Hantavirus: le gouvernement se dit prêt à affronter "tous les scénarios, même les pires" -13/05/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je suis heureux d'accueillir Stéphanie Risla, ministre de la santé pour une audition que nous avons monté hier au vu effectivement donc du déploiement de la l'épidémie d'antavirus. Euh le gouvernement a pris un un décret prescrivant les mesures d'urgence nécessaires à la gestion du risque d'infection de ce virus le 10 mai dernier. Ce texte prévoit à l'égard des personnes ayant séjourné à à bord du navire MVU et des personnes en contact avec elle des mesures d'évaluation médicale et épidémiologique.
Un placement en quarantaine est le cas échéant leur placement en isolement. Il m'a parutu évident que notre commission devait vous entendre, madame la ministre, sur ce sujet et sur toutes ses implications et je vous remercie d'avoir prestement répondu à cette invitation de venir nous rencontrer de manière à expliquer au-delà de ce que vous avez ce qui a déjà été dit hier, notamment lors des questions gouvernement euh les dispositifs qui sont d'ors et déjà déployés et ce qui et ce qui pourrait être envisagé. Euh voilà, je pense que vous souhaiterez présenter de manière plus détaillée les mesures prévues dans le décret que j'ai mentionné.
Au-delà, chacun a besoin de de savoir quel est 6 ans après les épidémies de Covid l'état de préparation de notre système sanitaire pour prévenir une situation de de crise et y faire face le cas échéant. Alors après votre exposé, les orateurs de groupe et les autres commissaires qui le souhaiteront vous pourront vous poser des des questions en auxquelles vous pourrez bien sûr répondre au fur et à mesure qu'elles sont exprimées. Voilà madame la ministre.
Je vous laisse tout de suite la parole. Merci beaucoup. Je suis ravie d'être avec vous.
Il est évidemment indispensable que le gouvernement puisse répondre à l'invitation des parlementaires. Euh surtout dans ces moments où beaucoup de données scientifiques qui peuvent être exposées sont parfois aussi parfois pas forcément lié à une expertise scientifique majeure. On peut entendre un peu tout. euh et son contraire.
Donc c'est très important qu'en toute transparence le gouvernement vienne devant vous et je suis très attachée à cette commission, vous le savez. Donc je suis ravie. Euh peut-être deux mots sur le virus, mais euh je pense que l'information est passée.
L'objectif pour moi là est pas de faire un long discours préliminaire, mais de vous donner quelques éléments à date et puis de pouvoir répondre aux échanges. que sur le virus, c'est un virus que nous connaissons qui est un virus antairus de la avec la souche des Indes donc d'Amérique latine, virus connu depuis les années 90 qui a été décrit dans la littérature scientifique puisqu'il y a régulièrement en Amérique latine des clusters, c'est-à-dire des des cas familiaux notamment liés à ce virus. Donc c'est un virus que nous connaissons même si la localisation d'Amérique latine est donc en zone rurale.
Et je pense que c'est important à avoir ça en tête parce que c'est un virus qui a une mortalité qui est élevée dans les études que nous avons à disposition. Euh mais il faut se remettre en tête que euh ces patients étaient euh dans des zones rurales d'Amérique latine avec pas forcément euh l'accès aux soins et les disponibilités technologiques qui peut y avoir euh à d'autres endroits. Mais dans les études, le virus a un un taux de létalité, de mortalité lié à peu près à 32 %.
C'est un virus dont on sait dans les études qu'il se transmet, il peut se transmettre entre hommes. Et c'est là l'important de vous expliquer qu'il y a aussi un autre antairus qui est plus connu en France ou dans les pays européens et Asie. une autre souche qui n'est pas la souche des Indes et on a des cas régulièrement en France d'antavirus euh notamment dans certaines régions du pays qui euh cet autre antairus qu'on appelle du de l'ancien monde ne se transmet pas d'homme à homme.
On est bien ici sur un antairus avec la celluche la souche des andes donc avec une transmission possible. Il y a encore des choses qu'on ne sait pas à date aujourd'hui. J'espère que dans les jours qui viennent, on aura la certitude de la non mutation de ce virus puisque vous savez que pour voir si il y a une mutation, il faut analyser toute la séquence génétique du virus.
Une grande partie d'analyse a été faite mais pas les 100 % encore. Donc on va avoir dans les heures jours qui viennent la certitude que ce virus n'a pas muté. Donc on pourra l'identifier au virus dans les études que nous avons à disposition.
Euh sur la chronologie des cas, le nous avons un bateau qui avait 147 passagers. À ce jour, 11 personnes du bateau à l'entravirus dans le monde. Nous avons donc en France rapatrié de façon très sécurisée, c'est-à-dire que entre le bateau et les chambres d'hospitalisation à flux d'air qui sont des chambres qui aspirent l'air pour éviter toute contagiosité, ça a été comme une bulle autour du du des cinq personnes du bateau pour les emmener à l'hôpital avec évidemment des professionnels formés à ce à ce risque infectieux. euh dans l'avion et évidemment euh dans euh les euh établissements hospitaliers. d'idée parce que euh bon les cinq sont à l'hôpital Bicha, la la presse l'a dit et dans les cinq, vous le savez, il y a une patiente qui s'est qui a eu l'apparition des symptômes au cours du vol retour et qui s'est dégradé dans la nuit suivante et qui est actuellement en réanimation. sur ce navire a fait des escales et lors des escales une des patientes une des personnes qui étaient sur le la femme du premier monsieur décédé a voulu rentrer chez elle au Pays-Bas, a pris un premier avion Saint-Hélène Johannesbourg.
Dans ce premier avion, il y avait h personnes qui sont sur notre territoire en France, h français qui sont hospitalisé, qui ont tous des tests négatifs pour leur premier test qui était réalisé le 7 mai et qui ont un deuxième test en cours puisqu'on fait régulièrement les tests et donc on va avoir les les résultats aujourd'hui. Cette personne malade qui est ensuite décédée, qui a pris ce premier avion, a voulu prendre un deuxième avion. Elle a elle elle est montée dans le deuxième avion et elle était trop malade.
Ils l'ont descendu du deuxème avion. Ce deuxième avion faisait Johannesbourg Pays-Bas, Amsterdam. Dans ce deuxème avion donc où la personne décédée avec l'antairus n'est pas n'a pas volé avec les passagers mais elle est montée dans l'avion.
Dans ce deuxè avion, il y a 14 personnes sur notre sol qui sont aujourd'hui hospitalisées, les 14. Donc nous avons sur notre territoire cinq personnes considérées à au risque puisqu'ils étaient dans le bateau. Euh h personnes dans un premier avion qui a voyagé avec la personne décédée et 14 personnes qui ont voyagé sans la personne mais qui éventuellement ont pu avoir un contact.
On a pris un principe de précaution pour ces personnes, notamment ces 14 dont le risque scientifique avec les données qu'on a actuellement semble très faible. On a pris la décision de établir le principe de précaution parce que l'on sait que dans les épidémies et notamment dans celle-là, ça a été démontré dans des études d'Amérique latine que si on arrive à faire une quarantaine très forte, à isoler à à on arrive à briser la chaîne de transmission, c'est tout l'enjeu comme on sait qu'il peut y avoir une transmission entre les hommes, il faut pas que cette transmission puisse se faire. Donc la décision a été prise euh de euh hospitaliser donc ces cinq personnes du bateau et c'est 22 personnes qui sont éventuellement contact sur notre territoire français.
L'OMS a alerté euh le 3 mai euh de ce l'apparition de ce virus sur ce navire. Ce qui est d'ailleurs je fais une remarque mais ce qui est une avancée quand on compare aux anciennes épidémies et notamment la pandémie Covid, c'estàdire que très tôt tous les pays qui avaient des ressortissants sur le bateau ont eu l'information. Donc dès cette alerte de l'OMS, le gouvernement s'est mis euh en action évidemment euh entouré d'experts scientifiques puisque c'est un virus connu.
Donc tout de suite on a travaillé j'ai travaillé avec des experts scientifiques. On a évidemment notre centre de crise s'est mis en action avec les agences, je pense à santé publique France, évidemment la direction générale de la santé et les agences qui sont des agences infectieuses comme le CORB qui est la commission de recherche sur les risques épidémiques et biologiques avec, je l'ai dit, ses experts scientifiques, notamment l'Agence nationale de recherche scientifique en risque infectieux et entouré de ces experts scientifiques. On a pris donc les décisions dont je vous ai dit avec à l'aide d'arrêter dans un premier temps, la le premier arrêté que j'ai pu prendre concernait les cinq personnes qui revenaient du bateau et même s'ils étaient d'accord d'être hospitalisés, il fallait un arrêté puisque vous savez que on ne peut pas obliger des gens à rester à l'hôpital.
Donc cet arrêté a été pris et puis ensuite on a le premier ministre a pris un décret euh pour les 22 autres personnes pour euh les euh les mettre en hospitalisation. Euh aussi nous avons euh je sais que c'est une question importante, j'ai pu répondre hier au QAG. Dans ces cas-là, on alerte et on informe les Français en trouvant le juste milieu entre eux se mettent à faire des conférences de presse tous les jours alors que le risque n'est pas nécessaire et en même temps une totale transparence envers les Français.
C'est ce que nous avons fait avec des communiqués de presse, avec des prises de parole médiatiques, que ce soit le Premier ministre ou moi-même avec euh aussi euh la conférence de presse que j'ai pu organiser hier. J'ai voulu organiser cette conférence de presse puisque le premier ministre avait rencontré avec moi les experts scientifiques la veille et que les Français puissent avoir l'ensemble de l'expression que ces scientifiques avaient eu auprès du premier ministre. Donc nous avons fait cette conférence de presse hier soir.
D'autre part, nous avons un grand enjeu de coordination internationale euh politique et d'expertise scientifique. Et euh j'ai euh proposé d'organiser une réunion qui aura lieu cet après-midi. Je suis en contact évidemment depuis le début avec les homologues des autres pays qui ont des ressortissants qui étaient sur le le bateau.
Et cet après-midi à 16h30, j'aurai une réunion avec de nombreux pays de la zone européenne pour échanger sur les pratiques et surtout essayer de porter notre voix qui est une voix de précaution que d'autres pays partagent, je pense, au Royaume-Uni, à l'Espagne. Donc cette voie de précaution auprès d'autres pays et essayer de d'être très actif et la France est très actif avec évidemment le ministère des affaires étrangères, le ministère des affaires européennes. On est actif pour essayer que cette chaîne de transmission soit bloquée à tous les niveaux.
