Les coups de gueule de Jean-Louis Borloo - C à Vous l’intégrale - 18/09/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 27 %Attaque 27 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:55OuverteRéponse directe
Jean-Louis Borloo, la menace russe s'intensifie, est-ce que vous êtes inquiet ?
- 7:38OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous craignez une escalade des menaces hybrides russes ?
- 8:25OuverteRéponse directe
Un appel de Marine Le Pen pour arrêter d'aider l'Ukraine, vous lui répondez quoi ?
- 11:01OuverteRéponse directe
Comment on fait pour aider les Français qui en ont besoin alors que les caisses sont vides ?
- 11:54OuverteRéponse directe
Vous craignez la résurgence d'un mouvement du type gilet jaune ?
- 13:53OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui crée nos déficits ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:11PrésentateurChiffre
« On est à 30 milliards de dérapage du déficit prévu. »
- 8:37PrésentateurFait
« On n'aide pas vraiment. La réalité, c'est que... on n'aide pas suffisamment. »
- 8:45PrésentateurChiffre
« Il y a 17 fois moins que les Allemands. »
- 11:10PrésentateurFait
« On essaie de ne pas avoir des caisses vides. »
- 16:45PrésentateurFait
« Moi, je censurerai tout gouvernement qui propose de faire porter un poids sur les Français. »
- 16:50PrésentateurFait
« Qui doit faire les efforts ? Les ultra-riches qui n'ont jamais été aussi peu taxés ces dernières années ? »
- 29:31PrésentateurChiffre
« Le nombre de détenus pour terrorisme d'ultra-droite a été multiplié par 17 en 9 ans. »
Temps de parole
- Présentateur70 %
- Locuteur 612 %
- Locuteur 96 %
- ?4 %
- Locuteur 53 %
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Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans C'est à vous, très heureux de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h en direct pour toute l'actualité de ce vendredi 18 septembre avec
Eglantine, Amandine, Nathalie et Louis Amard. Bonsoir à toutes et à tous.
Bonsoir à vous.
A la ligne de l'actualité, les prix des carburants qui explosent et un président qui
se
défend. La situation que nous vivons aujourd'hui sur les prix à la pompe comme sur l'ensemble des prix des hydrocarbures fossiles n'est pas la conséquence de décisions gouvernementales. Elle est la conséquence de la situation géopolitique. Une France qui s'enfonce dans la crise menacée par la Russie. On en parle avec l'ancien ministre d'État Jean-Louis Borloo. Après 20h, un casting 5 étoiles avec Adèle Exarchopoulos, Janéry, Sarah Girodo et Artus. Et Eglantine, vous reviendrez sur l'actualité culturelle qui vous
a marquée.
Celle qui nous a le plus marqué cette semaine, c'est la disparition de Catherine Ringer,
l
'immense
chanteuse d'Eryta Mitsuko. Et bien depuis lundi, même Céline Dion ne fait pas aussi fort. Sur les plateformes d'écoute, on n'entend plus
que
Catherine. On va écouter nous aussi tout à l'heure, on lui rendra hommage.
Ça, ça sera après 20h. Mais avant ça, Amandine, ce soir, c'est les images les plus marquantes dans le 5 sur 5. Et on recommence par une réunion de crise à l'Élysée aujourd'hui.
Les présidents de partis et ou leur candidat à la présidentielle étaient convoqués à 10h30 ce matin pour faire un point sur
la situation internationale. Mais à leur arrivée à l'Élysée, tous n'avaient qu'un mot à la bouche, les prix des carburants.
Sans surprise, venu avec Éric Ciotti, demandé au président de la République d'accepter une baisse des taxes sur les carburantes,
une forme de raquette fiscale. Et j'espère que cette réunion n'est pas simplement un alibi pour justifier le maintien de ce raquette fiscale.
On s'endette chaque jour vis-à-vis de la planète, mais on s'endette aussi parce qu'on ne peut plus payer nos factures et que pour les ménages, pour les collectivités, pour les entreprises, c'est difficile. Il
y
a
urgence à prendre des mesures
fortes
et rapides pour
baisser
les prix de l'énergie.
Tous se sont retrouvés quelques minutes plus tard. Salle Vega, cette salle de crise qui est installée au deuxième sous-sol de l'Élysée.
Autour de la table, le président, le Premier ministre, mais aussi des gens qu'on voit peu. Patron du renseignement intérieur et extérieur, celui du renseignement militaire et le secrétariat général
de la Défense et de la Sécurité Nationale. Chacun a fait le point sur l'état de la menace, les et récentes attaques russes, mais aussi c'est l'avenir des menaces prises très au sérieux par nos voisins européens, à commencer par le Premier ministre polonais.
À
la
sortie des IZ, 2h45 plus tard, changement de ton. Si la plupart dénoncent l'impuissance d'Emmanuel Macron, certains reconnaissent aussi la gravité de la situation.
Le
niveau de menaces
et de risques auxquels la France est soumise du fait du conflit en Ukraine est un niveau de menaces qui s'élève.
Je pense qu'il
y
a vraiment des raisons d'être très inquiets, beaucoup plus que ne le sont certains. Ce qui s'est passé à Leipzig, notamment avec ce drone, ça peut réarriver rapidement, souvent, dans à peu près tout pays du continent européen. – Grave, le mot revient à plusieurs reprises. Quelques minutes plus tard, dans la bouche, cette fois d'Emmanuel Macron, Ferrar, depuis le début de son premier quinquennat,
le
président, convoque les journalistes pour une conférence de presse.
– La
situation que nous traversons est grave. Ces dernières semaines, la menace en particulier, la menace hybride russe à l'égard
des
Européens et de la France s'est intensifiée. Les intrusions de drones dans l'espace aérien de plusieurs pays,
d
'ailleurs avec une réelle profondeur en action russe, nous montrent que nul n'est à l'abri.
– Bonsoir
Jean-Luc Borloo.
–
Bonsoir. – Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes ancien ministre d'État, fondateur de l'UDI. Avant de vous donner la parole, tout de suite, le billet de Nathalie Saint-Crecq.
–
Nathalie, l'absence de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui à l'Élysée vous a surprise ? – Oui, il peut sembler quand même étrange et pas forcément rassurant, qu'à un brief du chef de l'État et les plus hautes autorités du renseignement et militaires, et bien Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen n'aient pas trouvé utile de se déplacer. On est pourtant en pleine crise de l'énergie due à la guerre en Iran et l'invasion de l'Ukraine par les Russes.
Jusqu'à nouvel ordre, nous sommes dans une coalition, il pourrait peut-être être salutaire quand on a l'intention d'exercer les plus hautes fonctions de l'État, d'écouter ce que disent les autorités militaires, ceux du renseignement, a fortiori quand on a eu des positions aussi tranchées sur l'intervention américaine en Iran et des idées très arrêtées sur la nécessité d'interrompre au l'aide à l'Ukraine. Rassurez-vous, ça ne les empêchera pas de commenter demain. Alors, accessoirement, Emmanuel Macron a indiqué au présent qu'il y
en
avait pour des mois, voire des années, et qu
'il
ne serait pas aberrant quand on veut débarquer ou être élu à l'Élysée dans sept mois, de suite commenter, à se mettre dans les dossiers. Et vu les commentaires de certaines personnes comme Marine Tondelier et autres, et bien manifestement, il y avait de quoi non pas flipper, mais s'inquiéter légèrement. – Mais il y avait de la communication aussi de
la
part d'Emmanuel Macron ?
–
Forcément un peu avec Emmanuel Macron, il y a toujours de la communication, mais il est temps d'écrier en politique intérieure qu'il veut quand même faire valoir son bilan à l'international, et puis il faut lui rendre grâce, il a été à la tête de beaucoup d'initiatives pour défendre l'Ukraine, peut-être comme celle de la coalition des volontaires. Alors, il n
'est
pas systématiquement machiavélique, bon, il veut peut-être jouer un petit peu sur l'effet drapeau, vous savez, c'est-à
-dire
en gros, l'heure est grave, mettez-vous tous derrière moi, mais il veut aussi montrer que l'explosion du prix de l'essence, c'est pas lui, c'est l'international, et puis aussi, il veut savoir, il veut expliquer qu'il n'est pas responsable de tout. Alors, je vais vous dire que dans toutes les démocraties, on aurait trouvé totalement normal, et même salutaire, qu'on invite les différents candidats à la présidentielle pour les briefer, sur ce qui va leur tomber sur la figure, et bien nous on n'est pas comme ça, on se dit que si Emmanuel Macron dramatise, on ne veut pas en être complice, et bien écoutez, tout ça, c'est un peu étrange, même si c'est la spécificité française.
