Dégageons Bayrou ! | Touche Pas à Mon Peuple ! #16
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le 16e épisode de Touche pas à mon peuple, le podcast de la France insoumise. Cette semaine, Manuel Bonpard s'attaque au point politique. Le conclave est, comme nous l'avions prévu, un échec.
Il est temps de censurer le gouvernement et de faire tomber Bairou. Manuel Bompard nous explique tout et surtout pointera le rôle d'assurance vie du Rassemblement national pour la Macronie. On parlera aussi mobilisation écolo, assemblée représentative de la France insoumise et situation internationale.
Une situation internationale marqué par la guerre Israël-Iran. C'est Arnaud Legal qui se penche sur la question en détail. Sarah Lin a sorti cette semaine un rapport parlementaire sur la parentalité.
Il sera question de maire isolée, congé paternité et allocation familiale. Enfin, Mathilde Digier nous fera le récit de son entrée à l'Assemblée nationale dans un contexte privé particulier. Elle nous montre comment il a pu la guider pour transformer la société.
Et côté carte blanche, l'Institut Labessie fera la promotion du cursus renforcé candidaté dès maintenant et jusqu'au 6 juillet pour intégrer la 6e promotion. Et l'insoumission.fr se penchera sur le conclave et sur la complicité du Rassemblement national dans le maintien au pouvoir d'Emmanuel Macron.
Mais tout de suite le point politique. Emmanuel Bompard, c'est à toi. Et bonjour à toutes et tous.
Cette semaine, c'était normalement la fin du fameux conclave. Cette réunion mise en place par François Baï au moment du budget quand il a passé en force son budget par 493 pour tenter d'échapper à la censure de son gouvernement. Il a négocié avec le Parti socialiste la mise en place de cette réunion qu'il a appelé conclave qui réunissait autour d'une même table les représentants des organisations syndicales de salariés et les représentants des syndicats du patronat, le MEDEF en particulier. et il a fait croire, il a fait mine de penser que cette réunion pouvait ou en tout cas certains ont fait mine de penser que cette réunion pouvait aboutir sur l'aborrogation de la réforme des retraites, c'est-à-dire la prorogation de l'âge de départ à la retraite à 64 ans et le retour à 62 ans. assez vite un certain nombre d'organisations syndicales se sont rendues compte qu'elles ont été dupées et elles ont quitté la table des négociations et assez vite d'ailleurs le premier ministre François Baotou a dit de toute façon la question de l'âge de départ à la retraite ne fait pas vraiment partie des sujets en discussion et ces travaux se sont prolongés mais même en dehors de cette question là de l'âge de départ à la retraite elles n'ont pas abouti sur un accord et la et le conclave devait normalement se terminer la semaine dernière mais finalement il s'est prolongé une semaine supplémentaire et il n'y a toujours pas d'accord.
Le conclave s'est donc soldé par un échec définitif, même si le Premier ministre a repris la parole ce jeudi pour jouer la prolongation de la prolongation en continuant à s'accrocher au pouvoir et en espérant gagner encore du temps. Gagner encore du temps pour échapper à la censure. Pourtant, il est temps que cette comédie et cette mascarade s'arrête.
Et c'est la raison pour laquelle nous avons appelé dès ce lundi, dès la fin de ce conclave au dépôt d'une motion de censure commune de l'ensemble des formations politiques de la gauche représentée à l'Assemblée nationale pour faire tomber ce gouvernement. Finalement, le Parti socialiste a montré à nouveau son sectarisme. Il a refusé de déposer une motion de censure euh commune.
Mais il y aura bien une motion de censure qui sera examinée, débattue mardi prochain à l'Assemblée nationale et qui doit être l'opportunité de faire tomber le gouvernement. Évidemment, ça dépendra du vote de l'ensemble des députés de gauche, ça dépendra aussi du vote des députés du Rassemblement national. Et ces derniers jours, les députés du Rassemblement national ont expliqué que ce n'était pas le moment de faire tomber le gouvernement.
Ont expliqué que la question des retraite n'était pas suffisante pour censurer le gouvernement. Bref, tout le monde a compris que le Rassemblement national s'apprête à sauver encore le gouvernement de François Bairou. Ça fait déjà six motions de sonens sû que le Rassemblement national a refusé de voter.
Euh et il s'apprête à servir à nouveau euh de dernier protecteur de la Macronie, de béquille de la continuité de la politique macroniste en France. Et la semaine prochaine sera d'un certain point de vue l'heure de vérité. Ceux qui sont véritablement dans l'opposition à Emmanuel Macron, à François Bairou, à sa politique devront censurer le gouvernement et tous ceux qui ne censureront pas le gouvernement auront définitivement fait tomber le masque et auront définitivement montré leur vrai visage, c'est-à-dire des opposants de Pacotis, des gens qui font semblant d'être dans l'opposition mais qui en vérité à chaque fois qu'ils ont l'opportunité de renverser le gouvernement décident de le sauver.
C'est une bonne chose évidemment que toute la gauche puisse voter cette motion de censure, même si ça n'enlèvera pas et ça n'effacera pas le fait que depuis le mois de janvier, il y a eu de nombreuses opportunités de faire tomber ce gouvernement et la décision du Parti socialiste à si reprise également de ne pas voter cette motion de censure depuis le mois de janvier a permis à François Bairou d'abord de faire appliquer un programme budgétaire qui est le pire budget le plus austéritaire de ces 30 ou 40 dernières années aura permis de maintenir au pouvoir Bruno Retaillot, le ministre de l'intérieur qui s'est illustré ces derniers mois par ses obsessions racistes xénophobes et islamophobes aura permis à ce gouvernement de dérouler un agenda politique qui est un agenda politique totalement régressif d'un point de vue écologique et environnemental. Et ça ça n'aura été possible que parce que le Rassemblement national d'un côté, le Parti socialiste de l'autre auront maintenu ce gouvernement au pouvoir. Peut-être que la semaine prochaine enfin on pourra tourner la page définitivement de François et si c'est pas le cas alors le Rassemblement national aura montré son vrai visage.
