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InterviewC à vous (sur YouTube)· 18 septembre 2026 52 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéEurope & internationalTravail & emploi

Les coups de gueule de Jean-Louis Borloo - C à Vous l’intégrale - 18/09/2026

Source d'origine 10 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 27 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:55OuverteRéponse directe

    Jean-Louis Borloo, la menace russe s'intensifie, est-ce que vous êtes inquiet ?

  • 7:38OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous craignez une escalade des menaces hybrides russes ?

  • 8:25OuverteRéponse directe

    Un appel de Marine Le Pen pour arrêter d'aider l'Ukraine, vous lui répondez quoi ?

  • 11:01OuverteRéponse directe

    Comment on fait pour aider les Français qui en ont besoin alors que les caisses sont vides ?

  • 11:54OuverteRéponse directe

    Vous craignez la résurgence d'un mouvement du type gilet jaune ?

  • 13:53OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui crée nos déficits ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:11PrésentateurChiffre
    « On est à 30 milliards de dérapage du déficit prévu. »
  • 8:37PrésentateurFait
    « On n'aide pas vraiment. La réalité, c'est que... on n'aide pas suffisamment. »
  • 8:45PrésentateurChiffre
    « Il y a 17 fois moins que les Allemands. »
  • 11:10PrésentateurFait
    « On essaie de ne pas avoir des caisses vides. »
  • 16:45PrésentateurFait
    « Moi, je censurerai tout gouvernement qui propose de faire porter un poids sur les Français. »
  • 16:50PrésentateurFait
    « Qui doit faire les efforts ? Les ultra-riches qui n'ont jamais été aussi peu taxés ces dernières années ? »
  • 29:31PrésentateurChiffre
    « Le nombre de détenus pour terrorisme d'ultra-droite a été multiplié par 17 en 9 ans. »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Locuteur 612 %
  • Locuteur 96 %
  • ?4 %
  • Locuteur 53 %

≈ 18,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans C'est à vous, très heureux de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h en direct pour toute l'actualité de ce vendredi 18 septembre avec

0:08
Locuteur 8

Eglantine, Amandine, Nathalie et Louis Amard. Bonsoir à toutes et à tous.

0:12
Locuteur

Bonsoir à vous.

0:13
Locuteur 8

A la ligne de l'actualité, les prix des carburants qui explosent et un président qui

0:16
Locuteur

se

0:17
Présentateur

défend. La situation que nous vivons aujourd'hui sur les prix à la pompe comme sur l'ensemble des prix des hydrocarbures fossiles n'est pas la conséquence de décisions gouvernementales. Elle est la conséquence de la situation géopolitique. Une France qui s'enfonce dans la crise menacée par la Russie. On en parle avec l'ancien ministre d'État Jean-Louis Borloo. Après 20h, un casting 5 étoiles avec Adèle Exarchopoulos, Janéry, Sarah Girodo et Artus. Et Eglantine, vous reviendrez sur l'actualité culturelle qui vous

0:43
Locuteur 8

a marquée.

0:43
Locuteur 2

Celle qui nous a le plus marqué cette semaine, c'est la disparition de Catherine Ringer,

0:47
Locuteur

l

0:47
Locuteur 2

'immense

0:48
Locuteur 6

chanteuse d'Eryta Mitsuko. Et bien depuis lundi, même Céline Dion ne fait pas aussi fort. Sur les plateformes d'écoute, on n'entend plus

0:54
Locuteur

que

0:55
Locuteur 2

Catherine. On va écouter nous aussi tout à l'heure, on lui rendra hommage.

0:58
Présentateur

Ça, ça sera après 20h. Mais avant ça, Amandine, ce soir, c'est les images les plus marquantes dans le 5 sur 5. Et on recommence par une réunion de crise à l'Élysée aujourd'hui.

1:06
Locuteur 6

Les présidents de partis et ou leur candidat à la présidentielle étaient convoqués à 10h30 ce matin pour faire un point sur

1:12
Présentateur

la situation internationale. Mais à leur arrivée à l'Élysée, tous n'avaient qu'un mot à la bouche, les prix des carburants.

1:19
Locuteur 5

Sans surprise, venu avec Éric Ciotti, demandé au président de la République d'accepter une baisse des taxes sur les carburantes,

1:26
Présentateur

une forme de raquette fiscale. Et j'espère que cette réunion n'est pas simplement un alibi pour justifier le maintien de ce raquette fiscale.

1:34
Locuteur 6

On s'endette chaque jour vis-à-vis de la planète, mais on s'endette aussi parce qu'on ne peut plus payer nos factures et que pour les ménages, pour les collectivités, pour les entreprises, c'est difficile. Il

1:41
Présentateur

y

1:41
Locuteur

a

1:42
Présentateur

urgence à prendre des mesures

1:44
Locuteur

fortes

1:46
Présentateur

et rapides pour

1:46
Locuteur

baisser

1:48
Locuteur 8

les prix de l'énergie.

1:49
Présentateur

Tous se sont retrouvés quelques minutes plus tard. Salle Vega, cette salle de crise qui est installée au deuxième sous-sol de l'Élysée.

1:56
Locuteur 6

Autour de la table, le président, le Premier ministre, mais aussi des gens qu'on voit peu. Patron du renseignement intérieur et extérieur, celui du renseignement militaire et le secrétariat général

2:06
Présentateur

de la Défense et de la Sécurité Nationale. Chacun a fait le point sur l'état de la menace, les et récentes attaques russes, mais aussi c'est l'avenir des menaces prises très au sérieux par nos voisins européens, à commencer par le Premier ministre polonais.

2:32
Locuteur 7

À

2:33
Locuteur

la

2:33
Locuteur 6

sortie des IZ, 2h45 plus tard, changement de ton. Si la plupart dénoncent l'impuissance d'Emmanuel Macron, certains reconnaissent aussi la gravité de la situation.

2:42
Locuteur

Le

2:42
Locuteur 5

niveau de menaces

2:43
Présentateur

et de risques auxquels la France est soumise du fait du conflit en Ukraine est un niveau de menaces qui s'élève.

2:51
Locuteur 6

Je pense qu'il

2:52
Locuteur

y

2:52
Locuteur 6

a vraiment des raisons d'être très inquiets, beaucoup plus que ne le sont certains. Ce qui s'est passé à Leipzig, notamment avec ce drone, ça peut réarriver rapidement, souvent, dans à peu près tout pays du continent européen. – Grave, le mot revient à plusieurs reprises. Quelques minutes plus tard, dans la bouche, cette fois d'Emmanuel Macron, Ferrar, depuis le début de son premier quinquennat,

3:12
Locuteur

le

3:12
Locuteur 6

président, convoque les journalistes pour une conférence de presse.

3:15
Locuteur

– La

3:16
Présentateur

situation que nous traversons est grave. Ces dernières semaines, la menace en particulier, la menace hybride russe à l'égard

3:24
Locuteur

des

3:25
Présentateur

Européens et de la France s'est intensifiée. Les intrusions de drones dans l'espace aérien de plusieurs pays,

3:31
Locuteur

d

3:32
Présentateur

'ailleurs avec une réelle profondeur en action russe, nous montrent que nul n'est à l'abri.

3:37
Locuteur

– Bonsoir

3:39
Présentateur

Jean-Luc Borloo.

3:40
Locuteur

–

3:40
Présentateur

Bonsoir. – Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes ancien ministre d'État, fondateur de l'UDI. Avant de vous donner la parole, tout de suite, le billet de Nathalie Saint-Crecq.

3:53
Locuteur

–

3:53
Présentateur

Nathalie, l'absence de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui à l'Élysée vous a surprise ? – Oui, il peut sembler quand même étrange et pas forcément rassurant, qu'à un brief du chef de l'État et les plus hautes autorités du renseignement et militaires, et bien Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen n'aient pas trouvé utile de se déplacer. On est pourtant en pleine crise de l'énergie due à la guerre en Iran et l'invasion de l'Ukraine par les Russes.

Jusqu'à nouvel ordre, nous sommes dans une coalition, il pourrait peut-être être salutaire quand on a l'intention d'exercer les plus hautes fonctions de l'État, d'écouter ce que disent les autorités militaires, ceux du renseignement, a fortiori quand on a eu des positions aussi tranchées sur l'intervention américaine en Iran et des idées très arrêtées sur la nécessité d'interrompre au l'aide à l'Ukraine. Rassurez-vous, ça ne les empêchera pas de commenter demain. Alors, accessoirement, Emmanuel Macron a indiqué au présent qu'il y

4:39
Locuteur

en

4:39
Présentateur

avait pour des mois, voire des années, et qu

4:41
Locuteur

'il

4:41
Présentateur

ne serait pas aberrant quand on veut débarquer ou être élu à l'Élysée dans sept mois, de suite commenter, à se mettre dans les dossiers. Et vu les commentaires de certaines personnes comme Marine Tondelier et autres, et bien manifestement, il y avait de quoi non pas flipper, mais s'inquiéter légèrement. – Mais il y avait de la communication aussi de

4:57
Locuteur

la

4:57
Présentateur

part d'Emmanuel Macron ?

4:58
Locuteur

–

4:58
Présentateur

Forcément un peu avec Emmanuel Macron, il y a toujours de la communication, mais il est temps d'écrier en politique intérieure qu'il veut quand même faire valoir son bilan à l'international, et puis il faut lui rendre grâce, il a été à la tête de beaucoup d'initiatives pour défendre l'Ukraine, peut-être comme celle de la coalition des volontaires. Alors, il n

5:14
Locuteur

'est

5:14
Présentateur

pas systématiquement machiavélique, bon, il veut peut-être jouer un petit peu sur l'effet drapeau, vous savez, c'est-à

5:18
Locuteur

-dire

5:18
Présentateur

en gros, l'heure est grave, mettez-vous tous derrière moi, mais il veut aussi montrer que l'explosion du prix de l'essence, c'est pas lui, c'est l'international, et puis aussi, il veut savoir, il veut expliquer qu'il n'est pas responsable de tout. Alors, je vais vous dire que dans toutes les démocraties, on aurait trouvé totalement normal, et même salutaire, qu'on invite les différents candidats à la présidentielle pour les briefer, sur ce qui va leur tomber sur la figure, et bien nous on n'est pas comme ça, on se dit que si Emmanuel Macron dramatise, on ne veut pas en être complice, et bien écoutez, tout ça, c'est un peu étrange, même si c'est la spécificité française.