J'ajoute qu'il reparlera Emmanuel Macron jeudi, pour ceux qui auraient raté le premier épisode. Jean-Louis Borloo, votre parole est rare, vous avez entendu le président de la République et Nathalie Saint-Cricq, la menace russe s'intensifie, est-ce que vous êtes inquiet
? Je
n'étais pas à la Réunion,
j
'ai quitté la République il y a 15 ans, je trouve très très bien que le président réunisse les chefs de parti, ça me paraît quand même tellement élémentaire, alors on peut dire qu
'il
y
a
déjà un pensée, mais au fond ça m'est égal. Ce que je comprends, c'est qu'ils n'avaient pas la même tête en entrant et en sortant. Donc prends le mot que ça a dû être un peu utile. Qu'il y ait une présentation générale
de
la complexité des problèmes énergétiques, entre les droits d'Hermouz, la mer Rouge, l'Ukraine, enfin je veux dire, les frappes sur des usines énergétiques, et que le chef de l'État français dise à ses parlements, il ne peut pas s'exprimer dans le parlement, c'est une spécificité française, mais en tout cas au chef de parti, ce qu'il en est sur cette partie énergétique, il ne
s
'agit pas de dire « c'est pas de ma faute », il s'agit juste de regarder la situation. Moi je ne
suis
pas un fan absolu, enfin je trouve ça raisonnable, bien, et à vrai dire indispensable. Maintenant, le vrai sujet, vous le connaissez, celui du prix de l'essence, malheureusement on a cramé les marges de manœuvre.
La
vraie info, c'est qu'on est à 30 milliards de dérapage du déficit prévu,
une
fois de plus, 40 l'année dernière, 20 années, celle d'avant, et que du coup, l'aide nécessaire aux pêcheurs, rouleurs, etc., elle est faible parce qu'on n'a pas nos oeils.
Jean-Luc Borloo,
on va revenir dans quelques instants sur ce budget, sur cette dette qui explose, mais Emmanuel Macron a demandé aujourd'hui la préparation d'un plan de protection de nos infrastructures critiques face aux attaques hybrides russes. Est-ce que vous craignez une escalade de ces menaces ?
La
semaine dernière, les Allemands ont vécu directement ces attaques russes sur leur territoire. Écoutez, je ne suis pas président de la République, il y a des services spécialisés, c'est à eux qu'il faut poser la question. Je ne commande pas des événements que je ne connais pas. J'ai l'inquiétude normale, de même que j'ai l'inquiétude de voir une Europe très, très, très germanisée, dans sa puissance économique, industrie, sur les choix énergétiques. On pèse plus grand-chose sur les grands choix européens, pardon de le dire, ni au Parlement ni à la Commission. Ça, ça me tracasse. Sur les sujets directs de protection, j'allais dire, civile ou militaire, ce n
'est
pas de mon ressort. Je fais totalement confiance au service français, à l'État français, au gouvernement de mon pays.
Alors, une question plus directe.
Un appel de Marine Le Pen, plutôt dans un contexte budgétaire, au vu de nos finances publiques, il faut arrêter d'aider l'Ukraine. Appel partagé par de nombreux Français, il faut le dire. Vous lui répondez quoi
? –
D'abord, on n'aide pas vraiment. La réalité,
c'est que… – On n'aide pas
suffisamment. – Est-ce que vous avez les vrais chiffres
? –
On aide l'Ukraine.
– On informe
des
militaires,
on envoie
de l'armement. – Il y a 17
fois moins que les Allemands, je veux dire. Il faut raison garder.
Non,
parce que quand on dit aux Français qu'on a l'impression que c'est massif, et donc évidemment, quand on ne va pas bien, en fait, ce n
'est
pas si massif que ça. C'est ça ce que je voulais vous dire. Maintenant, sur la question d'arrêter d
'aider
l'Ukraine, ça me paraît extrêmement complexe. Qu'on aide à ce qu'il y ait un schéma de paix,
qu
'on soit en guerre avec les orthodoxes, ne me paraît pas une affaire si géniale que ça. Et donc, on essaie de trouver des moyens sans céder aux Russes. Oui, faisons ces efforts-là. Mais moi, je ne suis pas dans la paranoïa absolue.
– Ça veut dire quoi
? Faire des efforts sans céder aux Russes ? Parce que vous savez très bien que Vladimir Poutine, aujourd'hui, il veut que l'Europe cède et qu'Ukraine cède. – Non, mais la diplomatie, ça existe.
–
Oui. – Bon, ça existe, la diplomatie. Les Africains, ça existe. Ils ont pris des positions plutôt proches de Poutine que des nôtres. C'est quand même préoccupant. C'est un continent d'un
milliard de cent millions. – Et il ne s'en sort pas forcément
très très bien. Aujourd'hui, il
y
a des mouvements et des coups d'État qui ont
lieu quasiment tous les mois en Afrique.
– Non, mais c'est-à-dire, je ne parle pas de la même chose. Ce que je veux dire, c'est que si vous voulez peser sur le sort du monde, il faut peser avec des alliés. J'ai entendu sur toutes les chaînes de nos débats, « Poutine complètement isolé, dans 48 heures, il est à genoux ». Bon, pardon, ce n'est pas exactement ce qui s'est passé. Donc, je pense qu'il faut des alliés. Je pense que l'Afrique est absolument majeure. Et qu'on a un peu perdu pied en Afrique, et c'est regrettable. Je pense que l'Europe devrait avoir une coopération avec l'Afrique pour peser sur la Russie. C'est ça ce que je vous parle. Je pense que la Chine pèse de manière considérable. C'est ça ce que je veux dire. Ce n
'est
pas faire des signes malgré à Poutine. –
L
'autre front qui nous menace, c'est celui de la guerre au Proche-Orient et ses conséquences, notamment sur les prix des carburants. Vous en parliez il
y
a quelques secondes,
Jean
-Louis Borloo. Le litre de gazole s'affiche aujourd'hui à 2,39 euros. C'est sans précédent. Et à la pompe, les automobilistes subissent les hausses. – Là, je viens de faire le plein, 48, une petite centaine d'euros. – Ce n
'est
pas unique. – Pour faire un plein, il me faut 30 à 35 euros de plus. – Je prends mon vélo et je laisse la voiture au garage. – Maintenant, pour me rendre au travail, j'utilise les transports en commun et je fais du covoiturage. – Ça
devient de plus en plus cher et même psychologiquement, ça pèse.
–
Le carburant, c'est encore une goutte d'eau qui vient faire déborder le vase, c'est certain.
–
Comment on fait, Jean-Louis Borloo, pour aider les Français qui en ont besoin, c'est clair, net, précis, alors que les caisses sont vides
? –
Eh bien, on essaie de ne pas avoir des caisses vides. Je veux dire, parce qu'il s'agit de vider les caisses et de plendicher, parce qu'on les a, les Espagnols ont fait ce qu'il fallait, parce qu'ils n'ont pas les caisses vides, pardon, les Portugais
aussi. – Mais là, c'est trop
tard du coup, donc on
fait bien ?
– Oui,
c
'est un peu tard, oui, c'est effectivement un peu tard, mais il faut quand même aider, je suis désolé. Là, c'est comme un soutenage en mer, il y a des gens qui vont
vraiment crever. – On est plus loin que ce qui est
annoncé pour l'instant.