En tout cas ce serait une manière de finir l'année en faisant chuter un gouvernement qui depuis qu'il est au pouvoir finalement n'a rien fait de bon pour le pays. à aggraver notre situation pour un premier ministre qui a passé son temps justement à chercher à gagner du temps, qui se sera illustré aussi par ses mensonges comme dans l'affaire Betaram où il aura menti à plusieurs reprises devant la représentation nationale et donc il est temps pour lui de partir partir pour pouvoir mettre en place une autre politique économique sociale écologique partir aussi pour avoir un gouvernement qui sur la scène internationale défend la voix de la paix défend le droit international à l'exacte inverse et à l'exacte opposé des réactions qui ont été les réactions de la diplomatie française du président de la République lui-même depuis maintenant plusieurs semaines. Évidemment, relativement au génocide que commet aujourd'hui le gouvernement d'extrême droite de Netania ou à Gaza, mais aussi des attaques contre le Liban, contre la Syrie et puis récemment contre l'Iran dont s'est rendu coupable l'armée israélienne, puis les États-Unis d'Amérique par l'intermédiaire des bombardements qui ont été décidés par Donald Trump.
Et cette attaque israélienne comme ces bombardements américains sont des violations du droit international et on devrait attendre de la France qu'elle ait une parole forte qui est une parole garante du respect du droit international parce que si la France ne défend pas le droit international alors qui va le faire d'un point de vue international la guerre qui a été déclenchée par Israël contre l'Iran, les bombardements américains contre l'Iran au CC puisqu'il y a désormais un cessé le feu qui a été décidé mais les massacres continuent à Gaza mais la colonisation continue. en 6 Jordanie et l'impunité dont jouit le gouvernement de Netaniao le conduit à poursuivre sa politique génocidaire et sa politique inacceptable d'un point de vue du respect des droits humains. Et là aussi la France est extrêmement silencieuse.
L'attaque israélienne contre l'Iran aura permis pour Netaniaahu de d'empêcher la tenue d'une conférence que le président de la République Emmanuel Macron disait préparé depuis plusieurs mois et devant permettre la reconnaissance de l'État de Palestine. Et cette conférence ayant été annulée, on n plus entendu parler dans la bouche du président de la République de cette reconnaissance. Or, il n'y a pas besoin de cette conférence pour pouvoir procéder à la reconnaissance de l'État de Palestine.
Il suffit d'une décision du président de la République lui-même qui pourrait par la même faire en sorte que la France rejoigne une grande majorité des États dans le monde. C'est près de 75 % des États dans le monde qui reconnaissent officiellement aujourd'hui l'État de Palestine. Et donc là aussi, c'est une raison de faire tomber ce gouvernement, de préparer les prochaines échéances présidentielles pour remplacer ce président de la République pour que la France redevienne voix non alignée, une voix indépendante, une voix qui défend la paix, une voix qui défend le respect des droits humains, une voix qui défend le droit international tellement maltraité ces derniers mois et ces dernières années.
Et c'est aussi une raison pour laquelle il faut faire la semaine prochaine tomber le gouvernement de François Baou. Cette semaine a été aussi l'occasion d'alerter et le groupe insoumis par l'in par monde intermédiaire a pu le faire ce mardi à l'Assemblée nationale sur les dysfonctionnements de la justice et notamment l'omerta qui s'organise dans la justice pour empêcher que justice soit faite quand un jeune homme a été tué par un policier. Ça a été le cas à Marseille il y a 4 ans.
Il s'appelait So Al Calfouawoui. Il avait 19 ans et depuis 4 ans, sa famille se bat pour avoir le droit à la vérité, à la justice. Et depuis 4 ans, sa famille est confrontée à un véritable sabotage judiciaire où des pièces nécessaires à à manifestation de la vérité disparaissent ou ne sont pas demandées.
Où on laisse des policiers s'accorder pour pouvoir donner leur versions où la famille demande des actes judiciaires qui ne sont pas produits. Et cette semaine, en début de semaine, on a appris que les scellé de cette enquête avaient disparu dans le parquet de Marseille. Un quelque chose de tout à fait extraordinaire, tout à fait incroyable qu'il avait disparu depuis plusieurs mois.
Et c'est suite à notre interpellation du ministre de la justice, Gérald Armanin, mardi à l'Assemblée nationale que comme par magie le lendemain, nous avons appris que ces scellé avaient été retrouvés. Je crois que ça en dit long sur le les les complicités, la manière systémique avec laquelle dans les situation de violence policière, il est extrêmement difficile pour la justice et pour les proches des victimes d'obtenir vérité et justice. Et c'est aussi une bataille que mène la France insoumise depuis des années et des années et que nous allons continuer à mener.
Enfin, le weekend dernier, c'était l'assemblée représentative de la France insoumise. L'assemblée représentative, c'est un moment important dans l'histoire de notre mouvement. C'est tous les 6 mois que se réunissent pendant une journée des représentants tirés au sort dans chacun des départements du pays, tiré au sort au sein des boucles départementales de la France insoumise pour faire le point pour échanger sur la stratégie politique de la France insoumise sur les objectifs sur la feuille de route que l'on se fixe pour les mois qui suivent.
Et lors de cette assemblée représentative, nous avez nous avons notamment travaillé, débattu et adopté deux textes. Un appel pour l'unité populaire, un document d'orientation politique qui s'adresse notamment aux militantes et aux militants syndicalistes, militants associatifs, citoyens, militants des autres formations politiques pour leur dire que l'heure est aujourd'hui au rassemblement sur un programme de rupture dans la perspective des prochaines échéances électorales. Et c'est cet appel pour l'unité populaire que nous avons débattu et adopté collectivement.
Et puis nous avons aussi mis au point un 2è document, une feuille de route avec des objectifs, ces objectifs que la France insoumise se fixe pour les mois qui viennent à la fois des objectifs de travail dans la société mais aussi des objectifs de développement interne de notre mouvement, de son amélioration, faire en sorte que le mouvement soit encore plus puissant, encore plus efficace, qui sont encore plus à même de pouvoir réussir les objectifs politiques qu'il se fixent. Et ces deux documents, ce document d'orientation stratégique et cette feuille de route, elles sont désormais soumis au votes, des insoumises et des insoumis. Elles sont soumises au vote jusqu'au lundi c Et donc si vous êtes militante et militant ou militant de la France insoumise et si vous n'avez pas encore voté sur ces textes, c'est très important que tout le monde en prenne connaissance, que tout le monde puisse donner son point de vue, approuver ces textes ou les rejeter pour faire en sorte que ces textes soient très largement partagés à l'intérieur du mouvement. insoumis.