Voilà pour un premier propos et je suis évidemment prête à répondre à vos questions. Très bien. Merci beaucoup madame la ministre.
Je vais prendre d'abord donner la parole aux orateurs de groupe en commençant par Thomas Ménager. La règle c'est 2 minutes et réponse immédiate de la ministre de manière à avoir un débat qui soit le plus efficace et concret possible. Merci madame la ministre d'être présent devant notre commission ce matin, d'avoir accepté euh la demande de notre président de commission que j'avais sollicité aussi au nom du groupe Rassemblement national dans cet exercice de transparence.
Euh déjà saluer les décisions du gouvernement dans les premières heures euh depuis l'annonce de ce cet antavirus euh cette décision de fermeté sur la quarantaine notamment en milieu hospitalier. Mais nous avons tous en tête bien entendu le souvenir du Covid-19, la pénurie de masse, les stocks stratégiques non renouvelés sur de quinquena, euh la doctrine sur le masque qui a évolué régulièrement, les difficultés de dépistage et les hôpitaux débordés. Cette séquence a donc coûté des vies, abîmer la confiance dans la parole politique.
Donc pour rassurer les Français qui nous suivent, qui nous écoutent, mes questions sont très directes, très concrètes, très précise. Ma première question, elle est relative au masques. Pouvez-vous nous indiquer combien de masques FFP2 et chirurgicaux l'État détient aujourd'hui dans son stock stratégique ?
Quelle est leur date de péremption ? Pourquoi avoir dit que vous étiez actuellement en train de reconstituer les stocks alors qu'ils devraient déjà exister et où sont-ils stockés sur le territoire ? Ma deuxième question concerne les équipements.
Est-ce que vous pouvez nous nous indiquer si nous avons suffisamment de blouses, de surblues, d'équipement de protection individuelle ? On se souvient de l'épisode des sacs poubelles pour nos soignants malheureusement. Quel marché cadre sont activables en cas de tension d'approvisionnement et quelles sont pour tant les masques que pour ces équipements les sources d'approvisionnement françaises, européennes à l'étranger ?
On sait très bien que dans la situation internationale cette question a aussi toute son importance. Ma 3è question, c'est sur la politique de test de test. Comment est-elle définie ?
Euh combien de tests pouvons-nous réaliser si jamais une pandémie survenait sur cet antavirus et sur cette souche ? Et quelle est là encore l'origine de ces tests ? Et enfin, même si ma collègue en parlera plus en détail sur le pire scénario, même si on en est très loin, mais gouverner c'est prévoir, on le sait tous.
Euh quelles sont les capacités de monter en charge de nos hôpitaux ? Et avons-nous les médicaments nécessaires pour la réanimation ? On sait que ça avait été un point crucial la dernière fois pendant le Covid.
Est-ce que on a appris en matière de de filières de principes actifs de filière française et européenne sur ces médicaments utiles en cas de réanimation ? Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député, madame la ministre.
Oui, merci. Merci monsieur le président. Alors, s'il vous plaît, je voudrais être très clair.
Actuellement tous les malades éventuellement qu'à contact sont hospitalisés. Actuellement, il n'y a pas de circulation du virus. Je pense qu'il faut commencer comme ça.
Maintenant, la responsabilité du gouvernement, c'est d'anticiper et d'anticiper tous les scénarios, même les inimaginables et donc même les pires. Dès le début que nous avons eu cette alerte, j'ai demandé aux équipes et notamment aux services de faire un point sur évidemment les stocks stratégiques, donc les stocks de masque, mais aussi sur les appareils de poumon respiratoire qu'on appelle les ECMO parce que dont on sait que c'est une technique réanimatoire qui pourrait être nécessaire dans cette dans cette atteinte virale. aussi sur les médicaments de premier recours, il n'y a pas de traitement adapte pour ce virus.
Donc les traitements symptomatiques d'oliprane, paracétamol, cortisone, bref tous les traitements qu'on peut utiliser en réanimation, vous l'avez dit aussi, les curars et cetera. Donc évidemment, nous avons anticipé cette question en tout cas et nous n'avons pas, je vais revenir sur les masques et nous n'avons pas d'alerte sur la le nombre de places de réanimation avec des chambres nécessaires fluid d'air sur euh tout euh toutes les nécessités qu'on a connu dans le Covid. concernant les masques.
Je vais essayer d'être clair parce que visiblement je ne l'ai pas été forcément hier, en tout cas d'après madame Le Pen. Le stock stratégique de l'État est suffisant pour protéger le pays pendant minimum 3 mois en cas de vague épidémique. Encore une fois, je rappelle, c'est pas la situation actuelle hein.
Il est d'ailleurs supérieur à la cible actée en sortie de Covid-19. À ce stock stratégique s'additionne, vous sa qu'il y a le stock stratégique de l'État et à ce stock stratégique s'additionne tous les stocks privés et publics, établissement de santé, opérateur, entreprise, collectivité permettant d'étendre de plusieurs semaines cette capacité de protection. Notre capacité de production de masques sur le sol français est estimée entre 2,6 et 3,5 milliards de masques par an.
Cette capacité de production nationale est suffisante pour faire face à une pandémie type Covid-19. Elle peut d'ailleurs être étendue si nécessaire. Je le rappelle, il n'y a pas d'épidémie d'antairus dans le monde aujourd'hui et nous avons un seul cas dans notre pays.
Ce virus, je le rappelle aussi, d'après les études scientifiques que nous avons aujourd'hui n'est semble moins contagieux que le Covid-19 puisque à l'heure d'aujourd'hui dans les études dont nous disposons dont certaines qui sont bien faites puisque dans publié dans le New England Journal of Médecine, ce virus se transmet sur des contacts rapprochés. Voilà ce que je peux dire. euh sur euh ce sujet.
Merci beaucoup Jean-François Rousset pour Ensemble pour la République. Merci monsieur le président. Merci madame la ministre de venir euh encore une fois nous apporter des compléments d'information.
Euh bon moi je vais dire un mot bref pour la patiente qui est toujours hospitalisée et je lui souhaite un bon rétablissement et je pense à tous les soignants qui anticipent peut-être quand on entend les discours des uns et des autres une situation qui se produira probablement pas. Voilà. Euh moi, je remercie le gouvernement et notre ministre d'avoir fait le choix de la transparence et de la pédagogie.
C'est pas si facile que ça parce qu'effectivement certains mots euh créent de l'inquiétude et chaque fois qu'on prononce le mot la COVID pour moi c'est négatif et pourtant on est obligé de le faire puisque c'est à partir de cette épidémie qu'on a construit une stratégie qui marche et qui est efficace actuellement. Vous venez de le dire sur les masques et cetera. Ma question elle est simple.
Je suis persuadé que euh l'évolution va rassurer tout le monde, mais il faut aussi anticiper euh la stratégie à venir. Euh comment envisagez-vous la la stratégie à venir et la communication sur euh l'évolution de cette maladie actuelle puisqu'il y a finalement trois cas possibles. Tout disparaît dans quelques jours, il y a encore un petit peu d'inquiétude et puis le cas qu'on connaît pas qu'on a pas envie de vivre, c'est l'extension épidé.
Et ensuite euh commenter à la fois en rassurant les malades et en évitant le catastrophisme ? Parce que si gouverner c'est prévoir, c'est pas aussi prédire le pire quand c'est probablement pas le cas. Voilà.
Merci monsieur le député, madame la ministre. Merci. Euh merci pour votre mot pour les soignants.
Je tiens moi aussi à saluer l'ensemble des professionnels de santé qui sont très formé à prendre en charge ce risque de de risque infectieux actuellement et qui s'occupe donc des 5 + 22 personnes qui sont hospitalisées actuellement. Euh j'ai eu ce matin d'ailleurs une réunion avec l'ensemble des représentants des professionnels de santé euh syndicat et ordre. pour avoir un échange, répondre à leurs questions.
Beaucoup de Français s'inquiètent et sont dans leur pharmacie en train d'acheter des masques. Je le redis, il n'y a aucune raison de porter un masque. Actuellement concernant ce virus, il n'y a pas de diffusion dans la population de ce virus.
Sur l'anticipation, vous avez tout à fait raison et c'est vraiment notre responsabilité de de d'envisager, comme je le disais, tous les scénarios. Je voudrais de dire dire deux choses sur ce virus qui euh du coup nous nous questionne sur ces scénario. C'est un virus qui a une incubation longue, c'est-à-dire que pendant 6 semaines, vous pouvez euh ne pas avoir la maladie et qu'elle apparaisse qu'au bout de la 5e semaine.
Donc on a ces 6 semaines d'incubation qui fait qu'il est possible qu'il y ait des cas et même statistiquement probables, si on se réfère au chiffres des autres études, qu'il y ait des cas du bateau qui se positivent. Il est possible puisque on est on a 2 mois d'incubation. Actuellement, je le redis, tous les cas dans le monde positif avec cette souche d'antavirus sont des passagers du bateau.
N'avons pas de cas contact qui n'aurait pas été sur le bateau et qui est positif parce que ça ça rentre dans les stratégies différentes que nous étudions. Et je voudrais vous apporter aussi une autre information que les experts scientifiques ont évidemment m'ont apporté et ont confirmé, c'est que quand vous avez un test négatif, cela veut dire que vous n'étiez pas contagieux dans les jours précédents. Et ça, je pense que c'est très important parce que dans nos modélisations, notamment dans les cas contact et tout ça, on prend ça en compte concernant la communication.
On n'est pas euh en phase de d'épidémie et de pandémie dans notre pays. Donc je continuerai à faire la communication et avec le premier ministre de la transparence. Donc tout nouveau événement euh que nous connaissons, nous le partagerons, mais il n'y a pas à ce jour de communication formalisée, de conférences, de presse tous les jours.
Il y a pas de de raison, il me semble, là-dessus. Merci beaucoup madame Karen Herodi pour le groupe LFI. Merci monsieur le président.
Madame la ministre, trois morts sur le MV on français hospitalisé à Bichad dans l'état se dégrade une mortalité de 30 à 50 % ni vaccin ni traitement. Hier lors de la question au gouvernement de ma camarade Élise le Bouchet vous n'avez répondu que par des formules de circonstances coordination proportionnalité sans un mot sur l'essentiel. Pourquoi cette épidémie et comment éviter la suivante ?
Car l'antavirus n'est pas un accident, c'est une zone symptô symptômes du règle dérèglement climatique, de l'effondrement de la biodiversité, de l'élevage industriel, du braconnage et cetera. Hier, le Covid, aujourd'hui l'antravirus de main quoi ? Tant que vous refusez de nommer ces maladies pour ce qu'elles sont, vous courez derrière chaque crise.