–
Oui, franchement, et même si je ne
suis
pas dans la démagogie, en disant qu
'il
faut massivant, ce n
'est
pas vrai, on ne peut pas. Bon, vous voyez, on a 30 milliards de dérapages encore par rapport à ce qui a été voté au Parlement il y a 9 mois, enfin bon. Donc on ne peut pas faire un truc massif, ce n
'est
pas vrai, mais je pense qu'il faut faire un vrai, vrai effort complémentaire sur les routiers, dans les communes rurales, pour les agriculteurs, pour les gros rouleurs et les pêcheurs. – Désespoir, tension, colère, vous devez le ressentir chez vous
à Valenciennes. Vous craignez la résurgence d'un mouvement du type gilet jaune comme en 2018 ou non, le contexte a changé ?
–
Je n'en sais rien, vous savez, Lénine disait, ne demandez pas quand il y
aura
la révolution, c'est elle qui décide. Bon, c'est exactement ça, les mouvements de vie, les mouvements sociaux. Moi, j'ai le sentiment, c'est
pour
ça que c'est dur et naisé, qu'au fond, il y a un moment où la somme des toutes petites injustices est-ce que ma famille et moi subissons ? Je ne
parle
pas de la mienne. C'est ça qui crée à un moment donné une vraie tension. La petite jalousie,
c
'est, je n'arrive pas à avoir une réparation, la gamine a été bousculée, j'ai voulu déposer une plainte, et puis le commissariat, il est fermé, ou il ne peut pas, il ne la prend pas. Et puis à l'hôpital, le tonton, il a attendu 11 heures à l'hôpital, et il n'a pas été pris, il est sur un banc, car du coup, ça c'est... Tout ça, c'est des sommes de petites injustices que vous ne subissez pas, que je ne subis pas, mais que beaucoup de Français... Je crois que la somme des petites injustices est plus grande qu'une grande injustice. Et donc, le salaire qui n'arrive pas exactement à la bonne date, la précarité, tout ça, c'est plein de petites injustices.
Alors, à quel moment, toutes ces petites injustices font que les familles en peuvent plus ? Que le père se sent humilié de ne pas pouvoir faire un cadeau à son gamin ? Que la maman... Je veux dire, à quel moment ça se passe ? Je ne sais pas. À quel moment Solidarnosc a embarqué la Pologne sur une goutte de sang ? Je ne le sais pas. Ce que je sais, c'est que dans les sous-sols du pays, sous les rivières souterraines, plus personne ne supportait. Les agriculteurs, les curés, les ouvriers, les bourgeois, les intellectuels, les... Et à un moment donné, bon... Alors, moi,
j'ai senti... Ce qu'on sent le
partage, vous leur dites quoi, ces Français ? C'est-à-dire qu'on
a l'impression... Pour l
'instant, moi, je ne
suis
pas prêcheur. Bon,
moi,
excusez-moi, je n
'ai
rien à dire.
Bon, moi, je me suis
occupé. Moi, je me suis occupé de certains trucs dans la vie, voilà.
Bon,
je m'en suis occupé, très bien. Et j'en réponds quand... Maintenant, alors, ce que je dis, moi, ce que je pense, vous savez, je suis parti et je reviens parce que je suis effaré. On est dans la plus...
Qu
'est-ce qui crée nos déficits ? Parce que c'est la seule question. La dévisite, c'est l'avenir.
C
'est simple. Une désorganisation dont c'est absolument pas rendu compte qui a pris 40 ans, voilà. Dans ce pays, tout le monde fait tout. Vous voulez faire une crèche ? Vous ne vous adressez pas aux services pour faire des crèches. Vous allez vous adresser à la MSA, à la Caisse d'élocution familiale, au département, à la ville, à l'agglo, à l'État, à l'RSS, à l'avenue de Ségur et en zone rurale, à la MSA. Mais vous avez vu ça où ? Dans quel pays ? Tout ça nous coûte 120 ou 150 milliards ?
Personne
n
'est conscient de ça
? Pardon ? Personne n'est conscient de ça parce qu'on a
quand même une présidentielle.
Et ce que vous considérez, comme vous dites, vous revenez, c
'est que vous considérez que l'offre actuellement,
elle pêche. Mais non, il y avait une règle chez Ricard, on ne parlait pas de perno. Ce que je peux vous dire,
c
'est que ce que je vous dis, tout le monde le sait.
Tous
les chefs d'entreprise, les artisans, les commerçants, les agriculteurs qui passent deux jours par semaine à remplir
des papiers. Tout le monde le dit, l'éternité sans le
faire.
Tous
les maires ou tous les allus, les adjoints, les présidents de région, les présidents de département, tout le monde le sait. Mais pas les candidats à
la
présidentielle ? Non, sauf une partie de notre société, qui est une partie composée de gens admirables, admirablement formés, de bonne foi, mais ils ont tous été formés dans le même moule. La biodiversité maximale d'un gouvernement français va de Sciences Po et de la Sciences Po Paris. C'est quoi le problème ?
C
'est Paris ? Non,
c'est pas Paris le problème, c'est la
consanguinité. Non, monsieur, excusez-moi, je ne sors pas d'inspection des
finances. Non, je ne sais pas, ce que
je veux dire, c'est que vous avez été ministre, vous avez été
ministre d'État,
vous avez été aux fonctions. Donc les téléspectateurs qui nous regardent, ils doivent se dire, Jean-Luc Borloo, il a raison sur le constat qu'il fait, mais il y était il y a 20 ans dans le cambouis.
Mais,
cher ami, je veux dire deux choses. Un, quand les choses se dégradent, ça ne sert à rien d'aller expliquer à cause de qui ? On pourrait se mettre d'accord sur la dégradation. On pourrait peut-être se mettre d'accord pour dire, c'est de la faute. Moi, vous ne
m
'entendrez jamais dire, c'est de la faute d'un tel autre. Ça ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse, c'est le diagnostic. Est-ce qu'on s'est rendu compte à quel point notre système a dérapé, il est devenu totalement déficitaire et totalement inefficace ? Parce que dans tout ça, la crise, vous
allez
mettre 50%
de
plus, et à la fin, elle coûtera 30% de plus, parce qu'il va falloir avoir répondu aux normes de la CAF, de départements,
etc. Alors, justement, c'est dans ce
contexte qu'on doit définir un budget. Sébastien Lecornu a présenté les pistes du budget 2027. 54 milliards d'euros d'économie, un effort colossal
qui provoque évidemment des réactions chez tous les bords politiques.
Ils visent un déficit de 5%
et
je pense qu'on ne peut pas faire moins. Vous êtes sur un bateau, là, il
y
a un iceberg au loin. L'iceberg se rapproche et la question, c'est est-ce qu'on essaye de l'éviter
?
Si vous ne diminuez pas le déficit, vous allez droit sur l'iceberg.
M. Lecornu nous dit, l'État doit être exemplaire, mais il ne propose pas de supprimer un seul poste. Moi, je censurerai tout gouvernement qui propose de faire porter un poids sur les Français. Qui doit faire les efforts ? Les ultra-riches qui n'ont jamais été aussi peu taxés ces dernières années ? Ou celles et ceux qui ont trinqué dans chaque budget ? C'est injuste et ça ne pourra pas bien se terminer.
Alors, 54 milliards, c'est plus que les 30 milliards qui avaient été annoncés. Est-ce que Sébastien Lecornu fait ça pour rassurer l'Europe et les marchés sur notre capacité à absorber ce déficit
?
Je ne
vais
pas vous répondre à ça. Non, mais je ne sais pas pourquoi il dit ça. Ce que je sais, c'est qu'on a... Attendez, la République française a annoncé un déficit de 4,6 milliards pour cette année,
qu
'on est déjà à 5,4. Alors, au lieu de parler des phrases de ce qu'on va faire dans un an, on
pourrait
commencer par
regarder pourquoi on
a dérapé.