Dans ces textes, vous trouverez aussi des éléments de préparation des prochaines échéances électorales qui sont les élections municipales qui vont avoir lieu l'année prochaine. Et vous apprendrez en particulier que la France insoumise a d'ors et déjà organisé 500 assemblées dans 500 communes en France pour préparer ces élections municipales. C'est 90 % des communes des grandes communes, des communes de plus de 50000 habitants.
C'est plus de 50 % des communes de plus de 20000 habitants dans lesquelles la France insoumise est d'ors et déjà en train d'organiser sa présence pour les élections municipal et il y aura encore de nouvelles assemblées communales qui vont avoir lieu dans les prochaines semaines et dans les prochains mois. Vous le voyez, le mouvement soumis, il est en dynamique, il continue à grandir, à progresser, il se fixe des objectifs ambitieux. Les élections municipales bien sûr, mais aussi comme première étape du grand rendez-vous démocratique du pays qui sera l'élection présidentielle de 2027.
Alors, si vous avez toujours pas franchi le pas, si vous êtes pas encore insoumise ou insoumis, n'hésitez pas à nous rejoindre. N'hésitez pas à rejoindre un groupe d'action pour militer au quotidien, pour militer près de chez vous, pour rencontrer les insoumises et les insoumis autour de chez vous parce qu'on a besoin d'être encore plus nombreux pour faire face à la fascisation du pays, à la bolorisation des médias. On a besoin d'avoir un maillage, un réseau militant qui est le plus puissant possible et ça, ça dépend de chacune et de chacun d'entre vous.
Voilà, c'est tout pour cette semaine. On se retrouve évidemment la semaine prochaine et d'ici là, prenez soin de vous. Au revoir.
Sarah Lin a sorti cette semaine un rapport parlementaire sur la parentalité. On l'écoute. La délégation en droits des femmes de l'Assemblée nationale a adopté euh à l'unanimité le rapport de ma mission d'info transpartisane sur euh la parentalité, les politiques d'accompagnement, la parentalité euh qui m'avait été confié à moi et euh à Delphine Lingman qui est une députée du Modem.
Donc voilà, malgré tous les désaccords que vous pouvez imaginer entre les entre nos deux formations politique, on a réussi à se mettre d'accord sur 44 recommandations communes dont certaines sont très fortes. Et donc c'est ça que j'ai envie de développer ici. Mais d'abord peut-être commencer par dire pourquoi c'était très important que la délégation au droit des femmes missionne un rapport sur la la question de la parentalité.
En fait, sous ce mot un peu aux allures un peu neutres, euh par mentalité, derrière se cache la question de la pénalité maternelle. Il y a très peu de gens qui savent qu'aujourd'hui 90 % des inégalités de revenus entre les femmes et les hommes sont liées à la parentalité. C'est-à-dire en fait concrètement au fait d'être maère.
C'est quand vous devenez maire que euh votre situation décroche sur le monde du travail, euh que vous allez vous retrouver euh en avec des inégalités économiques qui vont exploser entre les femmes et les hommes. Euh et c'est en devenant mère aussi que vous allez vous retrouver en fait avec cette fameuse double journée, double injonction à travailler comme si vous n'aviez pas d'enfants et à avoir des enfants comme si vous n'aviez pas de travail. Ce sont les femmes qui assurent aujourd'hui en France 71 % des tâches domestiques et 65 % des tâches parentales.
Voilà, il y a cette inégalité qui est très ancré, qui est à la fois évidemment dans les stéréotypes de la société qui continue majoritairement à penser que le soin aux enfants c'est une c'est lié à une nature maternelle, que c'est une prérogative des femmes mais mais qui est aussi lié en fait à des politiques publiques. Aujourd'hui, on a des politiques en matière d'accueil du jeune enfant, que ce soit les congés, les modes de garde et des politiques en matière d'organisation du monde du travail et du temps de travail qui font que qui ne se rencontrent pas du tout et qui font que les femmes sont très très fortement pénalisées par cette maternité. Donc l'idée c'est bien il faut amoindrir cette pénalité parentale que ça coûte moins cher, que ce soit moins dur dans la vie d'être parent mais surtout aussi la répartir également quoi.
C'est de dire que ça peut pas être en plus une pénalité qui est assurée essentiellement qui va essentiellement avoir un impact sur les femmes. Là où par exemple les pères quand ils ont des enfants ne voient pas leur revenus diminuer, ne voir pas leur carrière professionnelle entravé par exemple. Donc c'était hyper important de traiter ce sujet-là comme un sujet d'égalité, la question de la parentalité.
À partir de là, donc on a fait 44 propositions. Il y en a une à laquelle je tiens énormément et je suis très très heureuse d'avoir réussi à faire adopter de façon transpartisane qui est la question du congé paternité égal au congé maternité. Alors, c'est une mesure très importante.
Faut savoir qu'en Espagne, en ils ont en 2019 amorcé une réforme et en quelques années, ils ont adopté un congé paternité égal au congé maternité. Ils appellent même pas ça congé paternité, congé maternité en réalité. En fait, ils disent c'est une prestation d'accueil, de naissance et de soins de l'enfant.
Et cette prestation, elle est égale pour les deux parents euh et elle est de 16 semaines pour les deux parents. Alors nous en France, on a juste un congé maternité de 16 semaines et on a un congé maternité qui est très largement inférieur parce qu'au maximum il vous amène à un mois euh après la naissance. Voilà.
Euh pourquoi le mettre à égalité ? Bah évidemment le congé maternité les gens se disent "Oui mais c'est aussi pour se remettre de l'accouchement. C'est aussi éventuellement pour allaitter.
C'est un sens particulier lié à ce qui arrive au corps des femmes, à l'esprit des femmes au moment de la naissance. Mais justement précisément précisément parce qu'elles ont besoin de se remettre physiologiquement, psychologiquement parce que parfois elles allittent et bien au contraire elles ont plus que jamais besoin d'une personne à leur côté qui puisse bah évidemment bah prendre soin de l'enfant quand elles ont un rendez-vous médical qui puissent s'occuper du ménage, les courses, de faire à manger quand par exemple elles sont en train d'allaitter ou justement se relayer quand elles manquent de sommeil. Ce qui fait que cette histoire de congé paternité égale au congé maternité, c'est aussi dire bah ce n'est pas un congé en fait, c'est pas un repos, c'est très dur d'accueillir un enfant seul après euh la naissance et en tout cas c'est aussi un problème parce que ça induit très vite le fait que et bien la mère va être le parent principal, le parent qui sait tout, qui a appris qui a appris les choses, qui sait voilà comment s'y prendre et cetera pendant que finalement le père va éventuellement se retrouver un peu en position auxiliaire, en soutien, son appuie quand c'est possible parce qu'il aura pas eu le temps de découvrir avec de façon autonome aussi l'apprentissage des soins de l'enfant.
