessité aujourd'hui. Et accepter qu'on ait pu faire des erreurs. Et ça aujourd'hui, c'est un mal français. Nous n'acceptons pas que nous ayons pu faillir.
Nous n'acceptons pas que ce que nous avons voté n'est pas exigible, n'est pas n'est pas possible et n'est pas euh euh effectif sur le terrain. Et on narrive pas à se dire "Bon bah, on arrête parce qu'on on a raté." Toujours, on trouve une excuse de ça a pas marché parce que mais c'est pas de notre faute, il va falloir qu'on modifie un peu. Non, on arrête. Si c'est une expérimentation en plus, c'est assez simple parce qu'on a on avait qu'à dire qu'on arrête, on peut même l'anticiper l'arrêt et se dire bah en fait la vraie solution, elle est autrement. Mais ça c'est compliqué dans l'esprit politique. Je fais un raccourci mais vous êtes centrist.
Est-ce que ça veut dire quelque chose ça sur les question du numérique ? Est-ce que ça vous positionne politiquement différemment des autres groupes ? Alors moi moi ça m'a fait Ouais. Moi moi ça ça me permet de pouvoir discuter avec tout le monde et ce que je trouve bien c'est que là on commence à avoir une vraie un vrai noyau de parlementaires et au Sénat et à l'Assemblée. Ce qui était pas fréquent ce qui est pas fréquent sur tous les textes. Sur Nice 2, on est en en très en lien les deux commissions et les deux présidents ensemble et on est sur quelque chose de transpartisan parce que ça n'est pas radioactif dans le sens inflammable.
Il y a quelques sujets sur lesquels par contre sur la liberté d'expression sur les réseaux sociaux, c'est beaucoup plus compliqué. Mais sur la question technique technologique de comment est-ce qu'on fait de la cyber, comment est-ce qu'on met en place dans la loi seraine l'interopérabilité, il y a pas de sujet particulier.
Moi, j'ai envie de dire le centriste, c'est un humanisme et je crois pouvoir dire que bien entendu nous sommes fasciné comme tout un chacun par le progrès, par la science mais c'est ça doit être au service d'un projet de société, ça doit être pour pour être faire du mieux et donc je pense que la particularité sensibilité politique, c'est sans doute de se poser ces questions voilà sans science sans conscience des cœurs ruines de le point bah c'est c'est un peu quelque part ça c'est encourager l'inovation le développement de société et en même temps il revient aux valeurs fondamentales que nous défendons en Europe l'Europe voilà sexuel ce sujet du devient du monde c'est se poser la la bonne question c'est quoi société en devenir c'est quoi demain et est-ce que vous vous sentez héritié quand même de ces 10 années de la politique d'Emmanuel Macron sur le numéro Oui, forcément parce que ben parce que alors un on était là de on a participé au débat et au sujet et il a pris une importance particulière et on est là au 10e anniversaire dans un moment où jamais le numérique n'aurait été aussi présent dans les discussions alors pas simplement à cause de d'utropique et de ce qui se passe mais parce que on voit bien que dans la vie de tous les jours de nos concitoyens le numérique a pris de la place.
Il y a pas une journée sans une attaque cyber, il y a pas une un moment où nos concitoyens ne commencent pas à nous dire bah ça va pas, il faut qu'on réfléchisse autrement. Et donc forcément on est dedans et on en est en partie responsable. On aurait aimé être encore plus j'allais dire responsable de ce qui serait passer si on nous avait un peu plus écouté sur d'autres sujets. Moi je moi je me sens pas du tout euh non voilà redevable ou associé héritière. Je je le dis comme je le pense parce que j'ai été élu un petit peu plus tôt que Philippe et j'ai eu à batailler déjà avec Emmanuel Macron qui était à l'époque ministre du numérique sur ces questions de gouvernance.
de l'internet et de politique industrielle. Ça je m'en souviens très précisément. Map était ministre de l'économie. Oui. Ministre de l'économie quand il défendait, vous savez son numérique il avait de loi déjà il s'opposait à des tentatives de régulation et de proposition qui aurait été bienvenu et qu'on a complètement intégré aujourd'hui. C'était anticonstitutionnel à l'époque. Voilà ce qu'il le disait. Et donc moi je trouve qu'on on a perdu beaucoup de temps. Alors certes ça a été rattrapé par une prise de conscience queil fallait pousser la régulation.
déjà quelque chose mais c'est quand même les crises successives de ces quatre tr qu dernières années qui ont précipité maintenant euh voilà le le changement et maintenant on parle enfin de souveraineté numérique mais c'est pas qu'un tweet ou qu'un grand discours euh euh Ouais mais j'ai qu'on en parle à Berlin la souveraineté numérique on en parle aujourd'hui que à travers les data centers je termine. C'est une stratégie c'est une doctrine qu'il aurait fallu énoncer et avoir en vision dès le démarrage.
C'était pas la vision la vision d'Emmanuel Macron en 2017 c'est la mondialisation heureuse et on ouvre les portes grand on fait avec les extraeuropéens on ne pense pas justement les gouversements géopolitiques d'aujourd'hui.
C'est vrai juste ret les data center aujourd'hui c'est ça on dire bah non mais là maintenant on a compris on a des infras on va mettre des data centers on en fait pas un peu trop sur les dat cent en fait on est en train de faire exactement pour moi la même bêtise que ce qu'on a fait avant c'est que on va ouvrir des infrastructures en en donnant accès à l'énergie décarbonée pas chère de qu'on arrive à produire et en donnant du foncier à des entreprises qui vont utiliser ça pour faire la puissance de calcul et on sait pas pour qui. Donc en fait il faut qu'on se repose les bonnes questions. Il faut qu'on ait des center, faut qu'on ait de la puissance de calcul mais à qui ça va profiter ?
Si c'est pour l'ouvrir et uniquement ensuite permettre au gap femme de l'utiliser pour que ça verdisse leur bilan RSE, je suis pas d'accord.
Il faut que ça nous profite à nous et on le voit bien avec ce qui s'est passé avec un tropic même si c'est un peu plus compliqué que simplement un kill switch quand même des questions de de de d'armement indirect de ce que de ce qu'est my 5 mais il n'empêche qu'il faut qu'on ait cette capacité à produire ces systèmes là parce que si d'autres pays l'ont alors nous sommes en risque cyber parce que c'est fait justement pour découvrir des failles cyberres et donc il faut qu'on ait la capacité à avoir l'exact opposé un même produit mais qui permet de réparer ces failles et c'est pour ça on a besoin des data center mais on ne peut pas avoir des data center uniquement pour des gars femmes ou pour des pays étrangers et on le voit bien les pays du Moyen-Orient aiment investir en France.
Pourquoi ? Parce que c'est plus loin du théâtre d'opération de ce qui s'est passé avec l'Iran qui a commencé à tirer des missiles sur quoi ? Sur des data centers. Et donc pour eux la capacité à produire data center en Europe, c'est un peu s'abstraire des difficultés locales. Oui, mais on n'est pas que là pour ça et c'est pas que de l'argent. Faut aussi se dire qu'un data center, c'est de la brique et et du mortier, un peu comme on avait des banques à l'époque et que à l'intérieur les serveurs, ils peuvent être très vite obsolètes et partir. Et en terme d'emploi, c'est pas ça qui va réindustrialiser notre France rural.
Bien au contraire, c'est pas beaucoup d'emplois mais il faut qu'on ait la capacité d'avoir la possibilité de laisser les serveurs à jour dedans qui ne nous appartiennent plus. Ouais. Et je pense aussi qu'il y a une question corellaire, c'est le défi de qui maîtrisera l'infrastructure de l'IA parce que c'est l'IA qui est au cœur aujourd'hui, on voit du moteur. Euh mais c'est aussi réfléchir à notre politique énergie d'énergie de l'énergie politique environnementale parce que tout ça dépend aussi de notre autonomie stratégique en matière d'énergie.
Ça consomme beaucoup d'énergie, beaucoup d'eau et donc si on se pose pas la question de manière corolaire, on n'est pas vraiment dans voilà la réflexion bien. Alors sur l'eau, j'ai reçu monsieur France Data Center Michel Refait qui était d'ailleurs un des conseillers. Ça consomme moins de prévu. Voilà. Bon, il explique que le problème de l'eau, c'est aux États-Unis. Nous en France, on a des datas secteurs refroidis autrement. OK. Mais on a un problème énergétique et de devenir aussi peut-être après la startup nation, la data center nation quoi.
Mais si c'est simplement d'être une coquille vide, c'est-à-dire d'être un pays où on a des data centers partout mais qui nous appartiennent pas et dont on profite pas, ça sert à rien. Et vous la valeur ajoutée par ailleurs. Et nous sommes héritiers, il faut quand même le dire et c'est aussi notre notre famille politique. Nous sommes héritiers d'une politique industrielle énergétique de la France. Nous en sommes responsables et nous devons la transmettre à nos enfants et nos petits-enfants. Et donc, on doit réfléchir à cette politique. On doit pouvoir se dire que le nucléaire nous a aidé nous aide aujourd'hui à être décarboné et excédentaire.
On va pas la gâcher en offrant cette énergie pas chère et décarbonée à des pays qui ont pas fait le même choix et qui veulent simplement en profiter. Ouais. Vous dites la la data center nation en fait c'est l'infrastructure nation puisque de toute façon les data centers ça fait partie de l'infrastructure. C'est un des maillots de l'infrastructure mais c'est pas le seul. Merci beaucoup à tous les deux. Pollen, édition spéciale sur Vivathèchek pour ces 10 années 10 années de politique d'Emmanuel Macron dans la tech et le numérique. Ça continue, restez connecté. On va rencontrer d'autres personnalités [musique] pour en tirer le bilan.
[musique]
Jean-Baptiste Kem est avec moi pour ce vivatech un peu particulier parce que c'est les 10 ans de Vivatech mais en fait c'est les 10 ans d'une politique d'Emmanuel Macron vis-à-vis de la tech. Qu'est-ce que tu en penses toi quand tu te tu penses à ces 10 dernières années ? Tu étais là en 2016 ? J'étais là en 2016 euh mais surtout en fait ce qui ce qui est plus que juste Vivatech, c'est toute l'idée de la French en fait qui a quand même maintenant 10 ans euh et qui a été euh autour c'est sûr de Macron mais surtout avant de Fleur Pèlerin quand même et Xavier Niel avec tout le travail qui a été fait autour de station F.
Et en fait ce qui ce qui est ce qui est rigolo, c'est de réfléchir à ce qu'il y avait avant parce que avant c'était euh euh tout le sentier numérique, si l'écon sentier, le camping euh à Brognard, euh au palais Brognard, évidemment un peu ce qui a tourné autour de The Family qui a finalement pas très bien fini mais euh le café Saint-Marc où il y avait des des meetup à chaque fois. Et donc c'est vrai que quand tu étais 2008, 2009, 2010 en fait dans les start-up, il y en avait vraiment pas beaucoup et on en parlait vraiment pas. Et puis euh il y a vraiment l'impulsion 2012-23 autour de Fleur Pèlerin euh je sais pas exactement les dates mais et qui est avant la Frenchtech quoi.
Et c'est vrai que et puis il y a eu notamment quelques des changements légaux en fait qui ont été assez importants notamment quand tu plantais une boîte avant jusqu'à il y a pas très longtemps, tu étais inscrit tu failli, tu étais inscrit à la Banque de France et ça c'était un vrai problème culturel et et c'est vrai que autour de Xavieral et puis évidemment de Station F et de Fleur Pèlerin arrive pour moi le tremplin et le tremplin ensuite il est confirmé par Macron quand il passe à la présidence qui parle de Start Temp Nation et que là tout le monde s'engouffe dans la vraiment ce qu'on appelait la Frencheck. Mais ça te plaît toi la startup nation ? Tu as plu ? Ouais.
Moi moi ce que j'aime ce que j'aime beaucoup et j'en j'en ai c'est en fait c'est le changement de culture c'est moi je suis sorti d'école en 2006 et en 2006 donc central mais c'était vrai dans toutes les écoles d'inget et et pas mal d'écoles de commerce tu avais quand même 40 % des gens il partaient faire du conseil en strate quoi et du conseil en orga et puis il y avait quand même 20 % il parlait partait faire des pricers de subprime quo grosso modo et et tu vois tu avais une filière entrepreneuriat il y avait 5 % des gens parent là aujourd'hui, tu vas dans les écoles, grandes écoles, hein, commerce, science pot, euh euh école d'ingé, 70 % des gens disent "Je veux créer ma start-up ou je veux rejoindre une start-up." Et donc là, il y a il y a un changement de mentalité euh et pour moi, le vrai sujet, c'est le changement de culture.