J'ajoute qu'il reparlera Emmanuel Macron jeudi, pour ceux qui auraient raté le premier épisode. Jean-Louis Borloo, votre parole est rare, vous avez entendu le président de la République et Nathalie Saint-Cricq, la menace russe s'intensifie, est-ce que vous êtes inquiet

6:02
Locuteur

? Je

6:05
Présentateur

n'étais pas à la Réunion,

6:06
Locuteur

j

6:07
Présentateur

'ai quitté la République il y a 15 ans, je trouve très très bien que le président réunisse les chefs de parti, ça me paraît quand même tellement élémentaire, alors on peut dire qu

6:16
Locuteur

'il

6:16
Présentateur

y

6:16
Locuteur

a

6:16
Présentateur

déjà un pensée, mais au fond ça m'est égal. Ce que je comprends, c'est qu'ils n'avaient pas la même tête en entrant et en sortant. Donc prends le mot que ça a dû être un peu utile. Qu'il y ait une présentation générale

6:27
Locuteur

de

6:28
Présentateur

la complexité des problèmes énergétiques, entre les droits d'Hermouz, la mer Rouge, l'Ukraine, enfin je veux dire, les frappes sur des usines énergétiques, et que le chef de l'État français dise à ses parlements, il ne peut pas s'exprimer dans le parlement, c'est une spécificité française, mais en tout cas au chef de parti, ce qu'il en est sur cette partie énergétique, il ne

6:51
Locuteur

s

6:51
Présentateur

'agit pas de dire « c'est pas de ma faute », il s'agit juste de regarder la situation. Moi je ne

6:56
Locuteur

suis

6:56
Présentateur

pas un fan absolu, enfin je trouve ça raisonnable, bien, et à vrai dire indispensable. Maintenant, le vrai sujet, vous le connaissez, celui du prix de l'essence, malheureusement on a cramé les marges de manœuvre.

7:11
Locuteur

La

7:11
Présentateur

vraie info, c'est qu'on est à 30 milliards de dérapage du déficit prévu,

7:16
Locuteur

une

7:17
Présentateur

fois de plus, 40 l'année dernière, 20 années, celle d'avant, et que du coup, l'aide nécessaire aux pêcheurs, rouleurs, etc., elle est faible parce qu'on n'a pas nos oeils.

7:28
Locuteur

Jean-Luc Borloo,

7:28
Présentateur

on va revenir dans quelques instants sur ce budget, sur cette dette qui explose, mais Emmanuel Macron a demandé aujourd'hui la préparation d'un plan de protection de nos infrastructures critiques face aux attaques hybrides russes. Est-ce que vous craignez une escalade de ces menaces ?

7:41
Locuteur

La

7:41
Présentateur

semaine dernière, les Allemands ont vécu directement ces attaques russes sur leur territoire. Écoutez, je ne suis pas président de la République, il y a des services spécialisés, c'est à eux qu'il faut poser la question. Je ne commande pas des événements que je ne connais pas. J'ai l'inquiétude normale, de même que j'ai l'inquiétude de voir une Europe très, très, très germanisée, dans sa puissance économique, industrie, sur les choix énergétiques. On pèse plus grand-chose sur les grands choix européens, pardon de le dire, ni au Parlement ni à la Commission. Ça, ça me tracasse. Sur les sujets directs de protection, j'allais dire, civile ou militaire, ce n

8:17
Locuteur

'est

8:17
Présentateur

pas de mon ressort. Je fais totalement confiance au service français, à l'État français, au gouvernement de mon pays.

8:23
Locuteur 8

Alors, une question plus directe.

8:25
Présentateur

Un appel de Marine Le Pen, plutôt dans un contexte budgétaire, au vu de nos finances publiques, il faut arrêter d'aider l'Ukraine. Appel partagé par de nombreux Français, il faut le dire. Vous lui répondez quoi

8:34
Locuteur

? –

8:35
Présentateur

D'abord, on n'aide pas vraiment. La réalité,

8:38
Locuteur

c'est que… – On n'aide pas

8:38
Présentateur

suffisamment. – Est-ce que vous avez les vrais chiffres

8:41
Locuteur

? –

8:42
Présentateur

On aide l'Ukraine.

8:43
Locuteur

– On informe

8:43
Présentateur

des

8:43
Locuteur

militaires,

8:44
Locuteur 8

on envoie

8:44
Locuteur

de l'armement. – Il y a 17

8:45
Présentateur

fois moins que les Allemands, je veux dire. Il faut raison garder.

8:49
Locuteur

Non,

8:49
Présentateur

parce que quand on dit aux Français qu'on a l'impression que c'est massif, et donc évidemment, quand on ne va pas bien, en fait, ce n

8:55
Locuteur

'est

8:55
Présentateur

pas si massif que ça. C'est ça ce que je voulais vous dire. Maintenant, sur la question d'arrêter d

9:00
Locuteur

'aider

9:00
Présentateur

l'Ukraine, ça me paraît extrêmement complexe. Qu'on aide à ce qu'il y ait un schéma de paix,

9:05
Locuteur

qu

9:06
Présentateur

'on soit en guerre avec les orthodoxes, ne me paraît pas une affaire si géniale que ça. Et donc, on essaie de trouver des moyens sans céder aux Russes. Oui, faisons ces efforts-là. Mais moi, je ne suis pas dans la paranoïa absolue.

9:17
Locuteur

– Ça veut dire quoi

9:18
Présentateur

? Faire des efforts sans céder aux Russes ? Parce que vous savez très bien que Vladimir Poutine, aujourd'hui, il veut que l'Europe cède et qu'Ukraine cède. – Non, mais la diplomatie, ça existe.

9:26
Locuteur

–

9:26
Présentateur

Oui. – Bon, ça existe, la diplomatie. Les Africains, ça existe. Ils ont pris des positions plutôt proches de Poutine que des nôtres. C'est quand même préoccupant. C'est un continent d'un

9:36
Locuteur

milliard de cent millions. – Et il ne s'en sort pas forcément

9:38
Locuteur 8

très très bien. Aujourd'hui, il

9:39
Locuteur

y

9:39
Locuteur 8

a des mouvements et des coups d'État qui ont

9:41
Locuteur

lieu quasiment tous les mois en Afrique.

9:42
Présentateur

– Non, mais c'est-à-dire, je ne parle pas de la même chose. Ce que je veux dire, c'est que si vous voulez peser sur le sort du monde, il faut peser avec des alliés. J'ai entendu sur toutes les chaînes de nos débats, « Poutine complètement isolé, dans 48 heures, il est à genoux ». Bon, pardon, ce n'est pas exactement ce qui s'est passé. Donc, je pense qu'il faut des alliés. Je pense que l'Afrique est absolument majeure. Et qu'on a un peu perdu pied en Afrique, et c'est regrettable. Je pense que l'Europe devrait avoir une coopération avec l'Afrique pour peser sur la Russie. C'est ça ce que je vous parle. Je pense que la Chine pèse de manière considérable. C'est ça ce que je veux dire. Ce n

10:18
Locuteur

'est

10:18
Présentateur

pas faire des signes malgré à Poutine. –

10:21
Locuteur

L

10:21
Présentateur

'autre front qui nous menace, c'est celui de la guerre au Proche-Orient et ses conséquences, notamment sur les prix des carburants. Vous en parliez il

10:26
Locuteur

y

10:26
Présentateur

a quelques secondes,

10:27
Locuteur

Jean

10:27
Présentateur

-Louis Borloo. Le litre de gazole s'affiche aujourd'hui à 2,39 euros. C'est sans précédent. Et à la pompe, les automobilistes subissent les hausses. – Là, je viens de faire le plein, 48, une petite centaine d'euros. – Ce n

10:39
Locuteur

'est

10:39
Présentateur

pas unique. – Pour faire un plein, il me faut 30 à 35 euros de plus. – Je prends mon vélo et je laisse la voiture au garage. – Maintenant, pour me rendre au travail, j'utilise les transports en commun et je fais du covoiturage. – Ça

10:51
Locuteur 1

devient de plus en plus cher et même psychologiquement, ça pèse.

10:56
Locuteur

–

10:56
Présentateur

Le carburant, c'est encore une goutte d'eau qui vient faire déborder le vase, c'est certain.

11:01
Locuteur

–

11:01
Présentateur

Comment on fait, Jean-Louis Borloo, pour aider les Français qui en ont besoin, c'est clair, net, précis, alors que les caisses sont vides

11:07
Locuteur

? –

11:08
Présentateur

Eh bien, on essaie de ne pas avoir des caisses vides. Je veux dire, parce qu'il s'agit de vider les caisses et de plendicher, parce qu'on les a, les Espagnols ont fait ce qu'il fallait, parce qu'ils n'ont pas les caisses vides, pardon, les Portugais

11:18
Locuteur

aussi. – Mais là, c'est trop

11:18
Présentateur

tard du coup, donc on

11:19
Locuteur

fait bien ?

11:19
Présentateur

– Oui,

11:20
Locuteur

c

11:20
Présentateur

'est un peu tard, oui, c'est effectivement un peu tard, mais il faut quand même aider, je suis désolé. Là, c'est comme un soutenage en mer, il y a des gens qui vont

11:27
Locuteur

vraiment crever. – On est plus loin que ce qui est

11:28
Présentateur

annoncé pour l'instant.