Et courir derrière chaque crise, nous savons ce que cela produit : l'urgence, l'improvision et au bout de chemin, l'atteinte à notre sécurité sanitaire et à notre liberté publique. Le Conseil de défense sanitaire qui contourne le Parlement, les décrets qui tombent sans débat. La seule réponse possible, c'est une planification transparente.
Transparente sur les stocks, vous dites, alors que la Cour des comptes établit que près de 750 millions de masques ne sont pas mobilisables. Transparence sur l'hôpital quand 108 établissements étaient en tension en janvier avec 28 plans blancs et transparence sur l'Organisation mondiale de la santé, Trump l'a quitté. Il refuse de payer les 260 millions qui lui doit qui lui doit.
L'amplitant donc de 18 % de son budget. C'est toute la coordination mondiale qu'il met à genoux et à un mois d'une coupe de du monde aux États-Unis, c'est dramatique. Alors madame la ministre, quand gén gérez-vous c pardon ces maladies écologiques autrement que dans l'urgence ?
Quand assumerez-vous la planification sanitaire ? Et quand comprendrez-vous que sans planification concertée, collective et transparente, il n'y a pas de liberté publique qui tiennent ? Merci beaucoup madame la ministre.
Alors, je je comprends votre question qui est importante puisque elle concerne la santé environnementale qui est un enjeu majeur et j'ai eu l'occasion déjà de revenir lors de nombreuses questions gouvernement sur ce sujet mais qui me paraît être un un un sujet à part entière concernant cet antavirus. C'est un virus, comme je l'ai dit, qui est connu depuis les années 90 et qui tous les ans en Amérique latine fait des cas et des clusters connus puisqu'ils sont retracés dans la littérature scientifique. À ce jour, nous avons un cas qui parce que la patiente était sur le navire.
Alors, vous savez qu'historiquement, c'est assez intéressant, mais les les navires ont sont vraiment des des endroits historique. Quand on regarde l'étude des épidémies en médecine, euh on a euh des des cas de navire avec la peste ou des choses comme ça. Bon, on n'est pas à ce stade ni dans une épidémie, ni dans une pandémie.
On a des patients qui sont allés voyager et qui dans un pays puisque le premier cas contact enfin la première personne décédé était avec sa femme. C'est des ornitologues hollandais. Ils ont passé ils ont passé plusieurs mois en Amérique du Sud à examiner et aller voir des oiseaux rares et notamment un oiseau qui est qui se voit que sur des décharges en patagonie.
Je ne dis pas que c'est là qu'ils ont attrapé le virus parce que ils ont fait plusieurs endroits où ils auraient pu l'avoir. Ils sont probablement montés sur le bateau avec ce virus. Donc oui, la santé environnementale est un enjeu majeur.
D'ailleurs, je rappelle que le président de la République a porté récemment dans le sommet international sur le que nous avons des des mesures et des une coordination internationale pour avancer ce sur ce sujet. Mais à ce jour concernant l'entravirus, nous avons une patiente qui a pris un bateau où quelqu'un avait voyagé dans des foyers connu d'anirus. Merci beaucoup monsieur Auréien Rousseau pour le groupe socialiste.
Merci. Merci monsieur le président, madame la ministre. Pour faire écho à la dernière question, j'ai envie de dire que que dans l'imprévu, face à l'imprévu, naviguer à vue est une compétence stratégique et que ça me rassure plutôt de le dire ainsi que de reprendre cette vieille expression russe qui dito idiote paplano, tout va selon le plan.
Ce qui était une manière de dire qu'on allait dans le mur. Donc euh je pense qu'il est utile à la fois d'avoir des plans, mais on sait que les plans sont la première victime de la guerre. Donc euh pour le coup, moi je je continue à dire que euh la manière dont vous communiquez, et je le dis d'autant plus tranquillement, queant été acteur de la précédente crise, je considère que c'est beaucoup mieux fait que ce que nous avons mal fait il y a 6 ans.
Donc je le dis je le dis tranquillement. J'ai j'aurai rapidement six remarques. La première, c'est que je souhaiterais monsieur le président, je ne suis pas membre de cette commission normalement, mais il me semble qu'il y a une petite rôule qui manque.
Il y a on est sous l'empire du décret d'avanti-tihier sur la situation sanitaire exceptionnelle. Je me dis qu'il ne serait pas absurd de se dire que par principe durant toute la la l'entrée enfin la durée de vigueur de ce décret à chaque commission des affaires sociales la ministre puisse rendre compte des mesures de leur mise en œuvre et rendre compte à la commission qui au parlement suit ces sujets. Pardon pour la métaphore et le parallèle mais dès août 1914 le général Joffre était toutes les semaines devant le parlement.
Deuxème point, si on fait le retour sur ce qui a sur les gros chocs et les grosses blessures et pour ma part le ce qui me fait encore ce qui reste la principale blessure de la COVID, il n'y a sans doute aucun rapport mais c'est l'impact qu'on avait pas vu sur les populations les plus précaires. La santé aujourd'hui, c'est certes et notre collègue le disait à l'instant, la santé environnement, c'est aussi les déterminants 2 minutes sociaux de santé. Je finis les déterminants sociaux de santé.
Troisièmement, je redis, on l'a dit hier, santé publique France, le lien science en société, la prévention si on si ça n'est pas remis en cause, on ira on n'y arrivera pas. Et dernier point, où en êtes-vous dans le travail avec l'ordre des médecins sur la lutte contre les fake news et notamment la le les médecins qui de ce point de vue ne respectent pas la déontologie médicale, pardon, d'avoir débordé ? Merci.
Merci beaucoup. Euh on a appris de de la crise euh en tout cas euh euh je le dis avec humilité, je je je pense qu'il y a encore beaucoup à apprendre, mais on a appris de la dernière pandémie notamment au niveau international avec un déclenchement de l'Organisation Mond santé qui a été très rapide. Je rappelle que dans la dernière crise, ça avait mis plusieurs mois, là on est en terme de jour avec une coordination internationale beaucoup plus importante et un partage d'information.
C'est très vite la France a su euh qu'il y avait une alerte sur un bateau avec des ressortissants français. Euh sur le décret, oui, pardon parce que monsieur le président Valto avait aussi posé la question, j'ai pas répondu. Donc on a euh un décret qui a été pris euh le 10 mai euh qui ce décret permet de prendre des arrêtés préfectoraux pour des mesures d'isolement nécessaires dans ce décret.
Donc concernant concernant les 5 personnes du bateau et les 22 personnes des vols dans ce décret. Ce décret court pour 42 jours et tous les 14 jours, l'arrêté préfectéal doit être refait. comme je l'ai fait aujourd'hui de venir devant la commission, je évidemment euh viendrai euh devant chaque commission demandée, c'est le rôle du parlement de contrôler le gouvernement euh qui prend dans ce genre de situation elle les responsabilités euh qu'elle a à prendre sur euh les déterminants, je les ai bien en tête pour votre information.
Demain, j'ai des longues réunions avec des des experts scientifiques qui nous entoure pour définir justement toutes ces stratégies, ces modélisations possibles et ça fait partie des éléments que nous prendrons en compte sur santé publique France. J'entends bien votre message, il est pas question le redis, je l'ai dit à nombreuses reprises, j'ai pu faire des courriers. Euh le fait de pouvoir euh récupérer de santé publique France de façon beaucoup plus directe en pilotage et notamment en crise des stocks stratégiques permet de renforcer la mission régalienne du moment de la crise.
Mais aucune de ces évolutions de santé publique France n'ont interagi avec la la prise en compte de la crise là et notre action ensemble commune, quotidienne, bicotidienne, voire trois fois quotidienne n'est pas bousculée. Enfin, la dernier point c'était sur les fausses informations. Ce que j'essayais d'exprimer en début de de de de d'audition, c'est que à l'heure où énormément de fausses information circule, on a encore plus de transparence à faire et à partager l'information.
Donc, j'étais ce matin avec l'ensemble des professionnels de santé, syndicat et ordre pour pouvoir partager cette information et on a tous une responsabilité, je le crois, dans ce partage d'informations validées scientifiquement. Merci beaucoup Yannick Nader pour le pour la droite républicaine. Merci monsieur le président.
Merci madame la ministre de pouvoir vous rendre disponible pour apporter euh les réponses et et aux parlementaires et finalement nous permettre d'exercer la mission de contrôle de l'action du gouvernement. Euh quatre quatre points s'il vous plaît. Le premier, permettez-moi quand même de rendre hommage aux soignants et je le dis d'autant plus aisément dans cette commission que parfois lors des phases budgétaires, on leur fait porter quand même parfois toujours un peu de responsabilité.
Donc, il faudra quand même qu'on trouve le juste mesure entre les accuser parfois de de dépenser euh l'argent et de les applaudir quand les crises euh arrivent. Rappelant quand même que le taux de létalité de de ces virus sont importants et que un certain nombre d'entre eux sont s'exposent malgré les moyens de protection pour prendre soin des personnes contaminées. Le deuxième point, cet après-midi, madame la ministre, vous allez rencontrer vos homologues européens. euh simplement quel est-ce que vous avez quelques points concrets de coordination, d'harmonisation que vous souhaitez aborder avec vos collègues sur la définition notamment des cas contact et leurs prise en charge sur les durées de quarantaine et puis euh comment est-ce qu'il y a la question de se poser sur la traçabilité des vols notamment en provenance des zonesaris qui sont des sujets importants qui nitent peut-être pas forcément des réponses cet après-midi mais j'imagine que c'est des sujets qui vont être évoqués.
Le 2e point, le 3e point pardon est au niveau national. C'est notre capacité de diagnostic sur le territoire. Nous avons 22 cont cas contact qui sont dans plusieurs villes.
Donc est-ce que nos laboratoires sont en capacité de pouvoir réaliser ces PCR spécifiques pour la souche HES de cet anvirus ? Et est-ce que le Centre national de référence sur les fièvres hémorragiques virales est en mesure d'absorber cette montée en charge ? Et puis dernier point pour faire écho à à Aurélien Rousseau sur la désinformation.
Moi, je dirais quand même que c'est un sujet extrêmement préoccupant. C'est pour ça que j'avais confié cette mission à trois scientifiques pour faire des des propositions et des préconisation. Et je crois que nous devons tous lutter contre la désinformation.
Et quand je vois certains propos euh de personnalités politiques euh qui sont euh qui propagent des idées très populistes, et bien ce n'est pas de nature à à rassurer. Donc je crois que il faut raison garder. Je crois que les mêmes personnes qui disent que nous en faisons trop maintenant parlementaires inclus seront les mêmes qui diront qu'on en avait pas assez.