C'est euh et c'est surtout ça, c'est avant, on avait peur de l'échec, aujourd'hui euh et et c'était assez rigolo parce que moi j'ai vécu aux États-Unis et aux États-Unis, ils te disent "Bah nous, les investisseurs ils disent "Bah nous, on aime bien les startupers qui ont raté une fois parce que normalement s'ils ont bien analysé leur erreur, ils la referont pas." Alors qu' en France à l'époque quand tu plantais une boîte, tu étais blacklisté, tu étais vraiment un nul et cetera. Euh et et donc pour moi, il y a c'est très très bien.
Il y a eu un vrai changement de culture euh et qui n'existe pas en France sans sans appuis politique euh que ce soit euh tout ce qui est autour de la Frenchstech, du SGPI, de BPI France euh qui qui a en fait un peu en fait, tu sais, avant tu avais beaucoup de choses, des trucs d'export, la COF, le machin, c'était très très compliqué à naviguer. Des subventions, il y en avait beaucoup. Bon, il y en a toujours beaucoup mais au moins elles sont centralisées. Tu as toujours les mêmes intercolocuteurs. Donc, il y a eu un vrai changement avec un un vraiment mentalement on n plus là où on était il y a 10 ans ou il y a 15 ans. Et ça c'est très bien.
Et et ce qui est important c'est que il y a 10 ans, les start-ups en Europe c'était Berlin et Londres. Aujourd'hui, les start-ups c'est Paris et Londres. Et et ça ça c'est un vrai changement. Il y a il y a une une vraie envie de faire des super cool des super start-up à Paris. Mais toi, tu as pas attendu toutes ces politiques pour faire VLC, pour avoir un succès français. Enfin, tu vois, je sais pas est-ce que ça a changé vraiment concrètement quelque chose parce que moi j'ai pas vu non plus émerger des super stories dans le numérique. Aujourd'hui, on a l'impression que les politiques se réveillent avec la question de l'autonomie stratégique, la souveraineté, tout ça.
On était quand même, c'était portes ouvertes aux tech américaines encore jusqu'à euh aujourd'hui d'ailleurs. Ben euh d'ailleurs là tout à l'heure, on était à Vivatech, grand truc Jeff Bezos quoi. Alors moi pour moi c'est un anachronisme total. Je veux pas dire une faute de goût mais quand même enfin on est quand même au niveau de la faute de goût. Et et et là où tu as tu as raison, c'est que quand tu regardes la plupart des licornes françaises, tu regardes leur stack technique. Il y en a quand même beaucoup qui sont chez AWS, qui sont chez JCP.
Mais j'ai envie de te dire, c'est pas si grave que ça tant qu'on sait où on va dire que ben tu vois, tu peux commencer en disant "Bah ouais, mais là, j'ai besoin de construire quelque chose." On a créé plein plein plein de sociétés autour de de la French, des licornes, des trucs très bien, des trucs moins bien. Mais c'est normal. Il y gens disent "Ah, tu te rends compte cette start-up, elle est tombée Oui, en fait c'est normal hein. 80 la vie de 95 % des start-ups, c'est de mourir. Ça fait partie du jeu. Euh et surtout ça fait partie de l'écosystème parce que c'est en apprenant qu'on qu'on fait qu'on fait quelques champions.
Euh malgré tout, c'est vrai que c'était des c'était des beaucoup de boîtes qui sont pas très tech. que c'est des très très belles boîtes mais qui sont sur un vertical euh de l'assurance, de la banque, de la vente de chaussures et cetera et et donc c'est des gens qui prennent un vertical qui enlèvent les intermédiaires qui rendent les trucs vachement plus agréables pour l'utilisateur qui simplifient la la chaîne de valeur. Très très bien. Mais c'est quand même pas de de la grosse tech si je peux me permettre quoi. Je pour pas dire le mot deptech mais tu vois des des trucs qui sont quand même très très techniques.
Tu vois, quand tu fais une app de pas d'assurance, tu te tu as pas de sujet technique. Tu es une question de produit mais tu as pas de sujet technique. Ce qu'on voit quand même depuis post Covid, c'est qu'il y a il y a une V2 de la French ou ça dépend si tu comptes V0 puis V1 puis là la V2 qui sont des des vraies boîtes tech et qui va avec l'IA que ce soit Mistral, ZML, Amilabs, UMA, des gens comme en pharmaceutique, BiioLevate par exemple. Voilà. Donc là, tu as pas mal de sociétés qui prennent pas la relève mais qui sont très françaises. Alors que des boîte dans ce style là, en fait, il y en a eu deux que je connais bien avant, ça s'appelle Data Dog et Data Iku.
Et en fait, ce sont des Français et ils sont partis, tu vois. Ouais. Et [grognement] et d'ailleurs il y a pas très longtemps, un des fondateurs de Data Dog a dit "Bah aujourd'hui, je referai Data Dogs mais je resterai en France." Tu vois ? Donc il y a là ce qui ce qu'on voit alors on appelle deeptech ou on l'appelle semi en fonction de de ce qu'on fait. Il y a un vrai il y a un vrai nouvel élan qui vont aller pour remplacer les briques fondamentales de la tech et justement aller aller se dire qu'on est on n pas forcément besoin des Américains pour le faire. Géopolitiquement, c'est le bon moment. Donc ça donne un vrai changement.
Et deuxièmement, il y a un truc qui s'appelle LIA qui fait que bah tu vas pouvoir itérer beaucoup plus vite et notamment faire des produits que qui te coûtaient beaucoup plus cher avant. Donc le logiciel coûte moins cher à faire et donc en fait tu as une opportunité assez forte. Ouais. Je t'ai entendu dire que justement l'IA c'était absolument génial. Tu gagnais du temps sur le développement. C'est un outil que tu utilises maintenant tout le temps, enfin au quotidien pour travailler. Euh je pense qu'il y a pas un jour où j'utilise pas de l'IA. C'est c'est le le le problème c'est que c'est ce sont des outils et ça doit rester des outils.
C'estàd que c'est c'est quelque chose qui doit t'aider à accélérer. C'est pas quelque chose qui doit faire ton travail pour toi. Et et ça la limite elle est assez difficile. Il y a des gens je fais un vibe code, je fais un truc. Ça c'est gênant parce que à moyen terme c'est très difficile à maintenir. Mais si tu es quelqu'un donc un vieux hein comme moi, des gens qui sont du produit depuis 15 20 ans sur un sujet, des designers qui sont là depuis longtemps, en fait ça ils savent là où ils vont, ils savent ce que c'est du produit et là en fait ils vont aller plus vite. Ils savent comment faire que tu vas tu vas pas permettre à Li de faire tout et n'importe quoi, mais bien de le cadrer.
Moi je je suis pas très très gentil avec mes mes assistants de de code, mais c'est normal. Enfin, tu vois, c'est c'est ils sont là à ton service, tu es pas à leur service. Et ça, je pense qu'il y avoir un petit un petit retour de bâton à un moment, mais si tu sais faire, effectivement, tu gagnes 10 20 30 40 % de productivité personnelle. Ouais. Et ça pose pas des questions pour toi de cybersécurité ou justement quand tu embauches des jeunes développeurs, tu sais pas trop comment ils vont gérer ça, tu vois, avec Alors, le problème de la cybersécurité, c'est un non problème pour moi là effectivement.
les les on peut utiliser en fait les assistants de code pour trouver plein de failles de sécurité. Donc tu sais que là pendant 2 ans, il y avoir plein de failles de sécurité trouvé mais au bout de 2 ans en fait tu vois ça veut dire que globalement on aura augmenté le niveau de sécurité de tout le monde. Bon bah ok c'est un peu difficile mais ça va bien se passer pour tout le monde. Le la question effectivement qui est la plus gênante c'est la question des juniors. C'est qu'en fait bah pour devenir senior il faut avoir été junior. Il faut voir après si dès que tu dès que tu commences, on te fait faire tout par I.
Comment tu crées les les seigneurs de demain qui comprennent euh qui comprennent vraiment parce que comme écrire du code euh ça va être de plus en plus simple, maintenant il va falloir comprendre ce qui se passe. Donc il va falloir être architect, comprendre ce qui se passe dans les couches basses. Et ça c'est un métier beaucoup plus technique et qui prend beaucoup de temps à à se former. Mais je pensais, tu vois, en terme de cybersécurité aux juniors qui arrivent dans les boîtes et qui vont utiliser les IA, qui vont envoyer les données de l'entreprise en fait euh ou des bouts de codes ou tu vois, est-ce que tu peux plus avoir la main là-dessus, tu peux pas contrôler.
Non mais mais ça c'est bon d'abord un c'est même pas forcément les juniors qui me font peur pour envoyer des tu vois [rires] tu vois c'est c'est le problème de tout le monde c'est que la grosse différence avec Lia c'est que quand tu faisais un SAS c'était si je peux me permettre à la périphérie à la périphérie de ton ess désolé pour le gros mot mais c'était un petit peu ça c'estàd que bah tuas le département marketing avait besoin de truc le bement financier avait besoin de truc tu trouvais un un sas qui allait t'aider et c'est en bordure de si lia c'est au cœur de tes process normalement pour changer, pour faire ta transformation, c'est dans ton CRM, dans ta gestion client, dans dans tes processes tes tes modèles le plus cœur de ta boîte.
Et donc là, c'est un vrai problème de qui est pas vraiment un problème de sécurité, mais un problème de de confidentialité, donc sécurité au centre de confidentialité des données. Et là effectivement, il y a un vrai sujet surtout si tu utilises que des euh plateformes américaines ou chinoises pour faire ça. C'est ça. Donc on en revient au sujet de la souveraineté, l'autonomie stratégique et toi qu'est-ce que tu attends des politiques demain pour que justement on puisse évoluer dans un numérique à la fois profitable, on va dire, pour les les teches françaises, mais aussi de confiance, tu vois, qu'on perd pas la confiance, l'espoir aussi dans le numérique.
Bah déjà, ce qui serait bien, c'est que les hommes politiques et femmes politiques se renseignent sur le sujet. L'autre fois, il y a Bah ouais, mais en fait la première chose que j'attends, il y a quand même eu Arthur Mench qui est donc passé en commission. Il n'y avait personne. C'est absolument On dit qu'il télétravaillait beaucoup ce jour-là. Whatever. Mais en fait, tu tu remarqueras et et moi là sur sur Vivatek, je vais faire justement je fais des tours à des politiques cette semaine. Je dirai pas qui mais je vais faire plusieurs tours avec des des hommes et des femmes politiques pour le Alors qui ? Non non, je le dis pas là non euh parce que mais justement quoi ?
Des députés, des sénateurs. Ouais, des députés, des sénateurs, des députés européens à peu près hein, tu vois. Mais pour se dire attendez, il est important de comprendre parce que en fait c'est un changement fondamental et surtout le changement il est rapide. C'est que l'informatisation des entreprises, ça a été entre les années 80 et 2010 à peu près. Sur 25 ans, ça a bougé, tu vois, c'est une demi c'est une demi-génération, enfin c'est une génération et c'est une demi-génération de de carrière, tu vois. c'est sur ta sur 40 ans de carrière, c'est la moitié du temps. Donc tu vois là le changement il arrive en 3 ans ou en 5 ans. Donc le changement il est important.
Euh ce qui est important pour les une fois qu'ils ont à peu près compris, je leur demande pas d'aller d'aller comprendre ce que c'est euh le routage IPv6, mais au moins juste d'avoir des petites euh des petites idées, c'est de d'aider euh à euh avoir une consommation de technologie européenne. En fait, euh tu regardes que tu as 280 milliards ou 300 milliards de dollars de dépenses européennes sur les cloud américains par an. Donc déjà, prenez 10 % de ça et envoyez-les là sur sur chez Mistral, chez un concurrent de Mistral.
euh chez Skaleway, euh sur Kyber euh tu vois pour aller euh remettre de de l'argent dans l'écosystème parce que c'est cet argent qui va qui va faire créer des sociétés parce que ce dont on a besoin là, c'est de scaling, tu vois. Euh on a plein de de cloud providers, ils sont pas assez gros. Donc tu as besoin en fait qu'il y ait plus d'argent qui soit redirigé pour faire un vrai écosystème. Et ensuite, mais juste juste là-dessus euh ils sont tous d'accord officiellement. Enfin, il y a pas un politique qui va pas te dire "Ah oui, c'est vrai, on devrait acheter, on devrait pas acheter nos taxes français." Tout le monde est OK là-dessus. Pourtant, c'est très très lent.