11:29
Locuteur

–

11:29
Présentateur

Oui, franchement, et même si je ne

11:30
Locuteur

suis

11:30
Présentateur

pas dans la démagogie, en disant qu

11:32
Locuteur

'il

11:32
Présentateur

faut massivant, ce n

11:33
Locuteur

'est

11:33
Présentateur

pas vrai, on ne peut pas. Bon, vous voyez, on a 30 milliards de dérapages encore par rapport à ce qui a été voté au Parlement il y a 9 mois, enfin bon. Donc on ne peut pas faire un truc massif, ce n

11:42
Locuteur

'est

11:42
Présentateur

pas vrai, mais je pense qu'il faut faire un vrai, vrai effort complémentaire sur les routiers, dans les communes rurales, pour les agriculteurs, pour les gros rouleurs et les pêcheurs. – Désespoir, tension, colère, vous devez le ressentir chez vous

11:54
Locuteur 8

à Valenciennes. Vous craignez la résurgence d'un mouvement du type gilet jaune comme en 2018 ou non, le contexte a changé ?

11:59
Locuteur

–

12:00
Présentateur

Je n'en sais rien, vous savez, Lénine disait, ne demandez pas quand il y

12:04
Locuteur

aura

12:04
Présentateur

la révolution, c'est elle qui décide. Bon, c'est exactement ça, les mouvements de vie, les mouvements sociaux. Moi, j'ai le sentiment, c'est

12:10
Locuteur

pour

12:10
Présentateur

ça que c'est dur et naisé, qu'au fond, il y a un moment où la somme des toutes petites injustices est-ce que ma famille et moi subissons ? Je ne

12:17
Locuteur

parle

12:17
Présentateur

pas de la mienne. C'est ça qui crée à un moment donné une vraie tension. La petite jalousie,

12:23
Locuteur

c

12:23
Présentateur

'est, je n'arrive pas à avoir une réparation, la gamine a été bousculée, j'ai voulu déposer une plainte, et puis le commissariat, il est fermé, ou il ne peut pas, il ne la prend pas. Et puis à l'hôpital, le tonton, il a attendu 11 heures à l'hôpital, et il n'a pas été pris, il est sur un banc, car du coup, ça c'est... Tout ça, c'est des sommes de petites injustices que vous ne subissez pas, que je ne subis pas, mais que beaucoup de Français... Je crois que la somme des petites injustices est plus grande qu'une grande injustice. Et donc, le salaire qui n'arrive pas exactement à la bonne date, la précarité, tout ça, c'est plein de petites injustices.

Alors, à quel moment, toutes ces petites injustices font que les familles en peuvent plus ? Que le père se sent humilié de ne pas pouvoir faire un cadeau à son gamin ? Que la maman... Je veux dire, à quel moment ça se passe ? Je ne sais pas. À quel moment Solidarnosc a embarqué la Pologne sur une goutte de sang ? Je ne le sais pas. Ce que je sais, c'est que dans les sous-sols du pays, sous les rivières souterraines, plus personne ne supportait. Les agriculteurs, les curés, les ouvriers, les bourgeois, les intellectuels, les... Et à un moment donné, bon... Alors, moi,

13:30
Locuteur

j'ai senti... Ce qu'on sent le

13:31
Présentateur

partage, vous leur dites quoi, ces Français ? C'est-à-dire qu'on

13:33
Locuteur

a l'impression... Pour l

13:34
Présentateur

'instant, moi, je ne

13:35
Locuteur

suis

13:35
Présentateur

pas prêcheur. Bon,

13:36
Locuteur

moi,

13:36
Présentateur

excusez-moi, je n

13:37
Locuteur

'ai

13:37
Présentateur

rien à dire.

13:38
Locuteur

Bon, moi, je me suis

13:39
Présentateur

occupé. Moi, je me suis occupé de certains trucs dans la vie, voilà.

13:41
Locuteur

Bon,

13:42
Présentateur

je m'en suis occupé, très bien. Et j'en réponds quand... Maintenant, alors, ce que je dis, moi, ce que je pense, vous savez, je suis parti et je reviens parce que je suis effaré. On est dans la plus...

13:53
Locuteur

Qu

13:53
Présentateur

'est-ce qui crée nos déficits ? Parce que c'est la seule question. La dévisite, c'est l'avenir.

13:58
Locuteur

C

13:58
Présentateur

'est simple. Une désorganisation dont c'est absolument pas rendu compte qui a pris 40 ans, voilà. Dans ce pays, tout le monde fait tout. Vous voulez faire une crèche ? Vous ne vous adressez pas aux services pour faire des crèches. Vous allez vous adresser à la MSA, à la Caisse d'élocution familiale, au département, à la ville, à l'agglo, à l'État, à l'RSS, à l'avenue de Ségur et en zone rurale, à la MSA. Mais vous avez vu ça où ? Dans quel pays ? Tout ça nous coûte 120 ou 150 milliards ?

14:25
Locuteur

Personne

14:25
Présentateur

n

14:26
Locuteur

'est conscient de ça

14:26
Présentateur

? Pardon ? Personne n'est conscient de ça parce qu'on a

14:28
Locuteur

quand même une présidentielle.

14:30
Présentateur

Et ce que vous considérez, comme vous dites, vous revenez, c

14:32
Locuteur

'est que vous considérez que l'offre actuellement,

14:34
Présentateur

elle pêche. Mais non, il y avait une règle chez Ricard, on ne parlait pas de perno. Ce que je peux vous dire,

14:40
Locuteur

c

14:40
Présentateur

'est que ce que je vous dis, tout le monde le sait.

14:42
Locuteur

Tous

14:43
Présentateur

les chefs d'entreprise, les artisans, les commerçants, les agriculteurs qui passent deux jours par semaine à remplir

14:48
Locuteur

des papiers. Tout le monde le dit, l'éternité sans le

14:49
Présentateur

faire.

14:50
Locuteur

Tous

14:51
Présentateur

les maires ou tous les allus, les adjoints, les présidents de région, les présidents de département, tout le monde le sait. Mais pas les candidats à

14:57
Locuteur

la

14:57
Présentateur

présidentielle ? Non, sauf une partie de notre société, qui est une partie composée de gens admirables, admirablement formés, de bonne foi, mais ils ont tous été formés dans le même moule. La biodiversité maximale d'un gouvernement français va de Sciences Po et de la Sciences Po Paris. C'est quoi le problème ?

15:16
Locuteur

C

15:16
Présentateur

'est Paris ? Non,

15:17
Locuteur

c'est pas Paris le problème, c'est la

15:19
Présentateur

consanguinité. Non, monsieur, excusez-moi, je ne sors pas d'inspection des

15:22
Locuteur

finances. Non, je ne sais pas, ce que

15:23
Présentateur

je veux dire, c'est que vous avez été ministre, vous avez été

15:25
Locuteur

ministre d'État,

15:25
Présentateur

vous avez été aux fonctions. Donc les téléspectateurs qui nous regardent, ils doivent se dire, Jean-Luc Borloo, il a raison sur le constat qu'il fait, mais il y était il y a 20 ans dans le cambouis.

15:33
Locuteur

Mais,

15:33
Présentateur

cher ami, je veux dire deux choses. Un, quand les choses se dégradent, ça ne sert à rien d'aller expliquer à cause de qui ? On pourrait se mettre d'accord sur la dégradation. On pourrait peut-être se mettre d'accord pour dire, c'est de la faute. Moi, vous ne

15:48
Locuteur

m

15:48
Présentateur

'entendrez jamais dire, c'est de la faute d'un tel autre. Ça ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse, c'est le diagnostic. Est-ce qu'on s'est rendu compte à quel point notre système a dérapé, il est devenu totalement déficitaire et totalement inefficace ? Parce que dans tout ça, la crise, vous

16:02
Locuteur

allez

16:02
Présentateur

mettre 50%

16:03
Locuteur

de

16:03
Présentateur

plus, et à la fin, elle coûtera 30% de plus, parce qu'il va falloir avoir répondu aux normes de la CAF, de départements,

16:11
Locuteur

etc. Alors, justement, c'est dans ce

16:12
Présentateur

contexte qu'on doit définir un budget. Sébastien Lecornu a présenté les pistes du budget 2027. 54 milliards d'euros d'économie, un effort colossal

16:21
Locuteur 6

qui provoque évidemment des réactions chez tous les bords politiques.

16:25
Présentateur

Ils visent un déficit de 5%

16:28
Locuteur

et

16:29
Présentateur

je pense qu'on ne peut pas faire moins. Vous êtes sur un bateau, là, il

16:32
Locuteur

y

16:32
Présentateur

a un iceberg au loin. L'iceberg se rapproche et la question, c'est est-ce qu'on essaye de l'éviter

16:36
Locuteur

?

16:37
Présentateur

Si vous ne diminuez pas le déficit, vous allez droit sur l'iceberg.

16:40
Locuteur 6

M. Lecornu nous dit, l'État doit être exemplaire, mais il ne propose pas de supprimer un seul poste. Moi, je censurerai tout gouvernement qui propose de faire porter un poids sur les Français. Qui doit faire les efforts ? Les ultra-riches qui n'ont jamais été aussi peu taxés ces dernières années ? Ou celles et ceux qui ont trinqué dans chaque budget ? C'est injuste et ça ne pourra pas bien se terminer.

16:58
Locuteur 2

Alors, 54 milliards, c'est plus que les 30 milliards qui avaient été annoncés. Est-ce que Sébastien Lecornu fait ça pour rassurer l'Europe et les marchés sur notre capacité à absorber ce déficit

17:07
Locuteur

?

17:07
Présentateur

Je ne

17:08
Locuteur

vais

17:08
Présentateur

pas vous répondre à ça. Non, mais je ne sais pas pourquoi il dit ça. Ce que je sais, c'est qu'on a... Attendez, la République française a annoncé un déficit de 4,6 milliards pour cette année,

17:20
Locuteur

qu

17:20
Présentateur

'on est déjà à 5,4. Alors, au lieu de parler des phrases de ce qu'on va faire dans un an, on

17:26
Locuteur

pourrait

17:26
Présentateur

commencer par

17:27
Locuteur

regarder pourquoi on

17:28
Présentateur

a dérapé.