Donc je crois que nous avons tous à remettre à contrôler notre parole et à rappeler nos sources quand nous prononçons un certain nombre de sujets. Merci beaucoup. Merci beaucoup.
Merci euh monsieur le ministre Needet euh sur le les les la coordination euh entre les différents euh états de la zone européenne, euh les la coordination se fait, vous le savez, par l'OMS et puis par le centre de coordination européen. La position de la France souhaitée par le premier ministre et que je soutiens et que nous puissions être un pays qui pèse dans une stratégie de principe de précaution, je veux dire, et qui qu'on a pris depuis le début en décidant d'hospitaliser les 22 personnes plus les cinq du bateau. Donc jusque là, il y a eu des échanges informels que j'ai eu avec les les certains des homologues des pays.
Ce soir, ça sera une réunion un peu plus un peu plus formelle avec de nombreux pays. L'idée de cette réunion, elle est déjà de partager les informations et de pouvoir porter nos arguments de décision politique. En parallèle de ça, j'ai souhaité qu'il puisse y avoir et on est en train de travailler à ça, un réseau d'experts scientifiques aussi.
Euh souvent les scientifiques se connaissent bien en plus sur ce sur ces pathologies et donc un réseau d'expert scientifique pour nous aider à faire ce à porter le poids de la France dans dans sa façon de faire envers les autres pays. Vous avez raison sur les tests. J'ai oublié de répondre d'ailleurs tout à l'heure sur cette même question, la capacité des tests.
Vous savez que c'est des tests PCR, donc analyse du du gène qui se font à l'Institut Pasteur actuellement. En terme de quantité de matériaux pour faire les tests, on n pas de sujet euh on n pas de sujet de de pénurie ou de trucs comme ça. Ça c'est pour le matériel nécessaire.
Le seul endroit en France actuellement où c'est fait, c'est à l'Institut Pasteur, centre nationale de recherche. Même avant que ce virus arrive sur notre sol, les la commission de recherche épidémiologique et biologique avait débuté un travail pour que ces tests puissent se faire dans les différents centres hospitaliers qu'on appelle les établissements les établissement santé référence qui sont des centres donc dans les dans les centres hospitaliers universitaires où dedans il y a des infecctionologues, des virologues, des professionnels de santé où tout le monde est très formé par rapport à ces sujets infectieux. Et donc le le ce travail d'installer la possibilité de faire des tests en région dans ces centres était déjà débuté.
Nous l'accélérons, nous proposons de de l'accélérer. Merci beaucoup Marie-Christine. Marie-Charlotte, pardon.
Marie-Charlotte Garin, excusez-moi, je sais pas pourquoi. Marie-Charlotte Garin, vous allez me contraer monsieur le président. Oui oui oui oui.
Non mais un moment d'inattention, ça m'arrive. Attention. Merci monsieur le président.
Madame la ministre, depuis plusieurs jours, notre pays découvre avec inquiétude la situation autour du navire MV Hondu. C'est les cas dans ta virus signalé à bord. Derrière l'émotion et l'inquiétude qui sont légitimes, il y a une question simple qui se pose et ça a déjà été évoqué dans cette commission.
Avons-nous collectivement tiré toutes les leçons des précédentes crises sanitaires ? Ce qui frappe aujourd'hui, c'est pas seulement la dangerosité potentielle du virus. C'est aussi le sentiment d'une gestion tardive insuffisamment coordonnée et insuffisamment transparente.
Et ça, c'est l'héritage direct de la mauvaise gestion de la crise Covid. Il y a plusieurs décès qui ont été signalés, des passagers qui ont été débarqués dans différents territoires avant que les opérations de suivi des cas contacts ne soient pleinement engagées. Et j'ai évidemment une pensée pour les familles concernées et pour les soignantes mobilisées.
Dans ce contexte, votre responsabilité, c'est évidemment de protéger la population avec sérieux, sans panique et sans minimisation. Il y a quand même une question qui traverse cette crise, c'est est-ce que il y a pas eu des considérations économiques et touristiques qui ont pu peser dans la gestion sanitaire de la situation notamment au tout début. Dimanche soir, il y avait France info qui diffusait un documentaire qui mentionnait que les Espagnols avaient finalement refusé de garder le bateau hack par crainte d'une baisse du tourisme, en tout cas d'un impact sur leur économie touristique.
Une de mes questions, c'est pourquoi est-ce que la France n'a pas proposé de garder le bateau HA ? On a eu un large sentiment en fait de flottement ces derniers jours et peut-être que cette proposition là, ce choix-là, ça aurait pu permettre de prendre des décisions plus tôt ou plus fermement. Avec le groupe écologiste et social, on a d'autres questions.
Sur la question de la transparence, la priorité, c'est de s'appuyer sur des instances scientifiques existantes existantes pardon, sur leur expertise reconnue et sur leur indépendance plutôt que sur des communautés scientifiques adoc qui sont soumis aux politiques comme on l'a vu pendant le Covid. Justement l'indépendance de santé publique France aujourd'hui elle est menacé. Vous projetez de transférer leur mission de gestion des stocks de produits de santé en cas d'urgence sanitaire au ministère de la santé.
Les agents seraient donc sous l'autorité directe du ministère. Et dans ce contexte-là, comment contester des décisions qui ne sont pas fondées scientifiquement dès lors qu'elles viennent d'un supérieur hiérarchique politique ? plus largement.
Vous mentionnez des mesures assez floues sur la question de la gestion des eoses. Est-ce que le gouvernement, il prévoit très concrètement des dispositifs de surveillance dans un contexte de dérèglement climatique et de description des des écosystèmes ? Et donc, où en est la stratégie française de préparation au prochaines pandémie et crise sanitaires émergentes ?
Je vous remercie. Merci madame Garin. Madame la ministre.
Ouais. Je vais commencer par santé publique France. Santé publique France.
Le fait de de raccrocher les stocks stratégiques est une recommandation de LIGA suite à la crise Covid. Donc on peut pas nous dire vous tirez pas les leçons de la crise Covid et en même temps voilà. Donc pour vous rassurer, euh l'indépendance de santé publique France n'est absolument pas euh euh concernée euh par ces évolutions.
D'ailleurs, je le je le dis, hier la conférence de presse que j'ai faite et tous les jours était faite avec la directrice Caroline Semille de Santé publique France qui est dans le groupe d'experts, des scientifiques avec qui je travaille depuis le début. Donc évidemment que l'expertise indépendante de santé publique France est respectée et absolument nécessaire dans leurs compétences. Et c'est justement ce que nous renforçons et que nous voulons renforcer, c'est de la la compétence et l'indépendance d'expertise scientifique de santé publique France.
Sur votre question pour le bateau, c'est une question importante puisque beaucoup de enfin quelques français en tout cas me l'ont posé. Pourquoi on n' pas laissé les gens sur le bateau ? Au moins, on était sûr que le virus sorte pas du bateau.
Alors déjà, si on a sa grand-mère sur le bateau, je pense qu'on pose pas la question. Euh mais de toute façon, si ces malades, c'était aggravés, notre patiente actuellement qui est à Bicha serait aggravée sur le bateau, il aurait fallu parce qu'on ne laisse pas des personnes décédées sans rien faire, il aurait fallu aller la chercher à un moment où l'aggravation est très très rapide. En fait, dans cette maladie, visiblement, l'aggravation est très très rapide et donc dans des conditions très difficiles pour la personne avec une perte de de chance évidente.
Et donc chaque nationalité de ce bateau, chaque gouvernement était responsable de cette compétence là et donc devait rapatrier ces personnes. Et je suis désolée parce que j'ai oublié la dernière question, je crois. et sur le le sur lesoses euh et sur les maladies infectieuses émergentes, je l'ai dit tout à l'heure, c'est un enjeu majeur qu'on a qu'on rentre dans le le une seule santé, le one else.
Je rappelle qu'il y a toujours le soutien massif de la France dans le cadre de cette recherche qu'on continue d'une recherche très translationnelle avec la recherche industrielle, la recherche scientifique et que l'engagement de la France est est très importante pour travailler avec d'ailleurs les autres États-mandes parce qu'on voit bien qu'il faut pas travailler que la France sur ce sujet depuis enfin et que le l'impulsion donnée par le président de la République avec Wels nous permet de travailler sur ces sujets. Merci beaucoup Nicolas Turtois Turquois pour les démocrates. Vous avez un problème avec les noms, monsieur le président ?
Non non non, c'est Merci merci madame la ministre de de venir. Donc comme ça a été dit par certains, mais moi je je tiens d'abord au préalable à saluer les mesures qui ont été prises et la communication que vous faites, que le gouvernement porte sur ce sujet. euh m'associer aussi au remerciements et et aux félicitations qu'on peut qu'on peut envoyer au soutien qu'on peut envoyer au personnel qui est présenté en charge.
Et je voudrais aussi euh souligner, moi je trouve qu'il y a un élément de responsabilité du gouvernement espagnol qui a pris la responsabilité d'accueillir ce bateau à Ténérif pour prendre en charge et apporter une une prise en compte de des des personnels qui pouvaient être concernés. Mais de fait sur ce bateau, il y avait une centaine de personnes. La France met en place un dispositif très structuré de suivi des cas contact mais 100 personnes de par le monde.
Je ne suis pas sûr que tous les pays aient la même la même attention vis-à-vis de ces cas contacts potentiels parce que 100 personnes qui en rencontrent chacune 10, ça fait tout de suite un côté exponentiel. Comment envisagez-vous la stratégie au-delà même des pays européens ? estce que le le monde n'arrête pas de tourner, les avions n'arrêtent pas de voler euh pour suivre euh ce que deviennent ces 100 personnes de par le monde et qui sont à risque potentiel pour demain ou après-demain.
Merci monsieur le député, madame la ministre. Ouais, il y avait 147 personnes sur le bateau, 23 nationalités. On a euh on a euh il y a il y a il y a deux choses, je pense, qu'il faut avoir en tête, c'est qu'on n'est pas dans une épidémie de rougeol ou dans une épidémie de COVID visiblement à ce jour avec les données de la science que nous avons sur ce virus connu.
La transmission se fait beaucoup plus probablement de façon très rapprochée effectivement par gouttelette aéroporté mais rapproché. On n'est pas on est probable dans les chiffres qu'on a des études dans Amérique latine. On n'est pas dans une contamination euh autant importante que d'autres virus.