[grognement] Euh et ça bloque. Pourquoi ? Parce que en fait les administrations, elles ont peur euh d'avoir un outil qui soit moins performant parce que changer, faire une transformation, déjà sa transformation numérique, c'est compliqué, mais alors transformer son outil, c'est challenging quand même. Enfin, c'est pas simple non plus. Tu vois, est-ce qu'on n pas nous finalement facilement dans l'incantation ? Après à titre perso ou à titre d'entreprise, c'est quand même compliqué à faire. Ouais. Non, c'est pas compliqué. Par exemple, déjà la dépense de l'État est vraiment catastrophique, quoi. C'estàd qu'en fait, il y a plein de raisons.
L'État sait faire du Capex, il sait pas faire de l'OPEX. Donc, en fait, l'État achète assez peu de cloud, il achète peu de solutions tierces. Donc ça, tu vois, tu as tu as un petit souci là-dessus. Quand tu vois l'État français au sens large, c'est 1700 milliards d'euros. Euh la dépense sur le cloud, c'est 70 millions, tu vois. Donc c'est c'est même pas une une sous-partie d'une sous-partie d'une sous-partie.
Et moi je pense qu'il y a une responsabilité sociale aussi bien des gouvernements mais de toutes les boîtes du CAC 40 de dire "OK, c'est sûr j'ai une partie critique, je veux pas la bouger, c'est trop dangereux." Mais dans toutes les sociétés et j'étais chez pas mal de j'étais chez Vente privée, j'étais chez Skalway, j'étais chez Shadow, tu as toujours plein d'outils en interne. C'est pas tes outils critiques, c'est des outils en tu vois, c'est outil de gestion de facture, machin de plein d'outils internes. Et quand tu fais quand tu es dans un SI, en fait la plupart de tes trucs, c'est pour l'interne.
Tu n'as pas besoin d'avoir 99 de de réponse sur partout dans le monde comme ton frontend de e-commerce. Donc à un moment commence et vas-y. Euh donc ça c'est la première remarque. Et la deuxième remarque c'est qu'il faut utiliser de l'argent public pour développer pour aider des développants développement open source euh parce qu'en fait il y a un vrai sujet de euh qui qui est pas vraiment de la souveraineté mais qui est de l'autonomie numérique. Et l'autonomie numérique, tu ne l'auras que avec des bases open source qui vont te donner de l'open data et ne pas se retrouver réenfermé dans un autre éditeur. Certes européen, mais c'est pas le but quoi. faut pas retomber sur le même travers.
Et tu te situes où toi dans la bagarre entre open source commun numérique ? Je sais pas si aujourd'hui le politique fait tellement la différence mais c'est quand même un gros sujet. Ah c'est quoi la différence ? Ouais à moi que tu la poses la question. Écoute, moi quand j'entends l'écosystème euh open source, ils sont vent debout euh face au commun numérique parce que pour eux euh c'est l'idée que cette open source se serait fait uniquement par des bénévoles et qu'il y aurait pas euh d'entreprise derrière.
Alors que dans l'open source, dans le logiciel libre ou le matériel libre aussi, il y a des PME, il y a des vraies entreprises qui sont des éditeurs en fait, tu vois, de logiciel open source. Les communs ce sont pas des éditeurs. Ce bah en tout cas dans la vision aujourd'hui qui est promue euh que ce soit en France mais au niveau même européen, les communs numériques, c'est quelque chose de partagé qu'on va euh manager à plusieurs, mais une communauté, tu vois, c'est une communauté, ce sont pas des entreprises.
Et d'ailleurs, il y a cette volonté quand même euh au niveau de de l'État et par exemple de la dinume de dire "On veut être indépendant des entreprise privée y compris de l'open source en France". En fait, c'est un non débat en fait. C'est c'est Ah ouais, c'est vraiment c'est vraiment de de la de la de la guéger de Chapelle qui n'a aucun sens. C'estàd que tu vois, tu prends VLC, c'était le truc le plus communautaire qui soit. On est vraiment dans le dans le spectre le plus communautaire qui soit. Et et pourtant bah tu vois, j'ai réussi à faire des business autour de ça. Et l'édition du logiciel c'est toujours vidéo LAN VLC et en fait je fais du service autour de ça.
S'appelle Vidéolab, ça marche très très bien. Tu vois là j'ai fait des j'ai participé à plein de projets open source qui sont un peu plus business et là je viens de lever des fonds sur une boîte qui est Kyber qui fait principalement de l'open source. Tu peux tout faire. C'est un continuum. Euh le fond de l'affaire, c'est que tu peux faire un logiciel à un moment, il faut bien que quelqu'un le maintienne. Et ce qui coûte cher dans le coût du logiciel aujourd'hui, c'est le support, c'est euh l'intégration, c'est le hosting et cetera. Et d'autant plus que tu arrives avec Lia te rendre fabriquer des logiciels encore plus faciles.
Donc en fait, c'est très très bien d'avoir des communs, des communs numériques euh mais après il faut quand même les faire vivre. Et donc en fait ça te permet et c'est ce en fait c'est ce que c'est des modèles de fondation de groupement d'intérêt mais malgré tout à un moment il faut quand même avoir des sociétés qui le font.
Donc c'est un non débat qui a un micro débat entre trois personnes et et le débat un peu sur la suite numérique c'était non mais si l'État nous met nous fait être en concurrence mais en vrai de quoi vous parlez la suite numérique aujourd'hui c'est très très bien mais on parle de quelques dizaines de millions enfin c'est des éditeurs en face et dont dont je fais partie on parle de quelques dizaines de millions d'euros par an je viens de dire que l'état c'était 1700 milliards et enfin tu vois on est les les les bisb n'ont pas de sens parce qu'il faut aller beaucoup plus loin en fait. Tu devrais avoir des milliards voir des dizaines de milliards qui vont là-dessus.
Moi, je fais souvent une conférence sur tout ce qui est vraiment la souveraineté numérique et la souveraineté des LIA et quelles sont toutes les briques en fait, tu vois ? Parce que au niveau hardware, tu as qui fait data center, qui fait le cooling de data center, qui te fabrique les puces et cetera.
Et en fait, tu te rends compte que avant d'arriver à Mistrral, tu as quand même beaucoup beaucoup de couches euh d'infrastructure, de fabrication de puce, de fabrication de design de puce, de fabrication d'ordinateur et puis après tu as tu arrives sur les couches logicielles et sur le logiciel tu as quand même quelques grandes briques mais tu vois par exemple un mail, un chat, une suite numérique, euh une brique de paiement, une brique d'authentification. Et en fait quand tu regardes un petit peu tout ça, tu as tu as à peu près une dizaine de briques logicielles et une dizaine de briques non logicielles. Ça te donne un peu l'ordre de grandeur.
Et sur les briques logiciel, l'ordre de grandeur, si tu comptes vraiment large sur 5 ans, c'est 1 milliard pour chacune des briques. Donc même sur 5 ans, tu tu regardes sur 10 briques, on parle de 10 milliards, 2 milliards par an. Au niveau de l'Europe, c'est une blague, tu vois. Et donc en fait, il les ordres de grandeur là euh il faut les mettre mais tu vois il faut parler au niveau de l'Europe, l'investissement dans le numérique et notamment dans le numérique open source qui va te permettre d'avoir des vraies sociétés qui font du service en fait et qui te vendent le hosting et qui te opère l'open source pour toi, ça devrait être dans l'ordre des de milliards et on n'y est pas.
Donc quand tu regardes les annonces gouvernementales, toi ça te ça te fait sourire ? Non mais c'est hyper cool parce que ça veut dire que au moins l'État se dit "Oh là là, il y a un truc s'appelle l'open source, je vais acheter du Microsoft". Tu vois, je rappelle quand même que il y a quelques années, on s'était battu avec le contrat Open Bar Microsoft avec les armées. C'est quand même le le truc complètement hallucinant ou euh où l'éducation nationale avec ses licences Microsoft illimité où en fait grosso modo tu forma les étudiants à à acheter du Microsoft, on était quand même sur un ça ça allait dans dans le n'importe quoi. Donc là, il y a un changement. Moi je suis ravi.
Moi je vois en fait pour moi je vois tout ça va dans dans la bonne direction. Laadinum fait des trucs. Ils disent bah nous on a et ils sont dans le droit. Moi je trouve que la Dinum ils ont tout à fait raison. Toute société elle va faire ce qu'on appelle du Make or buil. Est-ce que tu achètes sur étagère ou est-ce que tu où est-ce que tu fabriques ? Si euh soit c'est stratégique, soit en fait ce qu'il y a sur étagère est trop cher ou ne te convient pas, tu le fabriques. Tu vas jamais reprocher une société, une entreprise de le faire. Alors pourquoi tu le reprocherais à l'état ? Moi ce qui m'embête plus la commande publique.
Non mais c'est pas ça, c'est que je te rappelle qu'il y a quand même l'histoire de Louvoi le fameux Louvoi qui a coûté 200 millions 300 millions qui a été arrêté. Il y a pas longtemps, on a parlé quand même de sirène, hein, la même la même erreur 10 ans plus tard, exactement la même euh à l'éducation nationale. 300 millions d'euros minimum ont été dépensés pour rien. Avec 300 millions, moi je te l'aurais fait ta suite numérique. Tu vois, euh là, on a le problème bah CIOP avec le ministère de la justice, le des prudiciels dépensés pendant sur 10 ans sur 15 ans qui ne sortent pas.
Et là en fait les chiffres les ordres de grandeur ils sont au un ordre de grandeur ou deux ordres de grandeur de plus que la dépense de la dinume pour faire une suite numérique. Donc tu vois à un moment je préfère que l'argent de l'État utilise à faire des trucs open source en en visio euh et que ça fasse réagir l'écosystème et que ça fasse évancer l'écosystème qu'on continue à dépenser des fortunes dans des logiciels mal gérés qui coûtent des centaines de millions. Et euh tu es pour quelque chose dans euh la récupération par Skalway euh du euh on appelle plus ça le S Data Hub, la plateforme des données de santé. Euh tout à fait.
En fait euh c'est un des premiers donc quand je suis arrivé chez Skalway euh maintenant c'était quand j'ai commencé chez SKway, c'était 3 ans maintenant. Euh il manquait énormément de briques. Dire que euh quand tu étais vraiment on était enfin Escaltait vraiment pas au niveau euh parce qu'il manquait beaucoup de choses. Il y avait euh et on a très vite vu euh le Data Hub euh et je j'étais au premier rendez-vous au ELS Data Hub dans le 15e et euh ils nous ont la listé tout ce qui tout ce qui tout ce qu'il y avait quoi. Et en fait effectivement il n manquait plein de briques.
Donc je suis allé après, je suis allé voir Adrienne qui était la CPO de Scalway qui est hyper forte et on a regardé toutes les briques et on a dit bah ça ça arrive ça ça arrive à ce moment-là et pendant 1 an en fait on un des travails en fait c'était de vérifier queon avançait bien par rapport à la road map de Scalway et il y a tu vois il y a avec l'objectif de répondre à un appel d'offre sur LZU exactement en fait parce que c'était on avait pris quelques grosses sociétés ou quelques gros gros sujets parce que ça donne tu vois ça te donne un cap donc est-ce que on est capable capable de répondre et qu'est-ce qu'il faut faire pour être capable de répondre ?
Et et il y a eu le cas aussi avec on a eu pas mal d'autres gros capitaine de l'industrie. Il y aura des annonces dans les prochains jours à Vivateek pour Skyway là-dessus. Mais ils nous ont dit bah en fait Skalway on vous connaît, on vous a vu il y a 4 ans, bon bah vous étiez pas au niveau et maintenant vous arrivez, vous avez une offre. Certes, c'est pas le niveau de de de qualité d'AWS qui fait ça depuis 15 ans, enfin à des échelles incroyables. Mais ça veut dire que là, OK, on peut répondre, on est dans un niveau voilà et et l'histoire de la la plateforme de de données de santé, moi ça me touche encore plus pour plein de raisons.