17:29
Locuteur

Justement, on va le faire maintenant. Alors,

17:30
Présentateur

qu

17:30
Locuteur

'est

17:30
Présentateur

-ce que vous proposez ? Parce qu'on a entendu que vous lanciez votre tournée des mécano. C

17:35
Locuteur

'est

17:35
Présentateur

-à

17:35
Locuteur

-dire,

17:35
Présentateur

en gros, on décentralise et on fait faire le boulot qui est le plus adapté aux gens qui sont sur place et plus près du terrain. On n

17:41
Locuteur

'a

17:41
Présentateur

pas bien compris qui vous le faisiez, ni si sur quoi ça débouchait au mois d'avril 2027. La question est finie, j'ai essayé de la résumer. Vous avez raison, les choses sont assez simples. Moi, j'ai ouvert le capot de la voiture, j'ai regardé où étaient les tuyaux et pourquoi ça ne marchait pas. Parce que ce n

17:54
Locuteur

'est

17:54
Présentateur

pas à cause d'eux, ça ne marche pas. Notre modèle ne fonctionne plus. Une organisation, on doit savoir qui fait quoi. Je propose, mais comme tout le monde en fait, que la province s'occupe des affaires de la province, comme avait dit le général de Gaulle en 69, c'est-à-dire tout ce qui concerne les mamans, les enfants, les parents, l'éducation. Je ne parle pas des programmes, la gestion, la gestion de la santé, des enfants, des gamins isolés, des adultes handicapés, de la formation professionnelle, de l'écologie. Ça, c'est la province. Un seul organisme, avec un gouvernement de province. Les Bretons peuvent définir les règles d'urbanisme et de logement des Bretons.

18:30
Locuteur

Donc un État

18:31
Locuteur 6

fédéral en fait.

18:32
Présentateur

Mais bien sûr, mais comme toutes les organisations du monde.

18:34
Locuteur

C

18:35
Présentateur

'est marrant. Chez nous, on a cette idée que le mot fédéral voudrait dire qu

18:38
Locuteur

'il

18:38
Présentateur

n

18:38
Locuteur

'y a

18:38
Présentateur

pas un État fort. Mais aujourd'hui, on n'a pas. Un État fort, c'est quoi ? Un État qui assume ses responsabilités, qui est super fité, super en forme. Il n'a pas un poil de graisse et il court très vite. Et il est agile. C'est ça un État fort. Alors, ayons un État fort pour la sécurité intérieure, extérieure, la recherche, l'espace, l'IA, tous les sociaux sociétaux, ça bien sûr. Et puis qu'on laisse transfert, vraiment, en supprimant tout le reste. Un seul, un seul

19:07
Locuteur

décideur. C'est

19:08
Présentateur

aussi une action.

19:08
Locuteur

Non, alors, moi, je vais dire... Moi, je vais vous entendre

19:10
Présentateur

dire tout ce que vous devriez faire, mais si concrètement

19:13
Locuteur

vous êtes avec qui, comment ?

19:14
Présentateur

Je constate que tous les maires sont d'accord, les points de région sont d'accord. Je

19:18
Locuteur

veux

19:18
Présentateur

dire, je veux dire, Carole Delga, avec qui j'étais, qui est socialiste, c'est

19:21
Locuteur

-à-dire qu'il n'y a pas de socialisme. Alors, il est où, le problème

19:23
Présentateur

? Bon. Le problème, c'est que la machine, ici, elle est bloquée. Parce que, comme tout le monde a fait la même école, tout le monde pense pareil, c'est très difficile de penser autrement que la façon dont vous pensez. Il n'y

19:33
Locuteur

a

19:33
Présentateur

rien de plus dur. Je suis sûr que vous prenez toujours le même chemin, même si ce n

19:36
Locuteur

'est

19:36
Présentateur

pas le plus court. Bon. Donc, le truc, il est bloqué. Voilà. Il y a du calcaire dans tous les tuyaux. Il faut donc simplifier. Qui fait quoi ? Ça ne paraît quand même pas un truc révolutionnaire. Toutes les organisations sont... Vous allez voir immédiatement... Parce que,

19:50
Locuteur

comme

19:51
Présentateur

c'est la confusion, vous avez des comités de suivi, des comités de pilotage, de la coordination, et vous avez alors maintenant du contrôle, parce qu'il y a tellement de fiefs qu'il faut bien contrôler. Donc, on est devenu un pays de contrôleurs, d'inspecteurs. Regardez pour les agriculteurs. Mais dans votre propre métier,

20:06
Locuteur

vous

20:07
Présentateur

avez l'ARCOM qui vous compte à la minute près. Mais dans quel pays on est ? Les sondages que vous publiez, il y a une commission des sondages pour chaque sondage. On ne pouvait pas faire confiance à la presse, aux sondeurs. Ce ne

20:20
Locuteur

sont

20:20
Présentateur

pas des voyous. Vous n'êtes pas des voyous. Vous savez bien qu'il faut qu'il

20:23
Locuteur

y

20:23
Présentateur

ait diversité de pensée, de conduite. Non, ça ne pourrait pas être un truc.

20:26
Locuteur

Puis

20:26
Présentateur

tous les ans, on fait quand même une réunion pour voir si on ne charrie pas. Mais est-ce que vous vous rendez compte qu'on est dans le contrôle préalable sur tout, nous ? On a compris votre concept

20:34
Locuteur

fédéral. Vous voulez

20:35
Présentateur

pêcher un bar, il

20:36
Locuteur

faut

20:36
Présentateur

que vous envoyiez un truc. On vous sent en pleine forme.

20:40
Locuteur

Très en forme. Vous êtes très en forme, Jean-Louis Borleau. Vous allez à la rencontre

20:42
Présentateur

des Français. Vous donnez des interviews, même si vous êtes rares. Mais que pensent de vous les Français ? Eux, qui vous ont connu comme ministre. Audrey Payas et Salomé Delattre sont allés leur demander.

20:51
Locuteur

Je

20:52
Locuteur 6

le trouvais relativement sympathique. Il avait l'air de dire

20:55
Présentateur

des choses assez vraies, assez actuelles. Il n'était pas déconnecté. Il connaissait sa population. Il savait travailler avec elle. Il savait débattre. C'était la

21:05
Locuteur 5

seule personnalité politique qui était capable de faire un plan. Il y avait un plan banlieueux. C'était des plans concrets. Alors que les autres, ils parlent. Alors que lui, il avait l'air de faire quelque chose.

21:14
Présentateur

Je suis content d'être venu. Franchement, je regrette que ma mère soit morte parce qu'elle aurait été ravie. Est-ce que vous me voyez venir ? Vous occupez la quatrième place du baromètre des personnalités IFOP fiduciennes

21:25
Locuteur

pour Paris Match et Sud Radio

21:26
Présentateur

? Je sais bien que ça ne

21:28
Locuteur

veut

21:28
Présentateur

rien dire, mais en tout cas, c'est des Français. Alors vous ne pouvez pas me dire que juste avant, ce que vous ont dit les Français, c'était super et que vous

21:32
Locuteur

avez bien fait venir. Non, je trouvais ça gentil, c'est tout. Voilà, mais donc

21:34
Présentateur

ce baromètre des personnalités, vous êtes le quatrième. Cette popularité, elle ne

21:38
Locuteur

vous

21:38
Présentateur

donne pas envie d'aller plus loin que cette tournée des mécanos ? Est-ce que vous avez... Alors je ne

21:41
Locuteur

vais

21:41
Présentateur

pas vous demander, comme tout le monde actuellement, est-ce que vous êtes candidat avec son président C

21:44
Locuteur

'est

21:44
Présentateur

2027 ? Je vous pose une question très simple. Est-ce que vous avez envie de peser sur 2027

21:47
Locuteur

?

21:48
Présentateur

Et comment ? Ah ben ça c'est sûr. Et comment ? Ben je vais vous dire.

21:53
Locuteur

Il

21:53
Présentateur

y a des gens exceptionnels, mais derrière cette phrase,

21:56
Locuteur

je

21:56
Présentateur

vais dire qui, hein ? Oui. Bon. Le maire de Garges-Léganès, élu à 72 points d'or dans une ville d'une complexité extrême, celui de Saint-Dizier. Madame Bouchard, la maire de Calais, élu pour la quatrième fois avec les problèmes de camps migratoires. Un tabac à 63-64%. Nouméa. Demain je vais à Avignon voir votre ancien collègue.

22:19
Locuteur

Olivier Gagli. Bon

22:20
Présentateur

bref. Il y a des gens, c

22:23
Locuteur

'est

22:23
Présentateur

-à

22:23
Locuteur

-dire

22:23
Présentateur

qui sont dispos sur le... Mais j'ai envoyé une vidéo au truc des socialistes à Bram, là, pour

22:29
Locuteur

madame Delga.

22:30
Présentateur

Là on parle de

22:31
Locuteur

présidentielle. Frédéric Philippe, il est élu au col,

22:32
Présentateur

par exemple. Non mais attendez. Il est d'abord conseiller d'État. On peut estimer le conseiller d'État.

22:37
Locuteur

Ça c'est pas un

22:38
Présentateur

compliment quand vous dites ça. Non. Ce que vous ne comprenez pas, c'est que... Si

22:43
Locuteur

la

22:44
Présentateur

tribu meurt lorsque les 15 ou 20 leaders, s'ils sont tous dentistes, tous agriculteurs, tous conseillers d'État inspecteurs, la tribu va mourir. Je ne

22:56
Locuteur

vous

22:56
Présentateur

dis rien d'autre que ça. Il en faut un peu. Mais ça ne peut pas être la pensée de 2000 ans. On ne peut pas considérer qu'on va faire une élection présidentielle, c'est-à-dire trois émissions de télé, avec des punchlines, avec des commentateurs, peut-être parfois t'entends un petit cours de justice qui passe au milieu de tout ça. Avec ça, on a désigné quelqu'un. Alors il n'y a pas de document écrit, il n

23:15
Locuteur

'y a

23:15
Présentateur

pas de feuille de route opératiale. Tu ne sais pas avec qui il va faire. Tu ne sais pas. Mais pourquoi vous n'y allez pas ? Est-ce que je peux faire une profession de méthode

23:23
Locuteur

?