Justement, on va le faire maintenant. Alors,
qu
'est
-ce que vous proposez ? Parce qu'on a entendu que vous lanciez votre tournée des mécano. C
'est
-à
-dire,
en gros, on décentralise et on fait faire le boulot qui est le plus adapté aux gens qui sont sur place et plus près du terrain. On n
'a
pas bien compris qui vous le faisiez, ni si sur quoi ça débouchait au mois d'avril 2027. La question est finie, j'ai essayé de la résumer. Vous avez raison, les choses sont assez simples. Moi, j'ai ouvert le capot de la voiture, j'ai regardé où étaient les tuyaux et pourquoi ça ne marchait pas. Parce que ce n
'est
pas à cause d'eux, ça ne marche pas. Notre modèle ne fonctionne plus. Une organisation, on doit savoir qui fait quoi. Je propose, mais comme tout le monde en fait, que la province s'occupe des affaires de la province, comme avait dit le général de Gaulle en 69, c'est-à-dire tout ce qui concerne les mamans, les enfants, les parents, l'éducation. Je ne parle pas des programmes, la gestion, la gestion de la santé, des enfants, des gamins isolés, des adultes handicapés, de la formation professionnelle, de l'écologie. Ça, c'est la province. Un seul organisme, avec un gouvernement de province. Les Bretons peuvent définir les règles d'urbanisme et de logement des Bretons.
Donc un État
fédéral en fait.
Mais bien sûr, mais comme toutes les organisations du monde.
C
'est marrant. Chez nous, on a cette idée que le mot fédéral voudrait dire qu
'il
n
'y a
pas un État fort. Mais aujourd'hui, on n'a pas. Un État fort, c'est quoi ? Un État qui assume ses responsabilités, qui est super fité, super en forme. Il n'a pas un poil de graisse et il court très vite. Et il est agile. C'est ça un État fort. Alors, ayons un État fort pour la sécurité intérieure, extérieure, la recherche, l'espace, l'IA, tous les sociaux sociétaux, ça bien sûr. Et puis qu'on laisse transfert, vraiment, en supprimant tout le reste. Un seul, un seul
décideur. C'est
aussi une action.
Non, alors, moi, je vais dire... Moi, je vais vous entendre
dire tout ce que vous devriez faire, mais si concrètement
vous êtes avec qui, comment ?
Je constate que tous les maires sont d'accord, les points de région sont d'accord. Je
veux
dire, je veux dire, Carole Delga, avec qui j'étais, qui est socialiste, c'est
-à-dire qu'il n'y a pas de socialisme. Alors, il est où, le problème
? Bon. Le problème, c'est que la machine, ici, elle est bloquée. Parce que, comme tout le monde a fait la même école, tout le monde pense pareil, c'est très difficile de penser autrement que la façon dont vous pensez. Il n'y
a
rien de plus dur. Je suis sûr que vous prenez toujours le même chemin, même si ce n
'est
pas le plus court. Bon. Donc, le truc, il est bloqué. Voilà. Il y a du calcaire dans tous les tuyaux. Il faut donc simplifier. Qui fait quoi ? Ça ne paraît quand même pas un truc révolutionnaire. Toutes les organisations sont... Vous allez voir immédiatement... Parce que,
comme
c'est la confusion, vous avez des comités de suivi, des comités de pilotage, de la coordination, et vous avez alors maintenant du contrôle, parce qu'il y a tellement de fiefs qu'il faut bien contrôler. Donc, on est devenu un pays de contrôleurs, d'inspecteurs. Regardez pour les agriculteurs. Mais dans votre propre métier,
vous
avez l'ARCOM qui vous compte à la minute près. Mais dans quel pays on est ? Les sondages que vous publiez, il y a une commission des sondages pour chaque sondage. On ne pouvait pas faire confiance à la presse, aux sondeurs. Ce ne
sont
pas des voyous. Vous n'êtes pas des voyous. Vous savez bien qu'il faut qu'il
y
ait diversité de pensée, de conduite. Non, ça ne pourrait pas être un truc.
Puis
tous les ans, on fait quand même une réunion pour voir si on ne charrie pas. Mais est-ce que vous vous rendez compte qu'on est dans le contrôle préalable sur tout, nous ? On a compris votre concept
fédéral. Vous voulez
pêcher un bar, il
faut
que vous envoyiez un truc. On vous sent en pleine forme.
Très en forme. Vous êtes très en forme, Jean-Louis Borleau. Vous allez à la rencontre
des Français. Vous donnez des interviews, même si vous êtes rares. Mais que pensent de vous les Français ? Eux, qui vous ont connu comme ministre. Audrey Payas et Salomé Delattre sont allés leur demander.
Je
le trouvais relativement sympathique. Il avait l'air de dire
des choses assez vraies, assez actuelles. Il n'était pas déconnecté. Il connaissait sa population. Il savait travailler avec elle. Il savait débattre. C'était la
seule personnalité politique qui était capable de faire un plan. Il y avait un plan banlieueux. C'était des plans concrets. Alors que les autres, ils parlent. Alors que lui, il avait l'air de faire quelque chose.
Je suis content d'être venu. Franchement, je regrette que ma mère soit morte parce qu'elle aurait été ravie. Est-ce que vous me voyez venir ? Vous occupez la quatrième place du baromètre des personnalités IFOP fiduciennes
pour Paris Match et Sud Radio
? Je sais bien que ça ne
veut
rien dire, mais en tout cas, c'est des Français. Alors vous ne pouvez pas me dire que juste avant, ce que vous ont dit les Français, c'était super et que vous
avez bien fait venir. Non, je trouvais ça gentil, c'est tout. Voilà, mais donc
ce baromètre des personnalités, vous êtes le quatrième. Cette popularité, elle ne
vous
donne pas envie d'aller plus loin que cette tournée des mécanos ? Est-ce que vous avez... Alors je ne
vais
pas vous demander, comme tout le monde actuellement, est-ce que vous êtes candidat avec son président C
'est
2027 ? Je vous pose une question très simple. Est-ce que vous avez envie de peser sur 2027
?
Et comment ? Ah ben ça c'est sûr. Et comment ? Ben je vais vous dire.
Il
y a des gens exceptionnels, mais derrière cette phrase,
je
vais dire qui, hein ? Oui. Bon. Le maire de Garges-Léganès, élu à 72 points d'or dans une ville d'une complexité extrême, celui de Saint-Dizier. Madame Bouchard, la maire de Calais, élu pour la quatrième fois avec les problèmes de camps migratoires. Un tabac à 63-64%. Nouméa. Demain je vais à Avignon voir votre ancien collègue.
Olivier Gagli. Bon
bref. Il y a des gens, c
'est
-à
-dire
qui sont dispos sur le... Mais j'ai envoyé une vidéo au truc des socialistes à Bram, là, pour
madame Delga.
Là on parle de
présidentielle. Frédéric Philippe, il est élu au col,
par exemple. Non mais attendez. Il est d'abord conseiller d'État. On peut estimer le conseiller d'État.
Ça c'est pas un
compliment quand vous dites ça. Non. Ce que vous ne comprenez pas, c'est que... Si
la
tribu meurt lorsque les 15 ou 20 leaders, s'ils sont tous dentistes, tous agriculteurs, tous conseillers d'État inspecteurs, la tribu va mourir. Je ne
vous
dis rien d'autre que ça. Il en faut un peu. Mais ça ne peut pas être la pensée de 2000 ans. On ne peut pas considérer qu'on va faire une élection présidentielle, c'est-à-dire trois émissions de télé, avec des punchlines, avec des commentateurs, peut-être parfois t'entends un petit cours de justice qui passe au milieu de tout ça. Avec ça, on a désigné quelqu'un. Alors il n'y a pas de document écrit, il n
'y a
pas de feuille de route opératiale. Tu ne sais pas avec qui il va faire. Tu ne sais pas. Mais pourquoi vous n'y allez pas ? Est-ce que je peux faire une profession de méthode
?
Une profession de méthode. D'abord, vous voulez fédérer un peuple, pour faire des grandes réformes, il faut une feuille de route. Il y
a
la feuille de route, c'est une feuille
et c'est une route.
Vous
allez l'écrire
? Vous êtes déjà
en train de dire,
vous
savez quoi ? Quoi qu'il arrive, c'est que ceux qui ont dit qu'ils voulaient y aller. Bon, on a déjà. Et encore qu'il y
en
a plein, vous savez
même. Non, non, non. Vous parlez de mon nom là. Je vous ai posé une question très simple. Non, je ne parle
pas. Vous avez par exemple derrière vous, vous avez cité une dizaine de noms à la fin. Qui est le réceptacle de ce projet de cette feuille de route ?