J'ai pas mal de gens dans ma famille qui sont dans dans la santé et dans la recherche en santé. Euh et enfin pour répondre correctement euh à la demande du ELS Data Hub qui maintenant s'appelle la plateforme de données de santé, euh ils ont besoin d'un de de streaming de bureau virtualisé et donc en plus pour moi c'est Kyber. Donc euh tu vois euh c'est ça. Moi moi j'ai envie de répondre euh chez Scalware en en offrant en plus du Kyber audessus. tu vois et et c'est et c'est important parce que c'est les données euh des gens de santé euh qui sont les choses peut-être les plus personnelles que tu es quoi.
Et et enfin tu vois c'est un pour moi c'est un problème principal, c'est que avoir les Américains qui connaissent ce qui se passe dans ta vie de santé, c'est ce qui nous arrive quasiment tous les jours aujourd'hui et c'est un vrai problème. Oui, on parlait de trésor français hein ce ce que ce que détient aujourd'hui Microsoft. Comment ça va se passer la migration ? Tu peux donner des informations là-dessus ? Euh non, je peux pas trop donner d'informations parce que je sais pas trop, c'est en train d'être discuté. Euh c'est c'est compliqué parce que c'est quand même des plateformes pas simples.
Donc il y a des intégrateurs chez Scalway, il y a des intégrateurs à côté, des gens qui font de l'accompagnement. Euh mais euh l'important c'est d'arriver et d'être sûr d'avoir le même niveau fonctionnel pour les euh les chercheurs. Et c'est même assez assez assez bien parce que j'ai l'impression mais quelques quelques quelques gens je connais dans le monde de la recherche autour de la santé qui ont dit bah on va y aller parce que maintenant on sait que on sait que Scalway on a plus de on le sent mieux tu vois. Donc en plus ça se trouve ça va même faire augmenter augmenter tout ça. Donc c'est plutôt bien. Euh mais c'est des projets compliqués en fait. Allez, on termine avec la question 202.
Toi, tu fais un paris sur quoi ? On parlera de quoi en 2027 ici à Vivateek ? Euh la même chose. Ah ou Ah ouais, parce qu'en fait là la souveraineté, on va en avoir marre en octobre à peu près. Ça, on va parler que de ça, mais on sait que des des événements géopolitiques, tu sais que d'ici 2027, il vont en avoir d'autres et à mon avis des plus gros. Donc là, en fait, on va avoir un vrai sujet et qui va être un peu plus concret que la souveraineté, la souveraineté, souveraineté.
On va rentrer dans un peu plus de définition de qui travaille avec qui, quelles sont les alliances en Europe, euh qu'est-ce qu'on développe en France, qu'est-ce qu'on développe avec les Allemands, avec les Italiens et cetera. Donc, je pense que c'est pas mal le sujet qu'on va voir. Et le deuxième truc que on va avoir beaucoup à mon avis, c'est toute la partie robotique. Euh, j'y crois beaucoup. Là, on a quelques petits robots. Nous, on a des robots là, ici, mais ça va être un sujet important parce que c'est vraiment la suite de l'IA, c'est physical AI, c'est LIA qui rentre dans dans le quotidien. Ça, je pense que quand même on va on va en entendre parler beaucoup.
Merci beaucoup Jean-Baptiste. Allez, on continue avec les interviews sur ce Vivateek 10 années. Voilà, on se fait un peu la rétro des années Emmanuel Macron ici à Vivateek et toutes ces politiques publiques françaises et européennes qui ont été menées avec plus ou moins de [musique] bonheur. Voilà, on continue. Et monsieur le député est avec nous, Éric Beautorel de passage sur Vivatech. Bien [musique] sûr. Est-ce que vous étiez là déjà en 2016 ? Oui, bah presque. J'étais pas véritablement là en 2016, mais je pratiquais d'autres salons avant celui-ci. Non, je n'étais pas là en 2016, mais j'ai fait toutes les édition depuis. [grognement] OK.
Parce que là, on l'idée c'est quand même se se revenir sur ces 10 années parce que ça va être le dernier vivatech d'Emmanuel Macron. Euh il était là lui pour le coup en tant que ministre du de l'économie sur la première édition. L'écosystème tech applaudit à chaque fois ses passages. Pour autant, est-ce que c'est vraiment, je posais la question tout à l'heure, mais est-ce que c'est vraiment une histoire d'amour entre la tech et Emmanuel Macron, la tech française ? He je veux dire euh bon, il y a quand même quelques réserves, tout n'est pas parfait. Comment vous voyez vous le bilan de ces ces 10 années là de politique numérique française euh sous la présidence d'Emmanuel Macron ?
De toute façon, je pense qu'il y a il y a une vraie proximité entre la tech et et le président de la République parce que il a toujours eu à cœur euh de porter un projet pour notre pays qui tenait compte de cette mutation. Donc c'est pas euh aujourd'hui même si c'est quasiment l'heure du bilan et souvent à l'heure du bilan, on retient les choses qui sont les plus malheureuses. Euh mais il faudra rappeler qu'il y a des choses formidables qui ont été engagé, qu'il a toujours porté ce souffle ici et et que parfois il y a des choses qui sont nées ici et qui ont été amplifiées en Europe.
Donc moi je je pense que l'histoire, l'intimité qui peut exister entre le président de la République et des acteurs qui d'année en année reconduisent leur présence ici et pas uniquement parce que ils sont issus du monde de la tech, je pense à l'Oréal, LVMH et autres, tous ces gens-là ont compris qu'il y avait des enjeux particuliers qui pouvaient naître de la technologie et être des bienfaits pour à la fois l'entreprise et la société. Mais par exemple, qu'est-ce que vous retenez ? Tiens, qu'est-ce que vous mettez au crédit euh de de cette présidence en matière de tech de politique publique hein vis-à-vis du numérique ?
Ben écoutez, on pourra dire qu'il y a eu un certain nombre de choses sur la partie formation. Euh je pense qu'on appréhende mieux euh aujourd'hui ces sujets parce qu'on a fait des modifications euh au lycée, on apprend des choses qu'on apprenait pas il y a il y a 10 ans. Euh je pense qu'on a mis dans le débat public un certain nombre de ces enjeux qui font que bien évidemment euh il y a des choses euh qui aujourd'hui euh poussent ici qui n'aurait pas pu pousser. On a fait des choses sur les euh les chercheurs, les enseignants chercheurs.
Euh moi je me rappelle de ces débats qu'on avait à une époque où il était impossible pour certains de mener de front euh leur métier et en même temps euh d'être des chercheurs. Et nous avons fait les modifications légitatives qui ont bien. Souvenez-vous la loi pacte sur la blockchain et sur un certain nombre de choses. Les IPO, c'est pas super grand public mais c'est des choses qui ont permis à à la à la fintech par exemple de pousser d'émerger ici plutôt que dans le canton de Zou ou en Arabie Saoudite. Vous savez, si on fait l'inventaire d'un certain nombre de success story à la française mistral, c'est pas c'est pas un greffon, c'est pas quelque chose qui qui vient de nulle part.
Euh c'est c'est aussi des gens qui ont bénéficié d'un écosystème qui était très favorable à la recherche, l'épanouissement de la recherche. Donc euh le le bilan est plutôt très positif là-dessus. Oui, bien sûr. Et pourtant, moi quand je vous suis à l'Assemblée nationale, les prises de position que vous prenez, à chaque fois vous êtes quand même en train d'expliquer qu'il y a des points techniques qui n'ont pas été pris en compte, qu'aujourd'hui le politique s'emballe avec des grands discours mais que bah si on revient à la réalité finalement telle telle et telle décision ne sont pas applicables.
Je vous vois beaucoup mais content finalement sur les textes qu'on vous propose parce qu'il est extrêmement difficile de les différer sur la tech parce que d'abord la techque va plus vite que l'écriture du droit et que parfois quand on se saisit d'un sujet pour tenter de le de le régler le le temps de la réflexion de l'écriture euh finit par pas passer et les choses ont évolué. Mais euh et puis je râle aussi parce que cette maison est devenue une case de résonance euh de de de beaucoup de de choses qui ont pas grand-chose à voir avec la rationalité euh qui sont parfois les émotions.
Alors elles nous touchent tous hein, nous sommes des êtres humains et euh donc c'est pas illogique que l'on soit euh parfois euh emporté par ça. le le sujet de de la texte, c'est pas simplement les cas d'usage qui parfois sont des cas d'usage malheureux, des cas d'usage détourné, des cas d'usage comme on comme on en connaît dans la dans dans la vraie vie. Et donc moi aussi, j'essaie de retenir les côtés positifs et le débat qu'on a sur par exemple l'accès aux réseaux sociaux pour les pour les mineurs. Il y a des mineurs qui vont s'informer, qui vont se former sur des plateformes.
Aujourd'hui, j'entends qu'il y a un mouvement auquel on peut pas résister parce que il y a beaucoup de pays qui poussent. le président de la République pousse ce sujet-là et que probablement il sera enteriné mais je suis pas sûr qu'on règle tous les sujets. Voilà. Entériné quoi sur la vérification de l'âge, l'interdiction au mineur de moins de 15 ans et on a on a un sujet qui a été éclairé par les travaux d'un certain nombre de scientifiques qui mettent en évidence d'abord qu'on a une recrudescence de la myopie chez les jeunes. Alors c'est c'est lié à une forme de séisation de leur vie, une exposition aux écrans et pas uniquement les réseaux sociaux.
Euh et là, il y a un sujet autour des réseaux sociaux parce qu'on voit bien que à certains endroits, il y a certains faits dramatiques qui se sont noués euh autour de ces communautés-là. Mais les réseaux sociaux, ce n'est pas uniquement ça. Moi, je suis totalement inaudible quand je dis ça. Parce que quand vous dites ça, à un moment donné où il y a un gamin qui s'est suicidé parce que c'est challenge sur TikTok, je vous assure que vous pouvez avancer tous les arguments du monde. Vous vous vous vous ne pouvez pas avoir un argument qui porte face à des drames qui se sont joués comme ça et et c'est ce qui finit par l'emporter sur la nécessité de de réguler.
Mais c'est vrai d'une numérique comme sur le reste, un jour faudra peut-être qu'on fasse l'inventaire, j'allais dire le nitriscore de des textes qu'on aura voté sur le numérique et on sera peut-être surpris de voir qu'un certain nombre d'entre eux ont eu des effets positifs peut-être parce que intentionnellement parlant, ils allaient évoquer enfin avoir porté leur empreinte sur des sujets et que les les acteurs se sont mobilisés et c'est moins l'application du droit que la création du droit qui a finalement modifier un certain nombre de comportements. Et quand vous dites "Je suis pas audible quand même au niveau européen justement." Ouais.
Euh il y a une prise de conscience qu'il y a une responsabilité qui doit euh peser sur les plateformes avant de la faire peser sur les citoyens, avant de de passer au mode interdiction, vérification générale de l'âge pour tout le monde avec des problèmes de de d'application de sécurité aussi de ces dispositifs. Euh on sait avec le DSA qu'on doit faire porter davantage la responsabilité aux plateformes sur leur impact systémique comme on les appelle. Pour autant, on voit pas la mise en œuvre. Est-ce que ça euh c'est des sujets qui peuvent être dans une feuille de route présidentielle 202 ?
En tout cas, c'est dans la feuille de route de celui qui doit poser sur la Commission européenne pour lui expliquer qu'elle a euh des pouvoirs qu'on lui a donné parce que les droits nationaux euh quand il s'agit de de directive euh ont pris leur responsabilité en faisant la transposition euh de de texte d'initiative européenne. Moi, je je suis le premier à avoir râé après la Commission européenne pour dire "Mais qu'est-ce que vous foutez quoi quand on a euh un certain nombre d'articles et un arsenal qui permet de lutter contre la prolifération de contenus qui sont des contenus manifestement illicites que ce soit sur le champ de la violence, de la criminalité, de la pédo, et cetera et cetera.