La question que vous posez, c'est comment au niveau international on met en place la récupération des information et alors c'est l'Organisation mondiale de la santé qui a organisé cette coordination internationale qui est étroite. Et là pour le coup, c'est ce que je disais tout à l'heure, on a appris du Covid parce que dans la même situation ça avait mis beaucoup plus de temps. au niveau européen, c'est la Commission européenne qui a réuni quotidiennement, très régulièrement le L Security Committe afin de partager toutes les évaluations sanitaires, coordonner les doctrines de prise en charge et préparer les opérations de rapatriement.
Et en parallèle, l'OMS organisait des échanges réguliers quasi tous les jours euh entre les points Faucon nationaux afin d'assurer un suivi en temps réel de l'évolution de la situation et de coordonner le retour des croisiéristes dans leur pays respectifs. Et l'OMS, si vous avez vu tous les jours donne le nom de cas dans le dans le monde en tout cas répertorie un nombre de cas. Nous sommes hier à 11 cas tous ce qui était euh du bateau.
Merci. Merci beaucoup madame Nathalie Colin Starlé. Merci monsieur le président.
Merci madame la ministre pour votre présence ce matin. Alors nous avons pris connaissance avec attention des éléments que vous avez partagés hier en conférence de presse et ce matin ici même. Et je voudrais dans un premier temps saluer cette transparence dans un contexte où évidemment la tentation du raccourci médiatique est très forte.
Alors, vous avez eu raison de le dire. Nous ne sommes pas face à un nouveau Covid. La situation est- même et les équipes scientifiques l'ont l'ont souligné, une fenêtre d'opportunité rare parce que nous disposons d'un foyer identifiable de cas contact dénombrable, donc d'une chaîne de transmission potentiellement maîtrisable.
Mais c'est précisément parce que cette fenêtre existe que je souhaite vous poser trois questions sur la manière dont le gouvernement traduit en pratique les recommandations scientifique. Tout d'abord, s'agissant du périmètre de de du principe de précaution. Vous avez appliqué des mesures strictes au passagers du navire et à ceux des cas contact de vol identifié, mais compte tenu des incertitudes que vous avez vous-même rappelé notamment sur la contagiosité possible 48 he avant l'apparition des symptômes, est-ce qu'il ne faudrait pas envisager une interprétation plus extensive de ce principe en élargissant le cercle des personnes concernées quit à le resserrer à postériorie ?
S'agissant ensuite de la durée de l'isolement. Vous évoquez une hospitalisation minimale de 15 jours pour les cas contacts. Or, l'académie de médecine nous a adressé hier un courrier préconisant une période d'isolement de 6 semaines pour les personnes à risque.
Une durée qui correspond d'ailleurs au délai maximal que vous avez prévu dans votre propre décret. Donc, pouvez-vous dès lors clarifier si l'isolement a bien lieu pendant 42 jours et quelles sont les modalités précises de cet isolement ? Et enfin, et si un scénario plus pessimiste venait à se produire, ce que évidemment nous souhaitons pas, le gouvernement travaille-il déjà sur d'éventuelles mesures plus restrictives et est-il prêt à déclencher des mesures supplémentaires ?
Je vous remercie. Alors, merci pour votre pour votre question. Vous l'avez dit, je pense c'est très important de le redire.
On agit, on est dès le début euh d'un risque euh de de virus et donc il est très important d'agir dès le début pour briser euh les chaînes de transmission. C'est ce que nous avons mis en place avec un principe, je l'ai dit, de précaution qui a permis que toutes les personnes en France qui ont été en contact alors dans le bateau, dans le premier vol ou dans le deuxème vol soit hospitalisés dans des services spécialisés où les professionnels de santé et les locaux sont adaptés à leur prise en charge pour éviter tout risque de transmission. Euh je pense qu'il y a des éléments importants euh sur le virus.
C'est vrai que dans les 48 heures avant les symptômes, il y a probablement d'après les scientifiques des euh prodromes qui sont par exemple une fatigue. Donc ils sont pas forcément signalés. La fièvre arrive 48 he après.
Donc ça c'est ce que nous disent les experts scientifiques. Ce qui nous disent aussi c'est que quand vous avez un test négatif, vous n'êtes pas contagieux. Vous n'avez pas pu contaminer des gens avant.
Ça c'est important je pense dans le raisonnement des cas contacts des contacts de contact parce que évidemment nous travaillons sur tous ces scénarios qui est contact qui est contact de contact de contact de contact. Euh nous sommes avec les experts scientifiques qui m'accompagnent au travail sur ce euh sujet. Mais en tout cas, un test négatif, vous n'êtes pas contagieux avant.
On aura le l'ensemble des tests euh pour l'ensemble de nos 22. Alors, les cinq, on a déjà les tests, hein, une positive et quatre négatifs. C'est refait tous les deux jours hein, test dans la prise en charge.
Et pour l'ensemble des 22, nous aurons l'ensemble des tests ce jour. Ce qui veut dire que si l'ensemble des 22 a un test négatif ce jour, ils n'ont pas été contagieux avant. L'arrêté, le décret que nous avons pris, que le premier ministre a pris, c'est 42 jours, mais un arrêté préfectoral doit être pris tous les 14 jours.
Et on a couvert le décret pour ces 22 personnes plus 5 pour 42 jours parce que oui, l'incubation et on est en accord avec l'académie de médecine, l'incubation est en longue de 42 jours, nous avons pris un décret qui peut durer 42 jours et nous avons décidé qu'il ait des arrêtés préfectoraux tous les 14 jours parce que nous savons aussi que la science évolue et que nous voulons avec les experts scientifiques qui nous entourent décider au fur et à mesure aussi de l'évolution des données scientifiques. Merci beaucoup Yannick Monet pour le groupe GDR. Merci monsieur le président, madame la ministre.
Moi je salue votre intervention devant notre commission car elle répond à un besoin d'information transparente et régulière sur la situation actuelle et les mesures mises en œuvre par le gouvernement pour y faire face. J'espère juste que cette situation ne sera pas parasitée par le débat de la présidentielle de 2027 dans les réactions des responsable politique. Mais outre la transparence du gouvernement dans un cas comme celui qui nous préoccupe aujourd'hui, nous savons aussi à quel point l'expertise scientifique indépendante est cruciale pour guider au mieux la décision publique.
Et je partage l'idée qu'il faut que les responsables politiques don sont partis soient responsables mais dès que nous posons des questions ne nous ont pas accusé de porter la suspicion. Et c'est pour ça que je voudrais vous parler, comme je l'ai écouté tout à l'heure, je voudrais vous parler de santé publique publique France. En 10 ans d'existence, santé publique France a montré toute la pertinence d'une agence publique alliance surveillance de l'état de santé de la population, veille et alerte sanitaire, prévention et promotion de la santé.
Cette cette agence permet de maintenir une distinction essentielle entre l'évaluation scientifique des risques d'une part et la décision politique d'autre part. Pendant la COVID, Santé Public France a assuré les fonctions essentielles comme l'analyse épidémiologique quotidienne, l'appui à la décision publique, la gestion logistique des produits de santé, des actions de prévention ciblée et cetera. Et et même si vous avez répondu à certaines préconisations, votre décision a immédiatement soulevé une vivréhension et pas seulement des agents directement concernés. 350 scientifiques et professionnels de santé publiqu rapidement publié une tribune expliquant pourquoi affaiblir ou fragmenter cette agence constituerait une grave régression d'autant que les risques épidémiologiques comme nous le constatons aujourd'hui ne sont pas derrière nous.
Ma question est donc simple. À l'deactualité, pensez-vous qu'il soit vraiment opportun cette expertise publique scientifique et surtout indépendance en indépendante en santé. Merci.
Merci beaucoup madame la ministre. Merci. Euh merci monsieur le président, monsieur le député.
J'ai j'ai pu euh je je sais pas en fait comment je je peux le dire d'autres que effectivement les stocks et réserves stratégique conformément aux recommandations postcovid de du rapport igas sont transférés au centre de crise direction de crise du ministère concernant la mission de surveillance de sécurité sanitaire de santé publique France son évaluation son expertise est préservé. Nous n'y touchons pas. Mais je sais que dès le début, il y a eu des craintes et je les comprends en fait ces craintes.
Nous avons une une agence indépendante de sécurité sanitaire. Enfin, je suis médecin, je je suis citoyen, j'y tiens à cette indépendance scientifique. Scientifique.
Ouais. Très bien. Merci beaucoup.
On continue le le le feu des questions Michel Lozan. Non, très rapidement mais vous avez répondu madame la ministre à la question que je voulais vous poser sur la mutation et le séquençage. Alors je voudrais faire avoir une réflexion.
Tout d'abord merci et beaucoup l'ont dit pour cette séance de de transparence que vous faites ce matin, que vous avez fait hier aussi et c'est très important. C'est une transparence et une mise au point scientifique. Mais on voit que pendant la crise du Covid et cette crise aussi, la santé c'est un terro vraiment fertile pour la désinformation et les fake news euh en particulier sur les réseaux et puis c'est l'occasion pour certains d'agiter les peurs pour en tirer un bénéfice politique, on l'a même vu dans cette commission.
Donc, est-ce que Santé publique France ne pourrait pas être chargé d'une réponse scientifique autonome euh régulière sur toutes ces fake news médicales sur la santé qui se multiplie plutôt que de créer des des au coup par coup des des comités scientifiques ? Parce que on l'a vu, ça a aussi été dit. Chaque fois qu'il y a un politique qui parle, il y a aussi une suspicion.
Donc, il faudrait, me semble-t-il, un organisme scientifique indépendant mais qui soit chargé de cette réponse là. Madame la ministre. Ouais, merci.
Sur la première question du séquençage, donc je l'ai dit, on est on est presque à 100 % du séquençage. À ce stade, il y a pas de mutation et dans les jours qui viennent, on va avoir la réponse, c'est l'Institut Pasteur euh qui qui fait ce séquençage sur la lutte contre les fake news. C'est un travail quotidien.
C'est une des raisons pour lesquelles j'ai voulu cette conférence de presse avec les experts scientifiques, avec santé la directrice de santé publique France hier. En parallèle de ça et avant ce virus, nous travaillons à une structuration de d'infovigilance que j'aurais pour lequel je suis en train de de construire dans l'opérationnalité. J'avais pu annoncer déjà que on créait cette infovigilance.
En gros, l'idée c'est qu'il puisse y avoir des groupes d'experts indépendants qui quand ils sont spécialistes d'un sujet puisse se coordonner pour répondre très vite aux fausses informations et casser là aussi le le l'acheminement de la fausse information. Donc voilà. Euh Christophe BZ.