C
'est ma dernière
question pour vous. Non, mais
je vais dire, ils vont eux rédiger cette feuille de route. Très
bien.
Ce sont eux des mécanos de la République. La France, il faut la réparer, monsieur. Il faut la réconcilier.
Et l'incarnation, c'est
quand ? L'incarnation, c'est quand
?
Ils choisiront entre eux. Quand on voulait.
On a bien compris.
Non, mais ils sont assez grands. Ce n
'est
pas des enfants. On est 70 millions. On va trouver. Et peut-être que ce sera déjà
un
des candidats qui va se mêler à tout ça. Je vous dis juste que les mécanos de la République ont envie de participer réellement au
démarrage de ce pays. Je ne sais pas si c'est parce que... Je ne peux pas vous le dire mieux, quand même.
Je ne sais pas si c'est lié à cette tournée, mais vous avez rajeuni, Jean
-Louis Borloo. Vous êtes en pleine forme,
vraiment. D'abord
parce que j
'ai
une femme formidable
et
des enfants de temps et des amis, je vous dis. Merci à vous, Jean-Louis Borloo. Vous restez avec nous pour commenter le reste de l'actualité. On passe au reportage de CETAVOU. C'est le ici et maintenant.
La stupeur, la colère et la peur après des tirs près d'une école dans l'Oise.
J
'en ai fait peur.
Mon
grand,
il est vraiment très traumatisé. C
'est quand même quelque chose de grave ce qui vient de se passer. Il
y a
des gens qui sont dérangés au point de venir ouvrir le feu dans des endroits où il y
a
des enfants.
On
est passé tout près d'un drame. Hier, à Montaterre, dans l'Oise, 16h30, des dizaines d'enfants sortent de l'école primaire Maurice Bambier. Leurs parents viennent les chercher, comme tous les jours, quand éclate une fusillade dans un parc situé à moins de 100 mètres de l'établissement.
On
a le tireur qui se situe dans cette zone-là, accompagné des victimes, au niveau du parc. Et immédiatement ici, on a l'école. On est au niveau du premier étage de l'école. À ce moment-là, les enfants s'apprêtaient à quitter l'école. Il est 16h30. On a des familles qui sont également devant. Donc on avait une réelle proximité. Si une balle avait traversé, allait direct se loger directement dans les classes, on aurait pu avoir un carnage. Plusieurs victimes, des victimes qui auraient pu être touchées plus gravement. On a vraiment une chance assez miraculeuse dans ce malheur. Deux personnes ont été blessées. Leur pronostic vital n'est pas engagé.
Un suspect de 18 ans a été interpellé et placé en garde à vue. Il était connu des services de police pour trafic de stupéfiants. Les enquêteurs évoquent un probable règlement de compte. Des enfants et leurs familles ont donc failli en être des victimes collatérales. Quand les détonations ont retenti, pris de panique, ils se sont réfugiés dans l'école.
On attend les maîtresses. Ah, rentrez,
rentrez, rentrez dans les classes. Et on était tous confinés à l'intérieur. Les maîtresses, ils ont commencé à crier, bien sûr, à nous remettre dans les classes qu'ils étaient plus sécurisées. On a fermé les volets. Il pleurait beaucoup. Les mamans, ils commençaient à les assurer, mais c'était stressant.
Une cellule psychologique a été mise en place. La sécurité autour de l'école a été renforcée aujourd'hui. Plusieurs familles demandent désormais que la sortie des classes s'effectue de l'autre côté pour être le plus éloignée possible de ce parc. Des parents qui restent choqués et qui ont amené ce matin leurs enfants la peur au ventre. Nous les avons interrogés avec Benjamin Delmas et certains d'entre eux nous ont demandé de préserver leur anonymat.
Je
n'avais pas envie d'aller à l'école, mais je me suis dit qu'ils imaginaient si ça se
reproduit.
Ils se sont dit, qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi il y
a
eu ces tirs à côté de l'école ? Est-ce que c'était pour nous ou pas ? Ils avaient peur de revenir ce matin ? Oui, angoissés.
Les enfants ont eu besoin d'être rassurés. Que ce soit mon fils de 7 ans qui me dit, est-ce qu'il y
aura
encore des tirs ce matin ? Donc lui expliquer, lui faire comprendre que non. Ça fait peur. Nos enfants, ils ne
sont
plus
en
sécurité, même à l'école.
C'est une situation que vous n'auriez jamais imaginée vivre ? Pas du tout, pas du tout. Surtout dans notre coin où on habite, c'est assez tranquille généralement.
Ce
qui s'est passé à Montaterre hier n'est pas un cas isolé. Loin s'en faut. Ce lundi encore, à Trappes, en région parisienne, deux impacts de balles ont été retrouvés sur la façade d'une école maternelle. Mais on peut citer également des exemples à Toulouse, Montélimar, Villeurbanne ou Grenoble, à chaque fois sur fond de marque au trafic.
La
violence a franchi toutes les frontières. Avant, c'était un peu un sanctuaire. Parfois, ça s'est produit lorsque c'était la sortie de l'école. Et c'est là où ça devient extrêmement dangereux, à la fois pour les enfants, pour les citoyens, les papas et les mamans qui viennent chercher leurs enfants. Donc l'insécurité est en train de gagner du terrain. C'est pour ça que nous, on dit qu'il faut que là, il y ait un choc d'autorité pour qu'on soit plus efficace sur le terrain et surtout que nos institutions, nos établissements scolaires et nos enfants soient protégés. Propos recueillis par Audrey Payas. De leur côté, plusieurs syndicats enseignants se disent démunis et abandonnés.
Ils
réclament plus de moyens et un meilleur accompagnement psychologique. Merci beaucoup, Louis Amart. C'est la deuxième menace terroriste la plus importante en France. Derrière le djihadisme, l'ultra-droite. Une menace que les services prennent d'autant plus au sérieux qu'elle touche aujourd'hui des profils parfois inattendus. Le 23 août dernier, un policier de 35 ans a été interpellé à la sortie de son travail. Écroué, il est soupçonné d'avoir préparé des attaques violentes contre les intérêts de l'État, possiblement même contre des policiers.
Un
policier basé dans les Yvelines a donc été mis en examen et incarcéré pour préparation d'actes de terrorisme.
Âgé de 35 ans, ce
gardien de la paix entretiendrait des liens avec la mouvance d'ultra-droite. Le policier appelait sur ses réseaux sociaux à défendre l'Europe catholique et à commettre des actes violents contre les intérêts de l'État.
On
sait qu'il voulait s'en prendre peut-être même à ses propres collègues de la police nationale. Au cours des
perquisitions menées à Vernouillet, les enquêteurs sont parvenus à mettre la main sur des pièces d'armes de guerre
fabriquées avec des imprimantes 3D,
ce qui les rend intraçables.
L'homme de 35 ans est placé en détention provisoire. L
'enquête se poursuit, elle a été confiée à un
juge d'instruction. – Bonsoir Jean-Yves Camus, vous êtes directeur de l'Observatoire des radicalités politiques à la Fondation Jean Jaurès. À vos côtés, Noémie Schultz, un grand reporter police-justice à France Télévisions. Merci de votre présence à tous les deux. Le nombre de détenus pour terrorisme d'ultra-droite a été multiplié par 17 en 9 ans. Le Parc national antiterrorisme parle d'une menace protéiforme. Jean-Yves Camus, c'est une menace que l'on a sous-estimée ces dernières années ? – Non, c'est une menace qui est correctement prise en compte par les ministres de l'Intérieur successifs et par les services de renseignement.