Euh et ça c'est c'est c'est pas le l'échec euh des parlements nationaux, c'est pas l'échec de l'exécutif national, c'est l'échec euh de l'Europe qui euh face à une administration américaine qui a désormais choisi que tout se régler sous forme de rapport de force considère que euh il vaut mieux pas euh comment dire euh suramplifier ce qu'est aujourd'hui la doctrine américaine. Sauf qu'ils ont pas compris que les Américains il enfin notamment Donald Trump, il s'essuit les pieds sur les plus faibles. Et donc ça c'est un vrai sujet ce que vous ce que ce que ce que vous dites là.
Et et demain, il faudra de nouveau légiférer de rang européens parce que c'est la bonne échelle pertinente pour régler de ces choses-là. Euh mais aussi s'assurer qu'une fois qu'on a légiféré et bien on se donne les moyens de faire impliquer ce droit-là. C'est c'est essentiel. Qu'est-ce que vous pensez des annonces là de Sébastien Lecornu sur l'investissement dans l'intelligence artificielle, sur le développement de chatbot d'IA pour les administrations ? Vous dites "Ah super, excellente prise de conscience". en prise de conscience.
Non, je pense d'abord que c'est c'est des choses qui ont été un peu dans la enfin ont été déjà dans la feuille de route un certain nombre de gouvernements qui se sont succédé hein. Moi, j'ai remis un rapport il y a très longtemps sur l'open data à à Jean Castex et la plupart des rimes, des réunions interministérielles euh ont commencé par ces sujets de comment on libère de la donnée. Et cette libération de la donnée, elle participe d'ailleurs de euh par des externalités euh positives, par le soutien d'un certain nombre euh d'infrastructure qui se développent et de et de de cas d'usage qui se développent. Donc je crois pas que ce soit un fait toutement nouveau.
Il est d'autant plus essentiel dans le moment qu'on vient de rappeler que d'un moment de tension avec deux grands acteurs, un acteur américain et une administration qui finalement encore une fois choisit le rapport de force et puis plus discrètement mais avec une relative efficacité des Chinois qui cherchent à conquérir le marché aussi avec d'autres d'autres règles. La troisème voix du numérique qui doit pas être le big brower chinois ni le farest américain, elle existe que si en européen on est capable de porter des choses. Les annonces de Sébastien Lecnu, elles vient remettre un peu de clarté sur euh des choses euh et notamment je pense à Chaision avec Palentir.
quand même pas mal que des services régaliens et pas les moins sensibles finalement bénéficient d'infrastructure et de technologies qui sont des technologies développées et qui sont capables un pas uniquement parce qu'elles sont françaises, elles ont des qualités mais parce qu'elles sont aussi opérationnelles et avec des caractères certainement sans que je puisse aller dans les dans les détails, mais des caractères qui le des caractéristiques qui leur permettent de rivaliser avec ce que font les Américains en la matière.
Et là la réaction de tous les politiques hein de l'extrême droite à l'extrême gauche sur la la coupure de l'accès à au modèle Fable F de d'entropie qui sont modèle d'IA le plus avancé parce que l'administration de Donald Trump lui a demandé de ne pas donner accès à ce modèle aux étrangers y compris d'ailleurs aux étrangers aux États-Unis fait un truc improbable mais bref cette réaction là généralisée des politiques françaises ça vous a surpris ? Non, parce que certains avaient déjà brandi le risque d'un kill switch pour reprendre la la terminologie de cette action qui qui est pas tout à fait surprenante parce qu'elle brandir des menaces et à un moment donné les gens passent aux exécution.
Rappelez-vous Elon Musk il l'a déjà pratiqué en disant moi je coupe Starling parce que votre tête me revient pas. Donc on est face à des gens qui sont des des fous furieux qui ont une capacité d'avoir une empreinte très forte sur vos besoins et qui sont capables du jour au lendemain parce que vous n'allez pas dans leur sens de couper le service. Donc encore une fois j'is dire à l'ouest rien de nouveau parce que Trump finalement met en application ce qu'il avait décidé lui-même. Oui, mais alors ici chez nous, je veux dire quand même, vous êtes un peu seul à l'Assemblée nationale à défendre ces sujets du numérique, à parler de l'importance de développer cette filière française et tout ça.
Là, d'un seul coup, tout le monde tout le monde tous les politiques en France s'intéressent à ce sujet, disent "Ah bah c'est important, oui, il faut investir, on a besoin d'intelligence artificielle." C'est quand même une surprise. Vous étiez seul jusqu'ici ? Non, non, j'étais pas tout seul. d'abord. Mais non, mais le président de la République, rappelez-vous, il a lancé pourquoi on a lancé France 2030 qu'on célèbre aussi de nouveau ici dans cette enceinte, c'était cette nécessité d'aller investir sur des sujets de d'innovation de rupture, les diptech, le quantique et cetera. parcour le salon euh et vous l'avez fait.
Le le salon aujourd'hui parle beaucoup d'intelligence artificielle, parle aussi beaucoup de de quantique. Et sur le salon de sur le stand et sur l'espace de de comment dire de de de l'administration française, vous avez quelques grands acteurs du du quantique et et ça c'est pas juste au niveau de l'esprit, ça a été aussi de l'argent concret qui a été mis à disposition et des investisseurs privés qui ont porté ces jug. Donc je crois pas que j'ai été le seul à porter le sujet de la la souvité. Peut-être je le porte de manière un peu différente de ceux qui par radicalité iraient jusqu'à dire que on serait mieux si on ne discutait plus ni avec les Chinois ni avec les Américains.
Moi, j'ai une part un peu plus un peu un peu plus réservée. D'abord parce que l'histoire y compris contemporaine nous enseigne que les vraies guerres, celles où on se balance pas des zé et des he mais les vrais missiles commencent toujours par des bombardements de data center. C'est vrai en Ukraine, c'est vrai Bahrain, c'est vrai aux Émirats Arabinis.
Je mets au défi quiconque de penser que on sera plus résilient demain si nos data centers sont totalement étanches du reste du monde parce que demain il y aura bien un fou furieux qui cherchera à nous nuire et pas uniquement encore une fois avec des octé et et et probablement que là on aura intérêt à avoir un peu de backup à certains endroits du monde. Alors bien bien évidemment en Europe mais aussi ailleurs. Donc j'ai pas une vision de la souveraineté qui confine une forme de souverainisme. Et d'ailleurs j'apprécie que le président de la République souvent reprenne le terme d'autonomie stratégique plutôt que de souveraineté.
Je pense que ça dit euh ça dit plus de choses que la que la souveraineté qui fois confine au souverainisme. On imagine que Line Magino règlerait le problème. Elle a déjà pas réglé problème au début du siècle dernier sur des sujets particuliers. Je vois pas comment elle pourrait le régler aujourd'hui. Et puis ensuite, il y a des sujets de de de d'échelle de valeur. Quand vous avez des entreprises américaine qui euh euh en capitalisation dépasse le CAC 40 et que et que ces capitalisations, je pense à Apple par exemple, investiss d'autres choses encore, ce sont des milliards.
Faut-il raisonnablement penser qu'en déclençant quelques millions d'un pays qui a 3500 milliards de dettes, on va rattraper le retard. Je pense qu'on a justement fait le paris avec les gouvernements successifs et y compris celui de Sébastien Lecnu de considérer qu'il valait mieux concentrer nos moyens sur les batailles de demain celles qui ne sont pas encore perdues plutôt que d'essayer de rattraper du retard des endroits où par ailleurs on a des choses qui euh se chiffre en dizaines pour pas dire centaines de milliards de retard. Bon benah ça promet encore des beaux débats y compris on espère sur les campagnes de 2027 avec les candidats sur ces sujets.
Merci beaucoup Borel et puis nous ben on continue notre tour de vivate spécial 10 ans de politique d'Emmanuel Macron
[musique]
ici à Paris. Alors on est dans les allées évidemment. Il y a des pépites françaises ici à Vivatech. Philippe Not fait partie des condateurs de ces pépites. Euh, j'ai vu que dans le programme, il y avait énormément de ministres ambassadrices qui passait ici. C'est une grande satisfaction, j'imagine. Ah bah surtout que c'est le très bon timing pour nous avec le produit qui a commencé à marcher. Donc oui, il y a il y a un très beau défilé. Ouais. Et ça sert à quelque chose d'avoir des politiques qui viennent sur le stand. On est quand même les marchés publics sont importants.
La souveraineté et que ce type de techno soit utilisé en France surtout sur les marchés publics, dans les ministères et cetera. C'est très important. La la souveraineté va démarrer par là. Donc faire connaître sa solution, c'est une manière de rentrer dans la commande publique. C'est ça. C'est l'influence. Tout à fait.
qui nous connaissent, qui comprennent qu'il y a pas que des solutions américaines et qu'il y a énormément de boîtes en Europe qui se qui se déploient pour tous les éléments de la stack, c'estàdire du très très haut type mistral, après d'autres pour fabriquer des serveurs, des supercateurs type bull et d'autres d'autres solutions comme nous pour faire du semiconducteur sur la base de cette de ces puces. Ouais. Là, ce qu'on voit derrière c'est RA1. Donc dans mes mains, c'est R1. Tout à fait. Ah ok. Voilà.
Euh donc là on est parce que vous vous êtes fablesse, vous fabriquez pas mais vous êtes dans la technologie des microprocesseurs pour le super calcul et data center à base consommation pour les data centers pour l'intelligence artificielle. Donc c'est hyper stratégique. Est-ce que quand les politiques viennent ici ils ont conscience qu'on a une pièce stratégique aujourd'hui dans ce domaine ? Alors ça commence à prendre se rend compte qu' nous on coche la case CPU microprocesseur. En plus avec ce qui s'est passé samedi avec Anthropique c'est très très bon. Je dirais il faut qu'on qu'on limite les dépendances et mettre en valeur ce type de de composant quoi.
Mais euh est-ce que parce que là je suis un peu sur une récap des 10 années de vivateek, des 10 années de politique sous le la présidence d'Emmanuel Macron pour la tech. Est-ce que vous avez le sentiment que ça a progressé, que il s'est passé des choses ? Qu'est-ce qu'est-ce que vous retenez de ces 10 années ? Il y a un côté entrepreneur et start-up en France qui avait pas avant et je pense un des grands bénéfices du mandat du président même quand il a démarré ministre des finances. Ça fait des envieux. Trop, j'étais à Berlin il y a encore un mois, ils aimeraient bien se copier ce modèle Frenchtech côté entrepreneur et ça fait partie de la la solution.
Maintenant, faudrait beaucoup plus de capitaux, ce qui est un autre sujet mais l'esprit est là. Ouais. Des capitaux. Et en matière de politique publique, est-ce que vous attendez quelque chose ou pouvez faire 100 ? Non, il y a clairement besoin que les commandes publiques soient routées maintenant vers les technologies les technologies européennes, que ça soit logiciel, que ça soit hardware. On dépense 260 milliards en Europe par an sur les technologies sur des gars femmes, c'est 260 milliards et c'est 2 millions d'emplois. Faut vraiment ramener ça vers l'Europe parce que la une partie de la solution est là également quoi.
Et au-delà de la commande publique, il y a un sujet aussi qui émerge beaucoup au niveau de la Commission européenne et qui est porté par la France et les ministres français notamment je pense à Benjamin dat sur le 28e régime. Oui. Ça c'est intéressant pour une boîte comme Cyper ou pas du tout ? C'est c'est n'êtes pas dans la cible. Alors 28e régime Ink. On a été on a été inclus dans toutes les discussions dès le départ parce qu'on a un retour d'expérience sur du montage de filial qui est très important. C'est super compliqué de monter des filial quand on est une bah quand on nous la Corpe est française. Ça a été compliqué pour l'Espagne, ça a été très très compliqué pour pour l'Italie.
On a des grosses problématiques de répartition de stock option de BSCP dans le gros parce que les régimes fiscaux sont pas les mêmes. Oui, il y a énormément à faire. Il y a à terme est-ce qu'on va convertir Cyperl SAS en un bah on attend que le texte final soit soit sorti. D'accord. Donc ça ça fait partie des sujets pour vous par exemple qui pourrait être un truc important à défendre dans la campagne 2027. Ah bah tout à fait, il faut aller sur ça mais je dirais il faut aller faut sortir de du microcosme français et clairement penser européen sur tout si sinon on s'en sortira pas quoi. Et là il y avait l'ambassadrice de Taïwan qui était là juste avant que j'arrive.