Merci monsieur le président, madame la ministre. Alors oui, gouverner c'est prévoir et c'est anticipé. Pour le groupe Rassemblement national, notre collègue Thomas Ménager vous a posé tout à l'heure un certain nombre de questions précise et vous y avez apporté un certain nombre de réponses partielles.
Madame la ministre, nous vous demandons des chiffres. Vous nous avez répondu sur les besoins, sur les cibles, sur les capacités de production française de masque. Mais nous n'avons pas de chiffre sur le reste.
Nous nous avons posé la question des stocks de masques, la question de la date de péremption de ces masques, le nombre de blouses, le nombre de surblues, le nombre de tests et l'origine de ces tests. Madame la ministre, nos questions sont précises. Nous attendons des réponses précises, même si évidemment nous pouvons comprendre qu'à ce stade, vous n'ayez pas toutes les réponses, mais dans ce cas-là, il suffit de nous le dire.
Je vous remercie. Madame la ministre, merci. Sur les stocks stratégiques pour les masques, j'ai détaillé et été précise il me semble sur les blouses, les sur bloqué tout à l'heure les blouses et les sur blouses.
Euh alors sur les blouses, nous madame la ministre va les redonner sur les blouses. Les surblouses, vous savez que c'est les établissements de santé. Moi, ce que je peux vous dire à ce jour, c'est que dès l'alerte OMS, nous nous sommes réunis avec la cellule de crise, nos directions, direction générale de la santé à qui j'ai demandé de faire un point de situation sur l'ensemble des éléments si jamais on était dans une situation type pandémie grave.
J'ai donc les éléments de rassurance sur tous les éléments que vous avez proposés, même d'autres que j'ai demandé qui à ce jour ne nous permettent pas enfin qui à ce jour ne donnent pas d'alerte particulière. Je pense que j'ai été clair notamment sur les masques. Madame Babana, merci monsieur le président.
Madame la ministre à Mayotte, les épidémies frappent durement la population. maladies vectorielles comme le paludisme, chikungunia, dingue, mais aussi maladies favorisées par la consommation d'eau non potable comme l'hépatite A, la tyhoïde ou la gastro-entérite. Pourtant, les Maoré constatent l'absence de messages de prévention clair, massif et régulière de la part de l'ARS alors même que l'information sanitaire devrait être une priorité absolue.
La situation est d'autant plus préoccupante dans les bidonvillees ainsi que dans le fameux camp migrant de Tsunzu situé dans une mangrove où les conditions d'hygiène et de promiscuité constituent un foyer épidémique dangereux d'abord pour les occupants mais aussi pour toute la population de Mayotte. Madame la ministre, j'ai deux questions. À quoi sert aujourd'hui la RS de Mayotte si elle est incapable de piloter une véritable politique de prévention, d'alerte et de santé publique pour les Maoréis ?
Deuxièmement, comment la RS pourra-t-elle gérer demain les mesures d'urgence liées à l'entirus, sachant que nous avons déjà le MPOX ? Je vous remercie. Merci madame la ministre.
Merci madame la députée. Je sais votre intérêt sur le sujet puisque on est régulièrement en contact. Peut-être dire ici que l'ARS, le nouveau directeur de l'ARS étant arrivé, il est accompagné des inspecteurs général des affaires sociales de l'IGAS pour faire la mise en place de toutes ces stratégies.
Donc vous le savez, je le crois euh qu'il y a un engagement très important. D'ailleurs, j'aurai l'occasion euh probablement de venir euh prochainement. Merci.
Merci beaucoup madame de Gorsuc. Merci monsieur le président. Madame la ministre, depuis 20 jours, les soignants des cliniques privées de Perpignan sont en grève pour dénoncer l'épuisement physique et psychologique des équipes.
Les difficultés de recrutement du matériel vieillissant et parfois défectueux, des locaux inadaptés et la dégradation continue des conditions de prise en charge. Cette situation entraîne un report massif de patients vers l'hôpital public déjà sous forte tension. Les conséquences sont lourdes, des opérations sont reportées, des traitements sont retardés, certaines chimiothérapies sont limitées.
Derrière ces chiffres, il y a des patients, des familles et des soignants en bout de souffle. Ma question est donc simple. Comment notre gouvernement entend-il préparer notre système de santé à un risque sanitaire émergent dans un virus alors même que nos capacités hospitalières sont déjà saturées dans certains territoires, notamment les Pyrénées orientales ?
Quelles mesures concrètes de surveillance de coordination avec santé publique France de mobilisation hospitalière et de soutien au personnel soignant comptez-vous mettre en œuvre afin d'éviter d'une nouvelle crise sanitaire ne trouve notre système de santé une nouvelle fois affaibli et désorganisé ? Comment comptez-vous garantir la continuité des soins dans les Pyrénées orientales et accompagner à la fois les hôpitaux publics, les cliniques privé qui participe pleinement à la permanence des soins ? Je vous remercie.
Merci beaucoup madame la ministre. Merci. Alors, on est un peu loin de de du virus mais je vais vous répondre redire quand même parce que votre question si des gens nous écoutent peuvent encore plus inquiéter sur la situation à date liée au virus.
La première chose, c'est que je vais répondre à votre question, mais la première chose, c'est quand même de bien redire il n'y a pas de circulation virale ce jour dans notre pays et tous les patients qui sont dans notre toutes les personnes qui sont dans notre pays qui auraient éventuellement été en contact sont en hospitalisation dans des services spécialisés qui avec des professionnels formés pour éviter de la transmission éventuelle de ce virus. Maintenant, vous posez la question sur l'état de nos établissements de santé publique en France. Je vous rappelle que lors du dernier PLFSS, budget de la sécurité sociale que nous avons monté, je rappelle, j'avais pu augmenter de 850 millions le budget prévu pour nos établissements de santé. un nom d'âme un objectif national de dépense d'assurance maladie de 3,1 % ce qui nous a permis d'avoir des tarifs stables.
Euh je pense que nous avons euh montré notre engagement depuis ces dernières années pour l'hôpital. Merci beaucoup monsieur Florquin. Madame la ministre, je souhaite vous interroger sur le risque sanitaire lié aux infections àirus en particulier dans le département du nord.
Nous vous avons adressé en début de semaine à l'initiative de mon collègue Alexandre Dufossé et des parlementaires Rassemblement national du Nord un courrier afin d'attirer votre attention sur cette situation préoccupante. Selon les éléments rappelés dans ce courrier santé publique France a recensé 75 cas humains en France hexagonale en 2024. Hors le département du nord, on a enregistré 13 à lui seul, soit le niveau le plus élevé à l'échelle nationale.
Cette situation appelle une vigilance particulière pour les personnes les plus exposées, notamment les agriculteurs, les forestiers, les chasseurs, les agents communaux ou les habitants des zones rurales ainsi que les randonneurs et usagers de bâtiments susceptibles d'abriter des rongeurs. Ma question est donc la suivante. Pouvez-vous nous préciser l'état de la surveillance épidémiologique de l'antairus dans le nord, les enseignements tirés des cas recensé en 2024 ainsi que les mesures que le gouvernement en prendre pour renforcer la prévention et l'information du public comme des professionnels exposés.
Je vous remercie. Merci beaucoup madame la ministre. Alors il y a des cas comme je l'ai dit au début d'antairus en France tous les ans.
L'antavirus vous savez pourquoi ça s'appelle l'antavirus ? parce que c'était une rivière entre les deux Coréens. C'est des Coréens qui ont découvert ce virus dans les années 70.
Comme c'est des Coréens qui ont découvert, ils ont pris le nom de la rivière Antane qui est entre les deux Corées et donc ça s'appelle l'antavirus. L'antairus de l'ancien monde découvert en Corée en 1970. Cet antavirus là, il existe dans nos pays, en Europe, dans notre pays avec une dizaine de cas euh connus par an.
Il ne se transmet pas entre les hommes ce virus-là. euh donc l'ancien monde euh et euh il donne des atteintes qui sont plutôt des atteintes rénales qui peuvent parfois être graves avec des insuffisances rénales. C'est typiquement euh la personne qui est en contact avec des des rats enfin qui a eu fait des excréments et qui balaye quelque chose. la poussière avec l'excrément va arriver, il va inhaller cette poussière là et peut avoir une atteinte d'antairus d'une souche qui est une souche de l'ancien monde.
Nous ne sommes pas avec l'antavirus actuel du bateau sur les mêmes antavirus. C'est la même famille mais dedans il y a il y a beaucoup beaucoup de souches différentes. Sur la souche du bateau, c'est la souche des Indes qui est la souche découverte dans les années 90 en Amérique latine.
Et pourquoi il arrive ? parce que les deux personnes hollandaises ont été 4 mois en Amérique latine à regarder les oiseaux et probablement ont attraper cette souche des Indes. C'est important parce que je pense qu'il faut pas qu'on mélange les deux parce que scientifiquement il donnent pas les mêmes complications.
La souche des zones donne des complications cardiopulmonaires alors que la souche de l'ancien monde donne des atteintes plutôt rénales avec une mortalité dans la littérature beaucoup plus basse que la mortalité dans la littérature de la souche des andes. Merci beaucoup monsieur Müller. Merci monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues.
Tout d'abord, au nom du groupe Rassemblement national, je souhaite rendre hommage à notre personnel soignant au personnel soignant de notre pays. La crise sanitaire liée au Covid-19 a révélé des dysfonctionnements majeurs dans la gestion de l'épidémie de nombreuses incohérences dans les consignes, des pénuries de matériel, masque, gel, test et de personnel soignant, ainsi qu'une communication parfois contradictoire, source de confusion pour les concitoyens et les professionnels de santé. Ces erreurs dont les conséquences ont été lourdes ne doivent pas se reproduire.
Aujourd'hui, face à l'émergence du virus anvirus, deux questions urgentes se posent. Premièrement, pouvez-vous nous éclairer avec clarté et stabilité sur la dangerosité réelle de ce virus pour la population française ? Nous attendons une réponse précise qui ne sera pas remise en cause dans les jours suivants, notamment lorsque Agnès Busin affirme sur TF1 que la létalité de ce virus s'élève. de 30 à 50 %.
Deuxièmement, et on le répète encore une fois, quel est l'état des stock stratégiques des hôpitaux français en masque, protection, gel hydroalcoolique et autres équipements essentiels ? Sommes-nous prêts à affronter une épidémie d'ampleur comparable au Covid-19 sans reproduire les erreurs du passé, notamment le manque de matériel et de personnel dans nos hôpitaux, la transparence et la et la préparation sont essentielles dans les crises. Je vous remercie.