En 2023 déjà, la DGIC avait fourni un certain nombre d'éléments qui montraient qu'il y avait eu 10 attaques, 10 projets d'attaques ou attaques menées par la mouvance d'ultra-droite depuis 2017. Il y
a
eu un énorme accélérateur avec l'effet vocal provoqué par le confinement avec des gens qui sont restés scotchés sur les réseaux sociaux et sur Internet pendant des heures, des journées et parfois des nuits, qui étaient persuadés qu'il y avait une sorte de complot visant à les empêcher de sortir, à les ficher, à les obliger à se vacciner avec quelque chose qu'ils ne connaissaient pas. Certains étaient persuadés, je les ai rencontrés dans les manifestations, qu'on allait leur inoculer une sorte de puce qui
allait les rendre
traçables. On peut considérer effectivement que c'est folie furieuse, mais en tout cas ça a assez bien marché. Et c'est de cela qu'est née cette idée que l'État était illégitime. Déjà, en queue de commettre de la manif pour tout, j'avais vu des militants identitaires défiler avec une pancarte dont le slogan était « Hollande n'est pas mon président ». Alors il se trouve que le président de la République, quand il a été élu, est le président de tous les Français. Et puis en Suisse, on n
'est
pas d'accord en revendant sur le
combat
politique.
–
Jean-Yves Camus, pourquoi elle inquiète autant les policiers, cette menace ? J'ai des souvenirs de Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, qui était sur ce plateau, qui disait « Aujourd'hui, c'est une menace qui est moins structurée, moins opérationnelle que le terrorisme djihadiste, donc c'est une mouvance qui est très dangereuse à retrouver ».
–
Il a parfaitement raison. Elle est moins structurée, elle est moins dangereuse que le terrorisme djihadiste, qui reste bien évidemment la première des menaces. Et pas simplement en France, parce que par ailleurs, elle s'exprime aussi sur des théâtres d'opérations à l'étranger et qu'elle a des bases territoriales arrières. Et puis, des moyens financiers, des moyens humains que n'a pas le terrorisme d'ultra-droite. Mais c'est effectivement une menace protéiforme, c'est-à-dire que l'ultra-droite n'est pas une famille politique homogène. Elle est traversée par des querelles idéologiques, elle est issue de filiations tout à fait différentes.
Alors il paraît que la personne qui a été appréhendée, là, représente l'ultra-droite catholique. Je ne
sais
pas très très bien ce que c'est, mais on a des païens et des catholiques,
on
a des légalistes et des gens qui ne le sont pas. C'est effectivement une menace qui est d'autant plus difficile à cerner que beaucoup des échanges se passent sur les messageries cryptées, voire sur les dark web. Mais ça, les services de renseignement savent faire. – Noël Michoul, dans cette affaire du policier, qu'est-ce qu'on sait précisément du profil de ce gardien de la paix
? –
On sait qu'il a 35 ans, qu'il est rentré dans la police en 2017, qu'il est fils de policier, qu'il a travaillé à la brigade criminelle, à la brigade de nuit dans les Yvelines, et que là, depuis deux ans, il était donc au centre d'information et de commandement des Yvelines. En gros, il répondait aux appels passés au 17, aux appels police secours. Donc il n'était pas sur le terrain, il était dans ce centre d'information et de commandement. J'ai eu un de ses collègues au téléphone aujourd'hui qui me disait « mais j'ai jamais…
» C'est quelqu'un qui travaillait très bien d'abord, qui était un bon professionnel, très discret, voire timide, mais qui évidemment n'avait jamais fait parler de lui, sinon il ne serait pas resté policier évidemment.
– Et comment il a été repéré par les services de l'État ?
–
Alors, c'est un signalement qui a été fait pour des messages qu'il a postés effectivement sur des forums et dans lesquels il voulait notamment dire, il appelait à rétablir l'ordre chrétien, ce qui recoupe ce que vous dites sur la mouvance à laquelle il appartient sans doute, et il menaçait de s'en prendre à l'État et des services de police. Alors après, on ne sait pas précisément qui a fait ce signalement. Vous l'avez dit, les services de renseignement, la SEDAT, la DGSI surveillent bien sûr ce type de forum sur lesquels ce genre d'individus, effectivement, peuvent donner des informations, échanger des informations avec d'autres personnes.
–
Vous avez échangé cet après-midi, Noemi Schultz, avec un collègue de cet homme écroué et mis en examen. Ils vous disent quoi ? J'imagine que c'est un état de sidération, c'est un gardien de la paix qui voulait potentiellement, c'est ce qu'il écrivait, s'en prendre à d'autres policiers.
–
Oui, alors on ne sait pas précisément à ce stade, et c'est l'enquête qui va devoir le déterminer, quelles étaient les cibles et quel mode d'action il voulait employer. On a quand même retrouvé chez lui des éléments permettant de fabriquer une arme, des éléments qu'on peut faire avec des imprimantes en 3D. C'est quelqu'un qui portait une arme aussi, une arme de service, puisque c'était un policier.
Alors il a été interpellé il y a quasiment un mois, donc l'émoi est un peu retombé auprès de ses collègues, mais évidemment, grande surprise et émotion d'apprendre que parmi les cibles qu'il envisageait, il y avait effectivement les forces de sécurité intérieure, donc des policiers ou des gendarmes.
– Jean-Yves Camus, ce policier n'est pas le premier homme en uniforme à apparaître dans un dossier d'ultra droite. En 2018, le groupe AFO, Action des forces opérationnelles, comptait déjà des policiers, des gendarmes et des militaires. Chez eux, il y avait cette idée que l'État français n'arrivait plus à protéger les Français, donc il fallait les protéger à la place de l'État. – Alors il faut d'abord souligner une chose. L'armée et la police, dans l'immense majorité de ses effectifs, est parfaitement républicaine, respecte la loi, l'a fait respecter et n'a aucune intention de renverser l'État. Ensuite, il existe des individus qui effectivement s'affranchissent de cette règle.
Dans le dossier que vous avez évoqué, l'action des forces opérationnelles, un certain nombre des personnes qui ont été jugées étaient déjà à la retraite des services de police ou de l'armée lorsqu'ils se sont engavés. Mais c'est vrai qu'il y a cette idée que, j'allais dire, une fois soldat, toujours soldat, une fois policier, toujours policier, et que si l'État n'arrive plus à un moment donné à juguler la délinquance, la criminalité, si de surcroît l'impression que cet État est illégitime, vient se surajouter à ce que je viens de vous dire,
eh
bien ces gens se présentent comme une sorte d'armée de réserve qui est prête à relever le gant. Les plus âgés, et c'était très intéressant dans le dossier, les plus âgés des mises en cause avaient quand même presque 70 ans, je crois. On avait d'ailleurs pas mal de gens qui avaient dépassé la cinquantaine, la cinquantaine, dont des femmes. Et ça, c'est une nouveauté. Et pour certains, pour l
'un
d'entre eux notamment, l'histoire de la guerre d'Algérie était toujours présente. Alors qu'est-ce qui se passe dans la guerre d'Algérie ? Eh bien il se passe qu'à un moment donné, des gens qui portent l'uniforme, et même des civils,
se
disent mais finalement l'État n'y arrive plus puisqu'il est en train de brader l'Algérie. Par conséquent, nous allons servir, nous, de garde-fous. Nous allons intervenir pour que l'Algérie reste à la France. Et ils font des unités paramilitaires. Et ça se termine très bien. Mais là, on n'en était absolument pas là. On était à des projets sans commencement de réalisation. Noé Michouls, vous êtes grand reporter pour les Justices. Vous suivez aussi ces dossiers-là. La menace, elle rajeunit aussi. Il y a l'État qui est visé, mais il y
a
aussi les femmes. Il y a une nouvelle mouvance, c'est la mouvance incel. En clair, des hommes, de la mouvance ultra-droite, qui cherchent à viser des jeunes fans plus particulièrement. Ça aussi, c'est un autre danger
?
Oui,
c
'est pour ça qu'on dit que c'est une menace protéiforme. Parce qu'effectivement, vous avez, dans ce qu'on appelle l'ultra-droite radicale, vous avez les survivalistes et vous avez les incels pour célibataires involontaires en anglais. Ce sont souvent des jeunes hommes qui, effectivement, ont une détestation des femmes. Et il y
a
eu, en juillet 2025, d'ailleurs, un attentat déjoué. C'était un jeune homme qui était de la mouvance incel et qui voulait une haine aux femmes et qui avait été interpellé dans son établissement scolaire avec un couteau. Et c'est le parquet antiterroriste qui s'était saisi de l'affaire. Donc, c'est évidemment une menace qui est prise très au sérieux. Mais on peut quand même dire que ça reste très largement minoritaire par rapport à la menace djihadiste, à titre de comparaison, en 2026, jusqu'à maintenant. Il y a eu quatre ouvertures d'enquêtes par le parquet antiterroriste pour des faits en lien avec la mouvance ultra-droite, sur 42 enquêtes ouvertes.