23:23
Présentateur

Une profession de méthode. D'abord, vous voulez fédérer un peuple, pour faire des grandes réformes, il faut une feuille de route. Il y

23:30
Locuteur

a

23:30
Présentateur

la feuille de route, c'est une feuille

23:32
Locuteur

et c'est une route.

23:33
Locuteur 8

Vous

23:33
Présentateur

allez l'écrire

23:41
Locuteur

? Vous êtes déjà

23:48
Présentateur

en train de dire,

23:49
Locuteur

vous

23:49
Présentateur

savez quoi ? Quoi qu'il arrive, c'est que ceux qui ont dit qu'ils voulaient y aller. Bon, on a déjà. Et encore qu'il y

23:55
Locuteur

en

23:55
Présentateur

a plein, vous savez

23:55
Locuteur

même. Non, non, non. Vous parlez de mon nom là. Je vous ai posé une question très simple. Non, je ne parle

24:00
Présentateur

pas. Vous avez par exemple derrière vous, vous avez cité une dizaine de noms à la fin. Qui est le réceptacle de ce projet de cette feuille de route ?

24:05
Locuteur

C

24:05
Présentateur

'est ma dernière

24:06
Locuteur

question pour vous. Non, mais

24:06
Présentateur

je vais dire, ils vont eux rédiger cette feuille de route. Très

24:10
Locuteur

bien.

24:10
Présentateur

Ce sont eux des mécanos de la République. La France, il faut la réparer, monsieur. Il faut la réconcilier.

24:16
Locuteur

Et l'incarnation, c'est

24:17
Présentateur

quand ? L'incarnation, c'est quand

24:18
Locuteur

?

24:18
Présentateur

Ils choisiront entre eux. Quand on voulait.

24:20
Locuteur

On a bien compris.

24:21
Présentateur

Non, mais ils sont assez grands. Ce n

24:23
Locuteur

'est

24:23
Présentateur

pas des enfants. On est 70 millions. On va trouver. Et peut-être que ce sera déjà

24:27
Locuteur

un

24:27
Présentateur

des candidats qui va se mêler à tout ça. Je vous dis juste que les mécanos de la République ont envie de participer réellement au

24:36
Locuteur

démarrage de ce pays. Je ne sais pas si c'est parce que... Je ne peux pas vous le dire mieux, quand même.

24:39
Locuteur 8

Je ne sais pas si c'est lié à cette tournée, mais vous avez rajeuni, Jean

24:41
Présentateur

-Louis Borloo. Vous êtes en pleine forme,

24:43
Locuteur

vraiment. D'abord

24:43
Présentateur

parce que j

24:44
Locuteur

'ai

24:44
Présentateur

une femme formidable

24:45
Locuteur

et

24:46
Présentateur

des enfants de temps et des amis, je vous dis. Merci à vous, Jean-Louis Borloo. Vous restez avec nous pour commenter le reste de l'actualité. On passe au reportage de CETAVOU. C'est le ici et maintenant.

25:02
Locuteur 6

La stupeur, la colère et la peur après des tirs près d'une école dans l'Oise.

25:06
Locuteur

J

25:06
Présentateur

'en ai fait peur.

25:07
Locuteur 6

Mon

25:07
Locuteur

grand,

25:08
Locuteur 3

il est vraiment très traumatisé. C

25:10
Locuteur 5

'est quand même quelque chose de grave ce qui vient de se passer. Il

25:11
Locuteur

y a

25:11
Locuteur 5

des gens qui sont dérangés au point de venir ouvrir le feu dans des endroits où il y

25:16
Locuteur

a

25:16
Locuteur 5

des enfants.

25:17
Locuteur

On

25:17
Présentateur

est passé tout près d'un drame. Hier, à Montaterre, dans l'Oise, 16h30, des dizaines d'enfants sortent de l'école primaire Maurice Bambier. Leurs parents viennent les chercher, comme tous les jours, quand éclate une fusillade dans un parc situé à moins de 100 mètres de l'établissement.

25:31
Locuteur

On

25:31
Présentateur

a le tireur qui se situe dans cette zone-là, accompagné des victimes, au niveau du parc. Et immédiatement ici, on a l'école. On est au niveau du premier étage de l'école. À ce moment-là, les enfants s'apprêtaient à quitter l'école. Il est 16h30. On a des familles qui sont également devant. Donc on avait une réelle proximité. Si une balle avait traversé, allait direct se loger directement dans les classes, on aurait pu avoir un carnage. Plusieurs victimes, des victimes qui auraient pu être touchées plus gravement. On a vraiment une chance assez miraculeuse dans ce malheur. Deux personnes ont été blessées. Leur pronostic vital n'est pas engagé.

Un suspect de 18 ans a été interpellé et placé en garde à vue. Il était connu des services de police pour trafic de stupéfiants. Les enquêteurs évoquent un probable règlement de compte. Des enfants et leurs familles ont donc failli en être des victimes collatérales. Quand les détonations ont retenti, pris de panique, ils se sont réfugiés dans l'école.

26:21
Locuteur 8

On attend les maîtresses. Ah, rentrez,

26:24
Locuteur 9

rentrez, rentrez dans les classes. Et on était tous confinés à l'intérieur. Les maîtresses, ils ont commencé à crier, bien sûr, à nous remettre dans les classes qu'ils étaient plus sécurisées. On a fermé les volets. Il pleurait beaucoup. Les mamans, ils commençaient à les assurer, mais c'était stressant.

26:41
Présentateur

Une cellule psychologique a été mise en place. La sécurité autour de l'école a été renforcée aujourd'hui. Plusieurs familles demandent désormais que la sortie des classes s'effectue de l'autre côté pour être le plus éloignée possible de ce parc. Des parents qui restent choqués et qui ont amené ce matin leurs enfants la peur au ventre. Nous les avons interrogés avec Benjamin Delmas et certains d'entre eux nous ont demandé de préserver leur anonymat.

27:00
Locuteur

Je

27:01
Locuteur 1

n'avais pas envie d'aller à l'école, mais je me suis dit qu'ils imaginaient si ça se

27:05
Locuteur

reproduit.

27:06
Présentateur

Ils se sont dit, qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi il y

27:09
Locuteur

a

27:09
Présentateur

eu ces tirs à côté de l'école ? Est-ce que c'était pour nous ou pas ? Ils avaient peur de revenir ce matin ? Oui, angoissés.

27:13
Locuteur 3

Les enfants ont eu besoin d'être rassurés. Que ce soit mon fils de 7 ans qui me dit, est-ce qu'il y

27:18
Locuteur

aura

27:18
Locuteur 3

encore des tirs ce matin ? Donc lui expliquer, lui faire comprendre que non. Ça fait peur. Nos enfants, ils ne

27:24
Locuteur

sont

27:24
Locuteur 3

plus

27:24
Locuteur

en

27:24
Locuteur 1

sécurité, même à l'école.

27:25
Présentateur

C'est une situation que vous n'auriez jamais imaginée vivre ? Pas du tout, pas du tout. Surtout dans notre coin où on habite, c'est assez tranquille généralement.

27:32
Locuteur

Ce

27:32
Présentateur

qui s'est passé à Montaterre hier n'est pas un cas isolé. Loin s'en faut. Ce lundi encore, à Trappes, en région parisienne, deux impacts de balles ont été retrouvés sur la façade d'une école maternelle. Mais on peut citer également des exemples à Toulouse, Montélimar, Villeurbanne ou Grenoble, à chaque fois sur fond de marque au trafic.

27:47
Locuteur

La

27:48
Présentateur

violence a franchi toutes les frontières. Avant, c'était un peu un sanctuaire. Parfois, ça s'est produit lorsque c'était la sortie de l'école. Et c'est là où ça devient extrêmement dangereux, à la fois pour les enfants, pour les citoyens, les papas et les mamans qui viennent chercher leurs enfants. Donc l'insécurité est en train de gagner du terrain. C'est pour ça que nous, on dit qu'il faut que là, il y ait un choc d'autorité pour qu'on soit plus efficace sur le terrain et surtout que nos institutions, nos établissements scolaires et nos enfants soient protégés. Propos recueillis par Audrey Payas. De leur côté, plusieurs syndicats enseignants se disent démunis et abandonnés.

28:19
Locuteur

Ils

28:19
Présentateur

réclament plus de moyens et un meilleur accompagnement psychologique. Merci beaucoup, Louis Amart. C'est la deuxième menace terroriste la plus importante en France. Derrière le djihadisme, l'ultra-droite. Une menace que les services prennent d'autant plus au sérieux qu'elle touche aujourd'hui des profils parfois inattendus. Le 23 août dernier, un policier de 35 ans a été interpellé à la sortie de son travail. Écroué, il est soupçonné d'avoir préparé des attaques violentes contre les intérêts de l'État, possiblement même contre des policiers.

28:44
Locuteur

Un

28:44
Présentateur

policier basé dans les Yvelines a donc été mis en examen et incarcéré pour préparation d'actes de terrorisme.

28:49
Locuteur 9

Âgé de 35 ans, ce

28:50
Locuteur 6

gardien de la paix entretiendrait des liens avec la mouvance d'ultra-droite. Le policier appelait sur ses réseaux sociaux à défendre l'Europe catholique et à commettre des actes violents contre les intérêts de l'État.

29:01
Locuteur

On

29:01
Présentateur

sait qu'il voulait s'en prendre peut-être même à ses propres collègues de la police nationale. Au cours des

29:05
Locuteur 6

perquisitions menées à Vernouillet, les enquêteurs sont parvenus à mettre la main sur des pièces d'armes de guerre

29:11
Présentateur

fabriquées avec des imprimantes 3D,

29:12
Locuteur 6

ce qui les rend intraçables.