Euh donc on pense écosystème international aussi quand on est une start-up française européenne parce que c'est compliqué ce sujet de la souveraineté. Qu'est-ce qui doit être souverain ? jusqu'où surtout la souveraineté dans le semiconducteur c'est toutes les les toutes les zones géographiques sont complètement interdépendantes. En France on air liquide les hollandais ont SML qui fait les machines les machines outils. Nous, on est obligé de produire à Taiwan sur ce type de de techno. Les terres rares, elles viennent d'Afrique un peu partout. C'est juste que les Chinois, ça doit faire une cinquantaine d'années qu'ils avaient ça en tête, être le plus indépendant possible.
Le chips ha chinois, il a été fait il y a 20 ans, 150 milliards à l'époque. En France, enfin en Europe, on démarre. Là, on est sur la la version 2, ça arrive avec du retard. Donc les Chinois sont les premiers indépendants, que les Européens soient complètement indépendants, ça risque d'être difficile. Mais en tout cas, faut quand même aller dans ce sens-là. Bon, et comment vous faites pour acculturer nos politiques ? Alors, ce sujet à vous, à votre niveau. Un/ers de montant, c'est sur les affaires publiques justement, faire leur l'éducation. Je dirais, on a démarré il y a il y a 5 ans.
Alors ça prend parce que le marché va dans notre sens, la politique va dans notre sens mais c'est un marché qui pour eux est très très difficile à appréhender. Alors ils comprennent très bien Mistral parce qu'ils sont utilisateurs. Mais il faut comprendre en dessous de Mistral, il y a toute la chaîne qui va jusqu'au smiconder. C'est évolue et c'est entre autres un des intérêts de Vivatech de leur parler, de leur montrer physiquement la puce est là. Il faut de l'argent pour continuer les les générations suivantes. Il faut des commandes et cetera. Merci beaucoup Philippe. Nous on continue à faire notre petit tour de bilan des 10 années de cette politique tech française ici à Vivateek.
[musique]
Jean Catan, merci beaucoup d'être au micro de pollen politique numérique. Donc je fais cette rétrospective des 10 ans de Vivateek sous le prisme des politiques publiques. 10 années de politique d'Emmanuel Macron tourné vers la TEC qui le célèbre quand même ici à chaque fois chaque année. Quel est ton regard toi sur ces sur ces 10 années ? Non, ben c'est un regard à la fois de l'ancienne agent public euh du citoyen. Euh c'est 10 années au cours desquels il s'est passé énormément de choses, ça je pense que tout le monde doit le dire. ces 10 années qui pour moi ont commencé très précisément en réalité un petit peu avant des 10 années.
C'est Emmanuel Macron qui prend la parole dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne pour l'anniversaire de l'Arcep et qui invite cette autorité très cher à mon cœur à voilà être audacieuse et je crois que c'est un paris déjà qui a été qui a été honoré par cette autorité et c'est par là moi c'est quoi le projet audacieux de l'autorité des télécom [rires] ben c'était par exemple d'avoir une régulation proinvestissement mais qui quand même veille au bien-être du consommateur donc Ça a été la régulation par la donnée portée par Sébastien Soriano. Ça a été des stimulus quand même très importants hein sur un secteur qui est très occupé comme on le sait voilà par des entreprises très importantes.
Ça a été le fait de de mobiliser la donnée des consommateurs pour justement faire pression sur ces entreprises et les forcer à couvrir le territoire. Ça a été le New Deal Mobile. Si on parle voilà et qu'on rentre dans le bilan, le New Deal Mobile c'est quand même quelque chose de très audacieux pour le coup qui est innovant, qui est unique en son genre et qui a permis de finaliser la couverture du territoire en 4G. C'est l'amorce de ce qu'on a aujourd'hui au niveau européen. On va en reparler, mais c'est quand même l'ouverture des terminaux. se dire que euh bah voilà euh nos téléphones portables sont des outils sur lequels on doit avoir une capacité à agir.
Ça c'est des idées qui ont été portées depuis une autorité qui s'inscrivait dans un cadre. Là, tu fais référence au DMA, au digital market. Euh donc qui est né pour toi euh au sein de l'ARCEP. Exement. Alors, il n'est pas né au sein de l'ARCEP. Non, c'est pas du tout ce que j'ai dit. Par contre, par contre euh chronologiquement, si on prend la chronologie et j'assume totalement le fait de voir Midi à ma porte, ça c'est totalement clair. Par contre, c'est vrai que c'est l'ARCEP qui met le sujet euh du contrôle des OS sur les App Stores et sur les applications qu'on installe sur la table dès 2016.
dès 2016 en disant il n'y a pas de raison que eux aient une capacité à discriminer là où on interdit aux opérateurs télécom de discriminer les contenus qui véhiculent sur leur réseau. Donc dès 2016, on pose cette idée. 2018, il y a un rapport qui est publié unique en son genre. Il circule partout dans le monde entier. 2019, on a des échanges assez prononcés avec la Commission européenne. Vestagger sait très bien qu'elle doit se départir de la de la politique de concurrence seule. D'ailleurs, c'est très intéressant parce qu'il y a un moment où on se croise à South by South West en mars 2019. On est dans deux salles différentes.
Sébastien Soriano intervient dans une, Margaret Vestager intervient dans l'autre. L'Europe est vraiment voilà sur le la ligne de front de la régulation des bigch. Elle est attendue par les Américains aussi. Et là Vestagger donc porte le DMA avec Thierry Breton. Donc euh non, ce n'est pas une idée de l'ARCEP, mais il y a une chronologie qui est intéressante.
Euh il y a aussi des arguments qu'on a porté à l'attention euh de Margaret Vestagger à l'époque, le fait qu'on [grognement] ait atteint un tipping point dans l'innovation, qu'il n'y a plus d'innovation sur le marché numérique, ni à l'intérieur des boîtes, ni à l'extérieur parce qu'elles sont parce que ces marchés sont trustés par des mastodons qui empêchent toute forme d'innovation. C'est des arguments qu'on apporté et bon voilà, on va pas répéter ce que tout le monde sait mais que quand même ces textes ont été euh voilà quand même beaucoup pour porté par la France, qu'ils ont été adoptés sur présidence française.
Donc évidemment la régulation européenne et un chantier énorme qui a été porté au cours des 10 dernières années. Si je peux me permettre de revenir sur certains c'est un peu ce qu'on proche beaucoup aussi, c'est Ah ouais mais attention parce que finalement le numérique on l'a pris nous que par le prisme de la régulation. Non, je pense que ça ce serait faux de dire ça. Ça a été un prisme très important et je pense que la France a porté une une capacité d'invention aussi au niveau européen très importante.
On pense à la mission Facebook, c'est quand même en 2018 Emmanuel Macron qui annonce à l'UNESCO au forum de la gouvernance d'Internet qui se passe à Paris des fonctionnaires français dont l'ancien DG de Larsep dont un membre du collège deep dont un rapporteur de l'ARCEP va aller chez Facebook pour voir comment la modération se passe et on va ensuite proposer quelque chose pour le DSA. Donc faut vraiment pas oublier tout ça. Je veux bien voir Midi à ma porte pour le coup, mais je pense il y a des faits aussi historiquement qui s'inscrivent dans un contexte global, c'est sûr, mais quand même qui ont mis la France sur le radar de la régulation.
Dire qu'on a fait que la régulation, ça c'est absolument pas vrai. Bon, déjà, il y a toutes les initiatives qui ont été portées dès le mandat Hollande avant qui ont fait la Frenchstech et compagnie. Alors, on peut apprécier ce genre de dynamique ou pas, mais vraiment pour le coup, on est dans la création, ça vraiment c'est par définition même, on est à Vivateek et je pense que les deux mondes se croisent aussi. C'estàd moi, tu vois par exemple la première fois où j'ai entendu parler d'une régulation des risques systémiques euh des grands acteurs du numérique, c'est Avivateek. Avivateek en 2018.
en 2018 une conférence non non non dans un bureau puisque il y a certains cabinets qui ont leur bureau en permanence à Vivateek pour recevoir des gens voilà et donc c'était à ce moment-là dans un rendez-vous de cet ordre làà où première fois non ben c'était le gouvernement numérique de l'époque dison donc on pourra faire le calendrier mais où dès on me parle de régulation systémique inspirée du secteur bancaire et bah c'est ce qui s'est passé en réalité sur le DSA euh tu as évoqué le le la partie French et tout ça pour toi Vivatech c'est pas un peu le showof de la startup nation ? Non, alors je pense que c'est pas que la start-up nation et d'ailleurs euh on peut le déplorer aussi.
C'est-à-dire, je me disais là en rentrant "Ah tiens, c'est marrant en fait les seuls stand que je vois bah c'est méta et compagnie." Et donc fait aussi on a ouvert l'espace à la conquête par les plus gros et c'est ça qui est reproché aussi aujourd'hui sur les data center par exemple et là on le voit en rentrant dans le hall et donc se dire bah non en fait c'est pas du tout le showof de la startup nation c'est aussi peut-être le showof malgré nous de nos erments de nos errances pardon excuse-moi de nos errances et de bah en fait on a peut-être ouvert la porte aussi un peu trop grand sans faire attention moi je suis pas du tout attaché aux question de drapeau, c'est vraiment pas ce qui me mobilise.
Mais par contre, sans faire attention au modèle qu'on avait en face. Et ça c'est une des très grosses lacunes je trouve bah que l'on a porté collectivement parce que voilà on a voulu avancer donc c'est dire aussi on a fait des concessions et j'utilise le on là-dedans. Euh c'est de dire bah on n pas assez porté attention au modèle économique. Euh j'ai eu ces discussions au cours de ces 10 dernières années où euh bah en fait au modèle économique des États-Unis des États-Unis mais aussi je veux dire du modèle économique de ce que c'est bah par exemple une entreprise de cloud.
Moi, pour moi, une entreprise de cloud, ça reste une entreprise qui va centraliser énormément de données, à qui on va déléguer énormément de pouvoir d'agir et je sais pas si finalement bah c'est quelque chose qu'on doit absolument espérer promouvoir. Peut-être que les solutions à notre liberté et cetera sont ailleurs. Je suis toujours un petit peu vu comme un extrémiste dans ces questionsl mais mais je pense que c'est important d'apporter cette voix-là. Euh tu sais selon la théorie du crapofou, tu sais, il faut toujours un petit peu cette personne qui va prendre le chemin de traverse au cas où au cas où on se planterait si on prenait le chemin dominant.
Al d' C'est drôle parce que euh on n'est pas rentré par la même porte que moi quand je suis arrivé. Je suis arrivé, j'ai vu ov cloud Skelway. Ah bah voilà, écoute, c'est super. Donc des Français mais en ce moment le sujet euh on a l'impression que c'est à nouveau le cloud parce que c'est l'IA et les data centers, tu en as parlé. Est-ce que on risque de tomber dans un travers par on l'a évoqué tout à l'heure avec le député La Tombe et la sénatrice Morin de Sailli à un travers de financer finalement des data centers sans se préoccuper de où va aller la valeur exactement. Donc moi bah encore pas plus tard que lundi dans ce type de réunion où tous les acteurs se retrouvent.
Donc je suis encore un petit peu l'énergumaine qui va porter cette fois-ci la voix de la conditionnalité. C'est de dire au lieu de brader notre énergie et dire bah venez, branchez-vous, branchez-vous, branchez-vous, c'est non, notre énergie est une chance pour toi.
Donc je vais m'en servir pour avoir un effet de levier sur toi et me servir de ta puissance dans une prise de judo et dire en fait mon énergie c'est ce qui va me permettre de conditionner ton accès non seulement à mon marché à mon territoire mais aussi à mes utilisateurs et donc de dire bah oui tu viens très bien mais je vais rien brader de ma régulation environnementale je vais rien brader de ma régulation urbanistique je vais te demander de contribuer aussi à l'essort de mon économie en donnant des capacités d'accès. Pourquoi pas ? Je vais te demander aussi de promouvoir une diversité de modèles. Je vais te demander de promouvoir une diversité d'initiative. Et ça, on sait le faire.
Et ça, c'est là où je regrette, si je peux juste prolonger un petit peu là-dessus, c'est là que je reg où je regrette de voir une autorité publique qui qui a voulu pousser des initiatives et c'est très salutaire et c'est très bien et ça donne une énergie, une force de vie. C'est vraiment super mais qui ne s'est pas porté en en architecte du pouvoir qu'exerce ces plateformes en gros et ces acteurs du numérique. Et c'est quoi ? C'est un complexe d'infériorité. Non non non.