Ce type d'individus, on les entend très rarement dans un documentaire consacré au terrorisme d'ultra-droite qui est disponible sur RTTV. Un militant, justement, raconte très concrètement comment, dans son groupe, l'idée de la guerre civile et du recours aux armes s'est installée. Regardez.
Quand je sors de prison à cette période, je pars du principe que je n'ai plus le temps
et
que je cherche à rentrer dans un groupe. Et je découvre un groupe essentiellement composé de skinheads révolutionnaires et national-socialistes avec ce groupe, l'idée, elle arrive assez rapidement d'une guerre civile potentielle. La guerre civile, c'est un peu ce qui va finir par arriver si rien n'est fait.
En
rapport avec l'islam radical, les musulmans, etc., donc à un moment donné, il y
a
une volonté, en fait, de bouger, oui, par des actions concrètes.
On
ne
va
pas se mentir, il est question d'armes lourdes, d'armes de guerre, de projets,
d
'actions violentes, tout ce genre de choses.
Jean-Yves Camula, l'objectif, c'est plus non seulement de se préparer ou de se défendre, c'est vraiment de provoquer l'affrontement.
C
'est de provoquer l'affrontement avec cette idée assez nouvelle que la guerre civile n'est pas quelque chose qu'on subit,
c
'est quelque chose qu'on provoque. Auparavant, il y a une dizaine, une quinzaine d'années, à l'ultra-droite, on disait, la guerre civile va arriver, effectivement, et à ce moment-là, on se dressera en rempart contre ceux qui l'ont causé. Par exemple, le scénario de l'invasion étrangère élaboré par Jean Raspail dans son livre Le Grand des Saints, et dans ce scénario, des citoyens qui souhaitent sauver leur pays se dressent contre l'agresseur. Là, l'idée n'est plus du tout la même.
Elle est de dire, le système est arrivé à un tel stade de bourrissement que rien n'est plus possible par la voie institutionnelle et démocratique, et finalement, ce grand chaos d'où va sortir, on va prononcer le mot, ordre nouveau, il faut le provoquer.
Et
garantine
?
Oui,
je voudrais vous parler de tous ces groupes structurés tels que le GUD par exemple. Il y a beaucoup de groupes qui ont été dissous ces dernières années, mais finalement, est-ce qu'à force de les dissoudre, ces groupes, on ne risque pas de les rendre moins visibles pour les services de renseignement
? C
'est complètement mon avis. Il est toujours préférable de lutter contre quelque chose qu'on voit,
qu
'on peut mesurer, avec des gens qui ne sont pas toujours d'une discrétion, conférer les images à toute épreuve, que d'avoir des gens qui rentrent dans les caves. Par ailleurs, les dissolutions, je trouve qu'on les prend trop souvent pour une arme atomique qu'elles ne peuvent pas être. Une dissolution, c'est un signal politique, c'est une décision qui est prise en Conseil des ministres, sur rapport du ministre de l'Intérieur, c'est un signal lancé à un groupe qui va trop loin, qui s'apprête à franchir une limite, qui force l'État à agir.
Ça avait été le cas, par exemple, pour Génération Identitaire, quand des militants de ce groupe avaient revêtu un uniforme qui ressemblait fort à celui des gendarmes pour interpeller de leur propre chef des migrants qui tentaient de passer clandestinement à la frontière française. Là, effectivement, si vous tentez d'usurper l'uniforme des gendarmes, ça ne
se
passe pas. Vous n'êtes pas là pour faire la police de l'immigration, en clair. Mais en fait, ce signal, à force de se multiplier, il a perdu de sa force.
Et
ce qu'on voit,
c
'est que nombre de groupes qui ont été dissous depuis 2017, il n'y
a
jamais eu autant de dissolution de groupes d'ultra-droite que depuis 2017, se sont reformés. Alors, évidemment, en évitant les poursuites pour reconstitution de Ligue 10 août, mais en même temps, des poursuites pour reconstitution de Ligue 10 août, ce sont principalement des jours amandes. Autrement dit, ce n
'est
pas grand-chose. Merci à vous, Jean-Yves Camus. Vous êtes politologue et directeur de l'Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean Jaurès. Merci à vous, Noémie Choultz. C'est toujours un plaisir de vous recevoir, grand reporter Paulie Justice à France Télévisions. Vous restez avec nous tout de suite le 5 sur 5 d'Amandine Bégaud. Ça y est, enfin, je sais que Jean-Louis Borloo est un grand fan de football. On sait à quoi ressemblera l'équipe de France à la sauce Zinedine Zidane.
Oui, on va mettre un peu de légèreté. Zinedine Zidane qui a présenté tout à l'heure, il y a un peu plus d'une heure maintenant, sa première liste. 23 joueurs, donc, pour les quatre prochains matchs de l'équipe de France. 23 joueurs et 5 nouvelles têtes. Guillaume reste, Andy Diouf, Jérémy Jacquet, Lucas Dacunia, Esteban Lepol, Mbappé, lui, reste capitaine.
Kylian est aujourd'hui
mon
nouveau joueur à moi et sera mon capitaine. Ça, c'est clair.
À
l'extérieur, quelques dizaines de supporters avaient fait le déplacement devant le siège de la Fédération française de foot à un pari pour tenter d'apercevoir le nouveau sélectionneur. Pour 8 Français sur 10, Zidane fera au moins aussi bien que Didier Deschamps.
Zidane, c'est un monument dans l'histoire du foot et de
l
'équipe de France. C'est un joueur qui m'a fait rêver quand j'étais petit. Pour moi, Zidane, c'est une icône du football mondial. J'ai eu jean qui est petit.
C
'est
une légende pour
nous
tous. Avoir l'occasion de le voir en vrai, ça fait toujours plaisir et ça fait chaud au cœur pour nos supporters. C'est plan de joie, d'excitation, de tout.
Zidane, c'est un emblème du football français. Parce que si
c
'était un bon joueur, je pense que ça va être un bon entraîneur. J'espère qu'il va nous faire gagner la Coupe du monde
2030.
Pour moi, c'est le meilleur. Il n
'y a
rien à dire.
Bon, voilà. Clairement, l'attente est énorme. On passe sur promenant pour Nathalie Yannetta, directrice des sports de Radio France.
C
'est un moment que, je crois, il a rêvé et sûrement beaucoup travaillé. Parce que c'est quelqu'un qui travaille beaucoup. C'est une des personnalités préférées des Français. C'est quelqu'un qui pourtant n'habite plus en France depuis très longtemps. Mais il est resté par son charisme, par évidemment à la fois la carrière de joueur qu'il a eue et d'entraîneur lorsqu'il était au Real Madrid. Il fait partie des grandes figures françaises.
Alors,
une chose est sûre. Avec Zizou, les choses vont changer à Clairefontaine. Fini les défilés... Oui, ça file droit. Fini les défilés des joueurs à leur arrivée dans des tenues souvent farfelues. Ça se fera désormais sans la presse. Seules les seules images qui seront diffusées, ce seront celles de la Fédération française de foot. Alors ça a inspiré forcément certains sur les réseaux sociaux. Regardez.
T
'es sérieux, Zizou ? Tu annules le prochain rassemblement de la Fashion Week ? Pas ça, Zinedine ! Pas ça, après tout ce que j'ai fait !
Redescends d'un étage, Jules la divastare. T'es défilé, tu fais ça avec Christina, mais pas avec moi. Maintenant, tu cours ou tu te prends un coup de boule à gauche, coup de boule à droite ? Non, pas ça !
Plus sérieusement, Jean-Louis Borloo, il n
'y a
pas de joueur de Valenciennes dans cette liste de Zinedine. Elle vous plaît quand même, cette liste, ou pas
?