29:14
Présentateur

L'homme de 35 ans est placé en détention provisoire. L

29:17
Locuteur 6

'enquête se poursuit, elle a été confiée à un

29:19
Présentateur

juge d'instruction. – Bonsoir Jean-Yves Camus, vous êtes directeur de l'Observatoire des radicalités politiques à la Fondation Jean Jaurès. À vos côtés, Noémie Schultz, un grand reporter police-justice à France Télévisions. Merci de votre présence à tous les deux. Le nombre de détenus pour terrorisme d'ultra-droite a été multiplié par 17 en 9 ans. Le Parc national antiterrorisme parle d'une menace protéiforme. Jean-Yves Camus, c'est une menace que l'on a sous-estimée ces dernières années ? – Non, c'est une menace qui est correctement prise en compte par les ministres de l'Intérieur successifs et par les services de renseignement.

En 2023 déjà, la DGIC avait fourni un certain nombre d'éléments qui montraient qu'il y avait eu 10 attaques, 10 projets d'attaques ou attaques menées par la mouvance d'ultra-droite depuis 2017. Il y

30:05
Locuteur

a

30:05
Présentateur

eu un énorme accélérateur avec l'effet vocal provoqué par le confinement avec des gens qui sont restés scotchés sur les réseaux sociaux et sur Internet pendant des heures, des journées et parfois des nuits, qui étaient persuadés qu'il y avait une sorte de complot visant à les empêcher de sortir, à les ficher, à les obliger à se vacciner avec quelque chose qu'ils ne connaissaient pas. Certains étaient persuadés, je les ai rencontrés dans les manifestations, qu'on allait leur inoculer une sorte de puce qui

30:42
Locuteur

allait les rendre

30:42
Présentateur

traçables. On peut considérer effectivement que c'est folie furieuse, mais en tout cas ça a assez bien marché. Et c'est de cela qu'est née cette idée que l'État était illégitime. Déjà, en queue de commettre de la manif pour tout, j'avais vu des militants identitaires défiler avec une pancarte dont le slogan était « Hollande n'est pas mon président ». Alors il se trouve que le président de la République, quand il a été élu, est le président de tous les Français. Et puis en Suisse, on n

31:13
Locuteur

'est

31:13
Présentateur

pas d'accord en revendant sur le

31:14
Locuteur

combat

31:14
Présentateur

politique.

31:14
Locuteur

–

31:14
Présentateur

Jean-Yves Camus, pourquoi elle inquiète autant les policiers, cette menace ? J'ai des souvenirs de Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, qui était sur ce plateau, qui disait « Aujourd'hui, c'est une menace qui est moins structurée, moins opérationnelle que le terrorisme djihadiste, donc c'est une mouvance qui est très dangereuse à retrouver ».

31:28
Locuteur

–

31:29
Présentateur

Il a parfaitement raison. Elle est moins structurée, elle est moins dangereuse que le terrorisme djihadiste, qui reste bien évidemment la première des menaces. Et pas simplement en France, parce que par ailleurs, elle s'exprime aussi sur des théâtres d'opérations à l'étranger et qu'elle a des bases territoriales arrières. Et puis, des moyens financiers, des moyens humains que n'a pas le terrorisme d'ultra-droite. Mais c'est effectivement une menace protéiforme, c'est-à-dire que l'ultra-droite n'est pas une famille politique homogène. Elle est traversée par des querelles idéologiques, elle est issue de filiations tout à fait différentes.

Alors il paraît que la personne qui a été appréhendée, là, représente l'ultra-droite catholique. Je ne

32:11
Locuteur

sais

32:11
Présentateur

pas très très bien ce que c'est, mais on a des païens et des catholiques,

32:16
Locuteur

on

32:16
Présentateur

a des légalistes et des gens qui ne le sont pas. C'est effectivement une menace qui est d'autant plus difficile à cerner que beaucoup des échanges se passent sur les messageries cryptées, voire sur les dark web. Mais ça, les services de renseignement savent faire. – Noël Michoul, dans cette affaire du policier, qu'est-ce qu'on sait précisément du profil de ce gardien de la paix

32:37
Locuteur

? –

32:37
Locuteur 9

On sait qu'il a 35 ans, qu'il est rentré dans la police en 2017, qu'il est fils de policier, qu'il a travaillé à la brigade criminelle, à la brigade de nuit dans les Yvelines, et que là, depuis deux ans, il était donc au centre d'information et de commandement des Yvelines. En gros, il répondait aux appels passés au 17, aux appels police secours. Donc il n'était pas sur le terrain, il était dans ce centre d'information et de commandement. J'ai eu un de ses collègues au téléphone aujourd'hui qui me disait « mais j'ai jamais…

» C'est quelqu'un qui travaillait très bien d'abord, qui était un bon professionnel, très discret, voire timide, mais qui évidemment n'avait jamais fait parler de lui, sinon il ne serait pas resté policier évidemment.

33:14
Présentateur

– Et comment il a été repéré par les services de l'État ?

33:16
Locuteur

–

33:17
Locuteur 9

Alors, c'est un signalement qui a été fait pour des messages qu'il a postés effectivement sur des forums et dans lesquels il voulait notamment dire, il appelait à rétablir l'ordre chrétien, ce qui recoupe ce que vous dites sur la mouvance à laquelle il appartient sans doute, et il menaçait de s'en prendre à l'État et des services de police. Alors après, on ne sait pas précisément qui a fait ce signalement. Vous l'avez dit, les services de renseignement, la SEDAT, la DGSI surveillent bien sûr ce type de forum sur lesquels ce genre d'individus, effectivement, peuvent donner des informations, échanger des informations avec d'autres personnes.

33:52
Locuteur

–

33:53
Présentateur

Vous avez échangé cet après-midi, Noemi Schultz, avec un collègue de cet homme écroué et mis en examen. Ils vous disent quoi ? J'imagine que c'est un état de sidération, c'est un gardien de la paix qui voulait potentiellement, c'est ce qu'il écrivait, s'en prendre à d'autres policiers.

34:07
Locuteur

–

34:07
Locuteur 9

Oui, alors on ne sait pas précisément à ce stade, et c'est l'enquête qui va devoir le déterminer, quelles étaient les cibles et quel mode d'action il voulait employer. On a quand même retrouvé chez lui des éléments permettant de fabriquer une arme, des éléments qu'on peut faire avec des imprimantes en 3D. C'est quelqu'un qui portait une arme aussi, une arme de service, puisque c'était un policier.

Alors il a été interpellé il y a quasiment un mois, donc l'émoi est un peu retombé auprès de ses collègues, mais évidemment, grande surprise et émotion d'apprendre que parmi les cibles qu'il envisageait, il y avait effectivement les forces de sécurité intérieure, donc des policiers ou des gendarmes.

34:42
Présentateur

– Jean-Yves Camus, ce policier n'est pas le premier homme en uniforme à apparaître dans un dossier d'ultra droite. En 2018, le groupe AFO, Action des forces opérationnelles, comptait déjà des policiers, des gendarmes et des militaires. Chez eux, il y avait cette idée que l'État français n'arrivait plus à protéger les Français, donc il fallait les protéger à la place de l'État. – Alors il faut d'abord souligner une chose. L'armée et la police, dans l'immense majorité de ses effectifs, est parfaitement républicaine, respecte la loi, l'a fait respecter et n'a aucune intention de renverser l'État. Ensuite, il existe des individus qui effectivement s'affranchissent de cette règle.

Dans le dossier que vous avez évoqué, l'action des forces opérationnelles, un certain nombre des personnes qui ont été jugées étaient déjà à la retraite des services de police ou de l'armée lorsqu'ils se sont engavés. Mais c'est vrai qu'il y a cette idée que, j'allais dire, une fois soldat, toujours soldat, une fois policier, toujours policier, et que si l'État n'arrive plus à un moment donné à juguler la délinquance, la criminalité, si de surcroît l'impression que cet État est illégitime, vient se surajouter à ce que je viens de vous dire,

35:52
Locuteur

eh

35:52
Présentateur

bien ces gens se présentent comme une sorte d'armée de réserve qui est prête à relever le gant. Les plus âgés, et c'était très intéressant dans le dossier, les plus âgés des mises en cause avaient quand même presque 70 ans, je crois. On avait d'ailleurs pas mal de gens qui avaient dépassé la cinquantaine, la cinquantaine, dont des femmes. Et ça, c'est une nouveauté. Et pour certains, pour l

36:12
Locuteur

'un

36:12
Présentateur

d'entre eux notamment, l'histoire de la guerre d'Algérie était toujours présente. Alors qu'est-ce qui se passe dans la guerre d'Algérie ? Eh bien il se passe qu'à un moment donné, des gens qui portent l'uniforme, et même des civils,

36:23
Locuteur

se

36:24
Présentateur

disent mais finalement l'État n'y arrive plus puisqu'il est en train de brader l'Algérie. Par conséquent, nous allons servir, nous, de garde-fous. Nous allons intervenir pour que l'Algérie reste à la France. Et ils font des unités paramilitaires. Et ça se termine très bien. Mais là, on n'en était absolument pas là. On était à des projets sans commencement de réalisation. Noé Michouls, vous êtes grand reporter pour les Justices. Vous suivez aussi ces dossiers-là. La menace, elle rajeunit aussi. Il y a l'État qui est visé, mais il y

36:51
Locuteur

a

36:51
Présentateur

aussi les femmes. Il y a une nouvelle mouvance, c'est la mouvance incel. En clair, des hommes, de la mouvance ultra-droite, qui cherchent à viser des jeunes fans plus particulièrement. Ça aussi, c'est un autre danger

37:01
Locuteur

?