Je crois que c'est euh une une c'est c'est c'est des priorités, c'est de se dire bah voilà, le président a dit dès 2018, hein, je veux dire, on était à Tus France à Versailles en 2018 et de dire dès 2018 ma priorité c'est l'investissement. Donc si ma priorité c'est l'investissement, bah du coup je ne regarde pas d'où et à où vont les billets qui viennent sur mon territoire. Donc c'est juste un établissement d'ordre de priorité. Moi, je vais avoir peut-être une lecture euh disons euh plus qualitative euh et non pas quantitative, mais euh si ça se trouve, je me serais planté et ça se trouve la France n'aurait attiré aucun acteur et aucune source d'investissement.
Jean Cat, te présentes en 2027 ? Non, pas en 2027. D'accord. Ah, donc plus tard une projection ultérieure. OK. Euh oui, c'est vrai que quand tu parles de quantitatif, c'est c'est peut-être aussi un marqueur, je trouve, de des 10 années de la de la politique sous la présidence d'Emmanuel Macron, c'est on veut tant de licorne, on veut tant d'investissement, c'était vraiment des marqueurs importants ça. Exactement. Et donc, on les a eu hein ces conversations sur est-ce que c'est ça qui compte, est-ce que c'est vraiment ça qui compte ? Est-ce que ce n'est pas le modèle dominant aujourd'hui qu'il nous faut contester ?
Et est-ce que c'est pas là finalement que va se trouver notre proposition de valeur, notre nos facteurs notre facteur différenciant ? C'est très important en économie la capacité à se différencier des autres. Bon, le l'entreprise est telle que non, ça a pas été la solution retenue très clairement. Pour autant pour autant, je pense qu'il faut noter et l'actualité même de cette année le montre encore que bah il y a eu une marge d'action pour l'autorité publique dans le développement de logiciel alternatif.
La suite numérique que tout le monde doit évoquer à ton micro aussi est un très bon exemple de cette capacité des agents publics à faire, à innover dans des start-ups d'État et à dire non en fait nous notre modèle ça va pas du tout être celui des BTE, ça va être un modèle contributif par des agents publics sur la base de logiciel libre. On va discuter des développements logiciels dans la messagerie interne à la fonction publique avec les utilisateurs. Et ça c'était quelque chose de totalement différent. Ça a été un rapport de force. Il faut pas le nier. Tout est rapport de force. C'est normal quand on parle de l'action publique. C'est normal. Donc ça a été un rapport de force.
L'Élysée lui-même était contre ça. L'Élysée avait promu Olvid. Nous on était sur Chap depuis 2010. Il faut quand même rappeler qu'vid justement j'ai eu ce débat juste avant euh Olvid start-up française. Oui. Et donc il y a des rapports donc on va contre notre écosystème. Alors non c'est pas ça.
et que il y a un moment où il est très intéressant dans une démocratie d'avoir des autorités qui ont des contrepoints de vue et à la fin bah finalement c'est peut-être là que se trouve le marché des idées, le marché des propositions, même si c'est pas du tout un marché et qu'il s'agit vraiment de démocratie et d'action publique, mais de se dire bah à la fin on va voir et on va laisser aussi le champ libre à différentes initiatives. Donc le président de la République a poussé une solution, les agents publics en ont poussé une autre. Ouais. Ce qui est intéressant, c'est que euh la solution qui a été poussée, c'est une solution française. La solution en interne, OK.
Euh ça veut dire qu'on a un écosystème vivant. Dans les deux cas, voilà, dans les deux cas, c'est euh quand même c'est assez remarquable d'observer ça, je trouve, et de se dire euh en réalité, peut-être que là aussi il y a des airements. Peut-être, peut-être que voilà, on perd du temps, peut-être que Mais oui, mais en fait, on sait pas on sait pas ce qui va marcher. Quelqu'un me rappelait euh très justement d'ailleurs quelqu'un de la Frenchstech Grand Paris me disait "Bah oui, aujourd'hui, tu soutiens la suite numérique parce que ça a marché mais ça se trouve ça aurait pas marché." Donc c'est pour ça qu'il faut une pluralité.
Moi, tu sais, Joseph Stiglitz qui est prix Nobel d'économie avait cette phrase où il disait en gros la multiplication institutionnelle aura un coût mais il sera toujours moindre que le coût de l'erreur. Donc ça veut dire qu'en gros, on a toujours un intérêt à multiplier les initiatives et les voies discordantes discordantes, les faire interagir plutôt que de se dire "OK, ça va être ça notre seule et unique voix et là on se plante." Et donc on a souvent dit du président qu'il était darwinien, tu vois. Mais une autre manière de le lire, c'est aussi de dire bah finalement on a eu une capacité d'action qui qui n'a pas été facilité, ça c'est sûr, qui a été difficile.
Je pense que il faut aussi dire que ça a été 10 années quand même assez difficile pour tout le monde et pour tout le monde. Donc ça, il faut vraiment pas le nier. C'est dire quoi ? Rappeler le Covid. Non, ben rappeler toutes ces circonstances, mais aussi rappeler justement le fait que bah ce qu'on a pu euh appeler une forme de management darwinien euh ben on l'a payé aussi au sein de l'État. Euh c'est quand même très difficile à vivre hein à certains moments de de perdre le cap. Euh moi tu vois, enfin ça va tu vois solution par exemple donc d'avoir moi tu vois quand je pilotais euh enfin quand j'étais rapporteur de la revue stratégique pour la lutte contre la manipulation de l'information.
Bon bah c'est un exercice qui a qui a pu être poursuivi parce que l'État est quelque chose de très robuste, très solide que l'CDSN est une machine très forte et très intéressante et vraiment heureusement qu'ils sont là mais tu as quand même eu quatre premiers ministres sur toute cette période. Ouais. Donc il faut vraiment être solide pour pouvoir tenir son objectif.
Donc quand on a toujours vécu dans ce système comme toi ou moi, enfin je veux dire quand on a le numérique cheviller au corps et cetera, on sait pourquoi on se lève le matin, mais on peut pas l'exiger de tout le monde et donc parfois c'est très difficile et donc euh bah voilà, il faut forcer la solidarité parce que ça a pu être très dur. Qu'est-ce que tu penses du discours autour de l'intelligence artificielle ? que là c'est c'est le grand mot aujourd'hui. Donc faut investir, on a parlé des data center mais de manière générale mistral et tout ça. Euh on entend pas beaucoup finalement le politique sur tout ce mouvement anti, tous ceux qui ont peur demain de perdre le leur emploi.
Est-ce qu'on n'est pas un peu hors sol euh du côté des décideurs publics sur cette question de l'intelligence artificielle ? Alors là, ce qu'on a vu euh cette semaine et je dis ça à l'ancien euh conseil euh porte-parole du Conseil national du numérique et donc des cafés I et porteur euh en fait de la stratégie Aoséia. Ouais. Ouais. Ça aussi c'est quelque chose qu'on a pu faire avec le soutien euh donc de l'Élysée euh quand même verbalement, expressément. Euh justement alors le but du président de la République c'était notamment que on ne passe pas à côté d'une d'une forme d'opportunité aussi dans la technologie.
Euh moi, c'est vrai que bah j'ai pu en faire aussi sous le couvert de Gilles Babinet et là aussi hein, il y a des rapports dialectiques qui s'instaurent, mais moi pour moi, c'était plus un outil de mise en démocratie de la question technique, une démocratie de proximité comme beaucoup de sociologues ou de chercheurs nous y invitent justement en disant euh attention en fait euh pour reprendre le titre de cet ouvrage que je cite très souvent de Yel Benun et de Irene Ro, c'est technologie partout, démocratie nulle part. Bah moi en fait, je me suis dit les caféas c'est aussi l'opportunité de dire démocratie partout et technologie bah en fait on va laisser la population aussi un peu choisir.
Donc ça on a pu le faire. C'est aujourd'hui une mission installée au ministère de l'économie. C'est quand même quelque chose c'est je crois unique en son genre. C'est pas bizarre que soit au ministère de l'économie non parce que c'est là où il y a le numérique justement et l'intelligence artificielle et que c'est très important que et c'est très important je pense que la parole citoyenne soit aussi portée dans une enceinte où les décisions justement économiques se prennent.
Quand hier donc on avait un événement qui s'appelait Nautria où par exemple le ministre Amiel rappelait que il initia un dialogue social dans la fonction publique sur la question de l'IA, ça c'est un truc que pour nous on a toujours présenté au conseil national numérique puis à Caféia comme quelque chose d'essentiel dans le déploiement des technologies et pour nous on a souvent présenté les Café comme devant donner naissance à ce dialogue social. Donc ça c'est vraiment quelque chose auquel on tient énormément. Le le truc donc de la vindicte populaire qui pourrait s'exprimer est à prendre vraiment au sérieux hein.
Moi je dis très souvent que du rond-point des gilets jaunes au data center, il y a vraiment juste une rue à traverser généralement et géographiquement. Donc il faut avoir ça en tête. Moi j'ai été conseillé de Sébastien Sorano quand on a attribué les fréquences 5G. Ouais.
Donc ça c'était quand même assz quel chose he il y avait les pylones qui brûlaient et cetera et et en fait ça ça a renforcé la démocratie d'une certaine manière parce que tu vois Sébastien Sorano a vu à l'époque la question environnementale qui était portée par les équipes de l'arcep comme voilà c'est le moment d'aborder cette question c'est le moment d'aborder cette question il faut entendre cette voix et grâce à ça on a aujourd'hui et grâce à l'initiative de Patrick Chaz au Parlement on a la loi sur la réduction de l'empreinte énergétique du numérique et on est le seul pays au monde. Le seul pays au monde.
Alors l'arcep me dit non non, il y a un autre pays généralement mais c'est voilà, j'oublie à chaque fois lequel et c'est plus nouveau qui a la capacité de collecter des données environnementales aux acteurs du numérique. C'estàdire d'envoyer un questionnaire à Apple et de leur dire il y a combien de minéraux dans vos terminaux ? Il y a combien d'eau qui est consommé pour tel acteur des data center ? Il y a combien de CO2 qui est émis ? Donc je pense que voilà, il faut prendre conscience de tout ce qu'on a réussi à faire aussi pour réinstaurer un nouveau rapport de force et bah déployer toute la palette d'outils qu'on a à notre disposition. Qu'est-ce que tu attends pour terminer ?
Qu'est-ce que tu attends pendant cette campagne 2027 de la part des candidats sur les sujets du numérique ? Bah j'attends. Tu les tu les attends sur quoi ? Bah que alors malheureusement je les vois surgir sur une question qui est avale à la question sur lesquelles je les attends. Eux ils voient euh Fable 5 qui nous est retiré juste après. Éventuellement nous aura été confus. Je sais pas si même ça a été mis en accès quelques instants. Je j'arrive même pas à savoir. Et euh [rires] et euh puis c'est pas nous qui étions visé hein quand même. Non non non. Et puis on voit tout le monde dire enfin c'est pas normal, on devrait avoir accès à ça.
On n'y a pas accès jusque là mais on devrait y avoir accès. Si vous vous y avez accès, nous on devrait y avoir. Sans même se poser la question de savoir si c'est vraiment ce qu'on veut en réalité. Et ça c'est assez intéressant de se dire en fait il y a un réflexe pavlovien où on voit ben de sur tout le spectre politique he tout le monde dire ouais moi aussi il y a il y a il y a il y a a euh ouais en fait tu veux quoi ça m'a surpris de la part de certains politiques. C'est complètement dingue. Donc il y a une sorte de cri un sur on nous a dépossédé de quelque chose auquel on avait le droit.
Mais est-ce que tu t'es juste posé la question de ce que revêtent ces technologies, de ce qu'elles impliquent en terme mais ne serait-ce que enfin de je veux dire de même sans parler de la question environnementale, sans parler de la question sociale, mais juste en terme de répartition de valeur, juste pense à ça en gros. Qu'est-ce que ça implique ? C'est quoi ton projet pour financer la culture demain à partir de places centralisées qui vont capter énormément d'argent et de données ? C'est quoi ton projet pour la culture demain en gros ? Donc ben ça non, ça n'apparaît pas. C'estàd que tout est siloté mais on n arrive pas à avoir le lien entre les choses.