Et du coup, non seulement on propose de le mettre à égalité ce congé paternité avec le congé maternité, donc 16 semaines, mais sur ces 16 semaines, on veut qu'il y ait 8 semaines obligatoires. Alors qu'on s'entende bien, obligatoire, ça veut dire justement que c'est une garantie et que vous pouvez pas avoir votre patron qui commence à essayer de négocier en vous disant que là c'est compliqué, euh c'est pas le bon moment et cetera en fait. Vous avez 8 semaines qui sont garanties, les quatre premières à la naissance.
Vous passez comme ça forcément au moins un mois après la naissance à accueillir l'enfant, à apprendre les gestes ensemble, à être au côté de la mère. Et puis euh dans l'autre mois obligatoire, les autres 4 semaines obligatoires, elle serait prise après le congé maternité justement pour favoriser des moments où a priori potentiellement la mère a repris le travail et le père va être seul avec l'enfant et là il va aussi découvrir tout plein de de choses par lui-même sans être un peu quelque part dans le réflexe d'aller d'aller demander comment on fait à la mer ou d'aller être juste en appui. Et c'est cette phase d'autonomie, c'est très important.
On a eu plein de témoignages sur le fait que c'était vraiment important dans le le fait de de devenir un parent à part entière. Et c'est aussi ce qui est pratiqué dans les pays scandinaves où les pères ils ont plusieurs mois seuls avec leurs enfants. Donc ça voilà c'est pour le congé paternité.
C'est vraiment la grosse proposition qui est faite dans ce rapport. Mais dans ce rapport, on a aussi plein d'autres propositions. Évidemment, on n pas voulu écarter du tout la question des familles monoparentales qui est centrale, qui concerne énormément les femmes puisque vous savez plus de 80 % des familles monoparentales, ce sont en réalité des mères seules, des mères isolées et elles subissent alors plein d'inégalités, notamment des injustices socio-fiscales, le fait de devoir payer des impôts sur la pension alimentaire alors que la pension alimentaire, bah elle est censée être là pour et bien pour l'entretien de l'enfant.
Elle est d'ailleurs souvent insuffisante. Donc nous, on propose de revoir le mode de calcul de cette pension alimentaire et aussi de ne que la mère ne paye plus d'impôts dessus. Euh on propose aussi de déconjugaliser la SF, c'est un peu technique mais en gros, il y a une une allocation qui est que touchent les mères isolées qui n'ont pas de pension alimentaire toujours pour l'entretien de leurs enfants.
Mais alors si elles se remettent en couple mais même juste conjugalement quoi, enfin même sans se marier, et bien en fait ils peuvent avoir un contrôle de la cave qui vont leur dire non vous êtes vous êtes en couple donc vous partagez les frais. Donc en fait, on vous retire la SF comme si forcément le nouvel amoureux de la mère était forcément quelqu'un qui allait s'occuper des frais de l'enfant et donc c'est évidemment catastrophique. Donc ça on est aussi pour déconjugaliser cette ASF.
On a aussi des mesures en faveur évidemment de la conciliation. On a aussi des mesures pour adapter davantage le monde du travail à la parentalité. Bon, en fait, il y a un énorme pan qui serait à revoir qui est la question tout simplement du temps de travail, de l'organisation du travail avec notamment bien les journées fragmentées, les horaires atypiques qui sont beaucoup assurées notamment par des métiers féminisés et où là vous avez une double peine parce que c'est des femmes qui ont des métiers avec des horaires compliqués et en plus des horaires qui sont incompatibles avec le fédéral des enfants et en plus les mères isolées sont se représenté dans ces catégories là et puis au-delà voilà de ces cas de de d'horaires fragmentés et cetera, il y a plus largement l'organisation de l'entreprise qui fait qu'il y a encore des réunions, des temps importants tôt le matin, tard le soir, enfin le soir, les weekends et cetera et que tout ça, cette espèce de désynchronisation et bien évidemment elle elle pèse très très lourd sur les femmes parce qu'en réalité, qu'est-ce qui va se passer ?
Comme dans le couple et bien on a un système inégalitaire bien ancré qui fait que ce sont les mères qui veulent qui vont aller chercher les enfants à l'école, qui vont aller au rendez-vous prévus pour la scolarité de l'enfant ou au rendez-vous médicaux et cetera, mais ce sont elles qui vont en fait renoncer à ces temps forts et elles vont avoir évidemment un impact dans leur dans la révolution de carrière et cetera. Donc euh quel que soit finalement le même le niveau social, niveau professionnelquel vous êtes, il y a la question de comment le travail finalement fait par des hommes pour des hommes ne prend pas du tout en compte la question de la parentalité et comment à l'inverse et bien si on fixait des règles, ces règles, elles pourraient s'appliquer à tous les salariés, elles pourraient encourager le fait que justement ce ne soit pas au maire de s'arranger, de concilier, de faire des concessions, mais que les salariés aient ce droit et ce droit égalitaire entre eux de de de prendre en charge les tâches parandale et ça encouragerait aussi évidemment non seulement ça pénalerait moins les femmes mais ça encouragerait sans doute le partage des tâches, le fait que et bien tout le monde a les mêmes droits, les mêmes droits à des autorisations d'absence par exemple pour des rendez-vous dans la scolarité pour les moments de rentrée scolaire et cetera. Bah ça si c'est donné à tous les parents, peut-être qu'on peut peut se dire aussi que il y a peut-être un plus d'égalité qui sera.
Voilà voilà un peu pour le le résumé. Il y a plein de choses aussi sur la santé des mères, le fait la lutte contre la dépression postpartome. Vous savez que le suicide est quand même la première cause de mortalité euh chez les femmes qui ont accouché euh dans l'année qui suit l'accouchement.
Donc c'est c'est extrêmement grave, c'est extrêmement préoccupant. Donc évidemment, il faut former les personnels de santé à ça, il faut permettre un rendez-vous psy gratuit supplémentaire pour pour les femmes après la naissance. Il faut aussi faire en sorte que quand il y a une dépression postpartome et bien le conjoint, la conjointe puisse bénéficier du congé proche et dents pour être vraiment totalement au côté de la de la femme qui souffre de dépression postpartone.