37:01
Locuteur 9

Oui,

37:02
Locuteur

c

37:02
Locuteur 9

'est pour ça qu'on dit que c'est une menace protéiforme. Parce qu'effectivement, vous avez, dans ce qu'on appelle l'ultra-droite radicale, vous avez les survivalistes et vous avez les incels pour célibataires involontaires en anglais. Ce sont souvent des jeunes hommes qui, effectivement, ont une détestation des femmes. Et il y

37:19
Locuteur

a

37:19
Locuteur 9

eu, en juillet 2025, d'ailleurs, un attentat déjoué. C'était un jeune homme qui était de la mouvance incel et qui voulait une haine aux femmes et qui avait été interpellé dans son établissement scolaire avec un couteau. Et c'est le parquet antiterroriste qui s'était saisi de l'affaire. Donc, c'est évidemment une menace qui est prise très au sérieux. Mais on peut quand même dire que ça reste très largement minoritaire par rapport à la menace djihadiste, à titre de comparaison, en 2026, jusqu'à maintenant. Il y a eu quatre ouvertures d'enquêtes par le parquet antiterroriste pour des faits en lien avec la mouvance ultra-droite, sur 42 enquêtes ouvertes.

37:52
Locuteur 6

Ce type d'individus, on les entend très rarement dans un documentaire consacré au terrorisme d'ultra-droite qui est disponible sur RTTV. Un militant, justement, raconte très concrètement comment, dans son groupe, l'idée de la guerre civile et du recours aux armes s'est installée. Regardez.

38:06
Locuteur 4

Quand je sors de prison à cette période, je pars du principe que je n'ai plus le temps

38:09
Locuteur

et

38:10
Locuteur 4

que je cherche à rentrer dans un groupe. Et je découvre un groupe essentiellement composé de skinheads révolutionnaires et national-socialistes avec ce groupe, l'idée, elle arrive assez rapidement d'une guerre civile potentielle. La guerre civile, c'est un peu ce qui va finir par arriver si rien n'est fait.

38:28
Locuteur

En

38:29
Locuteur 4

rapport avec l'islam radical, les musulmans, etc., donc à un moment donné, il y

38:33
Locuteur

a

38:33
Locuteur 4

une volonté, en fait, de bouger, oui, par des actions concrètes.

38:38
Locuteur

On

38:38
Locuteur 4

ne

38:38
Locuteur

va

38:38
Locuteur 4

pas se mentir, il est question d'armes lourdes, d'armes de guerre, de projets,

38:43
Locuteur

d

38:43
Locuteur 4

'actions violentes, tout ce genre de choses.

38:45
Locuteur 6

Jean-Yves Camula, l'objectif, c'est plus non seulement de se préparer ou de se défendre, c'est vraiment de provoquer l'affrontement.

38:52
Locuteur

C

38:52
Présentateur

'est de provoquer l'affrontement avec cette idée assez nouvelle que la guerre civile n'est pas quelque chose qu'on subit,

39:00
Locuteur

c

39:01
Présentateur

'est quelque chose qu'on provoque. Auparavant, il y a une dizaine, une quinzaine d'années, à l'ultra-droite, on disait, la guerre civile va arriver, effectivement, et à ce moment-là, on se dressera en rempart contre ceux qui l'ont causé. Par exemple, le scénario de l'invasion étrangère élaboré par Jean Raspail dans son livre Le Grand des Saints, et dans ce scénario, des citoyens qui souhaitent sauver leur pays se dressent contre l'agresseur. Là, l'idée n'est plus du tout la même.

Elle est de dire, le système est arrivé à un tel stade de bourrissement que rien n'est plus possible par la voie institutionnelle et démocratique, et finalement, ce grand chaos d'où va sortir, on va prononcer le mot, ordre nouveau, il faut le provoquer.

39:42
Locuteur

Et

39:43
Présentateur

garantine

39:43
Locuteur

?

39:43
Présentateur

Oui,

39:44
Locuteur 6

je voudrais vous parler de tous ces groupes structurés tels que le GUD par exemple. Il y a beaucoup de groupes qui ont été dissous ces dernières années, mais finalement, est-ce qu'à force de les dissoudre, ces groupes, on ne risque pas de les rendre moins visibles pour les services de renseignement

39:54
Locuteur

? C

39:55
Présentateur

'est complètement mon avis. Il est toujours préférable de lutter contre quelque chose qu'on voit,

39:59
Locuteur

qu

40:00
Présentateur

'on peut mesurer, avec des gens qui ne sont pas toujours d'une discrétion, conférer les images à toute épreuve, que d'avoir des gens qui rentrent dans les caves. Par ailleurs, les dissolutions, je trouve qu'on les prend trop souvent pour une arme atomique qu'elles ne peuvent pas être. Une dissolution, c'est un signal politique, c'est une décision qui est prise en Conseil des ministres, sur rapport du ministre de l'Intérieur, c'est un signal lancé à un groupe qui va trop loin, qui s'apprête à franchir une limite, qui force l'État à agir.

Ça avait été le cas, par exemple, pour Génération Identitaire, quand des militants de ce groupe avaient revêtu un uniforme qui ressemblait fort à celui des gendarmes pour interpeller de leur propre chef des migrants qui tentaient de passer clandestinement à la frontière française. Là, effectivement, si vous tentez d'usurper l'uniforme des gendarmes, ça ne

40:51
Locuteur

se

40:51
Présentateur

passe pas. Vous n'êtes pas là pour faire la police de l'immigration, en clair. Mais en fait, ce signal, à force de se multiplier, il a perdu de sa force.

41:01
Locuteur

Et

41:01
Présentateur

ce qu'on voit,

41:02
Locuteur

c

41:02
Présentateur

'est que nombre de groupes qui ont été dissous depuis 2017, il n'y

41:06
Locuteur

a

41:06
Présentateur

jamais eu autant de dissolution de groupes d'ultra-droite que depuis 2017, se sont reformés. Alors, évidemment, en évitant les poursuites pour reconstitution de Ligue 10 août, mais en même temps, des poursuites pour reconstitution de Ligue 10 août, ce sont principalement des jours amandes. Autrement dit, ce n

41:20
Locuteur

'est

41:20
Présentateur

pas grand-chose. Merci à vous, Jean-Yves Camus. Vous êtes politologue et directeur de l'Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean Jaurès. Merci à vous, Noémie Choultz. C'est toujours un plaisir de vous recevoir, grand reporter Paulie Justice à France Télévisions. Vous restez avec nous tout de suite le 5 sur 5 d'Amandine Bégaud. Ça y est, enfin, je sais que Jean-Louis Borloo est un grand fan de football. On sait à quoi ressemblera l'équipe de France à la sauce Zinedine Zidane.

41:47
Locuteur 6

Oui, on va mettre un peu de légèreté. Zinedine Zidane qui a présenté tout à l'heure, il y a un peu plus d'une heure maintenant, sa première liste. 23 joueurs, donc, pour les quatre prochains matchs de l'équipe de France. 23 joueurs et 5 nouvelles têtes. Guillaume reste, Andy Diouf, Jérémy Jacquet, Lucas Dacunia, Esteban Lepol, Mbappé, lui, reste capitaine.

42:08
Locuteur 8

Kylian est aujourd'hui

42:10
Locuteur

mon

42:11
Locuteur 8

nouveau joueur à moi et sera mon capitaine. Ça, c'est clair.

42:17
Locuteur

À

42:18
Locuteur 6

l'extérieur, quelques dizaines de supporters avaient fait le déplacement devant le siège de la Fédération française de foot à un pari pour tenter d'apercevoir le nouveau sélectionneur. Pour 8 Français sur 10, Zidane fera au moins aussi bien que Didier Deschamps.

42:32
Locuteur 8

Zidane, c'est un monument dans l'histoire du foot et de

42:34
Locuteur

l

42:34
Locuteur 8

'équipe de France. C'est un joueur qui m'a fait rêver quand j'étais petit. Pour moi, Zidane, c'est une icône du football mondial. J'ai eu jean qui est petit.

42:41
Présentateur

C

42:41
Locuteur

'est

42:41
Locuteur 8

une légende pour

42:41
Locuteur

nous

42:42
Présentateur

tous. Avoir l'occasion de le voir en vrai, ça fait toujours plaisir et ça fait chaud au cœur pour nos supporters. C'est plan de joie, d'excitation, de tout.

42:50
Locuteur 1

Zidane, c'est un emblème du football français. Parce que si

42:52
Locuteur

c

42:52
Locuteur 1

'était un bon joueur, je pense que ça va être un bon entraîneur. J'espère qu'il va nous faire gagner la Coupe du monde

42:56
Présentateur

2030.

42:57
Locuteur 9

Pour moi, c'est le meilleur. Il n

42:58
Locuteur

'y a

42:58
Locuteur 9

rien à dire.

42:59
Présentateur

Bon, voilà. Clairement, l'attente est énorme. On passe sur promenant pour Nathalie Yannetta, directrice des sports de Radio France.

43:06
Locuteur

C

43:06
Locuteur 3

'est un moment que, je crois, il a rêvé et sûrement beaucoup travaillé. Parce que c'est quelqu'un qui travaille beaucoup. C'est une des personnalités préférées des Français. C'est quelqu'un qui pourtant n'habite plus en France depuis très longtemps. Mais il est resté par son charisme, par évidemment à la fois la carrière de joueur qu'il a eue et d'entraîneur lorsqu'il était au Real Madrid. Il fait partie des grandes figures françaises.

43:30
Locuteur

Alors,

43:31
Locuteur 6

une chose est sûre. Avec Zizou, les choses vont changer à Clairefontaine. Fini les défilés... Oui, ça file droit. Fini les défilés des joueurs à leur arrivée dans des tenues souvent farfelues. Ça se fera désormais sans la presse. Seules les seules images qui seront diffusées, ce seront celles de la Fédération française de foot. Alors ça a inspiré forcément certains sur les réseaux sociaux. Regardez.

43:52
Locuteur

T

43:52
Locuteur 8

'es sérieux, Zizou ? Tu annules le prochain rassemblement de la Fashion Week ? Pas ça, Zinedine ! Pas ça, après tout ce que j'ai fait !

43:57
Locuteur 5

Redescends d'un étage, Jules la divastare. T'es défilé, tu fais ça avec Christina, mais pas avec moi. Maintenant, tu cours ou tu te prends un coup de boule à gauche, coup de boule à droite ? Non, pas ça !