Et pour ça, ça mériterait de s'interroger sur bah finalement quelle technologie on veut non seulement comme technologie qui nous offre des usages ou quoi, mais aussi comme technologie comme relation et architecture de pouvoir en réalité dans notre démocratie. Et parce que c'est un ferment de l'architecture du pouvoir dans notre démocratie. Donc si on s'interroge pas là-dessus, ben on manque tout. Et du coup, on a des personnes qui aboisent quand on nous retire faible 5. Hm. Ça va être ça va être compliqué dans les discours de campagne, ça. Bah et qui prennent leur responsabilité aussi à un moment euh pour porter les les questions qui mérit parce que s'interroger sur le numérique qu'on veut.
Euh c'est une question très complexe. Je suis pas sûr tout le monde soit capable ici de répondre, même ici à Vivatech. Mais ce qui est hyper intéressant par exemple, c'est que et c'est ce que les caféia pour moi, ça a toujours été un un vraiment une source d'élan et de d'optimisme énorme. C'est en fait quand tu écoutes les personnes qui sont réellement concernées, en réalité, tu vois les voix se tracer mais mais d'office. Hier donc il y avait cet événement sur l'IA au service public. Donc on peut avoir tous les discours politiques qu'on veut.
À la fin, quand tu as l'agent public qui dit "Bah voilà, nous on a développé cet outil et ça nous permet de faire ça et de mieux rendre le service aux citoyens." Alors, on va pas gagner de temps. On va pas gagner de temps, mais par contre le service rendu aux citoyen sera meilleur. Il s'agissait de l'agent qui permet de simplifier le langage utilisé dans la relation aux citoyens et de se dire "Non, par contre, moi je dois repasser, ça me prend du temps, il y a pas de gain de temps, par contre moi je travaille mieux comme ça." Bah ok, en fait on l' discours sur la technologie, je veux dire il est donné quoi. C'estd oui, on est capable de s'impliquer dans le développement technologique.
Oui, on est capable d'y voir l'intérêt. Par contre, nous on aime faire notre travail. Donc, tu es gentil, tu nous laisses faire notre travail. Merci Jean-Catan. Super intéressant. Merci. On continue nous à faire notre tour de Vivateek à se reposer ses questions sur ces 10 années de politique d'Emmanuel Macron en matière de tech et de numérique. Bonjour à toutes et à tous. Si je me mets à développer tout ce qu'on est en train de faire depuis quelques mois et ce qui a été fait par ma prédécession, je pense que ça va être un petit peu long.
Moi, j'ai plutôt envie de parler de vous en fait et je suis très honorée avec Benjaminade, mon collègue ministre qui est là d'être de vivre cette fête parce que c'est une belle victoire en fait. Et la coopération que vous signez, que vous engagez, elle va bien au-delà de la souveraineté numérique. C'est en fait la situation que je considère idéale parce que c'est de la souveraineté avec deux acteurs français et en plus sécurisés parce que il y a pas de souveraineté s'il y a pas de sécurité.
Et pour vous incarnez ces deux critères qui pour moi sont fondamentaux grâce à Skyway qui est notamment Secum Cloud qui permet notamment à Char Vision en toute confiance de pouvoir envisager l'avenir et ce partenariat je dirais que c'est ce qu'on fait de mieux en France et qu'on souhaite effectivement vous l'avez dit porter au niveau européen. Nous venons de d'annoncer avec Arston Willberger il y a quelques minutes notre vision commune de ce qu'est la souveraineté. Ça a pas été simple. J'imagine que vous vos discussions duré des nuits et des jours. Bon ben nous c'était à peu près pareil.
Sauf qu'on a on a atterri sur une définition commune de ce qu'est la souveraineté numérique en franco-allemand. Et ça donne énormément d'espoir évidemment sur ce queon va pouvoir porter nos gouvernements au niveau de l'Europe avec tous nos autres amis européens au niveau de la Commission européenne. Mais c'est pas seul que nous devons le faire. Nous allons le faire avec les entreprises comme vous qu'on va amener dans notre besace euh au niveau européen et aussi avec les centres de recherche, avec les centres de formation pour créer cet écosystème.
Donc je voulais vous féliciter tout simplement Scaleway Dorenavant héberge les données de santé des Français, les données HDS et puis vous venez de gagner la migration vers DGSI. Donc moi je dirais que bah vous continuez surtout comme ça. Vous vous arrêtez là.
[applaudissements]
Bonjour à toutes et à tous. Merci, merci. Déjà vraiment un grand bravo, un grand bravo pour ce partenariat qui est un succès de plus dans la construction de solutions souveraines dans le domaine de la protection des données, dans le domaine du cloud. Bravo à Chapd Vision pour l'annonce d'hier aussi, la coopération avec l'État bien sûr, la DGSI. Et je voudrais vraiment continuer ce qu' a dit parce que déjà vous dire que vous pouvez compter sur nous et qu'on est là pour porter cette voix de la souveraineté par le soutien à nos écosystèmes d'innovation, à nos entreprises au niveau national bien sûr, mais au niveau européen.
On y œuvre énormément en franco-allemand mais avec nous nos partenaires. J'ai été tout à l'heure avec la vice-présidente de la commission Enna Birkunen pour lui présenter quelques-unes de nos pépites dans tous les domaines qui sont vraiment au cœur de la souveraineté parce que on a bien compris aujourd'hui que quand on parle de compétition géopolitique quand on parle d'instrumentalisation des dépendances par la Chine ou les États-Unis fondamentalement on parle de tech et que soutenir nos entrepreneurs, nos pépit, nos start-ups dans l'innovation, c'est pas juste une question de croissance, de job de d'accélérateur industriel.
C'est avant tout aujourd'hui une question d'autonomie stratégique et de sécurité. Je voudrais vous dire autant que vous pouvez compter sur nous, on a besoin de vous parce qu'on a des rendez-vous fondamentaux dans l'année qui s'ouvre, notamment dans les négociations européennes où vous devez faire entendre votre voix. Vous l'avez dit dans votre introduction, aujourd'hui en France, aux États-Unis, euh en France et dans le reste de l'Union européenne, je veux dire l'immense majorité des acteurs, que ce soit gouvernement ou acteur privé, se tournent vers des solutions extraeuropéennes, notamment américaines, par exemple, pour l'hébergement des données.
Et ça, on a besoin de faire entendre votre voix sur l'investissement, sur la préférence européenne, sur la nécessité de la commande publique par l'État et par les acteurs européens. On est en train de négocier, vous savez, le prochain cadre financier plurié annuel dans lequel on aura un fond de compétitivité qui viendra investir massivement dans l'intelligence artificielle, dans le quantique, dans la défense, dans le spatial, dans les technologies vertes, le cloud souverain et cetera et cetera. Et votre voix dans ces débats, elle est non seulement légitime, mais elle est absolument primordiale.
Alors, Anne disait, on va vous emmener dans notre besace effectivement dans tous les marchés européens à concérir et puis bien sûr dans les débats à Bruxelles. Vous pouvez compter sur nous et vraiment encore une fois un grand bravo pour tous ces succès et merci beaucoup. Madame la ministre, c'est 10 ans de vivate, 10 ans aussi de politique publique du numérique porté par Emmanuel Macron. Qu'est-ce que vous retenez de ces 10 années ? Moi, je trouve que déjà euh ce que je vois ici aujourd'hui, l'ambiance en fait, c'est un anniversaire déjà. Donc, je vois beaucoup de sourire, beaucoup d'énergie.
J'ai beaucoup échanger avec Carston Viberger, mon homologue allemand puisque l'Allemagne est est pays euh d'honneur de cette 10e édition, c'est qu'ici nous sommes en fait euh dans le plus grand salon européen de la tech.
ça se voit, ça s'entend, euh ça bouillonne et que enfin il y a effectivement l'écosystème français que nous on porte euh depuis euh depuis 10 ans à travers ce salon mais bien avant euh avec la politique impulsée par le président de la République Emmanuel Macron, mais aussi beaucoup de start-up étrangères européennes et on peut grâce à un salon comme celui-là, ce que je retiendrai finalement pour répondre à votre question, c'est les partenariats qui se nouent entre partenaires européens SAP Mistral par exemple, le SGPI avec son homologue allemand mais aussi des partenariats entre groupes ou entre écosystème français comme là je viens de le faire avec le groupe Orange et le CEA sur de la recherche liée à un sujet extrêmement sensible pour notre autonomie stratégique les communications du futur.
Et selon vous, l'année prochaine à Vivateek, on parlera de quoi ? 2027, ça va être une année d'élection présidentielle. on aura une nouvelle impulsion qui sera donnée. Qu'est-ce qu'il faudra traiter absolument comme sujet autour du numérique en France ? Bah, je pense que le sujet encore et et je souhaite que ce soit le cas, ce sera l'intelligence artificielle parce que l'intelligence artificielle, c'est vraiment une révolution dans sociétale, on peut dire technologique certes, mais aussi sociétale. Et je pense qu'on va rentrer en européen mais avec d'autres partenaires ailleurs dans le monde comme l'Inde, comme le Canada, comme le Maghreb également sur quel lien voulons-nous.
Je pense qu'on va peut-être plus et c'est ce que j'aimerais l'année prochaine rentrer sur les valeurs finalement qu'il faut qu'on porte nous euh gouvernement qui sommes attachés à à laisser l'humain au cœur de l'IA. Donc je pense qu'on parlera peut-être davantage euh d'environnement, de transparence, d'éthique euh et et et de pour faire en sorte que notre modèle, celui qu'on défend, soit celui qui soit prédominant dans le monde. C'est-à-dire que le politique s'empare aussi de ce sujet de manière positive du sujet du numérique.
Oui, il y a bien sûr des sujets, c'est une pour moi c'est avant tout une opportunité l'intelligence artificielle, mais peut-être que l'année prochaine, on parlera aussi de l'impact de l'IA sur le travail. Il y a beaucoup de choses qui sont dites. À ce jour, j'ai pas eu entre les mains une étude scientifique qui prouve que l'IA va remplacer l'humain où on va perdre des emplois. Il va y avoir des métiers qui vont disparaître, c'est c'est vrai, mais les métiers vont être remplacés par d'autres.
Et donc la responsabilité, elle est globale en fait, elle est gouvernementale bien entendu, mais elle est aussi des chefs d'entreprise, les centres de recherche, les centres de formation, les écoles d'ingénieurs, de techniciens. Il faut en fait intégrer l'IA et faire avec de telle sorte que justement l'humain ne soit pas la première victime de cette technologie. Ça nous ramène juste pour terminer à la question de la confiance, la confiance que les Français aussi ont dans le numérique et l'intelligence artificielle est sujet de la sécurité, de la cybersécurité. Ici, on en parle pas tellement. C'est vrai, c'est vrai.
Est-ce que c'est un peu notre faille, un peu le l'angle mort finalement de notre politique numérique ou de la manière dont l'écosystème grandit ? Alors effectivement, il faut toujours avancer de manière équilibrée sur deux pieds. On ne pourra pas être souverain, on ne pourra pas protéger notre autonomie stratégique dans même dans le secteur de l'intelligence artificielle si elle n'est pas sécurisée. C'est une priorité de mon ministère. On y travaille tous les jours et il y a des entreprises en France, en Europe qui travaillent ainsi que des centres de recherche sur la sécurité de l'intelligence artificielle.
C'est probablement aussi un sujet qu'il faudra peut-être mettre plus en avant surtout au regard de ce qu'on voit avec les décisions américaines ou bien des applications, des modèles qui viennent de chéantropique qui laissent sous-entendre que leurs techniques peuvent craquer des systèmes d'IA et donc de la sécurité. Euh il faut vraiment qu'on en parle et que ce soit une priorité également. Ce sera j'espère aussi un autre sujet pour l'année prochaine. Merci Anne Leon. Merci beaucoup.
[musique]
C'était politique [musique] numérique alias Pollen, votre podcast, votre émission politique sur le numérique. Laissez-moi en commentaire ce que vous avez pensé de tous ces éclairages sur ces 10 années de politique numérique portée par la présidence d'Emmanuel Macron qui donc était là pour sa dernière séquence, son dernier show. On se retrouve évidemment sur l'ensemble des plateformes de podcast, votre préféré et aussi sur ma chaîne YouTube Delphine Sabatier. et je vous y retrouverai avec grand plaisir.
[musique]