Euh voilà, il y a aussi ces enjeux-là qu'on a essayé de prendre en compte, lutter contre l'isolement des mères, favoriser des groupes après la naissance et cetera. euh des mesures voilà plus ou moins coûteuses ou plus ou moins radicales, parfois un peu aussi symboliques sur la question des stéréotypes, de comment on nomme les choses. Est-ce que c'est nécessaire d'appeler encore euh l'école maternelle, l'école maternelle ?
Euh est-ce que euh on ne devrait pas euh aussi euh faire attention aux termes qu'on emploie euh quand on dit euh père paternité euh pour inclure l'ensemble des familles, pour aussi ne pas impliquer aussi les inégalités de genre et cetera. Donc on a essayé d'avoir une réflexion là-dessus. Vous l'aurez compris, la mesure phare et celle qui coûte le plus, c'est celle du congé paternité.
Elle est dans le programme de la France insoumise. Je suis très heureuse que maintenant ce soit un rapport transpartisan LFI modem adopté à l'unanimité par lagation au droits des femmes qui le qui puisse le faire advenir à l'Assemblée nationale. Et puis bah le reste du boulot sera évidemment d'en faire des propositions de loi et de faire gagner cette bataille.
Voilà. Israël Iran pour tout comprendre c'est autour d'Arnaud Legal. Du 12 au 24 juin a eu lieu la guerre des 12 jours entre Israël et et l'Iran.
Guerre déclenchée par le gouvernement israélien dans la nuit du 12 au 13. Les bombardements de sur de multiples cibles en Iran. Cette guerre a fait en tout 1054 victimes officiellement en Iran dont de très très nombreux civils et quelques responsables du régime et 28 victimes, 28 morts en Israël.
Les motifs officiels de cette guerre tel que nous les ont énoncé le gouvernement israélien, ce serait d'empêcher l'Iran d'avoir l'arme atomique. Et sous-entendu, l'Iran était à deux doigts d'avoir l'arme nucléaire. C'est totalement faux.
Euh l'Iran enrichi de l'uranium au-delà du seuil légal déterminé notamment par l'agence international pour l'énergie atomique. Mais en aucun cas à ce stade, il y avait de programmes militaires de bombes nucléaires en cours. Selon les les services de renseignement des États-Unis eux-mêmes, ce programme n'existe plus depuis 2003.
Alors, évidemment, il faut empêcher l'Iran, y compris de continuer à enrichir de l'uranium en toute illégalité, mais cela pouvait se faire par la négociation et il y avait aucune nécessité de lancer une guerre extrêmement dangereuse aux conséquences potentiellement incommensurable pour la région et le monde entier. Mais la vérité c'est que cette guerre avait un autre agenda, l'agenda de Benjamin Netaniau. d'abord faire diversion sur la situation à Gaza et pendant toute la durée de cette guerre, on a très peu parlé de Gaza alors que des centaines de Palestiniens ont ont été tués sur la même période, notamment lorsque ils vont essayer de chercher les petites miettes d'aide alimentaire qui arrivent encore à humanitaire qui arrivent encore à passer et qu'ils sont pris pour cibles comme des animaux par l'armée israélienne.
Ensuite, Nethaniaou faisait face fait face à une situation compliquée dans son propre pays. Une colère sociale de plus en plus et politique, de plus en plus intense. Il ne se passe pas une journée sans que notamment des familles d'otage à Gaza manifestent parce que les ont très bien compris que la stratégie de Netaniao à Gaza rendait impossible la libération des derniers otages.
Également une situation judiciaire compliquée. c'est que Benjamin Neteniaou fait face à la justice et en gros euh le jour où il sera plus à la tête du gouvernement de son pays, il risque d'avoir affaire à la justice de son pays pour des raisons qui n'ont pas forcément à voir tout avec la guerre. Par ailleurs, il a un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale à son encontre pour crime de guerre et crime contre l'humanité.
L'une des raisons euh de la guerre déclenchée par Netanyahu, c'était euh de vouloir euh tuer dans l'œuf euh la reprise des négociations sur le nucléaire iranien qui avait été euh un peu euh obtenue par euh Donald Trump et une première réunion devait avoir lieu le 15 juin entre les négociateurs iraniens et et leurs homologues. Euh à noter que les négociateurs iraniens ont été tués euh dans cette guerre euh par des frappes israéliennes. Enfin, le dernier vrais objectif qui était pas du tout finalement le programme nucléaire militaire dont on a vu qu'il est il n'existe pas pour son volet en tout cas pour le volet bombe.
Ce programme le le vrai le vrai objectif de de d'Israël, du gouvernement israélien, c'était de changer de régime. Ce qu'on appelle la doctrine du régime change. Un peu ce que les Américains avaient fait en Irak en 2003.
Alors évidemment, quel que soit le niveau de détestation ou de de d'opposition qu'on a au régime des Molas, la République islamique d'Iran, qui est un régime qui est dangereux en partie pour la région mais qui est surtout opprime son propre peuple. Euh on doit malgré tout réfléchir aux conséquences de ce type de de de stratégie. On a vu qu'en Irak, au prétexte d'exporter la démocratie et cetera, tout ça était des prétextes falaux.
On a introduit un chaos sans nom qui a rejilli sur toute la région et on a eu notamment la guerre en Irak a notamment provoquer la la la création de l'État islamique de Da. Donc cette stratégie du régime champ historiquement la France y était totalement opposée et pourtant là on a vu une diplomatie française perdue qui a dit tout et son contraire qui a commencé dans un premier temps par confondre guerre préventive et droit d' et droit à se défendre. Immédiatement le président Macron a dit que Israël avait le droit de se défendre sauf que Israël attaquait donc c'était pas un droit à se défendre.
En tout cas, en droit international, c'est pas comme ça que ça se passe. On avait bien affaire à une guerre préventive. Euh concept extrêmement euh euh dangereux qui n'existe pas en droit international et le concept qui a été utilisé par les néoconservateurs en Irak en 2003.
Tout ce qui peut potentiellement sous certaines conditions être légales, c'est les guerres préamptives et non pas préventives. Mais sous certaines conditions et il faut démontrer que il y avait une attaque imminente, un danger d'attaque imminente et et certain de la part du pays qu'on veut attaquer en premier. Ce n'était pas du tout le cas là dans le cas de de de l'Iran et d'Israël.