44:07
Locuteur 6

Plus sérieusement, Jean-Louis Borloo, il n

44:08
Locuteur

'y a

44:08
Locuteur 6

pas de joueur de Valenciennes dans cette liste de Zinedine. Elle vous plaît quand même, cette liste, ou pas

44:12
Locuteur

?

44:12
Présentateur

Ce que je trouve génial, c'est qu'on est

44:15
Locuteur

à

44:16
Présentateur

la fin d'un pays qui méprise le sport à l'école, à l'université, et qui est champion du monde de presque tout. Et en plus, tu le permets d'avoir et des champs pendant je ne

44:24
Locuteur

sais

44:24
Présentateur

pas combien d'années, et Zidane, deux monstres absolus ! Mais on est un grand peuple, enfin ! Et

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Locuteur

il fera aussi bien que... Vous savez pourquoi ? Oui,

44:31
Présentateur

pourquoi ? Parce que l'ENA n'a pas compris qu'on

44:33
Locuteur

trouve sur les cours français. C'est l'obsession. Non,

44:37
Présentateur

mais ça veut dire que c'est organisé. Il

44:39
Locuteur

y

44:39
Présentateur

a des fédérations, des académies, des districts, ça repose sur les... Des éducateurs, il y a du bénévolat, les générations sont réunies, c'est formidable

44:46
Locuteur 6

!

44:47
Locuteur

Il

44:47
Locuteur 6

fera au moins aussi bien que Didier Deschamps, comme le pense

44:49
Locuteur

Miphan Sardin ? Mais

44:50
Présentateur

on a deux mots formidables, et des mecs qui

44:53
Locuteur

ont

44:53
Présentateur

une classe folle, parce que... Pourquoi ils sont aimés ? Parce qu'ils ont de la classe, parce que j'aimais un mot de trop, parce que c'est...

45:00
Locuteur

Mais ça pourrait être... Je

45:02
Présentateur

parle de Deschamps et de

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Locuteur

Zidane, je pourrais

45:05
Présentateur

vous parler de Lisa Razou, si vous voulez, toujours tout est calibré, tellement intelligent. Ils sont formidables nos gars ! C'est raison, elle est formidable cette équipe de France,

45:13
Locuteur

surtout

45:14
Présentateur

quand elle est entraînée par Zinedine Zidane aussi. A retenir également, Amandine, cette saisie record de protoxyde d'azote.

45:19
Locuteur 6

Oui, 30 tonnes, soit 6 000 bouteilles de gaz hilarant, qu'on l'appelle trop souvent à tort, valeur marchande, 665 000 euros. Une saisie qui s'est faite en deux temps, d'abord dans le Tarn-et-Garonne, puis dans le Gers. Tout commence en fait lors d'un contrôle routier, contrôle des douanes, à Montauban. Les douaniers interceptent un camion qui vient d'Espagne, au péage, camion immatriculé en Lituanie. A l'intérieur, ils découvrent pas moins de 13 tonnes de protoxyde d'azote. L'audition du chauffeur leur permet ensuite de remonter à un entrepôt, dans le Gard, cette fois, à 80 km de là, à l'intérieur, 17 tonnes supplémentaires.

45:55
Locuteur

C

45:55
Locuteur 8

'est quand même très surprenant et inquiétant aussi. La zone, c'est une zone sérieuse avec des entreprises sérieuses, donc c'est toujours inquiétant de savoir ce qui se passe.

46:07
Locuteur 6

Et pour les policiers, cette saisie est symptomatique d'un phénomène qui, disent-ils, s'aggrave de jour en jour.

46:12
Locuteur 5

C'est une des plus grosses saisies qu'on ait faites sur le territoire français. C'est des trafiquants, c'est des individus qui sont très organisés et ils savent qu'ils risquent pas beaucoup

46:20
Locuteur

de

46:21
Présentateur

prison, donc du coup, c'est beaucoup plus facile pour eux. Aujourd'hui, la législation est en train de changer. On va pouvoir verbaliser les gens qui consomment sur la loi publique. On va pouvoir verbaliser les revendeurs, surtout, avec des peines qui existent au niveau délictuel. Il va y avoir de plus en plus de

46:36
Locuteur 5

saisies.

46:36
Présentateur

Il va y avoir de plus en plus d'affaires.

46:38
Locuteur 6

En effet, la loi Riposte, qui a été définitivement adoptée cet été, prévoit d'encadrer la vente et la circulation de protoxyde d'azote, mais aussi la création d'un délit pour les consommateurs dédié d'inhalation.

46:48
Locuteur 8

A Mérignac, en Gironde, l'hommage de la France aux pompiers, mort cet été.

46:51
Locuteur 6

Un hommage national qui était présidé par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, a salué l'héroïsme des caporaux Anthony Berthom et Wilfried Schmitter, ces deux sapeurs-pompiers qui avaient été pris au piège de leur camion, c'était le 21 juillet dernier, et ce, alors qu'ils tentaient d'éteindre les flammes près de l'aéroport de Bordeaux.

47:11
Locuteur

L

47:11
Présentateur

'engagement immodéré de nos soldats du feu a permis qu'aucune victime ne soit comptée dans la population civile. Mais sur le front de ces incendies, eux ont perdu quatre des leurs. Voilà le lourd tribu payé par nos pompiers cet été. Voilà la vérité crue de leur engagement quotidien qui peut aller jusqu'au sacrifice.

47:33
Locuteur 6

Autre image, cette fois à Biscarros, dans les Londres, où la population regardée a rendu hommage aux sapeurs-pompiers, mais aussi aux forces de l'ordre, aux bénévoles qui se sont mobilisés pendant ces incendies de l'été. C'était la journée du Merci, organisée dimanche dernier, à la fois par la ville et par le département. Et partout en France, même si les alertes incendies sont encore parfois d'actualité, les pompiers, en tout cas, préparent déjà l'après, la prochaine saison et ça passe d'abord par la réparation des véhicules.

48:00
Locuteur

La

48:00
Présentateur

guerre du feu en forêt est terminée, mais nous, la guerre du feu se prépare pour l'année prochaine. Comme c'est des véhicules qui sont pénétrants,

48:08
Locuteur 5

inévitablement, il y a forcément de la casse. Donc nous sommes là pour apporter notre soutien et les remettre le plus vite possible disponibles.

48:14
Locuteur

Et

48:14
Présentateur

le week-end prochain, c'est l'énorme événement en J-7 avant le début de la visite du pape en France. le premier temps fort, ce sera donc vendredi prochain dans une semaine pile à Notre-Dame. Léon XIV, il célébrera les vèpres, mais sauf coup de théâtre, Emmanuel Macron ne devrait pas assister à la cérémonie. Le

48:29
Locuteur 6

président, pourtant, l'avait demandé. Il espérait, selon nos confrères de la Croix, obtenir quelques minutes avec le pape à l'intérieur de la cathédrale pour lui montrer le chantier que la France avait financé. Le Saint-Siège a opposé une fin de nous recevoir évoquant un planning déjà très chargé, mais selon la Croix, la raison serait sans doute plus politique. La loi sur la fin de vie, notamment soutenue par Emmanuel Macron. Le pape qui n'ira pas non plus a bondi. Raison logistique, dit le maire de la ville, et non pas à cause du trafic de drones comme on a pu l'entendre en début de semaine.

49:00
Locuteur

Il

49:00
Locuteur 5

n'y

49:00
Locuteur

a

49:00
Locuteur 5

jamais été question de problématiques liées à la sécurité du quartier. Pas du tout. En fait, c'est un scénario qui a été abandonné pour des raisons de délai qui n'aurait pas permis finalement au pape de pouvoir passer suffisamment de temps avec les croyants, avec les bondinois de façon plus générale. Que cet argument a été utilisé, ça vient stigmatiser une nouvelle fois notre commune. Ses habitants nous reléguaient uniquement à une caricature finalement de délinquance, de violence qui n'est pas le quotidien des habitants.

49:33
Présentateur

Amandine, on part au Royaume-Uni où le roi Charles III est dans la tour mentie. Oui, tout ça à cause d'un livre. Alors, pas n'importe quel livre, il s'agit du livre le plus attendu de l'année chez nos voisins britanniques, Swang Song Diana, my sister, traduisait le chant du signe Diana,

49:47
Locuteur 6

ma sœur. Il s'agit en fait des mémoires de cet homme, Charles Spencer, le frère de Lady Di. Le livre sort mardi prochain, mais un premier extrait a déjà fuité.

50:23
Présentateur

Nous l'oublierons bien assez tôt. Voilà ce qu'aurait dit d'après le frère de Diana Charles, alors qu'il était avec le frère de Diana. Pardon, je m'en mène les pinceaux dans toutes ces histoires de Charles, mais celui-ci lui expliquait que sa sœur n'aurait pas souhaité voir ses fils William et Harry dans son cortège funèbre. Charles lui aurait dit le roi actuel, nous l'oublierons bien assez tôt. Des propos qui ont bien sûr profondément choqué l'opinion publique. Les Britanniques sont toujours très attachés à Diana à tel point que le palais a dû sortir de sa réserve regarder se communiquer. Bien que nous ne commentions pas les livres par principe.

50:56
Locuteur

Sa

50:56
Présentateur

Majesté est consciente que la douleur du deuil fraternel peut obscurcir la

51:00
Locuteur

raison,

51:01
Locuteur 6

affecter

51:02
Présentateur

le jugement et colorer la mémoire. Fin de citation. Ce qui est sûr, c'est que ces mémoires elles sont très très attendues tellement

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Locuteur

que

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Locuteur 6

quatre exemplaires du livre ont

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Présentateur

été dérobés en début de semaine dans un camion entre l'imprimerie et l'entrepôt de distribution du livre aux Pays-Bas.

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Locuteur

C

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Présentateur

'est le pire moment pour le roi Charles III puisqu'en plus, Harry, le fils préféré on va dire du royaume dont je rigole, William, est revenu au Royaume-Uni voir son père.

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Locuteur

Merci

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Présentateur

à vous Jean-Loup Borloo, merci à vous Jean-Yves Camus. Donc,