Ce que je trouve génial, c'est qu'on est
à
la fin d'un pays qui méprise le sport à l'école, à l'université, et qui est champion du monde de presque tout. Et en plus, tu le permets d'avoir et des champs pendant je ne
sais
pas combien d'années, et Zidane, deux monstres absolus ! Mais on est un grand peuple, enfin ! Et
il fera aussi bien que... Vous savez pourquoi ? Oui,
pourquoi ? Parce que l'ENA n'a pas compris qu'on
trouve sur les cours français. C'est l'obsession. Non,
mais ça veut dire que c'est organisé. Il
y
a des fédérations, des académies, des districts, ça repose sur les... Des éducateurs, il y a du bénévolat, les générations sont réunies, c'est formidable
!
Il
fera au moins aussi bien que Didier Deschamps, comme le pense
Miphan Sardin ? Mais
on a deux mots formidables, et des mecs qui
ont
une classe folle, parce que... Pourquoi ils sont aimés ? Parce qu'ils ont de la classe, parce que j'aimais un mot de trop, parce que c'est...
Mais ça pourrait être... Je
parle de Deschamps et de
Zidane, je pourrais
vous parler de Lisa Razou, si vous voulez, toujours tout est calibré, tellement intelligent. Ils sont formidables nos gars ! C'est raison, elle est formidable cette équipe de France,
surtout
quand elle est entraînée par Zinedine Zidane aussi. A retenir également, Amandine, cette saisie record de protoxyde d'azote.
Oui, 30 tonnes, soit 6 000 bouteilles de gaz hilarant, qu'on l'appelle trop souvent à tort, valeur marchande, 665 000 euros. Une saisie qui s'est faite en deux temps, d'abord dans le Tarn-et-Garonne, puis dans le Gers. Tout commence en fait lors d'un contrôle routier, contrôle des douanes, à Montauban. Les douaniers interceptent un camion qui vient d'Espagne, au péage, camion immatriculé en Lituanie. A l'intérieur, ils découvrent pas moins de 13 tonnes de protoxyde d'azote. L'audition du chauffeur leur permet ensuite de remonter à un entrepôt, dans le Gard, cette fois, à 80 km de là, à l'intérieur, 17 tonnes supplémentaires.
C
'est quand même très surprenant et inquiétant aussi. La zone, c'est une zone sérieuse avec des entreprises sérieuses, donc c'est toujours inquiétant de savoir ce qui se passe.
Et pour les policiers, cette saisie est symptomatique d'un phénomène qui, disent-ils, s'aggrave de jour en jour.
C'est une des plus grosses saisies qu'on ait faites sur le territoire français. C'est des trafiquants, c'est des individus qui sont très organisés et ils savent qu'ils risquent pas beaucoup
de
prison, donc du coup, c'est beaucoup plus facile pour eux. Aujourd'hui, la législation est en train de changer. On va pouvoir verbaliser les gens qui consomment sur la loi publique. On va pouvoir verbaliser les revendeurs, surtout, avec des peines qui existent au niveau délictuel. Il va y avoir de plus en plus de
saisies.
Il va y avoir de plus en plus d'affaires.
En effet, la loi Riposte, qui a été définitivement adoptée cet été, prévoit d'encadrer la vente et la circulation de protoxyde d'azote, mais aussi la création d'un délit pour les consommateurs dédié d'inhalation.
A Mérignac, en Gironde, l'hommage de la France aux pompiers, mort cet été.
Un hommage national qui était présidé par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, a salué l'héroïsme des caporaux Anthony Berthom et Wilfried Schmitter, ces deux sapeurs-pompiers qui avaient été pris au piège de leur camion, c'était le 21 juillet dernier, et ce, alors qu'ils tentaient d'éteindre les flammes près de l'aéroport de Bordeaux.
L
'engagement immodéré de nos soldats du feu a permis qu'aucune victime ne soit comptée dans la population civile. Mais sur le front de ces incendies, eux ont perdu quatre des leurs. Voilà le lourd tribu payé par nos pompiers cet été. Voilà la vérité crue de leur engagement quotidien qui peut aller jusqu'au sacrifice.
Autre image, cette fois à Biscarros, dans les Londres, où la population regardée a rendu hommage aux sapeurs-pompiers, mais aussi aux forces de l'ordre, aux bénévoles qui se sont mobilisés pendant ces incendies de l'été. C'était la journée du Merci, organisée dimanche dernier, à la fois par la ville et par le département. Et partout en France, même si les alertes incendies sont encore parfois d'actualité, les pompiers, en tout cas, préparent déjà l'après, la prochaine saison et ça passe d'abord par la réparation des véhicules.
La
guerre du feu en forêt est terminée, mais nous, la guerre du feu se prépare pour l'année prochaine. Comme c'est des véhicules qui sont pénétrants,
inévitablement, il y a forcément de la casse. Donc nous sommes là pour apporter notre soutien et les remettre le plus vite possible disponibles.
Et
le week-end prochain, c'est l'énorme événement en J-7 avant le début de la visite du pape en France. le premier temps fort, ce sera donc vendredi prochain dans une semaine pile à Notre-Dame. Léon XIV, il célébrera les vèpres, mais sauf coup de théâtre, Emmanuel Macron ne devrait pas assister à la cérémonie. Le
président, pourtant, l'avait demandé. Il espérait, selon nos confrères de la Croix, obtenir quelques minutes avec le pape à l'intérieur de la cathédrale pour lui montrer le chantier que la France avait financé. Le Saint-Siège a opposé une fin de nous recevoir évoquant un planning déjà très chargé, mais selon la Croix, la raison serait sans doute plus politique. La loi sur la fin de vie, notamment soutenue par Emmanuel Macron. Le pape qui n'ira pas non plus a bondi. Raison logistique, dit le maire de la ville, et non pas à cause du trafic de drones comme on a pu l'entendre en début de semaine.
Il
n'y
a
jamais été question de problématiques liées à la sécurité du quartier. Pas du tout. En fait, c'est un scénario qui a été abandonné pour des raisons de délai qui n'aurait pas permis finalement au pape de pouvoir passer suffisamment de temps avec les croyants, avec les bondinois de façon plus générale. Que cet argument a été utilisé, ça vient stigmatiser une nouvelle fois notre commune. Ses habitants nous reléguaient uniquement à une caricature finalement de délinquance, de violence qui n'est pas le quotidien des habitants.
Amandine, on part au Royaume-Uni où le roi Charles III est dans la tour mentie. Oui, tout ça à cause d'un livre. Alors, pas n'importe quel livre, il s'agit du livre le plus attendu de l'année chez nos voisins britanniques, Swang Song Diana, my sister, traduisait le chant du signe Diana,
ma sœur. Il s'agit en fait des mémoires de cet homme, Charles Spencer, le frère de Lady Di. Le livre sort mardi prochain, mais un premier extrait a déjà fuité.
Nous l'oublierons bien assez tôt. Voilà ce qu'aurait dit d'après le frère de Diana Charles, alors qu'il était avec le frère de Diana. Pardon, je m'en mène les pinceaux dans toutes ces histoires de Charles, mais celui-ci lui expliquait que sa sœur n'aurait pas souhaité voir ses fils William et Harry dans son cortège funèbre. Charles lui aurait dit le roi actuel, nous l'oublierons bien assez tôt. Des propos qui ont bien sûr profondément choqué l'opinion publique. Les Britanniques sont toujours très attachés à Diana à tel point que le palais a dû sortir de sa réserve regarder se communiquer. Bien que nous ne commentions pas les livres par principe.
Sa
Majesté est consciente que la douleur du deuil fraternel peut obscurcir la
raison,
affecter
le jugement et colorer la mémoire. Fin de citation. Ce qui est sûr, c'est que ces mémoires elles sont très très attendues tellement
que
quatre exemplaires du livre ont
été dérobés en début de semaine dans un camion entre l'imprimerie et l'entrepôt de distribution du livre aux Pays-Bas.
C
'est le pire moment pour le roi Charles III puisqu'en plus, Harry, le fils préféré on va dire du royaume dont je rigole, William, est revenu au Royaume-Uni voir son père.
Merci
à vous Jean-Loup Borloo, merci à vous Jean-Yves Camus. Donc,