Ensuite, le la diplomatie française a passé son temps à dire qu'il fallait des escalades mais tout en encourageant is le gouvernement israélien et tout en disant qu'il fallait négocier sur le nucléaire. Bon, ils étaient perdus. Euh ils ont apporté également ils ont dit que la France était prêt à apporter son soutien militaire à Israël euh en dehors de toute traité de défense, en dehors de tout accord de défense, en dehors de toute autorisation du parlement de l'Assemblée nationale.
Raison pour laquelle nous avons demandé un débat euh sur la situation au Prochrient euh pour finalement euh nous dire que en fait on avait tiré que quelques missiles contre des drones iraniens. Bon ils sont perdus, c'est très inquiétant. leur soutien inconditionnel au gouvernement de Netanyahou les amène à raconter n'importe quoi et à opérer des tournants majeurs par rapport à à l'histoire de notre diplomatie.
Et la France aurait dû euh être faire de lance des négociations sur le nucléaire iranien et certainement pas de la de la défense de la guerre menée par Netanyahou. Pourquoi ? D'abord parce que c'est la seule solution.
Euh seule la négociation et la diplomatie permettra euh de relancer euh l'accord sur le nucléaire. Et deuxièmement, parce qu'il y avait un accord. Il y avait un accord et la diplomatie française avait été au cœur de la négociation de cet accord en 2015 et cet accord a été détruit par la sortie décidée par Donald Trump des États-Unis.
Et depuis l'Iran s'est affranchi de certaines obligations relative au traités internationaux et notamment enrichis de de l'uranien. Mais je le répète sans construire de bombes en tout cas pas à horizon visible contrairement à ce que à ce qu'a raconté toute une propagande pendant 12 jours en boucle sur les plateaux télé. Alors nous à la France insoumise, nous avons martelé dès le départ notre opposition à cette guerre.
Nous avons rappelé qu'il fallait absolument négocier, relancer les négociations pour aboutir à un nouvel accord sur le nucléaire iranien parce que évidemment nous ne sommes pas d'accord pour que l'Iran se dote la bombe atomique, mais c'est pas par la guerre et le changement de régime qui cront encore plus de chaos qu'on qu'on arrivera à quoi que ce soit. Et nous avons rappelé qu'il fallait arrêter Netaniao qui que Netaniao devait sa survie politique à une guerre sans fin tous azimut. C'est donc une situation extrêmement dangereuse et il veut régler tous les problèmes de la région par la force.
Bon, on le voit maintenant depuis plus d'un an et demi puisqu'on a à faire à une guerre génocidaire à Gaza. Et enfin, rappelons que nous avons manifesté avec l'opposition iranienne. L'opposition iranienne, c'est la vraie hein, celle qui notamment femme vie liberté, les les les gens qui ont beaucoup manifesté en Iran en 2022 et qui ont été très réprimés.
Rien à voir avec l'opposition monarchiste qui en Iran n'a plus aucune crédibilité. n'en a n'en a plus depuis très longtemps puisque les Iraniens ne veulent pas avoir à choisir entre la police secrète du chat d'Iran et euh euh la répression du régime islamique. Mais en France, on a beaucoup mis en avant le descendant du chat d'Iran en disant qu'il était l'homme de la situation et cetera, mais cet homme n'a aucune crédibilité en Iran.
Euh et d'autant plus qu'il appelle à un renversement de régime par une guerre et une puissance extérieure. Ce qui fait que les Iraniens étant extrêmement patriotique, y compris les pires opposants au au régime euh des Mola sur place sont totalement contre le fait qu'il y a une guerre contre leur pays, guerre dont ils sont les premières victimes et mais guerre qu'ils refusent par principe parce qu'ils sont patriotes. Nous nous avons manifesté avec l'opposition iranienne qui disait son opposition totale au au aux guerres à cette guerre et tout en disant son opposition totale au régime des Mola en Iran.
Mais elle considère à juste titre que c'est au peuple iranien de décider de son avenir. C'est au peuple iranien de se soulever et c'est certainement pas par les bombes qu'on a qu'on a qu'on apporte la démocratie. Voilà donc une séquence dans laquelle durant laquelle la France insommise a tenu bon a tenu les lignes historiques de la diplomatie française mais une séquence également extrêmement grave et inquiétante au diapason de ce qu'on observe depuis maintenant plusieurs années dans la région où la France a dit tout et son contraire et a finalement été humilié puisque à la fin alors qu'on se retrouvait du côté des Vat en guerre c'est Trump lui-même qui après voir euh être intervenu par un bombardement sur des installations nucléaires supposées à imposer un cesser le feu à Israël et à l'Iran.
C'est le feu dans lequel les Européens et les Français n'ont même pas eu de de rôle particulier à jouer. Et la conclusion de cette séquence, c'est finalement l'humiliation totale au sommet de l'OTAN. Cette semaine se tenait à la un sommet de l'OTAN qui a acté la capitulation des Européens face aux exigences de Trump.
Le président États-Uien exigeit une augmentation des dépenses militaires des pays européens jusqu'à 5 % du PIB, c'est-à-dire pour la France ajouter 100 milliards d'euros de dépenses de défense. Et où va cet argent ? directement dans les poches des grandes compagnies d'armement des États-Unis où tous les Européens sont priés de se fournir.
Une humiliation coûteuse que tous les chefs d'État et de gouvernement européen ont avalé en imposant leur signature au communiqué final du sommet. Trump a vassalisé l'Europe. Mathilde est la première ouvrière agricole à gravir les marches de l'Assemblée nationale comme élu du peuple en juin 2022.
Pour votre podcast préféré, elle nous raconte comment son élection prend place aussi dans un contexte privé particulier. 2022 donc élection législative. Je m'embarque donc dans la campagne pour les législatives et je sais que je suis enceinte euh dès le début de la campagne.
Euh donc au début je je au début je me pose pas vraiment de questions. Euh arrive un moment quand même je me dis qu'il faut que j'en parle aux militants et à ceux qui vont faire campagne avec moi. Donc je leur dis que que je suis enceinte et que et voilà, c'est juste normal.
Donc tout le monde est content et puis on on fait campagne. Euh et puis euh bah quand même certaines personnes me disaient euh bah si tu es élu, comment tu vas faire à l'assemblée ? Ça va être ton suppléant qui va te remplacer euh le temps de ton ta ton congé maternité et puis à vrai dire je savais pas vraiment ce qui allait se passer.