Merci de de votre question. Il est impossible de donner une donnée scientifique en disant dans la même phrase, elle ne sera pas remise en cause. C'est le principe même de la science.
Une donnée est remise en cause. C'est comme ça que les scientifiques avancent. Donc ce que je dis aujourd'hui, c'est à partir des données et c'est pour ça que dès le début, je suis entourée des experts scientifiques qui donnent les résultats des études qu'on a à ce jour.
Et j'ai pu le dire au début euh de la de l'audition, cette situation va permettre aussi à la science d'avancer aujourd'hui dans les études et dans notamment dans la l'étude correctement faite du New England Journal of Medine, journal qui fait référence qui est un une étude d'un anniversaire qui s'est passé dans une zone rurale en Amérique du Sud, la mortalité puisque c'est ça votre question était de 32 Il y a d'autres études sur des plus petits nombres de cas en Amérique du Sud toujours parce que c'est des zones rurales puisque c'est là où il y a les rongeurs. Voilà, toujours en Amérique du Sud dans des zones rurales montre une mortalité qui peut aller de 40 à 60 % avec cette souche. Aujourd'hui, voilà le le taux de mortalité que je peux vous répondre d'après la science. demain avec des gens qui sont hospitalisés, qui vont être hospitalisés dans des endroits où il y a des réanimations, où l'évolution des réanimation s'est fait, où il y a des poumons artificiels.
Peut-être que la mortalité demain sera différente et vous direz peut-être comme ce que vous venez de dire là et qui et qui je trouve est important et je en fait je vous remercie de poser la question parce que ça permet d'expliquer que oui aujourd'hui je peux dire que la mortalité est de 32 % et peut-être que comme Agnès Busin l'avait fait à l'époque dans 3 mois je dirais qu'elle était un autre chiffre et c'est pas parce qu'on s'est trempé c'est parce que la science évolue. Merci beaucoup. Monsieur Alim Latrice.
Monsieur le président, merci. Euh madame la ministre, mes chers collègues, tout d'abord madame la ministre, je tiens à vous remercier de votre présence, de votre soutien auprès des patients et du personnel hospitalier. Cette actualité autour de l'anvirus suscite naturellement des interrogations chez nos concitoyens, s'il vous plaît.
Même si les autorités sanitaires indiquent à ce stade que la situation n'est peut-être ne peut être comparé à celle de nos à celle que nous avons connu pardon avec la COVID-19. Euh chacun comprend que les Français restent particulièrement attentifs à toute menace infectieuse émergente car au-delà du virus lui-même, c'est aussi le souvenir encore très vif de la pandémie qui ressurgit. Depuis 2020, beaucoup de leçons ont été tirées.
Des engagements importants ont dû être pris pour renforcer notre capacité d'anticipation et de réaction. amélioration de la surveillance sanitaire, meilleure coordination entre les agences de santé et les territoires, reconstitution des stock stratégiques, monté en puissance de certaines capacités industrielles, adaptation des protocoles hospitaliers et développement d'outils d'alerte plus rapide. Aujourd'hui, face à cette incertitude sanitaire, les Français souhaitent savoir si notre pays est réellement mieux préparé qu'il ne l'était il y a quelques années.
Ils veulent savoir si nous sommes en capacité d'identifier plus rapidement une menace émergente, si les hôpitaux disposent des moyens nécessaire pour faire face à une éventuelle montée en charge si les professionnels de santé pardon du terrain reçoivent des consignes claires et coordonnées et si l'État est en mesure d'assurer une information transparente, réactive et crédible. Madame la ministre, ma question est donc la suivante : qu'est-ce qui est aujourd'hui différent de la préparation sanitaire de la France par rapport à 2020 ? Merci madame la ministre.
Merci. Reprend Merci pour votre question. Le le la première chose quand vous êtes en responsabilité et qu' vous avez une alerte OMS, il y en a régulièrement des alertes.
Il y a des ministres dans la santé de la santé dans la salle. Ils savent très bien, alors c'est souvent le weekend d'ailleurs, mais il y a souvent des alertes euh de d'épidémie virale. Dès que vous avez ces alerte là, vous les prenez en considération et vous mettez en fonction du niveau de l'alerte en en action l'ensemble des services du ministère, mais aussi, comme je l'ai pu le dire, des agences.
Euh là, on s'est associé dès le début avec des experts scientifiques pour nous aider euh puisque c'était un virus connu. Et euh ensuite votre première euh vous prenez les mesures qui a à prendre rapidement, c'est l'arrêté pour les cinq personnes qui étaient euh dans le bateau et ensuite vous euh vous communiquez évidemment sur cet arrêté. C'est ce qu'on a fait alors avec des communiqués de presse à ce moment-là. et puis ensuite vous envisagez et vous essayez d'anticiper.
C'est ça votre responsabilité quand vous êtes au gouvernement. Et donc cette anticipation-là, la première chose a été de demander où en était la préparation de notre système concernant les stocks, concernant euh les différents établissements, ce que nous avons fait et puis maintenant, on est dans une phase et notamment qu'on travaille avec les scientifiques des différents scénarios qui pourraient arriver, donc des modélisations pour pouvoir à chaque fois mettre en face la déclinaison opérationnelle de tout ce qu'il y a à mettre en place si jamais ces scénarios arrivaient. Merci beaucoup monsieur Califer.
Merci monsieur le président. Merci madame la ministre de nous donner quelques précisions. Écoutez au moment où je prends la parole peut-être que vous avez décelé quelques émotions et peut-être une sensibilité particulière et comme vous le voyez, vous le sentez, je viens bien sûr d'un territoire qui a payé un lourd tribu à la crise Covid que nous avons connu tout dernièrement.
Je ne sais pas s'il y a eu un véritable retour d'expérience sur nos territoires, mais tout ce que je sais, c'est que euh les les États-Unis se sont retirés de l'OMS et que les Antiyanes sont proches des États-Unis et que les gens vont continuer à circuler euh euh dans un un temps qu'on ne connaît pas. Si euh ça va arriver tout de suite, ça s'aggraver tout de suite. Sauf que le président a dit dans sa dernière phrase, il y a une mobilisation pour le reste à venir.
Et moi, je m'inscris dans ce reste à venir qui peut-être une aggravation. Madame la ministre, pour essayer de corriger les choses que nous avons vécu sur nos nos territoires il y a quelques années, avez-vous mise en place avec la RS fiches réflexes ? euh actualisé sur le diagnostic et la prise en charge des cas sévères au cas on aurait eu des cas sévère car vous avez dit qu'on a fait des choses pour la pour la France pour la nation mais souvent on oublie que les territoires ultramarins font partie de la nation on oublie aussi de les agréger à toutes les mesures qui sont prises.
J'aimerais vous demander aussi pour l'outreem comment vous garantissez l'accès au test. Les tests se faisant seulement disons dans les les labos Institut Pasteur. Nous en avons chez nous, mais est-ce qu'ils font les tests ?
Et les tests, il faut avoir une durée de 7 jours, quelque chose ainsi. Euh nous avons lors dernière crise sollicité des respirateurs, peut-être qu'il y a un terme technique médical le plus précis que nous avons pas vu. Maintenant l'idée savoir est-ce que il y a des la mobilisation des médecins réanimateurs afin qu'on fasse face bien sûr pardon l'expression à toute aggravation de la situation de là où nous nous trouvons.
Merci beaucoup madame la ministre. Merci monsieur le député. Ça me permet de saluer les agences régionales de santé avec qui depuis le début évidemment euh j'ai des réunions une à deux fois par jour puisque c'est les agences régionales de santé notamment qui sont en lien pour hospitaliser les cas qui ont été identifiés sur le sol et permettre leur hospitalisation.
Donc avec les agences de régionales de santé depuis le début, nous travaillons et nous travaillons évidemment avec les agences régionales de santé des outremères aussi. Euh les mesures des agences régionales de santé, c'est évidemment, comme je l'ai dit tout à l'heure, on met tout l'état et les services de l'État et les agences en action à l'anticipation. Il n'y a pas de cas euh à ce jour en outre euh identifié.
Euh s'il y avait besoin de réaliser des tests, on est en train de mettre en place mais par le biais des des instituts pasteurs, c'est là est possible sera possible. de ce que je les experts m'ont encore dit hier soir sur les respirateurs. Je l'ai dit, nous n'avons pas d'alerte particuliers si on n'est pas dans un virus qui a la même cinétique que le Covid.
On peut pas calquer le Covid sur ce virus qu'on connaît quand même, sauf s'il y avait une mutation qui arrivait à ce virus, mais à l'heure des données actuell. Et donc je crois que c'est normal d'avoir des craintes. C'est je comprends tout à fait et notre boulot est vraiment d'anticiper qu'il y ait pas de risque de pénurie ou de manque de matériel évidemment.
Merci Adrien Clouet. Merci monsieur le président. Merci madame la ministre.
Je pense que cette séance, elle est utile et elle est nécessaire. Elle me permettra moi de poser trois types de questions. première, ce c'est les raisons du choix qui a été fait de rapatrier les différents malades de cette euh de de cette forme d'antavirus plutôt que d'opter pour l'hypothèse d'un hôpital de campagne ou d'un hôpital provisoire qui aurait pu accueillir l'ensemble des personnes qui étaient sur le navire et ainsi opérer le travail d'isolement, surveillance, éviter la dissémination et du coup éviter de devoir vous interroger et vous-même de devoir interroger vos services sur les modes de transport qu'on peut prendre les uns les autres en retournant dans leur pays.
D'autant plus que certains pays, je pense aux USA, n'ont pas dispositif unifié de quarantaine et donc c'est là évidemment que le bas blesse sur l'ensemble de la gestion potentielle de la crise à cette heure-là. Euh, on a entendu dire dans les médias qu'il se une des raisons avancées aurait été de préserver la saison touristique à Ténérive. J'espère que c'est pas la raison qui a conduit à trancher et puis surtout, on aurait de toute façon pu accueillir dans un tierlieu faire un hôpital de campagne ailleurs qu'à Tenéif si cette option avait été prise par les partenaires de la France.
Deuxème interrogation, à l'heure où on se parle là, combien de gens est-on capacés d'accueillir en France dans des soins intensifs ? Si jamais il y avait un besoin plus important de de d'assurer une oxygénothérapie pour des gens détresses et respiratoires. Combien de personnes aujourd'hui on peut prendre en charge ?
Et la troisième interrogation, c'est celle sur les modalités que vous imaginez pour faire la transparence et rendre régulièrement des comptes. Je trouve que cette séance, elle est très utile. Comment est-ce que vous voyez la suite ?