Donc, je me suis renseignée et puis effectivement euh pour les députés quand on accueille un enfant euh on notre suppléant ne nous remplace pas. Nouvellement élu mais déjà pleinement imprégné de la méthode insoumise, elle commence aussitôt par analyser les implications politiques d'une telle situation. En fait, c'est vrai que le fait de pas pouvoir être remplacé par son suppléant euh pose question sur la représentativité.
C'est-à-dire que pendant en fait chaque député, on n pas vraiment de congé maternité, c'est-à-dire que c'est une pause maternité. Donc moi, je choisis quand je m'arrête et quand je reprends. Mais tout le moment où je suis absente, euh il y a personne personne ne peut porter ma voix et donc mon suppléant ne peut pas me remplacer.
Ça veut dire que quand il y a des votes à mains levées, mon vote n'est pas pris en compte. Ça veut dire que les débats en commission ne sont pas pris en compte puisque c'est aussi des des votes à main levées et puis ben euh euh et puis même les débats en hémicycle. Donc euh la voix des de mes électeurs et de mes électrices euh est est absente le temps que moi-même je suis absente.
Et euh et du coup, ça pose quand même euh la question de euh de la place des femmes puisque en fait là on parle de l'accueil l'accueil d'un enfant en général. Donc, on pourrait se dire aussi pour pour un père le fait d'être en congé paternité ben se pose aussi la question de d'être présenté. Mais pour une femme euh le congé maternité est plus long.
Euh et puis il y a aussi la question de l'allaitement. Euh si une femme veut pouvoir allaitter son enfant, ben en fait ça veut dire qu'il faut être aussi présente pour son enfant. Et donc ce qu'on moi ce que j'ai remarqué c'est que finalement l'institution nos institutions elles sont elles sont pas elles elles ont été pensées par des hommes pour des hommes.
Et donc aujourd'hui on doit aussi s'interroger sur la place des femmes pour leur permettre de pouvoir exercer des mandats politiques dans dans les meilleures conditions et disons ne pas choisir entre être élu ou être maman et se dire qu'on peut être les deux à la fois. Guidé par ce constat vient ensuite le temps de l'action politique pour transformer la société. Pour répondre un petit peu à cette problématique, en 2022, j'avais déposé une proposition de loi constitutionnelle sur le remplacement des parlementaires en cas d'accueil d'un enfant euh et qui n'avait pas été mise à l'ordre du jour.
Et là, cette année, j'ai renouvelé le l'opération. C'est c'est-à-dire que cette fois, j'ai déposé pareil une proposition de loi constitutionnelle donc qui prend en compte le remplacement des parlementaires en cas d'accueil d'un enfant mais également le remplacement des parlementaires en cas de maladie longue durée puisque c'est aussi une réalité c'est-à-dire que les parlementaires qui seraient malades en arrêt maladie pendant un certain temps ne peuvent pas être remplacés par leurs suppléants ou leurs suppléantes. Ces sujets là, en fait, c'est une proposition de loi constitutionnelle puisqu'il faut modifier l'article 25 de la Constitution.
C'est un parcours une législatif qui prend du temps. Aujourd'hui, la proposition de loi, elle est déposée, elle est portée par plusieurs députés de différents groupes, cosigné également par des des parlementaires de différents groupes. Et donc, elle est déposée et maintenant, il faudrait qu'elle soit mise à l'ordre du jour.
Euh et si euh elle était mise à l'ordre du jour, faudrait qu'elle soit adoptée à l'Assemblée, elle irait au Sénat, il faudrait qu'au Sénat, elle soit adopté euh à l'identique euh pour pouvoir ensuite convoquer un congrès comme c'est une loi qui vient toucher la Constitution. Donc vous voilà, c'est un c'est un petit peu une un parcours législatif qui prend du temps. Néanmoins, le fait de redéposer cette proposition de loi constitutionnelle, ça permet aussi de remettre un coup de projecteur sur ce sujet dont on ne parle pas suffisamment et aussi de pouvoir réfléchir à comment on fait pour améliorer la place des femmes en politique avec par d'autres moyens. déposer cette proposition de loi constitutionnelle, ça permet aussi de mettre en lumière un sujet dont on ne parle pas suffisamment et de se dire qu'on peut aussi apporter des évolutions dans nos institutions.
Par exemple, à l'assemblée, on peut aussi passer par le règlement pour pouvoir lier le sa fonction de député et sa parentalité. La 6e promotion du cursus renforcé ouvre ses portes. Antoine Cè Papou pour l'institut Labo ici nous explique le programme et comment candidater.
On compte sur vous. Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui, je voudrais vous parler du cursus renforcé de l'école de formation de l'Institut Laborie puisque nous avons lancé d'ors et déjà l'ouverture de l'appel à candidature pour la promotion numéro 6 de ce cursus renforcé.
Cet appel à candidature est ouvert jusqu'au 6 juillet et donc je voulais vous inciter toutes et tous à candidater si vous le pouvez. Qu'est-ce que c'est que ce cursus renforcé ? C'est une modalité de l'école de formation que propose l'institut la boessie.
Une formation qui dure 1 an à raison d'un weekend par mois de cours qui se passe tous à Paris et au cours desquels vous allez pouvoir suivre quatre parcours. Un parcours matérialisme historique, un parcours sur l'humanisme global, un parcours sur l'air du peuple et les enjeux contemporains et un parcours sur les pratiques militantes. Et donc à chaque weekend, vous aurez un cours de chacun de ces parcours 10 fois donc pendant l'année.
Et donc ce cru se renforcé pour une promotion. Il réunit 70 militants et militantes qui viennent de toute la France. Et c'est pour qui alors le cus renforcé ?
Et bien c'est vraiment pour tout le monde. L'appel à candidature, il s'adresse à tous les militants de la France insoumise et donc ce n'est pas du tout un cursus qui serait réservé à une sorte d'élite de la France insoumise, à des gens qui auraient déjà fait des études longues ou bien qui habiteraient à Paris. La France insoumise est un mouvement du peuple et donc elle souhaite former le peuple dans toute sa diversité, avoir des militants qui sont issus de toutes les couches du peuple.
C'est pourquoi lors de la sélection que nous faisons pour choisir les 70 qui feront partie de la prochaine promotion, nous avons une attention particulière à la fois la diversité géographique de tous ces militants. On essaie d'avoir le maximum de départements et toutes les régions hexagonales de représenter, mais aussi une attention à la diversité sociale, les niveaux de revenus, les types de milieux professionnels, les types de parcours scolaires des militantes et militants qui vont composer la promotion. Chaque promotion est également strictement paritaire, c'est-à-dire composée à 35 hommes et 35 pour permettre justement cette accessibilité au cursus renforcé de l'Institut Laboi.
Il faut savoir également que tout est pris en charge par l'Institut et la France insoumise, à savoir les trajets en train pour ceux qui en auraient besoin, mais également l'hébergement pendant les weekends et également les repas euh du matin, du midi et du soir pour le samedi et le dimanche. C'est donc une opportunité très grande que vous donne la France insoumise à l'Institut la Boessie de suivre un parcours d'exception avec des professeurs qui sont tous des universitaires, des intellectuels reconnus dans les domaines dans lesquels ils vont vous donner. Quand est-ce que ça aura lieu cette promotion numéro 6 ?
Et bien après les promotions Louise Michel, Thomas Sankara, Angela Davis, Edward Saï et Rosa Luxembourg. La promotion numéro 6 qui n'a donc pas encore de nom commencera son parcours en septembre 2025 et il s'achèvera en juin 2026. Comment faire pour candidater ?
Il y a un formulaire action populaire. Il suffit d'être inscrit sur action populaire pour le remplir et déposer sa candidature. Ce formulaire, vous pouvez le retrouver à l'adresse là-fi.fr/cursus-promois. une adresse que vous retrouvez dans les liens en dessous de la publication de ce podcast.
Dans ce formulaire, vous retrouverez les dates des cinq premiers weekends et toutes les informations pratique utile pour suivre le cursus que vous devez bien lire puisque la présence par exemple à l'ensemble des weekends est strictement obligatoire pour suivre le cursus. Voilà, il me reste à vous inciter une nouvelle fois à candidater donc pour la promotion numéro 6 du cursus renforcé de notre école de formation. À bientôt.
C'est maintenant au tour de l'insoumission.fr. FR Uliss nous dévoile la complicité du Rassemblement national dans le maintien de la retraite à 64 ans qu'il prétendait pourtant combattre.
Le Rassemblement national s'apprête à sauver une fois de plus la peau de François Bairou et Emmanuel Macron. Les amis de Netaniau et Orban sont bien décidés à assurer coûte que coûte la stabilité de l'ordre économique et social. Faire chuter Baou après l'échec de son arnaque qui était le conclave sur les retraites.
Il n'en est pas question pour eux. La stabilité d'abord un mantra déjà assé depuis des années par Jordan Bardella. Déjà quand 27 sondages sur 27 prédisit sa victoire au législative 2024, Bardella se précipitait pour balancer par-dessus bord un maximum des propositions qui pourraient venir perturber un temps soit peu le confort des grands patrons milliardaires qu'il admirent tant.
Allant même jusqu'à évoquer un âge de départ à six ans à une semaine du premier tour. Visiblement, la déroute lors du second tour des élections législatives n'a pas servi de leçons au RN. Il faut dire qu'aucun des éditorialistes de Plateau qui s'échent chaque jour à banaliser leurs propos racistes n'a jamais évoqué une seule fois la possibilité que ce virage ultralibéral amorcé par Bardella pourrait être une des causes de l'absence de mobilisation de son électorat alors que le parti était aux portes du pouvoir.
Le RN rejoint depuis un certain temps déjà le camp de la stabilité du système temps chéri par les rentiers et les élites économique et politique du pays. Après avoir bloqué la destitution de Macron lancée par les insoumis en octobre 2024, après avoir voté avec Bairou le budget le plus austéritaire en février 2025, Marine Le Pen et ses troupes ont annoncé qu'il refuserait de voter la censure après l'échec du conclave sur les retraites. Échec prévisible et bien prévu par les insoumis, mais échec ton toniant puisque le bilan est absolument nul.
La palme de l'indessence revient à Gaitan Duucé, député Eren des Vauges qui a osé déclarer : "Il n'y a pas d'aggravation de la situation sociale et donc aucune raison de censurer." Aucun des lieutenants de Marine Le Pen, invité sur les plateaux, n'a corrigé. C'est désormais la ligne avec Macron.
Tout va bien selon le RN. Jean-Philippe Tangui a même abondé en affirmant que le Rassemblement national aspire à, je cite, la stabilité, c'est-à-dire la continuité des politiques de raquettes macronistes qui approuvrissent et saccagent le pays. Qu'importe que Beou est menti devant l'ensemble des députés et les victimes de violence physique et sexuelle à Betaram.
Pour le RN, sauver ce menteur est une priorité politique pour ne pas se froisser avec les élites du pays. Rappelons que 90 % des travailleurs et des travailleuses du pays rejettent la réforme borne qui leur vole 2 ans de vie. 68 % sont mêmes pour la retraite à 60 ans.
Il ne reste qu'une formation politique en état de prendre le pouvoir et qui tient sa parole qu'importe les désirs et des ratats de la bourgeoisie des plateaux parisiens. Une seule force pour porter l'aspiration à une transformation totale du système, à une rupture profonde avec la politique pratiquée depuis 30 ans, avec la guerre sociale menée par les patrons du CAC 40. Et par chance, avec la France insoumise, cette seule alternative crédible au macronisme, cette rupture se fera avec l'humanisme comme éthique et le bien commun comme idéal.
Et c'est déjà la fin de ce 16e épisode de votre podcast préféré. Touche pas à mon peuple. Pour celles et ceux qui ne l'auraient pas encore fait, n'hésitez pas à vous y abonner pour ne rater aucun épisode.
Vous pouvez nous écouter sur Spotify, YouTube, podcast Addict ou encore Amazon Musique. Je vous invite aussi à partager cet épisode auprès de vos proches et de nous faire vos retours. On vous lit avec attention et on vous remercie pour tous vos commentaires positifs.
N'hésitez pas à proposer des sujets qui vous tiennent à cœur. On les nota tous car on essaie de toujours faire mieux. Je vous rappelle aussi que vous pouvez faire un don à la France insoumise pour nous aider dans toutes nos initiatives.
Pour cela, rendez-vous sur notre site la franceinsoumise.fr. Je vous souhaite une très belle semaine, une semaine de lutte, de bataille victorieuse et on se retrouve très vite pour un nouvel épisode. [Musique]
Manuel Bompard