Est-ce qu'il y aura régulièrement des points comme ça d'échange ? Est-ce qu'il y aura des séances au Parlement qui seront organisé dessus ? Comment est-ce que vous imaginez les capacités à vous interroger, avoir des réponses à chaque étape de la crise ?
Je dis parce que quand même évidemment que la COVID-19 est totalement différent sur la transmission, la létalité. Je fais pas la comparaison sur le fond des effets. En revanche, on a quand même une expérience de gestion gouvernementale assez baroque à l'époque qu'on a pas tout à fait oublié.
Je rappelle quand même sur le calendrier que en janvier 2020, la nouvelle maladie avait été découverte, la COVID. Le 12 janvier, on a vu la séquence génétique qui était partagée par la Chine. Le 24 janvier, la ministre avait dit que ça nous concernait pas.
Début février, les spécialistes avaient dit pandémie possible. Le 7 février, la DGS avait avait sorti 800000 masques des stocks. Le 25 février, il y avait eu le consensus scientifique de Nature sur le fait que c'était une pandémie.
Le 29, Olivier Verrand avait dit pas besoin de porter un masque. Le 2 mars, l'OMS avait dit il faut dépister tracé isolé. Le 6 mars, monsieur madame Macron était partie au théâtre en disant il faut sortir.
Bon, donc on a vu ce moment-là un peu compliqué. Comment vous imaginez notre dialogue madame la ministre ? Merci.
On a un cas symptomatique d'un virus qu'on connaît d'une personne qui était sur un navire et qui est isolé strictement et suivi par des professionnels formés. Ça ça répond à plusieurs de vos questions en fait. Si à la première question à la première question ça répond puisque on chaque état a la compétence pour rapatrier ces personnes.
Donc on ne les on peut pas les mettre tous sur un même bateau. Donc faudrait envisager 23 bateaux hôpital provisoires. On prend quelle équipe ? celle qui travaille déjà en soin intensif à Bicha dont les autres patients ont aussi besoin.
Donc il est le transfert de ces patients, il y a une bulle de sécurité qui a été faite autour d'eux. Il me semble que chacun d'entre nous, si ces gens étaient de notre famille, auraient souhaité ce rapatriement sur les capacités de réanimation et et ça répond aussi sur les capacités de réanimation. on est on n' pas le même virus dans sa mais même dans sa durée probablement de réanimation ou de choses comme ça.
Donc on est on n' pas d'alerte sur notre situation de notre système euh à ce jour et rappeler vraiment que le virus diffuse pas aujourd'hui. Le virus n'a pas diffusé. Notre objectif c'est d'avoir pris les choses à temps.
Ça c'est une amélioration depuis le Covid parce que l'OMS s'est organisé, on a eu une alerte et que c'est un virus qu'on connaît. Donc on on a tout tout ce qui est mis en place est fait pour briser la chaîne de transmission. L'autre la dernière de vos questions, c'est comment les points réguliers de transparence et de contrôle ?
Vous savez que j'ai j'ai été député et que évidemment je me plierai à tout ce qui sera demandé par les parlements sur la nécessité de venir partager des informations. Mais je l'ai dit pour tous les Français aussi que dès qu'une nouveauté soit le premier ministre soit moi communiqueront dès qu'on avait du nouveau. En tout cas, pour ce qui est de la commission, vu l'état aujourd'hui de l'épidémie qui a été rappelée depuis 1h et3 par la ministre, il y a pas question de mettre en place un protocole de de de communication, de convocation, d'audition systématique.
On verra et on s'adaptera au fur et à mesure bien sûr. Et l'audition de ce matin est la preuve que euh on tient à être réactif lorsque l'actualité nécessite. Alors monsieur Raten merci monsieur le président, madame la ministre, chers collègues, la crise du Covid a rappelé avec force que l'anticipation sanitaire ne peut pas toujours être pensée de manière uniforme entre l'hexagone et les territoires ultramarins, mais aussi d'un océan à l'autre compte tenu de leurs réalités géographiques, de leurs éloignements et de certaines fragilités structurelles.
Aujourd'hui, le risque antairus sans être comparable au Covid interroge sur notre capacité à tirer pleinement les leçons de cette crise pour les outresemes. Il s'agit d'un virus un virus principalement lié au rongeux, ce qui pose des enjeux de surveillance, de prévention, de préparation sanitaire dans des territoires déjà exposés à certaines pathologies liées à ces animaux comme la leptospyos notamment à la Réunion. dans ce contexte et à l'approche de période de forte mobilité notamment dans la zone de l'océan Indien, mes questions sont les suivantes, même si vous avez déjà partialement répondu, est-ce que les outremes disposent de consignes spécifiques par rapport à l'hexagone sur ce type de risque avec une capacité d'adaptation des doctrines et une stratégie logistique garantissant des stocks suffisants et immédiatement mobilisables en cas de circulation virale ?
Comment est organisé la surveillance épidémiologique des rongeurs dans les dans les outresem et son articulation avec les agences régionales de santé et enfin enfin comment est assuré la vigilance et la préparation sanitaire face au risques émergentes ou importés dans un contexte de forte circulation régionale notamment avec les pays voisins comme l'Afrique du Sud CI commission r indien dont la France est membre est-elle déjà associée à une éventuelle circulation de la zone zone. Merci madame la ministre. Merci.
C'est c'est vraiment euh depuis la crise Covid, je crois qu'un des trucs qu'elle nous a appris, c'est et le président euh de la République a eu l'occasion de le redire plusieurs fois et c'est notamment euh son ambition aussi avec Ons, c'est que on ne peut pas euh considérer notre santé, mais qu'elle soit dans l'hexagone ou en notre mer, sans considérer l'interaction avec l'ensemble de l'environnement et notamment des autres pays. Et donc c'est tout le travail que nous faisons avec euh le dans sur le sujet One, c'est aussi l'enjeu que j'ai échangé avec les autres pays actuellement, notamment ceux qui ont des des gens sur le bateau, mais pas que des autres pays pour essayer de de porter cette voie de coordination sur la santé, d'homogénéisation des stratégies sur la santé et enfin redire que les outresemères ne sont pas oubliés. J'ai des réunions euh quasi quotidiennes avec les directeurs d'IRS dont évidemment il y a les directeurs d'IRS des outresemes.
Très bien. Merci beaucoup. Dernière question, madame Karine Lebon.
Merci monsieur le président, madame la ministre, merci pour ce temps d'échange. Alors ma question va rejoindre celle de mes collègues ultramarins. Donc vous avez indiqué échangé avec les autres pays.
Mais quels autres pays ? puisque vous avez dit les nationalités présentes sur le bateau mais pas que. Ce qui laisse un éventail assez large.
Alors nos outremères sont pas seulement des territoires éloignés de l'Hxagone. Ils ont des frontières sanitaires actives enfin avec plusieurs bassins régionaux. Donc l'océan Indien, les Caraïbes, l'Amérique du Sud, le Pacifique.
La réunion est connectée à Madagascar, à Maurice, à Mayotte, à l'Afrique Australe, à l'Inde. La Guyane partage des frontières terrestres avec le Brésil et le Surinam. La Guadeloupe et la Martinique s'inscrivent dans un espace caribéen où les circulations humaines, maritimes et aériennes sont importantes.
Mayotte se trouve au cœur de dynamique régional particulièrement sensible avec les Comor et l'Afrique de l'Est. La Polynésie française, à Nouvelle-Calédonie, Walis et Futuna sont-elles aussi insérées dans des environnements régionaux où les coopérations sanitaires doivent être pensé avec les pays voisins et dans une politique dans une crise sanitaire. On maîtrise pas la politique de santé des États-vois, ni leur capacité de surveillance, ni leur protocole de dépistage, ni leur niveau de transparence épidémiologique.
Le monde est un village, on a on a l'habitude de le dire. J'aurais tendance à dire que c'est une succession de villages et tous les villages n'ont pas les mêmes moyens de santé publique. Donc quelle stratégie spécifique l'État met-t-il en place pour les territoires ultramarins qui sont à la fois français, européens pour certains et pleinement insérés dans des bassins régionaux non européens.
Est-ce que alors vous avez indiqué échangé avec les ARS mais est-ce qu'il existe un protocole propre aux outreemires pour l'alerte sanitaire, l'information des voyageurs, le contrôle au point d'entrée, la coordination, donc avec les ARS, vous avez répondu, les hôpitaux, les ports et les aéroports. Et surtout en fait, pouvez-vous nous garantir que si un foyer épidémique apparaît dans un pays voisin ou dans une zone fortement connectée à un territoire ultramarin ? Pouvez-vous nous garantir que il y a un pilote dans l'avion ?
Pouvez-vous nous dire qui décide, à quel moment et selon quel critère du renforcement des contrôles sanitaires, de l'information des passagers, du traçage des cas contact ou de la mobilisation hospitalière locale ? Merci. Merci beaucoup madame la ministre.
Merci pour votre question. Vous avez vu que le premier ministre organisait deux réunions par jour. Ces réunions, elles sont interministérielles.
Il existe évidemment les affaires étrangères, les affaires européennes, mais aussi le ministre des transports avec qui nous travaillons, le ministre de l'intérieur. Enfin, ces réunions sont interministérielles. Et pour répondre à votre question, évidemment que à ce jour, la question ne se pose pas puisqu'il n'y a pas de cas identifié.
Mais comme je l'ai dit, de la même façon que pour l'hexagone, nous anticipons tous les scénarios possibles qui pourraient arriver et donc les questions que vous avez posées, elles se font aussi dans ces scénarios et que nous travaillons, nous déclinons en interministériel. L'autre chose que je voulais vous dire, c'est que au niveau de l'Organisation mondiale de la santé, il y a à partir de dimanche l'Assemblée générale mondiale de la santé à laquelle je vais me rendre et là aussi, j'ai des rendez-vous d'ici là et nos représentants à l'OMS font ce travail là actuellement pour essayer de porter notre notre façon de de notre stratégie pour qu'elle soit aussi internationalisée et que cette coordination mondial puisse se faire et donc ça se fait aussi par un poids apporté à l'OMS de la France. Très bien.
Merci beaucoup madame la ministre. On est arrivé au bout des questions. Merci à vous chers collègues d'avoir participé à cette audition et une nouvelle fois je vous remercie ainsi que votre équipe d'avoir répondu rapidement à notre invitation à venir vous exprimer et donner toutes les informations nécessaires à la représentation nationale.
Ho.
Stéphanie Rist